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Bonjour Thomas Ménager. Merci
à vous de votre
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invitation. Merci à vous d'être avec nous. Question d'abord sur cette piste envisagée par le gouvernement dans le prochain budget sur les prix des carburants. Cette règle d'or qui... empêcherait à l'État de faire de nouveaux profits en cas de nouvelle montée du prix des carburants et donc de redistribuer le surplus de TVA généré par la hausse des prix à la pompe. Est-ce que c'est une bonne mesure d'après vous ? Est-ce que vous l'approuverez ? Et le cas échéant, est-ce que vous la voterez ? Alors, ce que
je ne comprends pas, c'est que depuis des mois, il y a David Amiel et tout le gouvernement qui fait le tour des plateaux, qui viennent
vous
dire qu'il n'y a aucun gain de TVA et qu'au final, même l'État s'appauvrit quand les carburants augmentent. qu'il y a près de 60% de taxes, notamment de TVA. Ça fait des mois qu'on dit qu'il faut baisser la TVA au RN parce que c'est l'État qui s'enrichit et les Français qui s'appauvrissent. Et là, on vient nous dire... qu'au final, il y a un surplus de TVA qu'il va falloir redistribuer. Non, s'il y avait un surplus
de TVA.
Alors, soit ils pensent qu'il n'y en a pas, et donc ils prennent les Français pour des idiots, on sous-entend qu'ils pourraient leur en redonner, soit au final, il y en a un, et nous, nous pensons qu'il y en a, et il faut baisser la TVA plutôt que recréer une usine à gaz. Nous, on est favorable à une règle d'or globale sur les finances publiques, c'est-à-dire pour éviter que l'on dépense et que l'on endette encore plus notre pays, et Marine Le Pen la présentera dans quelques jours, au moment de la présentation de notre budget global. et notre stratégie et notre trajectoire d'économie de 125 milliards, mais cette règle d'or, ça a l'air d'être totalement bidon. Vous ne croyez pas
aux chiffres de l'État qui dit qu'il aurait plutôt perdu en recette fiscale parce que les Français achètent moins de carburant ? Moi,
je crois aux données qui ont été sorties par le ministre. Je ne vois pas mentir, mais ce que je ne comprends pas, ça veut dire que quand il annonce... Excusez-moi d'avoir un petit peu un trouble ce matin. C'est-à-dire qu'il sous-entend qu'il y aurait possiblement à un moment où il... il y a eu ou qu'il pourrait y avoir un surplus et qu'on va pouvoir le redonner aux Français. Après nous avoir dit tout l'inverse depuis des semaines. Le
gouvernement explique effectivement que les recettes de TVA ont baissé. ont augmenté de 300 millions d'euros depuis mars, mais il y a à peu près l'équivalent qui a baissé, parce qu'une autre taxe laxise sur le carburant du fait de la baisse de la consommation a baissé, et donc au final, il n'y a pas de cagnotte, il y a même moins de 10 millions depuis le début de la crise. Ce qui est certain, c'est que pour les
finances publiques, ce n'est pas bon la situation dans laquelle nous sommes, où les Français ne consomment plus, ne peuvent plus se déplacer, où certains parfois se posent la question de se mettre en arrêt maladie parce que prendre la voiture et faire 20 km... Payer le carburant, ça coûte plus cher que de rester à la maison, malheureusement. Qu'il y a des entreprises dans le BTP, des artisans qui ne se déplacent plus. Donc c'est vrai que ce n'est pas un bon calcul. Il faut baisser la fiscalité. Tous les pays européens le font autour de vous. C'est ce que vous proposez,
baisser la fiscalité, la TVA à 5,5 sur le carburant. Le gouvernement dit que cette mesure coûterait 12 à 15 milliards d'euros par an. On ne peut pas se le permettre. En revanche, le gouvernement doit annoncer de nouvelles aides ciblées aujourd'hui à 17h. C'est toujours trop peu pour vous, même si on augmente ? pour ceux qu'en ont le plus besoin et pas pour tout le monde ?
