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Au revoir ! RTL Matin, Céline Landreau. 7h43 sur RTL, il est aujourd'hui pris en étau entre Marine Le Pen et Edouard Philippe, mais en temps bien porté haut les couleurs de la droite lors de la prochaine présidentielle. Bruno Retailleau, président de l'air, est avec nous ce matin. Bonjour Bruno Retailleau. Bonjour à vous. Vous avez rendu hommage hier soir à Edouard Balladur, salué ses convictions de droite et libéral, mais aussi sa modération dans leur expression. Elle manque cette modération aujourd'hui Bruno Retailleau
? Non, elle manque dans la mesure où il n'y a pas de vision. Donc les gens se raccrochent à des slogans, se raccrochent à des petites phrases. L'estime pour Edouard Balladur parce que c'est un des seuls premiers ministres à avoir contredit le Conseil constitutionnel. En 1993, quand le Conseil constitutionnel avait voulu imposer sa vision du droit d'asile, qui aurait fait d'ailleurs de la France le pays de recueil de tous les déboutés du droit d'asile de tous les pays européens, Edouard Balladur avait tapé du poing sur la table et avait révisé la Constitution pour finalement infliger un camouflet au Conseil constitutionnel et laisser le constituant, c'est-à-dire... Les représentants du peuple leur laissaient le dernier mot.
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Bruno Retailleau, cette modération que vous saluez aujourd'hui, est-ce que vous avez l'impression de vous l'appliquer vous-même quand vous parlez par exemple d'LFI comme d'un parti de Collabo ?
je pense que vous voyez que les médias devraient... Regardez les choses en face, la réalité en face. Et je pense que lorsque l'on a M. Mélenchon, qui joue avec les consonances juives d'un certain nombre de noms, comme le faisait M. Le Pen en 1989, regardez les différentes réactions qu'il y a pu y avoir jadis et aujourd'hui, ce n'est pas la même chose. Quand vous avez par exemple un parti lié à la jeune garde, que comme ministre de l'Intérieur j'ai dissous, et qui est impliqué dans la mort d'un homme, alors que tous ces gens-là se sont finalement solidarités, solidarisés, avec les mises en cause, c'est inacceptable. C'est inacceptable et quand je vois enfin ces gens déposer un texte de loi pour supprimer le délit d'apologie du terrorisme, alors oui, je dis qu'ils sont des collaborateurs de nos ennemis principaux, c'est-à-dire les islamistes qui ont tué en France. Je le dis à votre micro, je signe et je persiste.
Bruno Retailleau, le RN veut interdire le port du voile dans l'espace public, parle d'une amende à payer pour celle qu'il refuserait de l'enlever. Absurde ? Selon vous
mais ça, ce n'est pas une proposition, c'est un slogan. Moi, je veux dire la vérité aux Français. Et Mme Le Pen, le Rassemblement national, brandit des slogans dont il sait très bien qu'ils sont inapplicables. D'ailleurs, regardez sa patauge dure dans la semoule, entre l'expression de M. Tanguy, l'expression de M. Bardella, l'expression de Mme Le Pen. Pourquoi je vous le dis ? Parce que si vous interdisez, juridiquement, il y a un problème. Si vous interdisez le voile, alors il faut interdire la kippa, il faut interdire aux religieuses, si j'ose dire, de se couvrir les cheveux. Et puis, il y a un problème. On garde les textes
comme ils existent aujourd'hui, on ne change rien
? Non, mais simplement, on ne doit pas mentir aux Français. Et moi, ce que j'ai proposé déjà, on peut déjà interdire le voile. J'ai fait voter des textes au Sénat. Un, dans les compétitions sportives fédérales, pour protéger le sport. Deux, par exemple, pour les accompagnatrices scolaires, parce que les sorties scolaires, c'est l'école hors les murs. Et on interdit le voile dans les murs. On doit les interdire dans l'école hors les murs. Et donc vous n'irez pas plus loin Et je fais, là encore c'est un texte que j'ai fait voter il y a quelques mois, je m'attaque aux causes, je m'attaque à l'idéologie des frères musulmans, précisément à l'antrisme, en créant un délit d'antrisme, en faisant en sorte qu'on puisse plus facilement, là encore, dissoudre ces associations, même quand elles ne profèrent pas la violence, en faisant en sorte de mieux contrôler l'accueil des mineurs, qui servent bien souvent de paravent à des écoles coraniques. Ça c'est du concret.
