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Comme dans tous les pays, vous avez des tensions. Vous avez des tensions très vives, il y a eu des conflits sociaux. Mais la maturité du peuple marocain, c'est d'être capable, dans une situation comme celle-là, de surmonter ça. Et en particulier, un détail, mais qui n'est pas qu'un détail. Nous sommes dans une zone qui est adossée à l'Atlas, donc nous sommes sur les populations berbères et de mélange de populations. Et vous n'entendez pas parler de la moindre conflictualité de village à village. ou de tribu à tribu. Nous Français, nous serions incapables de ça. Et la pagaille qui a régné dans les Alpes de Haute-Provence, si vous vous souvenez la dernière fois qu'il y a eu un épisode méditerranéen, c'était consternant, on avait l'impression qu'on ajoutait nous-mêmes au désordre. Donc cette maturité, voilà, encore un mot juste et après j'en ai fini. A nous aussi de réfléchir sur le fait que nous sommes dans des zones sismiques, en France nous en avons aussi, nous avons à apprendre des Marocains. Deuxièmement, aucun pays n'est capable de s'équiper à lui tout seul des crises auxquelles il va falloir faire face maintenant climatique et haute. Donc nous avons besoin d'organes de sécurité civile. collectif de la Méditerranée. Le président Sarkozy avait inventé quelque chose de génial, qui était l'union méditerranéenne, que les Allemands ont transformé en deux temps trois mouvements, en un machin qui ne sert à rien. Mais il faut revenir à cette idée d'une union méditerranéenne du petit bassin pour s'entraider dans des cas comme celui-là.
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Je pense quand même qu'il faut s'arrêter un instant. Il y a bien sûr les discussions entre États et les gens qui nous gouvernent. Mais ce soir, vraiment, il faut laisser s'exprimer cette solidarité. Moi, ce dont je peux témoigner en tout cas, c'est que tant les associations marocaines avec lesquelles nous travaillons, que les gens ici en France, ce qu'ils expriment juste, c'est de la gratitude, c'est l'envie d'être solidaires, d'être heureux, d'être généreux, sans se préoccuper d'autre chose au fond. que comment peut-on aider et comment pouvons-nous juste adoucir un tout petit peu la situation actuelle. Et en particulier quand
vous voyez les témoignages rapportés par Stéphanie Pérez, on se dit bien sûr qu'ils ont énormément de force. Ce qui vient, ce n'est pas drôle, ce qui arrive là.
Il y a une chose qui est très importante, il y a l'urgence, il y a le moyen terme avec l'approche de l'hiver, mais... Le Maroc est un très grand pays et saura trouver aussi les solutions. Et puis, nous, notre modeste place, en tout cas, nous pourrons contribuer avec les associations locales pour organiser le passage de l'hiver. Il y a une chose, un point très important, juste un instant, c'est le soutien psychologique. Parce que, oui, bien sûr, tous les Marocains avancent aujourd'hui, sont dans cette espèce d'urgence des premiers jours. On se dit vite, il faut aider, il faut aider. Mais après, il y a une espèce de gouffre assez abyssale. Et nous travaillons beaucoup, nous, à la Fondation de France, sur cet accompagnement psychologique pendant des mois et des années. Et
on rappelle, vous êtes notre partenaire ce soir, et c'est important pour nous à France Télévisions de vous accompagner. C'est aussi l'objet de cette grande soirée d'appel aux dons. Voilà, on va voir le visuel apparaître. Ça se passe sur le site, c'est ça ? Sur le site internet de votre fondation. La Fondation de France, voilà un petit don, 1 euro, 2 euros, 10 euros. 100 euros plus pour ceux qui peuvent. Voilà, tout est bon à prendre, évidemment.