Tout ce qui pourrait être fait pour les Français qu'en ont besoin, on n'y sera pas défavorable. Mais quand les autres pays, que ce soit l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie, baissent la fiscalité, soit la TVA, soit les assises qu'il y a sur le carburant dans chacun de ces pays... Ils ne sont pas dans la même
situation économique que nous. Oui, mais
ils voient une chose, c'est que s'ils veulent de la croissance, si on veut que les gens... se déplacent, consomment et après qu'il y ait d'autres recettes fiscales. C'est-à-dire qu'il ne faut pas avoir que les recettes fiscales liées à la baisse et la perte de la TVA. Il faut voir la vision globale. Quand vous avez un pays qui est à l'arrêt, quand les Français n'arrivent plus, je vous dis, à se déplacer, à consommer, à aller dans les restaurants, à aller avoir des activités de loisirs, ils sont aussi dans une situation. très anxiogène, où en fait les Français thésorisent, ils mettent sur leur compte épargne, ils n'investissent plus parce qu'en fait on se rend bien compte qu'on va peut-être arriver à 3 euros sans que le gouvernement n'avise.
– Ça veut dire, si je vous comprends bien, les 12 à 15 milliards que coûterait la baisse de la TVA sur les prix des carburants que vous réclamez, de 20% à 5,5, ces 12 à 15 milliards, ils seraient automatiquement compensés par cette activité, vous les trouvez où ? Déjà, il faut des économies.
C'est-à-dire que nous, nous l'avons dit, il faut faire des économies structurelles sur le budget. On a par exemple le budget de l'Union...
Mais elles sont où des économies ? Les 2 à 15 milliards par an... Emmanuel
Macron a écrit à Ursula von der Leyen pour demander des assouplissements sur la question du raffinage. Mais... Ça peut être une bonne chose. Je pense que ça ne sera pas suffisant. Ça pose des questions environnementales, ça ne sera pas forcément suffisant parce qu'il y aura un temps avant que ça puisse avoir un impact et que le problème, il est dans le détroit d'Ormouz, il est aussi avant même le raffinage sur le prix du baril en tant que tel. Mais plutôt que de demander cela, il aurait mieux fait de demander. Un rabais sur la contribution de l'Union européenne, la contribution nette de la France à l'Union européenne. C'est aussi l'une des pistes dans le budget. On espère parce que cette contribution allait augmenter de 8 milliards entre 2025 et 2027. Il y a même maintenant des projets sur le prochain projet de financement de l'Union européenne d'une augmentation de 60% avec des pays comme les Pays-Bas et l'Allemagne qui ont dit stop, qui dit stop et que ça ne sera pas possible. Donc si on cherche ces 10, 12, 15 milliards en fonction du niveau que l'on mettra de baisse de la TVA aujourd'hui... Il faut plutôt les récupérer sur cette contribution et sur d'autres économies structurelles. Les 12-15
milliards, vous les trouvez sur la contribution au budget de l'Union Européenne ? Nous,
on est ouverts. Nous, on a une liste d'économies structurelles. L'année dernière, on avait fait un budget, un contre-budget avec 50 milliards d'économies. Ça va du coup de l'immigration, au budget de l'Union Européenne, à l'aide publique au développement, à la fraude fiscale et sociale, au train de vie de l'État, aux agences. On peut supprimer le CESE, on peut supprimer les régions. Vous avez beaucoup de choses à financer
? La baisse de la TVA, la réforme des retraites ? Bien sûr, mais c
'est un budget. avec bien entendu certains retours de fiscalité, c'est-à-dire des retours d'argent dans la poche des Français, avec bien entendu des baisses de fiscalité et en même temps des économies structurelles. Et c'est un package global. Et cette stratégie sur plusieurs années, elle sera présentée dans quelques jours en plus par Marine Le Pen, au-delà du contre-budget qu'on peut retrouver en ligne déjà de l'année dernière, où là il y avait 50 milliards d'économies.
