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Merci beaucoup d'accorder à BFM TV votre premier grand entretien de rentrée. Ici depuis la foire de Chaloux en Champagne. C'est la cinquième fois je crois que vous venez ici. L'un des plus grands rendez-vous agricoles de France. On était d'ailleurs ici l'année dernière ensemble. Cette année la météo malheureusement est un peu plus capricieuse. Mais la pluie arrive et c'est une bonne nouvelle pour les agriculteurs. Parce qu'on le verra ensemble. Le climat, ses conséquences, ses professionnels. On a payé un très lourd tribut et s'inquiète. On y reviendra. Il y aura aussi évidemment du budget à venir, du programme économique du RN, de ses appels aussi de vos opposants à la désobéissance civile. Si le RN venait à emporter l'élection présidentielle, beaucoup de questions à aborder ensemble ce soir. Parce que cela fait plus d'un mois et demi, Jordan Bardella, que l'on ne vous a pas vu, que l'on ne vous a pas entendu. Est-ce que c'était finalement le délai nécessaire dont vous aviez besoin pour digérer l'après 7 juillet ?
je n'ai pas eu besoin de digérer. Nous avons l'an dernier beaucoup travaillé pour préparer cette rentrée sans savoir qui porterait les... couleur du Rassemblement national lors de l'élection présidentielle. Marine Le Pen a toujours dit que si elle pouvait être candidate à l'élection présidentielle, elle porterait les couleurs du Rassemblement national. Et j'ai toujours accepté cet équilibre des choses tout en devant, bien sûr, me préparer en cas d'empêchement de ce qui est notre candidate naturelle à l'élection présidentielle. Et Marine Le Pen a pris la décision de se pourvoir devant la Cour de cassation. Par conséquent, de retrouver sa présomption d'innocence. Et donc, moi, naturellement, je vais l'accompagner. Ça, je l'entends,
Jordan Bardella. Pour
vous répondre, sur l'été, beaucoup travailler, beaucoup réfléchir. Mais vous vous êtes projeté quand même. J'ai aussi beaucoup écrit et je publierai au mois de novembre. Un nouveau livre dans lequel je partagerai un certain nombre de choses avec les Français, comme je l'ai toujours fait au travers des deux précédents livres que j'ai écrits. Et dans lequel je dirai aussi quelles sont les mesures qui m'apparaissent nécessaires de porter, de mettre en place pour redresser notre pays si demain les Français nous accordent leur confiance et que je deviens chef du gouvernement.
On reparlera d'ailleurs de ce troisième livre, ce titre, je vous interrogerai là-dessus. Un livre d'ailleurs que vous ne deviez écrire que si vous étiez candidat. Ça c'était les plans initiaux qui ont visiblement changé. Quand même, qu'est-ce qui vous a traversé devant votre écran de télévision quand vous avez appris ce qu'il advenait en appel de Marine Le Pen, quand vous avez compris qu'elle se pourvoirait en cassation et donc qu'elle pourrait être candidate parce que ça suspendait la peine ? Une désillusion, c'est entendable et humain. Est-ce que ça, vous pouvez nous le dire ce soir ? On est peu à être regardé, on est juste entre nous.
Je me suis préparé avec toute la gravité et la responsabilité qu'une telle tâche impose. aurait pu imposer si j'avais dû me retrouver dans la situation d'être candidat à l'élection présidentielle et si Marine Le Pen était frappée d'une peine profondément injuste qui l'aurait écartée alors même qu'elle est donnée favori dans l'intégralité des sondages pour cette élection présidentielle. Mais vous savez... A la rigueur, ce que je peux ressentir, ou ce que j'aurais éventuellement pu ressentir, n'a absolument aucun intérêt. Nous nous battons pour la France. Vous êtes sûr ? Nous nous battons pour les Français. Mais vos militants
aussi, et on l'entend aussi, certains expriment une forme de déception, que ça ne soit pas vous. D'abord, je
vous rassure, je serai là. Et je serai là et je mènerai évidemment campagne aux côtés de Marine Le Pen. Et je me prépare et je vais me préparer cette année à être le prochain chef du gouvernement. Je me permets d'insister juste.
Qu'est-ce qui vous a traversé encore une fois l'esprit ? On vous a vu à ses côtés le lendemain, le 8 juillet à la flèche. Et on a beaucoup glosé sur votre attitude, sur votre visage, sur vos expressions. Fantasmes journalistiques et commentateurs, ou franchement, vous étiez là sans être franchement là. Vous avez d'ailleurs eu sept mots, ces mots. C'est ni un soulagement ni une déception qui ont un peu fait tiquer dans les marinistes. Vous allez vous dire quoi ?
Madame, extrêmement clair. Il y a, entre Marine et moi, une relation affective et politique extrême. forte je sais ce que je lui dois je me suis engagé en politique pour avoir élue présidente de la république française elle m'a accordé au cours de ces dernières années et les français le savent bien sa confiance et des responsabilités importantes que j'ai toujours assumé avec la plus grande gravité avec le plus grand sérieux maintenant pour être tout à fait clair toute forme d'humeur contrariée de ma part serait contraire au sentiment qui me domine et qui m'a toujours dominé ça
n'a pas savoir que
notre pays mais La vie politique française est dévorée par les ambitions personnelles. Et je ne serai jamais de ces responsables politiques, surtout pas dans la période actuelle, qui font primer leurs ambitions personnelles, leur égo, leur ressentiment,
au détriment de l'intérêt de
la France. Mais l'ambition, elle est parfaitement saine. Et j'ai l'ambition d'exercer des responsabilités. Et c'est la raison pour laquelle je me suis préparé à exercer des responsabilités. Je vais continuer à le faire tout au long de cette année. Marine Le Pen a aujourd'hui entre ses mains, par sa décision et par aujourd'hui, si j'en crois, les estimations dans les intentions de vote, une responsabilité importante sur ses épaules, à savoir le destin de notre pays, le destin des Français. ma responsabilité et mon devoir d'homme politique, soucieux de ce que deviendra la France dans les prochaines années, soucieux de ce que sera la politique française et le quotidien des Français dans les prochains mois, d'être à ses côtés. C'est mon devoir, c'est ma responsabilité. Et que nos détracteurs et nos adversaires ne comptent pas sur moi pour faire preuve de déloyauté ou pour placer ce qui serait, ou dans la supputation d'un certain nombre d'observateurs, une ambition contrariée au-dessus de la France et au-dessus de l'unité de notre parti. Encore une fois, ça a été convenu ainsi et donc je respecterai ma parole et je ferai campagne à ses côtés. Le
deal de départ, en effet, respecté en l'état. Vous parliez de vos adversaires. Marine Le Pen reste présumée innocente puisqu'elle s'est pourvue en cassation, mais elle a été condamnée à deux reprises. Deux reprises en première instance et en appel. Est-ce que vous n'avez pas peur que plane tout au long de cette campagne présidentielle cet argument qui vous reviendrait finalement en... En boomerang du parti, vous le savez, main propre, tête haute, qui était le slogan de Marine Le Pen il y a encore quelques années et qui l'est sans doute encore, mais que ça plane et que ça vous revienne finalement en pleine figure.
Mais d'abord, Marine Le Pen et le Rassemblement national sont présumés innocents. Je sais qu'on a un petit peu de mal avec les principes de droit. Et je l
'ai rappelé en tout début de ce questionnement. Lorsqu'il s
'applique au Rassemblement national, Marine Le Pen a décidé de se pourvoir en cassation. Elle est donc présumée innocente. Elle va utiliser cette procédure devant la cour de cassation qui aura lieu dans les prochains mois pour démontrer son innocence, pour démontrer sa bonne foi et pour démontrer que le désaccord administratif qui nous oppose au Parlement européen, encore une fois, je rappelle que dans cette affaire, Il n'y a pas d'enrichissement personnel, il n'y a pas d'emploi fictif. On reproche à des assistants
parlementaires. Mais vous continuez d'appeler ça...
d'avoir fait de la politique. Il y a beaucoup d'autres partis politiques qui sont concernés par une telle procédure. Le Modem et l'ex-majorité d'Emmanuel Macron, la France insoumise, dont l'affaire a été totalement, comme par hasard d'ailleurs, envoyée dans les limbes du calendrier judiciaire, sont aussi concernés par une telle procédure. La réalité, c'est que tout sera mis en œuvre pour nous empêcher d'arriver au pouvoir. Et ce qui compte, et c'est ma seule obsession, ce n'est pas le passé, c'est le futur. Ce sont les angoisses de nos compatriotes. Et en réalité, les Français ont aujourd'hui en cette rentrée deux questions. Que vont-ils devenir ? Quelles vont être leurs fins de mois ? Quelles vont être leurs conditions de sécurité lorsqu'ils sortent dans la rue, dans l'espace public ? Et ce que deviendra leur pays ? Et parce que j'ai à cœur de contribuer au redressement de mon pays, je m'engagerai de toutes mes forces dans cette... campagne et dans cette bataille. Et je ne serai jamais de ceux qui font primer leur ambition, leur égo par-delà l'intérêt général.