Avec la solidarité et la mobilisation aussi des... Des artistes, des comédiens, on va voir quelques réactions. Celle de Gad Elmaleh, vous voyez passer les tweets qui est renversé par la tragédie qui a frappé le Maroc cette nuit. Pensez, soutien à toutes les victimes et à leur famille. Ce message porté par Patrick Bruel, également, quelle tristesse devant cette tragédie. Toutes mes pensées, soutien aux victimes, à leur famille, à tous nos amis marocains. Force et courage aux héros qui luttent pour porter secours. Et puis ce message aussi de Paul Nareff, regardez, je suis envahi du nid. immense tristesse.
Michel Polnareff qui était, je crois, au Maroc le soir du séisme. C'est la raison pour laquelle il était aussi très bouleversé par ce qui s'est passé. Le monde du sport également se mobilise. Il y a plein de tweets et plein de messages qui ont été passés sur les réseaux sociaux. On va regarder par exemple celui de Lionel Messi, grande star du foot. Mes condoléances à toutes les familles, dit-il, des victimes du séisme. Ou encore les Lyons de l'Atlas, la célèbre équipe de football marocaine, qui ont donné leur sang aujourd'hui. C'est symbolique. Et c'est évidemment important, comme l'a fait Jamel juste avant le journal. On était avec lui et nous en parlait tout à l'heure.
Je voudrais vous signaler que, bien sûr, il y a beaucoup d'hommes et de femmes et d'enfants qui sont sous terre. Il y a une mosquée de 1148 qui a résisté à 800 ans et qui est par terre aujourd'hui. C'est vrai. 'est une mosquée magnifique qui a été construite dans les Al-Mohad. et le patrimoine mondial de l'UNESCO, les hommes d'abord, les êtres humains d'abord, les monuments après. Mais ça fait partie un peu de la tragédie. Et ça, on verra après, plus tard, ça va apparaître plus à petit, les monuments importants qui disparaissent.
Vous étiez, je crois, au Maroc, il y a encore quelques jours. Il y a une semaine. Vous êtes parti juste avant le 6, mais vous connaissez bien ces zones rurales, montagneuses, ces villages isolés.
J'ai travaillé sur cette région, parce que j'ai un roman qui se passe là-bas, et je connais très bien. J'ai connu un instituteur que j'avais aidé à s'installer dans un petit village qui s'appelle Sebtemzouda. Un tout petit village. Ma femme avait installé une école. On l'a fait venir un instructeur. On lui a construit une maison. Et le pauvre, il est mort avec sa femme et ses deux enfants.
Il y a des lieux absolument magnifiques dans cette région. Il y a Taroudan, connu pour ses tapis. On ne peut pas y accéder
parce qu'il y a tellement d'éboulements que les ambulances ne peuvent pas passer.
C'est la question que j'allais vous poser. Vous avez peur de ce que vous allez découvrir la prochaine fois que vous irez là-bas ? De toute façon,
ça va être une très grosse affaire. Aujourd'hui, on en parle, mais les conséquences vont être énormes, énormes, énormes. Et la reconstruction, il va falloir y penser dès maintenant, et surtout s'occuper des orphelins, des veuves. C'est une tragédie immense, et c'est un des séismes les plus terribles depuis 200 ans. Parce que le choc a été à 20 kilomètres terre. 20 kilomètres.
vous entendais juste à bas bruit quand il y avait ces... On parlait des tremblements de terre, on disait on n'efface pas, ça ne s'efface pas.
long de choc psychologique, elle est considérable. Regardez, je me souviens avec exactitude. de l'endroit où je me trouvais au moment où j'ai eu le sentiment que la terre bougeait à temps. Le tremblement de terre pour un être humain, c'est l'ultime sécurité, vous savez,
le sol ne bouge pas.
Nicolas Chateauneuf qui nous a retrouvés. On a une idée de l'ampleur des dégâts dans les villages concernés ?