Emmanuel Macron a été reçu par Donald Trump hier à son arrivée à New York en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies. Ils ont parlé de la situation en Mer Rouge, de la guerre en Ukraine. Le président s'est dit prêt à œuvrer à la sécurisation des sites pétroliers en Arabie Saoudite, visés par les outils du Yémen. Est-ce que vous soutenez cette initiative du président ? Est-ce que vous lui faites confiance pour résoudre cette crise qui pèse sur les prix des carburants ?
Ce qui est certain, c'est qu'il y ait des échanges avec Donald Trump, avec tout le monde, parce qu'on sait bien que le nerf de la guerre et le sujet, c'est le choix et la vision de Donald Trump et la manière dont il va traiter ce conflit. Sur cette question, on a toujours dit qu'il fallait protéger nos alliés. nos alliés dans la zone et aussi nos intérêts stratégiques, personnels. Après, sur cette question... d'envoi en tant que tel, d'après ce que je comprends, des premiers éléments qui ont été donnés de troupes, moi je laisserai Marine Le Pen, Jordan Bardella s'exprimer, c'est des sujets très précis, on est dans une situation très complexe, mais qui est la protection de nos intérêts.
Il ne s'agit pas de prendre part au conflit, mais d'aider à... C'est toujours quelque chose,
on sait très bien que ce sont des éléments qui doivent être regardés avec précision, et toute la diplomatie c'est quelque chose qui est sérieux et qui doit être traité directement par Marine Le Pen. Justement,
Marine Le Pen... n'était pas, on va en parler, à la réunion proposée par le chef de l'État vendredi à l'Élysée pour informer les chefs de parti de la situation internationale. Elle était conviée. Les candidats et les chefs de parti. Non seulement elle ne s'est pas rendue à l'Élysée, mais elle a aussi raillé, lors d'un déplacement dans la foulée, cette réunion présidentielle.
Oui, alors ça, n'importe qui est capable de le faire. Vous allez dans les rues, là, vous demandez à quelqu'un, il est capable de vous dire « Ouh là là, il y a un problème à l'international et donc c'est catastrophique pour les intérêts de la France ». Mais et ?
Mais, dit donc Marine Le Pen. Et coup de théâtre, le lendemain, elle signe un communiqué avec Jordan Bardella sur la détérioration de la situation sécuritaire en Europe et parle d'une situation d'une extrême gravité. Alors on a un peu de mal à comprendre si la situation est si grave. Pourquoi ne s'est-elle pas rendue à cette réunion proposée par le chef de l'État ? On a la chance d
'avoir deux... peut-être deux leaders, un qui sera Premier ministre, l'autre qui sera Président de la République. Et donc, en fonction de leur agenda, ils se répartissent la charge de travail pour représenter les millions de Français qui les soutiennent au Rassemblement National. Sauf que là,
on vient de l'entendre, elle avait l'air de dire que le Président en faisait trop et puis finalement... Non, non, elle a l'air de dire que le Président a
réuni tout le monde pour dire ce que l'on sait globalement déjà. On est dans une situation géopolitique. jamais vu, une situation très complexe où aujourd'hui... Le lendemain, elle-même
fait un communiqué pour dire que la situation est très grave. Donc en fait, elle reproche au président ce qu'elle fait elle-même le lendemain.
C'était pour se rattraper de son absence. On n'a pas entendu le même son. Elle dit juste qu'il dit... Elle dit
« Oulala, le président, tout le monde est capable de dire qu'il y a un problème international ».