Et on reviendra en longueur sur ce que le RN propose pour cette élection présidentielle. Juste un mot de calendrier, la Cour de cassation s'est engagée à rendre sa décision avant le premier tour, s'il advenait ? que Marine Le Pen doivent porter un bracelet électronique juste avant le premier tour. Vous dites quoi ? Vous êtes le plan B où elle fera campagne jusqu'au premier tour avec un bracelet ?
Peu importe. Pardon, mais avec des scies, on remet Paris en... En bouteille.
En effet.
Et donc nous allons attendre de voir ce que décidera la cour de cassation. Mais pour l'instant, nous sommes présumés innocents et nous comptons bien démontrer, et Marine Le Pen la première, sa totale innocence dans ce qui nous est reproché.
Depuis le début de cet entretien, je suis saisie, ça ne me surprend pas, mais de votre loyauté totale vis-à-vis de Marine Le Pen à qui vous dites que vous devez tout. J'aimerais qu'on s'attache à votre relation tous les deux aussi. Vous n'étiez pas assez coté au MEDEF jeudi. sa rentrée médiatique, ça a suscité des commentaires. Il faut y voir juste une question d'agenda, rien d'autre.
Je veux bien que vous utilisiez maintenant, et ça va être un peu le jeu, le moindre mot. qui n'est pas dit exactement de la même manière... Ça va durer 8 mois, encore
8 mois.
Ça a déjà commencé, et rassurez-vous, nous sommes tous les deux rodés, et nous avons avec Marine l'expérience de cela. Nous sommes un tandem et un duo, mais nous ne sommes pas un couple. Par conséquent, nous avons aussi chacun nos agendas politiques respectifs, et il se trouve qu'en fin de semaine... Et au cours de cette semaine, je travaillais sur mon livre que je suis en train d'achever. Et en l'occurrence, si je ne me suis pas rendu au MLS, c'est parce que je préparais l'émission que nous sommes en train de réaliser ensemble.
Et j'en suis ravie, je suis ravie que vous accordiez cet entretien à BFM TV. Pas une feuille de papier à cigarette, c'est ça l'expression consacrée. Vous dites, vous n'êtes pas un couple, vous n'êtes pas des clones non plus. Vous avez eu cette expression, je le dis, un parti sans discussion et des chefs entourés de silence, ça n'existe pas. C'est aussi comme ça que cette campagne va être co-construite avec Marine Le Pen. Vous aurez des arbitrages à gagner, on reviendra sur les retraites, on reviendra sur la ligne tranchée par Marine Le Pen. vous ferez entendre votre voix qui n'est pas toujours celle de Marine Le Pen ? C'est comme ça que vous envisagez les choses ?
D'abord, l'essentiel nous rassemble. Mais vous avez eu raison de rappeler que... Et dans l'essentiel,
il y a aussi des choses sur lesquelles vous n'êtes pas d'accord ? Je n
'ai aucun tabou et on pourra rentrer, si vous le souhaitez, dans le détail, dans un certain nombre de sujets. Mais il est naturel que nous ayons chacun nos caractères. Nous sommes de deux générations différentes. Nous avons des parcours qui sont différents. Et nous avons parfois, c'est vrai, des sensibilités, des mots, des formulations qui peuvent différer. Je veux dire, au-delà de tout ça, ce qui nous rassemble, c'est notre amour profond de notre pays. Moi, je fais de la politique avec l'idée sincère et véritable de servir mes compatriotes, de servir mon pays et de placer la destinée de la France au-delà de toute haute considération. Et par conséquent, l'amour puissant et extrêmement viscéral que nous avons pour notre pays, la France, prime sur toute... ou sur toute sensibilité qui est naturelle. En quelques années, le Rassemblement national est devenu la maison commune de millions de Français. Nous sommes aujourd'hui, d'après les intentions de vote, en capacité, dans quelques mois, de fédérer au second tour de l'élection présidentielle, de la 6e... Septième puissance économique mondiale, plus d'un Français sur deux. Il est naturel qu'y compris au sein même de nos électeurs, il y ait des sensibilités différentes. Il y ait des gens qui pendant très longtemps ont pu voter pour d'autres partis politiques, ont pu voter pour les Républicains, pour l'UMP. Certains mêmes électeurs dans des territoires ouvriers peuvent venir de la France. Et ça justifie entre vous et elles des approches
de fait parfois différentes.
Mais on n'est pas des clones. C'est naturel qu'à la marge, certains mots, certaines formulations ne soient pas dites de la même manière. Mais nous construisons ce projet de redressement de notre pays. Vous savez que je me suis engagé ces derniers mois sur les enjeux économiques et budgétaires notamment parce que je crois que des milieux économiques de nos artisans, de nos commerçants, de nos entreprises, de nos industriels, de nos agriculteurs et de nos éleveurs qui sont aujourd'hui en très grande souffrance et que je suis venu rencontrer et soutenir ici à cette foire agricole de Chalon renaîtra. la prospérité de notre pays. Nous avons besoin donc d'une économie robuste et Emmanuel Macron a considérablement affaibli l'économie française et a mis l'État français sur le plan budgétaire en faillite. Et donc il est naturel que nous nous engagions sur ces sujets. Je sais aussi les caricatures qui peuvent... habiter le programme du Rassemblement national. Donc nous allons avoir au cours des prochains mois le temps de discuter, le temps de l'expliquer et j'y prendrai toute ma part. Et ce pourquoi je me bats et je me suis toujours battu ces derniers mois et ces dernières années, eh bien je continuerai de le faire.
C'est intéressant que vous disiez, je m'attache notamment et je me concentre notamment sur le programme économique. Vous l'avez travaillé ces derniers mois aux côtés d'un homme inconnu du grand public. conseiller économique du parti, qui ne l'est plus désormais, un certain François Durvie, qui ne participera donc pas à la campagne de Marine Le Pen. Encore une fois, aux téléspectateurs qui nous regardent, je pense qu'ils n'ont jamais vu sans doute son visage. Mais ça dit quand même quelque chose de ce qui est en train de s'installer dans votre parti, de ce qui se met en place après la confirmation de la candidature de Marine Le Pen. Il dénonce des orientations du programme pas assez libérales à son goût. Il a fait ce pont entre ses grands patrons et votre parti que vous avez rencontré ces derniers mois. Marine Le Pen le dit au milieu. J'ai souhaité son départ. Vous dites que c'est un choix personnel. Où est la vérité entre les deux? Il a claqué la porte ou vous avez... Marine Le Pen a souhaité qu'il parte tout simplement.
Mais n'y voyez pas ma liste sur les sujets politiques. Mais il y avait une
volonté de clarifier. Oui, mais j
'ai porté ces derniers mois ce qui a pu être considéré comme une sensibilité plutôt pro-entreprise, pro-croissance, sur la nécessité de créer des ponts avec les milieux économiques. Et ces enjeux-là seront aussi au cœur de notre programme. Et ils seront en tout cas au cœur du programme. que je conduirais si demain je suis chef du gouvernement. Mais Marine Le Pen ne souhaitait pas qu'il
fasse partie de cette campagne.
Il serait un peu trop long de vous expliquer les coulisses. Mais entre nous, est-ce que la
rumeur, est-ce qu'il s'est écrit sur le fait qu'il vous aurait conseillé le 7 juillet de descendre devant les caméras et de dire je suis candidat malgré tout est une des raisons de l'explication. Certains y ont vu une vraie déloyauté.
Ce que je peux vous dire c'est que cette décision lui appartient, c'est une décision... qui lui est propre. C'est une décision qui est personnelle et qui n'est pas politique.
Que vous regrettez ?
Et ça fait partie des vicissitudes d'une campagne électorale. Je l'ai dit ce matin, lorsque vous portez une organisation humaine, une entreprise, un parti politique, une rédaction, vous avez parfois des gens qui vous rejoignent. Et parfois des gens qui partent. J'imagine que sur BFM TV, en cette rentrée, de nouveaux talents vont vous rejoindre et d'autres vont vous quitter. Ça fait partie des vicissitudes de la vie. Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que nous avons besoin d'un projet de redressement de la nation qui soit résolument tourné aussi vers la relance de la croissance, la relance de l'économie française. Et Marine en a parlé il y a quelques jours au MEDEF. Nous entendons mener une grande opération de nettoyage des finances publiques. 125 milliards. le plus grand plan de réduction, de gaspillage et de mauvaise dépense publique qui n'a jamais été présenté à hauteur... merci de le préciser, de 125 milliards d'euros d'ici à la fin du quinquennat et qui doit nous permettre de redonner du sens à la façon dont l'impôt est collecté. Les Français, les contribuables Français, les travailleurs Français ne supportent plus d'assumer sur leurs épaules non seulement les efforts de tout le monde, mais de voir ponctionner une très grande partie de ce qu'ils gagnent par les fruits de leurs efforts, de leurs mérites et de leur travail pour un État qui n'arrive plus à contrôler la dépense publique, qui gaspille de l'argent. qui accordent des subventions à des États étrangers qui n'en ont pas besoin, qui suppriment des postes de police, qui suppriment des moyens à nos soignants, qui suppriment des hôpitaux, notamment dans la ruralité. Beaucoup des contribuables se demandent où passe leur argent. Et nous, nous venons leur dire, parce que nous avons fait ce travail à l'Assemblée nationale extrêmement... pointus autour de Marine Le Pen, autour de Jean-Philippe Tanguy sur les questions budgétaires et de beaucoup de députés du Rassemblement national pour aller traquer la mauvaise dépense publique et pour faire en sorte que si demain nous gagnons les élections, nous puissions rendre aux Français les fruits de leur argent. Et ma première décision, si je suis chef du gouvernement au printemps, sera de supprimer une myriade de 120 taxes et impôts à très faible rendement. C
'est une annonce que vous nous faites ce soir
? que je vous fais.