Oui, alors on va essayer de prendre un petit peu de hauteur. Pour vous expliquer, le Maroc est un pays qui est exposé au séisme, comme tous les pays qui sont situés au Maghreb, tout simplement parce qu'il se trouve dans une zone d'affrontement entre deux grandes plaques tectoniques, la plaque... Eurasienne et la plaque africaine. Vous savez, les plaques tectoniques, ce sont ces grands morceaux de croûte terrestre qui se déplacent et ce qui provoque régulièrement des tremblements de terre. Mais le séisme a eu lieu un peu plus au sud, donc à 500 km de cette frontière que vous voyez ici, à l'intérieur même de la plaque africaine. Et dans cette zone que vous voyez ici, les roches se déforment, se compressent, forment des montagnes. Il y a des failles que l'on voit ici en rouge. Et à 26 km de profondeur, une de ces failles a cédé. Alors il faut imaginer des blocs géologiques qui accumulent des contraintes au fil des années, au fil des siècles. Ça coince, ça coince, ça coince, et tout d'un coup, cela va céder. Un bloc va chevaucher l'autre, comme vous voyez sur cette animation. L'énergie libérée, elle est quand même gigantesque, puisqu'on parle d'une faille longue de 30 km qui s'est déplacée d'un mètre. En février 1960, vous l'avez dit, dans la même région, un séisme de magnitude 5-8 avait dévasté la ville d'Agadir et causé la mort de 12 000 personnes. Donc on sait que la région peut causer des très grands séismes. Et aujourd'hui, le plus à craindre, ce sont les répliques. Il y a déjà eu une réplique après le séisme de magnitude 4-9, donc c'est important. Et c'est ce qui est le plus à craindre dans les semaines qui vont venir, voire parfois même les mois.
Bien, merci Nicolas. Et c'est vrai que la tragédie, c'est qu'aujourd'hui, les spécialistes ne sont pas en capacité de... prévenir précisément le moment où la Terre va trembler, on ne peut pas lancer des alertes sur les téléphones portables, par exemple, ça n'existe pas. Le cycle est
tellement long, c'est sur des dizaines, des millions d'années, donc on ne peut pas calculer ça. Par contre, on peut échanger, et c'est un devoir, les scientifiques le font, parce que dans les scientifiques, il n'y a pas de baston sur les informations. Ils les échangent, ils les mettent en commun, c'est la culture cumulative. Mais qu'est-ce qu'on fait ? C'est être capable de repérer les signes avant-coureurs. Alors il y a des choses toutes bêtes qu'on connaît, les animaux se comportent d'une manière différente. et ce qu'on observe depuis l'espace. Pour nous, c'est nouveau, notre génération est la première qui peut bénéficier d'observations cumulées depuis l'espace.
Avec des signaux qui peuvent intervenir quelques secondes avant le tremblement de terre, mais qui peuvent permettre de se cacher ces quelques secondes qui peuvent sauver des vies. Je voudrais qu'on aille maintenant, si vous le voulez bien, retrouver Lise Vogel à Wirgan. Elle a rencontré des sauveteurs français qui ont pu arriver sur place.
Alors que les opérations se poursuivent dans les décombres derrière moi, nous avons pu rencontrer ici à Wirgan les premiers secouristes français arrivés sur le terrain aux côtés des Marocains. Il s'agit d'une brigade synophile très expérimentée puisque ces hommes sont déjà allés en Ukraine ou encore en Turquie après le séisme. Ils ont tous une formation de pompiers et ils sont tous des bénévoles volontaires. Ils nous ont expliqué qu'ici ils ont été bien accueillis par les secouristes. secours marocains qui ont accepté leur aide à une condition, que ces Français ne portent pas leur t-shirt sur lequel on pouvait voir le drapeau bleu blanc rouge. Les secouristes ont donc accepté de travailler avec une tenue plus neutre et de se faire discret. Pour autant ici bien sûr leur aide est précieuse pour aider à retrouver au plus vite des corps humains dans ces décombres que l'on voit qu'ici à perte de vue le village a été totalement ravagé par le séisme et donc évidemment la présence de ces chiens. est un appui précieux pour les secours marocains. Je vous propose d'écouter Patrick Villardry, c'est le chef de ces secouristes français.
