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va analyser évidemment les réponses du président de la République avec Étienne Lénard, Nélia Latrousse, Jean-Paul Chapelle qui sont à mes côtés. D'abord Étienne, on a ce ton général, les menaces dont le président a parlé, des menaces russes évidemment, il a évoqué Leipzig qui s'est passé sur l'aéroport en Allemagne en disant ces actes hostiles, eh bien ils peuvent tuer et... Il pourrait arriver en France. On a senti
un ton différent ce soir du chef de l'État, très grave. Oui, une forme de gravité au début de son intervention. La France, aujourd'hui, peut être attaquée. Il peut se passer en France, ce qui s'est passé sur l'aéroport de Leipzig en Allemagne l'été dernier. Et nous devons protéger, nous devons nous y préparer, protéger notamment les installations stratégiques. Qu'est-ce que ça veut dire les installations stratégiques ? Les aéroports, les bases militaires, les hôpitaux, les réseaux électriques, on se rend compte du chantier, si on veut mettre ça effectivement en place, du chantier que ça représente, pour éviter que ce qui est arrivé en Allemagne puisse nous arriver en France. La menace est réelle, il répond là à ceux qui l'accusent de surinterpréter la menace pour des raisons politiques. Et il ajoute, les Russes vont continuer leur offensive, pourraient continuer à mobiliser des soldats pour poursuivre leur offensive, parce qu'ils n'ont pas atteint l'objectif qui s'était fixé en 2022. Notre rôle, c'est d'aider l'Ukraine, et c'est sans doute là le point faible de l'aide à l'Ukraine, car l'Ukraine n'est pas suffisamment aidée, notamment en matière de défense aérienne. Les Ukrainiens souffrent terriblement à l'aube de l'hiver qui se prépare. Et à cela, le président dit, on va les aider. Mais l'aide manque cruellement.
Aider l'Ukraine et intervenir militairement. Il a notamment parlé de ce port en Arabie saoudite qu'il faudrait protéger avec peut-être l'envoi de troupes de Rafale. Il l'a clairement évoqué ce soir.
Alors ça, c'est une façon de se déplacer sur le champ du carburant et du prix du carburant. Nous, le gouvernement français, nous allons aider l'Arabie saoudite, si elle le demande, parce que ça n'est pas encore certain, si elle le demande, à pouvoir continuer à exporter des millions de barils. Et les Français, la France, enverrait des militaires, des radars pour protéger le fameux site de Yambou, qui est sur la côte occidentale de l'Arabie saoudite, où l'on a envoyé des millions de barils depuis qu'on ne peut plus passer par le détroit d'Hormuz. Combien de militaires, combien de soldats ? Encore une fois, ça n'est pas pour combattre. C'est pour protéger ce site, on le verra dans les jours et les semaines qui viennent.
Alors justement, on fait tout pour éviter les pénuries de carburant. On a beaucoup parlé de carburant ce soir avec le chef de l'État, Jean-Paul Chapelle. Pas de risque de pénurie pour le moment, mais attention, ça n'est pas exclu pour cet hiver. Il y a un horizon assez court, le chef de l'État.
Oui, il s'est engagé en gros à 90 jours, à 3 mois. Vous l'avez dit, on fait tout pour les éviter, les pénuries, mais il se peut qu'elles surviennent. Au bout d'un moment, il se concentre sur son action diplomatique internationale. Il veut prendre une initiative aussi au niveau du G7 pour pouvoir piocher dans les stocks stratégiques, ce qu'il devrait détendre aussi. Essayer de convaincre Donald Trump de ne pas mettre à exécution sa menace de bloquer les exportations de gazole. Mais il se peut que des pénuries arrivent. au bout de quelques mois si la situation se détériore. Et il est sur les prix. Il n
'exclut pas de baisser encore les taxes, mais on a bien compris que les caisses... C
'est ça, il a rappelé que 20 centimes de ristourne, ça coûte 1 milliard d'euros par mois. Donc effectivement, il dit pour l'instant, on n'a pas les moyens. Alors il n'exclut pas, si ça se dégrade beaucoup plus, de faire plus dans les aides, les aides sectorielles, aux secteurs d'activité les plus affectés, les aides aussi aux gros rouleurs, mais... Pour l'instant, ils disent que l'aide qui a été décidée est proportionnée. J'ai retenu ce qu'ils s'accrochent à ne pas évoquer un scénario. cauchemardesque, parce qu'effectivement, on imagine des hausses de prix qui peuvent exploser, et il ne veut pas considérer pour l'instant ce scénario-là.
– Nélai Latrousse, on a bien compris que les marges de manœuvre étaient assez réduites pour le chef de l'État, et il a presque parlé de son bilan et de forme de certains regrets, quand il dit par exemple « oui, je ne regrette de ne pas avoir suffisamment réformé ». On pense notamment à la réforme des retraites sur laquelle il a dû s'arrêter.
