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La première chose à voir, c'est un mineur, un enfant a été abattu et c'est l'enfant unique d'une pauvre dame qui elle, quoiqu'on reproche à ce mineur, n'a rien fait pour mériter qu'on lui ramène le cadavre de son fils à la maison. Depuis mardi dernier... Les autorités de ce pays n'ont strictement rien fait qui permette de dire, écoutez, on comprend que tout ça a été trop loin, nous voulons stopper. Jean-Luc Mélenchon, pardon, lesquels seront-ils ? Je suis peut-être le mieux placé des responsables politiques pour comprendre l'effroi qu'a ressenti la famille. Pourquoi le mieux placé ? Et me faire devoir d'exprimer ma solidarité humaine la plus totale et politiquement mon désaveu absolu. de ce genre de méthode. Votre condamnation ? je dis je suis le mieux placé ? Parce que ce sont les circonstances, mais j'ai fait l'objet, je suis victime de deux tentatives d'assassinat. La première a été punie par 9 ans de prison et la deuxième par 18 ans de prison, c'est-à-dire des tentatives extrêmement graves avec des gens d'extrême droite qui s'étaient préparés à me tirer dessus à coups de fusil ou avec un lance-flamme. Donc je comprends et je sais ce que ça coûte de subir. La transgression de la limite qui est entre la polémique politique et la limite physique.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Comme le dit le maire, un cap a été franchi dans l'horreur. Vous partagez cette idée, un cap a été franchi. Écoutez, monsieur Gindre,
nous allons bien nous entendre tous les deux si vous me laissez parler et si vous me laissez utiliser mes mots. Ce n'est pas à vous de dire, vous dites comme, vous dites si. Vous m'autorisez à vous poser des questions pour cet entretien. Je viens, vous me posez des questions, toutes les questions que vous voulez et j'y réponds. Mais vous ne parlez pas à ma place si vous voulez bien. Je viens d'utiliser des mots que j'ai calibrés. et réfléchis. je veux que cela se sache. J'étais à la manifestation de soutien au maire à Saint-Brévin. Aucun des responsables qui me fait aujourd'hui la leçon ne s'y trouvait. Aucun député, aucun responsable macroniste n'y était. Par conséquent, j'estime que leur devoir maintenant est d'entrer en eux-mêmes et de se demander est-ce qu'ils n'ont pas systématiquement choisi leur solidarité. Et est-ce qu'ils n'ont pas manifesté à mains égards souvent un mépris pour les uns ou pour les autres qui finit par se payer un jour ou l'autre ? Voyez-vous, dans le meurtre du jeune Naël, ce n'est pas la première fois que nous avons affaire à un refus d'obtempérer qui se termine par un coup de feu. Il y a donc bien au point de départ une situation... Et c'est cette situation qu'il faut traiter. C'est ça que j'ai voulu dire, monsieur Gindre, lorsque je disais, je demande la justice. On ne peut pas avoir de calme sans justice. On va revoir, si vous
le voulez bien, ce tweet de Jean-Luc Mélenchon. Oui, comme vous le voudrez. Puisque vous apportez de l'importance au mot, accordez de l'importance au mot. Voyons-le. Ce que vous avez voulu exprimer, de ce que nous avons compris, mais vous allez pouvoir nous le préciser, c'est que vous ne vouliez pas, comme vous venez de le dire, qu'on vous mette les mots dans la bouffe, qu'on vous intime l'ordre. Cela dit, il y a une question qui s'est posée de manière très simple à toute la classe politique. Y a-t-il une responsabilité politique à appeler à l'apaisement et au calme ? Considérez-vous, vous, qu'il y a une responsabilité politique de chacun des acteurs politiques à appeler ce soir au calme ?
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pense que tout le monde est responsable d'une situation qui est d'abord celle d'une maltraitance sociale géante dans certains quartiers de notre pays et d'une maltraitance policière systématique à l'égard de certaines populations. Donc nous sommes tous responsables. Mais il faut savoir choisir sa façon d'intervenir. Je veux dire, je veux donner un exemple. Le président de la République aurait pu se rendre auprès de la pauvre maman. qui a perdu son fils unique. Il a demandé à son ministre de la Ville de la contacter. C'est Olivier Klein qui s'en est entretenu. C'est ça, ben voilà. Mais c'est lui le président de la République, c'est pas l'homme qui a vu l'ours. Vous vous auriez appelé en tant que président si vous l'étiez à sa place. La première chose à voir, c'est un mineur, un enfant a été abattu et c'est l'enfant unique d'une pauvre dame qui elle, quoi qu'on reproche à ce mineur, n'a rien fait pour mériter qu'on lui ramène le cadavre de son fils à la maison. Depuis mardi dernier, Les autorités de ce pays n'ont strictement rien fait qui permette de dire, écoutez, on comprend que tout ça a été trop loin, nous voulons stopper. Jean-Luc Mélenchon, pardon, juste je
me permets une
remarque.
Il y a eu à la fois une action de la justice qui a mis en examen le policier, qui l'a placé en détention provisoire. Il est, on le rappelle, soupçonné de cet acte, mais présumé innocent tant que la justice ne s'est pas prononcée. Il y a eu une déclaration politique pour dire qu'il y aurait des sanctions administratives. Ça, c'est ce qui concerne l'affaire du jeune Naël, comme vous le dites. Et ensuite, il y a le cas des violences. On va revenir sur le cas du jeune Naël, mais sur le cas des violences, Jean-Luc Mélenchon, considérez-vous comme entendable, compréhensible, qu'il y ait des violences depuis cinq nuits maintenant. Mais attendez,
monsieur Gendre. Non, vous n'allez pas vous en sortir comme ça. Vous avez beaucoup de talent, vous présentez bien la cause gouvernementale. Le président de la République a demandé à un de ses proches de voir s'il pouvait prendre contact avec la personne. Le juge a fait son travail, mais nous, on doit réfléchir. Nous, vous, moi, qui avons d'autres responsabilités. Vous n'êtes pas juge, moi non plus. Je ne suis pas le président, vous non plus. Nous sommes chacun à notre place et nous prenons notre responsabilité. responsabilité. Moi comme homme politique, je suis responsable de faire des propositions pour essayer de sortir. Connaissez-vous une autre organisation, une seule, qui ait proposé quelque chose depuis mardi dernier pour essayer de montrer qu'on a entendu ce qui se passait ? Pourquoi le jeune Naël a-t-il été abattu ? Parce que c'est appliqué une loi qui a rendu floue la limite entre la légitime défense et la prévention d'un risque. La
loi de 2017, c'est celle à laquelle vous faites allusion ? Parfaitement.
Proposée par monsieur Bernard Cazeneuve, Premier ministre socialiste, qui, il y a encore une journée, me faisait les leçons de morale, alors qu'il est personnellement et moralement responsable d'une situation qui a... Mais cette loi, Jean-Luc Mélenchon,
n'autorise quoi qu'il en soit pas. à tuer dans les circonstances qui sont décrites. Vous pouvez demander le changement de la loi. En l'occurrence, le gouvernement actuel ne dit pas que le policier a bien agi. Monsieur Jeanne, vous permettez ? C'est
un débat ou c'est
une interview ? Je rappelle, Jean-Luc Mélenchon, que le président de la République a qualifié les actes policiers d'inexcusables et inexplicables. Vous
êtes parfait. Maintenant, écoutez-moi. Je vous écoute. Vous me dites, est-ce qu'il faut appeler au calme ? Monsieur, vous me demandez. À moi tout seul. de faire plus que 45 000 hommes qui ont été déployés pendant deux nuits, plus que monsieur Mbappé, plus que la grand-mère du petit. La question pour un homme politique, ce n'est pas d'appeler au calme, de se donner des postures, c'est d'essayer d'arriver au calme, et pour ça, de régler rationnellement les problèmes qui se posent. Donc vous n'appellerez pas au calme ce soir ? Mais si monsieur, à ce que vous voulez, à la paix, à l'amour, à la concorde. Mais monsieur Gindre, je dirai ce que je veux, comme je veux. je suis en train de dire je veux la justice, donc je veux, si je peux dire je, en fait ce sont les parlementaires insoumis, ont déposé une proposition pour abroger dès lundi la loi qui permet de tirer pour un refus d'obtempérer. Deuxièmement, nous demandons... Elle sera donc soumise à l'Assemblée Nationale, c'est votre souhait. Nous souhaitons, mais lundi, pas dans je ne sais pas combien de temps. Deuxième chose, maintenant il faut faire vite. Les juges, le syndicat des magistrats, il faut les écouter, pas simplement faire le tour en disant, celui qui ne dit pas au calme sera pendu séance tenante. Vous pensez au syndicat de la magistrature, j'imagine. Le syndicat de la magistrature.
Ne vous agacez pas, chaque fois que j'apporte une précision, Jean-Luc Mélenchon, nos téléspectateurs ne connaissent pas tout ce
que vous dites de la manière. D'accord, classé à gauche par des gens comme vous, mais eux ne se classent pas à gauche. Ah bon ? Non. droite ? Eh ben non plus. Vous savez que ça existe les gens dans les syndicats qui sont, qui ont un syndicat indépendant des partis politiques. C'est pas indigne d'être classé à gauche Jean-Luc Mélenchon, c'est arrivé à des gens très bien. Merci monsieur Gindre de bien vouloir l'admettre, qu'on peut être de gauche et aimer ses contemporains. Mais les syndicats sont indépendants des partis politiques. Je vous l'apprends monsieur Gindre, et je vois que vous êtes content de l'apprendre. Les syndicats sont indépendants des partis politiques. FO est indépendant, la CGT est indépendant, la CFDT est indépendant. Tous les syndicats ont dans leur statut leur indépendance à l'égard des partis politiques, voilà pour votre précision, qui n'en est pas une. Donc le syndicat de la magistrature a dit qu'il souhaitait qu'on dépayse immédiatement les cas de violences policières, de manière à ce qu'on ne demande pas au juge d'un ressort, celui du 92 par exemple, des Hauts-de-Seine, d'avoir à... en quelque sorte inculpé des policiers avec lesquels ils passent leur vie. Donc ils disent il faut que ce soit le juge d'ailleurs. Voilà deux demandes raisonnables. Troisième chose monsieur Gindre, il y a des affaires qui sont pendantes depuis des années. Les policiers qui ont été inculpés dans l'affaire du meurtre de monsieur et Cédric Souviens. Trois ans après, alors qu'ils sont inculpés, n'ont toujours pas été jugés. C'est le cas de monsieur Traoré, depuis sept ans. La jeune fille, jeune femme qui a reçu une balle en pleine poitrine, alors elle ne conduisait pas la voiture, elle n'était pas en état d'octempérer ou pas.
À Paris, dans le 18e arrondissement. Juste si vous m'autorisez une question Jean-Luc Mélenchon. Vous venez de lister
beaucoup
de sujets. Personne ne peut contester que vous venez de faire des propositions et que vous listez des thématiques de fond. Si j'ai bien entendu ce que vous dites, chacun de ces sujets-là... prendra au moins plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant d'aboutir. On peut souhaiter que tout cela aboutisse. Vous avez vous-même dit que le Parlement serait saisi de cette proposition. Il y a quand même une réalité aujourd'hui. Cinq nuits de violence. Peut-être, faut-il le redouter, une sixième à venir. Considérez-vous que la situation actuelle peut attendre que les sujets que vous venez de lister soient réglés ? Ah non ! Avec la meilleure volonté du public, ils ne seront pas réglés en quelques heures. Non, mais
attendez, ne prenez pas les gens pour les animaux qu'ils ne sont pas. Comme la plupart d'entre vous faites un tas ! D'une révolte, sans regarder les détails, vous ne savez pas que ce sont des jeunes gens de plus en plus jeunes. Ce sont des parents qui sont mis dans une situation... Le ministre de l'Intérieur sur l'EF a dit un tiers de mineurs, moyenne d'âge 17 ans. avez l'intention de compléter chacun de mes propos, monsieur Gendre ? Ne vous agacez pas à chaque fois que j'ai une réponse. Non mais vous non plus ne vous agacez pas à chaque fois que je fais une réponse qui m'appartient. Allez-y. A chaque fois vous vous sentez obligé de m'interrompre au milieu. Je ne suis obligé de rien et je ne vous laisserai pas. Alors monsieur, laissez-moi dire que... n'y a pas, je vais vous expliquer, vous allez finir par le comprendre, si, quand on est dans une situation de crise, la parole publique a une très grande importance, si le président de la République disait, je comprends que ça ne peut plus aller comme c'est là, des erreurs innombrables ont été commises, des retards sont pris, j'en conviens, donc... je dis que j'inscris à l'Assemblée nationale tel texte de loi proposé, peu importe par qui, voire même par eux. Deuxièmement, je propose que les juges soient dépaysés lorsque l'affaire est chez eux. Troisièmement, je crée une commission nationale justice et vérité pour qu'on puisse traiter publiquement de tous les dossiers. Alors, un immense discours d'apaisement serait apporté et les gens se diraient, eh bien, c'est fini. On ne sera plus tués pour un refus d'obtempérer. Quand mon gosse sort dans la rue, je n'aurai plus peur comme j'ai eu peur avant. Maintenant, à mon tour de dire, je demande, j'exige. que les dirigeants de ce pays, et ceux qui les accompagnent par leurs commentaires rectificatifs, demandent aux syndicats, ou prétendus syndicats de police, d'extrême droite, comme le groupe Allianz, qui fait un
comité... Il faudrait savoir, c'est vous qui avez dit le contraire tout à l'heure. C'est ma thèse, c'est pas la vôtre, donc reprenez pas ma thèse dans ce cas-là. Je fais ce que je veux, non ? Ah, très bien, mais vous voyez, vous êtes prêt à votre propre thèse. Monsieur Gendre, c'est pas parce que
vous êtes de mauvaise foi que moi j'ai pas le droit de l'être. Le syndicat Alliance dit, maintenant ça suffit, il qualifie de hordes sauvages, il dit, l'heure n'est pas à l'action syndicale mais au combat contre ces nuisibles. Il dit qu'il est en état de guerre, c'est un syndicat de police ou qui se réclame du syndicalisme qui écrit ça. Aujourd'hui, le pouvoir politique, voici ma thèse, ne contrôle plus la police dont le syndicat majoritaire s'exprime de cette manière, c'est la police qui fait peur au pouvoir. Vous avez interrogé vos autres journalistes, monsieur Darmanin, le ministre de la justice et je ne sais combien d'autres, qu'ont-ils dit ? Un seul a-t-il condamné ses propos ? Un seul a-t-il dit j'appelle la police au calme ? Non ! Aucun. Pourquoi ? Parce qu'ils ont peur, monsieur Gindre. Ils ne les contrôlent plus. Ils ont peur de quoi ? Ils ont peur comme monsieur Castaner, qui le jour où il a dit qu'il était contre les clés d'étranglement, 48 heures après, n'était plus ministre. Ils ont peur d'une troupe qu'ils ne contrôlent plus. Et qui est, elle, l'auteur de ces débordements. Car les syndicats qui écrivent comme ça, et bien ensuite, quand vous êtes un homme jeune, vous vous croyez vraiment en guerre. Or, la police ne peut pas être en guerre contre la population.