En fait, excepté de réunir pour dire que la situation est grave, nous on est dans une situation très complexe aujourd'hui, que c'est explosif, même pour les intérêts de la France, et qu'on voit bien que la pression ne fait que monter à la... à la fois en Iran et à la fois de la part de Vladimir Poutine, à la fois en menaçant continuellement ses attaques contre l'Ukraine et petit à petit en menaçant un certain nombre de pays européens, de manière directe ou indirecte. Elle a juste constaté qu'Emmanuel Macron, notamment sur la question des carburants, c'est ce qu'on avait reproché après à l'issue de cette rencontre, n'apporte aucune solution, si ce n'est de faire un constat. constat partagé, une situation complète. Et c'est ce qu'elle fait le lendemain
dans un communiqué. Est-ce que c'est sérieux une candidate qui, le vendredi, dit « Ouh là là, c'est ridicule de faire une réunion sur l'international » et qui le samedi publie un communiqué pour dire « La situation internationale est très grave ». Ce n'est pas
de faire une réunion sur l'international, c'est de faire une réunion où on n'apporte rien. On ne dit rien. C'est pas ce qu'ont dit les participants à la sortie. Ils
ont été informés quand même par les plus hautes têtes du renseignement. Sans donner aucune réponse.
Ce qu'on attendait aussi du président de la République, c'est d'avoir une vision et des réponses pour les Français. C'est une réunion d'information. Ça n'intéresse pas en tant que peut-être... Elle souhaite être présidente de la République dans 7 mois. Vous cherchez la polémique là où il n'y en a pas. Il y a Jordan Bardella qui y était. Elle considère qu'Emmanuel Macron n'a apporté aucune solution, notamment aux problématiques et à l'impact de ces crises géopolitiques sur la France et sur le quotidien des Français. Voilà tout ce qui a été dit par Marine Le Pen.
Thomas Ménage, vous haussez le ton dans ce communiqué contre Moscou. Vous n'avez jamais eu un ton aussi dur contre Moscou. Vous avez aussi un député, Laurent Jacobelli, qui est en Ukraine en ce moment en tant que rapporteur de la mission parlementaire sur l'avenir de l'industrie de défense terrestre en Europe. C'est la première fois depuis le début de la guerre, depuis 2022, qu'un député Rassemblement National se rentre en Ukraine. Vous avez attendu 4 ans et demi. Vous êtes les soutiens de la 25e... Non, enfin il
y avait mon collègue... Alexandre Sabatou, qui était allé aussi dans le cadre député de l'Oise, qui était allé, je crois, il y a un an et demi ou deux ans, et qui s'était rendu. Donc nous, il n'y a aucun... Au bout de trois ans. mais attendez, on y est rendu à plusieurs reprises. Là, il y a Laurent Jacobelli. Vous savez, faire du cinéma, c'est-à-dire faire de la communication comme tous les candidats du bloc central ont fait en allant en Ukraine, n'apporte rien forcément à la crise. La crise, elle va se régler avec ce qu'on appelle nos voeux depuis maintenant un certain nombre d'années, depuis le début de cette crise, depuis le premier jour où on a dénoncé l'invasion de l'Ukraine par la Russie. C'est une conférence internationale. Pour la paix, il y a eu 2 millions de pertes civiles et militaires. Donc il faut continuer à soutenir l'Ukraine, mais il faut surtout trouver une... Mais vous dites qu'il faut
arrêter d'aider l'Ukraine en même temps. Non, non, non. Il faut reprendre
les éléments tels que nous les disons. Et je sais que c'est quelque chose de très précis sur cette question de l'Ukraine. C'est-à-dire que nous avons dit que nous tiendrons les engagements qui ont été pris. Qu'il fallait continuer à soutenir l'Ukraine d'un point de vue humanitaire, dans des armes défensives, dans les sanctions qui sont faites contre la Russie, mais des sanctions qui n'ont pas d'impact. contre les intérêts de la France. Où est la vérité, Tom Aménager ? Mais à un moment qu'on ne pourrait pas envoyer indéfiniment des milliards quand on n'arrive pas aujourd'hui à boucler notre budget et que la France est au bord de la faillite.