Nous, nous avons été très très bien accueillis. Nous nous sommes mis à disposition des pompiers locaux. On a apporté notre savoir et notre aide. Et on a dit, voilà, si vous avez besoin des chiens, on se met à votre disposition. On s'est mis de compter, ils sont venus nous chercher, ils nous ont dit, voilà. On peut y passer un chien, oui. On en a passé un, deux, trois, quatre. On a passé les quatre chiens et tout s'est très bien passé. Il n'y a aucun souci.
On a beau connaître ces images, c'est stupéfiant, à chaque fois les villages détruits, les maisons détruits. Est-ce que dit cette dame, Agnès Levallois, notre reporter, qui nous explique, parce que ça lui a été raconté, que les sauveteurs français ne peuvent pas porter le drapeau français
Alors, ce doit être une mesure de protection à partir des déclarations qui ont eu lieu justement en France, où la France a déclaré qu'elle était prête à porter son aide. et toute la polémique qui a commencé à apparaître ici en France en disant que le Maroc n'en voulait pas, je pense que la position justement de ces sauveteurs, c'est de dire, on se fond dans le paysage, l'important pour nous c'est d'être là, c'est de travailler, d'apporter notre expertise, et finalement en adoptant cette attitude, ça permet d'éviter de rajouter une polémique ou un début de polémique, alors que l'urgence est au secours, et à utiliser toutes les bonnes volontés qui sont là. Et ce qui est important, c'est qu'en fait ces sauveteurs sont là, mais on voit bien qu'ils travaillent. qui travaillent vraiment avec des ONG locales. Et en fait, le secret, c'est ça. Et quand ils disent, oui, on est venu nous chercher, on s'est mis de côté, on est venu nous chercher, et qui est venu les chercher, ce sont les gens sur place. Mais c'est bien toujours comme ça que ça se passe. Mais bien sûr. Mais l'important, c'est qu'il y ait vraiment ce relais aussi important sur place que d'abord, ce sont eux qui connaissent le terrain beaucoup plus que ceux qui débarquent d'avions. Et ça permet comme ça une activité beaucoup plus efficace et une action beaucoup plus efficace pour les populations qui ont besoin de ce secours. En tout cas, ce qu'on a noté, c'est qu'il y a quand même des sauveteurs français qui sont arrivés sur le terrain. Comme il y a des sorteurs de plusieurs nationalités, il y a des Israéliens qui sont là, qui sont venus sans avoir l'accord du gouvernement israélien et du royaume marocain, parce que beaucoup d'ONG à travers le monde sont spécialisées, et donc le premier réplique, c'est d'y aller. Il faut peut-être expliquer,
la différence c'est que la sécurité civile, ce sont des militaires, donc ils dépendent du gouvernement français, et c'est la raison pour laquelle... Ils
viennent à titre bénévole. En fait, ils viennent juste à titre bénévole au sein d'une association. marocaines. Donc il n'y a pas du tout de sécurité civile officielle française, ni de pompiers. Ce sont quelques personnes qui viennent à titre bénévole au sein d'une association locale.
Alors on est aussi en direct avec... On ne veut pas qu'on laisse penser qu'il y a un sentiment anti-français parmi les Marocains. Ce n'est pas vrai. Il y a un problème dans la perception qu'il y a de la France. en tant que nation, et surtout de son président de la République, mais il n'y a pas parmi les Marocains de sentiments anti-français, ce n'est pas leur manière d'être, ce n'est pas comme ça qu'il veut. –
Surtout son président de la République. – Il est vraiment… disons, une antipathie à l'égard du président Macron, parce qu'il n'a pas été très très correct avec…
Alors, je ne sais pas si on peut faire de généralité, parce que ce n'est pas l'objet de ce soir de polémiquer. Non, de toute façon, ce n'est pas ça.
