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Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. Je reçois ce soir Sarah Knafo, bonsoir. Bonsoir. Merci d'avoir accepté cette invitation. Merci à vous. Vous êtes députée reconquête au Parlement européen. Votre livre « Le casse du siècle » s'est installé en tête des ventes. Vous avez, comme vous le dites vous-même, suivi l'argent. Vous proposez une enquête sur le vol par l'État de l'argent des Français pour insuire le procès avec l'enquête, l'instruction, l'audience, les accusés. Tout commence par la fiche de paye de Nicolas, salarié fictif, au revenu médian, marié, père de deux enfants. qui va servir de base à votre démonstration. On va parler naturellement ce soir de votre livre. Un mot quand même, c'est l'actualité. Le gouvernement a annoncé 450 millions d'aides pour aider les Français à amortir le choc avec la flambée des carburants. Est-ce que vous considérez que la réponse est à la hauteur ? Absolument pas.
Et c'est encore la même arnaque que nous fait le gouvernement. S'il nous annonce 450 millions d'euros d'aides, vu qu'on a en France 39 millions d'automobilistes, ça signifie que c'est 11 euros par personne. J'ai fait le calcul, quand vous avez 39 millions d'automobilistes, ils payent en moyenne 800 euros de taxes. par an sur leur essence. 800 euros de taxes sur leur essence, le gouvernement leur en rend 11. C'est-à-dire qu'il prétend faire l'aumône à des gens avec leur propre argent.
Vous avez bien compris que ça ciblait uniquement les gros rouleurs, ceux qui sont le plus exposés, certaines professions, etc. Vous imaginez que c'est encore pire.
L'ensemble des automobilistes payent 800 euros par an. Ils ne recevront jamais la moitié de leur argent. Le gouvernement donne à certains, il cible certaines catégories, qui vont devoir effectuer des procédures extrêmement longues, remplir des documents. des serfas, d'ailleurs le gouvernement lui-même se plaint d'un non-recours au droit et pour cause. Imaginez le nombre de formulaires que vous devez remplir pour espérer récupérer un tout petit peu de l'argent que le gouvernement vous a pris. J'ai une solution qui est beaucoup plus simple, le laisser dans la poche de l'automobiliste. Donc baisser l'axis sur le carburant de 27 centimes, supprimer les certificats d'économie d'énergie. 15 centimes, à la fin, ça voudrait dire qu'aujourd'hui, le litre d'essence serait à près de 1,80 euros. Ça coûte combien ? 12 milliards d'euros pour la baisse de l'axi sur le carburant, qui est financée par un plan d'économie de 140 milliards d'euros, j'espère qu'on parlera. Et quant au certificat d'économie d'énergie, c'est transparent pour l'État. Ils ne reçoivent pas de recettes, c'est une obligation qui pèse sur les pétroliers et qui est ensuite répercutée dans le prix. Donc ça ne coûte pas. 12 milliards d'euros amplement
financés. Le gouvernement dit au fond, on sait que ça va durer. C'est ce qu'on comprend. On est obligé de rester sur des aides de ciblés parce que tout ça va coûter trop cher pour les finances de l'État. Est-ce que ça s'entend, ça ?
Non, ça s'entend pas. Ce qui s'entend, c'est de dire qu'on ne maîtrise pas le cours du pétrole mondial. Ça, c'est vrai. On ne maîtrise pas ni le détroit d'Ormuz, ni la baisse des capacités de raffinerie, que ce soit du fait de la guerre au Moyen-Orient ou du fait de la guerre en Ukraine. Ça, c'est vrai. La seule chose qu'on maîtrise, que l'État maîtrise, c'est le poids de ses taxes. Quand on sait aujourd'hui que sur 2 euros... le litre d'essence, vous avez un euro qui est pris par l'État et un autre euro qui est le vrai coût à la pompe, vous vous apercevez que la moitié du prix dépend de l'État. Sur cette moitié du prix, que l'État perçoive des taxes, pourquoi pas ? Mais la moitié, c'est évidemment excessif. On peut les laisser, les seuils de l
'Union européenne nous le permettent. Quand le gouvernement dit de toute façon qu'il y aura une espèce de règle d'or, à partir du moment où on percevra plus de taxes avec la montée des prix des carburants, on redistribuera aux Français, ce n'est pas acceptable ça comme procédure ? Alors
c'est ce qu'il prétend être en train de faire avec les 450 millions d'euros d'aide. Je viens de vous montrer 11 euros par automobiliste en moyenne versus 800 euros de taxes payées par an. Donc évidemment, ça n'est pas acceptable. Il faut que le gouvernement arrête d'essayer de nous acheter avec notre propre argent. La meilleure chose qu'il peut faire... C'est mieux
que la baisse de la TVA ? Que propose Marine Le Pen ? C'est très simple à lire, c'est TVA de 20 à 5,5, ça coûte pareil que vous,
12 milliards. C'est infiniment mieux, pour quelles raisons ? Pour les entreprises, c'est transparent la TVA, puisque de toute façon, ils vont la reverser à l'État. Donc les entreprises ne bénéficient pas de cette mesure. Moi, je pense qu'on a chez nous un programme qui est véritablement pro-entreprise, beaucoup plus que le Rassemblement National, ça se vérifie sur d'autres sujets. La baisse de l'axi sur le carburant, elle bénéficie à tous les automobilistes, qu'ils soient des gros rouleurs, des entreprises, des particuliers, des retraités, tous ceux qui nous écoutent, tout le monde en bénéficie. A l'inverse, la TVA ne bénéficie qu'aux particuliers. Donc non, je pense que la baisse de l'accès, c'est la meilleure mesure. Et j'invite ceux qui nous écoutent à voir combien ils gagneraient avec ça sur combienjegagne.fr. J'ai créé un simulateur. Chacun peut inscrire son véhicule et il voit combien il gagne par an et par mois grâce à ces mesures.