Puisque vous essayez de m'expliquer un certain nombre de choses, je vais tâcher de les comprendre en entier. Vous nous expliquez ce soir que le problème, c'est l'action des policiers, l'attitude des policiers. Alors c'est une des composantes, évidemment, bien sûr. Mais ce ne sont pas eux qui, a priori, depuis cinq nuits, commettent des violences dans nos rues. Merci de l'avoir précisé,
ils en commettent aussi. Lesquels ? Il n'y en a pas pour vous. Vous n'avez pas entendu parler des tirs de LBD, vous n'êtes pas au courant des matraquages. Non, vous n'êtes pas au courant. Bon, il ne vous reste plus qu'à sortir le soir, jeune homme. Moi, ce que j'ai à vous dire, c'est qu'ils sont responsables d'une partie de la situation. Et voyez-vous, monsieur Gindre, vous ne faites pas votre travail quand vous vous comportez comme ça. Parce que si vous... Vous participez à la meute qui dit, c'est ceux-là qui ont toutes les responsabilités, vous aggravez la situation. La police a des responsabilités. Un dirigeant politique doit regarder en face les questions de l'exercice du pouvoir dans un pays. Tout le monde sait, le général l'a su. le président Mitterrand l'assume, tout le monde sait que quand on a la délégation de pouvoir de sa force à une troupe, la contrôler est un acte essentiel. Alors, sinon, vous n'êtes pas entendu par les gens, c'est simplement
ça que je veux vous dire. Jean-Luc Mélenchon, la nuit dernière, il y a eu 48 policiers gendarmes qui ont été blessés. Depuis le début de la semaine, on a dépassé les 700. Est-ce que ce sont des policiers et des gendarmes auxquels vous adressez votre soutien ? Mais je ne comprends pas.
Pourquoi ? Vous croyez que ça m'est égal que quelqu'un souffre ? Non, je vous pose la question. Mais pourquoi ? Moi, je vous pose la question. Eh bien, écoutez, il y a 565 morts par an, 600 au travail, sur le poste de travail, comme le vôtre là. Vous tombez mort à cet instant parce que vous êtes surchargé de travail. Par exemple, la juge au tribunal de Nanterre qui est morte sur son siège parce que c'était trop. Ses collègues ont dit que c'était un burn-out. Aucun d'entre nous ne se réjouit jamais des malheurs qui arrivent à quelqu'un dans l'exercice de son métier. Pourquoi faut-il que vous le vérifiez auprès de moi ? Parce que vous êtes mon invité ce soir, comme je le ferai face à un autre invité. Non, vous ne le faites pas. Monsieur Jeanne, vous me décevez beaucoup de ce point de vue-là. Vous prêtez des intentions alors que je vous
pose
des questions,
et ça vous donne l'opportunité d
'y répondre. Oui, d'accord, tout le monde verra. J'ai compris, monsieur Jeanne, j'ai compris, vous posez des questions, et vous faites des précisions avec. Mais ce que je veux vous dire, c'est que si nous ne réglons rien, cette fois-ci encore, si on ne dit rien aux gens qu'ils puissent entendre, si on n'apaise pas la crainte des parents, des commerçants, prenons un exemple, il y a deux jours, je fais une intervention où je dis... écoutez vos écoles, j'ai été élu local, je sais ce que ça coûte, une école qui brûle, un gymnase, etc. Qu'a-t-on déduit de ce que je disais, c'est que je... Le reste, on pouvait le brûler, mais je n'ai jamais dit ça. Et quand la grand-mère de Naël dit ne cassez pas les bus, est-ce qu'elle est en train de dire casser les commerces ? Non, il ne faut rien casser du tout. Mais, écoutez-moi monsieur Gendre, si les gens font ça, c'est parce qu'ils se disent une chose, ça ne sert à rien de parler puisqu'on n'est jamais écouté. Ils se disent les gilets jaunes ont obtenu 10 milliards parce qu'ils ont cassé tout ce qui était sur leur route. Voilà l'état d'esprit public, il faut le comprendre. Et si on veut éviter d'en arriver là, avec les aspects... absolument insupportable que nous avons dénoncé vous et moi en début de notre rencontre, qu'on s'en prenne à des personnes en raison de leur statut d'élu, alors il faut savoir mettre en avant les éléments de justice. Justice égale calme, pas de justice,
pas de calme. Vous avez à l'instant reparlé la question des élus. Le président de l'Association des maires de France, David Lissnard, était l'invité du journal du 13h de TF1 tout à l'heure. Il appelle solennellement à des rassemblements devant les mairies demain à midi pour dire le soutien de la population aux élus. Est-ce que vous ou les élus insoumis y serez ?
Je ne sais pas, ça c'est le groupe qui le décide, l'organisation des élus, je ne sais pas, je n'ai pas contacté les camarades, mais pourquoi pas si c'est le président. J'espère qu'il ne fera pas la même bêtise que son collègue dans le département de Saint-Brevin, parce que le président des maires est intervenu pour engueuler les Insoumis et la Ligue des droits de l'homme qui était là. Donc il aurait pu trouver quelques mots au moins pour nous remercier d'être venu. Mais non, il ne l'a pas fait. Donc j'espère que ça ne sera pas l'occasion du règlement de compte. Par contre, ce que je veux dire, c'est qu'à mon avis, les organisations de gauche, tant syndicales que politiques, seraient bien inspirées à cette heure de se concerter entre elles et ce serait bien si elles pouvaient nous appeler à nous rassembler pour précisément exiger justice partout et je le redis. abrogation de la loi permis de tuer de monsieur Cazeneuve.
Jean-Luc Mélenchon, puisque vous parlez de la gauche, il nous est apparu que certains de vos camarades de la NUPES n'étaient peut-être pas sur la même ligne que vous. Si on regarde par exemple ce que dit Fabien Roussel, peut-être que vous ne l'avez pas compris de la même manière, il dit, cette violence n'a pas de place dans notre République, ni les appels à la révolte, à la guerre qui alimente un climat de haine, explique-t-il. Olivier Faure hier, en marge d'un déplacement... Attendez, parce que là, c'est à moi de faire les commentaires. Oui, mais monsieur
Roussel parlait des appels à la guerre... Et les appels à la révolte ne viennent-ils pas de chez vous ? Vous avez entendu, monsieur Gindre. A l'insurrection populaire. Dites-moi. Oui. Une seule fois, depuis toute la semaine qui vient de se passer, un seul appel de l'un quelconque des insoumis à faire ceci ou cela. Ce n'est pas notre ligne. D'ailleurs, nous avons toujours été, d'une façon générale, contre la violence et contre les stratégies de violence. Nous l'avons toujours dit, mais à nous on pose 10 questions, à ceux-là. qui appellent à la guerre contre le peuple français et qui sont un soi-disant syndicat, on ne demande rien. Donc quand Olivier Faure parle,
on va le voir la citation, d'un moment de profond désaccord. Non mais là je répondais pour Roussel. Absolument. Et donc Faure, il dit, on est dans un moment de profond désaccord.
De quoi parle-t-il alors s'il ne parle pas de ça ? Je ne sais pas. Il est possible qu'il soit en train de parler de la loi permis de tuer de M. Cazeneuve, puisqu'il était à la réunion avec M. Cazeneuve qui ne lui en a rien dit, et que lui-même, Olivier Faure, a voté cette loi. Mais il était, tous les socialistes n'ont pas voté cette loi. Alors leur profond désaccord avec moi, c'est que sans doute... qui sont pour le maintien de la loi permis de tuer, ce qui n'est pas notre position. Mais qu'il y ait des divergences entre nous, monsieur, c'est normal. et elles ne sont pas d'aujourd'hui. Nous avons fait un accord sur un programme, pour le reste chacun dit ce qu'il veut, et d'ailleurs il ne s'en prive pas. Nous en général, comme nous sommes les plus nombreux et les plus responsables, nous éviterons d'en rajouter. Mais monsieur Roussel a déjà exprimé des critiques à mon égard, mais ce n'est pas le cas cette fois-ci, car cette fois-ci il dit comme moi, il dit que ça ne peut plus durer, qu'il y a une forme de violence qui vient de l'État qui est insupportable, et il appelle à la justice. Donc en gros j'estime qu'on dit pareil, mais c'est de bonne guerre de dire qu'on dit des choses différentes. politique que vous êtes devrait être attentif au fait que tout d'un coup un grand bloc politique se constitue qui va de l'extrême droite. qui propose le permis de tuer et la légitime défense, prévention, aux macronistes. Ils sont tous d
'accord. Je vais vous donner le point sur une chose, Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'ils sont d'accord pour vous critiquer et critiquer la France insoumise. On va regarder quelques citations. Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran, à la mi-journée chez nos confrères de Radio France, qui dit qu'il y a un cynisme de la France insoumise. Il parle, dit-il, de cette ultra-gauche dont je ne sais pas dire si elle correspond à une véritable pensée politique construite ou à du cynisme électoral pur et simple. Je finis les citations et je vous laisse répondre. Éric Ciotti, président des... des Républicains. Monsieur Mélenchon est un danger pour la République, dit-il. Monsieur Mélenchon est un factieux. Les insoumis ne font plus partie de l'arc républicain. Enfin, Jordan Bardella, président du Rassemblement National, on va l'entendre. Il était à la mi-journée l'invité du grand jury sur LCI RTL et le Figaro, et vous répondez juste après. France insoumise, qui d
'ailleurs pourrait s'appeler la France incendiaire, parce que depuis le début des émeutes, ont tout fait pour inciter à l'insurrection et inciter au soulèvement contre l'ordre républicain et contre les forces de l'ordre. Monsieur Mélenchon, si vous voulez, c'est le rebelle, mais depuis son salon. Monsieur Mélenchon, il doit être dans son appartement parisien, il doit inciter à la rébellion, très très loin des beaux quartiers, et je peux vous dire que ça doit faire très longtemps que monsieur Mélenchon n'a pas vécu dans une cité HLM. Je pense que monsieur Mélenchon est un danger public, et qu'il devrait se rappeler que dans le mot responsable politique,
il y a responsable. Que lui répondez-vous ? Déjà, vous avez fait un tri. Il m'a également accusé d'appeler à brûler les bibliothèques et les écoles. Vous en avez parlé tout à l'heure. Peut-être bien, mais c'est ce qu'il a dit. Ce monsieur est un irresponsable. J'habite en appartement parisien, en effet, à la gare de l'Est, qui comme chacun le sait, est un des plus beaux quartiers de Paris. Donc je propose qu'on mette de côté ce genre d'accent, parce que lui aussi, ça fait longtemps qu'il n'a pas vécu dans cette situation. N'en parlons pas. Ce n'est pas comme ça qu'il faut prendre les problèmes. À quoi ça sert ? Donc, si j'ai bien compris. Il y a un problème dans tous les quartiers de ce pays. 45 000 hommes n'y ont pas mis un terme, les plus prestigieux n'ont pas été entendus, mais c'est la faute, premièrement, de la France insoumise. Pardon. je change d'ordre, de Jean-Luc Mélenchon, de la France Insoumise, des parents et des jeux vidéo. Est-ce que vous croyez que c'est une attitude sérieuse ? Avez-vous compris que monsieur Bardella demande la présomption de légitime défense pour tout policier qui tirerait ? Je m'adresse à ceux qui m'écoutent, qu'ils soient de droite ou de gauche, mais qui ont un attachement au principe du fonctionnement de la République, qui est que toute force armée à qui est déléguée le pouvoir de violence de l'État doit être sous un étroit contrôle. Croyez-vous que ce soit ça qu'on serait en train d'obtenir ? Quant à monsieur Ciotti, il aura du... mal à me faire croire que les familles qu'il représente sont moins dangereuses pour le pays que moi. Franchement, franchement monsieur Ciotti. Attendez, monsieur Ciotti, est-ce que vous, je parle de famille politique bien évidemment, qu'est-ce que vous voudriez me faire dire ? Allons, allons, monsieur Ciotti, je le connais, je l'ai fréquenté, il ne m'a jamais parlé comme ça. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Je suis un danger pour la République. Est-ce qu'il ne croit pas que le danger pour la République, c'est plutôt quand une force armée prétend qu'elle fait la guerre au peuple ? Ça oui, c'est un danger pour la République. Quel est le problème entre monsieur Ciotti et moi, si par exemple je lui disais, monsieur Ciotti, proposons ensemble qu'on fasse le comité vérité et justice. La vérité appartient à tous, la justice d'eux-mêmes, où est l'inconvénient à faire un comité vérité-justice ? Est-ce que vous comprenez que pour des milliers de gens, ça peut nous déplaire, pensent que la justice et la police sont d'un côté et pas de l'autre. Alors que, normalement, la justice n'est d'aucun côté et la police non plus. Sur
