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Les gens qui aujourd'hui sont tombés dans ces addictions-là, ils sont malades. Donc en fait, il faut les soigner. Mais c'est la question de comment on lutte contre ces addictions qui montent en puissance dans la société de son ensemble. On parle de la drogue, mais l'alcool, les médicaments, on pourrait en parler aussi. Moi, le reproche que j'aurais à formuler à M. Darmanin, c'est que si vous voulez faire face à cette problématique et la problématique des addictions, vous devez le traiter par une politique et une politique de santé publique. Pas uniquement dans une vision qui est une vision répressive. D'ailleurs, j'entendais récemment... C'était surtout sur les narcotraphiques. Tout le vocabulaire qui a été utilisé depuis des années et des années, qui identifie la question de la drogue uniquement par le volet répressif, à mon avis, ne fonctionne pas. Et j'entendais récemment sur un plateau télévision Alain Bauer, dont on ne peut pas vraiment dire qu'il soit un insoumis dans les prises de position qui sont les siennes, qui est un criminologue, qui est quand même plutôt un spécialiste de ces sujets, qui disait à peu près exactement la même chose que moi, qui disait qu'il faut prendre à bras le corps cette question de la lutte contre les addictions et il faut le traiter comme étant une problématique. de santé publique les gens qui aujourd'hui sont tombés dans ces addictions là ils sont malades donc en fait il faut les soigner il faut les avoir des députés évidemment il peut y avoir des députés moi personnellement j'ai jamais vu des députés consommer la drogue mais oui il ya des problématiques d'alcool Je ne crois pas qu'on puisse dire non plus que le stress soit en quelque sorte un facteur qui le justifie, parce que je pense qu'il y a plein d'autres professions où on est aussi confronté à des problèmes de stress, à des problèmes de souffrance, à des problèmes d'inquiétude. Mais il y a notamment les chauffeurs de car scolaire. Voilà,
par exemple. 49 chauffeurs de car scolaire ont été contrôlés positifs aux stupéfiants ou à l'alcool depuis lundi. Sur 9000 contrôles, après la mort d'une adolescente la semaine dernière, des voix appellent à tout simplement interdire l'avis à des chauffeurs de conduire après un contrôle
positif. Je comprends qu'on puisse en arriver à se dire des choses comme ça, mais une personne, si elle est malade, il faut la soigner. Il ne faut pas juste penser uniquement sanction, il faut penser accompagnement, il faut penser soin. Vous avez évoqué des parlementaires qui ont été confrontés à des problèmes d'addiction. Il faut qu'ils suivent un parcours de soin pour essayer de s'en sortir. Or, cette manière d'être uniquement dans la culpabilisation de la personne, je ne pense pas que ça facilite le parcours de soin. Moi, c'est au nom de l'efficacité que je dis ça. Ce n'est pas par angélisme ou par volonté de ne pas voir le problème. C'est que si vous voulez vraiment résoudre, vous devez accompagner la personne pour la sortir. son addiction et je vois à chaque fois que dès qu'on arrive sur ce sujet on est uniquement dans une logique de la culpabilisation de la pénalisation et je pense ça fonctionne pas
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