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Bonjour Régis Le Sommier ! Je ne sais plus s'il faut appeler les gens en entier. J'ai failli dire Richard
de Cèze, mais je me suis dit non, on va s'appeler Richard. Je
dis Régis Le Sommier pour ceux qui nous écoutent sans nous voir. Et sinon, on va s'appeler Régis et Richard parce qu'on est copains comme ce n'est pas permis. C'est ça. Évidemment, on a tous été séduits par la manière dont Emmanuel Macron, à la tribune de l'ONU, a parlé du Hamas en expliquant que le Hamas n'avait jamais sévi en Cisjordanie. Évidemment, ça a un peu fait tousser les gens. Et Emmanuel Macron a tout de suite réagi d'une manière intelligente. Il a d'une part supprimé le passage dans la vidéo officielle, voilà, donc bien sûr c'est lui qui nous donne des leçons de post-vérité de transparence, mais donc l'Elysée a décidé de supprimer le passage. Et après, deuxième ligne de défense, en fait c'est une erreur de traduction, c'est-à-dire un président français parle en français et fait une erreur de traduction. Alors il paraît en fait que ça avait été rédigé en anglais et que c'est lui-même en ce traduction. traduisant, parce que c'est ça, les cerveaux complexes, on ne sait pas comment ça marche, nous. Et en fait, ça m'a évidemment fait penser à la baffe qui s'était prise de la part de Brigitte, et tout le monde avait expliqué, d'abord que c'était une IA russe, et ensuite que c'était un geste d'amour. Et fondamentalement, surtout, le président de la République française est une fois plus apparu comme quelqu'un de brouillon, et tout ce discours d'Emmanuel Macron à l'ONU, en fait, n'a pas du tout porté les fruits qu'il en espérait, et même en espérait-il un quelconque fruit ?
'abord, constatons que c'était son dernier discours, en tant que président, devant la tribune de l'ONU, et que ce faisant... On aurait pu imaginer quand même que Emmanuel Macron lui-même, ou les conseillers de l'Elysée en tout cas, sur ces six mots qui font polémique, aurait pu quand même faire un peu de background checking, on dira. C'est-à-dire de voir quelle était la pertinence de cette phrase et l'état réel de la présence du Hamas et de son influence en Cisjordanie. Ils auraient constaté qu'en effet, même si aux dernières élections municipales, en avril dernier, c'est très rare qu'il y ait des élections en Cisjordanie, mais il y en a eu quand même, dans certaines villes. le FATA avait remporté la majorité, il n'y avait pas de candidat affilié stricto sensu au Hamas, même si des gens proches du Hamas avaient obtenu des résultats notoires, notamment dans la ville d'Hébron et dans des quartiers extrêmement peuplés, mais disons que cette élection-là ne suffisait pas à déterminer si le Hamas était vraiment présent ou si c'est lui qui... Bon, ce qu'on sait en réalité, il ne faut pas se louer à la face, c'est que la réalité... résistance entre guillemets opposée par le Hamas à Gaza, l'affaire des otages israéliens, les négociations pour la libération des otages qui du côté palestinien ont conduit à la libération de centaines de prisonniers du Hamas mais aussi du djihad islamique et d'autres groupes affiliés ont contribué. a donné une aura aux Hamas considérable et ont fait considérablement progresser sa popularité. Ça c'est des choses que je vous dis qui sont assez factuelles, qui normalement devraient être, on va dire, dans les ordinateurs des gens de l'Elysée et dans ceux qui préparent les discours d'Emmanuel Macron. Bref, oui, la ligne de défense, elle est effectivement... Bon, cette fois-ci, on n'a pas eu... C'est les Russes qui se sont immissés dans son cerveau pour faire dérailler et effectivement vous avez raison, on ne voit pas où peut intervenir le problème de traduction à la mesure où il nous parle en français et que nous on comprend le français et là il n'y a pas de doute bon après la question qu'on peut se poser Et moi je pense qu'Emmanuel Macron est loin d'être un idiot, et qu'il sait parfaitement que c'est la fin de son quinquennat, même si on voit bien qu'il a envie de rester, il a envie de compter, que sur la tribune de l'ONU c'est en général un exercice qu'il adore, même si ça ne débouche pas sur grand chose, et même si c'est quand même quelqu'un qui aime bien se payer de mots, il a l'impression effectivement de