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pas suivant les situations. Par conséquent, là, oui, il y a une décision politique qui a été prise de mettre en place un cordon sanitaire. Ce n'est pas un front, une alliance républicaine, c'est un cordon sanitaire. Personne ne veut que le Rassemblement national puisse diriger les débats de l'Assemblée nationale cette fois-ci. Alors c'est une heureuse transformation du point de vue des macronistes qui, la dernière fois, avaient fait élire deux vice-présidents du Rassemblement national. Ils ont renoncé. à cet instant-là, mais hier, ils ont fait le contraire. Enfin bref, ce sont les élections internes de l'Assemblée nationale. Mais oui, vous avez raison, il y a un cordon sanitaire.
Hier, Gaëlle Braun-Pivet a été réélu présidente de l'Assemblée nationale avec 220 voix en sa faveur, 14 voix de plus que le candidat unique du nouveau Front populaire, le communiste André Chassaigne, qui en a obtenu 207. Pourtant, le nouveau Front populaire est, arithmétiquement, à l'Assemblée nationale, la première force coalition politique. C'est un échec de ne pas avoir réussi à obtenir le... Chouard, Jean-Luc Mélenchon ?
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
D'une certaine manière, oui. Mais auparavant, notons les points qui ont été acquis. Le premier, c'est que, comme nous l'avions souhaité, et nous avons un peu, comment dire, forcé la main de tout le monde, il y avait une candidature unique qui s'est réglée en deux jours. Ce qui est mieux que nos non-performances pour le Premier ministre.
Donc,
nous avons eu un candidat commun. Et brillamment... Il a été en tête de l'élection jusqu'au troisième tour. Il faut savoir, pour connaître les règles de l'Assemblée nationale, qu'au premier tour, nous avions gagné. Au deuxième tour, nous avons gagné. Mais entre se retirer les uns après les autres les candidats de la droite et du centre. Et à la fin, Mme Bonde privée a bénéficié des voix de la droite et du centre plus de voix d'URN. Et nous avons été battus. Ce n'est pas le seul problème que cela pose. C'est un accord qui a été passé. Non mais... Peut-être bien, mais en attendant, des voix du RN que vous n'avez pas notées cette fois-ci se sont exprimées en faveur de Mme la présidente sortante, qui est une des plus mauvaises présidentes qui a eu l'Assemblée. Mais ce qui est important, c'est de voir qu'à cette occasion, il s'est fait un vote à 14 voix de différence. Nous sommes bien d'accord ? Absolument. Or, nous contestons le fait que 17 ministres aient pu voter pour, à cet instant, compte tenu du fait que... D'après nous, il aurait fallu vérifier les mandats de l'Assemblée nationale, et alors on aurait constaté que dans ce délai, ces ministres ne devaient pas avoir la possibilité de voter. — Il y a effectivement
une controverse aussi de la part des juristes qui n'ont pas arrêté cette question. Effectivement, il y a, d'après la Constitution, une incompatibilité entre le mandat de député et la fonction de ministre. Mais en quelque sorte, il y a un article de loi qui, dans sa dernière phrase... est une forme de flou et qui a permis, selon la lecture qu'en a fait le gouvernement et la majorité, de permettre à ses ministres démissionnaires de voter.
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si le véritable problème politique français venait directement de ces institutions ? Depuis 1958, la Vème République a apporté stabilité et efficacité. Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et défiance des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une sixième république ? Dans cet e-book découvre l'histoire, les failles et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre. Vous avez raison.
Pardon, si vous voulez bien, nous n'avons que 20 minutes. Les cours de droit constitutionnels sont bienvenus. Mais c'est important de préciser ça. Ce qui est important aussi, c'est de mentionner le fait qu'au-dessus de la Constitution, il y a aussi un autre texte. êtes d'accord ? La déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui dit dans son article 16 que doivent être constamment séparés le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif, et le pouvoir exécutif c'est le gouvernement et les ministres, législatif c'est les parlementaires et la justice. Il ne faut pas que les trois soient dans la main de même personne. Lorsque vous êtes à la fois ministre expédiant les affaires courantes et député, il y a une contradiction avec les mesures de la déclaration des droits de l'homme. Alors s'il y avait un flou, il y a une manière de régler le flou, c'est de regarder le texte supérieur, celui de la déclaration des droits de l'homme qui dit qu'on ne peut pas être à la fois ministre et député, c'est-à-dire dans l'exécutif et dans le législatif.
Allez-vous mener un recours ? On entendait Sandrine Rousseau dire qu'elle allait regarder s'il y avait... possibilité d'engager des recours.