C'est vous-même qui l'avez dit tout à
n'est pas polémique, ce n'est pas le sujet. On va vous entendre dans quelques jours. Si, le roi, un médecin, ce n'est pas un copain de bistrot. Et donc, il y a une manière de s'adresser aux gens qui comptent dans la façon de représenter la France. Alors, nous, nous sommes républicains, eux, ils sont royalistes, mais on doit quand même arriver à se respecter. Le sujet, c'est que
quand même, on a… bénévoles qui y sont allés et qui sont utiles et qui sont sur le terrain.
Il y a une amitié franco-marocaine
qui est très forte. Et elle existe et on la voit ce soir.
Et on va
en parler de l'amitié franco-marocaine avec Jack Lang qui est ancien ministre de la Culture, président de l'Institut du Monde Arabe qui est aussi un pont culturel très très important justement entre la France et le Maroc. Vous avez d'ailleurs, Jack Lang, décidé si tôt le séisme et ses conséquences connues, symboliquement décidé de faire illuminer la façade de l'institution avec les mots simples. Maroc au cœur et vous teniez ce soir à nous annoncer un dispositif en exclusivité d'une certaine manière pour apporter aussi des fonds au peuple marocain.
Absolument, Maroc au cœur. Ces mots resteront là, sur la façade de Lima, tout au long des semaines. Ce n'est pas un combat d'un jour, c'est un combat de plusieurs semaines. Oui, en effet, avec Mehdi Khotbi, le président de la Fondation Nationale des Musées du Maroc, et nous-mêmes, Lima, nous avons conclu aujourd'hui même un accord pour inviter les artistes. du monde entier, excusez-moi, pour inviter les articles du monde entier à faire don des œuvres qu'ils ont choisies, ces œuvres... par M. Claude Le Mans seront proposés lors d'une cérémonie dans quelques semaines, et l'argent qui sera ainsi collecté, nous espérons le plus élevé possible, ira aux victimes de ce terrible tremblement de terre. Je crois que notre contribution est simple et légitime. Le Maroc nous a beaucoup soutenus au cours des années, et nous avons vis-à-vis de ce pays, vis-à-vis de son roi, une grande reconnaissance. Majesté, le Roi du Maroc est venu ici même où je suis pendant cinq reprises, soutenir des événements qui ont eu une grande portée, qui ont mis en valeur ce qu'est la force de la culture marocaine. Et n'oublions pas que ce peuple apporte à notre pays, outre son passé aujourd'hui, son génie créatif, ses travailleurs, ses inventions, sa médecine, ses recherches. Et aujourd'hui, nous devons tous nous mobiliser indépendamment des questions politiques. Je dirais qu'aujourd'hui, la politique... C'est ce qu'on a fait ce soir, Jacques Lang.
Précisément, merci pour l'hommage. L
'humain d'abord. L'humain d'abord. Et je pense que l'association, la LIF, Association Internationale de Protection du Patrimoine, que nous avons créée voici quelques temps, apportera sûrement sa contribution aussi à la restauration des beaux monuments de Marrakech et de la région. Merci beaucoup Jack Lang d
'avoir été avec nous ce soir, pardonnez-moi. Une
émotion, un désir de relever le Maroc et une admiration aussi pour ce peuple qui se bat. Jack Lang ! Jacques Lang, j'entends votre enthousiasme et votre
amour du Maroc. C'est prêt. Je
vous assure. Avec une dignité, avec une force, avec une grandeur qui mérite le respect et notre soutien. Pas d'un seul jour, mais de plusieurs semaines. J'espère que nous allons pouvoir continuer les uns et les autres. C'était
une déclaration d'amour au
Maroc. On prendra d'autres initiatives pour mobiliser la générosité, les énergies. au bénéfice de ce grand pays
qui nous apporte Merci infiniment, Jack Lang. Merci beaucoup, Jack Lang. Pour cette annonce, ce qu'on retient, c'est vos mots, votre déclaration d'amour au Maroc, et cette initiative des œuvres qui seront vendues au profit des Marocains. Voilà, tous les sous sont bons à prendre, pardon de le dire comme ça, mais c'est ainsi.
