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Vous avez posé, madame, la question de la souveraineté. J'observe d'ailleurs que Jean-Luc Mélenchon vous avait dit que vous ne compreniez pas la réalité dans laquelle vous évoluez. Mais j'ai pas dit ça, je parlais d'autre chose. Mais arrêtez de caricaturer tous ceux qui parlent. Elle a pas dit qu'elle voulait quitter l'Europe, elle a dit qu'elle veut pas payer le surplus, et moi non plus. Arrêtez de caricaturer tout le monde, répondez à ce qu'on vous dit. Maintenant, j'ai un point à dire sur tout à l'heure. Vous parlez beaucoup de la vérité et de tout le reste. Mais alors, pour les comptes de l'État, vous y allez tranquillement. On supprime les impôts, on supprime les taxes, mais on va augmenter ceci et cela. Qui va payer tout ça, Mme Le Pen ? Vous supprimez les impôts de production au niveau local. Qui va compenser cette somme ? Écoutez-moi, je sais ce que vous avez fait. C'est malin, c'est habile, vous là. Vous avez transféré les recettes de cotisations de la sécurité sociale sur le budget de l'Etat. Vous avez fait une TVA sociale parce que vous faites payer ces cotisations avec la TVA. Voilà la vérité.
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Allez-y Jean-Luc Mélenchon.
j'essaye de suivre le cours rationnel d'une discussion et franchement... Il faut ramer pour arriver à... Il surgit des... Là, je viens de vous entendre comme opposant sur le logement. On croit rêver. Vous êtes dans le gouvernement depuis le début de la Macronie et vous pareil. Et vous venez de vous dire ce qu'il faut dire. C'est quand même incroyable. Alors, j'ai compris votre dénominateur commun. Vous ne voulez rien payer, mais vous voyez qu'il se passe plein de choses. Et ça va finir comment ? Patrick Martin, au moins, il l'a dit. La TVA sociale. D'ailleurs, il se tombe dans son calcul. Nous serons absolument contre, moi, jamais la TVA sociale. On a parlé de capitalisation il y a un instant, et alors M. Retailleau dit « Ah ben c'est formidable, regardez, je vais augmenter les salaires ». Ah oui, oui, vous augmentez le pouvoir d'achat, mais il va falloir que les travailleurs se payent eux-mêmes en fonction du niveau de leur salaire, leur retraite, l'assurance chômage, toutes les assurances. Et pas un instant, vous ! Vous n'évoquez le fait que vous avez des dépenses qui vous sont imposées, une espèce d'impôt privé qui pèse sur vous. Qui c'est qui augmente le prix de l'électricité ? Pas la production d'électricité française. Qui est-ce qui augmente la plupart des prix ? Les assurances et ainsi de suite. C'est bien votre système de marché qui ne marche pas pour le coup. Alors sur les normes, on se défoule. Il ne faut pas de normes. Ben si, il en faut. Il en faut. Parce que si vous voulez faire des économies sociales... Eh bien, il y a un domaine dans lequel on peut en faire des normes, c'est la maladie. Vous savez ce que coûte à ce pays la malbouffe ? Le fait que, comme elle l'a dit tout à l'heure, les gens mangent moins pour que les enfants, les petits, puissent manger, et on mange à bas prix. Ça coûte 9 milliards. le diabète. Ça coûte 19 milliards, les particules fines. Ça en fait des milliards. Ça s'appelle une politique de la santé. Et pour ça, il faut des normes. Comment faisons-nous pour être le pays record d'Europe des morts au travail ? Pas un d'entre vous ne souhaite que quelqu'un meure au travail. On ne se hasarderait pas à le dire. C'est donc qu'il y a quelque chose qui tourne pas rond. dans l'organisation de ce travail, et notamment dans les normes qu'on met en place. Alors moi je vous dis, il faut qu'on ait une... Vous avez parlé du logement, mille fois d'accord avec vous, mais d'abord on doit régler le problème des passoires thermiques, il faut acheter du nouveau logement, mais il faut aussi réparer tout l'ancien. Les gens s'est grelotté l'hiver, maintenant en plus ils sont au four pendant l'été. C'est la catastrophe totale, c'est l'humiliation, il n'y a pas de dignité personnelle à vivre comme ça. Il faut reprendre tout ça d'un bout à l'autre. Et notamment la question de faire cesser l'architecture irresponsable qui a mis du verre partout, qui fait que toutes les constructions qu'on a faites doivent être toutes reprises. Comment on va faire ? Il faut bien qu'on ait des matériaux nouveaux. Au début de notre entretien, je vous ai parlé de cette affaire, de prendre l'avance dans certains domaines, faire des sauts technologiques. Nous avons besoin de faire des sauts technologiques dans la santé. Devenons un pôle médical national et mondial. Nous pouvons le faire les Français, car nous sommes le deuxième pays pour les dépôts de brevets en Europe. Par conséquent, nous pouvons le faire. Ce que je voudrais vous dire, c'est que pour ma part... plutôt qu'à ce qu'on peut considérer comme de l'intendance. Et l'intendance, elle existe. Les projets pour la patrie, on doit les regarder loin, au-dessus de l'horizon. Nous pouvons être ce grand pays si nous nous donnons ces objectifs. Nous en avons des moyens. C'est ça que je plaide devant vous. La santé est la prochaine frontière de libération de l'humanité. Voilà ce que je crois. Les Français peuvent être les meilleurs dans ce domaine.
