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'Afghanistan qui devait se terminer par une négociation, s'est terminé par une débâcle épouvantable et quelque chose qui ressemblait à la fin des États-Unis d'Amérique au Vietnam. La différence, évidemment, c'est qu'après que les États-Unis aient perdu la guerre du Vietnam contre le courageux petit peuple vietnamien qui avait auparavant défait les Chinois, les Français, et une nouvelle fois les Chinois, eh bien, cette victoire laissait indemne le monde de la guerre froide, si bien que les États-Unis y avaient retrouvé naturellement leur place de première force armée. Là, après la défaite en Afghanistan, il n'y a aucun ordre du monde qui s'impose. C'est la raison pour laquelle nous avons été de violence en violence pour démontrer, comme l'avait d'abord dit M. Bush père lorsqu'il a organisé l'invasion de l'Irak pour empêcher l'Iran d'y avoir de l'influence, que chacun se souvienne que c'était le motif, et mesure le résultat magnifique qui a été obtenu depuis. eh bien depuis cette guerre devait installer le nouvel ordre du monde sous l'autorité unipolaire des États-Unis d'Amérique. Alors dans les débats est apparue un peu partout l'idée que le monde devait être multipolaire. J'en profite pour vous dire dès cet instant que ce n'est pas du tout la vision que nous portons. Nous ne portons pas du tout la vision d'un monde multipolaire, nous portons la vision d'un monde ordonné. Et c'est parce que nous voulons un monde ordonné et non pas un monde multipolaire qui finit inévitablement dans la confrontation des nations et donc dans la guerre que, fondamentalement, des changements sont intervenus dans la manière avec laquelle nous posons les questions aux internationales.
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si le véritable problème politique français venait directement de ces institutions ? Depuis 1958, la Vème République a apporté stabilité et efficacité. Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et défiance des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une VIème République ? Dans cet e-book découvrent l'histoire, les failles et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre.
dis nous, ça désigne globalement ce que nous sommes politiquement, mais je dirais la gauche radicale, puisque j'observe que beaucoup des organisations de la gauche... se réfère à peu près au même cadre de pensée que celui dans lequel nous évoluons aujourd'hui, c'est-à-dire que le droit international y occupe une toute autre place. Pourquoi ? Parce que, en définitive, les aléas de l'économie productiviste, capitaliste et les aléas de la géopolitique qui en résultent ne sauraient résumer la réalité mondiale à elle seule. La crise qui s'observe dans la nouvelle forme de la division internationale du travail qu'est la mondialisation d'un côté et la globalisation numérique de l'autre qui inclut la totalité de la production et des échanges dans un même espace numérique. Tout cela ne saurait résumer la crise globale de la civilisation humaine. Celle-ci résulte des conditions que je viens de décrire, puisque je vous l'ai dit en commençant à nos yeux, La domination de l'empire nord-américain est assise sur un dollar qui n'existe pas en valeur, mais lui-même est assis sur des matières premières et sur la première d'entre elles, le pétrole. Si bien qu'on peut dire qu'il y a un lien intime entre l'ordre géopolitique et la civilisation du pétrole. Et qu'il y a un lien intime que tout le monde connaît entre la civilisation du pétrole et la crise écologique globale. C'est une seule et même réalité, qui naturellement n'évolue pas au même rythme, suivant les mêmes conditions, ni dans les mêmes cadres, mais qui forme un tout et qu'il faut penser comme un tout. C'est pourquoi, il y a un instant, je disais, nous ne prenons pas un monde multipolaire, mais un monde ordonné, car l'organisation générale du monde doit non seulement intervenir dans la sphère de la géopolitique, dans la sphère de l'économie, mais également dans la sphère de la régulation écologique, ou plus exactement. dans la sphère de l'adaptation de la civilisation humaine à la catastrophe écologique commencée et irréversible qui est signifiée par le changement climatique dont nous observons quelques effets dans notre pays depuis maintenant une semaine avec cette canicule. Alors, commençons donc par cette évolution des principes, qui n'a pas été perçu par les observateurs, qui d'une manière générale ne perçoivent rien, notamment les observateurs médiatiques, surtout eux, qui n'observent rien et d'ailleurs ne s'y intéressent pas. Mais dans notre discours, je pense au dernier conflit auquel nous avons été confrontés, c'est-à-dire l'organisation méthodique du génocide à Gaza, avec les événements du 7 octobre. nous avons commencé pour notre part à nous référer de manière constante au droit international. Je voudrais dire aux plus jeunes et à ceux qui ne le savent pas que la référence au droit international n'était pas du tout la référence qui était autrefois celle de la gauche radicale. La vision alors était que... Le droit international était une sorte de décalque mondial du droit bourgeois, et en d'autres termes que le droit international était le droit de l'impérialisme surtout. Il l'est sans doute, qu'il soit imparfait, c'est parfaitement évident, mais il nous a semblé qu'il était davantage, c'est-à-dire une capacité de référence qui peut être perfectionnée, qui peut être modifiée, mais hors duquel il n'existe que la violence et les rapports de force et la loi du plus fort. Notre changement de pied est passé inaperçu dans la bataille plus large qui s'exerçait à ce moment-là pour conquérir les opinions contre nous. Mais la vérité, c'est que nous avons travaillé sur cette base, sur ce nouveau paradigme pour nous, pour l'interpréter d'après ce que sont nos propres priorités et non pas ce que nous avions simplement reçu du passé. Cependant, nous nous sentons une dette à l'égard de ce passé, car aussi bien les Français ont joué un rôle considérable dans l'émergence de l'idée d'un droit international, et la première société des nations a d'abord été... une idée conçue par les pacifiques, je ne dis pas les pacifistes, mais les pacifiques français, à l'issue de la première guerre mondiale. Et cette intuition venue du mouvement socialiste était la bonne. C'est elle que nous voulons prolonger, et nous voulons la prolonger d'abord dans la direction de la crise écologique globale. La centralité de cette crise fait apparaître comme un fait objectif, quels que soient les morcellements culturels, quels que soient les morcellements nationaux, qu'il n'est pas question ici dans mon propos de mettre en cause, mais qui sont, quelle que soit leur intensité, traversées, animées, occupées par une autre évidence objective. Il existe une humanité universelle, liée par un intérêt général commun. dont il a en quelque sorte la révélation par les effets de la destruction du seul écosystème dans lequel il est possible qu'il y ait une humanité. Il y a donc par-delà... les peuples tels qu'ils sont, un peuple humain. Il y a par-delà l'intérêt général qui se rapporte à tel ou tel peuple ou telle ou telle nation du fait de son positionnement géographique ou que sais-je encore, un intérêt général humain. Et cet intérêt général humain se concentre sur l'existence de biens communs et sur leur capacité à remplir le rôle qui rend possible la vie humaine. Ces biens communs, l'eau, l'air, la terre... etc. Et jusqu'au droit spécifique de l'espèce en tant qu'espèce animale, par exemple, le droit de se reproduire, la possibilité de se reproduire et quelques autres de cette nature, de vivre la nuit et le jour, de vivre le silence et le bruit, etc., etc., sans lesquels il n'y a pas d'humanité possible. Cette centralité signifie que, par conséquent, Les nations les plus avancées et qui ont à avoir la tâche historique qu'elles ont eue il y a deux siècles à la suite de la grande révolution française, qui à notre avis est un fait politique central dans l'histoire longue, et de la proclamation des droits qu'on va appeler de l'être humain, dit les droits de l'homme, et du citoyen. qui fonde notre propre projet de révolution citoyenne et cette révolution a un sens à l'échelle des nations comme à l'échelle du monde. Elle signifie la capacité pour l'humanité de contrôler son propre destin et les actes qui le commandent et le structurent, notamment dans la gestion des biens communs. Je vais du plus rapide que je peux. pour montrer l'enchaînement de concepts qui animent notre conception du monde et notre tentative pour le rendre le plus formel possible. Nous ne prétendons pas avoir inventé quoi que ce soit dans ce domaine, mais nous pensons que nous en avons fait une certaine organisation qui a une cohérence globale, qui commence à l'échelle de l'individu, s'achève dans le mondial ou bien s'organise dans le global et se vérifie dans le local. C'est la raison pour laquelle le texte s'achève par un ensemble. que vous avez, s'achève par un ensemble de considérations que l'on va qualifier à cet instant de philosophiques parce qu'ils montrent cette articulation entre les différents niveaux des droits. Tout ce que je viens de dire nous conduit à formuler une autre stratégie diplomatique, notamment pour notre pays, qui commence par le refus des clubs fermés qui visent à se substituer aux organisations internationales. Il est temps de bien préciser ces points. Pourquoi ? Parce que la fin d'une époque vient de se caractériser par la signification à l'échelle du monde de l'ouverture de la phase du déclin des États-Unis d'Amérique et son entrée en agonie, selon les termes d'un conseiller, je crois, de Obama aujourd'hui même. L'agonie de l'Empire qui ne pourra en aucun cas... Reconstruire sa puissance matérielle à coups de droits de douane ou d'invasion de ses voisins sera nécessairement comme la fin de tous les empires, une fin violente et agressive. Dès lors, la fermeté des principes pour conduire l'action nationale est indispensable, sinon on est condamné à être brinque-ballé comme si le monde d'hier continuait à exister et à envoyer un porte-avions tantôt à Chypre, tantôt à traverser le canal de Suez et aller en pleine zone de combat, ou bien se proposer pour s'interposer dans je ne sais quel conflit où nous serions les premiers à prendre les coups et à devoir les rendre. Vous voyez de quoi je parle. Il faut sortir de cette période et pour cela il faut renoncer, écarter tout ce qui renvoie à l'ancien ordre des choses. Le G7 est une invention des Français. C'est M. Giscard d'Estaing qui l'a mis en place. Et voici une sorte de directoire du monde. composé des anciennes puissances qui ne représentent que 10% de l'humanité et pas naturellement la plus nombreuse, mais pas non plus la plus puissante. 