Votre opposition au RN, sur ce point vous a valu une réponse cinglante de Jean-Philippe Tanguy, que vous citiez le député RN, qui dit d'habitude les LR attendent au moins d'arriver au pouvoir pour trahir leurs électeurs. Mais il faut bien préparer votre fusion avec Edouard Philippe et Gabriel Attal, n'est-ce pas Bruno Retailleau
mais moi je ne veux pas dire n'importe quoi. Et M. Tanguy et ses acolytes savent que leur proposition n'est pas applicable. Est-ce qu'on va demain mobiliser les policiers et les gendarmes ? Vous êtes en train de dire qu'ils mentent sciemment
aux Français en mettant ça sur la table. Mais c'est
du populisme, c'est de la démagogie. Il y a des choses à faire, je le dis, on s'attaque aux causes. notamment le frérisme, les frères musulmans, qui ont développé cette pratique du voile, en France notamment, et ont fait ce qu'on doit faire notamment en interdisant le voile dans un certain nombre de lieux, qui sont par exemple les lieux publics, le sport, etc. Comme je viens de le dire, et je ne me suis pas contenté de le dire, j'ai déposé des textes qui ont été votés en première lecture au Sénat. Voilà ce qui me distingue justement. de l'un et de l'autre. On parlait du bloc central, Philippe, etc., Gabriel Attac. C'est que d'un côté, vous avez le Rassemblement National. En réalité, ce sont des populistes. Et eux-mêmes, d'ailleurs, trahiront leurs promesses, parce qu'ils savent parfaitement que c'est inapplicable. Mais je veux changer de cadre. Je ne suis pas en même temps sur l'immigration. Par exemple, on a entendu Edouard Philippe être très ferme pour ce qui concerne Mayotte. Puis ensuite, dire après, il nous faut encore plus d'immigrés pour le travail, pour les étudiants. Pour le travail, dans des
métiers en tension, pour les étudiants.
Moi, je pense que si on veut maîtriser l'immigration demain, il faut un signal clair à toutes les filières de trafiquants d'êtres humains. Je suis désolé. Vous fermez tout. Mais je ferme au maximum parce que, par exemple, sur le travail, vous avez quasiment 400 000 étrangers en situation régulière qui pointent à Pôle emploi, à France Travail. Qu'est-ce qu'on en fait ? On appelle à régulariser des clandestins ? Non. J'ai fait justement, j'ai été ministre de l'Intérieur, qui a fait justement une circulaire pour qu'on puisse annuler la circulaire VALS. Pareil sur les étudiants. 35% des chambres de Crous sont occupées par des étudiants étrangers. Et pendant ce temps-là, il y a des familles de Français qui triment, qui se saignent aux quatre veines, qui n'arrivent même pas à trouver une chambre pour des enfants et des jeunes qui sont Français.
On connaît cette difficulté de se loger. Bruno Reteil, vous parlez des étudiants, plus de 11,5 millions d'élèves retrouvent le chemin de leur classe. Aujourd'hui, vous président en septembre prochain, quelle est votre première mesure pour l'école ?
faire en sorte qu'on arrache l'école à cette idéologie du pédagogisme qui a affaissé le niveau d'école. Et très concrètement,
ça traduit comment ?
Par exemple, l'autorité. Et quand on a des élèves récidivistes qui sont violents, qui sont des harceleurs, je crée des internats disciplinaires où ils auront à faire un cadre strict. On leur apprendra le respect de la règle et le respect des autres.
C'est le retour des maisons de correction ?
n'est pas une maison de correction, mais simplement, aujourd'hui, vous avez le mercato. Vous savez ce que c'est que le mercato ? Vous avez des élèves qui sont expulsés d'établissement en établissement et les chefs d'établissement finalement se les repassent. Et bien moi je pense qu'y compris pour eux, pour leur donner une deuxième chance, il faut des internats, peut-être parfois aussi pour les couper de leur famille qui est défaillante ou d'un certain nombre de banques. Et qui s'en
occupe dans ces internats ?
Et bien ce sera du personnel qui sera rémunéré en fonction, qui sera très expérimenté, qui sera volontaire. Donc des enseignants
?
sûr, des enseignants, bien sûr, des enseignants expérimentés et qui ont de la poigne, vous voyez, ça existe. Autre projet que je souhaite, c'est que, par exemple, on arrache à l'éducation nationale toute la formation professionnelle. C'est la cinquième roue du carrosse aujourd'hui. Elle l'a dévalorisée. Moi, j'en ai marre qu'on dévalue les enfants qui ont une intelligence de la main, qui sont plus à l'aise dans le concret plutôt que dans l'asprès. plutôt que dans l'abstrait. Moi, je préfère, vous voyez, des CAP, ou un peu plus, des bacs pro, avec un emploi à la clé, plutôt que des masters avec pôle emploi à la fin. Ça, c'est très concret. Et je pense que les régions, la décentralisation, les entreprises, sont beaucoup mieux à même d'envisager l'avenir professionnel de ces jeunes. Je veux changer le cadre. Je ne veux pas une réforme. Je veux une révolution culturelle pour l'école et plus de liberté dans le public. et dans le privé.