Bruno Retailleau.
ce qui est de la souveraineté, nous avons entendu monsieur Philippe nous dire à l'instant il faut que l'Europe soit l'Europe puissante. Ah ben très bien, mais pour ça c'est pire que pour annuler la dette parce qu'il faut changer le traité européen. Vous savez comme moi que vous ne pourrez pas affecter les sommes qui sont investies en Europe autrement que dans le cadre de la concurrence libre et non faussée, c'est-à-dire d'un marché ouvert sur le monde. Par conséquent, vous ne pouvez pas à la fois prôner à la terre entière... la concurrence libre et non faussée, le libre-échangisme, et de dire, ah ben non, pas sur ce sujet. Nous devons donc modifier le traité qui fait l'Union Européenne, parce que sinon, nous allons mourir politiquement. socialement et industriellement, parce que nous ne sommes pas en état de résister. Sur
les salaires et le coût du travail, parce que sinon on n'aura pas la réponse pour Vincent Furland.
Je voudrais quand même, à l'instant on vient de dire, on est content de l'investissement étranger. Vous êtes content de la part de spéculation qu'il y a dans cet investissement sur l'immobilier ? Vous êtes content de la vente à la découpe de l'industrie française, de ce qui en reste ? Et bien pas moi. Par conséquent, je mettrai en place une vigilance extrêmement aiguë sur ces... Et pour terminer sur la question européenne, je vous dis les choses comme elles sont. Tout ce qui viendra de l'Europe en contradiction avec les intérêts des Français, tels qu'ils sont décrits par leur vote et les programmes, nous désobéirons. Maintenant de quoi vous voulez vous parler ? Les
salaires, le coût du travail et les salaires.
Parfaitement. Alors là, c'est l'assemblée des magiciens. Vous ne voulez plus rien payer et vous renvoyez tout, mais à qui ? Qui va payer tout ce que vous venez de dire ? Vous voulez la retraite par capitalisation ? Il faut des hauts revenus pour se payer la capitalisation. Pour avoir le même retour sur une retraite qu'on a aujourd'hui par la répartition, il faudrait cotiser deux fois plus que c'est le cas actuellement. Les Etats-Unis n'ont pas de leçons à nous donner. Leur système social est pitoyable. Des millions de gens sont en dehors de tous les circuits de fonctionnement normal d'une société. Les Français ne peuvent pas vouloir une chose. pareil. Quant aux Chinois, tournez pas autour du pot. Ils ont gagné la partie technologique. Maintenant, il faut discuter avec eux et faire un échange équilibré. Vous avez proposé une piste, j'en ai des dizaines d'autres. Ce qui ne tient pas debout, c'est de les traiter comme des ennemis. Il faut avoir avec eux une discussion raisonnée, raisonnable, avec un échange. équitable avec eux, mais pas leur dire, vous n'avez pas le droit de vendre chez vous, nous avons le droit de vendre chez vous. Pardon, les salaires, très très bien, il faut les augmenter. Il faut augmenter le SMIC. Il faut augmenter le SWIC. Si vous n'augmentez pas les salaires, vous ne rigolerez pas longtemps, parce que vous aurez la récession. Et dans ce pays, les salaires et la consommation populaire, la consommation populaire, c'est 55% du PIB. Alors vous rirez jaune si vous ne partagez pas davantage. Et là, c'est pas vrai que la petite entreprise et la grande entreprise, c'est la même chose. Tout à l'heure, j'ai vu que je ne vous ai pas intéressé, quand je vous ai parlé des charges qui viennent, par exemple de l'élection. Je vous ai dit, il faut trouver le moyen d'en produire autrement. Ils sont en train de parler d'un équipement nucléaire qui n'existe pas. Les machines, il est question d'installer, ne fonctionnent pas. Et nous aurons une salée en 2040, quand les actuelles centrales seront arrivées à terme. Quant à l'eau, alors là, cher ami, vous auriez dû y réfléchir. Les bassines qui ont été faites, il n'y a plus d'eau dedans. Pour une raison, c'est qu'il fait trop chaud. Et de même, le nucléaire... ne le refroidissait pas avec de l'eau chaude. Tout ça, ce sont des délires. Il faut partir des choses sérieuses, de la technique sérieuse, avec des objectifs sérieux de développement industriel du pays et pas des... Jean-Luc Mélenchon... Voilà,
ça y est, je m'avance même physiquement pour reprendre le contrôle de la situation.
ne vous l'avais jamais perdu, Sarah.
Oui, certes, c'est vrai. Jusqu'à maintenant, ça se passe plutôt pas si mal. Edouard Philippe, allez-y.