Votre vice-président Louis Alliot dit qu'il faut couper le robinet des aides à l'Ukraine. Vous parlez des milliards, l'aide financière directe de la France à l'Ukraine, hors matériel, hors contribution à l'Union Européenne. L'aide financière directe sur les quatre dernières années, c'est quoi ? C'est 8 milliards. — C'est 800 millions. Aide financière directe. — Ah, au total.
Moi, je pensais
que vous parliez au total. — Avec le matériel militaire, c'est 8 milliards sur 4 ans et demi. — Alors attendez, vous oubliez quelque chose, M. Levan. — Est-ce que c'est avec ça qu'on s'ouvre les finances de la France ?
— 15 milliards de prêts non garantis dans le cas du prêt de 90 milliards. La part de la France, c'est 15 milliards. 15 milliards dont l'hypothétique remboursement de ces 15 milliards pour le budget de la France dépendra du bon vouloir de la Russie. Donc ce n'est pas uniquement ces 8 milliards dont ces 800 millions, c'est aussi 15 milliards. Donc à un moment, il y a quand même une question qui doit se poser, c'est de ne pas envoyer indéfiniment de l'argent sans apporter les réponses et sans chercher une issue. c'est tout ce que nous disons au Rassemblement National.
Un mot, Thomas Ménager, vous dites que vous continuez à livrer des armes défensives à l'Ukraine, et donc pas offensives, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, est-ce que vous continuez à livrer par exemple des canons César ?
Oui, parce que c'est hybride et ça c'est considéré. Et les missiles à longue portée ? On a toujours fixé une règle précise sur cette question, c'est de se dire qu'il ne faut pas non plus que ça remette en cause notre capacité de réarmement si demain la France était menacée. Le sujet, il est là. On entend ce que vous
dites, mais les missiles à longue portée, ceux qui peuvent utiliser le territoire russe ? Moi je ne suis
pas un spécialiste de savoir dans quel cas ces missiles peuvent être utilisés de manière défensive ou offensive. C'est vous qui dites distinction défensive ou offensive. membre de la commission de la défense. Sur cette distinction, je ne pourrais pas vous apporter de réponse. Ce qui est certain, c'est qu'on veut aujourd'hui que l'Ukraine puisse se protéger et que la guerre s'arrête et qu'il faut donner les moyens, bien sûr, à l'Ukraine de se défendre, de se protéger, d'arriver toujours à la table des négociations la plus forte possible. vis-à-vis de Vladimir Poutine, mais qu'à un moment, nous n'avons plus les moyens indéfiniment et qu'on peut s'interroger du niveau financier qu'on pourra donner à l'Ukraine dans les prochains mois.
Thomas Ménager, député du Loiré, porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée. Vous restez avec nous, bien sûr, et on vous retrouve juste après l'info en une minute à 8h48. Maureen Suignard.
Les annonces sont attendues à partir de 17h et seront à suivre sur France Info. Plusieurs ministres vont détailler les aides que l'État veut poursuivre ou mettre en place pour aider les entreprises et les Français en général pour faire face à la hausse des prix des carburants élevés. Le gouvernement va aussi proposer aux parlementaires une règle d'or dans le budget 2027 pour redistribuer le possible surplus de TVA généré par la hausse des prix des carburants. Et pour empêcher de nouvelles flambées des prix, Emmanuel Macron a fait une proposition à... Donald Trump que la France protège des sites énergétiques en Arabie Saoudite. Il veut aussi une trêve énergétique dans le conflit en Ukraine. Les présidents français et américains se sont entretenus pendant 45 minutes à New York avant le début de l'Assemblée Générale de l'ONU. Une attaque par balle en Turquie près d'Izmir. Devant un établissement scolaire, il y a des blessés, au moins 5 blessés selon les médias locaux. La police et des équipes médicales sont déployées sur place. L'auteur n'a pas encore été identifié. Alors que des produits hyperprotéinés ont envahi les rayons des super-magas, L'association Foodwatch alerte ce matin. Ils sont souvent ultra transformés et mauvais pour la santé. France Info.