compter, alors qu'il n'est que spectateur. C'est ça aussi un des grands enseignements de ce type. discours comme celui de trump d'ailleurs c'est que par rapport à des guerres comme l'ukraine et l'iran même si les états unis c'est eux qui ont déclenché la guerre aujourd'hui c'est plus eux qui dit qui donne le tempo les iraniens ont quelque part repris la main on bloque deux des trois et là on est dans une situation où l'amérique ne peut pas décider seul même s'il ya toujours cette emphase trumpienne caractéristique la menace de l'anéantissement et c'est donc vous avez deux présidents et maintenant Emmanuel Macron et Donald Trump, mais encore plus Emmanuel Macron que Donald Trump qui n'ont plus voix du tout au chapitre. Quand je dis spectateur, c'est-à-dire que quand Emmanuel Macron dit « nous devons agir à propos de Gaza ou à propos de la Cisjordanie ou à propos des Palestiniens », qu'est-ce que nous pouvons faire ? Qu'est-ce qu'on rompe les relations diplomatiques avec Israël ? Comment faire un blocus économique ? Envoyer des troupes ? C'est toujours, quand je dis se payer de mots, à la tribune de l'ONU, on annonce des choses, mais en fait, en réalité, il n'y a rien derrière. Alors, la question que je me pose, je vois que vous êtes impatient. Non, non, mais je vous écoute avec intérêt, surtout. Vous allez voir. Je pense qu'Emmanuel Macron pense au coup d'après. Voyez-vous, la guerre à Gaza, il n'était pas obligé d'en parler hier, si ce n'est pour rappeler qu'il y a un an, il avait été effectivement à la tête d'une initiative qui avait vu la France reconnaître l'état de Palestine avec 12 autres pays. Donc là, de ce point de vue-là, il pouvait rappeler ce contexte, mais aller jusqu'à développer et faire une partie de son discours sur la question palestinienne, ce n'était pas... tellement d'actualité au regard des autres problèmes, conflits, essence, etc., etc., blocage d'Hormuz et compagnie, l'actualité n'était pas pressante sur Gaza, sur le Hamas et sur l'État palestinien. Donc, moi, mon idée, c'est que... comme il est à la tribune de l'ONU, vous savez, à la tribune de l'ONU, chacun fait son marché géopolitique quelque part et prépare son avenir. Et je pense qu'Emmanuel Macron est déjà dans le coup d'après, c'est-à-dire qu'il se voit peut-être à la tête de la Commission européenne, il se voit peut-être, en tout cas, il se voit comme une personne internationale, d'ailleurs il n'y a plus que ça qui l'intéresse, on a l'impression, il laisse au brave le cornu se débrouiller avec les augmentations du diesel et les blocages successifs et le mécontentement populaire, lui, il est sur les nuées d'un Macron qui va se projeter, on va dire, probablement dans les instances européennes, mais peut-être ailleurs, et de ce point de vue-là, l'affaire palestinienne est extrêmement, on va dire, elle rapporte, c'est-à-dire, il a vu comment Pedro Sanchez... en dépit de ses déboires sur la question migratoire, a fait une singularité de l'Espagne en s'opposant aux Etats-Unis, en s'opposant aux Israéliens, en s'opposant à la guerre en Iran. Et quelque part, lui a volé la vedette d'une forme de leadership incarnée par l'Europe et qui s'alignerait, on va dire, sur les BRICS globalement. C'est-à-dire qu'il ferait que l'Europe... Mais Pedro Sanchez va, on va dire, céder la place bientôt. Et je pense qu'Emmanuel Macron... a pour ambition justement de voir dans le coup d'après. Et pourquoi la question palestinienne ? Tout simplement pour essayer, tenter de capitaliser sur le flot émotionnel lié à cette crise, lié au 7 octobre. Flot émotionnel dans le monde en général, dans la jeunesse en particulier, c'est une trajectoire par exemple qui a suivi. on ne sait pas jusqu'où elle ira, mais qui a suivi Dominique de Villepin dans son projet de candidature. C'est de se placer, on va dire, sans être un défenseur de la cause palestinienne naturelle, on va dire, d'une gauche très impliquée, etc. Mais plutôt de prendre, on va dire, une sorte de... de faire un constat géopolitique qu'il y a eu un impact émotionnel énorme avec cette guerre à Gaza, que l'image d'Israël se retrouve dégradée considérablement, et sur ce capital-là, pour plus tard, essayer d'incarner quelque chose au niveau européen, dans une autre fonction qui serait la sienne à la fin de sa mandature.