Alors effectivement, vous proposez un plan d'économie de 140 milliards. C'est aussi l'objet de ce livre. Je précise que Marine Le Pen, elle dit 125 milliards d'économie. On a l'impression qu'il y a... Tous les 5 ans, attention. Elle
dit 125 milliards sur le quinquennat. C'est plus de 500 milliards de différence entre nous. Nous, c'est 140 milliards. par an, et c'est au minimum. Elle, c'est 125 sur tout un quinquennat.
Le sujet, c'est quand on est aux responsabilités, et on voit bien que le gouvernement propose un plan d'économie de 54 milliards, parce qu'il faut faire passer ces mesures. Ce qui m'a interpellée quand j'ai lu votre livre, je me suis dit, bon, très bien, voilà ça et ses propositions. Prenons un exemple, vous proposez de supprimer 800 000 fonctionnaires. Pas de fonctionnaires, postes. On ne va pas supprimer les gens. Non, postes de fonctionnaires. On a bien vu qu'Emmanuel Macron ait proposé de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires qu'il ne l'a pas fait, Nicolas Sarkozy précédemment aussi. Ce qu'interroge votre livre, c'est la méthode. C'est la méthode. Comment, alors même qu'on voit que les fonctionnaires, quand on gèle leur point d'indice, sont dans la rue et se mobilisent, qu'est-ce que vous... Au fond, comment est-ce que vous embarquez les Français avec des mesures qui sont aussi radicales ?
Je dirais que c'est d'abord une excellente question. Premier élément, ma mesure n'appauvrit personne, alors que les mesures proposées par le gouvernement appauvrissent notamment les fonctionnaires. Avec les mesures que je propose, ils s'enrichissent, puisque la suppression de la CSG d'activité permet une hausse de salaire de 10% pour les fonctionnaires, comme pour les indépendants, comme pour tous les salariés de ce pays. Ensuite, pour les postes, donc on ne supprime pas les gens. Attention, on ne remplace pas 800 000 postes de la fonction publique. Moi, j'ai été magistrée. à la cour des comptes donc ce qui m'intéresse surtout c'est la méthode c'est comment on agit comment est-ce qu'on met en oeuvre pas juste les grandes mesures et du rouge qui tâche sur les 800 milles ce dont on s'aperçoit aujourd'hui dans la fonction publique c'est que vous avez un turnover naturel donc des gens qui partent naturellement c'est près de 500 mille fonctionnaires qui s'en vont tous les ans démission départ en retraite changement de poste fin de contrat pour ceux qui sont en cdd
sont ou à l'hôpital ou dans les écoles ou
dans l'administration ou dans le contrôle ou en train d'inspecteurs ou en audition on peut citer aussi la plupart des fonctions administrative ne sont ni médecins. Ni gendarmes, ni policiers, ni pompiers. J'ai fait le calcul, il y a 2 millions de fonctionnaires sur 6 qui occupent ces fonctions essentielles. Tous les autres occupent d'autres fonctions, ne sont ni pompiers, ni magistrats, ni policiers, ni gendarmes. Maintenant sur la méthode. Donc vous avez 500 000 fonctionnaires qui quittent la fonction publique tous les ans. On n'en remplace pas ceux qui ne sont pas dans ces fonctions publiques essentielles que je viens de citer. A la fin du quinquennat, ça veut dire que vous avez eu énormément de départs, 2,3 millions. Et l'appareil d'État tourne encore. Et l'appareil d'État tourne encore. Alors là, on va vous poser une merveilleuse question. Il y a en 1997, je pense que... Dans ceux qui nous écoutent, certains étaient déjà nés en 1997. On avait 1,3 million de fonctionnaires en moins. Je pense pouvoir les prendre à témoin si je leur demande si l'hôpital tournait moins bien, si nos écoles tournaient moins bien. Au contraire, tous les services publics ont décliné alors qu'on y a mis plus de gens. Donc ce que j'explique dans le casse du siècle, c'est que ça n'est
jamais une question de moyens. En même temps, la part de la fonction publique dans l'emploi total en France est proche de la moyenne des pays de l'OCDE ? Non, elle est bien supérieure. C'est plutôt stable