Alors nous avons consulté, et c'est encore en train de se faire, au groupe, comme c'est le groupe parlementaire, ce n'est pas à moi de m'exprimer sur le sujet, je suis sûr que Mathilde Panot vous dira le moment venu ce dont nous avons disposé. Mais nous sommes en train de regarder de quelle manière le recours peut être le plus efficace. Et je vous signale que dans toutes les législatures de l'histoire de France... On vérifie les mandats. Vérifier les mandats, ça veut dire on s'assure que la personne qui vient est bien celle qui est élue et c'est bien elle qui a le droit de délibérer. Cela n'a pas été fait cette fois-ci alors même qu'il y avait un flou. On aurait dû prendre cette décision avant et non pas après.
Mais peut-être, Jean-Luc Mélenchon, que nous n'aurions pas eu ce débat là ce soir avec vous sur ces... 17 voix de ministre député sur ces 13, je rectifie ces 13 voix d'écart entre Yael Brown-Pivet et André Chassaigne, si le nouveau Front populaire avait réussi au fond à élargir sa majorité et à permettre à André Chassaigne peut-être de récupérer des voix de certains députés macronistes qui auraient pu voter pour lui. Est-ce que c'est pas aussi un échec de cet élargissement du nouveau Front populaire
Vous avez sans doute raison. Mais ça prouve une chose qui fait que votre question suivante va être embarrassante. C'est que vous venez de donner la démonstration qu'il n'est pas possible d'élargir, y compris avec une personnalité sympathique, plutôt acceptée par tout le monde, qui avait donné des gages de bonne volonté à de nombreuses reprises en fustigeant la conduite des Insoumis. Donc même quand on présente quelqu'un qui apparemment n'a aucun des défauts qui sont d'habitude mis en avant, ça ne sert à rien. Les voies ne changent pas et se reconstitue immédiatement une alliance dont le résultat est le contraire. Pardon, si, quelqu'un a gagné l'élection. C'est Mme Bruneprivé. Mais le président de la République avait dit qu'il fallait un changement des pratiques et des dirigeants. Eh bien, ni les pratiques ni les dirigeants n'ont changé. Nous pouvons donc venir maintenant à... qui est l'auteur principal de toute cette situation, dont je doute qu'elle intéresse passionnément ceux qui nous écoutent. La question est, comment en est-on arrivé là ? Il est clair qu'en France, les élections, comme dans toutes les démocraties du monde... ne purge plus les crises politiques, les questions politiques posées. Et donc depuis 20 ans, on reproduit la même politique sans cesse. Pourquoi ? Parce que le pouvoir essentiel, celui du président de la République, au deuxième tour, se joue dans un match des peurs. De quoi a-t-on le plus peur ? De la maltraitance sociale des politiques libérales ou du rassemblement national ? Donc on ne règle aucune crise. Mais pendant ce temps, la crise avance. Et nous sommes dans l'impasse dans laquelle nous sommes. Ce n'est pas nous, je me permets de le rappeler, qui avons 10 sous. C'est le président. même pas sur un fait de politique qui aurait été lié à un vote de l'Assemblée, comme le refus de voter les retraites à 64 ans, mais sur une élection européenne, dans laquelle la participation est loin d'avoir été ce qu'elle aurait dû être, et qu'on a vérifié ensuite, aux autres élections. Donc, le président de la République dit, eh bien, puisque c'est ça, je le prends comme un acte de confusion politique, je demande, il dit lui-même. Le mot, une clarification politique. Il a une clarification politique qui est la négation de 27 sondages consécutifs. C'est nous qui arrivons en tête et le RN en dernier élu en second. Il est donc battu dans sa lettre. Que fait-il ? Il attend une semaine pour se prononcer. Puis il dit, personne n'a gagné. Donc vous allez constituer une nouvelle majorité à partir de l'élection du président de l'Assemblée nationale. Et voici ce qu'ils ont essayé de faire ce jeudi. Mais j'ai envie de dire que... C'est la confusion et c'est tout. Mais le responsable de ce blocage, le responsable de cette pagaille, c'est le président de la République et personne d'autre. Pourtant, c'est le seul qui ne se met pas en cause.
Le nouveau Front populaire espérait remporter la présidence de l'Assemblée nationale avec cette défaite au perchoir. Matignon s'éloigne. Est-ce que vous actez ce soir la fin des négociations entre les différents partis de gauche qui forment cette coalition pour essayer de faire émerger une candidature commune ? A gauche pour un premier ministre du nouveau Front populaire.
-moi, j'ai rien compris.
