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Les vraies voix sud radio, 17h-19h, Frédéric Brindel.
Bonsoir les vraies voix de l'été. Si comme Harry et Mégane vous rentrez en ce moment même à la maison, vous pouvez nous écouter. Et vous saurez tout et dans la bonne humeur, au sommaire de ces vraies voix de l'été. Dans un instant, la question du soir. Marine Le Pen propose de nettoyer de fond en comble. Mathilde Panot donne plus payé. Quand tous les autres prônent le serrage de ceinture jusqu'à l'anorexie. Chacun s'érige comme le chevalier antidette. celle qui plombe les ambitions françaises. Cette fameuse dette est au cœur de la question du soir. La dette de la France est-elle encore gérable ? Vous nous le dites sur, bien sûr, l'antenne 0826 300 300, mais aussi sur nos réseaux sociaux, la petite consultation sur la chaîne YouTube. Chaque été, ils retournent à l'université, quel que soit leur âge. Nos politiques repartent au boulot. Ouverture aujourd'hui des universités des Verts à Grenoble et celle de LFI à Châteauneuf-sur-Isère. Nous ouvrirons le débat à 18h05 avec cette question, évidemment, l'incontournable Jean-Luc Mélenchon. Mélenchon a-t-il une chance de gagner la présidentielle ? Hashtag rentrée politique, hashtag LFI, hashtag les Verts. 300 encore une fois, ou sur la chaîne YouTube. Mesdames et messieurs, voici nos trois universitaires du jour. Alors, elle n'a pas fait le tour de France avec nous en juillet, victime d'une grave chute. Elle a dû abandonner, elle fait son grand retour à la compétition. Conseillère d'arrondissement LR Paris 12ème et présidente de l'Observatoire des parents et de l'école, Corinne Tapirot. Bonsoir. Ça va mieux Corinne ? Oui, ça va mieux. C'est la vertèbre qui a pris ? Entre autres. Bon. On est heureux de vous retrouver. On est très heureux de vous retrouver. Alors lui, il a fait le tour de France, évidemment, meilleur grimpeur, parce que dès que ça monte, il réagit très très vite, notamment au blind test. Journaliste pour le site idbox.com. Idébox. Oui, Idébox, puisque ce monsieur est bilingue. Et pour Galaxy TV, là on dit TV, on ne dit pas TV, monsieur René Chiche. Ravi de vous retrouver, mon cher Frédéric. Vous savez ce qu'il a comme maillot, le meilleur grimpeur ? Oui, le maillot, c'est les maillots poids. Le maillot à poids, donc le maillot à poids. Et puis en fait, elle a évidemment le maillot jaune, puisque à jamais elle est une figure du mouvement des Gilets jaunes. Présidente aujourd'hui du collectif des luttes sociales et environnementales dédié aux Outre-mer, Priscillia Ludovski. Bonsoir. Maillot jaune tout le temps. Apparemment. Non, mais sur la digression du Tour de France, on est bien. Bon, j'ai bien l'impression que tous les trois, vous êtes dans une forme. différentes les unes les uns des autres, mais prêts en tout cas pour la question du soir. Un petit jingle Bonjour Maxime Sénat, notre réalisateur. Bonjour, enchanté. Vous êtes là ? Oui, je ne vous avais pas dit qu'il fallait envoyer la petite musique. Avec
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notre invité, on essaie de caler tout ça.
D'accord, très bien. Bon, écoutez, c'est la tendance du moment. Chez les pays riches, les Etats-Unis affichent un 40 000 milliards de dollars. Quand la France revendique un 3 500 milliards d'euros, ces chiffres colossaux sont ceux de la dette publique. Les Américains paient, entre autres, le coût de leur guerre contre l'Iran. Les Français, eux, l'ensemble de leur œuvre. Question du soir, hashtag Marine Le Pen qui a proposé des choses, hashtag Mathilde Panot qui a proposé des choses. La dette de la France est-elle encore gérable ? Autour de la table, avant d'avoir notre expert, parce qu'on a besoin de repères précis. Cette dette, elle vous inquiète ? Elle vous semble gérable ? Corinne Tapirot, en deux-trois mots. En deux
-trois mots, je pense qu'elle est relativement inquiétante, parce que plus il y a de la dette, plus on emprunte, plus on emprunte, plus on augmente la dette. Il faut rembourser les intérêts des emprunts qui finissent par obérer les politiques publiques. Et donc, bientôt, on va être sous pression et on n'aura plus de choix budgétaire. René Chiche,
ça vous
fait peur
? Alors, elle est inquiétante, mais elle peut être résorbée comme l'ont fait certains pays. Comme la Suède, comme le Canada, comme l'Allemagne. Il y a certaines mesures qui peuvent être prises pour résorber, non pas pour la supprimer ou l'annuler. Ce sera impossible. Mais pour la résorber, c'est possible. Donc vous êtes ambitieux.
Et vous, Priscillia, vous êtes du genre à dire on ne la paye pas, non ? Non,
je ne dirais pas ça. En fait, on a vu les mobilisations sociales qu'il y a eu quand il y a eu la tentative de mettre en place des mesures d'austérité. Qui va payer ? C'est la vraie question avec les mesures qui seraient mises derrière. Mais je me pose la question de comment la France se situe par rapport à l'Europe. Je ne suis pas sûre qu'elle soit si bien placée, donc c'est inquiétant.
Bien, alors pour nous éclairer dans la première partie de ce débat, Philippe Béchade, économiste et rédacteur en chef des publications Agora. Bonsoir Philippe Béchade. Bonsoir ! Merci d'être avec nous. Déjà, première question. On a fait le petit clin d'œil au lancement de l'émission sur les 40 000 milliards de dollars de dettes pour les Etats-Unis et les 3 500 milliards pour la France en euros. Les conséquences ne sont pas les mêmes pour les deux pays ? Nous sommes en France, par exemple, par rapport aux Etats-Unis, beaucoup plus dépendants de cette dette ?
la différence majeure par rapport aux États-Unis, c'est que les États-Unis ont leur souveraineté monétaire. Ils ont donc la maîtrise de leur planche à billets. Ils peuvent jouer sur divers paramètres pour alléger la charge de la dette, même si aujourd'hui, elle atteint 1 400 milliards aux États-Unis. C'est du jamais vu, mais on fait encore confiance à la signature des États-Unis. La France, elle, dépend du bon vouloir de la BCE. pas la maîtrise de ces taux, ne l'a plus depuis maintenant 26 ans, et c'est probablement ce qui a rendu la France beaucoup moins compétitive qu'elle n'aurait pu l'être. En ce qui concerne notre situation par rapport aux autres pays européens, Aujourd'hui, nous empruntons plus cher que la Grèce, que le Portugal, mais je peux également vous citer la Slovénie, la Croatie. Et ce qui est plus inquiétant, c'est que l'écart de coûts de refinancement entre la France et l'Allemagne s'est nettement creusé. Deux derniers mois, on avait 60 points, ce qui historiquement est quelque chose d'assez constant depuis presque 20 ans. Et on est passé à 85. Et pour moi, la cote d'alerte se situe plutôt autour de 90. Il ne nous reste que 5 petits points avant qu'on considère que les créanciers nous envoient un message. Ce message, c'est assainissez vos finances. coûte que coûte. Bien,
donc il y a de quoi effectivement s'affoler, on l'a bien compris. Chacune des vraies voix va débattre sur l'aspect politique, mais évidemment sur l'aspect politique de la dette, encore faut-il avoir... tous les repères. Vous avez des questions, les vraies voix, pour notre invité Philippe Béchade qui
commence, allez, Priscilla Ludovski. Moi j'allais dire merci pour l'info comparative avec les autres pays d'Europe. Est-ce que c'est réel qu'on est troisième pays le plus endetté d'Europe ? Je me posais la question de ce que ça implique par rapport aux mesures qui ont tenté d'être mises en place l'année dernière, ou je ne sais même plus si c'était vraiment l'année dernière, le temps passe très vite, et de savoir est-ce que les mesures qui sont proposées d'aller vers les personnes les plus riches qui pourraient contribuer ou attaquer... la question de l'évasion fiscale, tout ce genre de choses, est-ce que ça peut contrebalancer avec des mesures plutôt qui consistent à réduire les services publics qui sont plus problématiques
il y a plusieurs volets
dans votre question. C'est vrai, j'allais le dire, c'est une question à tiroir, chère Pristilia. C'est bon, je vais gérer ça.
S'en prendre aux riches, depuis 1981, c'est, on va dire, la stratégie constante. C'est presque devenu culturel. Dès qu'on a un problème, c'est de la faute des riches, il faut fonctionner. C'est pas ce que je dis. le tout dernier ballon d'essai qui était de désindexer les retraites ou de les désindexer à partir d'un certain seuil. 3000 euros, on serait un retraité riche. Vous comprenez ? Il y a toujours un moment où le mot « riche » apparaît. Voilà, donc celui qui est riche a les moyens. Bon, sauf que les vrais riches, eux, ont déjà pratiquement tous quitté la France. Donc on reste entre petits riches. Mais le petit riche à 3000 euros, on devient un riche au Pays-Balt ou en Bulgarie, pour vous donner à peu près l'échelle. Donc ça... Déjà, toujours s'en prendre au riche, ça ne fonctionne pas, évidemment. Les mesures consistant à faire de l'assainissement budgétaire, cela fait 20 ans, voire plus, que, par exemple, la Cour des comptes le réclame. Ces préconisations ne sont jamais prises en compte. Elle a pointé du doigt de nombreuses agences qui coûtent très cher, certaines au-delà du milliard. On en compte en France près d'un millier. Et pour la moitié d'entre elles, elles ne sont pas auditées. Elles coûtent. On ne sait pas ce qu'elles produisent. Ce que l'on comprend, c'est que ce sont en fait des pantoufles dorées. offerte à certains soutiens politiques.
Vous dites donc là, Philippe Béchatte, qu'il y a du gâchis et que ce gâchis, évidemment, ne permet pas d'assainir les finances de l'État. Voilà pour l'aspect. On va en débattre après. Mais sur le mécanisme, René Chiche, question.
Déjà, À vous entendre, j'ai l'impression que cette dette très importante ne pourra jamais être résorbée. Moi, j'ai une autre opinion que vous.
La voilà la question.