le communiqué, je voudrais juste préciser, d'Alliance et d'une ça que vous citiez, que le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui était sur le plateau de TF1 vendredi soir, a été interrogé par Anne-Claire Coudresse, sujet. On va juste regarder les mots qu'il a eus. Je ne suis pas là pour polémiquer, bon, mais il prend quand même la peine de dire, ce ne sont pas mes mots. Et ensuite, il soutient les forces de l'ordre en disant qu'il les encourage. Ils respectent la règle de la République, dit-il, et je sais qu'ils le font. Je précise qu'il leur a envoyé également un communiqué pour rappeler l'importance de respecter la déontologie. C'est une ligne qui est la même que la vôtre. Oui,
mais je ne suis pas le ministre. Je vais vous donner un exemple. Quand des policiers sont venus avec leur arme de service manifester Place Beauvau en face du ministère de l'Intérieur, le ministre de l'Intérieur Pierre Jox en a mis 120 à pied. Comprenez-vous ? L'ordre et la loi sont politiques, et les autres sont des exécutants. Ils n'ont pas à parler comme ça. Et la réponse, quand ceux qui représentent la moitié des effectifs de police, je ne dis pas que ce soit le cas des policiers, mais ceux qui parlent en leur nom, disent qu'ils font la guerre aux nuisibles, eh bien moi j'estime que le ministre de l'Intérieur s'en sort pas en disant, moi je ne parle pas comme ça. Il rappelle la loi, le code de déontologie, et il dit, j'ordonne que vous obéissiez à la loi. Voilà ce qu'il doit ordonner. Et ça sert à rien de caresser les cheveux de la tête des gens parce qu'il a peur des policiers, monsieur Darmanin. J'ai bien compris Jean-Luc Mélenchon que vous disiez, il y a des mesures... politique à prendre pour sortir de cette situation. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse d'autre ? Je ne suis pas prêtre, je ne suis pas journaliste et je ne suis pas un bappé. Je fais ce que je peux, je m'exprime comme un homme politique, c'est-à-dire je propose des choses rationnelles. Si l'on fait des choses rationnelles que je crois juste, nous avons une chance d'avoir un retour à une situation où l'on dialoguerait. Mais on ne peut pas dire aux gens calmez-vous, rentrez chez vous et fermez-la. Ça, ce n'est pas possible. Et combien de temps ça peut prendre alors ? La dernière fois, ça a pris trois semaines. Si nous votons lundi l'Assemblée nationale, mettons mardi, la loi qui abroge ou suspend l'application de la loi permis de tuer, je pense qu'on en verra un signal très fort. Si le président de la République s'exprime pour dire oui faisons un commun... Si le monsieur Nunez, monsieur Nunez est un républicain. Le préfet de police de Paris. Oui, le préfet de police de Paris, je le connais depuis longtemps, il était préfet à Marseille, je sais à qui je parle. Il s'agit d'un républicain. Bien. Quand il en vient lui-même à dire, moi je parle pas comme ça, etc., c'est qu'il y a un problème. Et je pense qu'il est temps maintenant d'essayer de régler ce problème. Je vous le dis, monsieur Jeanne, moi je n'ai rien à gagner ou à perdre dans cette histoire. Sinon, mon pays, je ne crois pas que ce soit une bonne chose, que nous nous enterrions chacun dans des tranchées. Que les uns puissent dire que les autres sont dénuisibles. Ça, ça n'est pas bon pour la France. Voilà. Et il faut faire attention à ça. Ça va vite, vous savez.
Vous qui cherchez des solutions politiques, le gouvernement cherche aussi d'autres acteurs. Il y a la question des réseaux sociaux, la question des jeux vidéo dont parlait le chef de l'État. Il y a la question aussi peut-être de la responsabilité des parents. On va évoquer ces trois sujets, je voudrais juste qu'on entend le coup de gueule, on peut l'appeler comme ça, du garde des Sceaux hier à ce sujet. 13,
14, 15, 16 ans, 17 ans, vous restez chez vous. Et si vous balancez des trucs sur Snapchat, le compte, on va le péter, vous serez retrouvé et vous serez sanctionné.
Là il s'adresse aux jeunes qui utilisent les réseaux, qui diffusent des images et qui parfois semblent être dans une sorte de guerre au sens stimulation, concurrence, course à l
'image entre eux. Non mais ça, ça fait partie si vous voulez de la technique du pouvoir. Il n'y a pas de problème dans les quartiers. Il y a le problème des jeunes, il y a le problème des parents, il y a la France Insoumise, il y a les jeux vidéo, mais il n'y a pas de problème, si il y a un problème. Si vous prenez un département comme la Sainte-Saint-Denis, c'est là que s'accumulent toutes les misères, qu'ils le donnent plus qu'ils le reçoivent, qu'ils le reçoivent moins que les autres. Et donc les difficultés s'accumulent, ce n'est pas elles qui génèrent, sui générisent les difficultés, mais une fois qu'elles sont là, il faut y faire face. Donc le problème numéro 1, si vous pensez qu'il y a des enfants qui sont dans une situation d'abandon, parce que soit leur famille n'arrive plus à... les discipliner, soit personne ne s'en occupe, alors on met des éducateurs dans la rue, on ne les supprime pas, on donne de l'argent pour que les associations soient présentes, on ne les supprime pas, on fait en sorte qu'il y ait des enseignants dans toutes les écoles, on ne les supprime pas, on s'arrange pour qu'il y ait un commissariat, on ne le supprime pas, on s'arrange pour qu'il y ait des transports, on s'arrange pour qu'il y ait des commerces, on s'engage aujourd'hui à dire tout ce qui a été cassé nous allons le réparer. Voilà comment on parle, le problème est d'abord un problème social et un problème de respect des populations. Vous récusez l'idée qu'il y ait des parents qui ne fassent pas leur travail de parents ? Mais dans tous les milieux monsieur Gindre, vous aurez assez le temps et l'âge de vous en rendre compte. Si vous voulez, je reviens la prochaine fois avec une liste des gamins des uns et des autres qui ont fait des bêtises. Est-ce que j'accuserais tel ou tel de ne pas contrôler son goût ? Je dirais il a fait ce qu'il a pu et puis il n'y arrive pas. et des fois on n'y arrive pas monsieur Gindre, voyez-vous, c'est trop dur, on a trop de choses sur le dos, on n'y arrive pas, donc on a besoin d'aide, et si au moment où vous avez besoin d'aide, il n'y a personne pour vous aider. c'est ça la difficulté, d'entendre nos familles. Comprenez-le, entendez-le. Les gens qui vivent dans nos milieux sont des êtres humains comme les autres. Ils ont les mêmes difficultés que les autres, mais ils en ont en plus sur le dos. Voilà tout, tout le monde peut le comprendre. Le problème est social. Le problème est un problème de respect qui est dû aux gens. Respectez-les et ensuite vous verrez qu'eux-mêmes apprendront à respecter les autres avec beaucoup plus d'énergie. Vous voulez que je vous montre les caricatures de Charlie Hebdo ? Et ça n'est pas de l'antisémitisme. Pourquoi ça serait de l'antisémitisme ? Ça suffit ! Ça suffit
maintenant Trois pays alignés pour soutenir l'Ukraine face à Vladimir Poutine. Est-ce que ça peut peser
Oui, sans doute. Ça peut permettre à Poutine de comprendre que... Nous sommes tous d'accord pour dire que l'invasion d'un voisin n'est pas une solution et qu'il y a eu assez de morts jusque-là, y compris assez de morts russes, parce qu'ils perdent aussi du monde, et pas mal. Donc oui, ça peut peser. Mais ce qu'il faut voir, surtout, si vous permettez, qu'on sorte du concert des réponses obligatoires, c'est que l'Europe a quelque chose à dire et les Français ont quelque chose à dire. Il faut qu'il y ait un cessez-le-feu. Nous ne savons pas un mot. de la proposition qui est faite à Poutine. Mais moi, je peux vous dire que nous avons, nous, les Européens et les Français, des intérêts particuliers. Primo, dans l'accord, il faut qu'il y ait une protection immédiate des centrales nucléaires par des casques bleus. Parce qu'y compris dans la zone de course où en ce moment, il y a une aggravation des combats, il y a une centrale nucléaire. Deuxièmement, s'il doit y avoir un traité de paix pour finir, et il faut espérer qu'il y en ait un, alors nous avons une demande à faire qui est de dire... Nous exigeons que l'on reparle du traité qui interdisait le tir des missiles de portée intermédiaire 500 à 5000 kilomètres, parce que nous, les Français, nous sommes directement concernés. Je vous signale que dans le cas d'une guerre nucléaire, ou même pas nucléaire avec la Russie, nous sommes en deux coups terminés, on ferme le pays. La centrale de nos gens est celle qui se trouve dans la vallée du Rhône, ou bien celle qui est dans l'estuaire de la Gironde. Nous sommes en état de, comment dire, faiblesse. Par rapport à ce dispositif, même si, bon, il y a des avions tout le temps et des radars, on le sait.
Vous dites, vous espérez évidemment un cesser le feu, voir la fin de la guerre. La France, dans ce cas-là, pourrait envoyer des troupes pour assurer la sécurité. C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron hier. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
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Ça dépend comment on présente les affaires. Si la condition de la paix, c'est qu'il n'y ait aucune troupe de l'OTAN, parce que je rappelle que quand même ça a un point de rapport avec pourquoi la guerre a commencé, si la condition c'est qu'il ne faut pas qu'il y ait de troupe de l'OTAN, de toute façon, on peut y mettre des troupes de l'ONU. Et pour ma part, je préfère que ce soit l'ONU qui soit garant de la paix… – Plutôt que des troupes françaises ? – D'abord, plutôt que des troupes françaises, ça c'est absolument sûr. Parce qu'au premier incident, on se trouverait qu'au belligérant. Je vous signale que si les troupes de l'ONU sont là, il y a un commandement militaire à l'ONU. Il faut revaloriser le rôle des instances internationales et pas ramener la guerre là où elle éclate, simplement aux gens qui se trouvent à l'endroit où ça a lieu. Pourquoi ? Parce que la planète entière est intéressée. par la conclusion d'une menace de guerre de cette nature.
– Alors, contre la confiscation des avoirs russes, contre l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne, les députés de la France insoumise, cette semaine, ont voté à l'opposé sur ces sujets des autres députés. Le RN, lui, s'est abstenu. Le paysage mondial reconfigure le paysage politique national.
proposition de résolution européenne appelant au renforcement du soutien à l'Ukraine.
Je défends la saisie et l'utilisation des avoirs gelés de la Russie, les 209 milliards qui sont aujourd'hui en Europe et je propose que nous les affections à la résistance.
Nous voulons un emprunt commun de l'Europe pour aider financièrement l'Ukraine. Nous voulons la souveraineté industrielle européenne en matière de défense. Nous voulons un grand plan de redressement
stratégique de l'Europe. Nous souhaitons pouvoir accompagner et faciliter le chemin européen de l'Ukraine en vue d'une future adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne.
Contre l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, contre l'extension des garanties de sécurité occidentale, contre l'utilisation des avoirs gelés, mais pour le soutien au peuple ukrainien, nous nous abstiendrons.
moment même où il serait plus que jamais temps d'avancer sur la voie d'une diplomatie non alignée et au service de la paix. En somme, contrairement à ce que vous affirmez, ce texte ne renforcera en rien le soutien à l'Ukraine. C'est pourquoi notre groupe
votera contre ce texte. Le groupe socialiste votera cette résolution qui témoigne le soutien de la représentation nationale française à l'Ukraine. Pour
288 contre 54, l'Assemblée nationale a adopté.
Notre débat intervient alors que la situation est plus évolutive que jamais, au lendemain d'une importante session de négociations qui se tenue à Jeddah entre les Etats-Unis et l'Ukraine.
Vous n'êtes pas à la table des négociations. Vous avez réussi à déléguer la souveraineté française après Bruxelles, en Arabie Saoudite. Bravo les Européens.
'entendais dans les débats ces derniers jours des gens qui, en quelque sorte, remettaient en cause la menace géopolitique. Le président de la République inventerait la menace russe. Une grande nation, elle n'a pas à choisir. Elle a à répondre.
surtout, c'est Donald Trump, le président américain, qui a proposé un cessez-le-feu, une trêve. Et pour l'instant, Vladimir Poutine n'y répond pas, ou en tout cas, en y posant ses conditions. Donc est-ce que...