Avec le perchoir, en tout cas le pari que certains dans votre camp à gauche faisaient, c'était de gagner l'élection à la présidence de l'Assemblée nationale pour au fond essayer de contraindre Emmanuel Macron. Avec cette défaite, est-ce que Matignon s'est fichu ? Est-ce que vous arrêtez les négociations entre les partis de gauche pour trouver un nom commun
? On arrête d'essayer de trouver un nom commun. Parce que la phrase est très longue. Ça ne vous
a
pas échappé que ça bloquait Non, ça discute. Mais c'est quand même incroyable. Ça discute. Point. Toutes les discussions prennent un peu de temps. Là, ça va. Le deuxième tour de l'élection, c'était le 9. On est le 18, on est 9 jours après. Ça fait moins qu'avec les autres. Les autres nominations. Donc, accepter qu'on discute. Accepter que ce soit compliqué. Personnellement, j'en suis très déçu. Je ne peux pas vous le cacher. J'en suis très déçu, mais je l'accepte maintenant. Venant à ce que vous venez de dire, qui est le point de départ. Le point de départ, c'est que nous avons été mis en échec. pour la présidence de l'Assemblée nationale, pas pour une politique gouvernementale. Donc c'est le président de la République qui a décidé qui ferait de cette élection le test d'une nouvelle coalition majoritaire. Pas nous ! — Nous, c'est le contraire. On dit qu'on doit se présenter de manière unie à toutes les élections. Et donc nous aurons une candidature de Premier ministre,
évidemment. — Qui, pour Matignon, parce que Huguette Bellot, qui est la présidente du Conseil régional de la Réunion, avait les faveurs des insoumis et des communistes de certains écologistes, refusé par les socialistes. Les socialistes et les écologistes et les communistes ont ensuite proposé Laurence Tubiana, refus des insoumis. On apprend à l'instant que le Parti socialiste, dans un communiqué de presse, demande à ce qu'il y ait un vote... députés du Nouveau Front populaire pour départager ces deux personnalités. Est-ce que vous acceptez l'idée d'un vote pour avoir
une candidature unique ? D'abord, vous avez bien noté ma réponse. Nous ne nous résignons pas à ne pas avoir de candidat. Il y a une discussion. Dans le premier cas, comme vous l'avez dit, ce sont les socialistes qui ont refusé Huguet de Bello. Mais peut-être, par respect pour nos auditeurs, pourrait-on rappeler dans quelles conditions un tel refus a été fait ? Sans doute vous vous rappelez des motivations qui ont conduit au refus du Huguet de Bello. Vous pouvez les rappeler. Les
socialistes considéraient qu'Huguette Bellot avait un profil trop radical pour être Premier ministre du Nouveau Front populaire. Et certains socialistes estimaient qu'elle ne pouvait pas occuper ce poste-là parce que, notamment, elle avait été absente lors d'un vote pour le mariage pour tous en 2013. C'était en tout cas ce que nous disaient certains socialistes. Mais la question que je vous pose, Jean-Luc Mélenchon, faut-il un vote ou pas ? Olivier Faure, le Premier secrétaire du Parti socialiste, dit qu'il faudrait régler cette question. Avec une question démocratique. Par le vote, allez-vous aller au vote, vous, la France insoumise ? Alors attendez,
pardon, mais je voudrais moi aussi répondre à la question à laquelle vous n'avez pas répondu. Vous avez donné des arguments, aucun de ces arguments ne nous a été présenté. Vous m'entendez ? Aucun de ces arguments dans la négociation n'a été présenté par le Parti Socialiste. Le Parti Socialiste a dit, nous avons un candidat, après avoir interdit à tout le monde d'annoncer une candidature, nous a dit, notre candidat c'est Olivier Faure.
Ils disent avoir proposé Johanna Roland. Non, non, non.
— Faut-il un vote ? C'est ma question. — Attendez. C'est moi que vous interviewer ou des gens qui sont absents que vous faites parler. — Non, mais je vous pose des questions sur le vote. — Je vous réponds d'abord dans l'ordre qui me convient pour que vous entendiez les arguments. Depuis le début, le Parti socialiste fait de l'obstruction. Et maintenant, nous voici rendus à une candidature qu'ils ont proposée. Vous me dites qu'elle est soutenue par les communistes et par les écologistes. Eh bien je la prends de vous parce que ce n'est pas non plus ce qu'on nous a dit. Mais puisque vous, vous savez mieux à BFM que nous-mêmes qui sommes dans la négociation, je la... Mais volontiers. Et vous me dites maintenant qu'on nous annonce qu'il y a une date limite. — Le 23 juillet, mardi prochain. — Et que se passerait
-il le 23 juillet ? — Alors à l'issue, visiblement, le communiqué n'est pas très clair. Mais en tout cas, c'est la date limite que fixe le Parti socialiste. Il faut au maximum pouvoir réunir les
députés. — Eh bien nous en sommes d'accord. Le 23, nous devons être tombés d'accord. — D'accord. Donc le
23,
il y
aura un nom.