Comme je le disais au début, M. Charlet, c'est ça ? Non, pas du tout, M. Béchade. C'est vrai que ça se ressemble, Béchade et Charlet. Mes excuses, mes excuses. Comme vous le savez, il y a certains pays qui ont réussi à résorber leur dette. Je pense à l'Allemagne, pense à la Suède. je pense au Canada, au-delà des mesures un petit peu précises, comme là, on parle de la désindexation des pensions de retraités, pour moi, c'est un détail. Est-ce que vous ne pensez pas qu'il faudrait quand même plutôt une grande politique pour doper la croissance ? Parce que qui dit croissance, dit recette fiscale qui remonte, qui dit recette pour le pays, et l'économie, même si ça paraît compliqué, C'est pas si compliqué que ça. C'est votre côté keynésien ça. Réponse
de
Philippe. Alors, j'entendra très bien l'argument des recettes fiscales. Je vais juste faire un petit clin d'œil à la Suède qui a décidé effectivement de réduire sa générosité sociale. Le Canada, lui, il a la manne pétrolière, donc ça va bien. La Norvège a la manne pétrolière, ça va très bien. Ils sont 6 millions et eux peuvent se... peuvent se payer un régime des retraites extrêmement coûteux, plus que le nôtre, parce qu'ils ont des recettes. Alors, ces fameuses recettes fiscales, elles proviennent naturellement de ce qui est prélevé. en partie sur les salaires pour ceux qui payent l'impôt. Et il y en a maintenant 52% qui ne payent pas l'impôt sur le revenu. Il y a la CSG qui est la principale source aujourd'hui de revenus de l'État. Et puis il y a les entreprises. Et alors là, c'est un gros point noir sur lequel peu d'experts osent s'exprimer. Les exemples les plus connus, c'est par exemple la revente de l'exploitation des autoroutes à des sociétés privées. Ça a privé l'État de recettes considérables. Il y a eu la française des jeux, qui a été également vendue à une holding. Mais maintenant, depuis dix ans, plus de 1600 entreprises françaises, dont certaines étaient de vraies pépites, de jeunes pousses, ont été vendues à des entités étrangères. On est le seul pays... qui a vendu autant de ces entreprises. Et ces entreprises, elles ont été vendues à des gens qui les trouvaient intéressantes. Donc en fait, si on les vend,
elles ne permettent pas de rentrer des recettes fiscales. Bien sûr. Ce sont les
nouveaux actionnaires qui encaissent les dividendes. Et si ces 1 600 entreprises n'avaient pas été vendues, alors je ne dis pas que les 1 600 font des profits phénoménaux, mais imaginons même qu'il y en ait la moitié qui fasse de jolis profits, et bien si on les avait gardés, les dividendes, les salaires, etc., tout cela contribuerait... Au budget de la France. La France vient littéralement de
sa substance. On voit bien en tout cas, Philippe Béchatte, qu'à travers cette question de la dette, énormément de sujets politiques sont sous-jacents. Corinne Tapirot va arriver dans un instant. Tenez-vous bien, Philippe, parce que Corinne, quand elle se lance, elle se lance. Et en plus, on la provoquera un petit peu parce qu'on écoutera une déclaration de Mathilde Panot. Donc, restez bien avec nous parce que, et vous les auditeurs, et vous Philippe Bechad, vous allez devoir être costaud. Corinne se prépare, à tout de suite. La question occupe une bonne partie des discussions politiques en ce moment. Chacun y va de sa sonnette d'alarme. Par exemple, David Lysnard, le maître de Cannes. Ce n'est pas facile à dire. maire de Cannes, déclare les intérêts de la dette coûteront plus cher aux Français que le budget de l'éducation nationale. Fin de citation. La question du soir sur la chaîne YouTube, prononcez-vous, à l'antenne au 0826 300 300, hashtag Marine Le Pen, hashtag Mathilde Panot, qui ont pris la parole dessus, on y reviendra. La dette de la France est-elle encore gérable ? Nos trois vraies voix du soir, Corinne Tapirot, René Chiche, Priscilla Ludowski, notre expert pour nous éclairer, Philippe Béchat, d'économiste et rédacteur en chef des publications. Agora, nous avons déjà charcuté notre Philippe Béchade en lui posant toutes les questions inimaginables. Il y en avait encore, Corinne Tapiero.
Oui, moi ce qui m'étonne, c'est qu'avec une dette aussi importante et des taux d'intérêt qui ne cessent d'augmenter, malgré tout, que la note de la France n'ait pas été dégradée par les agences de notation. Et de la même manière, on a quand même la Cour des comptes qui alerte régulièrement sur certains dysfonctionnements et visiblement on se demande à quoi elle sert parce qu'elle n'est pas écoutée. Donc je trouve ça un peu inquiétant.
Philippe Béchard. Elle n'est jamais écoutée. a bien été dégradée et jusqu'à fin mai, en fait, le coût de refinanciation de la France n'a pas bougé avec deux dégradations qui ont eu lieu au cours des 24 derniers mois. Ce que regardent les créanciers, c'est la capacité de la France à lever l'impôt, à venir prendre l'argent dans notre poche ou à moins le redistribuer. parce qu'il y a deux façons de faire des économies, ou de rééquilibrer, c'est soit de prendre davantage, et là 57% de prélèvement, je pense qu'on est arrivé un petit peu au bout, ou alors donner moins, donner moins aux chômeurs, rembourser moins les médicaments, vous connaissez toutes ces moindisances qui compliquent le quotidien des gens qui ont le moins de moyens. Quand on veut rééquilibrer le budget, soit on réduit les dépenses, soit on augmente les recettes. L'augmentation des recettes, on sait qu'on est arrivé un petit peu au bout, donc il faut réduire les dépenses. Et le problème, c'est que le logiciel est toujours le même. On met en avant des retraites qui sont déficitaires, c'est une évidence. est conçu un petit peu comme cela. Et c'est peut-être notre grand honneur en France de soigner les gens gratuitement et d'offrir une retraite convenable aux gens qui ont travaillé. Le problème, c'est qu'on ne s'attaque pas. au gaspillage, aux prébandes et aux privilèges que l'on offre à certains. Donc, ça,
on a bien compris, Philippe, on a bien compris. Mais concrètement, par rapport à la question de Corinne, vous avez répondu à la première partie. L'autre partie, les... Les annotations, là, c'est important, à plus, à moins, on n'est pas trop sanctionné, on reste quand même ?
Non, non, non, non. C'est un signal. Alors si, d'un seul coup, des agences décidaient d'abaisser notre notation, il y a des dates anniversaires, si vous voulez, il y a deux fois par an, il y a une révision. Les agences peuvent très très bien, à tout moment... décider de dégrader notre dette, comme ce fut le cas pour la Grèce, comme ça a été le cas pour l'Italie, ils peuvent envoyer un signal d'alarme. Et ça, ce signal d'alarme, évidemment, c'est nos créanciers. qui vont, au travers de leur relais, dans les agences, dire à la France, là, il comprend, cette fois-ci, de vraies mesures d'économie. Et on va vous
faire payer les intérêts un peu plus chers, et donc, c'est le problème. Alors, bon, il faut avancer, parce qu'il y a plein de choses quand même, et je voulais qu'on écoute la solution proposée par certains camps politiques. Mathilde Panot, elle était au micro de France Inter hier, évidemment, elle s'aligne sur les propositions de Jean-Luc Mélenchon. Écoutons-la. Vous savez, les
mêmes qui nous font la morale sont ceux qui ont créé 1000 milliards de dettes et voire même plus sous 10 ans d'Emmanuel Macron. Vous vous rappelez ce banquier de génie qu'est Emmanuel Macron. Et je vais vous dire, sur la question de la dette, oui, il est possible d'annuler une partie de la dette. C'est tout à fait faisable et cela permettra de libérer la France de ce poids qui est fait. Personne n'aura rien puisque c'est une ligne à effacer auprès de la banque. Vous faites
paniquer tout le monde, les marchés, et donc ça se retourne contre les Français à
la fin.
Pas du tout.
Bon, alors, vous, réaction, Priscilla, ça vous semble une solution
? Si ça fonctionne comme ça pour les individus, c'est super.
Oui, c'est-à-dire, en fait, monsieur le banquier, j'ai décidé
de ne pas vous rembourser. Ça m'étonne, je ne suis pas une experte, mais ça m'étonne que ce soit aussi simple. Vous,
René Chiche ? Non, mais ce qu'elle dit, Mathilde, le panneau, c'est ridicule. On a l'impression qu'elle vit sur une autre planète. Franchement, ce n'est pas pour faire de l'anti et les filles de manière outrancière. Elle oublie que la France, malheureusement ou heureusement, fait partie d'un système européen. Donc la France ne peut pas se permettre n'importe quoi. C'est impossible.
En même temps, c'est tentant de dire comme tout le monde a une dette aussi, non ? C
'est quand même un discours qui est très dangereux parce qu'il y a des gens qui l'écoutent et il y a des gens qui peuvent la croire. Et donc ce qui m'inquiète encore plus, c'est que cette fille, elle a fait Sciences Po. Elle est diplômée de Sciences Politiques Paris. Donc, déjà, elle est nulle en géographie, elle n'a pas l'air d'être brillante en finances publiques. C'est quand même inquiétant d'annoncer qu'on ne va pas rembourser les dettes. C'est juste une ligne à effacer, mais c'est formidable, comme dit Priscilla, c'est ce qu'on va demander à nos banquiers. C'est des banchons qui a vu
qu'ils pouvaient mettre le feu à la dette.
Marine Le Pen, elle, déclare aujourd'hui sur son compte X, il est grand temps de nettoyer les écuries d'Ogias au sujet de la dette. Alors, vous savez, c'est du temps d'Hercule, évidemment, je suis allé lire, parce que je ne le savais pas, je ne sais pas où elle sortait ça. Donc, en fait, ils avaient décidé à... 30 ans ou je ne sais plus combien de temps, ils n'avaient rien, nettoyer des écuries, ils avaient dit, allez, on nettoie tout de fond en comble. Alors, Marine Le Pen, que dit-elle là-dessus ? Elle, elle dit déjà, c'est de la faute de Macron. Le
tableau, ou plutôt la partition du Mozart de la finance est particulièrement dissonante. La dette atteint des niveaux records. Les intérêts de cette dette seront bientôt le premier poste du budget de l'État. Et comme cette dette est détenue pour moitié par des non-résidents, des dizaines de milliards d'euros quittent notre pays, dégradant notre balance des paiements. Les défaillances entreprises atteignent aussi des records. Le déficit public reste hors de contrôle. Bref, après 8 ans de macronisme... La crise budgétaire est une bien triste réalité.
Donc, elle, Marine Le Pen se sert de ce constat, évidemment. Alors, en plus, pour associer à ce bilan les deux anciens premiers ministres désormais candidats, Attal et puis Edouard Philippe, sans trop proposer. Alors, vous allez avoir le mot de la fin, cher Philippe Béchade. Est-ce que quelqu'un dans la classe politique aujourd'hui peut prétendre avoir la solution pour régler le problème de cette dette ?
Il n'y a pas de solution simple à un problème complexe, à un concept de financement des retraites hérité de l'immédiate après Seconde Guerre mondiale. On est au bout de 80 ans d'un système qui est une sorte de ponzi quand même. Soit c'est la démographie qui répond, et ça a été le cas jusqu'à la fin des années 70-80, soit c'est l'augmentation des budgets, de la dotation pour financer les retraites. Mais j'en reviens à cette histoire de gaspillage. Le principal gaspillage n'est pas vraiment audité, et pourtant c'est l'éléphant au milieu du corridor. les 200 milliards de remises diverses accordées aux entreprises.
On ne conteste pas. Oui, ça fait partie des choix, effectivement, bien sûr. Il y a des choix, il y a des options politiques, effectivement. Alors d'aucuns disent, tiens, on gaspille dans l'immigration, d'autres disent, on gaspille dans les agences, etc. Mais vous, et pour conclure, Philippe Béchade, on est bien d'accord qu'il y a, et à vous entendre, Il y a une volonté politique à avoir, et cette volonté politique, elle peut s'appuyer sur des principes très clairs qui permettront de sortir de la dette. Donc vous êtes plutôt ambitieux, si tant est qu'un candidat en ait conscience. Auditer d
'abord les 200 milliards qui sont remis aux entreprises, il y a peut-être 150 milliards qui sont pleinement justifiés, et peut-être 50 milliards qui sont totalement inefficaces, soit pour maintenir l'emploi, soit pour aider les entreprises à investir davantage. 200 milliards, ça se dit, c'est évident.