Vous auriez préféré qu'il dise tout de suite.
Non, mais... Vous aussi, vous auriez préféré. Mais bien sûr, mais d'abord, commençons.
Pardon, s'il vous plaît. Le dérouleur, c'est bon, mais il y a une réalité politique un peu plus complexe que le noir et blanc que vous êtes en train de mettre en scène. Aujourd'hui... Pour vous provoquer, je vais vous dire les choses comme ça. Celui qui nous menace physiquement, c'est M. Trump, parce que c'est lui qui vient de mettre des droits de douane, qui asphyxie une partie de notre économie. Celui qui menace des nations amies, de les envahir ou de les annexer. C'est lui, puisqu'il menace le Mexique, il menace le Canada, qui sont des nations alliées. Et c'est lui qui menace l'Europe, puisqu'il a encore répété il y a trois jours, qu'il occuperait le Groenland. Le moment venu. Donc, si vous voulez, essayons de regarder la réalité de la situation dans laquelle nous sommes. Notre intérêt vital est que s'arrête la guerre en Ukraine et que cesse l'occupation de l'Ukraine. Pour ça, il faut y mettre des conditions de paix. On l'a évoqué il y a un instant. Maintenant, il y a tout un discours, notamment français. qui est un discours qui ne peut pas me convenir. Nous avons une stratégie de défense. Elle s'appelle la dissuasion. On pense qu'on veut, on peut être contre, mais alors on a une autre discussion. Si nous avons la dissuasion, nous n'accepterons, nous, Français, jamais aucune guerre intermédiaire. avec quelque ennemi que ce soit, dès lors que nos intérêts vitaux sont engagés. Par conséquent, ou bien la dissuasion nucléaire a un sens, et dans ce cas nous sommes protégés, ou bien il n'en a pas, et il faut passer à autre chose. Deuxième point, renforcer l'armement. J'ai vu dans un quotidien ce matin, il faut des bombes, des chars, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Donc nous ne sommes pas assez équipés. Vous savez aussi bien que moi que l'Europe est à niveau comparable d'efficacité militaire avec la Russie, premièrement. Deuxièmement... Nous sommes en train de perdre notre temps, monsieur. Je vais vous le dire bien franchement. Le véritable ennemi que nous avons à affronter, c'est le changement climatique. Et nous avons besoin d'urgence d'organiser la résistance. – Ça, effectivement, vous avez l'occasion de le dire. Mais juste, à propos de la situation en Europe,
j'ai compris de ce que... – Non, non, non, mais vous n'avez pas compris. – Si, si, si, j'ai compris.
– Non, pardon, est-ce que vous me permettez au moins de… – Rapidement, parce que je voudrais qu'on parle de l'Europe. – Oui, c'est la paix, la guerre, on peut tout casser, mais rapidement. – Non,
parce que vous dites à propos de l'Europe, justement l'Allemagne, il y a un changement en Allemagne, parce que l'Allemagne qui était sous le parapluie américain, dit aujourd'hui, il faut une défense européenne, je répondis sur ce que vous dites, et pour ne plus dépendre des États-Unis. C'est un grand changement
ça. – Ah mais oui, alors donc ils vont en tirer comme conclusion. qu'ils n'achètent pas des avions américains, qu'ils vont rendre tout le matériel qu'ils ont et qu'ils vont sortir de l'OTAN. – Ah, sortir de
l'OTAN, j'en sais rien. – Ah oui, vous en savez rien. – Mais acheter du matériel français,
pourquoi pas ? – Attendez, prenez les choses dans l'ordre. On passe vite d'un petit truc à l'autre et on joue à la guerre. – Non, non, c'est très vrai. – Non, moi je vous parle sérieusement. Pas un avion d'une puissance militaire liée à l'OTAN ne peut décoller sans l'autorisation. de M. Trump. Vous avez compris ? Pas un. Ça veut dire que tous ceux qui, sans écouter une seule fois ce que nous disions, ont fait le choix de rester dans l'OTAN, restent dans la dépendance des Nord-Américains. Voilà la vérité. — Mais il faut sortir de l'OTAN maintenant. C'est peut-être pas le moment. — Bien sûr que si. C'est le moment ou jamais. C'est la preuve que les Américains ne sont pas fiables. Bien sûr que c'est maintenant qu'il faut sortir de l'OTAN. S'il n'y a jamais eu une démonstration de l'incertitude des Nord-Américains, c'est bien aujourd'hui. Et puis il y a une deuxième question, puisque vous me parlez de Trump. qu'il faut qu'on aborde. Comment ce type est arrivé au pouvoir ? C'est une bonne question, non, quand même ? C'est une démocratie. Qu'est-ce qui a manqué aux Américains ? Les anticorps. Il n'y a pas eu de candidature de gauche contre lui. Il y a eu une candidature de centre-gauche qui a fait fuir les travailleurs. Deuxièmement, nous, nous sommes en France. Nous avons besoin de développer les anticorps parce que nous sommes menacés par le trumpisme à la française qui se trouve chez Le Pen, qui se trouve chez Zemmour, qui est non seulement... une machine à fabriquer, tout ce qui nuit à l'unité de notre peuple, le racisme et les attaques contre l'esprit, c'est-à-dire les universités. On va y revenir, j'espère, parce que c'est le plus important. – Si, si, on va y revenir,
mais juste une chose, parce que vous avez vu que le président de la République, pareillement, dans son interview à la presse quotidienne régionale aujourd'hui, dit qu'il va réactiver le service national universel pour inciter les jeunes, peut-être, à avoir des vocations, à s'engager, créer une cohésion nationale et peut-être une réserve de défense. Dans votre programme présidentiel, il y avait l'idée de créer une réserve civile. Est-ce que c'est la même chose ?
– Alors, non, c'est pas la même chose, parce que, honnêtement… Les armées, d'abord il faut bien se rappeler d'une chose, un service militaire, c'est pas fait pour occuper la jeunesse. Normalement c'est fait pour organiser les moyens de défense du pays. Tout le reste c'est du baratin. – Mais vous vous défendiez une réserve civile. – Une seconde, écoutez la réponse. – Avec maniement des armes. – Écoutez la réponse et vous alliez être satisfaits, vous verrez. Sinon c'est pas la peine de m'inviter. Alors, pourquoi ? Nous n'avons pas besoin de 300 000 garçons par an à occuper dans des casernes. ni de 600 000 si on y met les filles. Après tout, ça serait bien normal qu'on le fasse. Nous n'avons pas besoin de ça. Par contre, le pays a besoin que ceux qui le veulent sachent comment on fait fonctionner tout ça. Et deuxièmement, surtout d'organiser la résistance passive, de savoir comment on fait en cas d'invasion, comment on fait en cas d'attaque nucléaire, comment on fait en cas d'attaque de bombardement. – Sur la base du volontariat ? – Non, la défense civile, c'est tout le monde. – Tout le monde ? – Tout le monde, il s'agit bien de résister. – Donc ce serait une période de quelques jours ? – Non, non, mais attendez, vous allez voir, c'est pas tout. Il faut que ceux qui font ça, ça ne soit pas leur... Ça doit être peut-être, c'est même pas un mois dont on a besoin pour expliquer comment on fait. Mais il y a aussi la résistance civile au changement climatique. Comment on fait ? Parce que, qu'est-ce que vous croyez, vous ? Que parce que c'est la guerre, il n'y a plus de changement climatique. Vous savez que le matériel, ça ne fonctionne plus au-delà de 50 degrés, comme il est prévu que ce soit. Quand vous avez un vent qui souffle à 100 ou 120 km heure et que vous avez 40 degrés de température, à votre avis, qu'est-ce qui se passe ? D'abord, les pylônes descendent et le matériel ne fonctionne pas. Donc, la résistance de masse de la population aux événements. terrible climatique. C'est la même chose que de résister à une agression. C'est pourquoi je dis, nous perdons notre temps. Tout à l'heure, je voulais vous donner un chiffre pour vous faire réfléchir. L'armement en Europe, ça coûte 130 milliards aujourd'hui. C'est 300 milliards. C'est la somme que... C'est ça qu'on dépense. C'est la somme dont on a besoin pour assumer la transition énergétique. pour avoir d'autres moyens d'avoir de l'énergie. Vous savez qu'on ne fait pas la guerre sans énergie ? Oui, mais il faut aussi se défendre. Donc il faut faire les deux
en
même temps. Pardon, mais vous êtes en train d'inventer qu'il faut du gasoil pour en foutre dans les chars. Mais il faut les deux en même temps. Franchement, il faut un peu peser ce qu'on raconte. Nous sommes en train de parler de la manière des vrais dangers que nous affrontons. Nous affrontons quelqu'un aux États-Unis. qui nous agresse et nous affrontons quelqu'un en Russie qui, lui, envahit l'Ukraine. Moi, je ne suis ni Trump ni Poutine. Je ne réserve pas mes coups à l'un ou à l'un. – Vous êtes français
ou
européen, dans ce cas-là ? – Pardon, mais je crois que je suis d'abord contre la guerre. Pardon de vous dire que quand la bombe tombe, elle ne regarde pas sur qui c'est, s'il y a dedans un Français, un Chinois. Donc moi, je suis pour la paix. Et je suis pour l'être d'une manière réaliste. Je vous redis, si la France ne développe pas dans ses propres rangs ses anticorps contre le racisme comme nous allons le faire dans la marche du 22 mars qui vient, si nous ne le faisons pas, notre pays arrivera divisé devant les épreuves. Et ce sera la catastrophe garantie. L'unité du peuple français suppose que l'on commence par avoir des anticorps. C'est ça qui a manqué aux États-Unis d'Amérique. – Il y a fort à parier en tout cas
que les enjeux internationaux seront cruciaux lors de la prochaine élection présidentielle et pour le prochain président de la République. – Enfin. – En plus des meetings ici et là en France, vous avez entamé un tour du monde. C'est peut-être une façon d'être sur tous les fronts.
est ici chez lui. Accueilli en amigo.
Pas en
campagne, mais en tournée pour son dernier ouvrage traduit en espagnol. Tourisme culturel, rencontre politique. La révolution citoyenne a mené ici une femme de gauche, Claudia Sheinbaum, dont il vante les avancées sociales.
à la retraite, toute femme au Mexique peut toucher un minimum vieillesse.
Mais de retour en France, il lui faut retrouver une voie à gauche dans un pays où on parle surtout réarmement.
A l
'usine Vancorex, menace sur l'emploi et la souveraineté, Jean-Luc Mélenchon désigne les coupables.
Les dirigeants français sont en dessous de tout. Ce sont des bavards sans conséquence. Donc, monsieur Bayrou, il faut se réveiller.
Sur le terrain médiatique, on le retrouve plutôt conciliant avec le ministre des Armées.
Je vais vous dire, le sentiment qu'il m'a donné, évidemment, c'est que lui, il y en a au moins dans ce gouvernement, s'intéresse à ce qu'il fait.
Mais plutôt agacé lorsqu'on évoque les dérapages d'une affiche à connotation antisémite.
Occupez-vous de ce qu'on raconte vraiment, de ce qu'on dit vraiment, de ce qu'on propose. Dites-nous, vous vous trompez, mais arrêtez avec ce cirque des antisémites et puis les caricatures.
À l'Assemblée, cette semaine, la bataille se menait sur le terrain du racisme avec la dénonciation d'un contrôle au faciès.
Un policier a sorti son taser et m'a lancé. Si je te tasse, tu vas faire quoi ? Puisqu'on n'écoute pas là, je vais écouter par ici.
Le ministre leur tourne le dos, protestation, vacarme et sortie de scène, passé maître dans l'art du conflit des insoumis à gaz.
La France insoumise n'est pas seulement un danger pour notre pays, nos institutions et les Français. C'est une véritable menace pour la démocratie.
Mais à gauche, c'est plutôt Jean-Luc Mélenchon qui crispe. Jean-Luc, cette brutalité, cette façon permanente d'être dans la provocation, de ne pas respecter les institutions, ce n'est pas possible. Si ce n'est pas possible avec les socialistes français, lui reste le réconfort de ses lecteurs à Mexico.
Pour la lutte ? Tu es ignoré ? Tu es pas le français. Voilà. Disons que je parle français.
-Luc Mélenchon, Martine Aubry, qui dit... Elle relève ce que disent certains à gauche. Vous êtes toujours dans le conflit, etc. Qu'est-ce que vous lui répondez?
Elle aura mal observé la réalité. Le conflit, c'est pas moi qui le crée. Il existe tout seul. Il est entre les très riches qui se gavent et les pauvres. Il est entre les travailleurs qui perdent leur emploi. — Parlez du débat
politique.
Bon, alors dans le débat politique, vous avez fait les deux choses, vous avez montré, vous dites qu'il est conciliant, il faudrait savoir. En effet, j'étais content de voir enfin un ministre qui ne m'insultait pas et qui me proposait un débat. Je suis prêt, sur cette chaîne comme sur tout autre, à voir un débat sur des faits, sur la paix, sur la guerre, sur les armements. Bon, ça c'est, voilà. Alors après, qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ? C'est leur seul argument contre moi.