— Évidemment. puisque le Parti socialiste qui décide de quand les choses s'arrêtent, quand elles commencent, qui on a le droit de proposer ou pas, a fixé la date du 23. Je voudrais tout de même signaler comment, depuis le début, ce sont des méthodes tout à fait brutales qui nous sont appliquées. — De la part de qui ? — Parce que du Parti socialiste. Et je vais en donner l'exemple de Mme Tubiana, qui est en effet présentée par le Parti socialiste. Je n'ai rien contre Mme Tubiana. Je ne la connais pas. Je ne l'ai jamais rencontrée. Je n'ai jamais eu affaire à elle. — Qui a notamment négocié les accords de Paris en 2015 pour la présenter. C'est pas tout. Elle a aussi président de la commission de la convention sur le climat. Vous vous en rappelez ? Absolument. Eh bien, Madame Tubiana est la personne la mieux placée pour comprendre notre opposition. à sa candidature. Pourquoi ? Parce qu'elle, elle a annoncé d'avance qu'il fallait trouver un programme à négocier avec les autres partis de l'Assemblée nationale. — Dans une tribune qu'elle avait signée notamment dans Le
Monde, appelant à élargir cette majorité pour pouvoir gouverner davantage. — Et elle a
dit dans le même texte qu'on trouverait le moyen de s'accorder et personne ne nous reprocherait si on diminuait le niveau de nos exigences. Pourquoi je dis qu'elle est la mieux placée ? Parce que Mme Tubiana a négocié brillamment. l'accord climatique de la cop 21 n'est ce pas et elle est la première à savoir que ensuite ça n'a pas été respecté et elle a exprimé elle-même la déception ensuite elle a été présidente de la convention dont il était convenu avait dit le président de la république que ceux qui se décideraient là s 'appliquerait immédiatement sans filtre rien ne s'est appliqué et elle-même a exprimé son désaccord avec cette méthode donc elle comprend le fait que les insoumis lui disent, mais si vous pensez que vous allez renégocier notre programme avec d'autres, comme nous savons que les autres ne l'accepteront jamais, vu que nous avons vu comment ça s'est passé pour l'élection d'André Chassaigne, dites-moi, vous qui êtes à BFM, qui parmi les LR, qui parmi le centre est d'accord pour appliquer l'impôt sur la fortune ? Qui parmi eux est d'accord pour rétablir les taxes sur les super profits ? Réponse, personne. Donc de quoi parle-t-on ? Au
vu des tensions que l'on ressent... Jean-Luc Mélenchon, entre la France insoumise et les socialistes, il y a clairement un jeu de rapport de force. Pensez-vous vraiment, si vous arrivez à établir une architecture gouvernementale complète, pensez-vous vraiment pouvoir gouverner ensemble entre les insoumis et les socialistes ? Notamment quand on voit sur les réseaux sociaux que l'une de vos députées, Sophia Chikirou, avait comparé le hollandisme à des punaises de lit. Est-ce que ce sont des bases
sereines pour gouverner ensemble ? Écoutez, c'est une expression, c'est une plaisanterie, vous avez le droit de ne pas l'accepter, mais elle parle de quelque chose de très concret. Le retour du hollandisme, qui, à BFM, ne devrait pas vous surprendre, puisque vous lui avez immédiatement donné la parole, et ses premières paroles, une fois revenue dans la vie publique, ont été pour dire que je devais me taire. Puis vous l'avez réinterviewée. — Et nous sommes là ce soir avec vous. — Oui, oui, oui. l'avez réinterviewé, il a longuement expliqué pourquoi je devais me taire. C'est la première fois dans la vie politique qu'un homme de gauche est interpellé par quelqu'un d'autre qui se dit de gauche et qui lui demande de se taire. C'est la première fois. Alors les comportements de cette nature ne sont pas acceptables. De même qu'il n'est pas acceptable qu'une des membres de la direction du Parti Socialiste parle à propos du député Aurélien Taché d'un élu d'une réserve d'Indiens. Cela est insupportable. Comprenez que nous avons le droit de temps à autre de réagir et de manifester notre, comment dire, agacement. Mais nous sommes dans une discussion. Si je ne devais tenir compte que de ce qui a été dit par les autres, d'abord je commencerais par dire pourquoi m'avez-vous éliminé de la candidature au poste de Premier ministre ? Vous êtes toujours candidat. Pardon ? Non, non, moi j'ai dit que je n'étais candidat à rien. Mais on a insisté lourdement. Le but était de nous humilier, de montrer qu'on écartait quelqu'un et qu'on n'y pouvait rien. Ensuite, nous avons proposé trois noms. On a eu de réponse à aucun. Là, pour élire, monsieur le président, la candidature d'André Chassaigne, que nous avons soutenue avec cœur, nous avions d'abord, nous aussi, deux