'est surtout que le... L'étendue de ce qu'il y aura à reconstruire sera immense. Et notamment, si vous voulez, dans toute cette partie des montagnes, dans tous les petits villages, c'est là qu'on va trouver les personnes les plus vulnérables. Des gens qui ont des difficultés, des personnes handicapées, des personnes âgées, des enfants qui auront parfois perdu un ou plusieurs membres de leur famille ou des femmes seules. Et donc cette aide, elle va être très essentielle pour toutes ces familles-là.
Alors, considérer, pas uniquement la région sinistrée, mais toutes les régions des campagnes marocaines où les gens habitent dans des maisons de ce genre. Il faut changer ça par des maisons.
Il faut reconstruire autrement.
Oui, mais pas uniquement là, dans tout le Maroc, dans le Raab, dans le Haouz, etc. Donc c'est un projet immense et un chantier très important qu'il faut financer.
nous allons maintenant retrouver Djamal Mazhi en direct de Marrakech.
Djamal, c'est à vous. Oui, Caroline, en direct de Marrakech, ici. Je me trouve juste à côté de cette mosquée, ce minaret historique sur la place Jamal Fna ici, qui n'a pas résisté à ce puissant séisme. La municipalité de Marrakech a dépêché cette pelleteuse pour faire place nette. Alors il reste encore quelques gravats. Et à côté de la poussière, il y a comme un léger parfum d'insouciance qui règne ici sur cette place Gemaralfna, la plus touristique du pays. Regardez, c'est la vie qui reprend quelque part. Il y a de nombreux commerçants qui sont de retour, les touristes également qui sont là. Et on entendait ces commerçants tout à l'heure qui apostrophaient, qui interpellaient des touristes en leur disant n'ayez pas peur, n'ayez crainte, restez ici. Le message est passé puisque les terrasses de café sont bondées, les hôtels sont quasiment complets. Il faut dire qu'ici c'est le début de la haute saison, ici à Marrakech, la ville qui est devenue quelque part la capitale des soins. tout au long de ce week-end avec un flot ininterrompu de patients, de victimes graves. Désormais dans les couloirs de l'hôpital, ça se calme petit à petit. Les patients viennent de plus en plus loin avec des blessures très graves, souvent des gens qui ont été extraits des décombres. Ce à quoi on a pu assister aujourd'hui à Marrakech, c'est un formidable élan de générosité. Une longue file d'attente de plusieurs centaines de mètres de long. Il fallait attendre des heures devant le centre de transfusion sanguine de la ville pour donner son sang. Il y avait dans cette file d'attente des jeunes, des moins jeunes marocains aussi. et beaucoup de touristes qui sont venus apporter leur aide ici aux victimes.
Bien, merci, Djamel. Contraste saisissant, Agnès Levallois, entre ce qu'on a vu tout à l'heure et les villages complètement détruits, et puis la Médina de Marrakech qui revit presque normalement, j'allais dire.
Il y a quelques maisons quand même touchées.
Oui, et il y a eu plusieurs morts.
Oui, il y a eu quand même quelques rues qui ont été sérieusement abîmées, mais c'est vrai que globalement, Marrakech s'en sort très bien par rapport à tous les villages qui ont été... La Médina de Casa, il y a eu
comme quatre morts.