8.30 France Info, Simon Le Baron, Agathe Lambret.
Avec Thomas Ménager, député porte-parole du groupe. Rassemblement national à l'Assemblée. On en sait plus sur le projet de budget du gouvernement. Je vous cite quelques mesures. Baisse des subventions aux énergies renouvelables. Délai de carence avant que les étrangers touchent des allocations qui ne dépendent pas du travail, comme les aides au logement ou les allocations familiales. Ou encore tentative de diminuer, justement on en parlait, la contribution de la France au budget de l'Union Européenne. C'est quoi ces cartons pleins pour le RN ? Tout ce que vous proposiez se retrouve dedans ?
On attendra de voir parce que certaines de ces mesures ont déjà parfois... a été envoyé comme des ballons d'essai et ne se sont pas réellement retrouvés concrétisés lors du budget. Donc on va voir le budget qui sera présenté. Le gouvernement essaie de vous amalouer quand même
ou pas ? Est-ce que vous voyez que le gouvernement vous tend la main ?
Nous on a une ligne assez claire, c'est que nous ne sommes pas la France insoumise, on n'est pas pour une censure automatique. Donc on attendra de voir le budget qui nous sera présenté, on cherche la stabilité, notamment parce que quelques mois après ce vote du budget, il y aura la possibilité lors de l'élection présidentielle d'une nouvelle majorité de faire un projet de loi de finances rectificative. Donc nous l'avons dit, on va chercher un équilibre, mais on n'est pas prêt à tout accepter au détriment des Français de leur pouvoir d'achat. Alors qu'est-ce que vous n'acceptez pas ? participer à une volonté de la part du gouvernement, mais il ne faudra pas cela. Si derrière, ça ne suffira pas, si derrière, je vous dis, rien n'est fait sur les carburants, si les retraités sont sacrifiés et si la situation n'est pas prise en compte en matière de pouvoir d'achat.
Quand vous dites qu'il y a des choses qu'on ne pourra pas accepter, c'est quoi par exemple ? Sur les retraités, geler les pensions au-dessus de 2034 euros, pour être tout à fait précis, ça c'est une ligne rouge pour vous ? Surtout que c'est pire que ça,
c'est que ce qui est proposé c'est geler. mais sous-indexés, ceux à partir de 1260 euros. C'est-à-dire que le seuil de pauvreté est autour de 1300 euros en France, et on va considérer qu'on va pouvoir appauvrir des gens, déjà des gens, qui sont sous le seuil de pauvreté. Donc ça, non, sachant que ces personnes-là subissent la hausse de l'alimentation, de l'énergie, et notamment des carburants.
Pour être tout à fait précis, pour les gens qui nous écoutent, on en parle, mais il faut toujours le rappeler, en dessous de 1260, donc les toutes petites pensions, ou les plus petites pensions, elles continueront à augmenter. rythme que l'inflation, entre 1260 et 2034, ce sera moins vite que l'inflation et je l'ai au-dessus de 2034. Voilà. Ça, pour vous, si c'est dans le budget, vous votez compte, vous censurez ? Ça,
c'est un impôt déguisé. C'est-à-dire que c'est reprendre de l'argent dans la poche des Français puisque ces retraités qui ont travaillé toute leur vie, et notamment des retraités
qui, je vous le dis, sont au niveau du seuil de pauvreté. – On a compris votre position, mais est-ce que ça vaut la censure ?