candidats. Nous les avons retirés pour permettre que cela se passe. Donc nous avons, jusqu'à présent, vu... Tous nos candidats au poste de Premier ministre rejetés, nos candidats à la présidence d'Assemblée, donc comprenez aussi qu'à certains moments, comme ce sont toujours les mêmes qui s'opposent à tout, on manifeste un certain agacement. Mais je m'empresse de vous dire que la tête reste politique. Nous sommes prêts à faire un accord sur une personnalité et à la présenter en commun. Mais nous y mettons une condition et ce sera la condition clé, le programme. doit être défendu jusqu'au bout. Et si quelqu'un doit décider que nous n'appliquerons pas notre programme, alors il censurera le gouvernement. Nous voulons revenir à des règles stables et lisibles. Permettez-moi d'un mot de dire pourquoi tout ça est inacceptable. De quoi souffre la vie politique française ? D'une politique de politiciens. qui disent une chose dans les élections et qu'en font une autre dès qu'ils arrivent au pouvoir. Nous ne jouons plus dans cette cour-là. Nous n'y avons jamais joué. J'ai quitté le Parti Socialiste à cause de ça et je n'y retournerai pas. Donc, nous avons décidé de respecter la parole donnée aux électeurs. Nous ne combinerons pas que M. Macron prenne la responsabilité de faire déposer contre notre gouvernement une motion de censure. Et ensuite, il verra qu'une fois notre gouvernement tombé, à notre tour, nous voterons une motion de censure contre la droite. Il ne lui restera plus qu'une issue, s'en aller lui. Parce qu'il y a toujours une solution. Vous demandez la
démission du président de la République pour sortir de l'impasse ?
je vais recommencer parce que c'est toujours difficile de se faire comprendre avec un journaliste. Et moi, je suis pas très bon. — Je vous en remercie pour cette gentillesse. — Merci. Non, mais je reconnais mon tort. Ce que je dis n'est pas clair. Donc je recommence. Si nous présentons un gouvernement et qu'il applique sa politique et qu'il est censuré immédiatement, eh bien nous respecterons la démocratie. Il n'y aura plus de gouvernement. Mais emporterons la responsabilité ceux qui auront censuré. À leur tour, ils présenteront un gouvernement. de la droite et du centre, et nous le censurerons. Donc il tombera aussi. Par conséquent, il ne restera plus qu'une personne et qui ne peut pas dissoudre de nouveau l'Assemblée, car la Constitution le lui interdit. Donc il ne lui restera plus qu'une possibilité s'en aller. Ce que je veux vous dire, c'est que nous sommes en train de passer 'une situation de crise démocratique, où ça ne collait pas, à une situation de crise de régime, et que l'auteur de cette situation est le président de la République. Donc il y a toujours... Le recours aux urnes, la première fois, c'était en renvoyant chez eux les députés. La prochaine fois, si tout est bloqué, c'est qu'il s'en aille lui-même. Mais ce que je suis en train de dire n'est ni un souhait, ni un ordre, ni une consigne. C'est un état de fait. Si le président de la République joue la crise politique avec un gouvernement du nouveau front populaire, à la fin, il ne restera plus qu'une issue, puisqu'il ne peut plus redissoudre l'Assemblée, c'est son propre départ. Entendez-moi bien, on n'est plus dans un jeu de mots, d'astuces. Je suis en train de décrire ce qu'est une crise de régime. Et le président de la République... conduit le pays à une crise de régime après toutes les autres extravagances qui ont marqué son quinquennat et son deuxième mandat qui est une suite de choses auxquelles personne ne comprend rien. Donc peut-être qu'à un moment donné, en quelque sorte, pour que la France respire, il faut que lui comprenne que où il change de pratique, c'est-à-dire où il se soumet... Ou bien il se démet. Cela s'est déjà produit dans l'histoire de France. Au moins trois fois. Chaque fois qu'un président a engagé sa responsabilité, en 1924, à la sortie de la 3ème République, où le président de Gaulle, le président de Gaulle avait engagé sa responsabilité sur le succès d'un référendum. Il a perdu les parties le lendemain matin. Donc ce n'est pas nouveau en France et c'est la démocratie. Il faut respecter les règles de la démocratie. Sinon, si on improvise continuellement, on ment à tout le monde, on trompe tout le monde. Alors ne comptez pas, je le dis, non pas à vous qui n'y êtes pour rien dans cette histoire, mais à nos partenaires, nous ne participerons pas à un gouvernement qui ne prend pas l'engagement d'appliquer le programme. Quelle que soit la forme par laquelle on ne nous tordra pas les bras, nous resterons fidèles à la parole donnée aux électeurs. — Mais dans