120 taxes que vous avez
listées. Taxe totalement délirante sur le ski de fonds, sur les vidéogrammes, sur la collecte de l'eau. Nous devons, et il est plus que vital aujourd'hui pour l'économie française, de mettre fin à l'hystérie fiscale qui s'applique sur la France du travail. Et donc notre politique économique, et je tiens à la rappeler aux chefs d'entreprise, elle sera extrêmement simple et elle suivra une boussole. Ce sera celle du gouvernement que j'aurai à former. Moins de dépenses et moins d'impôts.
On va y revenir aussi. Et des annonces du Premier ministre parce qu'il y a... avant l'élection présidentielle, un budget aussi à faire voter, le budget 2027, qui s'annonce en exercice on ne peut plus périlleux. J'aimerais vous entendre sur les déclarations de Sébastien Lecornu. Vous le dites encore, vous projetez en tant que chef du gouvernement, vous l'avez redit, c'est un ticket. Marine Le Pen à l'Elysée, si elle est élue, et donc vous de fait à Matignon. Marine Le Pen qui avait dit, avant de savoir si elle pourrait ou non être candidate, que vous ne seriez pas un candidat. sous tutelle, ça vaut aussi dans cette configuration ? Vous pourrez prendre vos propres décisions, vos propres orientations
Et je vais même vous faire une deuxième confidence. Marine et moi sommes extrêmement proches sur le plan politique, sur le plan du combat politique. Et nous avons aussi... Contrairement à beaucoup d'autres responsables politiques, l'intelligence est la finesse d'esprit d'être capable de discuter entre nous d'un certain nombre de choses, y compris parfois lorsqu'on a des désaccords. Ça arrive très rarement, mais ça peut arriver, avant d'en faire l'étalage sur la place publique. Et je pense que la situation dans laquelle se trouve notre pays nécessite, et c'est aussi précisément l'esprit de ce qu'a proposé Marine Le Pen, ce duo, ce ticket. Marine pour présider notre pays, moi-même pour la gouverner et pour conduire l'action du gouvernement. Et compte tenu de l'immensité de la tâche qui nous attend, parce qu'on ne va pas se mentir, tout est par terre, l'économie est par terre, les finances publiques sont par terre, l'agriculture est en très grande souffrance, la santé est par terre, la sécurité n'est plus assurée. Nous aurons sur le bureau à Matignon et à l'Elysée l'intégralité des factures. Il n'y aura pas trop de deux bureaux que pour traiter ces problèmes et pour offrir aux Français une alternance qu'ils n'ont jamais eue depuis 40 ans.
Avec des scies, on peut mettre Paris et Mouteille. Mais si vous remportiez... Marine Le Pen remportait l'Elysée au mois de mai prochain. Est-ce que l'une de ses premières décisions serait de dissoudre l'Assemblée nationale
Bien sûr.
Bien sûr. Ça ne fait aucun doute.
D'abord, ça nécessitera une action, c'est vrai, du président de la République, que ce soit d'ailleurs un président élu du Rassemblement national ou de tout autre mouvement politique, puisque la dissolution fait courir. Le mandat a démarré par définition en 2024 et fait courir le mandat pour une durée de 5 ans. Donc il faudra nécessairement dissoudre l'Assemblée nationale. Et nous souhaitons organiser, et je vous le confirme ce soir, très rapidement, un référendum sur l'immigration qui permettra aux Français de trancher très vite. Ce sera une
de vos premières décisions politiques. Avec
une
question ce soir que vous pouvez nous donner. Nous
allons soumettre aux Français un texte, un projet de loi qui leur conviendra. d'approuver par référendum. Dans ce texte de loi, il y aura l'ensemble des dispositions juridiques, administratives, politiques et sociales pour permettre au peuple français de reprendre le contrôle de l'immigration. Nous leur proposerons la suppression. Du droit du sol. Nous leur proposerons... Surtout
le territoire national, et pas uniquement à Mayotte, par exemple. Non,
non, oui, madame. La suppression... Le droit du sol est une exception en Europe. Vous avez beaucoup de pays, comme l'Italie, par exemple, qui n'ont pas le droit du sol. Et ce sont des grandes démocraties qui se portent très bien. La suppression pure et totale,
pas uniquement liée à une condition de durée sur le territoire français ?
La suppression du droit du sol. L'expulsion systématique des délinquants et des criminels étrangers. La priorité nationale donnée aux Français dans les aides sociales. Nous devons mettre fin aux abus du modèle social français. Les dépenses sociales, c'est un tiers de la dépense publique. Nous ne pouvons pas tenir aujourd'hui dans un modèle économique où une trop petite minorité de Français qui travaillent porte sur leurs épaules les efforts de tout le monde. Donc nous limiterons les abus du modèle social français en réservant notamment les prestations sociales aux citoyens de nationalité française. expulseront également les délinquants et criminels étrangers. Et je l'ai dit, nous ferons en sorte que l'asile soit traité dans les ambassades et consulats des pays de départ, parce qu'aujourd'hui l'asile est devenue une filière d'immigration à part entière. Et enfin, nous leur permettrons de reprendre le contrôle de nos frontières. J'ai été, comme beaucoup de Français, extrêmement inquiet des images de Ceuta, cette enclave espagnole en territoire marocain qui a été en quelques heures envahie de... dizaines et dizaines de milliers de migrants dans cette petite enclave espagnole qui sont venus semer le désordre, le chaos face à l'impuissance des pouvoirs publics. Beaucoup ont
retrouvé le chemin du Maroc aussi. Tous les 60 000 personnes. L'île était
devenue le Maroc en l'espace de quelques minutes. difficile de faire la différence, mais voyez bien que ces images, elles seront le futur de l'Europe si on ne reprend pas le contrôle de nos frontières. Je me suis rendu il y a quelques semaines en Pologne à l'invitation du président polonais. Nous sommes allés à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie et on voit à quel point, à toutes les portes d'entrée de l'Europe, du territoire et du continent européen, l'immigration est devenue une arme diplomatique utilisée par des États étrangers pour faire pression sur les nations européennes. Et il est temps de se protéger et de maîtriser notre immigration.
Du calendrier, de la mise en œuvre. Vous dites référendum sur l'immigration immédiatement. Ce serait quoi ? En même temps que des législatives organisées après dissolution ? Est-ce que tout ça a une forme de forme dans votre esprit ? Calendaire j'ai envie de dire.
Nous sommes en train d'y travailler. Je souhaiterais que ce référendum puisse avoir lieu lors du premier tour. des élections législatives pour permettre aux Français, d'abord pour en limiter les coûts, parce que vous permettrez aux Français en entrant dans le bureau de vote de voter à la fois pour la majorité qu'ils nous donneront, je l'espère, et en même temps pour ce choix sur l'immigration qui engagera l'avenir de la nation et dont on voit bien aujourd'hui que tous les records ont été franchis. Je veux dire l'immigration, déséquilibre les grands équilibres de la société française, menace notre sécurité, menace nos comptes publics sur les 500 000 personnes qui entrent chaque année de manière légale dans nos... pays vous en avez simplement 50 mille qui ont un contrat de travail et donc 450 mille autres qui demeurent à la charge du contribuable français et la collectivité donc tout cela n'est plus possible et donc il est temps de remettre de l'ordre dans notre pays et si je suis chef du gouvernement demain et si marine le pen est présidente de la république nous remettrons de l'ordre nous remettrons de l'ordre dans les comptes de la nation nous remettrons de l'ordre dans la gestion de l'état et nous remettrons de l'ordre dans nos frontières et dans notre politique sécuritaire
je vous entends décliner cette annonce donc ce soir que vous faites à l'antenne de bf FMTV, de ce référendum sur l'immigration que vous organiseriez donc en premier lieu. Si vous arriviez encore une fois à l'Elysée, par ce type de déclaration, le droit du sol, la priorité nationale, vous avez opéré une opération de forme de dédiabolisation. Vous revenez là quand même aux fondamentaux de ce que sont le Rassemblement national. Vous n'avez pas peur une nouvelle fois qu'une partie, ce ne sont pas de vos électeurs, mais de gens qui pourraient à droite, être tentés par l'ERN, se disent ça va peut-être un peu trop loin. peut-être un peu trop
Madame, pardon. Je ne parle pas à la place des sondeurs, mais s'il y a bien un sujet qui rassemble les Français et qui met tout le monde d'accord, c'est la question de l'immigration. Il n'y a pas un autre
sujet,
entendez-moi bien, où autant de Français pensent la même chose. La suppression du droit du sol, j'ai plus les derniers chiffres, il faudrait regarder les sondages, mais je pense ne pas me tromper en vous disant qu'il y a au moins 60 à 70% des Français qui souhaitent la suppression du droit du sol. Donc, ce qui est certain. C'est que si les Français veulent le changement, ils l'auront. Et moi, je veux dire aux Français qu'ils ont cette occasion historique de changer le cours de l'histoire et de changer leur quotidien. La politique qui sera menée à partir du printemps aura des conséquences sur l'avenir du pays. Et l'occasion de changer, l'occasion de faire renaître notre pays n'arrivera pas deux fois. Donc, si nous accédons demain aux responsabilités... Il est certain que ce n'est pas pour faire comme les autres. Moi, je ne me lève pas le matin, madame, en me disant que je veux faire de la politique pour gérer le déclin, pour gérer la faillite. Et dans l'histoire de notre pays, dans la grande et belle histoire de France, le déclin est souvent venu d'en haut et le sursaut est souvent venu d'en bas. Alors je dis aux Français, reprenez votre destin en main et mobilisez-vous dans le cadre de ces élections présidentielles et législatives.