Oui, notamment sur la question de la dette qui lui est régulièrement reprochée par les oppositions qui mettent le doigt sur ce montant de la dette qui s'est envolé en 10 ans. Il reconnaît que pour deux tiers de la dette, il assume les choix qui ont été faits. En disant qu'il s'est agi de protéger les Français au moment du Covid, il s'est agi par moment d'investissement d'avenir. Mais il regrette pour un tiers d'entre elles, effectivement, de n'avoir pas su convaincre, c'est le terme qu'il utilise, sur les réformes sociales et là en la matière. Il évoque la réforme des retraites en rappelant qu'il avait été élu en 2022 avec cette promesse, mais qu'effectivement, il n'a pas réussi à trouver un consensus politique pour faire en sorte que cette réforme ne soit pas suspendue. On rappelle que la suspension de la réforme, ça a été le tribut en quelque sorte accordé au Parti Socialiste l'an dernier pour que le budget passe et qu'il n'y ait pas d'instabilité politique à nouveau.
Alors évidemment, on l'attendait sur les aides au carburant. Est-ce qu'il y aurait de nouvelles aides ? On a bien compris que s'il y en avait, elles seraient très réduites. Beaucoup de réactions politiques qui nous arrivent. Et d'abord, celle du Rassemblement national. le député du Nord, Sébastien Chenu, qui vient de réagir il y a quelques minutes.
Le fait que le président ne veuille pas baisser les taxes sur les carburants, alors même que tous les pays européens autour de nous le font, font cette démarche de protection du pouvoir d'achat de leurs compatriotes, nous dit qu'il est déconnecté. La réalité, c'est qu'Emmanuel Macron n'a jamais su se remettre en cause. Il n'a jamais su remettre en cause les politiques qu'il a menées jusqu'à présent et laisse les Français en panne devant leur pompe à essence.
Déconnecté, nous dit le Rassemblement national. Pas de nouvelle dissolution, a dit Emmanuel Macron ce soir. C'est exclu malgré un budget très incertain qui arrive. Mais on comprend bien que la fin va être compliquée, Néla.
fin va être compliquée. Il a en quelque sorte répondu par avance au Rassemblement national en disant attention à la démagogie budgétaire. Ceux qui vous promettent de baisser les taxes, qui ne disent pas comment les financer, vous le payez à la fin. Avec cette petite référence à Giscard d'Estaing quand il dit nul n'a le monopole de cette écoute des Français face au risque social. Pas de dissolution effectivement. Moment intéressant aussi sur le risque d'explosion sociale. Où il a semblé essayer de convaincre les Français en disant attention, les Gilets jaunes c'était contre une décision gouvernementale. Là en quelque sorte nous supportons. subissons les chocs extérieurs et donc une crise sociale en la matière n'obtiendrait pas forcément de résultats.
Alors beaucoup de thèmes effectivement abordés par Emmanuel Macron. Quelles sont les réponses du chef de l'État ? Quelles déclarations et quels engagements ? On va justement regarder avec Gaspard de Florival les principaux moments de cette interview présidentielle.
40 minutes d'entretien durant lesquels le chef de l'État a d'abord évoqué la situation internationale. A la question, une attaque russe est-elle possible en France ?
réponse est oui. Aujourd'hui, il faut être très clair. La Russie considère que l'Europe, c'est la profondeur stratégique de l'Ukraine. Ça fait des années qu'on est attaqués. On est attaqués sur le plan informationnel, avec des fausses informations qui sont circulées. On a été attaqués sur le plan cyber. Ce n'est plus de la guerre hybride, c'est de la guerre point. Ce sont des actes hostiles. qui, en effet, peuvent tuer.
Emmanuel Macron considère par ailleurs qu'une nouvelle mobilisation russe de 300 000 hommes est un scénario crédible. Détentions internationales en Ukraine et au Moyen-Orient qui pèsent sur le prix des carburants en France. Alors combien de temps cette crise
durera-t-elle ? On est tous ensemble et je suis à leur côté. Et donc, moi, ma priorité, c'est vraiment de baisser les prix. Et donc, pour baisser les prix, on doit régler ces sujets. D'abord, éviter les sur-accidents. Pas d'interdiction d'export américaine, essayer de libérer des stocks et d'essayer de recréer de la fluidité à Hormuz, en mer rouge, etc.
Pas question pour lui de baisser les taxes sur le carburant à ce stade, mais il n'exclut rien si les prix venaient à s'envoler. Interrogé ensuite sur le montant de la dette publique, le président assume son choix de n'avoir pas regardé à la dépense au moment du Covid.
ne regrette pas du tout le quoi qu'il en coûte. Et d'ailleurs, je constate qu'au moment où on l'a fait, il n'y avait pas un responsable politique pour nous dire qu'il faut baisser ceci ou cela. pour nous dire n'aidez pas les restaurateurs, ne faites pas du chômage partiel, n'aidez pas ici ou là. Ce que je regrette, c'est que les réformes que j'avais engagées à côté pour améliorer les finances publiques, elles,
ils ont bloquées. Côté budget, le chef de l'Etat soutient les mesures du gouvernement et les 54 milliards d'euros d'économie.
-ce que c'est un budget qui est excessif, qui est un budget d'austérité? Non, c'est un budget de responsabilité. Et donc les axes qu'il a définis me paraissent justes parce qu'il demande des contributions proportionnées peu près à tout le monde chef de l'état
a
enfin exclu de dissoudre à nouveau
l
'assemblée nationale
ce qu'il faut retenir de cette interview présidentielle que vous avez suivi en direct sur notre antenne dernière info avant de nous quitter la disparition de marina vladi
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