sur le dernier... C'est bien supérieur et on était déjà supérieur il y a 30 ans. Maintenant, quand vous observez que sous Emmanuel Macron... Emmanuel Macron. Il y a eu plus de 400 000 fonctionnaires. Personne ne pense que ce soit Emmanuel Macron. Les services publics se sont améliorés. Ce que j'ai observé, et ce sur quoi j'ai enquêté, je finis juste sur ça, c'est une décorrélation énorme entre le service rendu et les moyens qu'on aimait. Je vous donne un seul exemple. Au ministère de l'Agriculture. Depuis 1980, le nombre d'agriculteurs a été divisé par deux. Dans le même temps, le nombre de fonctionnaires du ministère de l'Agriculture a été multiplié par deux. Plus de fonctionnaires, moins d
'agriculteurs. Il y a comme un problème. Comment ça passe ? Comment vous embarquez les Français ? A la fin de votre livre, vous dites, au fond, tout ça, ce sera gérable, parce que si la CGT décide de bloquer des trains, elle ne bloquera plus un président isolé dans son bureau de l'Elysée, mais le peuple français qui aura voté massivement pour les ruptures qu'elle veut empêcher. Vous pensez qu'un programme d'économie tel que celui-ci serait acceptable par la France telle qu'elle est aujourd'hui, pas celle qu'on rêve, celle qu'elle est aujourd'hui ? Moi j'aime
la France telle qu'elle est aujourd'hui, mon but n'est absolument pas de changer le peuple. De la brutaliser ? Tout au contraire. Je propose un programme d'enrichissement pour les Français, pas un programme d'austérité. Pourquoi est-ce que les Français... Vous parlez de Thatcher comme ça à la fin de votre vie. Parce qu'ils vont s'enrichir. Ce que je dis dans ce chapitre, c'est que... Je veux que ces réformes passent par référendum, comme en Suisse. Gouverner la France comme on gouverne la Suisse, c'est-à-dire avec son peuple. Que le peuple français puisse décider et reprendre en main son destin. Vous me demandez si la France voudra ça. Elle le veut déjà. Vous avez un sondage IFOP du mois de juin qui dit que 70% des Français veulent une thérapie de choc, je cite l'intitulé exact du sondage IFOP, c'est-à-dire déficit zéro, baisse de dépenses et baisse d'impôts. Ça tombe bien, c'est exactement ce que je propose. Pas un plan d'austérité, mais un véritable programme d'enrichissement. Baisser les dépenses pour baisser les
impôts. que les Français s'enrichissent. Je le disais à la fin de votre livre, vous quand même, vous soulignez la méthode Margaret Thatcher. À un moment donné, vous assumez qu'il faut passer en force.
Alors pas du tout, je pense que si vous l'avez lu, vous voyez à quel moment je cite Margaret Thatcher quand elle dit qu'il va falloir au bout d'un moment réussir à gérer les conséquences des grèves. Donc on parle beaucoup des grèves qui peuvent arriver en France. Et elle, ce qu'elle avait fait, ce sur quoi je la cite, c'est qu'elle se prépare. C'est qu'elle avait prévu de stocker du charbon parce qu'elle avait imaginé qu'il y aurait du sabotage. Et moi, ce que je dis, c'est qu'il faut toujours prendre en compte la méthode. Comment est-ce qu'on se prépare ? Et donc là où je dis que ce sera très populaire, je propose par exemple la suppression des droits de succession. 87% des Français sont contre les droits de succession. Je pense que ce sera extrêmement... Sarah Knafo, pourquoi vous n'êtes pas candidate ? Parce que je soutiens Éric Zemmour. J'espère qu'il annoncera bien sa candidature. Pourquoi est-ce que c'est lui ? Je pense qu'il a énormément de choses à dire au pays. Que c'est un homme... de l'histoire comme on n'en rencontre jamais, comme on en rencontre rarement, comme il y en a un par siècle. Je pense que les Français ont aujourd'hui de la chance de pouvoir le compter dans le débat public, qu'il a déjà réussi en 2022 à faire avancer énormément de sujets, et que petit à petit on voit l'impact qu'il a eu, notamment sur les thèmes régaliens, sur les thèmes identitaires, culturels.
Candidature de témoignage, voilà ce que dit Eric Ciotti quand on l'interroge sur la candidature d'Eric Zemmour. Je trouve ça extrêmement choquant que ça vienne de la
bouche de M. Ciotti, qui se présentait pourtant comme le défenseur de l'union des droites. Je vois qu'aujourd'hui, en France, nous sommes les vrais défenseurs de l'union des droites et qu'en face, ils préfèrent attaquer M. Éric Zemmour qu'attaquer Jean-Luc Mélenchon. On fait exactement le contraire. Une candidature de témoignage, ce serait une candidature qui n'apporte rien. Vous allez voir tout ce qu'on va apporter au pays.
Le Casse du siècle, publié chez Fayard. Merci beaucoup, Sarah Knafodé. Merci à vous, madame.
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