10%. Le G20, élargissement qui reçoit ces ordres des précédents, eux représentent 60% de l'humanité, mais ça ne fait toujours pas 100%. La seule organisation qui représente 100% des êtres humains, c'est l'ONU. Imparfaite, biscornue, fonctionnement bizarre. largement influencée par les suites de la deuxième guerre mondiale, cela va de soi, mais elle existe. C'est un bien précieux et nous faisons le choix de la défendre contre tout le monde et de la perfectionner. Mais mieux de nous appuyer sur maintes, mille et une des conclusions auxquelles elle est arrivée, qu'il s'agisse des problèmes des dettes souveraines. qu'il s'agisse des problèmes de la constitutionnalisation, de la place de l'eau dans chacune des sociétés, etc. L'ONU est à l'avant-garde de la conscience humaine sur tous ces domaines. De même, des organisations comme le PNUD, après avoir inventé les indicateurs de développement humain, peuvent aussi être considérées comme un outil central de la vérification de l'efficacité qu'on fait. Pour ceux qui appartiennent à ma génération et se souviennent, des difficultés que nous avions à mesurer, en quoi nous avions réussi ou échoué dans une politique dite socialiste. Et qu'on continuait à exhiper des tonnes de béton, des tonnes d'acier, des kilomètres de rails, jusqu'à ce qu'on nous dise peut-être que le progrès, ce n'est pas l'accumulation de ces chiffres, mais c'est la qualité de la vie humaine, de sa durée, de son alphabétisation, de sa mixité, etc., etc., qui sont les valeurs que le PNUD... a mis au centre de son indicateur de développement humain, dont je ne suis pas en train de vous dire qu'il est parfait, mais en tout cas il a le mérite d'exister et de prouver qu'il est possible qu'il y ait une humanité universelle avec des points d'analyse communs. Il va de soi que dès lors qu'on a dit ça, il ne peut pas être question, si peu que ce soit, ni de se maintenir dans des alliances militaires du passé qui n'ont aucun autre objectif que d'organiser la suivante guerre mondiale au profit des États-Unis d'Amérique contre la Chine qu'il a désignée comme son ennemi. Il ne peut pas être question donc de rester membre de l'OTAN, ni d'entrer dans de nouvelles coalitions militaires comme celles qui se sont en configuration avec l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Grande-Bretagne et ainsi de suite pour faire face à la zone Asie-Pacifique. Ni non plus bien sûr d'aucune façon de mettre si peu que ce soit le doigt dans le fameux Board of Peace qui est une espèce d'organisation paramilitaire soumise à la décision unique. du président des États-Unis d'Amérique, puisque c'est écrit tel quel dans les statuts, et qui permettent de participer à la décision à condition de cotiser le contraire de la règle sur laquelle est construite l'ONU. Mais une ONU renouvelée, et il est certain qu'alors notre diplomatie aurait pour vocation de la renouveler, non pas pour donner un siège aux Allemands au Conseil de sécurité, car ils ne sont absolument pas en état d'y avoir leur place. mais pour que l'assemblée générale joue un rôle toujours plus grand et que le renouvellement du conseil de sécurité par l'assemblée générale joue sa fonction normale et en particulier que le droit de veto soit retiré à un certain nombre de cas avérés comme l'organisation de génocide ou de crimes de guerre et qu'il ne puisse pas être possible pour un pays de bloquer toute décision et qu'ensuite quand il y a des interventions militaires qui sont décidées, et bien que ces interventions soient placées sous le commandement militaire de l'ONU, car il y a un commandement militaire de l'ONU, il n'y a pas besoin de l'OTAN pour faire ça. Et bien sûr, il ne peut donc plus être question de participer à des coalitions comme celles qui ont permis l'agression en Yougoslavie, pour finir créer une base américaine au Kosovo, l'intervention de la deuxième guerre du Golfe, et ainsi de suite, je ne fais plus toute la liste, parce que depuis, c'est une liste interminable de violations impunies, parmi lesquelles, évidemment, il y a l'invasion de l'Ukraine et l'impuissance absolue. à régler le problème qui a d'ailleurs été en large partie créé par ceux-là même qui aujourd'hui en déplore les conséquences. Donc une ONU renouvelée et un non-alignement structurel de la politique française. Ce non-alignement se traduit non seulement par la sortie des organisations militaires comme l'OTAN, sans bien sûr rayer les accords que nous avons dans le cadre de l'Union européenne avec les autres pays qui participent de cette Union, dans une obligation de défense mutuelle qui n'a pas d'inconvénient pour la vision que nous portons du futur, mais qui nous oblige et nous ferait devoir d'engager avec la Russie les discussions qui permettraient d'avoir des garanties mutuelles sur la suite des événements. au lendemain de leur retrait de l'invasion. de l'Ukraine et que si dans les accords comme cela avait été d'abord suggéré par monsieur Trump puis accepté par monsieur Macron et monsieur Zelensky il devrait y avoir des changements de tracés de frontières alors ces changements devraient se faire avec l'accord des populations car il est tout à fait frappant qu'à nous à qui on reproche souvent d'avoir une distance avec la démocratie qui n'a jamais été démontrée où que ce soit personne ne se préoccupe de savoir ce que pensent vraiment les gens qui sont engagés dans ce type de conflit Bref, à notre tour d'imaginer un non-alignement coopératif qui, bien sûr, pour la part coopératif, se tourne d'abord vers ceux avec qui on ne coopère pas dans le moment autant qu'il le faudrait. C'est-à-dire, la Russie pour assurer des garanties communes est une paix de longue durée, car l'erreur fut de laisser se démembrer l'empire de l'URSS sans qu'on discute un seul jour. des frontières qui résulteraient de ce démantèlement. En sachant tous que ces frontières avaient été arrangées à la faveur de discussions du bureau politique de l'Union soviétique, comme ce fut le cas pour la Crimée et combien d'autres endroits de cette sorte. Qui, pris dans le Comécom, engagé dans l'alliance militaire, le pacte de Varsovie, ma foi, tout ça ne se discutait pas. Mais dès lors que l'Empire s'est effondré, oui, et... Pour les meilleurs connaisseurs parmi vous, vous savez aussi bien que moi que l'Ukraine n'est pas sortie d'affaire quant aux appétits de ses voisins. Et je ne désigne pas les autres, parce qu'il y a les Russes, cela va de soi, mais on doit aussi compter les Polonais et aussi on doit compter les Hongrois. Dès lors, si on ne stabilise pas une bonne foi et avec l'accord des populations exprimées par des votes réellement libres et contrôlés, il n'y a pas de garantie mutuelle possible entre les nations. Nous, Français, nous avons des intérêts de garantie. que nous sommes en droit d'exiger, qui concerne l'installation des missiles de portée moyenne et de longue portée. Nous sommes maintenant plus en danger de guerre généralisée que nous l'étions pendant la période de la guerre froide. Parce qu'à l'époque de la guerre froide, après les accords d'Helsinki, de tels tirs étaient rendus impossibles et contrôlés mutuellement. Aujourd'hui, on contrôle tout ce qu'on veut depuis l'espace. Ce n'est donc pas une difficulté d'avoir un accord et de le respecter. Cet accord a été rompu, dit-on matériellement par les Russes, en tout cas politiquement par les Américains, et ça n'a pas l'air de les déranger, mais nous sommes les premières cibles. Et il va de soi que l'installation du matériel militaire... des Nord-Américains en Allemagne fait de l'Allemagne une cible et que nous sommes son voisin. Par conséquent, ce ne sont pas des questions dont nous pouvons nous tenir éloignés en disant que ce n'est pas notre affaire qui s'en débrouille. Nous sommes forcément impliqués dedans et donc en droit de dire que dans les garanties mutuelles que nous demandons, il y a le retrait de toutes les armes nucléaires qui se trouvent sur le sol de l'Union européenne. De la même manière... que nous pouvons entrer dans la discussion qui a été proposée, de recommencer la discussion sur le désarmement nucléaire qui commence, point numéro 1, par la non-dissémination qui fait que nous avions réglé un accord avantageux avec l'Iran, qu'aujourd'hui la situation est pire qu'elle était au moment où il y avait cet accord et qu'on peut en demander le rétablissement premièrement. Deuxièmement, que le désarmement doit commencer dans les zones de guerre et par conséquent que le premier désarmement nucléaire à opérer est celui du Moyen-Orient où se trouvent les installations atomiques de l'État d'Israël. Il va de soi que c'est pour la sauvegarde commune car le constat que nous pouvons tous faire c'est que le concept de dissuasion nucléaire ne fonctionne pas et ne pourrait fonctionner et ne pourrait fonctionner qu'à un prix incalculable pour l'humanité. Normalement, telle qu'est notre stratégie de la dissuasion, nous aurions dû ne pas accepter le premier jour du commencement du conflit en Ukraine. Mais qui ici irait dire que c'eût été une bonne idée de faire un tir en profondeur sur les Russes à coup d'armes nucléaires ? Peut-on oublier qu'il suffit d'un seul coup pour qu'il n'y ait plus de France ? Non. Donc la politique doit s'inspirer d'abord et avant tout de la réalité. Pas d'armes nucléaires dans les zones de conflits. De même est-on en droit de poser la même question à l'Inde et au Pakistan qui sont les derniers à s'être armés et qui ont régulièrement des conflits entre eux, et ainsi de suite. Je ne dis pas qu'une telle politique se réalise d'un claquement de doigts et en un jour, évidemment, ni qu'elle doit prendre une forme agressive, mais en tout cas une forme assez déterminée, voulue par la communauté. de l'humanité universelle et de l'ONU pour qu'elle représente une perspective pour l'humanité. Nous n'en avons pas aujourd'hui. Il n'y a pas de projet global, mondial qui soit proposé au peuple du monde. Aucun. Autrefois, c'était la démocratie contre la dictature communiste. Quelqu'un peut-il nous dire ce que proposent les États-Unis d'Amérique au monde aujourd'hui ? Rien. Et à nos pays, quoi ? Faire des économies et rembourser la dette. Voilà le projet. Où est passé le projet de moyennisation ? Où en sont les classes moyennes de tous nos pays ? Eh bien, c'est un Américain qui a rendu M. Sullivan le diagnostic. On aurait cru qu'il nous lisait une résolution alter-mondialiste. Il a dit la politique des droits de douane zéro. Je rappelle que c'est un démocrate, M. Sullivan. C'était un conseiller de M. Biden. La politique des droits de douane zéro et des faibles salaires a détruit notre classe moyenne et notre économie. J'estime que le verdict est rendu. Le non-alignement coopératif signifie donc d'abord de discuter avec ceux avec qui on ne discute pas et de refuser absolument la politique de confrontation violente avec la Chine. Ce qui signifie entrer dans une politique de coopération renforcée avec ce pays. On ne choisit pas ces relations en fonction du gouvernement d'un pays ou bien on ne discute avec personne parce qu'il n'y a personne avec qui nous pourrions nous entendre et dire ils pensent exactement comme nous. Cette politique est possible, je ne dis pas qu'elle sera toujours possible mais nous en sommes encore à l'étape où elle est possible parce qu'on a un interlocuteur pour la mener. C'est sans doute l'aspect que nous ne voulons pas cacher et qu'en tout cas moi je ne veux pas cacher de ce qui constituerait une nouvelle direction de travail. Il faut discuter avec les plus avancés, il faut coopérer avec les plus avancés et définir ce qu'on laisse et puis ce qu'on prend et ce qu'on protège et ce qu'on ouvre. C'est la condition du futur. Il n'y a aucune perspective à la violence et à la fermeture à l'égard de la Chine ou de l'Inde, et évidemment des coopérations. J'imagine que c'est un propos qui ne fera pas l'unanimité, mais en tout cas il nous permettra de discuter. Et je suis certain qu'on y confrontera des vues réalistes. Je termine en disant qu'elle serait l'outil d'une telle stratégie. Ce serait la stratégie que nous avons appelée des causes communes. La France propose à l'un des causes communes. avec des zones prioritaires, des causes communes, qu'est-ce que c'est ? Eh ben aux quatre frontières de l'humanité, l'espace, la mer, le numérique et la santé publique, car la santé des êtres humains sur une planète dévastée et polluée à mort devient une frontière pour la propre survie de l'espèce. Je le résume bien sûr, et des zones ensuite qui doivent être des zones prioritaires. Il va de soi que la première zone qui vient à l'esprit pour un Français, et bien c'est la francophonie, naturellement une francophonie libérée de l'esprit colonialiste, une francophonie qui, comme le disait Thomas Sankara, soit une prise de guerre pour l'ensemble des peuples qui se libèrent, une francophonie qui permettrait de mettre en place et donc de gagner les uns par la coopération avec les autres, l'appui de la jeunesse intellectuelle d'Afrique, d'Afrique francophone, prioritairement cela va de soi, et puis des zones comme la latinité. Peut-être que beaucoup l'ignorent, mais la France était impliquée dans une union latine autrefois, dont nous avons interrompu l'existence en 1995 sur la demande