ce cas, Jean-Luc Mélenchon, comment est-ce que cette coalition peut-elle tenir sur la durée ? On sait qu'il y a des socialistes qui échangent parfois, qui essayent de sonder avec des macronistes de gauche pour voir s'il y a des... — Des macronistes de quoi ? — Des macronistes de gauche. — Ah, d'accord. — Selon la formule consacrée, est-ce que c'est possible... — Les macronistes de gauche qui ont voté pour... — Jean-Luc Mélenchon, pardon. — Qui ont voté pour le président André Chassaigne ? C'est cela, non ? Dont on parle ? — Ils n'ont en l'occurrence pas voté pour André Chassaigne, puisque vous avez... Il faut échouer à élargir cette majorité. Est-il vraiment possible d'appliquer tout le programme, rien que le programme, comme vous l'avez dit au soir du 7 juillet, avec 192 députés
? N'est-ce pas un vœu pieux ? Non, ce n'est pas un vœu pieux si on respecte les règles de la démocratie. Je recommence pour que l'on me comprenne bien. Un groupe, un bloc est en avance. Le nôtre, nouveau Front populaire. Dans toutes les démocraties du monde, le président de la République n'a pas choisi le Premier ministre. La Constitution française ne dit pas qu'il choisit, il nomme. Par conséquent, il doit nommer. Un Premier ministre issu du nouveau Front populaire. Il n'y a toujours pas de nom. Non mais attendez, je ne sais pas si la réunion du bureau politique du RPR a désigné Jacques Chirac. Il me semble qu'il n'y a pas eu besoin de ça. Bon, par conséquent, il sait très bien qui est quoi à l'intérieur de cette coalition. Mais c'est lui qui doit nommer. S'il nomme un Premier ministre du Front populaire, le Premier ministre ira devant l'Assemblée, présentera son programme et... Ensuite, il y aura des lois ou des décrets qui seront signés ou pas signés. À ce moment-là, l'Assemblée s'exprimera. Si elle est contre, elle le fait tomber. C'est la règle de la démocratie. Et je vous le redis, à ce moment-là, si le président de la République a poussé à ce qu'il y ait une motion de censure, il y aura ensuite une motion de censure contre le gouvernement de droite. Parce qu'il en nommera un de droite. Et vous en déposerez une systématiquement
s'il y a effectivement un gouvernement d'alliance entre le camp présidentiel et les Républicains. Évidemment.
Puisque nous l'avons fait. Automatiquement. Nous l'avons fait sur tous les 49-3. On nous l'a assez reproché. Mais nous n'avons pas changé notre pratique. Ce que nous demandons, c'est que la vie politique du pays ne se règle pas par des combines. Et maintenant, pour reprendre votre propre argument, dites-moi où sont ces macronistes de gauche qui sont prêts à accepter le rétablissement de l'impôt sur la fortune ? Parce que s'ils y étaient prêts, pourquoi n'ont-ils pas voté quand on l'a proposé ? Lesquels sont prêts à accepter l'augmentation des salaires alors qu'ils ont voté contre les macronistes de gauche inclus ? Donc tout ça n'existe pas, c'est une comédie. Et la preuve a été donnée par le... le fait que tous ces gens ont refusé de voter pour André Chassaigne. S'ils étaient, comme vous dites, des gens qui cherchent un compromis, en disant « Bon, vous exagérez, mais on va... Bon, quand même, on fait un geste. On élit votre président de l'Assemblée. » Ils ne l'ont pas fait. C'est eux qui viennent de nous signaler que la porte était fermée. Il est donc absurde de s'entêter. Il faut faire fonctionner la démocratie. Les règles qui existent, pas de combine. Si après que nous ayons fait voter un programme, nous en faisons un autre arrangé dans les couloirs de l'Assemblée, la masse du peuple français sera écœurée. N'en pourra plus de voir une chose pareille. Il ne faut pas arriver à ce résultat. Il faut fortifier la volonté démocratique. Dire, vous voyez, quand vous votez, ça donne quelque chose. Au Parlement européen, ils ont réélu Mme van der Leyen, mais ils n'ont eu aucun mal à élire un vice-président insoumis. Tout le monde a voté pour lui. Enfin, je veux dire tous ceux, sauf les fascistes, bien sûr, qui n'ont pas voté pour lui. Il y a un cordon sanitaire. Donc, il faut arrêter la comédie de la diabolisation des insoumis. Tout ça n'est pas sérieux. Il y a un programme, il a été signé par trois parties. Ces trois parties se présentent avec ce programme. Si l'Assemblée n'en veut pas, eh bien, elle le dira. Et si tout est bloqué, le président de la République devra s'en aller pour que le suffrage universel fonctionne. Sinon, imaginez-vous la situation. On dirait, écoutez, on a fait une combine et elle n'a pas marché. Alors qu'est-ce qu'on fait ? Personne