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va se projeter sur la prochaine présidentielle. Quand vous voyez qu'il y a une majorité de Français qui se dit prêt pour voter pour une candidate ou un candidat qui veut renverser la table, j'imagine que vous regardez les sondages de temps en temps, monsieur le Président ?
vous arrive
quand vous voyez que dans certaines projections, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, ou les deux d'ailleurs, sont présents au second tour. Est-ce que vous dites qu'à ce moment-là, vous devez peut-être prendre position à la veille de cette présidentielle
devoir aujourd'hui, c'est d'agir d'abord. C'est ce que je fais face à la crise qu'on vit. Ensuite, mon devoir, c'est d'éclairer les Français, les forces politiques et de leur faire partager la complexité du réel que je connais. Je pense que c'est très important parce qu'il y a des femmes, des hommes qui aspirent aux plus grandes responsabilités. Ils ne peuvent pas s'affranchir du réel. C'est pour ça que c'est important parce que ça évite la démagogie facile. Et ensuite... Vous
prendrez position ou pas ?
On verra le chemin. Je ne vais pas dire aujourd'hui ce que je vais faire sur ce sujet dans la dernière ligne droite parce que nous ne sommes pas dans la dernière ligne droite. Est
-ce que vous interdisez, a priori, de soutenir un candidat qui serait le meilleur ou le moins mauvais, ou qui, à vos yeux, serait le plus vertueux pour les prochaines années en France ? Je ferai en
responsabilité, en fonction de l'évolution de notre situation géopolitique, financière et politique, ce que je dois faire. Mais voyez bien que... La situation est grave. C'est pour ça que nous sommes là. C'est pour ça que j'ai réuni les forces politiques il y a huit jours. Ce que je veux vous faire comprendre, c'est qu'il y a la guerre en Europe et que la menace s'accroît sur notre pays. Il y a la guerre au Proche-Orient et on en paye aujourd'hui, nous, qui ne sommes pour rien. On était contre le début de cette guerre. On en paye, comme toutes les économies, les conséquences dans la vie de nos compatriotes. Donc mon premier devoir, c'est d'agir. Ce n'est pas aujourd'hui d'être engagé dans le débat politique. Je pense que les Français n'attendent pas ça de moi. A raison. Donc moi, je suis dans l'action. Je dois me tenir à une place qui est celle que les Français m'ont donnée, qui est de défendre les intérêts de notre pays à l'international, qui est de demander davantage aussi à l'Europe. Nous n'avons pas eu le temps d'en parler, mais l'échelon européen est aussi un échelon qui doit nous permettre, si on débloque des règles, de produire plus vite et davantage et moins cher nos carburants. Et donc là aussi, je mène une action. Et d'agir pour continuer de protéger et de préparer l'avenir du pays. Et je le ferai jusqu'au bout. Et c'est cette action qui est attendue de moi. Et le devoir qui est le mien, c'est de défendre les intérêts de la nation aujourd'hui et demain. Pas d'être dans la vie politique. C'est très bien qu'il y ait des débats chaque jour, que vous, vous les animiez, que les Français puissent faire un choix en conscience. Ils n'attendent pas de moi que je m'y engage maintenant.
Merci, monsieur le Président de la République, d'avoir répondu à nos questions. Merci beaucoup, Caroline. Merci,
Gilles. Merci, monsieur le Président. Très bonne
soirée à vous et très
bonne soirée à tous. Merci à vous. Et demain, nous accueillons... Le pape. Et c'est aussi un moment important de la vie de la nation. Merci.
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