présente de nos amis allemands, qui ne manquent jamais de se souvenir de ce genre de choses. Alors, dans tout ce que je viens de vous dire, la francophonie, la latinité, évidemment il y a l'espace Méditerranée. Et là, on va au-delà de l'urgence géographique, géopolitique, on va dans l'urgence écologique. La mer Méditerranée a une ouverture sur l'océan mondial de 13 km au détroit de Gibraltar. Cette ouverture fait que cette mer met 100 ans à se renouveler. Elle est dorénavant polluée par les effets de la guerre. qui a lieu en Ukraine, puisque ces fleuves se jettent en partie dans la mer Noire, laquelle communique avec la Méditerranée, et donc implique 500 millions d'êtres humains dans ses destinées. Cette mer est enfermée, elle se réchauffe plus vite. Je ne dis pas que ce soit les seules cochonneries qu'il y a dans la mer. Elle est en train de se transformer en égout. Il y a un phénomène de raréfaction de l'oxygène qui transforme la biosphère et toute la vie végétale aussi de cette mer. Il y a donc urgence à organiser des moyens communs. entre les pays riverains, en commençant par le petit bassin, puisque c'est la zone qui est en paix aujourd'hui, si j'ose dire, par rapport à l'autre partie de la mer Méditerranée où la moindre décision nous plonge dans des nids de frolons, d'un broglio de contradictions politiques, au moins si on faisait déjà le ménage à l'endroit où on est. on aurait un bon commencement. Comme vous le savez, c'est d'autant plus urgent que l'ensemble des fleuves qui se jettent dans la Méditerranée sont eux-mêmes en prends un réchauffement, sont bordés de centrales nucléaires qui ne peuvent plus être refroidies parce que les fleuves se réchauffent, et que, ben non, parce que les grands esprits qui avaient inventé tout ça avaient oublié juste cette affaire-là. Et puis il y a de l'autre côté, dans le golfe de Gascogne, je crois, un réchauffement qui est celui de toute l'Europe qui se réchauffe plus vite que le reste du monde. Pour une raison qui m'a d'abord paru mystérieuse avant qu'on me l'explique, on m'a expliqué que comme l'Europe comportait de nombreuses calottes glaciaires et que celles-ci fondent, eh bien la part de chaleur et de lumière qui était renvoyée vers l'espace par ces glaciers tout blancs, eh bien dorénavant... tombe directement sur nous. Et donc, proportionnellement, nous nous réchauffons plus vite que les autres. Je ne le dis pas pour juste manier des signaux d'alerte et des sirènes d'alarme, dont je déteste pour ma part qu'elles conduisent inévitablement à proposer comme seule matière d'échange la peur. Peur du lendemain, peur de ceci, peur de cela, peur du soleil, peur de la nuit, peur du voisin, etc. Nous avons un défi. Ce défi peut en finir avec la civilisation humaine. Ça s'est déjà produit. Il y a déjà eu des grandes phases d'extinction de la biodiversité, et pourquoi les singes nus que nous sommes ne participeraient pas de ces épisodes réguliers, où en effet, ayant pourri absolument tout leur environnement, ils se détruisent eux-mêmes. Ça a déjà eu lieu, ça pourrait se produire, mais en même temps... C'est une opportunité extraordinaire pour reconstruire le monde sur d'autres bases, pour la raison que quoi qu'on en pense, celui-ci n'est plus viable. Et que les gens ne vont pas tarder à s'apercevoir que contre les canicules, les climatiseurs ne suffiront pas. et que le problème est sans doute beaucoup plus profond, en tout cas on peut le penser, et nous le pensons, et que dès lors ce sont des politiques beaucoup plus globales et beaucoup plus interdépendantes qu'il s'agit de mettre sur pied. Voilà, j'achèverai sur ces mots en vous disant pour ma part que cela conduit pour les Français à une redéfinition de leur vision de la puissance. Le temps où la puissance s'exprime et se manifeste par les porte-avions. peut-être même les avions, et que sais-je encore, est une période révolue. Les enjeux essentiels de la vie des êtres humains se jouent dans l'espace, dans la mer et dans la sphère, la noosphère qu'ils ont eux-mêmes inventée. Toutes ces zones sont des zones, pour l'instant, quasi vides de droit. et où l'appel d'un droit international est le plus puissant. Nous avions décidé que la Lune était une propriété commune. Il y a même un traité sur la Lune que la France n'a toujours pas signé. Et c'est pourquoi le groupe insoumis à l'Assemblée a déposé une proposition d'adhésion au traité sur la Lune. Pourquoi ? Pour faire entrer la France dans une discussion sur le droit à propos de l'espace, puisque nous avons signé à l'étourdi un accord avec les Nord-Américains tout à fait inacceptable. sur la manière d'occuper dorénavant les corps célestes sur lesquels s'opposeraient les êtres humains, en garantissant leur sécurité, dont on se demande par qui elles pourraient bien être mis en cause, si ce n'est par les êtres humains eux-mêmes et leur rivalité. C'est le cas pour l'espace, qui vous savez aujourd'hui est en réalité la véritable zone décisive pour ce qui concerne les compétitions entre les nations. C'est vrai pour la mer, dont les grands fonds sont quasi vides. de droits juridiques définis même si on a fait quelques progrès dans ce domaine. Et évidemment pour la noosphère, alors là pour le coup c'est rien du tout, la globalisation numérique ne fait l'objet d'aucune stabilité juridique puisque les GAFAM font, décident et organisent ce qu'elles veulent au détriment de tout le reste de l'humanité. Il y a donc une grande possibilité d'introduire et d'organiser de l'ordre, de l'ordre légal, de l'ordre délibéré. de l'ordre dans des domaines où nous pouvons tirer prétexte du fait qu'il n'y en a pas d'organisés pour proposer qu'il y en ait. Et c'est pourquoi ce que je décris n'a rien à voir avec une politique d'agressivité ou de manière de repousser la coopération avec les autres. Non, c'est l'organiser complètement différemment. Voilà ce qu'est le fond du projet. Donc si on pouvait avoir un peu de bazar, pourquoi pas, ça ferait du buse. C'est toujours le même raisonnement. Là on a besoin de sérieux et de gens qui se disent qu'est-ce qu'ils sont en train de proposer ces insoumis. Sans doute il y a des imperfections, ça va de soi, ça va de soi et on est ouvert à toutes les critiques qui peuvent venir mais il faut faire avancer. C'est pourquoi je rêve que d'autres partis politiques adoptent l'idée des éco-régions et comprennent que c'est en transformant l'État lui-même, qui ne peut pas être qu'une bureaucratie, en transformant l'État, en y mettant ce qu'on met dans une République. L'État, c'est forcément le renfort de la démocratie. Il nous faut des assemblées élues, publiant des bilans, avec des gens qui s'engagent devant des populations, des gens qui se font engueuler ou féliciter. C'est-à-dire, il faut que les régions... les éco-régions soient avant tout une œuvre humaine, quelque chose à la portée d'intelligence de chacun et de connaissances. Parce que c'est de là que vont venir beaucoup de solutions, mais c'est surtout de là que vont venir beaucoup de décisions.
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rêve donc que les autres partis politiques s'emparent de l'idée d'éco-région. Nous ne déposons pas un label de propriété sur cette idée. Mais nous pensons que si la VIème République doit rompre avec l'ancien régime, l'actuel régime de la Vème République. Ce n'est pas seulement parce qu'elle doit devenir vraiment sociale avec notre projet du 100% sécurité sociale, mais parce qu'elle doit devenir la première république écologique du monde mettant à l'ordre du jour un facteur nouveau. qui n'était pas connu dans le passé politiquement ou qui soulevait beaucoup de critiques de toutes sortes, c'est ce qui s'appelle l'intérêt général humain. L'intérêt général humain concerne l'espèce humaine qui, se découvrant comme espèce singulière, réalise son lien intime avec tout le reste de la biodiversité et le seul écosystème qui soit compatible avec sa vie. Voilà. Évidemment, nous avons besoin de renforts. des fois des idées qui paraissent très intéressantes, le sont, mais le sont moins qu'on ne le croit. Nous aurions besoin de l'appui des écologistes pour cette idée, car voyez-vous, face à la canicule, l'idée de cinq jours de congés climatiques, pour les travailleurs, n'est pas l'idée la plus performante à nos yeux. D'abord parce qu'il existe un code du travail. et que le droit de retrait ne peut pas être limité à 5 jours. Si la canicule dure 12 jours, c'est 12 jours. Et ça obligera comme ça tout le monde à réfléchir aux conséquences économiques de laisser aller le changement climatique. Je prends cet exemple pas pour créer une polémique, ce n'était pas du tout mon objectif, mais pour dire que les organisations à caractère collectiviste, comme nous sommes nous-mêmes, ou comme le sont les Verts, dès lors qu'ils mettent en lumière eux aussi, l'écosystème. ça se défend collectivement, ça se défend pas seulement individuellement. Les organisations de type collectiviste ont le devoir de converger sur des réformes structurelles. Et l'économique suivra dès lors que les régions, les éco-régions, ne seront pas seulement occupées à interdire certaines pratiques en effet nuisibles. mais qu'elles seront occupées à inventer des solutions alternatives. C'est possible. J'ai reçu hier de mon ami de longue date, vétéran de la longue marche, l'ancien maire de Grabels, René Revol, qui était maire de Grabels jusqu'aux dernières élections. comment il avait mis en œuvre la planification écologique dans sa ville pour faire en sorte que les écoles soient auto-réfrigérées par différentes techniques d'isolation, ces boîtes herpailles, etc., et qui lui permet d'avoir des différentiels de température pouvant aller jusqu'à 15 degrés. C'est quand même pas rien, quand dehors il fait 40 degrés. Eh bien... toute cette réussite prouve que c'est possible, qu'on peut faire autrement, que ce n'est pas la catastrophe finale, que nous n'appelons pas à aller tous se pendre parce qu'il va faire trop chaud. Non, on peut s'en sortir, à condition de changer nos méthodes. Et pas seulement en en faisant des injonctions individuelles, ne faites pas ci, ne faites pas ça. L'écologie politique stratégique n'est pas une affaire seulement de conscience. civile ou civique, c'est une affaire de réforme, de fond, et on peut même les appeler révolutionnaires, tant cette réforme est radicale. Voilà pourquoi nous avons besoin, dans la campagne qui va commencer, que cette fois-ci, nos éco-régions ne connaissent pas le mauvais sort qu'a connu notre plaidoyer sur l'eau en 2022. Si nous finissons par gagner cette élection présidentielle, eh bien, les éco-régions feront partie des premières mesures de nature à changer la constitution de la Ve République. Il y aura d'un côté davantage d'initiatives. avec le référendum citoyen, le référendum révocatoire, et de l'autre, une autre organisation. Je m'aperçois que je n'ai pas encore regardé une seule fois le chronomètre et que ça fait déjà 43 minutes, j'ai donc dépassé de plus de 13 la limite que je m'étais donnée. Alors, voilà. C'est le matin où le fer, je vais encore m'expliquer à plusieurs reprises, puis la série des réunions va commencer, et nous espérons pouvoir organiser au moins une réunion éco-région par département. d'ici au déroulement de l'élection présidentielle. Mais encore faut-il trouver, former tous ceux qui sont en état d'aller expliquer et de se renseigner département par département sur la façon avec laquelle cette question se présente. Alors, on va renouer avec d'anciennes habitudes, je vais m'en aller, et puis c'est mon camarade Manuel Bompard qui va vous expliquer la suite de notre campagne, son bilan et le reste, toute chose qu'il a bien présente à l'esprit, et moi un peu moins. Je me sens obligé par respect et amitié pour ma camarade, la présidente du groupe Insoumis, de vous rappeler que les Insoumis viennent de déposer à l'Assemblée nationale 5 propositions de loi sont à l'ordre du jour en urgence, c'est question de canicule, et de vous signaler qu'une délégation Insoumise part demain je crois.