On se posera la question de l'ensemble et de la globalité du budget. En
2024, Thomas Ménager, vous aviez mis en avant pour censurer Michel Barnier, malgré tous les gestes qu'il avait eus à votre écart, notamment sur le recul sur le déremboursement des médicaments ou sur la taxe sur l'électricité, vous l'aviez quand même censuré à la dernière minute sur ce sujet de la sous-indexation des retraites. Est-ce qu'aujourd'hui, vous pouvez nous dire si on touche aux retraités, on censure ?
Je sais que ça peut paraître étrange quand on écoute, mais il faut que les Français comprennent qu'un budget, c'est un global. C'est-à-dire que si d'un autre côté, il y a cette sous-indexation, mais qu'il y a une baisse massive des prix des carburants, de l'électricité, du gaz, parce qu'il y a la baisse de la TVA, donc ça veut dire que ces retraités, certains sous-indexés, s'en sortent bien mieux. On se posera la question, c'est un équilibre. Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, on ne s'oriente rien sur les carburants, rien sur le pouvoir d'achat, une sous-indexation des retraites, voire une désindexation pour certains retraités qui ne sont pas des retraités riches, c'est-à-dire au-delà de 2000 euros, et que là, on s'oriente, si le gouvernement ne change pas sa copie, mais ce n'est pas encore la copie, donc on attendra de voir, c'est quelque chose sur lequel on pourrait bien entendu censurer.
Donc vous êtes ouvert et vous pourriez être la planche de salut du gouvernement.
n'est pas la planche de salut, c'est qu'aujourd'hui on est dans une situation catastrophique où les taux d'intérêt sont à 4,5, que si le budget est un budget équilibré, il ne sera jamais le budget du Rassemblement national, nous n'avons à l'heure actuelle pas la majorité. Donc si les Français ne sont pas sacrifiés, qu'il y a vraiment des économies structurelles, qu'il n'y a pas au global de hausse de fiscalité, de hausse d'impôt et donc de détérioration de leur pouvoir d'achat, on refera un budget quelques mois après pour améliorer. ce qui était mauvais dans ce budget, faire le budget du Rassemblement national, mais on ne cherche pas à faire en sorte que le pays passe dans une situation où les taux d'intérêt exploseraient. Et une loi spéciale qui coûterait potentiellement
15 milliards d'euros et qui pourrait handicaper le nouvel exécutif. Vous voulez éviter ça si vous arrivez au pouvoir ? C
'est ça, il faut éviter dans tous les cas. Déjà parce que quand on arrivera au pouvoir, si les Français nous font confiance, on ne souhaite pas que la situation soit pire qu'elle est actuellement. Et surtout parce que dans l'intérêt de la France et des Français, une situation financière avec des taux d'intérêt qui explosent ne serait pas une bonne chose pour eux.
Il y a une autre mesure qui est proposée par Sébastien Lecornu dans ce projet de budget. Un délai de carence pour le versement. Agathe en parlait de certaines allocations aux étrangers. Marine Le Pen parle d'une victoire idéologique. Vous savez combien ça pourrait rapporter ?
Alors ça, ça dépend du délai de carence. Nous, ce que l'on propose, c'est qu'il y a deux types de prestations, qu'on soit clair. Il y a des prestations contributives, celles que vous payez comme un système assurantiel, l'assurance chauvage, que vous soyez étranger ou français, vous y avez le droit directement. Celles qui sont non contributives, vous avez cité les APS, le RSA, celles qui ne nécessitent pas d'avoir cotisé un seul euro pour en bénéficier, celles-ci, nous nous proposons de les réserver aux Français et à des étrangers qui ont déjà travaillé 5 ans d'équivalent. temps plein sur le sol au SMIC. Vous le chiffrez à combien ? Ça, c'est un gain de 15 milliards si on réservait avec ces 5 ans, on les réservait aux Français, ou ceux avec 5 ans. Là, le délit de carence, s'il est d'un mois, s'il est de 6 mois, s'il est de 2 ans, s'il est de 5 ans, c'est absolument pas la même économie pour le budget. Vous
dites que c'est avant tout symbolique ce que propose
le gouvernement ? Je ne vais pas taper le gouvernement, ça ne connaît pas aujourd'hui précisément la mesure. Ce qui est certain, et Marine Le Pen l'a dit, c'est qu'on nous a dit depuis des années que c'était honteux. que ce n'était pas possible, qu'on était inhumain de dire que, comme dans beaucoup de pays du monde, pour obtenir un certain nombre de prestations, il faut être soit français, soit avoir fait preuve de participation à la solidarité nationale, en participant à l'état de providence, en versant des cotisations, en versant de la fiscalité, avant d'avoir les mêmes droits. Aujourd'hui, on se rend compte que c'est possible et ça, c'est déjà une belle victoire pour le Rassemblement national.