Il y a
aussi...
C'est bon, Philippe Béchatte, c'est bon, merci. Merci pour votre expertise. C'est clair, on doit maintenant passer à autre chose. Bon, je vous ai demandé les mécanismes, vous me donnez des solutions qui sont politiques, et c'est très très intéressant, effectivement. Mais après, bien sûr, on verra ce que chaque candidat proposera. Mais là, le but, c'était vraiment de comprendre. Et merci encore, Philippe Béchade, pour votre expertise. On retrouve Les Vrais Voix dans un instant, avec chacun leur tour de table, les sujets d'actualité. Je vous le rappelle avec nous, Corinne Tapirot, René Chiche et Priscilla Ludovski. cette dette ! Peut-être d'ailleurs, vous, avez-vous quelques dettes ? On a tous un petit peu quelques dettes. On a des amis communs qui ont des dettes, hein, Corinne ? Oui,
effectivement. Et ils ne remboursent toujours pas. Ils ne remboursent toujours pas.
Non, non, non, voilà. Bon, écoutez, on débat, on débat, et évidemment, chacun y va de sa solution au miracle pour répondre à cette question. La dette de la France est-elle encore gérable ? La question, on l'a bien compris, amène des solutions, et donc... La réponse peut être... Moi, j'ai une
solution. Alors, réduire votre salaire. René
Chiche parle de réduire mon salaire. Priscillia Ludovski ne tombe pas dans tous ses excès. Elle, elle regarde, elle analyse. Et puis Corinne Tapirot, bien sûr. Elle arbitre. Elle arbitre. Voilà. Alors, que disent les auditeurs de Sud Radio sur la chaîne YouTube ? A la question, la dette de la France est-elle encore gérable ? Le cher Quentin Saunier.
Un sondage assez net, s'ils répondent non à 80... C'est plus gérable pour eux ? Non, 80%. Ah oui ? 80%. C'est plus gérable ? Non, tout à fait. Ah ouais ? Exactement. Donc ils sont moins optimistes que vous autour de la table. Et ils nous laissent aussi beaucoup de commentaires. Loïc qui nous dit une dette est gérable, heureusement, car sinon c'est la définition de la faillite et elle semble éminente. La France a des garanties, c'est-à-dire votre épargne et son patrimoine national. Et on a François, plus optimiste, qui nous dit quand je vois la dette des Etats-Unis de 40 000 milliards de dollars qu'ils ne rembourseront jamais, je me dis qu'il y a pire. Oui, c'est vrai.
Il y a ce côté quand même, Priscillia, c'est vrai que ça fait des années que tout le monde est endetté, on sait que ça ne se rembourse pas, mais il ne faut pas dire qu'on met sous le tapis. Non, ben non. Il faut faire face, mais c'est plus facile à dire qu'à faire. C'est vrai que ce que dit l'auditeur, René Chiche, c'est-à-dire que si on ne peut plus la gérer, on est en cessation de paiement. Je suis d'accord avec ce que
disait l
'auditeur. C'est pour ça que moi,
je ne suis pas optimiste, mais il faut quand même avoir un... un peu d'espoir en se disant que le ou la future président de la République avec la majorité, parce qu'en plus, il y aura aussi un problème. Le président va être élu, ensuite, quelle majorité il y aura derrière ? Ça ne faut pas l'oublier. Quelle politique publique sera mise en
œuvre pour tenter de résorber ? Aucun programme ne pourra être tenu au regard de cette dette, au regard des incertitudes qui pèsent sur la composition d'une assemblée nationale. Et je pense qu'on va de plus en plus se diversifier et tenter exclusivement des réformes sociétales, puisque les réformes structurelles, on ne les fera jamais. Et ça, je trouve ça inquiétant.
Alors au début, je vous trouvais plutôt optimiste. Ah non, j'étais pas optimiste. Oui, ça se saurait si vous étiez optimiste.
Non, mais quand
même, c'est-à-dire que lorsque vous dites que cette dette, de toute façon, on sait qu'il n'y a pas de solution, mais que du coup, si on veut vivre avec, il faut être assez intelligent pour essayer de trouver d'autres dynamismes. Oui, c'est ça.
tout à l'heure j'entendais les partis politiques les deux camps parler d'Emmanuel Macron mais ça remonte encore avant son mandat il était ministre de l'Economie avant du temps où disait l'expert où les autoroutes ont été vendues on va dire ça comme ça c'était encore préalable à son mandat donc la question qu'on peut se poser c'est à quel moment on fait le bilan d'un mandat
pour
dire quel impact ça a eu et comment on ne refait pas les mêmes erreurs c'est surtout ça parce que C'est ce qu'il faut éviter, c'est ça aussi. Pour ne pas empirer la situation.
Alors, tous les trois, comme vous êtes très pertinents, on va ouvrir
le tour de
table
parce
que vous êtes venus en plus avec vos sujets d'actualité. Corine Tapirot, je le rappelle, conseillère d'arrondissement LR, Paris 12e arrondissement, présidente de l'Observatoire des parents et de l'école. Et parmi les sujets d'actualité du jour, François Fillon, le Premier ministre de Nicolas Sarkozy. Plus de Légion d'honneur.
Alors effectivement, sa légende d'honneur a été suspendue pour une durée de 10 ans, c'est-à-dire que la sanction maximale dans la suspension peut suspendre de 1 à 10 ans. La réalité, c'est qu'il y a un long processus qui s'engage quand il y a une condamnation qui est confirmée, donc il y a une saisine des conseils, des différents conseils, que ce soit de la légende d'honneur ou du mérite. Ensuite, il y a une décision qui est prise, il y a le grand... Ah, j'ai oublié. Le commandeur qui doit s'exprimer et poser une sanction. Le chancelier. Le chancelier, voilà, je me disais, c'est pas ça. Et ensuite, c'est soumis au président de la République, qui lui n'a aucune possibilité d'augmenter la sanction, mais il peut aussi la réduire. Mais il peut la réduire. Donc il a choisi, a priori, il a dû suivre la vie, puisqu'il ne pouvait pas aller au-delà de 10 ans. Et ce qui est assez surprenant, c'est que ça intervient le jour où Proulx, il y a quelques années, François Fillon signait justement. des décrets pour organiser la gestion de ces deux ordres. C'est un petit règlement de compte ? Non, mais c'est cocasse quand même. C'est une drogue de coïncidence.
Bon, est-ce que c'est pour vous normal ? Il y a eu condamnation, rappelons-le. Alors, un, est-ce que c'est normal de supprimer la Légion d'honneur ? Vous, qu'en pensez-vous, Priscilla Ludovski ? Elle est suspendue, elle n'est pas supprimée.
Ce n'est pas la même chose, attention. Oui, mais c'est très important. Nicolas Sarkozy, elle a été supprimée parce qu'il a eu une condamnation. de plus d'un mois. Ça va être mis au goût du jour. Si jamais, si d'aventure, la procédure qui est engagée auprès de la CDEH donne raison à Nicolas Sarkozy, il va réintégrer la Légion d'honneur.
Et grâce à votre petite correction, vous précisez encore plus la question, et c'était l'objet de ma question, sur la sentence, le fait de suspendre pour, contre, passer, trop... Je
trouve ça normal, mais je me pose aussi la question de ce que ça veut dire aujourd'hui avoir la Légion d'honneur, parce que d'autres l'ont eu, alors que je trouve, moi, que ce n'était pas forcément mérité. Donc je me pose la question de qu'est-ce que ça signifie aujourd'hui avoir la légende honneur.
François Fillon l'a eu parce qu'il a été Premier ministre et qu'il est resté. Et le mérite, ils l'ont pas tous. Il faut rester six mois et pour avancer encore, il faut rester deux ans Premier ministre. Minimum six mois Premier ministre. Voilà, minimum. C'est pour ça que certains candidats aujourd'hui voulaient absolument dépasser les six mois avant de quitter le gouvernement.
Michel Barnier, il n'a pas dépassé les six mois. Non. Mais Attal, oui.
Oui, Attal, oui. Gabriel Attal, oui. Normal ou pas, René Chiche, qu'un Premier ministre ait la Légion d'honneur ? Oui, quand même, parce que c'est quand même une sacrée tâche. On préside, on dirige les destinées du pays. Je
vais vous dire, franchement, je ne trouve pas ça très normal. Moi non plus. Je vous ai expliqué quelque chose. Mon père a été président de guerre pendant cinq ans dans un camp en Allemagne. Lui il méritait les jours d'honneur, je trouve. C'est-à-dire mon père comme d'autres gens. Oui, bien sûr. Je n'ai rien contre François Fillon. Non, moi non plus. Mais je trouve, moi, pas spécialement normal qu'un Premier ministre, comme d'ailleurs des fois des acteurs, tout ça, hein ? Ah oui, les acteurs, je ne comprends pas. Non, par contre, je suis tout à fait partisan pour la mesure de suspension le concernant.
Alors, bon, on est d'accord, tous d'accord, puisqu'il y a eu condamnation. Vraiment, vous, Corinne Tapiron, un Premier ministre ne doit
pas être Légion d'honneur ? Moi, je pense qu'en France, on donne beaucoup d'honneur à des gens qui en reçoivent déjà beaucoup. de par leur fonction. Et quand ils ont failli, ils ne sont responsables de rien devant personne. C'est ça qui est inquiétant. Les politiques aujourd'hui ne prennent aucune responsabilité sur les choix qu'ils font et qui entraînent la France vers les déficits qu'on connaît, etc. Donc il y a un moment où aussi on doit rendre des comptes. Moi je pense que quand on est déjà Premier ministre, c'est déjà un très bel honneur qui nous est fait. notamment pour certains qui sont absolument nuls. Mais donc je pense que c'est largement suffisant. Et puis ça ne sert à rien de toute façon.
Le débat était très intéressant. Alors deuxième débat, c'est vous René Chiche qui allez le porter. Vous nous parlez de cette... chère presse écrite, si importante, qui a tellement apporté à notre démocratie, évidemment, avec le temps...
Alors là, franchement, c'est en tant que journaliste que je parle. Moi, je suis à la fois... Je viens de la presse écrite, mais j'ai fait de la télé. Je connais un peu tous les secteurs des médias comme vous, Frédéric. Et c'est vrai qu'actuellement, la presse écrite française, comme d'ailleurs dans d'autres pays, mais là, on parle de la France, traverse une crise, mais dramatique. Je veux dire... Je prends l'exemple, par exemple, le groupe Prisma qui a été racheté par Vincent Bolloré il y a 4 ans. Il y a des centaines d'emplois qui vont être supprimés. Le groupe Ebra, qui regroupe de très grands quotidiens régionaux, comme les dernières nouvelles d'Alsace, a annoncé un plan licenciement. Le groupe La Montagne. Il y a tellement de groupes actuellement qui sont en train de, non pas disparaître, mais de mettre en place des plans licenciements. Vous savez qu'en 15 ans, depuis 2010, il y a eu... en emplois directs dans la presse, mais vraiment d'emplois de journalistes, 15 000 emplois supprimés, c'est beaucoup pour la presse, mais en emplois indirects, 30 000, parce que si on comptait les diffuseurs, les imprimeurs, il y a eu 30 000 emplois dans la presse écrite. Oui, parce que les
pauvres imprimeurs, pour le coup, ça doit être... Et aussi les
kioskiers, il y a beaucoup de kioskiers aussi. Donc aujourd'hui, même un grand quotidien, par exemple, comme le Parisien, comme un peu une institution, malgré le fait que Bernard Arnault ait injecté 150 millions d'euros depuis deux ans, Le Parisien est aujourd'hui à 25 000 exemplaires par jour. La
solution pour beaucoup d'organes de presse, c'est de développer l'aspect numérique, l'audiovisuel, etc. Oui,
très bonne remarque. On croit ça. Par exemple, dans la presse écrite française, il n'y a que Le Monde et Le Figaro qui, grâce à leur activité numérique, qui est extrêmement puissante, extrêmement bien organisée, arrivent un petit peu à sortir un peu la tête de l'eau et à être des groupes quand même assez rentables, sans être non plus hyper rentables. Mais par exemple, le Parisien, qui s'est aussi développé dans le numérique, ou même les échos, etc., ont des difficultés économiques importantes. Et je ne parle pas d'autres journaux comme le Marianne qui a failli disparaître, le Point qui est en très mauvaise situation. C'est vraiment dramatique. Alors il y a deux causes, à mon avis. C'est peut-être que la presse écrite ne s'est pas... suffisamment modernisé, en termes peut-être de façon de présenter l'information, l'actualité, et puis bien sûr, il y a malheureusement aussi, comme vous le savez, la concurrence effrénée de l'information numérique. Vous êtes encore au journal
papier, Priscilla Ludovski, ou pas ?