n'en sait rien et nous serons discrédités. Alors en tout cas, voici ma conclusion. Quoi qu'il arrive, il n'y aura pas d'insoumis, de ce que je peux savoir, de ce que j'ai vu de la réunion du groupe, de ce que j'ai vu de notre bureau politique qui s'appelle Coordination, il n'y en aura pas. Et je rappelle que ce ne sont pas les élus... choisissent le Premier ministre. C'est un accord entre des partis politiques. Et si on change la règle du jeu et qu'on décide que dorénavant, c'est un troisième tour, type Troisième République, avec des élus, des notables qui votent pour désigner le Premier ministre, alors on ne sort plus du truc. Il va falloir faire ça pour pratiquement tous les ministres. Et puis ça veut dire quoi ? Que dorénavant, le bureau politique du nouveau Front populaire... C'est l'intergroupe à l'Assemblée nationale fort de 190 membres. Ça serait une folie pure et simple. On ne peut pas gouverner dans de telles conditions. — Jean
-Luc Mélenchon, il y a quelques instants, vous évoquiez l'idée d'une démission du président de la République pour sortir de ce blocage. Ce n'est ni un souhait, ni une consigne, selon vous. Vous précisez votre pensée. S'il y a demain une présidentielle anticipée, vous iriez ? En tant que candidat à la présidentielle ? Je
ne me suis pas posé cette question. Mais si vous pensez
à la démission du président public, il y a peut-être un cheminement intellectuel qui se fait sur cette question.
Peut-être, mais mes cheminements intellectuels m'appartiennent. Et vous savez de longue main que j'ai souhaité être remplacé. Alors beaucoup ont pensé que c'était une formule. Et j'ai tellement bien travaillé que je suis en état d'être remplacé. Et qu'il existe des personnalités du mouvement assoumis dorénavant assez fortes et bien repérées par le public pour qu'on puisse l'imaginer. Mais on peut aussi imaginer autre chose. Par conséquent, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est si M. Macron ne permet pas à la démocratie de se concrétiser par un gouvernement, il ne faudra pas s'étonner qu'ensuite le mot d'ordre de tout le pays, avant la fin du mandat, ce soit Macron démission. Et j'ajoute que je l'ai déjà entendu. Moi, je ne souhaite pas que les mandats soient abrégés. Ce n'est pas mon souhait. Je viens de vous dire que je souhaite le respect des règles. Mais si le président de la République rend impossible le fonctionnement des règles, alors oui, il devra s'en aller. Parce que sinon, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? On ne va pas rester sans gouvernement ou toutes les semaines changer de gouvernement avec un vote par censure. Vous comprenez ? Ce n'est pas possible.
Vous parliez d'agacement il y a quelques instants. Je couvrais la soirée électorale de la France insoumise au soir du 7 juillet. Il y avait sur les visages des militants de gauche et insoumis qui étaient là de l'espoir. des larmes de joie. Et dans les témoignages que l'on entend parfois dans les reportages quand on interroge les électeurs de gauche au regard de ces négociations qui patinent à gauche, certains nous disent qu'ils sont écœurés. Ils sont déçus de la gauche. Qu'est-ce que vous leur répondez à ces électeurs
D'abord que je ne vous crois pas. Et ensuite... — On les interroge, M. Mélenchon. — J'ai le droit. Oui, oui. Mais vous vérifiez que les gens sont bien des gens de gauche, etc.
— En l'occurrence, ils étaient à votre soirée électorale. Il y en a d'autres que l'on peut croiser dans des manifestations, M. Mélenchon.
Ne truquez pas notre entretien. Je connais des gens qui regardent BFM et qui sont très déchus par votre attitude si favorable au Rassemblement national. vous dites ça, Jean-Luc Mélenchon ? Nous
interrogeons tout le monde en l'occurrence. — Vous avez raison. Mais
il y a des gens qui ont cette impression. Donc je me fais l'obligation de m'en faire le témoin devant vous, comme vous le faites, pour des gens que vous prétendez avoir retrouvés, ce qui n'est pas vrai.
— Mais je n'ai pas dit que je les avais retrouvés. Absolument pas, M. Mélenchon. J'ai dit qu'on avait interrogé des électeurs de gauche qui eux-mêmes se présentaient en tant qu'électeurs de gauche dans différents reportages qui nous disaient qu'ils étaient écœurés par la situation. Il y en a, Jean-Luc Mélenchon. —
Oui, bien sûr. Mais bien sûr. D'autant que c'est cultivé. Parce que quand nous mettons 24 heures pour nous entendre, pour faire une coalition, 48 heures pour nous répartir les circonscriptions, et déjà, c'est les Insoumis qui en ont lâché 100, qui est quand même... — Vous en avez eu
230. — Non, mais écoutez-moi.
