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De Bruno Jeudi, alors Bruno, Emmanuel Macron qui reçoit les chefs et candidats en fin de semaine à l'Elysée, Emmanuel Macron bras-dessus-bras-dessous avec le Premier ministre canadien, Emmanuel Macron cette nuit avec Donald Trump à New York, Emmanuel Macron qui interpelle par courrier Ursula von der Leyen, le président de la République est partout depuis quelques jours, il sera même jeudi soir à la télévision, qu'est-ce que ça cache ?
C'est vrai qu'on ne l'entendait presque plus depuis la rentrée et ses dernières vacances au fort de Brégançon, vous savez, à faire du jet ski, ça a fait beaucoup parler. Et puis depuis vendredi, on ne voit plus que lui, vous le disiez Brigitte, cette énumération, une rencontre à l'Elysée avec les chefs de parti, une rencontre ce week-end avec McCarnay à Saint-Pierre-et-Miquelon, la lettre hier à la présidente de la Commission européenne, et puis aujourd'hui ce discours à l'ONU, l'émission de télévision, et vendredi il recevra le pape à l'Elysée. Alors c'est une suractivité qui... Deux hypothèses j'aimais ce matin. Première hypothèse, les derniers feux de la rampe. Le monde entier est un théâtre, écrivait Shakespeare. Emmanuel Macron sait qu'il lui reste quelques mois avant de quitter la scène. Une sortie, ça se soigne. Il veut laisser une bonne image, celle d'un président qui compte encore là où se décident les affaires du monde. Deuxième hypothèse, elle est beaucoup plus... politique pesée sur la campagne. Car de quoi parlent les candidats ? Beaucoup d'identité, de pouvoir d'achat, de sécurité, très peu d'Ukraine, de la relation avec les Etats-Unis, un peu quand même de souveraineté énergétique. Or ces sujets ne sont pas facultatifs, ils s'imposeront au prochain président, qu'il le veuille ou non, en occupant le terrain. Emmanuel Macron leur dit, voilà le monde tel qu'il est, et vous, vous en pensez quoi ? Lui entend être le président du dernier quart d'heure, alors chant du signe, ou coup de force tranquille, un peu des deux sans doute. Macron n'est plus candidat, mais ils refusent d'être spectateur. Reste à savoir si les Français et les candidats... lui feront l'honneur de l'écouter.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Est-ce que ça peut vraiment changer la campagne ?
Ça peut la déplacer, pas la gagner. Le président impose ses sujets. La guerre en Ukraine, Trump, l'énergie, les candidats, eux, préfèrent contourner. Mais on voit bien que ça va quand même les rattraper. Mais il n'a plus de bulletin dans l'urme. Ceux qui le suivent risquent d'être accusés de continuité. Ceux qui le contredisent devront dire ce qu'il ferait à sa place. Dans les deux cas, il les oblige à se positionner et c'est déjà pas mal.
Alors sur le raffinage et les carburants, c'est du concret ou c'est de la com' cette lettre ? à décès à Ursula von der Leyen ?
Je serai moins sévère, les deux quand même. La lettre à Ursula von der Leyen est un signal, Paris veut de la souplesse sur les règles qui pèsent sur les raffineurs et les prix à la pompe, mais tout dépendra de la réponse de Bruxelles et des 26 autres capitales qui n'ont pas toutes les mêmes intérêts pour les entreprises et les automobilistes, ce qui compte n'est pas la lettre mais le calendrier. Un assompliment décidé demain ne se verrait sans doute pas à la pompe avant plusieurs semaines, autrement... Se résume ici toute l'histoire du macronisme. Il y a le volontarisme et les résultats sont longs à se concrétiser. Quand ils se concrétisent. Quand ils se concrétisent. Merci
Bruno. Jeudi, tout est dit. 8h13 sur BFM Business, RMC Live, Canal 25. C'est une chronique à retrouver sur l'application BFM Business en podcast et en replay.