Thomas Ménager, on a vu ces dernières semaines plusieurs divergences de fond au sein du Rassemblement national, notamment sur le voile, sur les retraites. Est-ce que vous êtes sûr que le ticket que vous présentez aux Français, le tandem Bardella-Le Pen, ne va pas exploser en plein vol ?
J'en suis certain. Pour connaître les deux, pour connaître Marine Le Pen et Jordan Bardella, pour les voir en privé, c'est-à-dire au-delà des propos balancés, déformés, d'échanges internes, qu'il peut y avoir des... fois sur le fond, on est bas, on n'est pas en dictature, on apporte chacun nos arguments et Marine Le Pen, Jordan Bardella les écoute et après ils tranchent et après on tranche une ligne et on le défend tous. Si aujourd'hui Marine Le Pen et Jordan Bardella défendent. exactement le même programme, qui sera le programme qui va être dévoilé progressivement tout au long de cette campagne.
Il sera bien Premier ministre Jordan Bardella ?
Oui, aucun doute sur le fait que Jordan Bardella, on aura cette majorité qui permettra que Jordan Bardella soit Premier ministre, mais il faudra d'abord gagner les présidentielles et après les Français nous fassent confiance en donnant cette majorité.
Un mot des sénatoriales, dimanche, élection sénatoriale, vous espérez pour la première fois former un groupe au Sénat, donc 10 sénateurs, ce serait un pas important pour vous dans la course vers l'Elysée ?
Tout ce qui permet au final que les électeurs du Rassemblement national, les Français qui sont aujourd'hui derrière, ce qui est le premier parti selon tous les sondages, soient aussi représentés. au Sénat, dans cette deuxième chambre, qui a un rôle aussi important et que leur parole puisse être portée, qu'on ait ce groupe, bien entendu, ça peut être qu'une étape supplémentaire. – Est-ce
que ça ne souligne pas en creux votre manque d'implantation locale, puisqu'on le dit, ce serait une première ? Vous avez aussi un groupe à l'Assemblée nationale de moins de 90 députés qui est important, mais qui est très loin de la majorité, évidemment. Est-ce que ce sera un handicap pour gouverner ? – On a le premier groupe
à l'Assemblée nationale, on en a plus. On a avec nos alliés de l'UDR… 120 députés. Donc aujourd'hui, on a une première étape qui a été l'arrivée à l'Assemblée nationale il y a moins de 4 ans. Vous n'avez pas d'inquiétude sur votre
capacité à gouverner ?
Ah non, aucune inquiétude. Après, aujourd'hui, oui, on avait historiquement un retard sur le nombre de maires. Mais on a fait des élections municipales qui ont été une réussite avec plus de maires, plus de conseillers municipaux. Et petit à petit, puisqu'on le sait, c'est une élection qui est indirecte au Sénat, il faut aller dans les territoires, ce qu'on a fait. Et on progresse chaque jour en travaillant aux côtés des Français. Merci. Merci beaucoup Thomas Ménager,
porte-parole des députés du Rassemblement National. Merci à vous de nous avoir suivis et merci Agathe. Je vous dis à demain.