Vraiment pas. Ça pouvait être le cas quand je prenais davantage des transports en commun, puisque, voilà, j'ai un trajet assez long, donc c'est vrai que c'est plus agréable de pouvoir se poser et lire un papier, mais c'est vrai qu'avec le numérique, je pense que c'est le gros virage qu'il y a eu avec le numérique, quand on n'a pas su le prendre ou qu'on n'a pas pu le prendre, c'est difficile, je pense, de faire concurrence et de pouvoir tenir en haleine les gens avec du papier.
Corinne Tapirot, vous achetez encore le journal ? Parfois ça m'arrive, mais je constate par exemple dans les transports, plus personne pratiquement ne lit le journal. Tout le monde est sur son téléphone, les gens ne lisent plus de livres non plus d'ailleurs. Un petit peu de temps en temps. De temps en temps ça arrive, mais les gens ne lisent plus le journal. Je me souviens que d'abord les journaux étaient assez grands, donc ça prenait beaucoup de place. Il y avait tout un rituel, les gens lisaient le journal dans le métro, maintenant c'est terminé. Puis on a quand même une presse qui est quand même un peu uniforme. Il y a encore quelques fiefs en région, je pense
notamment en Bretagne, avec Ouest-France. Oui, mais justement, la montagne.
Ouest-France, à travers depuis quelques mois, une crise terrible. Oui, et ils essayent de
se relancer avec la création d'une chaîne pour laquelle je travaille aussi. Et puis donc du numérique. Donc il y a une volonté de diversifier. Mais ça veut dire aujourd'hui, on est tous d'accord que l'être humain n'a plus besoin de papier pour s'informer.
On pourrait en avoir besoin Je ne dis pas qu'on n'a plus besoin. La vraie question qui se pose, c'est cette uniformité de pensée, de rendre compte de l'actualité dans la presse écrite. On voit, je ne dirais pas une pauvreté, parce que ce n'est pas gentil, mais une espèce d'alignement des idées. Ma fille qui a
17 ans, elle s'intéresse à l'information, j'y suis un peu aussi pour quelque chose, on en parle beaucoup, mais elle a été chercher l'excellent Hugo Décrypte. Mais c'est avec les amis... Voilà, c'est vers les réseaux sociaux.
Beaucoup de jeunes s'informent par les réseaux sociaux et puis ils sont friands. Moi, ce que j'ai pu voir dans les différentes missions que j'ai eues avec des organismes comme des think tanks ou des instituts, c'est qu'en fait, les gens demandent à avoir un humain en face qui leur dit ce qui se passe. Et en fait, c'est vrai que le face cam, ça marche beaucoup. L'envie d'avoir, même par rapport aux politiques, ils disent maintenant j'ai envie d'avoir la personne qui me dit clairement quel est son programme. Il y a un besoin de connexion, ce qui est assez étrange. Le besoin d'être connecté à l'être humain, mais via du numérique. Donc c'est assez étrange.
C'est pas d'être connecté, c'est de parler en paresse. On
parle à juste titre de la crise chez les agriculteurs, chez les... plein d'autres solutions. Mais dans la presse, c'est vraiment la sénée. C'est la curée actuellement. Franchement, la presse est crée. Il ne faut pas croire que dans les médias du visuel, ça va beaucoup mieux. Parce que les chaînes d'info ne sont pas rentables, ils ont aussi des plombs. Il faut trouver la bonne
structure pour être vu en tant qu'entité médiatique sur les faisceaux de transmission de l'information d'aujourd'hui. Voilà, c'était très intéressant. On va marquer une respiration et nous aurons le tour de table. Nous allons partir alors outre-mer un petit peu, mais très très loin, on va voyager avec à la fois le tour de table de Priscilia Ludovski et aussi notre auditeur qui... va avoir la mission d'être ministre, comme chaque soir, mais outre-mer. Vous voyez, on va ouvrir la séquence. Allez, à tout de suite. C'est un plaisir de vous retrouver l'actualité, les thèmes d'actualité. On va partir sur l'outre-mer parce qu'il se passe plein de choses aujourd'hui encore. Nos trois vraies voix avec celle qui incarne désormais la résilience Corinne Tapirot qui est de retour après sa grave blessure, conseillère d'arrondissement LR et présidente de l'observatoire des parents et de l'école. Celui qui incarne la bonne humeur, René Chiche, journaliste pour le site idbooks.com et pour la galaxie TV. et celle qui incarne l'évasion, pas fiscale. Vous allez voir. Priscilla Ludowski figure du des Gilets jaunes, présidente du collectif des luttes sociales et environnementales dédié aux Outre-mer. Je dis évasion parce que vous nous emmenez à Vanuatu. Qui sait où se trouve Vanuatu ? C'est vers la Nouvelle-Calédonie ? Oui, c'est vers la Nouvelle-Calédonie. C'est un pays notamment qui est en rugby. En rugby, oui, même si Tonga et Fidji sont un peu meilleurs. Mais en fait, on est dans l'Océanie, allez-y, chère Priscilla, qui nous permettait de
nous évader. Oui, il y a eu un petit conflit en cours, petit non, contentieux entre le gouvernement français via la Nouvelle-Calédonie et les îles du Vanuatu. Parce que les chercheurs qui se sont penchés sur ce cas, sur ce contentieux, puisque le Premier ministre Du Vanuatu dit qu'il n'y a pas d'issue à cette discussion entre la France et Du Vanuatu, la France revendique ces îles, c'est ça qu'il faut dire en premier. En fait
ce sont deux rochers, c'est-à-dire les îles Mathieu
et Hunter. Donc les îles Mathieu, deux îles volcaniques qui ne sont pas habitées. Qui sont grosso
modo en face de la Nouvelle-Calédonie. Il y a à peu près
700 kilomètres peut-être aux alentours. qui séparent ces îles-là. Elles sont inhabitées, mais elles sont revendiquées par la France. Mais les chercheurs qui se sont penchés sur le sujet disent qu'il y a eu un accord en 1965 entre la France et l'Angleterre pour dire que ces îles étaient attribuées à la Nouvelle-Calédonie, donc à la France, mais pas d'annexion. comme dit la France en 1929. Donc il y a ce conflit, comme quoi les îles Vanuatu revendiquent ces terres, là où la France revendique aussi à son tour. Je trouve ça assez dommage qu'en 2026, on en soit encore là. Oui, parce que
Vanuatu et la France ont tout pour s'entendre, enfin bonjour, bonjour, on a des partenariats, des partenariats, etc. Il y a quand même des intérêts sur le droit maritime.
Alors quels peuvent être ces intérêts ?
Côté français, il y a évidemment la question géostratégique, côté Vanuatu, il y a à la fois cette cet intérêt, mais aussi tout ce qui tourne autour de la coutume et de la culture. Il y a des liens entre ces terres-là. Il y a des habitants sur ces deux îles. Il n'y a pas d'habitants, c'est inhabité, mais il n'y a même pas besoin que ce soit inhabité. La France a 13 Outre-mer, dont deux qui sont inhabitées, Clipperton et l'Étaf. En dehors de ça, les 11 autres sont habités, mais il y a l'intérêt du fait d'être étendu dans les océans, puisque la France, derrière les Etats-Unis, c'est la deuxième puissance maritime mondiale. Il y a un intérêt pour que ces îles en fassent partie, alors qu'il n'y a rien d'un point de vue archiviste. Tic ! D'un point de vue des archives. Oui, on peut dire que c'est comme ça. Il n'y a absolument rien qui démontre que légalement, ces îles soient auprès de la France. Mais bon, vu comme ça, effectivement,
les Français mettent beaucoup d'énergie pour avoir ces... Oui, oui.
On parlait d'économie pour le budget, là, non ? Il y a le plus important, mais en fait, à l'échelle mondiale, il y a un intérêt particulier, évidemment. Oui, bien sûr. Je trouve que c'est... C'est triste qu'on en soit encore là en 2026, à revendiquer des terres qui sont déjà... Mais est-ce que la France a par exemple
la possibilité d'installer, je ne sais pas, des fusées, des choses comme ça sur ces îles ?
À l'heure actuelle, je ne pense pas. Après, qu'est-ce qu'elle en ferait si c'était effectivement français ? Je pense qu'elle peut y faire entre guillemets tout et n'importe quoi. Mais il n'en reste pas moins qu'il n'y a absolument rien qui prouve que c'est français.
Oui, mais c'est vrai, ça fait... D'abord, je trouve ça intéressant, parce que je ne connaissais pas... Oui,
mais c'est super intéressant. On apprend quelque chose. Moi,
je
ne connaissais pas du tout.
En fait, si vous voulez, comme c'est dans le giron, excuse-moi, je te coupe, mais je me dis comme c'est... On connaît le sujet de la Nouvelle-Calédonie, tout ce qui se passe en ce moment, et je trouve que c'est très tendu en ce moment. Donc, ajoutez de la tension à la tension en revendiquant des îles qui sont déjà pas françaises à l'origine. C'était conjointement administré par l'Angleterre et la France à un certain temps. Et ensuite, il y a eu le Vanuatu après son indépendance en 80. Et à côté de ça, il y a cette revendication de la France dans un contexte où la Nouvelle-Calédonie, c'est compliqué. Je trouve ça vraiment pas malin. Déjà, les
Canaques demandent à ce que cette île... ils reviennent au Vanuatu. Il ne va pas que ça soit... Si la Nouvelle-Calédonie avait son indépendance, ça crée des conflits. Mais il y a de toute façon des intérêts économiques à part ces îles qui appartiennent à la France. L'administration de terre non habitée, l'intérêt, il est connexe. Et puis après, ça peut donner des idées à d'autres pays, puisqu'il y a d'autres pays qui connaissent des situations similaires. Bon, ça, c'était super intéressant.
Mais voilà... comme ça, Priscilla Budowski. Elle est forte. Quand je vous parlais d'évasion, vous voyez. Elle n'est pas aussi forte que moi, mais elle est forte. Nous recevons notre auditeur que nous challengeons aujourd'hui. Bonjour, Fouette de Bordeaux. Bonjour à tous. Bonjour
à
tous. Bonjour. Alors, vous êtes accueillis
avec
ça.