Ils
sont partis là ? sont partis d'accord. Bon, ils en ont pour 24 heures, donc j'ai 24 heures de battement avant d'arriver parce qu'ils vont en Nouvelle-Calédonie. Il y a donc la présidente du groupe et Bastien Lachaud. qui est l'homme en charge du dossier avec Mathilde, et ils tiendront là-bas trois meetings, si mes renseignements sont bons, et je ne vois pas pourquoi ils ne seraient pas bons, au moment où nous venons, les indépendantistes et leurs alliés viennent de remporter les élections locales, que vous interprétez fort curieusement dans vos journaux, comme une victoire des loyalistes, c'est-à-dire que quand il y avait deux parties qui n'en restent plus qu'un, parce que l'autre a éliminé électoralement, vous ont conclué que c'est une victoire, quand une organisation perd un siège, vous considérez que c'est une victoire, et quand nous on en gagne deux, vous considérez qu'on n'a pas fait la démonstration. En attendant, sur 54 sièges, eh bien il y en a 26. Quand on décide par exemple de sortir de son appartement pour aller dans la rue parce qu'il y fait plus frais, c'est que véritablement, le problème prend des proportions dont chacun a conscience. Ensuite, il y a ceux dont on n'a pas conscience, mais pourquoi moi je veux avoir un mot à cet instant. Je rappelle que quand on est puni pour un délit, quand on est puni de prison, la peine c'est la privation de liberté. Ce n'est pas la torture calorifique. Et il se trouve que dans les prisons, surpeuplées... et notamment surpeuplé par une foule de gens qui sont en détention préventive, puisqu'en France n'existe pas l'Abeas corpus qui interdit l'emprisonnement de quelqu'un avant son jugement, eh bien il y a des milliers de gens qui certes sont en défaut et règlent leur dette à l'égard de la société, mais qui ne méritent pas d'être traités de cette manière, c'est-à-dire condamnés à suffoquer, sans aucune espérance de quelque amélioration que ce soit. Au moins ça aura été dit. Et puis est arrivé là-dessus, la conséquence, comme d'habitude, c'est la pagaille. le bousin, on ne prévoit rien, on laisse faire, et puis une fois que c'est là, on jette de grands cris, on se tire les cheveux et on verse de grosses larmes, qu'il était prévisible que les élevages de masse, qui ne tiennent aucun compte du bien-être animal le reste du temps, se sont transformés en fournaises et que des millions d 'animaux sont morts et ont été libérés par la mort de l'enfer que les êtres humains leur infligent. Si bien qu'on a commencé par enterrer tout ça, avant de se demander si c'était une bonne idée, menacait pas de tout contaminer et ainsi de suite la pagaille où curieusement le libre marché, la concurrence libre et non faussée et autres merveilles magiques du néolibéralisme sont absolument impuissantes à dire ce qu'il faut faire et d'ailleurs… Souvent, on ne peut rien faire parce qu'il n'y en a plus les moyens. Et puis, nous allons avoir arrivé devant nous quelque chose d'imprévu qui est l'inflation parce que les productions agricoles étant ruinées, eh bien, il va de soi que les prix vont augmenter parce que toutes sortes de cultures ont été carbonisées. On peut craindre que, voyant une telle inflation, la Banque Centrale Européenne continue dans ces mesures absurdes, puisqu'elle a déjà augmenté les taux d'intérêt, aggravant les risques de récession. On peut penser que, là, à nouveau, comme il n'y aura pas qu'en France qu'il y aura une inflation agricole, la Banque Centrale se trouve confortée dans ces méthodes absurdes, alors que c'est le contraire qu'il faudrait faire, c'est-à-dire réanimer l'économie pour que l'Allemagne sorte de sa récession, que la France n'y tombe pas, et ainsi de suite dans le... au reste de l'Europe. Alors, face à tout ça, évidemment, ce qui pour l'instant va retenir l'attention, c'est le plus grave, c'est l'augmentation de la mortalité. Et quand on regarde tout ce tableau et qu'on essaye d'y réfléchir, on voit une fois de plus... que la question posée est celle de la capacité à prévoir, à rendre visible ce qu'on va faire, à ne pas se laisser enfermer dans l'instant, dans l'émotion, dans les polémiques absurdes qui sont devenues nécessaires pour animer l'intérêt de la discussion publique. Eh bien, l'électrochoc n'aura pas suffi encore à aligner les planètes des consciences. Voyez-vous, c'est quand même frappant. Le premier sommet de la Terre a eu lieu en 1992. Alors le président Mitterrand s'y était rendu à l'époque où on ne réfléchissait pas aux liens qu'il y avait entre ce qu'on était en train de faire et les moyens qu'on utilisait. Il y avait été en Concorde. Il se trouve que j'étais dans le Concorde, donc je m'en souviens. Et puis ensuite, dix ans plus tard, nous sommes en 2002, c'est Chirac qui dit « la maison brûle et nous regardons ailleurs pendant ce temps-là ». Donc on peut dire forcément qu'il devait y avoir une sécheresse. que le président Chirac, à ce moment-là, a signifié un état d'alerte qui venait de la plus haute autorité de l'État. Que s'est-il passé ensuite ? Rien, bien sûr. Et puis en 2023, nouvelle... nouvelle crise caniculaire en France, et le président Macron dit « Ah, mais qui aurait pu prévoir ça ? » Ça faisait 20 ans qu'on en parlait, mais ça n'était pas arrivé jusqu'à lui. Cherchant à s'en défendre, il a dit « Non, non, mais je sais très bien, j'ai été alerté, j'avais lu les rapports du GIEC, mais ce que je n'avais pas prévu, c'est que ça aille aussi vite. » Bon, très bien, alors, prise de conscience. Et qu'a-t-il fait ? Rien. Ou plus exactement, il a fait moins que rien. C'est possible. Car l'État français a été condamné à deux reprises, d'abord par la Cour de justice de l'Union européenne en 2019, puis 2023 à propos de l'incapacité à régler les problèmes de la qualité de l'air, et puis en 2021 par le tribunal administratif de Paris, qui a condamné l'État français pour une action climatique sur la base du non-respect de ses propres engagements. Vous voyez, ça c'est le cadre général. une espèce d'acharnement à nier la réalité avec la conviction superstitieuse que les choses vont s'arranger toutes seules. Et donc une incapacité à prévoir, non seulement à prévoir ce qui va se passer, à s'organiser, mais à comprendre que les faits qui relèvent de la transformation d'un système métastable comme le climat... Ce ne sont pas des tendances qui sont linéaires et progressives, ce sont des tendances catastrophiques, c'est-à-dire que tout d'un coup, elles vont à des processus exponentiels. C'est ce qui est en train de se passer. Donc nous sortons d'une camicule et on nous dit qu'il y en aura peut-être une la semaine prochaine. Et en tout cas qu'on est sûr qu'il y en aura une au milieu du mois de juillet. Et en tout cas, etc. Et bien sûr, comme je l'ai dit il y a un instant, il y aura un effet retour de tout ça en termes de... catastrophe, résultant de cela, j'ai parlé de la mer Méditerranée il y a un instant. Alors pendant ce temps-là, les discours insensés et les votes absurdes continuent. C'est-à-dire que comme si le productivisme n'était pas interrogé dans ses fondamentaux, eh bien on vote au Parlement européen de nouveaux OGM pour avoir une agriculture qui puisse consommer mieux et plus profondément des pesticides, ce qui ruine la terre, ruine l'eau et ainsi de suite. on continue à avoir des gens qui se présentent à l'élection présidentielle et qui, d'abord, n'auraient rien à dire sur le sujet, pour la plupart d'entre eux, ou quelques bonnes paroles sans aucune conséquence concrète, mais d'autres dirent carrément des choses qui sont absolument ahurissantes, qu'on pouvait peut-être imaginer dans les années 70, quand le productivisme était une idéologie partagée aussi bien à droite qu'à gauche. Mais comment M. Retailleau peut-il dire en 2026 qu'il faut supprimer le principe de précaution qui fait qu'on ne prend pas de décision quand on n'est pas sûr ou qu'on empêche de mettre en place des dispositifs dont on n'est pas sûr qu'ils se retournent contre ceux-là même qui les mettent en mouvement. Je parlais tout à l'heure du Concorde de 1992, qui peut aller expliquer à M. Retailleau le rapport qu'il y a entre le principe de précaution et la prévoyance des situations que nous vivons. C'est ça, et puis alors le pompon hier, le Sénat qui vote que oui, oui, il est urgent, grâce à monsieur Duplomb, qui est toujours le premier pour empoisonner les autres, qu'il est urgent de remettre en circulation un pesticide qui n'a qu'un inconvénient, qui n'a pas atteint le cerveau de monsieur Duplomb, peut-être en est-il lui-même déjà privé, mais ce qui n'a qu'un inconvénient, c'est de détruire les cerveaux des fœtus, et ça n'a pas l'air de lui poser problème. Donc, les mesures insensées, les comportements absurdes, la négation de la réalité continue à... Il faut régler cette affaire à la française, c'est-à-dire en ne comptant que sur nous-mêmes, notre État, notre organisation et notre volonté d'agir. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé, au nom du mouvement Assoumis, une formule plus avancée que celle que nous avions à la précédente campagne, c'est-à-dire les éco-régions. Je n'ai pas inventé l'éco-régionalisme, je m'empresse de vous le dire à tous et à toutes. C'est une philosophie qui existe depuis déjà bien longtemps et qui part d'une philosophie qui m'a convaincu. C'est-à-dire que les reliefs, la géographie sont fondatrices de cultures locales, de manières de vivre et de s'organiser depuis toujours. Et par conséquent, les éco-régions... Les premières propositions que nous avons vues sont venues des bassins versants. Et en 2022, nous proposions de les réorganiser autour des bassins versants. Alors, la structure éco-région est une structure qui inscrit dans l'organisation de l'État le fait qu'on prend en charge, et dans la durée... La gestion de la crise climatique et de la crise écologique. Dans la durée et dans son caractère, comment dire, multifactoriel, tous les aspects qui participent de la crise climatique, c'est elle que nous subissons en premier lien, doit être pris en considération. Dès lors, les régions actuelles sont des régions de l'ancien monde, nous allons dire, pour ne pas dire de l'ancien régime, parce que ça ne veut pas dire la même chose, de l'ancien monde. En 2015, M. Hollande a créé 13 régions pour faire plaisir à la Commission européenne qui exigeait des économies, et il a lui-même abrogé la réforme qu'il venait pourtant juste de faire voter, et qui ne s'est jamais appliquée. Mais les régions, les 13 régions actuelles, n'ont aucun sens, la plupart d'entre nous le savent, et surtout, elles sont bâties sur un modèle de l'ancien monde. Ce modèle, c'est la compétitivité des territoires, dans la compétition européenne, les aides aux entreprises. et tout le charabia habituel du néolibéralisme. Il est clair que tout ceci n'est plus d'actualité. Les actuelles régions ont aussi des compétences de caractère écologique. Mais quand vous interrogez ceux qui ont allé manier, soit vous découvrez qu'ils ont pris des décisions à caractère écologique qui contredisent les finalités écologiques, parce que leur finalité, c'est avant tout de faire venir des entreprises, d'organiser de la circulation, bref, de ne se préoccuper que et exclusivement que de performances qui deviennent des contre-performances. dans le cadre de la crise climatique. Ces régions sont