Avant d'en venir aux questions budgétaires, je le disais, Sébastien Lecornu s'est exprimé notamment chez nos confrères du Parisien. Si vous arrivez à Matignon, vous serez alors le chef d'une majorité. Mais on s'interroge de quelle majorité serez-vous le chef ? Un peu plus d'une centaine de députés, si on compte aussi votre alliance avec Éric Ciotti ? Vous avez toujours défendu la main tendue à droite, l'union des droites. Ce que Marine Le Pen, sur quoi Marine Le Pen est beaucoup moins enclin, est-ce que vous allez arriver à infuser l'idée qu'il faut aller plus large finalement dans ce rassemblement que vous appelez de vos voeux ?
Oui, bien sûr. J'ai toujours été habité par l'idée du dépassement. Je veux dire, on ne gagne pas une élection présidentielle en France et on ne gagne pas accessoirement une élection législative. On ne constitue pas une majorité derrière uniquement. avec ses propres soutiens, ses propres partisans. L'ADN de notre démocratie, de la Vème République, c'est le rassemblement et c'est le dépassement. J'ai toujours assumé qu'il y avait au sein du... du peuple de droite, tout un électorat qui était aujourd'hui orphelin d'un leader d'un projet et d'une incarnation et qui ne se retrouve pas dans la personne de M. Retailleau, dont on sait qu'il n'est pas un candidat sérieux à cette élection présidentielle. Il
n'est pas un candidat sérieux.
Pourquoi ? Parce qu'il ne passera pas Noël. Et que, je vous le signe ce soir, Bruno Retailleau se retirera pour soutenir Edouard Philippe. Parce qu'il ne pourra pas se maintenir. Et quand on a été ministre d'Emmanuel Macron... Est-ce que vous avez des discussions
par exemple avec lui ?
Mais je déplore qu'il ait été ministre d'Emmanuel Macron. — S'il n'avait pas été ministre de
l'intérieur d'un gouvernement d'Emmanuel Macron, vous auriez pu anticiper ou, j'ai envie de dire, lui tendre la main ? Ça aurait pu faire partie vos plans politiques ? —
Mais je continue à tendre la main. Et si demain, Bruno Retailleau et l'ensemble du parti LR décident de ne plus être la béquille du macronisme ? Et de prendre conscience que les électeurs qui votent aujourd'hui pour ce parti politique désirent la paix fiscale, désirent la défense de l'identité française, la maîtrise de nos frontières, le soutien du pouvoir d'achat, le soutien à la France qui travaille, à nos entrepreneurs, à nos artisans, à nos commerçants, le redressement de l'école. Ils savent très bien que ce parti politique-là n'est pas en capacité de gagner l'élection. Donc naturellement, je leur tends la main. Est-ce que vous arrivez à convertir
Marine Le Pen sur ce point ? Elle n'y est pas favorable. Il ne croit pas, elle dit, il ne faut pas ouvrir à la droite, il faut ouvrir à tous les Français. Je ne crois pas à cette union des droites, je crois à l'union des Français. Marine Le Pen, il y a seulement quelques mois.
Oui mais pardon, je vais me faire son avocat. Marine Le Pen se prépare à être présidente de la République française. Lorsque vous projetez d'être le chef de l'État, vous portez l'ambition d'être la présidente ou le président de tous les Français, y compris les Français qui n'ont. pas voté pour vous, ou y compris les Français qui ont été en désaccord avec vous. Et vous devez convaincre au second tour d'une élection présidentielle, quasiment autant de Français qui, au premier tour, ont été en désaccord avec vous que ceux qui ont voté pour vous. Quand vous devez constituer une majorité, vous devez travailler avec l'État des forces en présence au sein du gouvernement. Parce qu'en l'État, vous êtes très
très loin d'une majorité.
Lorsque le président Macron a annoncé la dissolution de l'Assemblée nationale, possible parce que nous avons réalisé un score important lors des élections européennes et que nous avions fait cette demande. Notre premier acte, ma première démarche de chef de parti, a été de proposer à Éric Ciotti, président des Républicains à l'époque, une alliance. Et Éric Ciotti l'a fait le choix courageux de rompre ce cordon sanitaire qui avait été créé. Mais lâchez,
vous le savez aussi, lâchez par toute une partie des Républicains. Pour empêcher que des
électeurs, pour empêcher que des électeurs. Oui mais ce qui compte ce sont les électeurs, ce sont les Français. Et donc moi je m'adresse aussi aux électeurs des Républicains. Je leur dis rejoignez-nous, rejoignez l'UDR d'Éric Ciotti, venez travailler à nos côtés. Voyez bien que l'Union ça fonctionne. À Nice, Éric Ciotti, cinquième ville de France, a été élue après une campagne remarquable, après avoir fait l'Alliance et après avoir fait l'Union des Patriotes. Donc moi j'enjoins tous les Français. qui sont inquiets et qui ne veulent pas voir la France disparaître, de venir travailler avec nous, je leur tends la main. Et j'accepte aussi de travailler avec des gens. Et je le ferai demain, si je suis chef du gouvernement, avec des gens qui ont aussi des sensibilités et des parcours différents.
Est-ce que, hormis Bruno Retailleau, vous avez des discussions avec des hommes, femmes politiques aujourd'hui, des Républicains ?
Oui.
Oui ? Vous pouvez nous dire lesquels ?
Non.
Mais vous pensez qu'aujourd'hui, ces ponts puissent à nouveau, à l'instar de ce qui s'est fait avec Eric Soty, se faire dans les prochaines semaines et les prochains mois ? C'est votre souhait
pense qu'il y a beaucoup de patriotes sincères chez les Républicains, notamment chez les élus locaux, chez les maires, chez les conseillers régionaux et parfois chez certains parlementaires qui ne souhaitent pas être la béquille d'un candidat, en l'occurrence Édouard Philippe. qui a été le Premier ministre d'Emmanuel Macron, qui a mis la France dans la rue,
comme jamais
avec la crise des gilets jaunes et l'augmentation des taxes sur les carburants pour la France du travail, qui a élargi le regroupement familial aux frères et aux sœurs de migrants qui arrivent sur le sol français avec la loi Asile et Immigration en 2018. Donc il y a des discussions. Moi je discute, vous savez que je suis député européen, il m'arrive de croiser des élus qui ne sont pas de ma formation politique. Et je pense que cette conscience que la France peut disparaître... habitent aujourd'hui plus largement des gens qui n'ont pas nécessairement voté pour le Rassemblement national. Et si demain j'ai le privilège, l'immense honneur de servir mon pays comme Premier ministre et de former un gouvernement, eh bien je proposerai à la présidente de la République élue la nomination d'un gouvernement large qui contraint aussi en son sein des profils qui ne sont pas nécessairement issus du Rassemblement national mais qui sont des patriotes sincères et des gens qui se réveillent aussi comme nous, hantés par ce qui est en train de devenir notre pays. Une
petite parenthèse, Jordan Bardella, vous qui avez, dans votre livre, je crois d'ailleurs aussi, consacré des mots à l'ancien chef de l'État, Nicolas Sarkozy, qui vous a rendu la pareille aussi. On sait que vous vous êtes à plusieurs reprises entretenu, vous êtes allé le voir. Est-ce que durant cet été, vous avez pu lui parler l'après 7 juillet ? Est-ce que ça a été un sujet de conversation entre vous deux ?
ne fais pas état, contrairement à beaucoup de responsables politiques. des relations privées, des échanges que
je peux
avoir avec des responsables politiques, que ce soit d'ailleurs pour le président Sarkozy ou pour d'autres responsables politiques. Mais je crois que Nicolas Sarkozy en 2007, je l'ai dit à plusieurs reprises, vous citiez ce que j'ai pu écrire dans mon livre, a réussi cette jonction de la France du travail, des classes populaires, des classes moyennes et de l'élite entrepreneuriale. Et je crois que nous devons aujourd'hui... être capable de réconcilier le vote populaire, le vote de la France du travail, avec aussi les élites entrepreneuriales et cette France qui réussit, qui avance. C'est un
modèle, c'est un modèle finalement politique pour vous
? Je n'ai pas de modèle politique, mais en tout cas la stratégie qu'il a mis en place en 2007 est une stratégie qui a emmené des idées qui peuvent paraître, je ne dis pas dans l'application du pouvoir, parce que je pense que la droite a énormément déçu lorsqu'elle était aux responsabilités. eu ce vilain défaut de vouloir être applaudi par la gauche. Et un peu comme Edouard Philippe qui appelle régulièrement à voter communiste. contre des candidats du Rassemblement national qui va par exemple dans la fête de l'humanité. Régulièrement,
dans sa ville.
