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'invité de ce Smart Impact, c'est Pierre Brosselet. Bonjour. Bonjour. Bienvenue, vous êtes le président du groupe Arverne et vous publiez La solution est sous nos pieds, une énergie propre, infinie et souveraine. Dès demain, c'est aux éditions du Rocher. On reviendra sur ce livre. On va beaucoup parler de géothermie, de géocooling et même d'extraction de métaux. Votre métier, c'est quoi ? C'est la valorisation du sous-sol, en quelque sorte ?
sous-sol avec un... Un zoom très fort sur la géothermie, puisque le sous-sol c'est plus que la géothermie, c'est énormément de choses, mais la géothermie est une composante essentielle de ce que pourrait délivrer le sous-sol en termes d'énergie et de ressources, mais c'est aussi un élément essentiel du mix énergétique qui devrait avoir lieu en France et en Europe. On peut même dire que c'est... La grande oubliée de l'épopée de la transition énergétique, la géothermie, alors que c'est une énergie simple, une énergie facile, une énergie séculaire, une énergie qui est applicable à la maille d'un bâtiment, d'une école, d'un Ehpad, à l'heure où on a des canicules, ce serait quand même intéressant, mais aussi une géothermie plus complexe, avec par exemple en Alsace, de l'extraction de lithium, de métaux critiques. Donc on voit que la géothermie peut répondre à différentes problématiques de la transition, à l'heure où on vit une crise énergétique majeure, et je dirais plus une crise de... confiance, une crise d'optimisme. Il faut redonner une abolition forte et ça, ce serait pas mal avec la géothermie.
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C'est ce que vous ressentez, parce qu'effectivement, on sort de l'été 2026, c'est le plus chaud qu'on ait jamais enregistré en France. On est encore là, on est à deux jours du printemps, on enregistre cette interview et il va encore faire des températures complètement dingues, notamment dans le sud. J'imagine que les collectivités, les entreprises, tout le monde se dit, ah tiens, voilà une solution qui est maîtrisée, qui existe depuis longtemps, on va peut-être enfin se tourner vers elle.
Il est clair que les canicules changent beaucoup de choses, dans le sens où on se tourne vers la géothermie, mais on se tourne trop tard, comme souvent. Alors que d'autres pays s'y sont mis un peu avant, et ont une longueur d'avance. Nous, on a une expertise très forte, puisqu'on a une histoire liée au gaz et au pétrole, et notamment au gaz de lac, depuis le général de Gaulle, avec cette fameuse volonté d'être souverain. Mais donc on possède l'outil, on va dire, mais on n'a pas la vision politique, on n'a pas la vision long terme sur une énergie, encore une fois, qui est facile à produire, qui est sous nos pieds, qui est souveraine. qui est moins cher, qui possède beaucoup de vertus écologiques, mais qu'on ne met pas en œuvre. Et donc les canicules, je dirais presque malheureusement, vont aider à ouvrir les yeux sur la géothermie, puisqu'elle permet, pour la géothermie de surface, de faire du froid, du froid naturel. Quand vous allez dans votre cave, quand c'est l'été, il fait 15 degrés, et quand vous y allez l'hiver, il fait aussi 15 degrés. Et bien cette géothermie, cette stabilité de température, pourrait fournir un froid. en urgence à des établissements comme les EHPAD, les hôpitaux, les lycées, mais aussi sur le long terme, en raisonnant infrastructure, en raisonnant investissement, on pourrait se servir de ces canicules pour enfin faire de la géothermie un élément essentiel. Et c'est ça, Arverne, puisque je suis là aussi pour parler de notre groupe, qui est un groupe assez jeune, mais qui a anticipé, qui est un groupe français, qui est un groupe coté depuis 2023 sur Euronext, 250 personnes, et c'est le seul groupe. français a fait de la géothermie son modèle à 100% voilà on n'a pas la géothermie dans un coin avec avec tout le reste on fait de la géothermie on veut proposer les géothermies territoire, c'est notre mission.
Pour chauffer et pour rafraîchir aussi, c'est ce qu'on appelle le géocooling, c'est encore quelque chose d'un peu différent
ou c'est simplement ce que vous venez de décrire ? Ce bel anglicisme, c'est le rafraîchissement naturel qui, grâce à, comme je le disais, ce 15 degrés qu'on va chercher à 200 mètres, permet de rafraîchir gratuitement, gratuitement, quelquefois ça ne suffit pas, on met un petit coup de clim à côté, mais gratuitement, on peut faire du rafraîchissement naturel dans des établissements qui en ont besoin, mais pour ça, il faut passer par la case forage, bureau d'études. installation de la pompe à chaleur, c'est toute cette intégration que propose Arverne.
Combien de temps ? Imaginons là un ou une chef d'entreprise ou un cadre dirigeant d'une entreprise qui nous regarde et qui se dit « Ok, je vais passer à la géothermie ». Qu'est-ce qu'il doit faire là ? Est-ce que c'est long ? Quel investissement ? Non,
en théorie, ça ne devrait pas être plus long qu'installer une biomasse, qu'installer même une chaudière à gaz. C'est une histoire, quand on parle d'un bâtiment ou d'un petit réseau de chaleur, c'est une histoire de quelques mois. Encore une fois, c'est une histoire de volonté, c'est une histoire de savoir qu'on peut le faire. C'est une histoire de le mettre dans les choix aujourd'hui que les architectes, les bureaux d'études n'ont pas encore. Donc c'est d'abord une question d'inculturation. Mais ensuite, pour la mettre en œuvre, je ne parle pas de la géothermie profonde où, à l'image de l'Alsace, on fait des puits à 2000 mètres, 2500 mètres, où ça demande effectivement des temps longs. sur la petite géothermie, je vous assure que c'est facile, c'est rapide, à partir du moment où on sait que ça existe et on sait qu'on peut le faire sur 95% du territoire français. C'est vraiment qu'une question de culture. Et je le redis, je le répète, cette inculturation va permettre un grand élan d'optimisme, puisqu'il ne faut pas le faire un petit peu à Brest, un petit peu à Paris. Il faut le faire partout, on peut le faire partout. Il faut un plan national, avec une banque de la géothermie, avec des instituts financiers qui s'y mettent, avec des écoles d'ingénieurs qui recommencent à former sur ces métiers, etc. C'est ce
que vous proposez dans ce livre. Vous espérez que les candidats à la présidentielle vont le lire quand même ?