donc dépassées. Ça n'est pas dire du mal de ceux qui se sont efforcés de les faire vivre ou qui s'y sont déduits. C'est dire, écoutez, il faut changer. Et il faut changer en comprenant que la défense écologique... ne peut pas être simplement le résultat de structures verticales et étatiques, ne peuvent pas être simplement une addition de bureaucratie même performante. Par conséquent, les bassins versants fournissent un modèle de base pour cette organisation. Alors, j'en me permets de vous faire une demande pour les gens de médias. S'il vous plaît, ne publiez pas des cartes qui ne sont pas les nôtres. J'ai vu circuler un modèle avec six régions, il n'en a jamais été question entre nous. Il y a beaucoup de thèses du biorégionalisme. Alors, ici, vous avez deux cartes qui vont passer à l'écran sur... Sur la vidéo, d'un côté, vous avez les bassins versants des grands fleuves français. Et vous apercevez des régions qui ne sont pas structurées autour d'un bassin versant, mais d'une arborescence de rivières. C'est le cas en particulier de la Bretagne, et je crois par là-bas en bas. Alors, tout le reste est structuré sur les six grands fleuves de notre pays, mais aujourd'hui, sur ce plan, les bassins versants, nous sommes super performants, parce que nous avons des agences de l'eau qui fonctionnent super bien. qui s'autofinance et qui anime chacune pour leur propre compte toutes sortes d'études et de travaux. Et eux-mêmes ont proposé une subdivision en 24. Buisson, fluviaux si j'ose dire. Et à côté, vous avez une des cartes que nous avons commencé à établir, nous. Celle-là, elle est à nous. Mais elle résulte de la première note qui vient d'être rédigée pour préparer notre travail. Et nos amis, les fonctionnaires, les militants politiques ont établi cette première carte comme une manière d'illustrer. Nous nous tiendrons compte d'abord de la centralité de la question de l'eau. Car à la fin, tout revient à l'eau. L'air est pollué, oui, mais comme il pleut, la pollution de l'air finit dans la rivière. Vous mettez des produits et des pesticides partout sur Terre, vous empoisonnez naturellement les gens qui sont autour, qui ont plus de cancers que les autres, etc. Mais le ruissellement ramène tout à la rivière. Et de la rivière, bien sûr, à la mer, mais c'est un autre problème pour l'instant. Et ainsi de suite. Il n'y a pas d'événements qui ne commencent ou qui ne finissent par de l'eau. L'eau est le cycle central de la vie des êtres humains et de la biodiversité. C'est comme ça dans l'état dans lequel est aujourd'hui notre planète. Peut-être qu'un jour il n'y aura plus de planète ou qu'il n'y aura plus l'écosystème dans lequel la vie humaine est possible, mais en attendant, la vie humaine dépend d'un écosystème dans lequel l'eau est le cycle fondamental. 70% de la planète est couverte d'eau. Et les êtres humains sont assez frivoles pour trouver plus intéressante la carte géographique quasiment au mètre près de la Lune que des grands fonds que personne ne connaît sur cette planète. En attendant, voilà deux cartes. La première vous permet de situer les bassins fluviaux et deuxièmement, la deuxième imagine des découpes. Car l'eau... Nous ne sommes pas dans une perspective à propos de l'eau comme du reste qui serait une sorte de fondamentalisme bio-régional, où l'on considérerait que la nature à elle seule impose une loi et que les êtres humains doivent s'y soumettre. Parce que, bien sûr, ce qu'on appelle la nature et que l'on distingue de manière artificielle des êtres humains qui en sont pourtant une composante, est... à sa règle, à sa loi, à sa force, mais nous sommes des êtres humains, et nous n'avons pas dit que tout processus naturel nous convient. Je l'ai dit à quelqu'un qui, un jour, m'a expliqué que notre technique modifiait les règles naturelles, je lui dis, écoutez, moi, monsieur, revenez me voir, quand vous aurez trouvé la réponse à ma question, je n'ai pas l'intention de dire oui au virus, et d'encourager leur propagation, qui sont pourtant un processus naturel. Donc les êtres humains sont des êtres sociaux, et pas seulement des êtres sociaux, virgule, et culturelles, socio-culturelles. Tout ce que vous voyez là, les cartes qui tournent autour de l'eau sont souvent en même temps des cartes politiques de l'ancien régime et du temps long. Les villes se sont toutes créées au bord de l'eau parce qu'elles permettaient de collecter des réserves sur des zones beaucoup plus larges, notamment à l'époque où personne n'avait encore inventé la roue. Et puis, elle permettait le stockage. Il y a donc un rapport immédiat entre les grands facteurs géographiques structurants, la culture et la politique. Il n'est pas question pour nous, tout d'un coup, d'effacer la culture et la politique parce que, tout simplement, ça ne fonctionnerait pas. On le voit bien aujourd'hui où on a inventé des régions ridicules qui unissent le centre de la France et la côte sur l'Atlantique. Tout le monde rigole en regardant la carte. Donc, il faut partir de... cet attelage-là. Et puis il y a autre chose qui intervient, c'est que l'eau elle-même ne prend de sens que dans un contexte. S'il y a une montagne ou s'il n'y en a pas, ce n'est pas la même chose. S'il y a des forêts ou s'il n'y en a pas, la forêt étant le climatiseur naturel de nos sociétés, eh bien c'est différent. Par conséquent, la carte devra prendre en compte les réalités culturelles pour comprendre comment elles se sont organisées dans le temps long, mais elles devront aussi tenir compte des paramètres physiques. directement liées à l'eau, forêts, montagnes ou régions côtières. Tout ça doit être pris en compte, car souvent, il y a des arbitrages à rendre. Les frontières ne sont pas toujours naturellement définies, ça ne saute pas aux yeux. Alors déjà j'en profite pour vous dire que je n'ai jamais été favorable à une grande région qui aille de la Corse à l'Alsace parce que je pense que ça n'a pas de réalité culturelle commune et que je ne me vois pas en train d'expliquer aux Corses qu'ils sont des Alsaciens et aux Alsaciens qu'ils sont des Corses. Donc nous avons renoncé à ce genre de découpe qui a son sens, qui est les bassins, je prends cet exemple. Quelqu'un m'a demandé ce qu'on comptait faire en Bretagne, je ne sais pas pourquoi la Bretagne d'abord, mais là vous voyez bien qu'il y aura des moments de difficulté à dire où ça s'arrête, où ça commence, et qu'il faudra trouver les agencements, les enchaînements qui fonctionnent dans cette affaire. Quelles seront donc les missions de ces éco-régions ? C'est évidemment dans le cadre de la planification écologique. Elles en seront en quelque sorte la première ligne d'alerte, la première ligne de mise en œuvre et la première ligne de proposition. Elles ont à connaître de toutes les questions qui touchent à l'eau en s'appuyant sur la structure des bassins versants. Deuxièmement, responsable de la qualité de la terre, notamment ses capacités vivrières, et évidemment de sa sauvegarde ou de sa récupération. Cette question est d'une très grande importance. Elle passe comme ça, comme si de rien n'était. Tous les fleuves de France sont pollués par les pesticides. Tous les organismes vivants sont pollués par les pesticides. La première cause d'effondrement de la biodiversité, ce sont les pesticides. Nous avons donc un immense ennemi commun, les pesticides. Il s'agit d'une part d'en arrêter la propagation, de trouver d'autres méthodes pour obtenir les résultats qu'ils peuvent obtenir aujourd'hui sans passer par eux, et deuxièmement des tâches de réparation. Personne ne peut dire. De sang froid, les yeux dans les yeux, nous abandonnons les territoires de la Caraïbe où le chlordécone a été utilisé, au-delà des dates auxquelles tous les autres pays les avaient interdits, et que nous abandonnons la population locale à consommer des légumes ou à boire de l'eau qui contient un poison qui restera dans la terre pendant sept siècles. Il est donc temps de passer à la réparation. Comment faire ? Je n'en sais strictement rien. Mais je sais que nous avons des laboratoires. Mais je sais que nous avons des scientifiques. Je sais que nous avons des agronomes. Et par conséquent, si nous le voulons, nous pouvons mettre en route les techniques et les moyens d'y répondre. J'ai dit l'eau, j'ai dit la terre, j'y ajoute l'air. Il n'est pas possible que ceci soit abandonné à des plans qui peut-être aboutiront dans 20 ans, 30 ans ou 40 ans, à mesure que l'on rallongera les délais de l'utilisation des moteurs thermiques, pour ne prendre que cet exemple, ou que progressivement on sortira, oui ou non, peut-être, mais on ne voit pas comment d'ailleurs, aujourd'hui, compte tenu des grands chantiers qui ont lieu dans le monde, on sortira de la civilisation du pétrole, qui doit être l'objectif des Français. l'air, les forêts, parce que leur rôle est central dans la rétention du CO2 et central aussi dans le cycle de l'eau. Nous avons observé qu'il y avait un rapport, comme je viens de le dire à l'instant, très direct avec les mobilités. Par conséquent, aujourd'hui, cette compétence est attribuée aux régions. Il me semble que les éco-régions devraient les garder, parce que sinon, il y manquerait une pièce absolument décisive. Et puis, il y a les agences de santé. Pourquoi ? Parce qu'à l'évidence, les pollutions et les maladies... sont liées, il y a les maladies politiques, qui est désormais un phénomène connu par tout le monde, tantôt on les appelle maladies politiques, tantôt on les appelle maladies écologiques, c'est-à-dire toutes ces maladies qui résultent de la destruction de l'environnement dans lequel nous vivons. Il me semble donc que ces deux questions pourront y être ajoutées. Je dis, il me semble... Parce qu'évidemment, à chaque fois, il va falloir développer des solutions alternatives, mais surtout parce que nous, nous commençons le travail en profondeur avec nos méthodes de travail. C'est-à-dire que nous avons commencé en constituant une commission. Mais je continue l'émission 1. Point numéro 2, la cartographie. La cartographie n'est jamais neutre. La cartographie administrative est toujours politique. Et il en est ainsi depuis l'Ancien Régime et son abolition par la Grande Révolution de 1989, où, dans le rapport CIS, on prévoit surtout comment faire en sorte que les départements ne correspondent pas aux diocèses. et que les communes ne collent pas avec les paroisses, car l'idée était de décrocher le système administrativo-politique de la principale source idéologique de l'époque, qui était la croyance religieuse. Donc ça a toujours été comme ça. Et c'est pas nouveau, nous c'est pareil. La cartographie doit correspondre à des réalités. Les éléments physiques... sont souvent aussi présents dans la détermination de la carte. Savez-vous que la moitié des départements français ont le nom d'une rivière ? C'est dire qu'il y a beau temps qu'on a compris le rapport qu'il y avait entre le cycle de l'eau et les cycles politiques et administratifs. avec un associé, M. Netanyahou, qui lui envoyait tous ses voisins. Et donc je ne vois pas pourquoi nous avions à le célébrer. Surtout après qu'il nous ait imposé, premièrement, 5% de notre PIB pour acheter des armes américaines, et deuxièmement, des taux de douane qui sont insupportables et qu'avec sa veulerie habituelle, l'Union européenne a accepté.