– Alors cela dit, il y a un mois, vous disiez, les socialistes ne sont plus nos alliés parce qu'ils avaient refusé de voter la censure contre François Bayrou. – Cinq fois.
Pas une, ça pouvait être une erreur, un égarment en sortant de la buvette de l'Assemblée. – Donc ce ne sont plus vos alliés.
Mais est-ce que c'est définitif ou est-ce que ça peut dépendre de celui ou celle qui va être élu à la tête du PS dans deux mois ?
Alors c'est clair que ça dépendra aussi de qui va être élu parce que… Nous nous préférons ceux qui tiennent parole à ceux qui ne tiennent pas parole. Nous avons signé des accords et le lendemain, ils n'ont plus rien à faire. Et la preuve, aujourd'hui même, là on est en train de parler tous les deux, il y a eu une discussion en Saône-et-Loire, il y avait une circonscription qui avait un truc très difficile comme circonscription, donc c'est pour vous dire, il n'y a même pas d'enjeu, il y en a un, mais bon. Et c'était une circonscription qui avait été attribuée à la France insoumise. Aujourd'hui, les socialistes disent que non, ils vont se présenter. Donc, soyons clairs, vous préférez que ce soit Olivier Faure qui reste à la tête du PS plutôt que ses concurrents. Je crois avoir dit exactement le contraire, mais vous avez un esprit curieusement fait. Je viens de vous parler des gens qui ne tiennent pas parole. J'ai compris. Donc Olivier Faure, il ne tient pas parole. Je dis que... ni lui, ni aucun de ceux qui dirigent n'ont tenu parole. Et ses concurrents c'est pas mieux ou c'est mieux ? Je n'en sais rien et à vrai dire nous on s'en moque parce qu'on pense que quand on voit leur vocabulaire ils passent tous leur temps à nous insulter. Madame Aubry elle s'en va, elle n'est plus aux élections donc elle s'en fout, elle peut nous insulter mais les autres ils vont se faire élire comment ? Parce que vous croyez que vous allez nous traiter comme ça pendant des mois. Et puis surtout, ce que je veux dire, c'est qu'ils nous font perdre aussi du temps. Normalement, on devrait, eux, leur boulot, qu'est-ce que c'est ? Ils sont centre-gauche. C'est de ramener les gens de centre-gauche à une alliance de gauche. Ils font le contraire. Ils passent leur temps à expliquer que nous sommes un problème, que nous sommes dangereux, que nous sommes sectaires. Je n'ai qu'un mot à propos, puisque vous me parliez de Martine Aubry, quand elle, elle était premier secrétaire du PS, puisqu'il paraît que c'est moi le sectaire. Eh bien, quand est-ce qu'elle a fait un accord avec nous alors que nous venions de finir les élections de 2012 à 11-12% ? Qu'est-ce qu'elle a fait ? Elle nous a proposé une candidature commune ? Jamais. Monsieur, même pas quand je suis allé affronter Mme Le Pen, ils n'ont accepté une candidature commune. Donc, si vous voulez, on ne peut pas leur faire confiance. Mais moi, si les gens veulent leur faire confiance, c'est eux qui maîtrisent leur bulletin de vote. Alors, à ce propos, on va retrouver Sophie Dravina, Jean-Espotique,
pour sa carte blanche. Rebonjour, Sophie.
Rebonjour, Francis. Bonjour, Jean-Luc Mélenchon. Bonjour.
parler justement de Marine
Le Pen.
– Non mais attends
une seconde, le PS, il vient le 22 mars à la manif, donc il faut quand même leur reconnaître ça. – On va y revenir sur la manif. – On va en parler.
Vous avez toujours dit, ça se terminera entre eux et nous, évidemment, eux, c'est ceux du RN, mais est-ce que le RN n'a pas pris quand même un temps d'avance ? Marine Le Pen, elle a été élue deux fois au deuxième tour, elle est passée deux fois au deuxième tour, et ils ont le double de députés à l'Assemblée. Est-ce qu'ils n'ont pas un temps d'avance
C'est sûr qu'ils ont un temps d'avance, puis on peut même dire qu'il y a des jours où ça s'aggrave. Chaque fois que quelqu'un de gauche tape sur le rassemblement ou me tape dessus, pardon, ça ne fait pas gagner une seule voix, mais ça nous en fait perdre. Marine Le Pen a pour elle la force de la cohésion de ce qu'elle représente depuis 56 ans, puisque le Front National puis le rassemblement a été créé en 71. Oui, mais son père, il avait déjà amené tout ça à plus de 10. Donc il a été présent à un deuxième tour contre un candidat. qui est Lionel Jospin, qui était la personne que l'on s'attendait à voir au deuxième tour. Donc, si vous voulez, il s'est produit en France quelque chose d'annonciateur, qui ensuite a eu lieu aux États-Unis avec Trump. Mettez un socialiste en candidat et vous êtes sûr d'avoir l'extrême droite au deuxième tour.
– Avant d'en arriver là, Marine Le Pen attend une décision de la justice fin mars pour son procès sur les emplois présumés fictifs au Parlement européen. Elle risque l'inéligibilité et juge que ce serait profondément antidémocratique. Est-ce que vous dites, vous aussi, que ce serait antidémocratique ? – Écoutez, moi,
je me suis déjà exprimé là-dessus, je me répète, primo, je ne suis ni juge ni policier. Donc ce n'est pas à moi de vous dire maintenant si elle est condamnable ou pas. Ce que je sais et que je peux dire maintenant. mais les règlements européens, c'est une autre paire de manches. Mais ce que je peux dire maintenant, s'il lui était appliquée la peine qui est de dire « elle est inéligible maintenant même, avant qu'elle ait pu présenter une voie de recours », alors oui, je dis, ce serait inéligible. La justice... — Non, ce serait inéligible. Ce serait pas une bonne décision. — Ah pardon, oui. Je veux dire... — Ce serait injuste. — Le contraire, excusez-moi. — Si elle ne pouvait... — Ce serait pas juste. Ce serait pas une mesure de justice. Dans un État de droit... Tout le monde doit avoir le droit de faire appel. Si on refuse à Marine Le Pen le droit de faire appel, alors ce droit sera refusé à tout le monde et ce serait... Malgré
tout, si Marine Le Pen ne peut pas se présenter, ce serait Jordan Bardella sans doute, qui est favorable à l'union des droites. Est-ce que ce ne serait pas un candidat plus coriace encore
Je ne sais pas, je ne suis pas en état de vous dire ce qui se passe dans la tête de quelqu'un d'extrême droite qui choisit entre un fasciste et un autre. Tout ça me dépasse. Bon, après tout, il choisit ce qu'il veut. Monsieur Bardella a pour lui un certain charme tiktokien. Mais bon, ceci dit, ça ne remplace pas le reste.
– Oui, oui. Mais à la prochaine présidentielle, il y aura au moins deux candidats de gauche, vous et celui d'une ligne Glucksmann-Hollande, dont vous disiez ces candidats à propos des États-Unis tout à l'heure, candidats de centre gauche qui font fuir les travailleurs. Mais est-ce que ce n'est pas un risque au bout que la gauche soit éliminée avant le deuxième tour ?
Ah, c'est possible. C'est pour ça que nous devons nous organiser pour gagner malgré cela. – Et comment ? – Comme la dernière fois. La dernière fois, nous avons eu tout le monde candidat. — Y compris M. Fabien Roussel, qui, avec ses 800 000 voix, alors qu'il était notre allié à l'élection précédente, a paralysé l'accès au deuxième tour. Mais c'est la démocratie. Donc nous devons être plus forts que tout
le monde. — Est-ce que vous considérez que les municipales sont un moyen justement pour une sorte de course d'élimination ? Non. Je pense que
c'est différent, une municipale, hélas, d'une présidentielle. Évidemment, mais vous avez
des ambitions très fortes aux municipales. Ah ben
partout, il y a des listes, nous ambitionnons de gagner. Bon, c'est normal, c'est humain. Non, pour nous, la municipale, c'est un exercice d'enracinement et surtout d'auto-construction. de la citoyenneté populaire. – Mais il n'y aura pas
d'union de la gauche au municipal ? – Il y en
aura ici et là, mais la règle pour nous, c'est qu'on est des listes partout, sauf exception. Donc les exceptions se discuteront. Mais vous savez, c'est la même chose chez par exemple… – Mais c'est une forme de
primaire qui ne dit pas son nom pour la présidentielle tout de même ? – Non,
non, ça n'a rien à voir. Les gens aux élections municipales, ils désignent une équipe municipale, ils choisissent un maire… – Comment vous allez exprimer
votre force alors, M. Mélenchon
Mais c'est fait. Madame, si on a une élection présidentielle, quelle force avons-nous ? Celle de la précédente. Nous avons fait 22%. Quand vous dites que c'est vous ? 'était vous le candidat ? Non, oui, d'accord, mais enfin, quand même, il faut faire l'honneur aux gens qui ont voté pour un programme de penser qu'ils re-voteraient pour un programme. Ils ne votent pas pour un bonhomme, mettons les choses à leur place. Parce que vous dites
toujours que vous voulez être remplacé. C'est votre ambition pour la prochaine présidentielle. Mais vous avez dit tout à l'heure, il faudra une super compétence internationale pour le prochain président de la République et les prochains candidats. À part vous, à la France
Insoumise, qui l'a ? Dans beaucoup. Parce que si vous voulez, ce qui a changé, d'abord, premièrement, les gens savent que nous travaillons sérieusement, que nous avons un programme, on est les seuls à en avoir. Deuxièmement, nous avons des équipes constituées. Tout à l'heure, vous passiez Bastien Lachaud, c'est l'homme, le navire admiral de notre système défense. Pour les affaires étrangères, vous avez Arnaud Le Gall et puis les dirigeants de... Mais pour faire un président de la République, c'est autre chose. Oui, mais je ne sais pas, vous avez l'air d'être mis aux informations.
Non, mais nous, on a fait trois...
Pardon, on a juste fait trois campagnes. Non, mais attendez. Merci de vos conseils, mais nous on a juste fait trois campagnes, donc on a une idée de comment on fait. Et puis nous préparons des gens. Et vous avez envie d'y aller. Et j'ai une responsabilité personnelle. Et vous avez envie d'y aller. Envie, dans le moment, c'est pas le mot. Merci Sophie. Vous parliez
des rassemblements et des appels à manifestations le 22 mars partout en France contre le racisme et les idées de l'extrême droite. – Je voudrais qu'on précise, le racisme, c'est quoi ? C'est au sens large toutes les discriminations, l'islamophobie,
l'antisémitisme dedans ? – Ah, évidemment ! L'antisémitisme, on le cite séparément, compte tenu du fait que l'antisémitisme a produit le premier massacre de masse connu en Europe, qui est l'assassinat de 6 millions de personnes. Bon, donc ça vaut la peine qu'on le mentionne de manière distincte. – Donc ce sera aussi une manifestation, en quelque sorte, contre l'antisémitisme. – Eh bien, ça va de soi ! – Non mais pourquoi séparerait-on l'antisémitisme des autres formes de racisme ? Mais par exemple hier, moi je me bats sur tous les fronts, comme vous l'avez dit gentiment il y a un instant, mais figurez-vous que hier c'était la journée mondiale à l'appel de l'ONU contre l'islamophobie, à part les dirigeants de la France insoumise. Silence radio sur le sujet. – Alors vous, vous êtes régulièrement accusé en
revanche d'antisémitisme. – Par qui ? – Vous avez vu aujourd'hui tout ce qui se passe autour de ce qu'on peut appeler l'affaire Cyril Hanouna, cet animateur de télévision caricaturé. – Qui monsieur le télévision ? – Vos opposants de droite par exemple.
– Oui. Ils
vous
accusent de ça ? – Oui. – Et vous pensez que c'est juste ou pas ? – J'en sais rien, je vous dis… – Donc voilà ce que vous êtes en train de faire. –
Comment
vous envisagez répliquer ou contrer les accusations d'antisémique ? – Il y a des discussions sur le sujet. Moi je dis, on ne peut rien contre ça. Bien faire notre travail et laisser braire. Pourquoi ? Parce que c'est une offensive, cher M. Letellier, politique, vous venez de le dire. L'affaire Cyril Hanouna, c'est
une
offensive ? Mais évidemment, vous n'avez qu'à regarder où ça démarre, renseignez-vous un peu. Ça démarre sur les réseaux sociaux par l'extrême droite, puis c'est relayé par la sphère médiatique Bolloré, qui tient beaucoup d'appareils, et après, vous avez tous ceux qui sont là pour aboyer en cadence et dire oui, oui, oui, parce qu'ils pensent qu'ils vont nous disqualifier comme ça, parce qu'ils n'ont rien d'autre, M. Letellier, c'est ça qui est fantastique à voir, à part cette accusation. Que peuvent-ils dire aujourd'hui contre la France insoumise ? Nous ne nous sommes pas trompés sur l'OTAN, nous ne nous sommes pas trompés sur Trump. – Restons
sur l
'antisémitisme deux secondes, parce que ça vous colle
au bas, ce que vous voyez bien. – Non, non, régulièrement ça revient. – Mais regardez,
oui. – Alors, juste une chose. – Non, non, mais attendez, regardez ce que vous êtes en train de faire. L'extrême droite accuse, puis ça monte dans la sphère Bolloré, puis tous les gentils comme vous et les autres disent « Ah, quand même, il y a un problème », c'est-à-dire que vous nous recollez la pancarte. C'est exactement comme ça qu'on fait. pour attribuer une étiquette. Par exemple, vous êtes radin. Tout le monde le sait, personne ne le dit. – Cyril Hanouna, est-ce que ça a été
une erreur ou pas
? – Écoutez, vous êtes radin ou pas ? –
Non,
l'affiche Cyril Hanouna, c'est une erreur ou pas ? – Mais écoutez, monsieur, pourquoi vous me posez cette question ? De quel droit ? De quel droit ? Qui vous êtes ? Vous m'accusez -ce que vous m'accusez ? Alors taisez-vous, vous êtes en train de continuer une campagne qui a démarré à l'extrême droite contre nous. Il ne fallait pas publier ce visuel. Alors attendez, donc maintenant on demande à l'extrême droite ce qu'on peut publier ou pas. Vous pensez que la tête de M. Hanouna, comme la mienne, ne peut pas être caricaturée ? Moi je suis caricaturé continuellement. Vous voulez que je vous montre les caricatures de Charlie Hebdo ? Et ça n'est pas de l'antisémitisme. Pourquoi ça serait de l'antisémitisme ? Ça suffit ! Ça suffit maintenant. Ne décidez pas de ce qui est de la religion à la place des religieux. Deuxièmement, cessez de mettre en cause toujours les habits des femmes parce que vous êtes légèrement obsédé. Jean-Luc
Mélenchon, ça tombe
très
bien, vous me faites la transition. Je voudrais vous faire écouter quelqu'un qui parlait de la laïcité et précisément du voile. C'était en 2015. Écoutez.