Je n'ai pas la prétention qu'ils le liront. En tout cas, ils liront le pacte sous-sol que la filière est en train d'écrire pour faire de 2027 un vrai tournant vers la géothermie.
Vous l'avez évoqué à l'instant. On parle aussi d'extraction en profondeur et notamment de lithium. Il y a un projet d'extraction de lithium en Alsace. Déjà, comment ça marche ? De quoi on parle ?
La géothermie permet aussi, à certaines profondeurs et dans certaines régions, d'être en contact avec des métaux puisque ces métaux sont dissous dans l'eau donc on fait d'une pierre deux coups on va forer un puits à 2000-2500 mètres on remonte de l'eau chaude cette eau chaude on en extrait les calories dans une première étape c'est de l'énergie pure qu'on envoie dans des réseaux de chaleur pour décarboner des villes ou des industriels et le deuxième étage de la fusée c'est qu'on extrait des matériaux des métaux qui sont dissous dans l'eau, comme du sel. D'ailleurs, c'est du sel de lithium qu'on va extraire. Et ensuite, ce sel de lithium, on va le transformer, on va le raffiner, on va le transformer en carbonate de lithium, qui est le composant essentiel pour fabriquer des cathodes qui, elles-mêmes, participent à la fabrication des... Batterie. Donc c'est assez simple. Il y a une question de chaîne de valeur derrière. Il faut que la France maîtrise toute la chaîne, pas simplement le lithium, mais aussi les catholes, les batteries et les véhicules. Mais la mine, le minerai, les métaux sont la première brique essentielle à cette chaîne de valeur. Et il y en a en quantité dans les eaux chaudes alsaciennes. Donc c'est pour ça que lithium de France, qui fait partie du groupe Arverne... et bien s'attache à extraire ce lithium, donc c'est effectivement un métier d'extraction, mais d'extraction propre, d'extraction locale, d'extraction souveraine, dans un grand écosystème de la géothermie française.
Alors vous annoncez une première production annoncée ou espérée en 2028, et le projet c'est 27 000 tonnes de carbonate de lithium par an, de quoi équiper environ 800 000 véhicules électriques. Les freins ou les étapes ou les obstacles à franchir là, c'est quoi ? Alors
ils sont nombreux, au-delà des freins techniques ou des obstacles techniques, vous imaginez qu'il faudrait un puy être... 2500 mètres, après avoir acquis des données via une échographie du sous-sol, obtenu les permis, donc tout ça c'est beaucoup de temps avec des discussions avec l'État, donc il y a évidemment on va dire un parcours. techniques et techno qu'il faut franchir, on y travaille, et comme on a un ADN d'anciens pétroliers, donc c'est presque une question de réflexe pour nous, donc ça c'est le gros avantage du groupe Arverne, c'est notre expertise. Mais ensuite on a des freins qui sont à la fois réglementaires, on est en France, c'est trop long. Comparé à nos amis allemands qui sont de l'autre côté du Rhin, ils sont deux fois plus rapides que nous en termes administratifs, donc évidemment on souffre de la comparaison après. Il y a des freins mais qui sont plutôt des leviers, pour moi, qui sont des leviers d'adhésion. Je crois personnellement que les Asacéens sont convaincus de la pertinence de la géothermie, et donc du lithium, puisque c'est un coproduit de la géothermie. Maintenant, on est face à des oppositions de principe, quelquefois. On est face à des lacunes d'explication. Donc il faut aller, il faut retourner sur le terrain. Il faut faire comprendre aux gens que pour réindustrialiser, il faut des solutions locales. On nous a tellement presque berné sur le... Le continent européen qui serait, on va dire, une grande place de consommation avec de l'énergie pas chère qui arriverait d'ailleurs. Aujourd'hui, on se rend compte que c'est totalement faux. C'est plus d'actualité. Il faut reprendre l'outil de production, il faut réindustrialiser. Pour ça, il faut l'énergie pas chère, donc de l'énergie locale et du circuit court. Arverne ne travaille que du circuit court. D'ailleurs, on l'a inscrit dans notre raison d'être d'entreprise à mission. Ce qui est nos pieds, ce qui est disponible. localement c'est toujours moins cher, c'est toujours plus vertueux. Et donc ces explications autour de ce principe, il faut du temps pour le raconter, pour l'expliquer, pour se faire un nom. Et donc c'est tout ça que ça tâche à faire lithium de France en Alsace. Et plus généralement, Arverne dans le territoire. Et moi, je suis persuadé que les gens comprennent et qu'ils finiront par adhérer à ça, même si, encore une fois, il y aura toujours des oppositions, qu'elles soient de principe ou parce qu'on est trop près, trop loin, trop ceci,
trop cela. Merci beaucoup, Pierre Beausoleil, d'être venu nous présenter Arverne. Et donc, ce livre, La solution est sous nos pieds, énergie propre, infinie et souveraine. Dès demain, on vous le conseille, c'est aux éditions du Rocher. A bientôt sur Bismarck for Change. C'est l'heure de notre débat. On va parler d'industrie. textile, des solutions, des innovations.