C'est pourtant à Versailles ou en marge de Versailles qu'a été signé l'accord de paix. au Moyen-Orient, entre l'Iran et les États-Unis. C'est là que ça a été annoncé quand même. C'est un moment important. – Et alors ? Ça valait peut-être le coup de le recevoir à Versailles pour que ça aboutisse à ça. Parce
que vous pensez que le fait d'être venu à Versailles a accéléré la paix ? – Peut-être. – Vous vous moquez de moi, non ? – Non, non, non. – C'est pour blaguer que vous dites ça. – Non, pas du tout. – Non, moi, je vais vous dire ce qui s'est passé. C'est tellement mal organisé que les Nord-Américains se sont retrouvés avec le papier avec une limite assignée, qu'à ce moment-là, il était à Versailles. Enfin, atterrissé, mon vieux. Vous ne croyez quand même pas qu'il suffit d'aller à Versailles pour qu'on arrête une guerre. C'est le contraire. Quand on va à Versailles, en général, on provoque des guerres.
Vous parliez de l'Iran. Des millions de personnes assistent en ce moment au funérail de l'ancien guide suprême Ali Ramenei, tué il y a 4 mois par une frappe israélo-américaine. L'Iran, à vos yeux, reste-t-il une menace pour le monde
Non, non, non, j'y crois pas une seconde. D'ailleurs, il ne l'était pas davantage auparavant. Tout ce que l'attaque illégale de l'Iran a produit, c'est un renforcement du régime qui bénéficie maintenant d'un prestige absolument inouï dans le monde. puisque l'Iran a vaincu tout à la fois Netanyahou et Trump. Par conséquent, c'est un très mauvais service que l'un et l'autre ont rendu à l'humanité universelle. Quant à la paix, je fais observer qu'aujourd'hui, c'est Netanyahou qui ne la respecte pas en massacrant les Libanais en masse et en continuant à tuer des Palestiniens en masse. Non, cette situation est très préoccupante. La principale source de désordre et de guerre... et le gouvernement de M. Netanyahou, avec les fascistes au pouvoir, et le fait que ce pays est armé nucléairement sans que personne ne lui demande jamais des comptes. Et je trouve tout ça très dangereux.
Sécheresse, incendie, la canicule laisse des traces, plus que jamais la maison brûle, les périodes de forte chaleur ne sont pas terminées, avec des conséquences sur l'agriculture et à terme sur l'ensemble de l'économie.
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Jean-Luc Mélenchon rassemble autant de soutien malgré les attaques médiatiques ? Ce livre décrypte la défiance populaire, la crise démocratique et le réveil citoyen en France. Résistance, le combat pour une nouvelle France maintenant à 9,99 euros au lieu de 14,99.
a été brûlé, j'ai tout perdu.
a des conditions météo très défavorables avec plus de 34 degrés de température, mais 20% d'humidité et surtout un vent avec des rafales à 70.
Ce plan a complètement séché avec les gros coups de chaleur entre ça puis les tomates qui prennent des... Des jolis coups de soleil.
Il n'y a plus d'eau. Il n'y a plus d'eau ici. C'est ce qu'on appelle une perte. L'eau a disparu.
Des premières restrictions d'eau sont en vigueur dans l'Aude. La sécheresse des sols atteint un record historique cette année. En tout,
96
départements concernés.
Un état d'autant plus inquiétant que nous sommes début juillet et qu'une nouvelle vague de chaleur est annoncée.
Certains professionnels sont concernés par les restrictions d'usage de l'eau. Comme ce garagiste qui a dû fermer sa station de lavage automobile.
'est normal qu'on fasse des économies d'eau, c'est certain. Après, à l'État aussi de nous laisser le temps de nous adapter pour nous mettre en vigueur des solutions accessibles financièrement aussi également.
températures ont dépassé de 3,8 degrés. Les normales de saison, c'est donc le mois de juin le plus chaud jamais
enregistré. 2025 décès supplémentaires. On trouve une augmentation de 91% de décès à domicile par rapport à la semaine précédente.
La canicule est politique, vous devrez en répondre. Il y aura une commission d'enquête et il y aura une censure. Vous n'êtes pas à votre place. Les morts, vous les avez sur la conscience. La politique que vous donnez...
Vous censurez à chaque fois le gouvernement. C'est lorsque le gouvernement prend une bonne décision pour le pays, pour l'intérêt général, pour l'écologie, que vous préfériez l'intérêt général à vos alliances électorales avec la France insoumise.
-Luc Mélenchon, la motion de censure déposée par les écologistes à propos de cette gestion de la vague de chaleur, soutenue par la France insoumise, sera débattue demain à l'Assemblée nationale. Vous, vous souhaitez que le gouvernement tombe sur cette question ? – Évidemment,
ou alors on décide que plus personne n'est politiquement responsable devant rien, ce qui est un peu la tendance de M. Macron, on provoque des élections, il ne reconnaît pas le résultat, on fait tomber deux gouvernements, ils continuent à faire comme s'il n'est pas… Donc ça peut être ça la tendance, mais là il y a une situation… de catastrophes politiques, car les conséquences de la canicule aujourd'hui ont une origine politique. Bien sûr, c'est la chaleur, mais c'est surtout le fait que depuis 2003, puisque tout à l'heure vous citiez la Maison Brûle, c'est du Chirac que vous citez, et c'est du Chirac 2003 et qui dit la Maison Brûle, on regarde d'ailleurs parce qu'il avait été effaré par ce qui s'était passé comme nous tous d'ailleurs. Et on avait voté à l'époque. qu'il avait été décidé, pardon, qu'un jour, Ferrier était supprimé pour financer l'équipement des EHPAD. Eh bien, nous sommes en 2026, 90% des EHPAD ne sont pas équipés, et cette journée ferrier qui a rapporté 3,5 milliards à l'État a disparu. Alors que si les choses avaient été faites en temps, nous aurions moins de mort aujourd'hui.
Donc, à vos yeux, il faut censurer le gouvernement, même, j'allais dire, dans cette période de crise, de crise écologique.
Non, mais c'est toujours l'argument. Alors avant, c'était le budget, tout à l'heure. Celui qui m'a précédé ici dit « Ah là là, ils n'ont pas voté le budget ». Ben non, on n'a pas voté le budget parce que justement tout le budget de l'écologie était en baisse ainsi que beaucoup d'autres. Donc si vous voulez, c'est jamais le moment de les sanctionner, c'est toujours le moment de les louer, les applaudir alors qu'ils sont malfaisants et inutiles. Vous avez entendu tout à l'heure un agriculteur vous dire le mot « décisif ». Si on nous avait donné du temps pour nous préparer. Nous avions le temps, nous avons le temps. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles je propose la constitution d'éco-région.
Alors on va s'arrêter là-dessus parce que c'est un thème que vous aviez déjà développé en 2022. Vous défendiez la constitution d'éco-région pour affronter le changement climatique. Avant d'entrer dans le détail, aujourd'hui, concrètement, qu'est-ce que ça changerait
? – Ah ben, à l'instant et à la minute ? – Oui, à l'instant. – Bien sûr, rien. Vous savez pourquoi ? Parce que je vais vous apprendre quelque chose de fondamental en politique. À part le temps court des chaînes d'information en continu et des préoccupations des journalistes, il y a le temps long. C'est celui de la nature, c'est celui du mouvement de la Terre autour du Soleil. Vous savez, ça prend un an, ça se fait pas en un jour, ça prend un an, et ainsi de suite. Je vous charrie un peu parce que c'est quand même incroyable qu'on en reste toujours à dire tout de suite, tout de suite, maintenant. Si nous avons des éco-régions, comme je le propose, et vous avez raison de rappeler que je le proposais à la dernière campagne électorale et qu'il n'y a pas eu moyen d'en parler, c'est-à-dire de la crise du cycle de l'eau, nous sommes là-dedans. Donc les éco-régions, ce que ça changerait, c'est précisément qu'on prévoirait, on organiserait pour l'eau, pour l'air, pour la fertilité de la terre, pour la santé publique, parce que beaucoup de maladies sont liées. à la dégradation de la condition écologique. Voilà pourquoi prévoir est une dimension indispensable de l'action publique. — Alors maintenant, soyons concrets pour être suspecteur qui nous regarde.