La liberté de se voiler la tête, que voulez-vous qu'on y fasse ? Bon, c'est un problème, mais mes amis, mes camarades, là je parle à mes camarades à travers vous, il y a des chrétiens dedans, c'est à vous de faire le travail, c'est à vous d'aller parler avec les gens, dire mais qu'est-ce que c'est que cette histoire, c'est à vous d'aller dire tu m'offenses par ton comportement, parce que moi qui crois ceci ou cela ou qui ne crois rien, je crois à l'égalité de la femme et de l'homme et je n'ai jamais cru que Dieu veuille rabaisser l'un par rapport à l'autre, alors pourquoi tu acceptes un signe de soumission et on le ferait avec gentillesse. Vous
assumez avoir évolué sur la question de la laïcité quand on peut passer de... de ce que vous dites sur le voile à la défense ? Parce que vous n'écoutez
rien et que vous n'entendez que ce que vous avez envie d'entendre. Je le redis pour que vous le compreniez. Si vous estimez que le fait de porter un voile abaisse... La femme par rapport à l'homme, si vous estimez, comme vous ne pouvez pas... Non, non, mais attendez, foutez-moi la paix, je crois ce que je crois et ma religion ne vous regarde pas. Jean-Luc Mélenchon, c'est ce qu'on vient d'entendre, c'est ce que vous dites ? Non, non, laissez-moi terminer, n'essayez pas de retourner les gens comme ça, ces méthodes vicieuses que vous avez. Non, mais c'est tous les plateaux, c'est pas vous, Benjamin Duhamel, je serais pas venu. Sinon, bon, non, c'est comme ça tout le temps. On me ressort des trucs que j'ai dit il y a 10 ans, etc. Je vous redis. Si vous estimez que c'est un signe d'inégalité et d'abaissement des femmes. 'abord vous pouvez interroger les femmes qui mettent en voile et vous dites moi je m'abaisse pas devant un homme, je m'abaisse devant Dieu. Il y a un débat de dire bah peut-être bien mais je pense pas ça. Alors vous devez aller discuter avec cette femme et le lui expliquer. Mais vous ne pouvez pas par la loi interdire de porter le voile dans la rue parce qu'en France n'existe pas. La police du vêtement. Par contre, à l'école, nous interdisons tous les signes religieux ostentatoires. Et pas que, il y a aussi les signes politiques. Alors vous n'avez pas le droit de vous mettre le fil des insoumis, vous n'avez pas le droit de vous mettre une faucille et un marteau, et vous n'avez pas le droit non plus à des signes religieux comme un crucifix ou autre. Voilà ce qu'on a décidé. Et ça c'est la loi. Et comme elle est là, elle est bien. Je trouve qu'elle est bien. Mais je vous le redis, si vous pensez... que c'est un signe d'abaissement de votre travail. Ne consiste pas à aller demander à d'autres de faire ce que vous pouvez faire vous-même. Dites-le aux gens. Pour ma part, une fois, il m'est arrivé de croiser dans une gare, la gare du Nord, quelqu'un qui portait une burqa. C'est interdit. Et il y avait là 4 policiers, qui ont fait les 4 policiers, qui sont partis de l'autre côté. Faire des contrôles pour un type isolé, le fouiller des pieds à la tête, si possible noir ou arabe, parce que c'est eux qui sont contrôlés. Et cette femme, c'est moi qui lui ai dit, Madame, je ne suis pas d'accord avec ce que vous faites là. Je ne suis pas d'accord. Vous violez la loi. Je ne suis pas d'accord et je vais vous dire pourquoi. Et je vais expliquer pourquoi. Et puis comme elle commençait à répondre un peu haut, je lui ai dit, écoutez, si vous mettez ça, c'est par un signe de pudeur à l'égard des hommes. Donc ne me répondez pas comme vous le faites. Je pense que chacun doit assumer. une attitude et avoir pour point de départ l'idée qu'on vit ensemble. Alors, il y a des règles de la vie, mais il ne faut pas les règles comme ça les appliquer d'une manière aveugle en flétrissant toujours les mêmes. Je vais vous dire, si je devais me retrouver en arrière à l'époque où vous avez montré, je n'aurais pas parlé comme ça parce qu'à l'époque, je n'avais pas conscience de l'islamophobie. virulente qui règne dans ce pays et qui est une offense certains
disent vous avez évolué par clientélisme parce que il ya un électorat dans les banlieues qui vote pour vous et que donc vous voulez que je change
de
clientélisme
c'est ça
ici on ne suit pas la foule on analyse les faits si c'est aussi ta vision abonne toi
jean-luc mélenchon rassemble autant de soutien malgré les attaques médiatiques ce livre décrypte la défiance populaire la crise démocratique et le réveil citoyen en france Résistance, le combat pour une nouvelle France maintenant à 9 euros et 99 centimes d'euros au lieu de 14,99.
Je fais plaisir à ceux dont la vocation est de haïr les musulmans. Moi je suis d'abord français, j'ai la religion de la République. 6 millions de nos compatriotes sont musulmans. Dans ce pays, on s'est entretués pendant 3 siècles entre catholiques et protestants. On a persécuté les juifs pendant 1000 ans. Ça suffit. Maintenant, nous vivons ensemble. Il y a des règles. à certains moments, à certains endroits, dans certaines conditions. Le président de la République n'a pas à accepter d'être chanoine de Latran, ni coprinse d'Andorre. Nous sommes une République. Le président de la République, ni aucun élu n'a sa place dans une cérémonie religieuse. — C'est-à-dire qu'on est
contre l'interdiction des abayas, mais par contre, on considère que le président de la République ne doit pas assister à une messe au stade Vélodrome. C'est pas une laïcité à géométrie variable ?
— Je crois que c'est vous, là, qui êtes en train, devant tout le monde, de procéder à une laïcité à géométrie variable. — Non, je vous pose la question. — Non, non, mais vous êtes contre la Baya pour des raisons religieuses. — Moi, je suis contre
rien. — Non,
on a compris. On a compris que vous étiez pour tout et contre rien. Mais racontez pas d'histoire, Benjamin Duhamel. C'est pas le sens des questions que vous avez posées. Donc la Baya est en signe religieux. On l'interdit. Le président de la République laïque, loi 1905, doit aller à la messe. Non mais vous foutez de qui, là ?
Y assister, s'encommunier, comme a pu le faire le général de Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing. Vous, vous n'y seriez pas allé.
Non, je l'ai toujours fait. Tout le temps où j'ai été élu, j'ai toujours refusé d'aller. Pourquoi ? Parce que je considérais que je représentais le peuple français tout entier. Mais je ne vous cache pas qu'il m'est arrivé de me dire, tiens, à telle ou telle cérémonie. Mais après, je me retenais en disant, ben non, je représente tout le monde. Donc je n'ai pas... Voilà. Le général de Gaulle que vous citez, bon, le général de Gaulle, c'était pas non plus son habitude d'aller à toutes les messes. Et je vous signale que les grands messes de la victoire contre les Allemands... Les présidents du Conseil ne sont jamais allés au Tédéum que l'on a célébré à cette occasion et j'en félicite les catholiques car la victoire sur les Allemands était très importante. Bien, donc là nous sommes dans une situation où il est intolérable, à mon avis. Si le président voulait se rendre utile, tenez, parlons-en, au lieu d'essayer de récupérer.
Et après, on va avancer un petit peu parce que, hélas, le temps
file. Mais puisqu'on y est, on ne va pas parler que de la baille, il en faut pour tout le monde. Puisque le président veut à tout prix coller comme ça au pape qui lui a dit, écoutez, moi, je ne viens pas, je viens là pour autre chose, ce n'est pas une visite d'État. Il vient en tant que chef spirituel des catholiques. Et je le dis, il est le bienvenu en France. Le président de la République, s'il veut se rendre utile, je lui suggère un moment. La fin de la conférence des évêques, il pourrait y aller, il y a un petit pince-fesse là à la fin. Bon, mettons, on met ça de côté. Quand le pape va sortir de Notre-Dame-de-la-Garde, n'est-ce pas, il va se tourner, il y a une petite place et ils vont faire une commémoration œcuménique, c'est-à-dire qu'il y a tous les cultes qu'il y a là à la mémoire des morts en mer. Et il se trouve que c'est en haut de la rue où il y a 1300 tabords marocains qui sont morts en prenant d'assaut Notre-Dame-de-la-Garde contre les nazis. Là, il pourrait y venir. Plutôt cette cérémonie. Occuménique que la messe. Mais ce n'est pas la messe. Vous savez, quand le pape est venu à Strasbourg, j'étais député européen. On est sortis à deux de l'amphi, ce n'était pas grand. Je lui ai dit, monsieur le pape, bienvenue à Strasbourg, à la cathédrale, au Parlement. Et le pape, comme il est là, avec qui vous avez que j'ai des raisons de sympathiser, compte tenu de sa magnifique encyclique Fratelli tutti, ou bien de Laudato si, qui est son nom, un des plus beaux textes qu'il ait écrit, donc qui se retrouve... avec qui je trouve des points de contact idéologique très étroits dans la protestation contre le capitalisme. Mais néanmoins, moi, je n'irai pas à la messe. Et pourtant, je ne suis plus élu. Et je suis d'une famille catholique. — Et on vous
a entendu sur ce sujet. — J'espère. — On avance. On parle un petit peu de la NUPES. On continue à aller sur les sujets consensuels, évidemment. — Oui, oui, oui. — La NUPES qui... Ce n'est pas très bien en point, on peut le dire. Dernier épisode en date, ces échanges interposés entre le patron du Parti communiste, Fabien Roussel, et vous-même, pour ceux qui nous regardent, Fabien Roussel qui a donc appelé à envahir les préfectures. Vous avez condamné cet appel en disant que ça n'avait pas été discuté. Et voilà ce que vous répondez, Fabien Roussel, c'était à la fête de l'humanité.
Oui, ça m'étonne de Jean-Luc Mélenchon. Je trouve qu'il mollit un petit peu. Mais bon, après, avec lui, ils me disent comment il fait pour
agir sur le gouvernement. — Jean-Luc Mélenchon a mollit, dit Fabien Roussel. Vous avez mollit, Jean-Luc Mélenchon?
— Je sais pas. Peut-être qu'il me voyait d'une manière qui n'est pas la mienne. Moi, je n'ai jamais appelé, surtout après l'incendie de la préfecture du Puy-en-Velay. Je pense qu'il faut quand même qu'on fasse attention à ce qu'on dit, parce que, ou bien on est juste là pour faire les rigolos, on saute sur la table et on rigole, et on dit, allez, on va envahir les préfectures, puis il a même rajouté les stations essence et les supermarchés. Il s'est
repris d'ailleurs, Fabien Roussel, depuis, il a dit, c'est un appel
pacifique. Voilà, donc il a molli lui aussi, si je vois bien. Bon, parlons sérieusement. Depuis le premier jour de la NUPES, alors avant la NUPES, oui, Mélenchon, abominable sectaire, ne veut s'entendre avec personne. On fait la NUPES. 21 sièges pour les Verts, qui n'en avaient que 18. 21 sur 151, ils en avaient 18 avec les socialistes sur 300. Des socialistes réélus, les communistes réélus, grâce à la NUPES, et nous aussi. Le lendemain, les mêmes consignés à un contrat disent non, ce n'est pas un contrat, ce n'est pas un programme de gouvernement. Ça veut dire que les programmes, ils s'en foutent toujours. Il ne faut donc pas leur faire confiance. Vous regrettez de leur avoir fait confiance à l'époque ? Non, non, non. Il fallait que la démonstration soit faite. L'histoire présentait deux scénarios possibles. L'un où les 650 points constituaient un programme de base et on avançait. Et on construisait quelque chose d'unique au monde et dans toute l'Europe, un regroupement des gauches sur un programme partagé qui recoupe... Ce n'est pas ce qui s'est passé. Alors d'abord les communistes ont décidé de partir avec tout le succès que vous savez. Et puis ensuite, on a vu la presse qui me reprochait auparavant de ne pas vouloir de l'union, s'acharner l'hégémonie, la dureté de Mélenchon. Alors arrive une élection, l'élection sénatoriale, et les gentils, les bons, les mignons... — Et il n'y a pas d'union, mais pour essayer... — Non, non, non, non, non, non, non, non, non. — Pour essayer de prendre le sujet de la dupesse grand public auprès
de ceux qui nous regardent. Aujourd'hui... — Oui, c'est pas grand public que
mes explications... — Non, mais si, si, c'est très grand public. — Vous paraît mieux que moi de la dupesse ? — Mais pas du tout. — Alors laissez-moi finir ma phrase.
