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François Husson, vous allez manifester le 10 novembre prochain contre l'islamophobie, parce que vous avez signé la tribune contre l'islamophobie.
Moi j'étais à Bruxelles en train de manger des frites et des gaufres avec mes enfants, donc c'est pas mon truc. Maintenant je vais vous dire... Attends, ça veut dire quoi ça ? Je n'irai pas dimanche, je joue au foot. Donc voilà, vous savez, je ne fais pas de média le dimanche non plus parce que je joue au foot.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
À ce moment-là, vous êtes député, vous comprenez que votre match de foot plus important que la marche contre l'islamophobie, ça passe pas ?
Oui, très bien. Je comprends ma très grande maladresse en la matière. À refaire, vous hérite. vous annuleriez ce match de foot pour aller à la marche ? En tout cas, à refaire, je m'expliquerai autrement que par l'existence d'un match de foot. Maintenant, je suis un partisan de la laïcité. J'ai des difficultés, toujours, quand il y a de la religion qui entre dans l'espace public. Quand on
sort de la lutte des classes, on vous sent mal à l'aise quand il s'agit de parler de minorités, d'antiracisme, de discrimination. Ça vous intéresse moins ?
Non, non, pas du tout. Vous savez, par exemple, quand je défends les femmes de ménage de l'Assemblée nationale ou quand je défends les auxiliaires de vie sociale, j'ai une très grande conscience de qui je viens défendre. Quand on pose en priorité notre cahier de campagne, le statut des travailleuses essentielles, je sais qu'il n'y a pas là qu'une question sociale. C'est pas seulement du populaire qu'on vient défendre. C'est aussi des femmes, donc c'est un genre, c'est un combat de genre. Et ce sont pour beaucoup, en tout cas dans les métropoles, des femmes d'origine étrangère. C'est à la fois un combat social, un combat de genre. et un combat antiraciste.