Oui, mais par rapport aux discussions de tous... De tous ces villages, c'est vrai qu'il y a quand même un contraste. On a tout de suite parlé de Marrakech, mais en fait, ce n'est pas Marrakech qui a été l'épicentre, même s'il y a des drames, il y a évidemment des personnes qui sont mortes tous les décombres. Mais du coup, on n'est pas dans la même logique. Ce qui est très frappant, ce sont les images de tous ces villages qui ont été là pour le coup, qui sont rasés, puisque toutes les constructions se sont véritablement écroulées. Et du coup, Marrakech a cette capacité, puisque c'est quand même un symbole important pour la vie économique du Maroc, pour ce tourisme qui est tellement important aussi. l'économie du pays. Donc il y a besoin de montrer que finalement, Marrakech revit tout de suite et ne se laisse pas atteindre par ce drame. Une question
Jean-Luc Mélenchon, est-ce qu'à la place qui est la vôtre, vous vous dites parfois, qu'est-ce que je peux faire ? qu'est-ce que vous pouvez faire ?
ne sais pas, on va me le dire. Il y a un peu de pognon ? Oui, évidemment. Les sous, c'est tout de suite. Non, moi j'ai appelé le chargé d'affaires du Maroc et je lui ai dit je suis à votre disposition, ce que vous voulez. Et vous êtes quoi ? Je ne peux pas aller ramasser les pierres moi-même, mais je donne. Alors ce midi, nous avons été convoqués par notre coordinateur, Emmanuel Bompas, parce que… On venait d'organiser une campagne de collecte pour la rentrée scolaire, d'objets, de choses à manger et tout. Et alors comment on fait ? Il ne faut pas que tout soit nous-mêmes, on se fiche la bagaille entre nous. Donc la décision qu'il a prise, après nous avoir tous entendus, c'est qu'on est appelé à aider les associations. localement, chaque fois que quelqu'un en fait quelque chose, pas rajouter une activité de plus en disant « coucou, c'est nous les insoumis, on est plus intelligents que tout le monde », mais on vient donner le coup de main. Et puis mettre la main à la poche, pour ceux qui peuvent, parce que ce n'est pas un moment non plus très favorable en milieu populaire, où nous on est influents, pour mettre la main à la poche, parce que les gens en tirent la langue. Mais tous ceux qui peuvent, oui, il y a un devoir. Plus tu as, plus tu dois.
Il y a parfois des moments où la politique doit laisser toute sa place à l'humain. C'est précisément ce qui ressort de cette intervention de Jean-Luc Mélenchon, consacrée au séisme qui a frappé le Maroc. Loin d'un discours partisan classique, il insiste d'abord sur la solidarité spontanée entre les peuples, en saluant les Français, les Franco-Marocains et les Marocains qui se sont immédiatement mobilisés pour venir en aide aux victimes. Mélenchon défend ensuite une idée importante. La solidarité ne doit pas se transformer en arrogance. Il rappelle que le Maroc est un État souverain, disposant de ses propres compétences, de ses infrastructures et de professionnels capables d'organiser les secours. Selon lui, l'aide internationale doit donc répondre aux besoins du pays plutôt que créer davantage de désordre. Cette réflexion peut faire écho à une vieille tradition de la pensée politique française, la souveraineté des peuples et la fraternité ne sont pas contradictoires. De Jean Jaurès à Albert Camus, une même idée traverse une partie de la pensée humaniste française, la politique ne prend véritablement son sens que lorsqu'elle se met au service de la dignité humaine. Mélenchon élargit ensuite son raisonnement. Face aux catastrophes naturelles qui pourraient devenir plus fréquentes avec les bouleversements climatiques, aucun pays ne pourra nécessairement agir seul. Il évoque ainsi la nécessité de construire une véritable coopération méditerranéenne en matière de sécurité civile. Et c'est finalement dans cette perspective qu'il revient sur l'action de la France insoumise, plutôt que de multiplier les initiatives concurrentes, il explique que les militants doivent s'appuyer sur les associations déjà présentes localement, leur apporter leur aide et contribuer financièrement lorsqu'ils le peuvent. Il résume cette logique par une formule simple. Plus tu as, plus tu dois. Au fond, derrière le séisme marocain, Mélenchon développe une conception profondément politique de la solidarité, respecter la souveraineté, aider sans imposer, coopérer plutôt que se concurrencer, et transformer l'émotion collective en action concrète.
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