Nous faisons tous les gestes qu'il faut. Nous retirons nos candidatures à intervalles réguliers. Partout. Par conséquent, nous avons droit au moins au respect de dire « Ces gens-là font quand même le boulot ». Et je demande aux gens de gauche d'y réfléchir. Nous venons de prendre... 10 jours que nous avons dû interrompre pour passer à la désignation d'un candidat commun. Ce n'est rien 10 jours pour des partis qui sont divisés depuis des mois, des mois et des mois, depuis 2022. À peine avions-nous conclu l'accord NUPES, qu'aussitôt il était rompu par nos partenaires. Eh bien, nous avons réussi à colmater tout ça. C'est quand même pas rien de dire en 10 jours qu'il y a une divergence, non pas de personne, ce n'est pas un problème d'ego, c'est sur la manière de penser la suite des événements. Les uns disent... Nous allons constituer un gouvernement d'apaisement et tout ça. Tout le monde doit bien être apaisé. Moi, j'ai demandé mais qui va s'apaiser parmi ceux qui ont un impôt sur la fortune quand on va leur annoncer qu'on le rétablit ? Personne. C'est normal. C'est la vie démocratique. C'est pour ça qu'on vote. Il y a des décisions qui s'imposent à tout le monde. Je dis donc qu'il n'y a pas d'élargissement possible. Par conséquent, il faut en toute hypothèse y aller franchement. S'il y avait un élargissement... possible de la majorité. Je l'ai lu dans le texte de madame Tubiana. Elle a dit que l'on n'a pas de mal à trouver. Personne n'a proposé d'aller faire le tour des groupes de l'Assemblée. Personne. Les socialistes, les écolos n'ont pas dit, ou même madame Tubiana elle-même, écoutez, je fais la tournée des popotes pour voir sur quoi on pourrait s'entendre. Personne ne l'a fait. Pourquoi ? Parce que tout le monde sait que c'est impossible. Donc ce qu'il s'agit de nous vendre, c'est de dire vous autres les insoumis, vous allez oublier un peu le programme et puis on verra au fur et à mesure. Non, on ne verra pas au fur et à mesure. Nous y allons avec notre programme. Moi, j'ai repéré quelles étaient les mesures communes. Si j'avais été le Premier ministre, qui avait déjà dans le passé... étaient adoptés par les uns et les autres. Et je serais venu avec cette feuille, en disant, déjà, ça, vous l'avez voté, donc il y a une majorité. Personne ne propose ni méthode, ni façon de faire. On nous annonce une majorité possible en élargissant. Non. Non et non. Il faut présenter notre programme, le présenter devant l'Assemblée, et ensuite, il se passe une chose que tout le monde connaît. qui est le pouvoir d'amendement de l'Assemblée. Dès lors, à ce moment-là, nous constaterions soit s'il y a des gens qui sont prêts à nous escorter, à nous accompagner ou à nous supporter, et des gens qui ne le font pas. Mais proclamer à l'avance qu'on va s'en remettre à un arrangement possible est une aberration, parce que ça ne correspond à rien dans la vie du pays.
cet entretien, Jean-Luc Mélenchon défend une ligne claire, pour sortir du blocage politique, la gauche doit rester fidèle au programme sur lequel elle a été élue. Il refuse notamment l'idée de renégocier certaines mesures avec le centre ou la droite, estimant que cela reviendrait à trahir le vote des électeurs. Il accuse également Emmanuel Macron d'être à l'origine de la crise institutionnelle et envisage, si le blocage persistait, l'hypothèse d'une démission présidentielle. Une position particulièrement forte, qui repose sur une lecture très politique de la situation. Mais cette stratégie pose une question essentielle, jusqu'où peut-on défendre un programme sans accepter de compromis pour gouverner ? Comme le rappelait Raymond Aron, la démocratie repose aussi sur la capacité à composer avec des forces politiques différentes. Mais, à l'inverse, Jean-Jacques Rousseau insistait sur l'importance de la souveraineté populaire et du respect de la volonté exprimée par les citoyens. Au fond, le débat dépasse Mélenchon. Faut-il privilégier la fidélité au mandat électoral ou le compromis nécessaire pour permettre au pays de fonctionner
-Luc Mélenchon réclame depuis des années la fin de la Vème République et l'instauration d'une VIème République. Mais pourquoi veut-il changer les institutions françaises ? Pourquoi dénoncent-ils une « monarchie présidentielle » ? Et que pourrait réellement changer une nouvelle République ? Dans cet e-book, découvre l'histoire de la Ve République, ses forces, ses défaillances et les grands débats autour de son avenir. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre. 'information
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