Les vraies voix sud radio, si j'étais ministre. Qu'est-ce
que je vais devenir ? Je suis ministre, je ne sais rien faire.
Voilà, le jingle que le monde entier nous envie. Fouad, vous venez d'écouter Priscilla Ludovski, c'est vrai que la France, avec ses territoires d'outre-mer, alors il y a des départements, qu'est-ce qu'on ferait sans notre Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion, etc. Et puis il y a d'autres territoires, des cultures assez différentes, un mode de vie différent. Alors dans un contexte où, je le rappelle, aujourd'hui, en visite à Mayotte, Edouard Philippe a déclaré, souhaitait fermer totalement les vannes de l'immigration à Mayotte, tiens pour France Mayotte matin. Et Estelle Youssoufa, la députée très connue de Mayotte, a dit Mayotte, c'est Ceuta et Melilla au carré. Donc, c'est deux qui sont effectivement l'objet de plein d'immigration. Alors, Foued, si vous étiez ministre des Outre-mer, vous aviez à prendre trois décisions. Allez-y, cher Foued.
Alors moi, c'est très simple. Déjà, ces problématiques-là, je les ai vécues parce que je viens de Corse. Donc c'est intéressant. Et oui, ça me touche particulièrement. On a quatre générations là-bas, donc on a vu la Corse évoluer. Et voilà, moi, ce que je voudrais vous dire tout d'abord, c'est que ces territoires ont énormément de potentiel. Si j'étais ministre des Outre-mer, je commencerais par trois petites choses de tout simple pour moi. Ça serait de produire davantage localement. Produire localement, parce
que souvent, sur les territoires d'outre-mer, c'est-à-dire on y met aux entreprises. Allez-y, deuxième point.
Deuxième point, la jeunesse. Il ne faut pas oublier que la jeunesse, pour moi, c'est la tuée de voûte d'un pays ou d'un territoire. Et je pense qu'ils sont un petit peu oubliés. Il faudrait développer les formations, les apprentissages sous l'accès au premier emploi pour qu'ils puissent avoir un avenir chez eux. S'ils partent de la métropole pour leurs études ou pour attérir de l'expérience, il faudrait qu'ils reviennent pour apporter une valeur ajoutée chez eux.
Je parlais avec une jeune étudiante de Papette qui me disait, on est tous obligés de partir, il y a 24 heures de voyage, enfin c'est un truc incroyable.
Et troisième point alors, Fouad ? Alors moi, troisième point, je fais un lien avec les billets d'avion. Je vais vous expliquer. Alors les billets d'avion pour les gens qui habitent sur place, mais surtout pour les touristes. parce que les ultramarins, comme les touristes, payent, même si les billets, parce qu'il y a des aides de l'État, il ne faut pas se leurrer, mais elles ne sont pas suffisantes, tout le monde n'a pas les moyens de se payer des billets d'avion, et voilà, pour les familles qui voudraient visiter leur famille, faire des études, travailler, ou juste pour se soigner, il faudrait que ces billets soient abordables.
Et
ensuite, pour les touristes, pareil, les touristes, si vous n'avez pas de touristes, votre pays est mort. Donc les hôtels, les restaurants, les commerces.
Vous savez que Priscilla Ludovski est très impliquée dans la cause des départements d'outre-mer. Vous validez très rapidement ce que vient de dire Foued ? Oui, carrément. Sur
les trois points. Le premier, c'est évident. Si je prends juste l'exemple des Antilles, il y a quand même de la monoculture intensive. presque exclusivement exportés. Donc en fait, il n'y a pas de possibilité de manger mieux sur place et local, j'ai envie de dire. C'est vrai que c'est un vrai sujet. Il y a une grosse dépendance vis-à-vis de l'extérieur, et en plus vis-à-vis de l'extérieur, mais européen. C'est-à-dire que la coopération régionale, ça pourrait être aussi une solution, mais qu'il n'est pas celle qui est privilégiée. Sur la question des départs, si on prend juste Mayotte, je fais court, c'est beaucoup de jeunes qui sont bons parce qu'il n'y a pas d'université suffisamment. Sur 1500 places, il y a plus de 3000 étudiants qui sont obligés de partir, et donc une bonne partie va en Hexagone, une autre partie va à la Réunion. On est en train d'exploser le chrono
parce que vous êtes tous passionnants. C'est terrible. Fouad, vous avez été co-opté par Priscilla Ludovski. C'est beau. Vous restez avec nous, Fouad. On débat après. Restez avec nous. Ça nous fera plaisir. Vraiment, c'est bien vu. Et on voulait mettre aussi ce petit projecteur, ce coup de projecteur sur nos départements et territoires d'outre-mer. C'est important. Et si vous nous y écoutez, nous vous saluons. Alors, il n'est pas la même heure. Pour le coup, il est carré 18h, vous avez compris, on est en retard. Dans un instant, les infos, mais après la petite pause pub, donc restez bien avec nous, les infos vont débarquer rapidement. J'ai quoi ? J'ai perdu 3 minutes, Maxime, c'est ça ? On est 3 minutes de retard. Allez, c'est parti, il est pile 18h.
17h20, les vraies voix
Sud Radio. Que vous soyez à l'université, au boulot, sur la plage, restez bien à l'écoute de Sud Radio pour vous informer dans une bonne humeur enivrante. Dans un instant, on file à l'université d'été, justement, mais avant, voici nos brillants universitaires Vraie Voix du Soir. À la batterie, Maxime, et la batterie... Un petit temps de retard. Un petit temps de retard. Mais il fallait ça pour accueillir, et nous sommes très heureux de la retrouver après un mois de juillet galère clouée sur son lit d'hôpital. Elle est de retour. Corinne Tapirot, conseillère d'arrondissement LR Paris XIIe et présidente de l'Observatoire des parents et de l'école. Vous n'avez rien perdu de votre force de conviction.
Ah oui, c'est formidable. C'est vraiment un plaisir.
Vous, si vous pouviez en perdre, en revanche, cher René Chiche, parce qu'on ne vous arrête plus, vous êtes journaliste. pour le site idbooks.com et pour Galaxy TV. C'est un bonheur de vous avoir. En général, vous venez le vendredi, mais là, on est quel jour ? On est jeudi. Vous êtes meilleur le jeudi. Et puis, elle est exceptionnelle tous les jours. Il faut juste un gilet jaune. C'est juste ça. Figure du mouvement des gilets jaunes, présidente du collectif des luttes sociales et environnementales dédié aux Outre-mer, Priscilia Ludovski. Bien, maintenant que vous savez à qui vous avez affaire, chers auditeurs de Sud Radio. C'est parti pour le grand débat.
vraies voix Sud Radio.
Ouverture aujourd'hui des universités d'été des Verts à Grenoble dans l'Isère et de celles de LFI à Châteauneuf-sur-Isère dans la Drôme. Un rendez-vous d'été incontournable où il faut être vu et entendu. Un homme devrait occuper le terrain comme personne. Écoutez-le.
la France insoumise Jean-Luc
c'est comme ça dans les universités, c'est tout en pondération. Évidemment, en cette grande rentrée politique à gauche, nous ouvrons le débat. Rentrée politique des LFistes, vous l'avez entendu avec Jean-Luc Mélenchon, mais aussi des Verts. Mélenchon a-t-il une chance de gagner la présidentielle ? Ça commence un peu là, maintenant, sur les universités d'été. Vous croyez la victoire possible, Priscillia Ludovski ? -ce que je rentre dans le détail ? Non, juste comme ça.
Une première, parce que ça permettra un petit peu de ce qu'on dit maintenant en anglais. Tisez votre propos d'après. Alors, est-ce que c'est possible ? Oui, avec des guillemets.
Bon. Monsieur René Chich ? Pas du tout, je n'y crois pas du tout. Pas du tout possible. C'est intéressant, le débat m'est intéressant.
Moi je suis très inquiète de la multiplicité des candidats, ce qui rend effectivement possible une arrivée de Mélenchon au deuxième tour.
Comme quoi, si j'avais dû choisir d'autres vrais voix, je n'aurais pas pu choisir aussi bien que vous, parce que ça va équilibrer le débat de manière absolument exceptionnelle. Louis de Kergorlet est avec nous. Louis, vous scrutez depuis le début de la journée, donc c'est deux universités d'été, ambiance... Dites-nous tout.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que la France Insoumise est déjà à pied d'œuvre alors qu'elle sort de 4 jours d'université d'été pour la jeunesse. Place aux moins jeunes, on va dire, au programme jusqu'à dimanche, débat et conférence sur la lutte contre les discriminations, les violences policières, la cause palestinienne. Il y a même pour l'occasion un slogan, nous c'est carré, avec un tract carré distribué à tous les participants, regroupant les principales lignes du programme politique de LFI. Le tout conclu par un grand meeting de Jean-Luc Mélenchon dimanche. manche à 10h, un Jean-Luc Mélenchon accueilli en vedette par les siens pour une photo de groupe au début de l'événement. Écoutez.
Excusez-moi, il fallait refaire la cravate. Il vient quand même avec une cravate alors qu'il fait encore 30 degrés. Voilà, exactement. Côté Europe Écologie Les
Verts... C'est super révolutionnaire, ça, non ? C
'est vrai, je ne comprends pas ça.
Il
a abandonné l'école Mao, déjà.
Côté Europe Écologie Les Verts, c'est beaucoup plus discret. C'est simple, quand vous tapez journée d'été sur Internet, vous êtes inondé de contenu les filles. Et quasiment rien du côté écologiste. Un vague programme posté à la hâte, mais pas de son, pas d'image. A noter tout de même, ce soir, 19h, grand... soirée d'ouverture gratuite avec tous les poids lourds du parti, Grégory Doucet, Cyril Châtelain et bien évidemment Marine Tondelier. Intéressant lorsqu'on sait que le mot d'ordre de ces derniers mois du côté des Verts, c'était une union de la gauche. Autre fait à noter, Cyril Châtelain dont je vous parlais, présidente des Verts à l'Assemblée nationale, sera invitée des universités des Téléfi, alors qu'a priori, pas d'invité LFI à Grenoble. Rappelons que Marine Tondelier a fait parvenir cette semaine une lettre à tous les responsables de gauche pour organiser un dialogue, alors que certaines voix internes, comme celle de Sandrine Rousseau ou du président du Conseil fédéral du parti Walid Mouali, poussent pour une alliance directe avec LFI.
Merci, Louis de Kerr-Gorlet. Bon, on sent bien déjà, chère vraie voix, que tout tourne autour, que ce soit pour LFI ou d'une manière générale pour l'ensemble de la gauche, on va dire. gauche plutôt radicale, je ne sais pas quel est le terme, mais tout tourne autour de Jean-Luc Mélenchon, Corinne Tapiron.