Alors, j'entends bien. Effectivement, ce genre de calcul politicien est bien dans l'esprit d'Emmanuel Macron. On sent que les fonctions qu'il occupe ne l'obligent pas du tout à les exercer, mais l'obligent surtout à faire en sorte de satisfaire sa propre ambition. Mais quel est l'impact réel ? Parce qu'on se dit, au bout de quasiment dix ans, bientôt dix ans d'exercice du pouvoir, Tout ce qu'il a lancé, en fait, a plus ou moins échoué. La parole de la France a été dégradée par ses soins. La diplomatie française n'existe quasiment plus. On sait ce qu'il a fait du quai d'Orsay et des ambassadeurs. Et donc, lorsque Emmanuel Macron parle, les titres des journaux, c'est pour nous dire, par exemple, le point, pour Trump, les échanges avec Macron ne sont pas importants. On n'a pas du tout l'impression que Modi cherche à lui parler, que Xi Jinping cherche à lui parler, que la coalition des volontaires... pour l'Ukraine, est une quelconque action. On a l'impression que Macron, en France, est perçu comme quelqu'un qui existe sur la scène internationale, mais qu'à l'international, Macron n'est qu'une voix parmi d'autres.
Il n'est même pas qu'une voix. Je pense qu'en effet, vous avez tout à fait raison de souligner que l'impact et l'en... L'emprise de la France. Quand je dis spectateur, ça résume un peu ce que vous venez de dire. Il y a acteurs et spectateurs dans le monde. Il y a ceux qui, quand ils appuient sur un bouton ou quand ils décident quelque chose, il y a une conséquence immédiate sur le terrain. Prenez quelqu'un comme Poutine. Poutine est un acteur. Vous parliez de Narendra Modi, pareil. Vous prenez Xi Jinping également. C'est des gens dont l'action immédiate va avoir une conséquence, va fâcher ou va satisfaire les uns, etc. Avec Emmanuel Macron... Il n'y a que des mots. Il n'y a pas une action de la France. Alors peut-être si cette espèce de dissuasion élargie peut-elle effectivement avoir un impact et attirer nos camarades de l'Est qui y voient une manière de se défendre contre l'ours russe. Mais en dehors de ça, il n'y a pas de... Et encore, est-ce vraiment concret ? Comment ça va se faire ? Il n'y a pas vraiment de conséquences. Mais je vais vous prendre un exemple un petit peu plus sur du long terme en fait de la présidence Macron et je veux revenir sur un pays en particulier qui est le Liban souvenez-vous nous étions en août 2020 et c'est l'explosion du port à Beyrouth immédiatement Emmanuel Macron se porte au chevet du Liban et déclare qu'il va, on va dire, aider, il se met en avant, c'est lui qui va agir, etc. Moi je me suis rendu au Liban deux fois cette année, la deuxième fois en avril, au moment où Israël menait sa campagne, il le mène toujours au sud Liban en rasant pas mal de villages et en essayant de faire reculer le... Et je me souviens d'une chose qui m'a vraiment marqué à l'époque, c'est que les futurs candidats à la présidentielle, c'est-à-dire Bruno Rotaillot, Edouard Philippe et Raphaël Glucksmann, coup sur coup se sont tous rendus à Kiev et personne ne s'est rendu à Beyrouth, alors que les Libanais auxquels je parlais, qui je voyais tous les jours, avaient une attente incroyable de la France qui les avait... purement et simplement oubliés. Et je trouve que cet exemple est assez symptomatique de ce qui s'est passé, de cet effacement de la France qui a eu lieu pendant l'ère Macron.