C'est typique de cette droite qui se dit de droite et qui en fait ne rêve qu'une chose, c'est d'être applaudi par la gauche et qui se réveille chaque matin en se disant qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire pour donner des gages à la gauche et pour être applaudi par le Parti Socialiste. C'est aussi le Premier ministre, M. Lecornu, qui a sacrifié les vestiges du macronisme et notamment leur réforme des retraites pour garder les postes et faire... cet accord avec le parti socialiste.
On va venir au Premier ministre Jordan Bardella en direct de Chalon. Je le disais, la météo aujourd'hui est un peu plus capricieuse que l'an dernier. Mais non, la pluie n'est pas loin, mais ça reste quand même. On en sourit, mais c'est une réalité, une bonne nouvelle aussi pour tous les agriculteurs, parce que la sécheresse est là, que jamais... L'été n'a été aussi chaud que la canicule a traumatisé aussi des millions de Français. Il faut l'avoir aussi en tête. Est-ce que le Rassemblement national s'est trompé dans l'évaluation du risque climatique ? Je ne ferai pas la liste à l'après-verre des déclarations que vous avez pu tenir. On
peut rentrer dans l'intimité de mes déclarations. Je
parle du RN plus largement. Thomas Ménager disait cet été, il faut savoir dire en politique qu'on n'a pas été clair et qu'on a même dit des bêtises. Est-ce que vous regrettez vos propos ? Je dis vous, le RN plus largement encore une fois. Vos propos sur le GIEC, vos propos sur la remise en cause de propos... Trop alarmiste.
La
réalité est quand même tout autre. Madame,
moi j'assume mes déclarations, j'assume mes propos. Vous retrouverez dans les colonnes du journal Le Figaro en 2019 un entretien de ma part il y a plus de 7 ans dans lequel j'indiquais que l'intelligence artificielle... La maîtrise de l'immigration, de la démographie et le réchauffement climatique seraient les trois plus grands défis du siècle et accessoirement les trois plus grands défis de ma génération. Donc je suis habité par cette conscience. que nous devons protéger notre patrimoine vivant, que nous devons protéger notre environnement. Et on ne peut pas se dire patriote en ignorant les conséquences du réchauffement climatique sur le vivant, sur les animaux, sur nos forêts, sur nos productions alimentaires et sur nos agriculteurs. L'été qui s'est achevé a été un été apocalyptique. Et je voudrais, avant qu'on rentre dans le détail du sujet, rendre un hommage appuyé aux dizaines de milliers de sapeurs-pompiers qui ont été mobilisés l'été dernier. Et nous souhaiterions qu'il y ait à la rentrée, c'est une proposition qui a été formulée dans le creux de l'été par Eric Ciotti, un temps de recueillement et un hommage dans toutes les écoles de France à la rentrée pour nos sapeurs-pompiers et pour tous ceux qui, force de secours, s'engagent souvent au péril de leur vie pour nous protéger. Parce que protéger notre patrimoine vivant et protéger notre environnement et nos forêts, c'est aussi protéger la France et les Français.
Dont au moins 4 ont perdu la vie en effet dans ces méga-feux de... Un hommage que vous réclamez dans toutes les écoles de France à la rentrée en début de semaine prochaine. Pardonnez-moi quand même. Une conversion un peu tardive. Vous me parlez de propos tenus en 2019, mais que n'a pas dit Marine Le Pen à l'égard des experts du GIEC ? Que ne l'ont pas dit non plus Julien Audoul à l'égard de ses études du réchauffement climatique ? Encore une fois, je vous entends, mais vous avez été très sceptique
sur... Je n'ai jamais été sceptique. Encore une fois, j'ai preuve à l'appui des déclarations qui datent d'il y a très longtemps. Il y a des déclarations, il y a des votes aussi.
Il y a des votes aussi, j'ai entendu parler là.
Il y a des experts aussi à qui il arrive de se tromper. Mais il suffit de regarder la multiplication des épisodes de canicule, de discuter, de dialoguer avec n'importe quel agriculteur pour se rendre compte que le réchauffement climatique va poser des défis extrêmement concrets. Et c'est au moment où je vous parle de l'eau qu'il commence à pleuvoir que nous devons évidemment prendre en compte et prendre en considération. Moi, ce qui m'a frappé cet été, c'est l'impréparation totale de l'État parce que... À la rigueur, qu'on nous reproche des choses, n'est pas au pouvoir, madame. Les reproches, ils devraient être faits... Vous n'êtes pas au
pouvoir, dans l'opposition, et vous avez fait... Non, non, mais attendez, j'en termine. Ils devraient être
faits aux gens qui sont au pouvoir. Parce que voyez, quand on apprend cet été que Gabriel Attal, qui joue maintenant le... Le critique du macronisme, après avoir été ministre de tous les gouvernements successifs depuis 10 ans, a fait annuler en 2024 des crédits de 53 millions d'euros pour l'achat de deux Canadair. Nous en avons manqué cet été. C'est minimisé le réchauffement climatique. D'autant que lorsqu'on apprend dans le même temps que par les subventions qui sont données à des États étrangers dans le même temps, madame, où on supprime 53 millions d'euros de crédits, où on annule ces crédits qui sont prévus pour acheter des canadaires et qu'on accorde 54 millions d'euros à la protection civile tunisienne. pour s'équiper contre le réchauffement climatique, je me dis que nos responsables politiques ont parfois le sens de l'intérêt national un peu mauvais. Et il est évident que l'état d'impréparation de l'été... Sur ce que vous mentionnez, le
gouvernement a précisé, je crois par la voix de Laurent Nunez, que c'est un prêt à l'État tunisien et que ça serait remboursé, encore une fois.
— Et vous pensez pas que cet argent, plutôt que de le prêter à la Tunisie,
on aurait pu l
'investir dans des Canadaires ? — Moi, je parle des votes. — Pardon. On va parler de mes votes. Mais l'image, madame, est accablante. On supprime de l'argent pour acheter des Canadaires français et on fait un virement de 53 millions d'euros à la Tunisie. J'ai rien contre l'État tunisien. Mais pardon. Est-ce qu'on peut d'abord penser un peu à l'intérêt de la France et à l'intérêt des Français avant d'aller utiliser l'argent du contribuable français pour aller subventionner des Canadair en Tunisie, le réseau d'eau à Gaza ou des pistes de vélo à Madagascar ?
Mais vous assumez toujours de vouloir supprimer le fonds vert qui apporte notamment un soutien financier aux collectivités locales. Ça, ça fait partie aussi de vos... Et qui n'intègre
pas les climatiseurs ?
Qui n'intègre pas les climatiseurs. Mais est-ce que, j'ai envie de vous dire, ce n'est pas un bon début ?
Non, ce n'est pas un bon début. Il faut... Le réchauffement climatique est devant nous. Donc moi je revendique une approche par la science, par la raison et par le bon sens. Le discours complètement dingue des écolos et de l'extrême gauche qui consiste à dire qu'il ne faut pas mettre de clim dans les services publics, qu'il ne faut pas climatiser nos maisons, qu'il ne faut pas climatiser nos appartements où beaucoup de nos personnes âgées et mes grands-mères les premières souffrent durement et gravement de la chaleur et du réchauffement climatique. qui nous explique qu'il ne faut pas stocker l'eau. Rendez-vous compte qu'un agriculteur français... qui décident de manière intelligente et avec beaucoup de bon sens de mettre en place des bassines pour stocker l'eau qui tombe quand il pleut comme maintenant
et
systématiquement contestée par des associations écolos, par des lobbies d'extrême gauche qui utilisent les vides juridiques et qui utilisent la mauvaise rédaction des normes françaises pour attaquer les agriculteurs. Donc il faut arrêter avec cette lecture apocalyptique des événements sur lesquels nous n'avons pas prise. Et il faut donc prendre en considération... ces faits qui sont des incertitudes mondiales, et accepter de s'équiper, donner les moyens à nos services de secours, donner les moyens à nos pompiers, créer une filière française de production de Canadair. Et je pense qu'on va s'avancer parce que je suis sous la pluie.
Après une très courte interruption, parce que la pluie est au rendez-vous, on le disait, c'est une très bonne nouvelle aussi pour les agriculteurs, mais à ceux qui nous regardent ce soir sur BFM TV, on s'est un peu repositionné, Jordan Bardella, parce que la pluie est au rendez-vous. puis nous tomber dessus. On parlait des agriculteurs, en effet, de vives accusations portées à l'égard des écologistes. J'aimerais reprendre les propositions du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui le dit ce soir aux Parisiens. L'agriculture, c'est mon dossier numéro un de la rentrée. Il présente deux plans pour les agriculteurs, un plan de soutien et de sauvetage pour passer l'hiver, et puis un plan de relance. Et il précise, on va faire du sur-mesure, et ces dispositions seront dans le budget 2027. applaudissez les deux mains
je sais pas si vous vous rendez compte chaque année On a le droit à un plan de soutien, un plan de relance de l'agriculture qui est censé régler le malaise dans le monde rural, dans le monde agricole, permettre à nos agriculteurs de produire et de défendre la souveraineté de la France tous les ans. Tous les ans, on se retrouve sur les plateaux de télévision à devoir commenter exactement la même chose.