— Juste, on a le sentiment, un, que vous ne vous supportez plus, et deux... Chaque partie de la NUPES, sauf la France Insoumise, a désigné une tête de liste pour les européennes. Qu'est-ce que la NUPES a encore comme réalité concrète ? Est-ce qu'il ne faudrait pas juste dire « là, on arrête les frais » ? – Ça serait formidable, hein ?
– Mais non ! – Mais oui, allez ! Je vous ai dit tout à l'heure, le but de l'ennemi est d'abord de nous fragmenter le peuple. Alors la couleur de peau, la religion, etc. Puis après, il faut fragmenter l'union. Il y a deux manières de fragmenter l'union. La première, c'est d'inventer des histoires comme sont en train de le faire les socialistes, les communistes. Tous les jours, ils trouvent un truc. Mais non, on n'a pas dit ça, etc. Si vous avez signé dans mon bureau 640 mesures... Vous avez signé. Il y a un programme dans lequel il y a un chapitre entier sur l'Europe parce que justement, on disait on ne peut pas. Alors comment se fait-il ? Pourquoi ne pas prendre
acte ? Je vais formuler différemment. Je vais vous le dire. Est-ce que vous pensez encore réussir à les faire changer d'avis ? Parce que là, en l'état, vous allez partir séparés.
On va voir. La deuxième tactique de l'ennemi, la première, c'est ça. La deuxième, c'est de nous désunir en répétant tous les jours qu'on est désunis. Alors, à droite, ils peuvent se pouiller la tête tant qu'ils veulent, c'est pas un problème. À l'intérieur de la majorité, non. Il y a un grand sujet à discuter. Est-ce que Jean-Luc Mélenchon ne parle pas trop fort ? Est-ce qu'il ne devrait pas changer de ton et devenir plus mielleux ? Mais vous voyez que quand je me mollis, on me le reproche aussi. Par conséquent, ce qui compte en étant sérieux, c'est la direction dans laquelle on va. Personnellement... Je ne fais pas la nupes parce que j'aime les autres. Je ne les aime pas.
Vous n'aimez pas vos partenaires, non
? Non. Je considère que la ligne politique qu'ils ont choisie, ils l'ont fait volontairement. Une écologie qui n'est pas anticapitaliste, pour moi, c'est du jardinage. Le socialisme qui ne met pas en cause le capitalisme, c'est mignon. Et le communisme qui ne se donne pas comme objectif une révolution socialiste, je me demande ce que c'est. Mais ce n'est pas la raison. Si je suis insoumis, je sais pourquoi je suis insoumis. Sinon, je serais socialiste, je l'ai été. Ou bien vert, ou bien communiste. Je suis insoumis. Et on a fondé ce mouvement avec un programme. Pourquoi ? l'intérêt du peuple et pour vaincre sa misère. et à battre les responsables de cette misère. Par conséquent, nous voulons la liste unique aux élections européennes, non pas parce qu'on s'aime, mais parce que c'est nécessaire. Et si on aime le peuple, si on se dévoue à lui, si on lui est voué, alors on fait l'union parce qu'on peut battre tous les autres, M. Duhamel. Ce qui veut dire que la prochaine fois qu'il va ici, après les élections européennes, comme il y aura eu une liste unique et comme on aura battu tout le monde, vous vous direz, oulala, faisons attention, ce Mélenchon pourrait bien être président dans 4 ans. Ou en autre. Donc vous reviendrez. — Non, là, vous rigolez. Si on a gagné aux Européennes, je préfère le dire à tout le monde. Si vous voulez vous débarrasser de moi, il faut absolument voter pour nous aux Européennes. Parce que ça veut dire qu'on sera en état de présenter une candidature qui tiendra la route. — On va continuer cette discussion. Je voudrais juste vous faire écouter... — Vous savez qu'on a proposé au Vert d'être tête de liste. — Je sais bien. — Vous savez ce qu'ils ont répondu
? C'est un piège. Ils sont complètement parano. — Jean-Luc Mélenchon, vous venez de passer en revue vos partenaires en disant que vous ne les aimiez pas. Écoutez ce que disait vendredi matin Clémentine Autain au micro d'Apolline de Malherbe.
Faites stop, voilà, stop, ras le bol, qu'on s'en sort plus, voilà, est-ce qu'on peut arrêter ça ? Juste, est-ce qu'on peut arrêter ça ? Et qu'on vous leur dit ? J'en ai ras le bol, voilà, donc j'ai pas envie de cotiser à ça, c'est peut-être aussi parce que je suis féministe que ça me lasse. Parce que tout ça, c'est des hommes quand même.
'est une histoire de mec. Pardon, je vais parler trivialement. Clémentine Autain a dit
ras-le-bol de tout ça. Oui, c'est un grand recul intellectuel de sa part. Parce que Clémentine Autain est une intellectuelle qui a écrit de nombreux livres. Et ça a été jusqu'à présent quelqu'un... qui, bien sûr, est assez coutumier des initiatives comme ça. Elle avait fait un coup le Big Bang après les Européennes, sans prévenir personne. Bon, qui a échoué, évidemment, parce qu'on ne pouvait pas procéder comme ça. Mais là, elle en fait une affaire de caractère. Monsieur Benjamin Duhamel, vous vous rendez compte du recul que c'est ? Donc, le problème politique que nous aurions à gauche, c'est mon caractère, celui de M. Roussel. Non, elle dit
aussi, ras-le-bol, il n'y a pas que M. Roussel. Certains ont pu voir cet été vos échanges de tweets interposés avec Olivier Faure. Parfois, c'est vrai que, pardon, il y a un petit côté entre les partenaires de la NUPES, enfantillage.
Voilà, très bien. Vous avez raison. Ce sont des enfantillages. Je suis stupéfait d'un niveau de nullité pareil. Vous comprenez ? De vous. Oui, parce que vous ne regardez pas le contenu. Vous dites que c'est des enfantillages. Monsieur, quand M. Roussel dit des choses très dures sur nous, là, pas un bruit. Par contre, quand moi, je réponds à quelqu'un. Arrête de raconter des histoires comme je l'ai fait cet été. Ford dit on a gagné en Espagne séparés alors on n'a qu'à en faire autant en France. Et qu'il sait comme moi que c'est le mode électoral espagnol qui permet qu'on gagne séparés parce que c'est une proportionnelle et qu'il n'y a pas de proportionnelle aux législatives en France. D'accord ? Donc ils peuvent gagner parce qu'ils peuvent faire rien. Je lui dis arrête de raconter des histoires. Je ne peux pas, je ne dois pas, c'est ma responsabilité, cautionner l'idée que la division servira qui que ce soit. Et c'est pour ça que je vous ai dit tout à l'heure, c'est pas une affaire d'amour. Et quand Clémentine dit c'est parce que je suis féministe, je trouve qu'elle donne en quelque sorte une sorte de qualité génétique au raisonnement que je ne peux pas accepter. Je suis féministe autant qu'elle. Et par conséquent... Elle n'a pas l'air totalement convaincue. Mais c'est pas sur le sujet qu'elle soit convaincue ou pas. C'est qui, en nous écoutant, comprend ce que je suis en train de dire. C'est une question politique. Ils ne veulent pas de l'Union parce qu'ils ne veulent pas gagner. Et donc, s'il n'y a pas d'Union européenne, la NUPES... Si, si, si, il y aura une liste d'union aux européennes. Les jeunes ont pris l'initiative. Oui, oui, mais vous êtes toujours là pour annoncer les désastres pour nous. Alors, écoutez, pourquoi vous dites si ? Et si quelqu'un fait mieux que vous, vous alliez être viré ? Ça, je n'espère pas, mais ça peut toujours arriver. Monsieur Duhamel, vous êtes donc comme moi. Vous espérez toujours le meilleur et vous vous battez. Vous vous dites, on ne me virera pas tant que je serai très bon. Je vais tenir tête à Mélenchon, vous allez voir ce que c'est. C'est pour vous dire qu'on en est tous au même point. On espère le mieux et on se bat pour le mieux. Voilà ce que je fais. Le temps file.
Vous parliez de votre style. Je voudrais vous soumettre une phrase qu'a prononcée François Ruffin à votre égard. Enfin, à votre égard, à l'égard de la France insoumise en général et donc en filigrane de votre style. Est-ce qu'il s'agit d'être applaudi dans une âgée de sociologie à Nanterre ou de convaincre au-delà ? Pourquoi demeurer dans la culture minoritaire ? Il ne faut pas que les gens pensent qu'on est des mangeurs d'enfants. Est-ce qu'il ne pointe pas un vrai problème quand on voit par ailleurs que tous les sondages montrent que Marine Le Pen n'a jamais été aussi... forte, en dynamique. Il faut dire
que vous lui sirez les pompes à longueur d'année. Non, arrêtez. C'est bon, continuez. Ma
question, est-ce que François Ruffin ne souligne pas quelque chose de pertinent que peut-être au fond vous vous créez une sorte de plafond de verre avec
ce style ? Et voilà. Et c'est un plafond de verre qui a tendance à monter en même temps que moi. Parce que j'avais le plafond de verre à 3,5 et on me disait vous êtes excessif. Puis il y a 12, puis il y a 19 et enfin à 22. Le suivant ou la suivante fera sans doute mieux et le plafond de verre montera avec. Pourquoi ? Parce que nous devons d'abord nous comporter à la hauteur de la souffrance des gens que nous représentons.
Vous avez vu ce sondage ? Qui incarne le mieux l'opposition à Emmanuel Macron ? 45% Marine Le Pen, plus 9 points, 19% Jean-Luc Mélenchon, la NUPES, moins 5 points. ça
n'existe pas. — Non. — D'accord. — On nous a bourré la tête pendant je ne sais combien de temps. L'opposition à Le Pen, à Macron de la part de Le Pen... Non, mais vous rigolez. Ils votent les lois avec eux. Ah ben oui. Ah ben voilà. C'est pas la perception, ma pauvre dame. C'est pas sérieux. C'est pas sérieux. Comment vous expliquez les autres sondages, ceux qui nous donnent raison sur à peu près toutes nos idées ? — Précisément, peut-être la façon dont vous les exprimez. — Mais écoutez, si vous faisiez votre métier au lieu de vous mêler du mien, parce que vous, vous êtes de l'information, la communication, c'est la nôtre, et elle est plutôt bien faite, puisqu'on ne cesse de progresser. M. Duhamel, cesse-t-on ou non de progresser ? Dans les votes, hein, pas dans les sondages. Dans les sondages, on recule tout le temps. Mais dans les votes, est-ce que je ne suis pas arrivé à 22% ? — Si, mais Marine Le Pen était au second tour et pas vous. Voilà. À cause de quoi, monsieur ? Ah oui, c'est vrai, de la candidature de Fabien Roussel. Non, non. Pourquoi Fabien Roussel ? Il y avait les deux autres aussi. Non, je vais vous dire, parce que nous n'avons pas réussi à convaincre à ces deux mondes dans les cités populaires que ça valait la peine de sortir. Et c'est toujours le problème que nous avons. Si le peuple se mêle de ses affaires, nous avons gagné. Il faut donc le faire en respect pour lui. Le peuple n'aime pas qu'on se dispute quand, unis, on pourrait gagner, car nous rallongeons ces souffrances. Mais je termine en vous disant que le ton, c'est quand même extraordinaire de voir. Moi, je vous trouve très fort, tous autant que vous êtes, parce que nous avons un groupe parlementaire. Et de quoi parle-t-on à son sujet ? De son ton. On ne voit pas les autres qui crient, on ne voit que nous. Un groupe qui fait du boulot, qui présente des rapports, qui présente des milliers d'amendements. Vous êtes sûr que
vous gagneriez face à Marine Le Pen, vu ces sondages-là ? Vous dites souvent, à la fin, ce sera eux ou nous. Marine Le Pen et la France Insoumise. Est-ce que vous êtes sûr que vous gagnez ?
Mais monsieur, si on ne fait que les choses dont on est sûr... on se pend tout de suite parce qu'on est sûr de tous mourir. Autant en finir tout de suite. Tout ça n'a pas de sens. Il faut mener les batailles qui valent la peine d'être menées. Il faut le faire sans espoir de récompense. La vertu consiste à faire ce qui est bon pour tous, quel que soit le résultat qui en résulte. Donc je me battrai et les autres avec moi jusqu'au bout. Et je pense que nous vaincrons Mme Le Pen et aussi M. Macron, soit dit par parenthèse, lui ou son remplaçant.
Il y a les sondages désagréables et puis il y a ceux qui le sont un peu moins. Sans doute vous les regardez un petit peu plus. Il y a un sondage à risque que j'ai lu cette semaine qui vous mettait dans la plupart des hypothèses de premier tour qualifiées au second tour. 7 sur 8, sauf quand c'est Edouard Philippe qui est le candidat de la majorité. Est-ce que ça vous donne des idées ?