Ah ben oui, de toute façon, Jean-Luc Mélenchon est en embuscade et il en veut à mort au Parti Socialiste depuis des années, quasiment depuis le congrès de Tours où sa motion n'a pas été validée. Et je crois qu'il a juré leur perte. Et donc, en fait, il est en permanence dans cette logique d'affaiblir le Parti Socialiste. Donc, on l'a vu sur ses précédentes élections, où il a imposé son impôt. Il a imposé ses candidats. Il a fait des choix qui l'ont placé. En seul décideur de la gauche, en fait. Donc
vous dites qu'il est en position de force. Vous qui êtes LR, vous dites qu'il est en position de force. Il me semble que par rapport
au Parti Socialiste, il est en position de force. Parce que Olivier Force est une espèce de chewing-gum, sans colonne vertébrale pour le coup, et qui a perdu les idées essentielles de la gauche. Je suis le seul
juge de cette âme. Mais bon, c'est plus Raphaël Glussmann qui, a priori, devrait se présenter quand même. Oui, enfin,
de toute façon, il va y avoir une élection, une primaire. Mais peu importe, il a... Olivier Faure a entraîné son parti dans des choix qui n'appartiennent pas à l'ADN du Parti Socialiste. C'est quand même assez particulier. Et surtout d'être à la remorque d'un ancien qui ne rêve que de les détruire. Donc je trouve ça très curieux.
Très fort Jean-Luc Mélenchon, Priscilla Ludovski ? Je ne sais pas s'il est fort ou pas fort, mais en tout cas, c'est pas un mauvais jeu de mots. Ah oui,
je ne l'ai pas
fait exprès d'ailleurs, c'est celle-là. Comme quoi... Du coup, j'allais dire, il y a le personnage, la personne et le programme et tout ce qui a été fait autour du programme et qui s'est inscrit dans une dynamique de tentative de réunion de la gauche aux deux grandes dernières élections. Et je pense que toutes les... Les guéguerres qu'il y a eu entre les différents partis de gauche, évidemment, n'aident pas à ce qu'ils soient en tête d'une quelconque campagne commune. Mais en tout cas, ils seraient en position de force s'il y avait union. Pour moi, c'est sûr que s'il y avait union des gauches, ils seraient en position de force. Cette université
d'été, on voit bien comment il arrive, très facile, tout ça, c'est la star, René Chiche, Jean-Luc Mélenchon.
Effectivement, dans la gauche actuelle, Mélenchon a le leadership, c'est évident, c'est la personne qui domine la gauche. Maintenant, pour répondre à votre question, parce que la question c'est, est-ce qu'il pourrait gagner la présidentielle ? Oui, c'est ça. Vous avez raison. D'abord, il n'y aura pas... Un candidat unique de la gauche, comme le souhaiterait ardemment Mélenchon. Comme aurait
dit le général, il y a deux gauches. Exactement. Tout à fait, absolument. Il est en forme.
Autant je le fais exprès d'un fort, autant je me suis dit que je vais la faire. C'est une émission comique aussi. Je
plaisante. Vous voyez, parce que n'oublions pas que Fabien Roussel va être candidat. Il y aura certainement un candidat socialiste, place publique, on ne sait pas à quoi. issu de la primaire, et il y aura peut-être même, peut-être même François Hollande, puisqu'il ne veut pas participer à la primaire, lui. Donc déjà, Mélenchon ne va pas, à mon avis, réussir son pari d'être le candidat unique de la gauche, qui effectivement pourrait lui donner là une force, une consistance, par rapport à la présidentielle, à la victoire finale. Mais maintenant, pour répondre à votre question, au-delà de ça, même s'il était pour moi, le candidat de la gauche, je pense que Mélenchon ne sera pas élu. Parce que je pense que les Français, finalement, au bout du compte, ne vont pas voir en Mélenchon un homme d'État responsable. Il incarne trop la fracture, la division. Il fait même quand même toujours un peu peur, comme le faisait un peu à l'époque Jean-Marie Le Pen, mais plutôt à la gauche. Donc pour moi... il ne gagnera pas, il fera peut-être un bon score, mais il ne gagnera pas.
Nous y revenons dans un instant, nous avons planté le débat avec nos trois vraies voix, Corinne Tapirot, René Chiche, Priscilla Ludovski, la question que nous vous posons... Avec des hashtags, rentrée politique, les universités d'été, hashtag LFI, hashtag Les Verts. Il commence aujourd'hui. La question, Mélenchon a-t-il une chance de gagner la présidentielle ? Vous nous appelez au 0826 300 300 pour réagir. Et puis aussi, vous nous donnez une petite réponse à cette question sur la chaîne YouTube de Sud Radio. On revient dans un instant. Ça commence toujours comme ça, en bras de chemise, teint allé, nu-pieds vernis et sourire carnassier. Les universités d'été réunissent. Ça vous embête de me laisser parler ? Je vous remercie les vraies voix. Donc, je reprends, ça commence toujours comme ça, en bras de chemise, teint allé, nu, pieds vernis et sourire carnassier. Les universités les réunissent chaque année, dans un même élan de voracité ambitieuse, tous ceux que la politique transfigure. Rentrée aujourd'hui, donc, pour LFI et les Verts, la question du débat. Mélenchon a-t-il une chance de gagner la présidentielle ? Carnassier, bras de chemise, donc René Chiche, vous l'avez entendu, puisque vous avez rigolé, je vous remercie. Et puis également parmi nos vraies voix ce soir, Priscilla Ludovski et Corinne Tapirot. Alors, nous nous intéressons donc à cette université d'été. Déjà un mot sur celle d'Elefi. Mathilde Panot, écoutez ce qu'elle disait pour annoncer cette université qu'elle imagine quasiment historique. Mathilde Panot.
bien, lorsqu'il parle de submersion migratoire, lorsqu'il parle de racisme anti-blanc comme ils le font, La question n'est pas de débattre avec eux pour leur prouver qu'ils ont tort, de débanquer ce qu'ils sont en train de dire. Voilà, c
'est pas ça du tout. Voilà, donc on s'est trompé, donc c'est pas grave, on écoutera Mathilde Panot un petit peu plus tard. En tout cas, donc, sur cette université d'été LFI, on voit bien que LFI prend le lead. Un mot quand même sur celle des Verts, l'université des Verts. L'impression qu'ils n'y croient plus vraiment à l'élection présidentielle et qu'ils se présentent en solution. de complément d'LFI, non ?
Priscilla Ludovski ? Complément d'LFI, je ne pense pas, mais en fait, il y a aussi beaucoup de mesures écologistes qui se retrouvent dans tous les programmes aujourd'hui. Le travail qui a été fait, je pense, par les militants a payé, puisqu'ils se retrouvent maintenant dans plein de programmes, et les gens vont vers d'autres programmes. On l'a vu avec les élections européennes. Le score n'était pas fou. Je ne pense pas que les Verts puissent gagner une élection présidentielle. Du coup, ils appellent à ce qu'il y ait union. Pourtant, Marine Tondelier, on va
l'écouter, elle rappelle que la pollution des Verts a toujours été l'union de la gauche. Vous voulez
défendre la proposition des écologistes depuis le début. Vous dites, est-ce qu'il n'y a pas le temps de s'unir ? C'est ce qu'on dit depuis le départ, de manière constante et cohérente, parce que vous le démontrez très bien. Certains peuvent se targuer d'être quelques points devant l'un, devant l'autre, sachant que tout le monde n'est pas candidat au même degré. Il y en a qui sont candidats tout court jusqu'au bout, il y en a qui sont candidats à une primaire, il y en a qui réfléchissent à peut-être l'être. Ce que je vois juste, et vous avez raison, c'est que sans union, il n'y aura pas de deuxième tour, et donc pas de victoire pour la gauche et les écologistes.
Voilà, chez nos amis de France Inter, Marine Tondelier, qui présentait. Donc, vous, les Verts, René Chige, vous y croyez ?
Non,
alors,
pour faire un mauvais jeu de mots, les Verts sont en train de broyer du noir, si ça me permet. Vous savez pourquoi ? Parce que d'abord, Marine Tondelier, au départ, elle voulait être candidate. Elle a eu l'opposition forcenée de Sandrine Rousseau, parce qu'entre les deux, il y a eu une haine féroce. Sandrine Rousseau qui, elle... penche pour un soutien à Jean-Luc Mélenchon, elle l'a dit ouvertement. Et vous avez maintenant en plus Yannick Jadot, qui veut créer une sorte de micro-partie, on ne comprend plus rien. Donc maintenant, les Verts, on ne sait pas exactement quelle est leur ligne. Moi, je ne comprends plus rien. De toute façon, je ne crois absolument pas dans les chances des Verts, non seulement à l'élection présidentielle, ils seront peut-être... S'il y avait eu une victoire hypothétique de Jean-Luc Mélenchon présidentielle, effectivement, ils auraient été membres du gouvernement. Mais comme je ne crois pas à une victoire de Jean-Luc Mélenchon, ils ne seront pas membres du gouvernement.
Corinne Tapirot, vous qui n'êtes pas du tout sympathisante des Verts, je le rappelle, vous êtes plutôt LR, vous les identifiez comment ? Plus proches de LFI ou plus proches du PS, les Verts ?
Moi, je pense que les dirigeantes, enfin, en tout cas, Marine Tondelier et Madame Rousseau... qu'elles s'aiment pas, c'est un secret de peau du chinelle, mais elles ont toutes les deux envie d'être députées, donc elles feront tout pour assurer leur survie politique, personnelle, davantage que celle du parti. Je pense que ça tient aussi à la structure de ce parti politique, sa forme de gouvernance, où en fait, il n'y a pas de personnalité qui émerge en réalité. Et je crois que le parti des Verts a toujours pêché de ce côté-là. Quand ils ont eu Eva Jolie, qui a été candidate, bon certes, c'était une ancienne magistrate, mais elle n'a pas un imprimer quelque chose. Elle n'a pas laissé une empreinte. Il y a eu Brice
Lalonde, mais
c'était un moment où l'écologie, ce n'était pas une écologie punitive comme aujourd'hui. Ils essayaient de faire passer quelques idées, il n'y avait pas de chercheurs, il n'y avait pas ces métiers de l'environnement, donc on était à une autre époque. Mais aujourd'hui, je trouve que c'est un parti qui peine à faire émerger des personnalités. Donc,
université d'été, aujourd'hui, je le rappelle, deux universités qui s'ouvrent, celle des Verts, on vient d'en parler, à Grenoble, où la mairie est donc au vert, et puis celle de LFI. Alors, en revenant donc à Châteauneuf-sur-Hiver, sur Isère, qui est dans la Drôme, on s'aperçoit donc, un, la force de frappe d'LFI, et deux, les ambitions. Et vous réagissez au 0826 300 300, à la question que nous vous posons, Mélenchon a-t-il une chance de gagner la présidentielle ? Vous, Olivier, de Bordeaux, vous êtes avec nous ? Oui. Merci de
m'accueillir.
Alors, vous, vous y
croyez ? Après, il faut être assez logique. Il y a une réalité, c'est qu'à droite et à gauche, il y a deux mouvements qui ont un socle. Un vrai socle. Donc il va y avoir des bagarres en effet à droite et à gauche, mais bon, les derniers scores des socialistes et des écolos sont infinifiants. Donc on voit qu'ils ne sauront pas faire concurrence. Luxman et Hollande vont faire concurrence à Attal, au centre droit. Et à droite, il va y avoir en gros Edouard Philippe, Attal, qui sont la suite de Macron. Donc les deux socles, c'est ceux du RN et ceux de LSI. La dernière fois, il était donné à 11%, il a fini à 22%. Là, tout le monde dit qu'il va perdre au second tour. Ça veut dire qu'il va y être, déjà. Et s'il y est, il va plier tout le monde sur le débat, parce qu'il est le seul à avoir une dimension, il n'est pas orateur par hasard, il maîtrise son sujet, il a construit un programme, et un programme comme il l'a construit, il n'y en a pas d'autres, chiffré, efficace. international, européen, c'est très clair. Oui, je suis prêt. Je suis prêt. Et vous y croyez ? Oui, oui.