Trop court-termiste donc.
Ce n'est pas court-termiste, c'est que la vision qui est aujourd'hui imposée à l'agriculture est une vision profondément décroissantiste. C'est une vision en grande partie influée par les écologistes, notamment au Parlement. dans le cadre du Green Deal, du Pacte Vert, qui consiste à multiplier les normes et notamment les contraintes environnementales sur les agriculteurs, à ouvrir nos frontières à des accords de libre-échange, comme avec le Mercosur, nous y sommes opposés au Parlement européen, qui fragilise toujours un peu plus, chaque jour davantage, le monde rural et les agriculteurs français. Nos agriculteurs, ceux que j'ai rencontrés encore aujourd'hui, dans cette foire agricole de Chalon, ne demandent qu'une chose, c'est de pouvoir produire. Et moi, je veux leur dire que... Si demain, nous sommes en capacité de le faire, nous leur redonnerons les outils pour produire. Ils ne veulent pas dépendre de subventions de façon permanente. Ils veulent pouvoir vivre de leur... sans en dépendre, mais ils ont besoin de ces aides. Bien sûr, pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas suffisamment de prix de revient, parce que beaucoup, et notamment nos producteurs de lait, l'été dernier, sont contraints de vendre à perte, parce que les lois EGALIM qui ont été mises en œuvre, qui ont été votées et qui sont censées répartir justement les marges et donner du revenu à nos agriculteurs, n'ont pas été appliquées. Donc il faut entendre cette détresse du monde rural et bien comprendre que les incertitudes que nous sommes en train de vivre, notamment dans... dans le détroit d'Hormuz, qui pénalise un tiers des flux mondiaux d'engrais, pénalise directement nos agriculteurs. Rajoutez à cela l'été de canicules et de violences incendies que nous avons vécues, et nous avons une rentrée qui est apocalyptique pour eux, avec des baisses de production de 50% pour le maïs, quasiment autant pour les fruits et les légumes. Il y a des pénuries de salades dans un certain nombre d'établissements, de supermarchés, de commerces, parce que... Cette question du réchauffement climatique, non seulement n'a pas été anticipée dans sa dimension, je dirais, de gestion de l'eau et de gestion des ressources. Des pays voisins comme l'Espagne, par exemple, arrivent à recycler une très grande partie des eaux usées. C'est à peine 3% en France. Donc il faut faire de la rétention collinaire. Il faut permettre aux agriculteurs de stocker l'eau par des bassines. C'est du bon sens. Il y a beaucoup de grands pays qui font cela. Il faut sortir l'agriculture des accords de libre-échange et faire le patriotisme économique. Et si demain nous sommes en capacité de le faire, nous défendrons un principe très simple qui s'appliquera à l'agriculture maison. aussi à toutes les entreprises qui produisent sur le sol français, vous produisez en France, vous produisez en France avec de l'emploi français, vous aurez une priorité d'accès dans les marchés publics et en l'occurrence concernant nos agriculteurs dans la restauration collective. Nos agriculteurs ont besoin d'une vision. Et cette vision,
elle se traduit par trois
mots, produire, produire et produire.
Jordan Bardella, on évoquait le budget à venir. à l'Assemblée nationale. Sébastien Lecornu s'exprime. Il le dit, ce ne sera pas un remake de l'année dernière. En 2025, le désordre était surtout franco-français. Cette année, avec la guerre en Iran, le prix de l'énergie, il est surtout international, ce désordre. Il appartient donc à vous, la classe politique, de ne pas rajouter du désordre domestique au désordre international. Vous prenez cette mise au garde comment
Cette déclaration est insupportable. Parce que dans la vie politique française, plus personne n'est responsable de quoi que ce soit. C'est-à-dire que le gouvernement est toujours en train d'expliquer que ce n'est pas de sa faute. Il manque des canadaires pour éteindre les incendies, ce n'est pas de leur faute. On n'a pas assez de pare-feu pour maîtriser nos incendies cet été, ce n'est pas de leur faute. On manque de moyens pour les secours, ce n'est pas de leur faute. Les prix de l'électricité augmentent, ce n'est pas de leur faute, c'est de la faute du contexte international. À chaque fois, madame, ils se défaussent de leurs responsabilités. Donc, année après année, les macronistes et le président en premier rang ont affaibli l'économie française. Ils ont mis notre pays dans une situation... de vulnérabilité vis-à-vis des marchés financiers, puisque je vous rappelle que d'ici à 2029, la totalité de l'impôt sur le revenu collecté sur le dos de la France du travail par l'État servira à payer non pas la dette, mais à payer les intérêts de la dette. Donc moi j'ai toujours pris, vous le savez Madame, je me suis toujours engagé sur ces sujets, pris les questions budgétaires et pris les questions de la dette extrêmement au sérieux, et c'est la raison pour laquelle nous allons présenter dans les prochaines semaines, avant le débat budgétaire qui aura lieu à l'Assemblée nationale, un plan de redressement des finances publiques, et surtout le... Plus grand plan de lutte contre les gaspillages d'argent public avec une baisse proposée de 125 milliards d'euros d'économie. Ça juste,
on va y revenir. Avant le 30 septembre.
Avant le débat budgétaire. Nous sommes en train, nous avons beaucoup travaillé cet été et nous sommes en train encore d'y travailler. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a les actes et il y a la méthode. Et dans la méthode, je crois que la France aura besoin. À compter du printemps 2027, si les Français nous font confiance, d'une règle d'or qui va inscrire cette volonté de réduire le déficit public dans la Constitution. À
3%
Mais même plus qu'à 3%. Il faut arrêter de se focaliser sur les 3%. On a grosso modo 150 milliards d'euros de déficit public.
Une règle d'or inscrite dans la Constitution ? Nous proposons
l'inscription dans la Constitution d'une règle d'or qui va en fait rendre à terme
l
'interdiction. de présenter à terme naturellement des budgets qui seront en déficit. Parce que voyez bien que cette spirale infernale qui consiste à refuser de baisser la dépense publique entraîne des augmentations d'impôts qui sont insupportables sur la France du travail. Encore des augmentations l'an dernier dans le budget de M. Lecornu sur le dos des entreprises françaises qui sont insupportables parce que trop d'impôts tue l'impôt et parce qu'on pénalise et qu'on anesthésie la croissance. Donc il faut baisser la dépense publique pour baisser les impôts.
Des arbitrages que vous avez gagnés auprès de Marine Le Pen, parce qu'elle n'était pas forcément résolue à cette orthodoxie budgétaire. Vous avez plaidé auprès d'elle pour qu'elle aille plus loin et qu'elle l'inscrive justement dans la Constitution. Juste comment vous le ferez ? Par quels moyens juridiques ? Un référendum comme Édouard Philippe ? Non,
non, pas du tout. D'abord, ce n'est pas une histoire d'arbitrage. C'est une nécessité. Je veux dire, les Français ont bien conscience que Emmanuel Macron s'apprête à laisser un pays qui a 3 500 milliards d'euros de dettes. Il y a des gabegies concrètes. dans les abus du modèle social français, dans l'immigration. 20 milliards de prestations sociales non contributives versées aux ressortissants étrangers chaque année dans notre pays sur les subventions qui sont données à des États étrangers, sur les subventions aux éoliennes coûteuses, aux panneaux solaires chinois, sur le train de vie de l'État. Madame, comment est-ce qu'on peut considérer... C'est acceptable de demander des efforts à la France qui travaille ou à la France qui a travaillé quand l'État lui-même est incapable de faire des efforts sur ses dépenses de fonctionnement et sur son propre train de vie et sur ses centaines d'agences publiques qui font bien souvent doublons avec les compétences des ministères. Donc nous allons nettoyer au Karcher les finances publiques, les finances de l'État. Ce sera l'engagement du gouvernement que je conduirai et nous rendrons aux Français les fruits de leur travail. de leurs efforts.
Si vous entendez ces bruits de moteurs, c'est que c'est la foire de Châlons aussi, c'est Harley Davidson qui font le tour. D'ailleurs
on parle des moteurs mais on pourrait parler parce que moi ça m'a beaucoup inquiété cet été aussi des prix des carburants. qui remonte aujourd'hui et qui pénalise plus personne n'en parle. Et des aides prolongées,
ça aussi le Premier ministre l'a confirmé aujourd'hui. Oui, des aides prolongées d
'abord. Merci Total qui plafonne les prix. On peut quand même remercier une entreprise française qui fait un effort important pour permettre à nos compatriotes de ne pas voir peser sur eux une augmentation trop importante des cours liés à ce qui est en train de se passer et à la politique américaine dans le détroit d'Ormose. Mais il faut soulager nos compatriotes et notamment les automobilistes par la baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur l'ensemble. des énergies. Et vous savez ce qu'on vous réponde ? D'un
coup qui grèverait péniblement nos finances publiques qui sont déjà dans un très mauvais état. Combien
le coût ?
12 milliards.