On a en ce moment en France 13 régions métropolitaines. Ça veut donc dire que les 13 régions disparaîtraient. Par exemple, la Bretagne disparaîtrait.
— Je ne crois pas que la Bretagne disparaisse jamais. Elle est là pour au moins quelques millénaires encore. Mais la région telle qu'elle est actuellement, oui. Peut-être pas tout à fait, parce qu'elle se trouve formée à telle qu'elle est aujourd'hui, tout un côté d'un bassin versant de la Loire, mais sans qu'on puisse l'agréger à la Loire. Si on l'agrégait à la Loire, ça serait la catastrophe, on retrouverait le Puy-en-Velay dans la même région que Brest, tout ça serait absurde. Donc cette région deviendrait une éco-région, mais c'est pas la première fois qu'on change le tracé, le nombre des régions. M. Hollande a lui tout seul échangé deux fois. Alors il n'a pas appliqué la première réforme, mais dans la deuxième, il faut voir de quoi sont chargées les régions. L'attractivité et la compétitivité des territoires en Europe, c'est-à-dire cette bataille productiviste absurde qui ruine notre pays comme tous les autres. Donc on en changerait le contour, on en changerait les attributions, et quoi de plus banal que de
faire ça ? Vous avez pointé du doigt quelque chose d'important, parce que vous dites que la dernière réforme, c'était François Hollande. Parce qu'effectivement, redécouper les régions... Politiquement, c'est pas anodin, c'est même une bombe. Est-ce que vous pensez que les présidents de régions, aujourd'hui, qui sont majoritairement les Républicains ou Parti Socialiste, laisseraient faire ?
— Je ne sais pas. Je pense que ce sont des bons citoyens qui sont préoccupés de l'intérêt général humain et que beaucoup d'entre eux, naturellement, pourront, quand il y aura des éco-régions, être candidats à les diriger. — Mais vous voyez bien qu'il y a un enjeu politique derrière. Moins de régions, moins d'élus, moins de tout ça. — Je m'en fous. Vous comprenez ? Vous comprenez ça ? Quand il y a plusieurs milliers de morts à cause de la canicule, quand les terres arabes sont brûlées... Quand on a une crise du cycle de l'eau, pardon de vous dire que le nombre d'élus de LR, d'UPS et même des insoumis n'est pas la question posée. La question posée, c'est que faisons-nous pour faire face à une situation que plus personne ne contrôle ? Et si on veut reprendre une capacité de contrôle, il faut ces éco-régions. Et ce sera, vous savez... — Très important, parce que ça sera sans doute l'une des plus importantes réformes que nous ferons les Insoumis si nous accédons au gouvernement de la France. — Alors
justement, on n'est pas loin de la présidentielle. C'est dans 10 mois le premier tour. Est-ce que vous considérez-vous aujourd'hui comme le candidat le plus écologiste
vais vous dire oui, parce que ça m'arrange. Mais je pense que tous les candidats sont écologistes, plus ou moins. Plus ou moins. Il y a des gens... Même à droite, même à l'extrême droite, partout. Mais tous se réclament de l'écologie. Donc discutons de ce qu'ils proposent, si vous voulez. Moi, quand j'entends M. Rotaillot dire bravement dans un meeting à la fois on est fiers d'être français, mais rejette une partie des Français, tous ceux de la Nouvelle-France, quand je l'entends dire il faut supprimer le principe de précaution et que je ne vois pas une personne pour dire mais ce type a perdu la tête. Le principe de prégaution, c'est Chirac qui l'a introduit dans la Constitution, après qu'on ait eu affaire à la crise de la vache folle. Est-ce que M. Retailleau considère que dorénavant, il n'y a plus aucun risque de crise de cette nature ? – Mais pour revenir à ce que vous disiez,
vous pensez qu'aujourd'hui, tout le monde parle écologie, dans
tous les partis politiques, tous les candidats. – Oui, donc il faut comparer les solutions, pas attribuer à quelqu'un à cause de son étiquette. Il faut écouter ce que chacun a dans son projet et regarder ce qui est le plus… conforme à l'intérêt général humain. Il faut se préoccuper des autres, c'est ça le sujet. Si on ne se préoccupe que de soi-même, de son score, de son nombre d'élus, on ne pense à rien, à rien de sérieux en tout cas, d'après moi.
— Depuis demain, en tout cas, vous êtes officiellement en campagne pour l'élection présidentielle de l'an prochain. Pour l'heure, à gauche, en dehors de la France insoumise, c'est plutôt un champ de bataille.
Dans 11 mois, la présidentielle avec une seule certitude, les dates du scrutin. 18 avril, 2 mai, lendemain du défilé syndical. Et ça, c'est déjà une question.
Si Emmanuel Macron imagine museler le mouvement social en mettant le deuxième tour au lendemain du 1er mai, il se met le doigt dans l'œil jusqu'au cou.
J'ai vu que M. Retailleau essaye de monter une polémique sur ce sujet. J'en ai déduit qu'il avait vraiment peur de notre présence au second tour de l'élection présidentielle.
D'ici là, au fil des saisons, les Français vont vivre au rythme du calendrier politique et chacun espère renaître au printemps. Proposition, candidat, sondage, à gauche, il en est un qui s'est bien installé dans le paysage pour sa quatrième candidature.
La primaire est finie ! Chez nous ! Qui avons gagné l'honneur de marcher en première ligne.
L'idée de la primaire s'éloigne. Les alliés d'hier s'interrogent. Faut-il ou non rallier Jean-Luc Mélenchon
Moi, je veux bien qu'on critique non-stop Jean-Luc Mélenchon. Je vais vous dire, c'est un programme de rupture. Il est le mieux placé aujourd'hui à gauche. Je voudrais au moins qu'on discute avec eux.
Discuter avec Mélenchon, c'est ce que veut aussi Philippe Poutou. Pour la première fois, le NPA va rallier la bannière LFI et ne présente pas de candidat au premier tour. Quant à la gauche, or LFI, elle cherche encore son héros, mais le pas encore candidat désigne ses adversaires.
Les Français ne veulent pas de la continuation des mêmes politiques avec les mêmes ministres, les mêmes visages, les mêmes méthodes, les mêmes coups de coque. Ils ne veulent pas non plus. J'en suis convaincu. Ils ne veulent pas non plus de Jean-Luc Mélenchon à l'Elysée.
rassemblement ne passera pas non plus par le Parti communiste. Fabien Roussel propose sa candidature.
'ai dit que j'étais prêt, si vous le décidiez, à mener ce combat avec vous, à vos côtés, une nouvelle fois.
comme un pied de nez au C carré de Jean-Luc Mélenchon, il rajoute.
Oui, je le dis, chez nous aussi c'est carré, mais en plus c'est démocratique.
Décidément, l'été sera chaud et le trafic vers l'Elysée très encombré, embouteillage prévu sur la file de droite comme sur la file de gauche.
Jean-Luc Mélenchon, avant de répondre à Fabien Roussel qui vous faisait réagir, d'abord sur les dates de la présidentielle. Premier tour 18 avril, second tour le 2 mai. C'est un choix de date, vous l'avez vu, qui fait débat. Est-ce que ça vous interroge aussi
Ça m'a fait sourire parce que j'ai bien vu ce que craignaient ceux de droite qui n'aiment pas cette date. Que va-t-il se passer le 1er mai ? Vous allez avoir, quelle que soit la situation, des milliers et des milliers de gens. dans la rue pour manifester le 1er mai leur adhésion aux idéaux sociaux qui sont ceux de la gauche et du syndicalisme. – Ce ne sont pas forcément des mauvaises dates pour vous ? – Moi, je ne dirais pas que c'est une mauvaise date pour nous. Je me souviens d'une manif du 1er mai qui avait lieu entre les deux tours de l'élection présidentielle en 2002. On n'arrivait pas à bouger tellement on était nombreux. C'était le deuxième tour Le Pen contre Chirac. Donc, pour ma part, mais je suis prêt à entendre d'autres arguments. Ça ne me dérange pas. J'espère que tout le monde sera preuve d'une discipline parfaite, car ce qu'attendent nos adversaires, c'est que ça se passe mal, évidemment. Je pense que c'est ça que M. Macron a dans la tête. Mais je pense que ça se passera bien, car les syndicats, autant que nous, sont capables... de bien en assurer la sûreté.
On a vu les divisions à gauche et en tout cas vos concurrents à gauche, en particulier Fabien Roussel, qui vient d'être élu il y a une heure à la tête du Parti communiste, dire « Moi, je vais être candidat et il est hors de question que je me retire ». Vous l'écoutiez tout à l'heure, ça vous faisait réagir.
Ça me déçoit pour moi, c'est de la tristesse. J'ai été le candidat du Parti communiste à deux élections présidentielles, 2012 et 2017. qu'ai-je fait depuis, qui me vaille d'une telle opprobre, autant de critiques, et je le dis avec douleur. Je n'ai pas accepté l'idée qu'il y a un passage dans leur texte d'orientation qui nous vise, qui est extrêmement grossier et insultant, et que 60% des mandats présents décident de voter ce passage, de refuser de le refuser. Un passage
dans lequel ? Oui, on
nous traite d'antisémite et du reste. Donc ça, ce sont les arguments de nos adversaires de droite. Je déplore que le Parti communiste en soit là. Et je suis obligé d'en prendre acte. Et par conséquent, c'est un sujet de tristesse pour moi. Car je le rappelle, si la dernière fois nous avions été unis comme les fois précédentes, j'eusse accédé au deuxième tour. Mais pardon, je tiens à y insister à cet instant et qu'on m'entende bien. J'ai raté le deuxième tour, virgule. Donc c'est Mme Le Pen qui y a été. Car on a annoncé Mme Le Pen avec 20 points d'avance sur moi, comme aujourd'hui entre moi et Bardella. Et à un cheveu près, elle a pu rester parce qu'il m'a manqué 400 000 voix. pour être présent au deuxième tour. Donc je le dis à tous ceux qui font des phrases. La question qui nous est posée, c'est d'éliminer dès le premier tour le Rassemblement national, si on est vraiment conséquent dans la lutte, et pas passer son temps à le donner comme gagnant avant même qu'il se soit présenté et qu'on connaisse son candidat. – Vous allez plus loin parce que vous
proposez aussi aux écologistes, mais aussi aux communistes, de former une nouvelle alliance populaire pour les élections législatives. Mais est-ce qu'il y a une condition notamment qu'il n'ait pas de candidat à la présidentielle pour pouvoir faire partie de cette alliance populaire ?
