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l'enjeu c'est de donner la capacité à chacun d'avoir le recul suffisant pour aller vérifier si l'information est vraie ou pas.
L'intelligence artificielle au service de la délinquance.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
C'est l'alerte alors qu'on apprenait l'arrivée d'un nouveau chat GPT, GPT-4, la semaine dernière. C'est le patron de la société qui édite chat GPT, qui a alerté sur les nouveaux risques auxquels lui-même et sa technologie nous exposent. fait, sans être trop technique, si l'on... On s'amuse de la capacité de ces intelligences artificielles à écrire du texte, composer des chansons ou d'autres prouesses ludiques. Si l'on s'inquiète de l'outil de triche que peuvent représenter ces intelligences dans le milieu scolaire ou universitaire, ces intelligences artificielles sont aussi capables d'éditer du code informatique, d'écrire de faux emails, ce que l'on appelle le phishing ou le hameçonnage en bon français, le principal mode d'attaque informatique aujourd'hui. Avec ces IA, on n'a pas besoin d'être un génie en informatique pour devenir soi-même un hacker, un pirate.
intelligences artificielles vont mettre à la disposition de non professionnels, de cybercriminels non professionnels, des outils auxquels ils n'avaient pas accès auparavant pour leur permettre de créer un grand nombre de messages à la fois uniques et qualitatifs à destination des internautes pour pouvoir les hameçonner. En tant que particulier, il faut voir que ces intelligences vont pouvoir générer beaucoup de contenus qui vont nous faire croire que l'on a des débits ou que l'on a besoin. de contacter des organismes bancaires ou de contacter différents organismes, pourquoi pas étatiques, et ils vont être utilisés par des cybercriminels qui ne parlent pas forcément la langue. C'est plus une sorte d'assistant personnel qui va aider la productivité du cybercriminel plutôt qu'une intelligence artificielle qui va de A à Z créer des nouvelles menaces.
l'intelligence artificielle utilisée pour nous tromper, ça existe déjà ? Oui,
il y a un domaine où c'est déjà inquiétant. Amusant souvent, mais inquiétant quand même, celui de l'information et des fake news. Il y a par exemple des intelligences artificielles que l'on appelle génératrices d'images. Celle-ci par exemple, on a juste demandé d'inventer une image d'Emmanuel Macron dans les manifestations contre la réforme des retraites. C'est bluffant. On y croirait. C'est complètement faux, bien sûr. Des petits malins ont aussi demandé à une intelligence artificielle d'illustrer une arrestation de Donald Trump. C'est d'actualité. Même si on a déjà les photos, ça n'est jamais arrivé. Ça ne veut pas dire que ça n'arrivera pas, cela dit, mais pour l'instant, c'est complètement fictif. Plus loufoque encore cette partie de golf entre deux présidents. On imagine très mal Joe Biden et Donald Trump sur un 18 trous. Ensemble, hilar de la sorte, ce ne sont que des images générées par ordinateur. Il n'y a pas que l'image. Le son n'est pas en reste. Regardez ce youtubeur et sa démonstration. Il nous explique... comment il prend la voix d'un ou une autre très facilement. 'est quand même dingue. Un dernier extrait, plus parce qu'il est amusant, c'est une intelligence artificielle singeant des voix encore et ce journaliste de CNN qui essaye de voir si sa propre mère s'y laisserait prendre.
God, are you
serious?
Yeah, I'm sorry.
Impressionnant. On était sûr que c'était bien Emmanuel
Macron à 13h, face à Julien
Bugier. Plus sérieusement, il n'y a pas que Tchad GPT, de nombreuses intelligences artificielles qui sont développées dans le monde. Est-ce qu'il va falloir légiférer, peut-être, pour leur imposer des biais éthiques dans la programmation
? Bien sûr. Et d'ailleurs, on y travaille au niveau européen. Il y a un règlement européen qui est en cours de préparation, de travail, pour fixer un cadre éthique. Il y a aussi un enjeu de souveraineté. Il faut que toutes les solutions d'intelligence artificielle d'IA ne viennent pas d'ailleurs que d'Europe, puisque ceux qui peuvent ensuite décider des paramètres. des types de réponses, des orientations à donner à leur logiciel. S'ils ne sont pas européens, par définition, c'est aussi un enjeu de souveraineté pour nous. Donc on a aussi un enjeu de soutien aux pépites et aux start-upers, aux entreprises qui voudraient développer des solutions en Europe. Et puis surtout, à chaque fois que je vois ça, je me dis un truc, c'est qu'il faut aussi que l'éducation nationale s'adapte. Parce que quand on voit des photos, des fakes qui sont aussi bien faits... Tout l'enjeu, c'est de donner la capacité à chacun d'avoir le recul suffisant pour aller vérifier si l'information est vraie ou pas. ça, je pense que c'est aussi un rôle de l'éducation, l'éducation aux médias, à l'information, ça existe, il y a des initiatives qui sont portées par des enseignants, il y a souvent des journalistes d'ailleurs qui viennent intervenir dans des écoles, mais il faut vraiment changer d'échelle, parce que demain, l'enjeu, il y a des faux qui vont circuler, qui seront générés de manière quasi parfaite par l'intelligence artificielle. L'enjeu, c'est que les citoyens en face qui tombent là-dessus aient toujours le réflexe d'aller vérifier sur une source crédible si c'est vrai ou pas. Sinon, il y aura des enjeux démocratiques encore pires que ceux qu'on évoquait tout à l'heure.