12 milliards je vous les trouve. Les aides sociales aux étrangers c'est 20 milliards. Est-il normal madame que dans notre pays qui est aujourd'hui endetté, le simple fait d'être étranger puisse vous faire bénéficier par exemple des allocations familiales ? Je trouve que c'est inacceptable et donc nous allons remettre de l'ordre. Dans les finances publiques, on trouve par exemple, madame, des milliards d'euros pour augmenter chaque année la contribution de la France à l'Union européenne qui n'a jamais été aussi... Pourquoi est-ce qu'on trouve de l'argent pour l'Union européenne, pour des États étrangers, pour l'administration ? Moi, je suis député européen. Je vais vous donner un exemple qui va indigner tous les Français qui nous écoutent. Ces derniers mois, au Parlement européen, nous avons discuté du nouveau budget de l'Union européenne. Eh bien, l'Union européenne, qui fonctionne chaque année davantage la France par l'augmentation de la contribution de la France au pot commun, prévoit d'augmenter de 40% ses dépenses de fonctionnement, dont 50%, madame. Le budget... le budget jet privé des commissaires européens ? Est-ce que vous ne pensez pas que dans la période dans laquelle nous nous trouvons, toutes les administrations publiques, toutes les bureaucraties publiques pourraient être sommées de faire des efforts sur leur train de vie pour permettre de soulager les Français ?
Permettez, c'est pas un peu le petit bout de la lorgnette, bon, très bien, le budget des jets privés, 9 milliards sur la contribution à l'Union Européenne, est-ce que vous allez le négocier avec l'Union Européenne ou l'appliquer d'office ? Aujourd'hui, les traités ne vous le permettent pas.
Nous allons négocier comme l'ont fait nos voisins allemands. D'ailleurs, j'ai eu l'occasion de rencontrer il y a quelques mois l'ambassadeur d'Allemagne à Paris. qui représente un gouvernement soucieux de ce qu'est en train de devenir la France par sa situation d'endettement extrêmement lourd, mais un gouvernement qui a su négocier pour baisser sa contribution au pot commun. Les Pays-Bas par exemple, la Suède, ont réussi à mener une politique ambitieuse de négociation pour retrouver des marges de manœuvre financière et baisser leur contribution au pot commun de l'Union Européenne. Donc on peut défendre les intérêts de la France, croyez-moi on peut.
Si je reviens à ma première question initiale, le budget 2027. avant l'élection présidentielle de fête. Je reprends encore une fois les mots du Premier ministre qui finalement travaille pour vous, vous candidat à la présidentielle ou en tout cas entourage et peut-être possible futur Premier ministre. Il dit il faudra des budgets, il faudra un budget. Certains pourront toujours dire que la situation financière de la France est la faute des sortants, mais les candidats à la présidentielle seront les premières victimes de l'absence de budget. Pourriez-vous censurer ? Le gouvernement, le cornu, si le budget, si des lignes rouges étaient franchies, quelle est la position du RN là-dessus ?
Nous n'excluons rien par principe. En politique, il ne faut jamais rien exclure par principe. Même
dans cette période très particulière, juste avant une élection majeure pour le pays ?
Si le gouvernement fait le choix... d'augmenter à nouveau les impôts, d'augmenter la fiscalité sur la France du travail et sur les entreprises. Ça aura des conséquences, madame, cataclysmiques sur la croissance qui est déjà aujourd'hui, au moment où je vous parle, pratiquement à tonne. Donc bien sûr que nous ferons respecter un certain nombre de lignes rouges. Nous n'excluons rien par principe. Nous allons... C'est la raison pour laquelle, je l'évoquais tout à l'heure dans ce calendrier, présenter notre contre-budget, en tout cas nos économies, notre plan de trajectoire budgétaire à la veille du débat qui aura lieu au Parlement. Mais il est évident que le débat sur les... Il n'y a pas grand-chose à attendre de ce prochain budget le cornu, soyons honnêtes.
Mais politiquement, vous ne vous dites pas qu'il est mieux de l'enjamber.
Il est évident que le débat budgétaire sur... S
'abstenir. Les
grands postes de dépense de l'État auront lieu dans le cadre de la campagne présidentielle. Et ce qui est certain, c'est que nous... Nous serons avec Marine Le Pen, le vote et le bulletin de vote, du moins de dépenses publiques, du moins d'impôts, parce qu'aujourd'hui, trop d'impôts est en train de tuer l'impôt. Et quand on a un pays qui a 46% de prélèvement obligatoire, on voit bien que c'est totalement contre-productif, parce que ça désincite à l'effort et ça désincite à travailler.
Jordan Bardella, on parlait des clarifications. Une annonce de Marine Le Pen au débat du MEDEF concernant les retraites et la position du parti sur le sujet. 62 ans. Assumons des choix de société. Moi, je les assume. Elle a confirmé sa réforme avec un âge de départ de 60 ou 62 ans. Vous étiez favorable, vous, à l'abandon de la mesure d'âge et à l'établissement d'un pilier de capitalisation. Ça a fait partie... Non,
non, pas du tout. Pardon, mais à moins que vous sachiez mieux que moi ce qui était normal... Vous ne vouliez plus graver
dans le marbre les 62 ans.
Pas du tout. Je ne dis pas cela. Est-ce que vous
êtes OK, finalement ? Est-ce que vous allez défendre une mesure ? que vous vouliez amender. C
'est ça aussi qui s'est tracé ces derniers mois. La question des retraites, entendez-moi bien madame, va être au cœur des débats budgétaires. Parce qu'une grande partie aujourd'hui des dépenses publiques est liée... Déficit public, pardonnez-moi.
dépenses sociales. Aussi,
aux dépenses sociales. Et lié à un modèle de retraite par répartition qui est insoutenable. Nous avons sur le plan économique, nous avions il y a 50 ans, 4 actifs pour un retraité. Nous avons aujourd'hui 1,7 cotisant pour un retraité. Avec un déficit. d'après les études qui sont faites, là encore il faut être très prudent, d'environ 15 milliards d'euros d'ici à l'horizon 2030 à 2035. Donc nous avons deux possibilités. Soit vous demandez et vous pénalisez les gens qui travaillent, la France du travail, en leur demandant de travailler plus longtemps, soit vous considérez que dans notre pays il n'y a pas assez de gens qui en quantité travaillent. Le taux d'emploi de l'économie française... C'est 69%. C'est 76% dans la moyenne de l'Union européenne. Donc il faut qu'il y ait beaucoup plus de gens au travail. Et donc il faut pousser les jeunes à rentrer plus tôt sur le marché du travail. Et donc nous allons présenter une réforme sur l'apprentissage, sur la défense des métiers manuels pour les jeunes qui le souhaitent, sur le soutien à la formation professionnelle pour faire en sorte que tout le monde ne soit pas contraint d'aller vers des études généralistes et de rentrer tard sur le marché du travail. En moyenne, on rentre en France pour le premier emploi. significatif à 27 ans, c'est 23 ans en Allemagne. Donc c'est des points de PIB en moins, c'est de la main d'oeuvre en moins pour les entreprises françaises et c'est surtout des cotisations en moins. Et faire en sorte que nos seniors ne soient pas sortis trop tôt du marché du travail par des entreprises qui considèrent que quand vous avez 60 ans, il faut casser le contrat, il faut se débarrasser de vous. Vous m'avez repris sur la mesure
d'âge.
Et un point d'emploi supplémentaire, c'est 6 milliards de cotisations qui rentrent en plus dans les caisses de l'État et c'est 2 milliards... de dépenses, chômage en moins. Donc, en réalité, lorsqu'il y a de la croissance, tout est plus soutenable. Et lorsqu'on dit aux Français, vous devez travailler plus longtemps, mais que de l'autre, on désindustrialise, on ferme des exploitations agricoles, on matraque fiscalement et en termes de normes nos entreprises et qu'on détruit de l'emploi, c'est profondément contradictoire. Maintenant, c'est vrai. Moi, je pense qu'il faut un système qui mette davantage en valeur la durée de cotisation. Et Marine a parlé d'une durée de cotisation qui irait jusqu'à 42 ans. que nous avons défendu et nous sommes en train en ce moment d'y travailler.
Donc il n'y a aucun hiatus entre vous sur la capitalisation également ? Plus de capitalisation ? Nous en avons besoin
bien sûr.
On en a besoin et sur ce point Marine Le Pen reprend aussi ses propositions. Soyons
honnêtes, il n'y a pas une grande démocratie qui dans la situation démographique dans laquelle nous sommes et avec un système de répartition... n'a pas développé de la capitalisation. Donc moi je suis partisan et je suis favorable à ce que nous développions la capitalisation. Pourquoi ? Pour permettre aux Français qui arrivent en retraite de pouvoir avoir des revenus supplémentaires et pour pouvoir augmenter leurs revenus une fois qu'ils seront à la retraite. Et c'est la raison pour laquelle nous allons mettre en place un fonds souverain qui permettra de mieux flécher, pour les Français qui le souhaitent, leur épargne contre une rémunération vers l'économie productive, vers la réindustrialisation, vers les nouveaux... défis de notre pays qui sont l'intelligence artificielle, la santé, la recherche, la défense, et permettre aussi aux Français d'être associés par cet effort de capitalisation au redressement de l'économie. Mais
vous ne dites pas aux Français qu'il faudra travailler plus longtemps. Quand vous faites la démonstration, que vous reprenez ces chiffres de nombre d'actifs pour nombre de retraités il y a 50, 60 ans, et ce qu'est la réalité économique aujourd'hui, ce qui, à un moment donné, ne va pas justement falloir avoir ce langage de vérité.