— Déjà, je suis comme tout le monde. J'aime bien les bonnes nouvelles. Et d'une manière générale, je suis comme vous. Je regarde l'horoscope. Quand il est bon, je me dis « ah ». Et quand il est mauvais, je dis « c'est des bêtises ». — Quand il est mauvais, vous dites «
je regarde pas ça, ce sondage n'a aucun intérêt ». — Parce
que ça dévore à l'île. — L'âme humaine.
— L'âme humaine, parce qu'on
se bat quand on croit à ce qu'on fait. Alors oui, c'est plutôt une bonne nouvelle, puisqu'il faut que tous les autres, même tous les autres ensemble, n'arrivent pas au même niveau d'évaluation dans ce sondage fait. — Mais pour vous, est-ce que ça vous dit, au fond, il faut que le candidat se soit moi, je suis le mieux placé ? — Non, non, non Et je le respecterai jusqu'au bout. Si le président Macron s'en va demain matin, c'est moi le candidat, c'est sûr. Si l
'élection avait lieu demain.
Dans 4 ans, mon devoir de responsable politique, de fondateur d'un mouvement politique et d'une union, mon devoir est de faire en sorte qu'on puisse se passer de moi. Voilà. C'est mon devoir. Et donc, j'y travaille. J'y travaille en évitant de faire les 2 erreurs que j'ai vues faites par d'autres. Le président Mitterrand avait choisi son successeur. On s'est tapé 10 ans de guerre civile interne grâce à ça. Pour rien. —
Donc c'est juste pour résumer. Si il y a quelqu'un qui émerge dans ce cas-là, vous laisserez la place. Et sinon, catastrophe, manque de chance, vous serez obligé d'être de nouveau candidat à l'élection présidentielle.
Ah, vous êtes un jeune homme, vous comprenez pas. Je vais vous expliquer quelque chose. J'aurai 76 ans, M. Duhamel. Il est donc normal que je pense à l'idée que, en toute hypothèse, dans 5 minutes, il peut m'arriver quelque chose. Vous aussi. Mais la probabilité pour moi est un petit peu plus grande que pour vous. Enfin, je sais pas comment vous vivez, mais voilà. Bon. Voilà, je suis obligé de penser à ça. Et j'espère de tout mon cœur, de toute mon âme... qu'on sera capable de produire une femme ou un homme. Et on est bien parti pour ça. On est bien parti pour ça. La France insoumise a plutôt un problème de trop que de pas assez. Nous avons des problèmes de riches pour l'instant. C'est-à-dire que nous avons des personnalités flamboyantes. N'est-ce pas ? Mathilde Panot est une femme flamboyante qui vient de faire, sous vos yeux ébahis à tous, à 34 ans, elle a déjà fait 5 motions de censure contre un gouvernement. On mesure
la qualité des futurs candidats au nombre de motions de censure ?
Bien sûr, je suis assez stupide pour dire ça, M. Duhamel. – Non, pas du tout, vous venez de dire ça. – Mais pourquoi vous posez une question aussi bête ?
Vous dites sous vos yeux ébahis, elle a fait 4, 5 motions de censure. – Mais oui, M. Duhamel. – C'est comme ça que vous mesurez la
qualité des futurs candidats. – Entre autres choses, c'est ça que vous vouliez me faire dire ou vous m'interrompez juste pour le plaisir de dire une méchanceté ? – Je vais essayer de vous poser une question. – Non, vous ne posez pas une question, vous dites une méchanceté gratuite. Je suis assez intelligent et j'ai fait assez d'études et assez vécues pour évaluer les gens d'une manière générale. Je pense en effet qu'une femme qui crée un style, qui a une capacité comme elle d'invention, d'intervention publique, qui tient tête à trois premiers ministres, à deux premiers ministres déjà, et qui a organisé le plus grand référendum contre le nucléaire qu'il n'y a jamais eu dans ce pays et sur l'eau. Cette femme est hors du commun. Oui, je le pense. Et je pense que la même chose de Manuel Bompard, qui lui a un style plus froid, qui est un ancien ingénieur. Eh bien, cet homme et d'autres, je pourrais vous citer Clémence Guettet. Et Jean
-Luc Mélenchon, vous anticipez une question qu'on voulait vous poser. Regardez, on va voir apparaître ceux qui sont susceptibles, juste derrière moi, ceux qui sont susceptibles de vous remplacer précisément. Alors d'abord, on fait à gauche. Vous avez François Ruffin, Clémentine Autain, Sandrine Rousseau, vous-même, Bernard Cazeneuve, Fabien Roussel. Est-ce que vous pouvez dire ? Un mot sur l'un de chaque. Donc François Ruffin.
Non, non, non. Je refuse de me livrer au petit jeu de massacre auquel vous m'invitez. Pourquoi un jeu
de massacre ? Ce n'est pas forcément pour dire
des méchants. Vous n'attendez quand même pas ce que je dise qu'il faut voter pour M. Roussel, quand même. Non,
c'est un mot. C'est parmi les prétendants un mot pour les qualifier. Non, non, ça ne m'intéresse pas. Passons à la droite. Alors, attendez, si vous le permettez, dans ce cas-là, on va rester sur ceux qui sont à gauche. Est-ce que François Ruffin... Déjà,
pourquoi il
n'y a pas ici Mathilde Panot ? On a fait un choix éditorial. On aurait pu le rajouter, effectivement. Et
bon part. Parce que c'est lui le coordinateur, c'était la présidente du groupe. Il y a Manon Aubry qui est la présidente du groupe au Parlement européen. Pourquoi moi ? Est-ce que le mieux placé, c'est François Ruffin l'instant, on dirait, puisque sur tous les plateaux, vous ne me parlez que de lui et vous essayez de l'opposer à moi. Et moi, j'ai dit, si François est le meilleur, alors il est le meilleur. Mais est-ce que vous le pensez ? Mais c'est une autre perdement. Je n'ai pas le sujet. Tant qu'on désigne un insoumis, je suis content. Alors l'insoumis, parce que figurez-vous, puisque vous voulez parler de François Ruffin, François Ruffin a très bien évolué. Déjà, il pense qu'il y a des choses qu'il ne faut plus faire. Aller devant l'Elysée et dire qu'il va y avoir un attentat contre le président de la République. Il a bien fait de renoncer à ce genre de méthode. Quant aux dernières universités d'été, il a dit, au fond, les tours et les faubourgs, c'est le même problème. C'est maligne. Et quand il dit le problème, ce n'est pas le fond, mais le ton, ça veut dire que nous sommes d'accord. Moi, je célèbre ce qui nous est en commun, pas la bisbille. Moi, je n'ai aucun intérêt dans cette histoire. Je n'en ai plus aucun. Sinon, de faire en sorte. que la ligne politique qui a été tracée au cours de trois élections présidentielles, rupture avec le capitalisme, collectivisme, écologie, soit appliquée. Voilà ce que j'ai à dire.
À droite, vous avez les candidats potentiels de la majorité, Bruno Le Maire, Edouard Philippe, Jean Castex, Gabriel Attal, Gérald Darmanin. Le plus dangereux, celui qui est le plus à même d'être un adversaire redoutable pour vous.
Bon, alors après, il y a aussi les paramètres personnels qui jouent, M. Duhamel, que voulez-vous que je vous dise, M. Darmanin, tout ce qu'il trouve à faire, samedi dernier, c'est de m'insulter sur le service public en disant que je suis drogué. Franchement, il ne faut pas me demander après d'être 200 francs. – Alors, on retire, alors on retire, Gérard Darmanin. – Non, mais lui, il est intéressant parce qu'il fait le pont entre l'extrême droite et la droite, il a compris qu'il faut être, comme ils disent, populaire, hein, voilà. Après, les autres, il y a des coefficients de sympathie plus ou moins grands. Edouard Philippe nous a traités dur, tapés dur quand même. 32 éborgnés pendant les Gilets jaunes, c'est lui. Jean Castex ? Alors, il est plus sympa, il faut dire ce qu'il est, dans le contact personnel. Et ça ferait un bon candidat pour la majorité présidentielle ? Pour nous, c'est plus difficile, c'est clair. Monsieur Le Maire est un personnage assez brillant, alors il est très libéral, donc sa doctrine ne vaut pas un clou et elle est plantée partout, mais... Si vous voulez, ça le fait. Vous voyez ce que je veux dire ? Et
Gabriel Attal ?
Non. D'accord. Donc les deux favoris, je sens du coup... Gabriel Attal, déjà, c'est un renégat. Il était au PS avant. Ce n'est pas interdit d'avoir été au Parti Socialiste ? Oui, mais pour passer à droite, si, c'est interdit. Vous permettez de dire que c'est interdit ? Vous dites ce que vous voulez. On peut être socialiste, puis après se radicaliser, comme ça a été mon cas, et dire, ah ben là, en fait, moi, je ne me suis pas radicalisé. Il vaut mieux faire dans ce sens-là.
J'ai une dernière question à vous poser. Allez-y. Jean-Luc Mélenchon. À
votre sourire, je devine, ça ne va pas être un cadeau. Non, mais du
tout, c'est une question peut-être un peu plus intime. Je ne sais pas si vous avez entendu, lu Alain Juppé, cette semaine, l'ancien Premier ministre qui est maintenant membre du Conseil constitutionnel. Il a sorti ses mémoires il était interrogé cette semaine sur son âge et sur le temps qui passe. Écoutez-le.
Qu'est-ce que c'est que la mort ? C'est un instant. Ce qui me fait peur, c'est la déchéance physique, c'est la souffrance, pour moi-même et pour ceux qui sont autour de moi. Et au fur et à mesure que le terme se rapproche, c'est une question qui vous hante davantage. J'admire ceux qui savent, qui ont reçu la grâce. Il y en a, beaucoup. J'admire ceux qui savent qu'il n'y a rien, d'une certaine manière, parce qu'ils ont réglé le problème. Et moi, je suis entre les deux et je cherche. J'ai plus beaucoup de temps.
avez peur du temps qui passe, Jean-Luc Mélenchon ? Non.
cette interview, Jean-Luc Mélenchon défend sa vision de la laïcité, de l'unité de la gauche et de la stratégie politique de la France insoumise. Interrogé sur ses déclarations passées concernant le voile, il affirme avoir fait évoluer son analyse en raison de ce qu'il considère comme une montée de l'oslamophobie en France. Il maintient toutefois son attachement à la loi de 1905 et à la neutralité de l'État, tout en refusant l'idée d'une « police du vêtement » dans l'espace public. Sur le plan politique, il revient longuement sur les tensions au sein de la NUP. Malgré les critiques et les désaccords avec les dirigeants socialistes, écologistes et communistes, il affirme que l'union demeure indispensable pour espérer une alternance politique. Selon lui, les divisions de la gauche profitent avant tout à ses adversaires et affaiblissent les chances de victoire. Jean-Luc Mélenchon rejette également les critiques visant son style politique, estimant que le véritable enjeu ne réside pas dans son ton mais dans les idées et le programme défendu par son mouvement. Il considère que les débats sur sa personnalité masquent souvent les questions de fond liées aux inégalités sociales, à l'écologie et à la transformation économique du pays. Enfin, interrogé sur son avenir politique et la prochaine élection présidentielle, il assure travailler à l'émergence d'une nouvelle génération de responsables au sein de son mouvement. Tout en laissant ouverte la question de sa propre candidature, il affirme que sa priorité est de transmettre et de préparer l'avenir de la France insoumise. L'entretien se conclut sur une réflexion plus personnelle autour du temps qui passe, de l'engagement politique et de la manière d'aborder l'avenir.
'entends ce qu'il dit avec beaucoup de sympathie, je peux le dire, en tout cas d'empathie. Et puis surtout la fin de ce qu'il dit parce que ce sont des questions qu'on est tous conduits à se poser à n'importe quel âge dans la vie. Ce qu'il faut attendre du futur ou pas. Non, le temps qui passe m'excite extraordinairement. Je trouve notre époque incroyablement intéressante. Je ne fais pas partie de ceux qui disent avant, c'était mieux. Non, non, j'y étais, je peux vous dire, c'était pas mieux. À mains égards, c'était pire. Donc beaucoup de choses ont bien avancé.
La mort ne vous fait pas peur ? Parce que c'est ce que... Il dit peut-être pas qu'il en a peur, mais en tout cas, il dit, voilà, c'est vrai que c'est des interrogations qui arrivent. Vous,
si je vous demande, est-ce que vous avez peur de la déchéance physique ? Vous me répondez oui, parce que vous pouvez en sortir, vous plantez avec votre scooter, et puis avec WIC, bon, comme tout le monde. Donc on en est tous au même point, à se poser des questions, etc. Mais si on réfléchit au thème de la mort... Je suis un stoïcien, je ne suis pas concerné parce qu'avant, elle n'a pas lieu et après, on n'y est plus. Il faut arriver à se pénétrer de cette réalité-là pour recevoir le bonheur de vivre et l'excitation. du bonheur de vivre à part entière. Chassez les pensées qui vous retranchent de la vie. Accueillez celles qui vous engagent à en faire toujours plus. Voilà comment moi, je vois le futur. Après, je suis comme vous, comme tout le monde. Je n'ai pas envie d'avoir mal.
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