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tout d'abord, Madame la Ministre, dans vos trois minutes pour convaincre, vous souhaitez aborder la question de la prochaine et de la négociation de la prochaine PAC. Pourquoi elle est essentielle ?
Elle est essentielle parce que d'abord, c'est une politique utile, utile aux Français. Elle garantit du revenu pour les agriculteurs, elle les aide dans leur investissement, dans la transition climatique et environnementale. Et c'est ce qui permet d'apporter dans l'assiette de chaque Français une alimentation de qualité.
Ils peuvent espérer plus ?
Alors, il faut déjà espérer autant. Et notre combat, mon premier combat, celui du Premier ministre, du Président de la République, c'est de faire en sorte que cette politique agricole commune demeure. C'est la première politique de l'Union Européenne. Vous savez, il est de bon ton souvent de critiquer l'Union Européenne. Mais la politique agricole, c'est une politique fondamentale si nous voulons conserver. en Europe, de la production alimentaire et de la souveraineté alimentaire. Parce que sinon, nous serons dépendants.
Alors, il y a le budget que vous pourriez obtenir, mais ensuite, il y a la répartition. Actuellement, dans l'agriculture, on a un peu le sentiment qu'il y a deux poids, deux mesures. Aujourd'hui, les gros sont les plus gros bénéficiaires. Vous allez me dire, c'est mathématique, mais... ce n'est pas forcément ceux qui, proportionnellement, en ont le plus besoin.
D'abord, je pense que ce n'est pas exact, mais je voudrais vous parler de la prochaine PAC, puisque là, on est en train de négocier la PAC qui va courir de 2028 à 2034. C'est un enjeu fondamental. Et moi, je veux dire que, aussi bien le président de la République que le Premier ministre, on dit que pas un euro ne manquera à la politique agricole commune en France. J'ai quand même 45 milliards. sur la période.
Mais les négociations ne font que commencer. Mais
les négociations, elles se conduisent en ce moment. Chaque mois, je suis à Bruxelles. Chaque mois, je parle de la PAC et de la nécessité de conserver un budget parce que c'est un budget qui est essentiel pour produire de l'alimentation et de la souveraineté alimentaire en France.
Est-ce que vous avez bon espoir d'obtenir ce que vous souhaitez ?
Écoutez, en tout cas, je me bats avec acharnement et je pense que nous sommes nombreux en Europe. Mais il y a aussi des pays qui voudraient diminuer cette PAC, qui voudraient la rendre moins commune,
qui voudraient
diminuer la politique agricole commune. C'est par exemple la déclaration de l'Allemagne, c'est un danger majeur pour notre agriculture. Donc moi je veux que ça demeure une priorité. qu'elle demeure commune, parce que si elle n'est pas commune, ça veut dire que les pays de l'Union Européenne vont être en compétition les uns avec les autres, et ça, ça n'est pas possible. Et puis, je pense qu'on demande beaucoup à nos agriculteurs. On leur demande de produire, on leur demande d'investir, on leur demande de renouveler leurs pratiques, de renouveler les générations. Si on ne les épaule pas, avec les épisodes comme celui que nous venons de connaître cet été, on va achever de les décourager. Donc le combat du moment... C'est la politique agricole commune et c'est un enjeu capital de l'Union Européenne.
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