On va se
retrouver avec un score RN, avec un RN LFI. Le RN, on va avoir un candidat avec un bracelet électronique. Les Français ne veulent pas de l'extrême droite. Donc moi, je vous dis, il va finir au deuxième tour. et il va devenir président de la République. Et ça va faire mal à plein de monde. Mais ça va arriver.
Et bien voilà le point de vue d'Olivier, de Bordeaux. Alors bon, il y a un socle. Bon, j'ai bien entendu que le socle, vous le voyez avec deux pieds. Mais un socle, pour un édifice, ça peut être à quatre pieds. Mais c'est vrai, dans ce que dit Olivier, c'est intéressant. C'est-à-dire que tout à l'heure, quand vous parliez d'une partie des Verts René Chiche qui allait jusqu'à Glucksmann, ça peut aussi aller jusqu'à Gabriel Attal et le centre-gauche. Donc il a raison, Olivier. C'est vrai que sur la répartition politique, il va falloir que les uns et les autres fassent preuve peut-être d'humilité et se désistent pour éviter. Alors justement, Quentin Saunier, que disent les auditeurs
de Sud Radio ? A cette question, Mélenchon a-t-il une chance de gagner la présidentielle ? Vous répondez non à 80%, sondage assez net. Vous nous laissez aussi beaucoup de commentaires. On a Alex qui rejoint Olivier de Bordeaux et qui dit oui à Mélenchon. Qu'on l'aime ou pas, la redistribution relancera la consommation. Le plus grand nombre consomme toujours plus que quelques millionnaires. Et on a Jacques qui dit non, aucune chance pour Mélenchon. Avec des slogans anti-France, le soutien aux émeutes et ses positions sur les religions, Mélenchon ne peut pas gagner.
Une question et une réponse rapide à vous trois, les trois vrais voix. Quand Olivier dit que la France a peur d'avoir le Rassemblement National, est-ce qu'on dit que la France a peur d'avoir un LF-iste, en l'occurrence Jean-Luc Mélenchon, en sa tête ? Oui, les Français ont peur aussi. Je pense qu'ils
ont peur, d'abord parce qu'ils racontent n'importe quoi. Non, on ne raconte pas n'importe quoi. Il a son point de vue, Corinne. On a entendu Mathilde Panot annoncer des choses sur le budget de l'État, qui sont particulièrement fausses. Jean-Luc Mélenchon... Non, non, mais le problème, ce n'est pas qu'il y croit ou qu'il n'y croit pas. C'est-à-dire qu'il avance avec des fausses solutions. Donc, c'est une façon de berner les gens. Parce que ce n'est pas un idiot, Jean-Luc Mélenchon. Il sait très bien qu'il est obligé de la rembourser la dette d'une manière ou d'une autre. Mais pourtant, il laisse croire qu'il ne la remboursera pas. Et ça, c'est une façon de tromper les gens. Et je trouve qu'en politique, c'est extrêmement inquiétant.
Quand je dis qu'il ne dit pas n'importe quoi, c'est-à-dire qu'il dit quelque chose avec lequel vous n'êtes pas d'accord ? j'essaye, mais bon, après, chacun a son point de vue. Priscilla Ludovski, la France aura-t-elle peur d'avoir LFI au pouvoir ? La France, non.
Je pense que les électeurs des uns auront peur de l'élection de l'autre. Il y a des camps, mais en fait, chacun des électeurs ne veut pas que le candidat adverse gagne. Donc moi, je pense que ce n'est pas la France qui a peur de Mélenchon. Je pense que les gens ont d'abord envie de... Si je reviens au mouvement des gilets jaunes, on sait pourquoi on est sortis dans la rue. Quel que soit le candidat ou la candidate, les programmes... qui seront soutenus, ce seront ceux qui pourront permettre d'avoir plus de dignité et de justice sociale. René, mon cher René, en
dix secondes. Pour moi, les Français ne voudront ni de Jean-Luc Mélenchon, ni de Marine Le Pen. C'est ma conclusion.
Voilà. C'était l'alcentriste des vraies voix qui vous parlait. Dans un instant, nous reparlons avec l'info en plus de Mégane et d'Harry. Ça y est, ils sont rentrés à la maison. Oui, à tout de suite.
Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-19h, Frédéric Brindel.
Vraies Voix ce soir avec un plateau très équilibré. Vous avez vu des avis différents et donc complémentaires. Corinne Tapirot est avec nous, Priscilla Ludovski et René Chiche. Merci à vous trois de nous éclairer. Mais là maintenant, c'est un autre monsieur qui va nous éclairer. Louis de Kergorlet avec son info en plus. Six ans après leur rupture fracassante avec la famille royale et leur exil en Californie. Qu'entendons-nous ? Le prince Harry et son épouse Meghan vont revenir s'installer près de Londres,
Louis. Exactement. Et puis pour parler avec moi, j'accueille Kevin Guillot, journaliste fondateur du site monarchiebritannique.com. Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous. On aurait pu lui
faire un welcome.
Exactement, un welcome, dans les formes. Comme vous le disiez, il y a six ans, le couple entre le prince anglais et l'actrice américaine ont violemment claqué la porte de la famille royale, direction Los Angeles, au programme production de documentaires, podcasts, mémoires, partenariats avec de grandes plateformes de divertissement. Mais selon le Wall Street Journal, le couple royal n'a pas atteint le seuil de productivité requis dans les contrats. Donc, retour au bercail. Et c'est là qu'intervient ma question. Déjà, comment, Kevin Guillaume, comment ce retour est perçu en Grande-Bretagne ? Est-ce que c'est un peu plus retour du fils prodigue ou un peu du vilain petit canard
Les Britanniques se méfient de Harry. Ils se sont toujours un peu méfiés depuis le Mexique, finalement, parce qu'ils exigent beaucoup du Royaume-Uni. La grande question qui... tarot de Prince Harry, c'est la gestion de sa sécurité. Il veut à tout prix avoir le même degré de sécurité qu'il avait en tant que membre de la famille Royal Actif, sauf qu'en fait, c'est payé par le contribuable et en tant que tel, il ne peut plus bénéficier de ce type de service. Et c'est ça qui lui a vraiment posé problème. Et ça, les Britanniques ne lui ont pas pardonné, parce qu'en fait, ils ne refusent de payer pour un prince qui ne va pas les représenter. Et il est vu, en fait, comme une célébrité parmi tant d'autres, et plus comme un membre de la famille royale qui représente véritablement la couronne, qui représente Charles III.
Mais Louis, on est bien d'accord, vous nous disiez qu'ils sont un petit peu contraints de revenir, parce que les affaires ne marchaient pas aux Etats-Unis, c'est ça Louis
? Oui, c'est ça exactement, Kevin Diaux, si vous pouvez nous confirmer ça.
alors il y a cette question-là, effectivement, ça ne marche de moins en moins pour ce qui est de la question financière, mais il faut aussi dire qu'il y a l'attaquement familial de... de Harry. Ça fait quelques mois qu'il n'arrête pas de dire qu'il voulait se rapprocher de sa famille parce que je pense qu'il a mal du pays aussi. Ça fait six ans qu'il est parti et je pense qu'il est aussi parti de son pays, contraint, un peu efforcé parce qu'il aime Meghan Markle et Meghan Markle ne se sentait pas bien en Angleterre. Elle lui demandait une chose, c'était le retrouver dans son propre pays des Etats-Unis. Donc il a subi Meghan Markle. Je pense que c'est comme ça que ça s'est fait et aujourd'hui, plutôt là, c'est Meghan Markle qui a fait le sacrifice de sa vie américaine. pour pouvoir contenter son mari parce qu'elle l'aime et qu'il puisse vivre auprès de sa famille et qui va permettre à Archie et à Lilibet de véritablement connaître leur grand-père. Parce qu'elles ne le connaissent pas.
Alors, cher Kevin Guyot, autour de la table, nous avons nos trois vraies voix. Et autant vous le dire, ils ont des questions à vous poser. Parce que nous, c'est vrai, depuis la France, René Chichevoud, vous qui êtes un homme de médias, depuis la France, on se dit toujours, bon, c'est quand même bizarre, comment ça fonctionne, si on avait un roi, une famille, vous vous rendez compte, on en est à se demander combien nous coûte un chauffeur d'un Premier ministre, mais bon, bref. En revanche, quand on regarde les médias, vous qui êtes un homme de médias René Chiche, on est d'accord, ça fait un carton auprès des Français, dès qu'il y a un article sur eux. Ah oui, bien sûr,
tout ce qui est actualité, des royautés, etc. Effectivement, ce sont des sujets qui intéressent, qui passionnent les Français, à la fois dans la presse d'ailleurs, ou même à la télévision. Vous ça vous passionne ? Non, pas vraiment, je vous avoue. D'accord, mais vous avez quand même une question. Bien sûr. Ce que dit Kevin est intéressant, je vous ai posé une question. Est-ce que... Good evening, Kevin.
So you are fluent. But you are French. Mon cher
Kevin, je voulais savoir si aussi le fait que le roi Charles, on dit le roi Charles, est quand même malade du cancer, est-ce que ça n'a pas accéléré quand même le retour de son fils ? Parce que son père est quand même malade. Est-ce que ce n'est pas une des raisons aussi, au-delà des projets professionnels
? Non, bien sûr qu'il y a ce côté d'attachement envers son père. Parce que Harry a toujours montré qu'il aimait son père. La première chose qu'il a fait, dès qu'on a su que Charles III était malade d'un cancer, il a pris un avion et il est parti auprès de son père pour le soutenir. Pour un homme qui est exilé et qui se dit fâché contre sa famille, il montre aussi qu'il... qui le tient à son père par-dessus tout. Et Charles III fait de même. Avant d'être un souverain, qui a du mal à pardonner le comportement de ce prince qui a en fait déserté un peu le bateau, il faut le dire, il a du mal à lui pardonner, mais malgré tout, ça reste un père qui aime son fils et qui veut voir son pays auprès de lui, et surtout dans ses dernières années, puisque Charles III a 75 ans, en plus il est malade d'un cancer, il sait très bien qu'il n'ait pas été... et qu'il aimerait bien aussi être auprès de ses petits-enfants qu'il ne connaît quasiment pas. Il y a toutes ces questions qu'il faut aussi, je pense, prendre en compte pour ce retour de Harry et Meghan. Et s'il y a une chose que je pourrais dire par rapport à l'amour des Français pour les Windsor, ils sont amoureux aussi de certains sujets. Par exemple, la première chose que tous les médias français ont fait quand on a su que Harry et Meghan allaient peut-être revenir, parce que finalement, on se base sur des suppositions. Il n'y a aucun community qui est sorti, que ce soit du côté de Buckingham ou du côté de ce sexe, officiellement, il reste encore aux Etats-Unis. Et finalement, on se base sur des... pour finalement que tous les médias se couvrent auprès de cette information et que les Français suivent ça assidûment parce qu'en fait, les Français aiment les Windsor comme quasiment leur famille royale. Alors, regardez le
choc culturel qu'on vous propose, c'est-à-dire l'une des figures des Gilets jaunes qui a tellement incarné la France quand même, Priscilla Ludovski. Vous, ça vous passionne ? Vous êtes concerné par cette famille royale ? Concerné, non. Non,
je suis déjà allé plusieurs fois à Londres voir le Palais et compagnie. Donc c'est toujours impressionnant, la relève de la garde, etc. Et c'est intéressant d'un point de vue historique, quand on apprend, etc. Tout ce qui s'est passé. Est-ce que ça me passionne ? Non. Mais il y a un décalage quand même. Il y a un gros décalage. Nous, ce ne serait
pas possible en France, une famille royale. Ce
ne serait pas possible, mais en même temps, si ça avait été... on serait dedans, de fait, on n'aurait pas peut-être questionné la chose, je ne sais pas. Voilà, ça c'est
la sagesse, mais qu'est-ce que vous faisiez avec un gilet jaune ? Vous voulez qu'on arrive sur ce sujet ou
pas ? Alors, votre question,
Kéline.