Je ne peux pas vous dire aujourd'hui où nous en sommes. Évidemment que nous préférons, nous préférerions une alliance en bonne et due forme avec le parti communiste, avec le parti écologiste. Cela va de soi. Dès la présidentielle ? Eh bien oui, pour pouvoir enchaîner avec la législative. Qui n'est pas candidat donc Ben non, attendez, je préférerais qu'il n'y en ait pas, ça va de soi, et qu'on soit alliés ensemble autour de ma candidature, dans la mesure où j'ai déjà gagné deux fois la primaire à gauche dans les deux élections présidentielles. Et là, bon, ça a l'air de se dessiner plutôt bien pour nous. Alors, le bon sens voudrait qu'ils aident, puisqu'ils sont tous à dire sur tous les tons qu'il y a un danger d'extrême droite abominable. – Mais ce n'est pas une
condition sine qua non à la nouvelle annonce populaire.
– Mais supposez que des élus… de l'un ou l'autre parti, décident de participer avec nous à la campagne présidentielle. On ne va quand même pas leur dire, écoutez, vous êtes coupable d'avoir des chefs qui sont lamentables. Nous ne voulons pas de vous. Nous voulons de tous ceux qui viennent nous aider à accéder au deuxième tour et à l'emporter au deuxième tour. On va retrouver Laurence Perron qui est une
des voix de France Inter. Rebienvenue sur le plateau Dimanche en politique. Bonjour Jean
-Luc Mélenchon.
Bonjour Madame.
Alors vous avez pris de l'avance par rapport à vos candidats, vos concurrents, que dis-je à gauche ? Il y a 10 mois encore de campagne à tenir. Qu'est-ce que vous créez le plus
Rien. Nous allons faire une campagne. Je peux vous dire laquelle. C'est une campagne qui va injecter... des thèmes et obliger tous les autres à en parler. Alors là, vous venez de me voir défendre une idée qui n'était pas présente dans le paysage. Les éco-régions. Mais auparavant, comme nous faisons une campagne d'équipe sur tous les fronts, nous avons introduit le thème de l'autonomie de la Corse en votant l'autonomie de la Corse. au Parlement et donc en aidant cette idée à passer. Et là, en ce moment même, vous avez Mathilde Panot et Bastien Lachaud qui sont en Kanaki Nouvelle-Calédonie. – En Kanaki, je ne vais pas vous laisser dérouler
tout le programme, mais voilà. – Non mais attendez, je ne vais pas vous parler.
Non mais attendez, madame, une campagne, vous posez une question, je vous fais une réponse. Une campagne électorale consiste à introduire des thèmes idéologiques et programmatiques. – Donc là, c'est l'anticolonialisme
avec la Kanaki. – Une campagne qui va commencer
avec un calendrier. – Avec un calendrier
très précis. Et ce calendrier va heurter aussi. Après-demain, la justice va trancher. Sur le cas de Marine Le Pen, vous l'avez affronté déjà trois fois. -ce que vous aimeriez l'affronter une nouvelle fois
Ce n'est pas une affaire de goût personnel. – Non,
non, c'est une manière de position. – Il y aura
une candidature du Rassemblement national et j'espère qu'on arrive à les battre dès le premier tour. Voilà mon calcul.
Mais lors du premier procès, vous aviez dit, ça n'est pas à la justice de décider. Quelle sera la physionomie de la fiche présidentielle
? Non, vous avez un mot de souvenir. J'avais dit qu'une décision immédiatement exécutoire et sans appel me paraissait être une façon d'agir qui n'est pas conforme à l'idée qu'on se fait. Aujourd'hui,
qu'est-ce que vous dites ? Attendez, je termine.
Les Français, on a l'habitude de méthode brutale, par exemple, qui n'existe pas chez nous, ce qui existe dans d'innombrables pays, qui s'appelle l'Abeas corpus. Il est interdit d'enfermer quelqu'un avant qu'il ait été condamné. Voilà ce que j'ai voulu dire. Et aussitôt... Un certain nombre de gens ont dit « Ah, il voudrait que Marine Le Pen… » Non, je dis simplement ce qui est. Je trouve qu'une peine exécutoire sans possibilité d'appel… – Là, c'est en appel. – Et on m'a dit « Oui, mais je sais bien… » – Donc, si elle ne peut pas se présenter… – Pardon, non, mais ne mélangez pas tout. La peine de Mme Le Pen est exécutoire aujourd'hui. Donc, peut-être que c'est en appel, mais en attendant, elle a déjà dû quitter son siège de conseillère générale. – C'est vrai. Donc parlons de ce qui est. C'est très bien, on peut sur un simple soupçon, c'est ce qui se fait dans les médias, quand quelqu'un est mis en cause ou mis en examen, il est traîné dans la boue le plus longtemps possible. Donc après-demain, si elle est condamnée,
elle est condamnée, et là ça ne vous posera pas de problème. Si elle est condamnée, et que c'est Jordan Bardella, qui prend sa succession, est-ce que vous ne crignez pas ? que ce qui fait votre force, c'est-à-dire la jeunesse, il ne soit un meilleur concurrent que vous vis-à-vis des jeunes.
Non, je pense que vous vous trompez beaucoup sur la jeunesse et que vous ne connaissez pas son état d'esprit. La jeunesse de notre temps, vous-même vous avez des enfants, donc vous savez de quoi je parle. La jeunesse de notre temps est infiniment plus mûre que celle de mon époque et même de la vôtre. Pourquoi ? Parce qu'ils ont tous pris conscience du danger qu'ils portent. sur la planète et sur leur propre vie intime, puisqu'ils savent tous que l'infertilité est en train de gagner du terrain. Donc vous ne craignez pas la concurrence de Jordan Bardella sur l'électoire à jeunes ne pense pas que ça se passe à l'âge parce que aujourd'hui c'est moi qui suis le mieux placé parait-il dans la jeunesse et c'est pas à cause de mon âge vous le connaissez je vais avoir 75 ans ce qui prouve que les jeunes gens ne se déterminent pas sur les apparences et je ne suis pas candidat à être leur copain je suis candidat à être président de ce pays peut-être que monsieur Jordan Bardella est lui candidat à autre chose mais moi non à ce pays et si Je préside ce pays, il y aura des éco-régions et les maladies qui résultent des mauvaises décisions politiques seront combattues fermement. Voilà ce que j'ai à leur dire.
Alors vos détracteurs disent, et notamment à gauche, que vous êtes le plus mauvais candidat pour pouvoir battre le RN au second tour.
Je salue la préscience électorale de mes détracteurs car si elle était aussi forte qu'ils le disent, ils devraient tous aller se pendre. Qu'est-ce que vous nous répondez ? – Qu'est-ce que vous leur
répondez quand ils disent ça ? – Mais
rien, c'est de la mauvaise guéguerre, je n'ai pas envie de me disputer avec eux, je n'ai qu'une chose à dire, si vous craignez qu'étant le candidat au deuxième tour, je vienne à être battu par un Jordan Bardella, ou Mme Le Pen, c'est que vous ne connaissez pas la France, notre patrie n'est pas un pays raciste. Elle n'est pas un pays suprême-assiste. Elle n'est pas un pays islamophobe. Et par conséquent, si je suis au deuxième tour, si j'aurais donc déjà peut-être réussi à éliminer le RN du premier, mais s'il est quand même là au deuxième, je le battrais. Je n'ai pas le moindre doute sur ce sujet. Et vous non plus d'ailleurs, parce que je vous connais tous un par un. Même quand vous n'êtes pas de mon avis, aucun d'entre vous n'est un raciste. Je le sais. Est-ce que les divisions à gauche vous aident en ce moment ? En ce moment, oui. Disons les choses comme c'est. J'ai deux propulseurs. Le premier qui vient, qui nous pousse, c'est notre audience de masse, qui s'est vérifiée à Saint-Denis. Et puis de l'autre côté, il y a le vide qui m'inspire. Donc ça accélère la fusée. Mais honnêtement, il va bien falloir qu'ils se décident à un moment ou à un autre à faire quelque chose d'utile, à part se battre entre eux. Vous mettez une date limite, éventuellement ? Par la force des choses. Disons que quand on va arriver au mois de novembre, nous, on va déposer notre programme et on ne va pas... commencer des palabres groupusculaires pendant des mois. Il s'agit de convaincre les Français, je le rappelle, parce qu'eux, ils confondent une élection avec leur congrès. Ils croient qu'ils bavardent entre eux et qu'à la fin, on lève la main. Non. – Donc s'ils vous rallient, il faut que ce soit avant novembre ? – Eh bien, il vaudrait mieux. D'abord, pour eux tous, s'ils doivent nous rejoindre, rallier, c'est un mot qui est excessif. La vérité, je vais vous le dire, c'est que je souhaite que ceux qui viennent faire campagne avec nous restent eux-mêmes. C'est-à-dire qu'ils développent leurs propres idées et qu'ils montrent comment. Compte tenu de leur point de vue, ils appellent à voter pour moi.
C
'est ça, faire une
dynamique. Merci, Laurence. Merci, Jean-Luc Mélenchon, d'avoir accepté notre invitation dans Dimanche en boutique. C'est le dernier, puisque c'est la fin de Dimanche en boutique, qui ne reviendra donc pas à la rentrée. On va vous regretter. Ah bon ? C'est ce que disait le ministre tout à l'heure aussi, mais il y a eu le générique qui est passé, donc on ne l'a pas entendu. Moi, je le dis, je ne parle pas pour le
ministre, parce qu'il est très mauvais, mais je parle pour moi-même.
Mais si tout le monde le dit, c'est tant mieux. Merci, en tout cas.
-Luc Mélenchon est l'une des figures les plus marquantes de la vie politique française depuis plusieurs décennies. Fondateur de la France Insoumise, il défend une vision fondée sur la justice sociale, la souveraineté populaire, la planification écologique et l'indépendance de la France sur la scène internationale. Pour lui, la politique ne consiste pas seulement à gérer le présent, mais à préparer l'avenir. Il affirme que les grands défis du XXI siècle, notamment le changement climatique, exigent une transformation profonde de notre modèle de société. Jean Jaurès écrivait, le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel. Une pensée qui rappelle que les grandes ambitions politiques doivent toujours s'appuyer sur les réalités du monde. Mélenchon défend également l'idée que la démocratie ne peut vivre sans la participation active des citoyens. Cette vision rejoint celle de Jean-Jacques Rousseau, pour qui la souveraineté appartient avant tout au peuple. Albert Camus rappelait enfin, la vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent. Une réflexion qui invite chacun à agir aujourd'hui pour les générations futures. Au-delà des débats et des controverses, Jean-Luc Mélenchon demeure une personnalité incontournable dont les idées continuent de nourrir le débat public et de façonner une partie importante de la gauche française.
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