Je dis surtout qu'avant de demander des efforts à ceux qui travaillent déjà, il faut peut-être engager les efforts nécessaires pour faire en sorte qu'il y ait plus de gens qui travaillent. Et donc nous allons proposer, je l'ai dit, un certain nombre de mesures pour pousser les jeunes à rentrer plus tôt sur le marché du travail. Mais nous allons aussi proposer des exonérations de cotisations. à la fois des cotisations retraite et tout autre type de cotisation, nous sommes en train d'y travailler, nous présenterons cela dans les prochaines semaines, pour les entreprises qui conserveraient des personnes qui arrivent en situation d'être la retraite et qui souhaitent continuer à travailler pour augmenter leurs revenus, et bien non seulement ces personnes-là gagneront en pouvoir d'achat parce qu'il y aura beaucoup moins de charges salariales sur les salaires, et les entreprises auront elles aussi beaucoup moins de cotisations. Donc c'est un deal gagnant-gagnant, mais je vais vous dire plus largement... parce qu'on a beaucoup parlé des entreprises. Les entreprises ont été très malmenées par la Macronie. On leur avait promis de les libérer, on leur avait promis de leur redonner de l'oxygène. La réalité, c'est qu'on a accru la pression fiscale et la pression normative qui pèse sur les chefs d'entreprise. Le gouvernement et les
macronistes vous diraient et vous répondraient que le pays est attractif, que des grandes entreprises sont installées en France. Oui, on
peut discuter du bilan économique des macronistes, mais je ne suis pas certain qu'ils tiennent très longtemps. Mais ce que je veux dire par là, c'est que si demain je suis chef du gouvernement, je voudrais mettre en place un nouveau pacte. acte de confiance et de stabilité avec le monde économique, dans lequel l'État s'engagera au retour de la stabilité. Donc nous supprimerons les normes qui sont devenues des obstacles à la création de richesses. Vous savez, quand vous êtes un chef d'entreprise aujourd'hui, vous déplorez aussi de passer un jour et demi, voire parfois deux jours dans votre bureau à remplir de la paperasse, à remplir des serfards, à remplir des règlements dont parfois vous vous demandez à quoi ils servent. Eh bien nous devons faire cet effort d'entendre les représentants du monde économique. Et si les Français m'accordent leur confiance et que j'arrive à... Eh bien tout de suite, nous mettrons en place par ordonnance de la simplification pour leur redonner de l'oxygène et nous allons bâtir ce projet avec eux tout au long de la campagne.
Jordan Bardella, le temps file. J'aimerais vous entendre sur les propos de Mathilde Panot ou de certains insoumis qui, en cas de victoire du RN... J
'imagine que ça devait encore être élégant, mais je ne sais pas ce qu'ils ont dit.
tout cas, ils appellent à une forme de désobéition civile si le Rassemblement national arrivait au mois de mai prochain à l'Elysée. Marine Tondelier, la patronne des écologistes, dit sensiblement la même chose. Vous dites que la gauche n'aime pas la démocratie.
Ils n'ont qu'à se présenter aux élections. au Venezuela ou en Corée du Nord. Est-ce que ça vous inquiète
? Ce
qui m'inquiète, c'est de voir, madame, un parti politique qui a des députés à l'Assemblée nationale expliquer qu'il ne respectera pas le processus électoral si le Rassemblement national remporte cette élection présidentielle et les élections législatives. Donc on a là, en face de nous, un parti politique qui, depuis des mois, voire des années, multiplie les outrances et les appels à l'insurrection, qui n'est pas là pour, je dirais... participer au bon fonctionnement de la démocratie, mais qui est là pour organiser les conditions de la guerre civile en France. Et moi j'appelle les Français, compte tenu de l'histoire qui est celle de notre pays, à se méfier de tous ceux qui prêchent la division, la désunion, la guerre du tous contre tous entre les Français, parce que la France connaît bien trop le poids de la division et de la guerre civile, et les Français doivent se méfier de ceux qui portent ce type de discours. Et
vous respecteriez... La victoire de LFI si la France insouvise remportait dans 8 mois les élections présidentielles.
Je pense que si tel était le cas, je serais au goulag. Peut-être que je demanderais l'exil à Mme Mélanie en Italie.
Jordan Bardella, on arrive dans les dernières minutes de cet entretien. On en parlait. La parution d'un troisième livre. Au mois de novembre prochain, je crois.
Le
titre est trouvé ? Après ce que je cherche, ce que veulent les Français, est-ce qu'on peut avoir le titre ce soir en exclusivité pour BFM TV ?
Vous n'aurez pas le titre ce soir, mais je suis en train de le finaliser. Mais pourquoi ce
revirement ? Encore une fois, on en parlait tout à l'heure. Vous deviez l'écrire en cas de candidature à l'Elysée. Vous êtes candidat à Matignon. Pourquoi avoir voulu finalement reprendre la plume ? Et est-ce que vous ferez lire à Marine Le Pen votre ouvrage avant sa parution
? Parce que je me prépare à exercer des responsabilités parmi les plus importantes que compte notre démocratie. Et le Premier ministre est l'homme ou la femme. qui conduit la politique de la nation, qui conduit le gouvernement de la France. Et j'estime que pour conduire le gouvernement de la France, il faut avoir une vision, une méthode, une capacité de porter le projet sur lequel le parti et la candidate, en l'occurrence auront, auraient été élues lors de l'élection présidentielle. Et parce que depuis maintenant plusieurs années, je... J'entretiens aussi avec les Français cette relation d'intimité dans laquelle je vais à leur rencontre, dans laquelle je leur partage par l'intermédiaire de mes livres. l'envers du décor de la vie politique, dans lequel je leur exprime des confidences sur ce que peuvent me dire les Français, la France du travail, sur comment est-ce que nous appréhendons l'avenir du pays. Et écrire quand on fait de la politique, ça fait partie des grandes traditions françaises. J'ai publié ces dernières années deux livres. qui ont été lus. J'ai eu l'honneur d'être lus. Il n'y a pas beaucoup de responsables politiques qui ont l'honneur et le privilège d'être lus. Et c'est pour moi une immense responsabilité aussi. Et donc je vais sortir ce livre. J'ai encore des choses à dire aux Français dans le cadre de cette élection présidentielle qui va engager comme jamais leur avenir et l'avenir de leurs enfants et l'avenir de notre patrie. Et j'irai à compter de cet automne encore une fois à leur rencontre parce que c'est au milieu des Français que moi je me sens bien. Et c'est pour eux que je suis engagé en politique.
aux côtés de Marine Le Pen ? Sur le terrain
Si vous suivez la campagne présidentielle, il y a de fortes chances que vous me voyez effectivement aux côtés de Marine Le Pen.
dernière question, la question du financement de la campagne. Il est souvent délicat pour votre parti d'obtenir des accords avec des banques. Est-ce qu'il est réglé ? Est-ce que le financement de la campagne présidentielle 2027 n'est plus un sujet pour le RN ? Vous avez des assurances et des assurances de banques, françaises ou pas d'ailleurs.
moment où je vous parle... Aucune banque française n'a répondu favorablement. Aucune ? Aucune. Alors que d'autres candidats à l'élection présidentielle, je vous crois M. Philippe d'ailleurs, est accompagné dans sa campagne par une banque, par l'intermédiaire d'un prêt. Il serait profondément inquiétant pour le fonctionnement de la démocratie française que le mouvement politique est aujourd'hui donné en tête dans tous les sondages et gagnant dans toutes les intentions de vote de cette élection présidentielle dans une grande démocratie comme la France, ne puisse pas trouver de financement en France ou en Europe. Donc nous continuons à chercher. Et j'appelle aussi les tenants du système bancaire à la responsabilité.
'est un appel que vous formulez ce soir qu'une banque vous suive et qu'une banque vous accorde un prêt.
On a toujours fait de la politique contre vents et marées. Et on a même la pluie pendant les émissions. Comment accepter l'idée que dans un grand pays, encore une fois comme la France, le Rassemblement national ne puisse pas trouver de prêt bancaire pour financer une campagne sur laquelle non seulement il n'y a pas de risque, mais je me permets de vous rappeler que nous avons toujours satisfait à toutes les obligations. de la Commission nationale des comptes de campagne et que nous avons toujours vu nos comptes de campagne validés aux élections européennes, que ce soit pour les élections européennes où j'étais candidat ou les élections présidentielles où Marine était candidate. Donc j'espère que nous trouverons un prêt, bien sûr, parce qu'il serait, encore une fois, ce n'est pas un cadeau qu'on nous fait. crois que ça fait partie du fonctionnement normal d'une démocratie. Et aussi que ceux qui sont à la tête d'établissements bancaires à l'idée et conscience qu'il y a chez leurs utilisateurs, chez leurs clients, beaucoup de gens qui peuvent voter pour le Rassemblement national.
Et si vous ne pouviez pas trouver de prêts vers une banque française, il y a des solutions alternatives auxquelles vous travaillez, j'imagine
y travaillons. L'espérance est un risque à courir, disait Bernanos.
Merci beaucoup Jordan Bardellard. Merci Madame Chantré, merci à vous. Merci d'avoir été l'invité ce soir de BFM TV. Merci beaucoup.