Moi, c'est une question plus en lien avec les coulisses, parce que vous disiez, il n'y a pas eu de communiqué de presse, etc., et les gens s'affolent, et je pense que c'est aussi pour ça qu'ils se sont isolés, enfin, entre guillemets, isolés aux Etats-Unis, parce qu'il y avait tout un battage médiatique, il y avait tout un tas de choses qui se disaient à droite à gauche, il y avait des documentaires, tout un tas de gens qui ont pris la parole. dessus et je me pose la question de du coup puisque ça parle beaucoup en coulisses est ce qu'on sait quel type de projet ils ont en cours parce qu'ils sont s'ils prévoient de revenir et si c'est sûr je veux dire ils reviennent s'ils avaient des soucis aux états unis pour subvenir leurs besoins je sais un grand mot peut-être qu'il ya des projets en cours et qui vont qui vont sortir et dont on n'aurait peut-être pas On ne reconnaît
le sens de projets financiers futurs, en tout cas en Angleterre. On ne le sait pas, puisque de toute façon, c'est une surprise. On ne savait pas jusque-là qu'ils voulaient revenir en Angleterre officiellement. Et même si on dit, généralement, c'est comme ça que les sociétés se fonctionnent. ils permettent à leur entourage de divulguer une information pour ensuite l'officialiser quelques jours suivants. Donc je pense que dans quelques jours, on aura un communiqué qui nous dira officiellement qu'on sera de retour à telle date en Angleterre. Mais par contre, il y aura toujours des questions qui resteront sans réponse parce que, par exemple, pour l'instant, on ne sait toujours pas où est-ce qu'ils vont vivre, si ce n'est qu'apparemment ce serait hors de l'ombre parce qu'ils ne veulent pas être au cœur de la capitale. veulent avoir le calme de la campagne anglaise pour leurs enfants, ce qui est compréhensible. Mais ce qui a mis la puce à oreille sur tout, c'est qu'apparemment, les enfants sont déjà scolarisés dans une école et font leur entrée en septembre dans une école britannique. Ils ont le projet de rester plusieurs années en Angleterre. C'est simplement un séjour. C'est vraiment simple. Et à travers tous
ces exemples, on voit bien que ce sont des hommes et des femmes comme tout le monde ouvrons la séquence corinne tapirot alors cher kevin il faut que je vous dise quand même parce que corinne a été notre grande absente de l'été la pauvre a passé ses journées sur un lit d'hôpital vous aviez des journaux avec la devenue incollable non pas du tout
il n'y avait pas de journaux du tout sur la famille royale il y avait beaucoup de bouquins mais moi il ya une question ouais ça me fascine cette famille royale d'abord parce qu'elle a traversé l'histoire et que l'histoire de de la Reine d'Angleterre est particulièrement intense et qu'elle a couvert tout un champ. Elle a connu pratiquement tous nos présidents de la République, de la Ve République. Donc c'est un parcours assez étonnant. Moi, la question qui m'est venue lorsque j'ai entendu qu'on avait le retour de Harry, c'est la difficulté des relations qu'il a avec son frère. Est-ce que vous ne croyez pas que ces relations difficiles avec son frère vont entacher l'image de William ou entraver quelque peu sa position de futur ? roi d'Angleterre. Lui qui
s'appelle le sper, c'est-à-dire le suppléant. Allez-y, Kevin.
Alors, ça ne m'a pas entraîné du tout sa position, William, parce qu'il reste l'héritier, quelle que soit la position géographique de Harry. Il restera l'héritier. Par contre, d'un point de vue public, je pense que ça ne va pas forcément antacher l'image de William, puisqu'on sait que les frères sont brouillés et on sait que William... en vœux éperdument à son frère, qu'ils ont quasiment coupé toute relation, ils ne se parlent plus du tout aujourd'hui. Par contre, est-ce que ça va les réconcilier un jour ? On peut penser qu'un jour, ils finissent par se réconcilier, parce que si Charles est capable de lui pardonner, au moins en partie, de lui dire « tu peux revenir en Angleterre ». il n'y a pas de souci, William va finir par revenir vers son frère, puisque si géographiquement parlant, ils sont plus proches, ils devraient se retrouver dans des événements familiaux, alors que là, ils étaient à plusieurs milliers de kilomètres de distance, alors ça, ça a joué aussi sur le fait qu'ils étaient... qu'ils étaient... Pardon. Éloignés, éloignés. Écoutez, c'était...
Kevin, c'était passionnant. On resterait... heures avec vous. D'ailleurs, je comprends, Louis Decker-Gorlet tout à l'heure me dit, écoute, j'ai trouvé quelqu'un de génial. C'est vrai, Kévin, on l'écouterait des heures. Vous
nous
rappelez le pédigré
de Kévin, Louis ? Écoutez, il est journaliste et fondateur du site MonarchieBritannique.com. Vous êtes allé sur son
site ?
Évidemment, pour me renseigner. Et alors, vous y êtes mis un peu, vous ? Écoutez, c'est très intéressant. Écoutez, non, mais c'est toujours passionnant. Bon,
vous êtes devenu notre spécialiste ici. Monarchie, non, si j'ai besoin, je
passerai un conflit à Kévin, quand même.
Vous avez écouté mon travail.
Merci, Kevin. Voilà pour le dossier. Alors, écoutez, dans un instant, nous jouons. Nous jouons et c'est le jeu de l'été avec le fameux blind test. Et on a une surprise avec un auditeur de Sud Radio. Vous allez voir, à tout de suite. Nous y sommes, l'émission touche à sa fin, et comme l'émission c'est un faux mais bonne humeur, on termine toujours par un blind test. Vous êtes tous des fans des chansons d'été, bien sûr, et bien vous allez jouer avec nous. Le problème aujourd'hui, c'est que dans les trois vraies voix, je vous rappelle leur identité, il y a Corinne Tapirot, il y a Priscilla Ludovski, et il y a un homme qui n'a jamais perdu au blind test quand il était dans les vraies voix, René Chiche. Alors, René Chiche, vous allez avoir face à vous... une auditrice, Jade de Nancy. Bonsoir, Jade. Bonsoir, allez voir. Jade, vous avez été au mois de juillet l'une de nos auditrices qui avait joué au Blind Test. Et il se trouve que vous étiez participante du championnat de France du Blind Test, vous nous le confirmez. C'est ça, c'est ça. Combien de place au championnat de France ? J'étais 11ème sur 600. Alors, je mets d'un côté Jade, je mets de l'autre côté René. Et Jade, vous choisissez d'être avec Priscillia ou Corinne ? Corine. Corine qui est très contente, parce que Corine, c'est son calvaire à chaque fois. Et Priscillia, qui en a gagné un au mois de juillet. Alors, écoutez bien, je vous fais écouter un extrait. C'est bien sûr notre Maxime Sénat National, notre réalisateur, qui va vous le faire écouter. Et vous devez trouver l'interprète. Le thème, ce sont les actions de l'été. D'accord ? Donc, vous avez le plus vite possible, même si René et Jade sont de fantastiques candidats, il serait magnifique que Priscillia et Corine marquent. Ça serait génial. Attention, vous êtes prêts. C'est parti. Donnez-moi l'interprète. Gall. Je débranche. René Chiche est parti plus vite que Jade. Et Corine avait... Le titre. René 1... Jade, zéro. Deuxième extrait.
Oui, frérot
de la Vegas et Jade. En fait, je connaissais pour une fois. Priscillia connaissait. Mais Priscillia aurait pu aider René. Ça fait 1-1. Vous imaginez, le vainqueur. Et celui qui arrive à 5, il y a 9 extraits. René Chiche est avec Priscillia Ludovski qui l'aide et on le voit. Jad, notre auditrice championne est avec Corine qui l'aide, essentiellement sur les titres, mais c'est pas ce qu'on prend.
Il y a une équipe formidable.
Attention, troisième interprète. Vous dit Jad ? Yves Duteil ? Oui, Yves Duteil, le cirque. Elle est forte. Il a trouvé plus fort que lui quand même. Bon, deux à un. Attention, extrait suivant. Dalida, laissez-moi danser. René Chiche, ça fait 2-2. Priscilla ? Là, je l'avais, mais il l'a dit plus vite, plus fort. Le problème, c'est qu'ils vont vite. J'ai senti, j'ai senti. Mais c'est bien, c'est parfait. Attention, écoutez bien. De qui s'agit-il ? Ah non, je connais pas.
Non,
non, non. J'ai jamais entendu de la vie. J'ai besoin de reconnaître la voix, mais pas sûre. Corinne, je vous sentais pas bien sur cette-ci, de toute façon. une fois, deux
fois.
Top, c'est Black M. J
'allais dire, quel dommage. Pas de points marqués.
Nouveau
extrait.
'ai une belle vue sur Yoh. Attends,
comment elle s'appelle ?
ne vais pas arriver à voir ça. Vous dites quoi, Jade ? Non, je ne reconnais pas la voix.
Je n'arrive pas. Ça ne reviendra pas. Le prénom, Pauline. Non, si. C
'était Pauline Esther. C'est pas elle que je pensais. C'était dur. Attention, nouvel extrait. C'est René, nous sommes à 3 à 2. Il faut que j'en trouve un, ça ne va pas du tout. Il reste deux extraits. René et Priscilia mènent 3 à 2 face à Jad et Corine. Attention, c'est donc une balle de match. Et nous l'avons ! Et nous l'avons ! Nous l'avons, notre balle de match 3-3, le match de l'histoire ! Allez René, tout repos sur toi René !
Jeanne, je compte sur vous !
Mesdames et Messieurs, écoutez bien qui chante ça ! Qui a répondu en premier ? Parce qu'il y a Priscilla Ludovski, il y a Jade, il y a René Chiche. Moi j'ai pas répondu.
Et pas Corinne. Alors, est-ce qu'on sait qui ? Ouais, alors c'est très compliqué. On va falloir faire appel à la VAR. Et je reviens vers vous dans un instant. Merci Maxime, merci.
C'est terrible. Alors j'en profite pour remercier Corinne Tapirou qui a été exceptionnelle pour son grand retour. Pour Priscilia Ludovski qui l'est toujours de toute façon exceptionnelle. Et pour René Chisch qui n'est peut-être pas encore exceptionnel si dans un instant nous apprenons qu'il a été battu par Jade. Alors Maxime ? C'est Jade qui
est en train.
C'est Jade Comment ? Non, réclamation.
Je porte
plainte contre Sud Radio ce soir.
Jade, on vous aime. Merci, c'était un plaisir de vous avoir. Voilà, René, c'était la petite surprise. Oui, je vous remercie pour la surprise. Tout de suite, on retrouve Christophe Jickel qui nous emmène à Hong Kong.
'Office de tourisme de Hong Kong présente
coups de cœur de l'été Christophe Jickel