On en reparle juste après le flash de l'actualité. effectivement, personne ne s'est reu à Beyrouth alors que le Liban est censé être un allié de la France, ou que la France est censée avoir une affection particulière pour le Liban. Le Liban a disparu de la vie politique française au moment même où Emmanuel Macron, au contraire, en avait fait l'une de ses priorités. Macron lui-même n'en parle plus du tout.
Non, je crois qu'il y a François-Xavier Bellamy qui s'est rendu au Liban, mais en dehors de ça, Aucune personne, on va dire, c'est pas un proche de Macron, mais aucune personne dans la sphère politique macronienne n'a dénié vraiment s'intéresser à ce pays qui, on va dire, correspondait, correspond toujours à une des cartes que nous avions au Moyen-Orient. La France et le Liban, il y a un côté fraternel entre les deux. Et les Libanais sont extrêmement en demande de ça. Et voilà, et c'est l'éclipse complète. Donc ça, pour moi, ça ajouté aux déconvenues successives en Afrique montre combien et à quel point on a reculé dans le monde. Alors après, il ne faut pas s'étonner que quand un discours est prononcé, on va dire, à la tribune de l'ONU, les gens l'observent comme ça et savent que de toute façon, il n'y aura aucune conséquence.
Le fait qu'il n'y ait aucune conséquence, en fait, n'a pas du tout l'air de frapper les journalistes français qui nous parlent en permanence de la stature internationale de Macron. Je cite par exemple quelque chose que j'ai pris sur France Info, si je ne m'abuse. À sept mois de son départ de l'Elysée, Emmanuel Macron s'affiche essentiellement sur le plan international. Mais il veut montrer, en répondant durant 30 à 40 minutes aux questions de Giboulou et Caroline Drou, que son action reste corrélée au quotidien des journalistes. français. Donc il s'affiche. Je crois que le terme est très exact en
fait. Oui, il s'affiche et quand il est... Alors à l'intérieur, ça pour le coup, il y a un phénomène typique d'Emmanuel Macron, c'est quand il n'arrive pas, et c'est ce qui est en train de se passer avec la visite du pape, quand il n'arrive pas à privatiser l'événement. à son compte, il s'en désintéresse. Donc là, il va effectivement aller accueillir le pape, mais il n'assistera à aucune messe, parce que le protocole vaticanien n'a pas accepté les demandes, enfin, il n'y a pas eu d'accord, et donc, à quoi, finalement, si vous voulez, quand c'est Emmanuel Macron qui dicte ce qui va se passer, quand c'est lui qui est mis en avant, Par exemple, prenez l'exemple de Notre-Dame, à la fois l'incendie, les lendemains de l'incendie et la reconstruction, à chaque étape, on a vu Emmanuel Macron présent, extrêmement présent. Et là, comme il ne peut pas agir et que le souverain pontife a ce message particulier, il laisse tomber complètement le... Voilà, il se désintéresse parce qu'il ne peut pas privatiser l'événement. C'est assez terrible. C'est lui, sa personne. Il n'est pas capable de se dire, bon, j'ai une personnalité qui représente un milliard de chrétiens, de catholiques dans le monde. La France, fille aînée de l'église. Oui, je suis président de la France, mais je peux aussi humblement accompagner ça en assistant, on va dire, au second plan à une messe, par exemple. Ben non, c'est pas possible. Pour lui, dans son logiciel, ça doit être lui d'abord. Et ça, c'est peut-être l'ivresse du pouvoir qui donne ça, le fait qu'un certain isolement, ça peut s'expliquer aussi par l'hyper-présidentialisme qui est propre à la France. On a quand même coupé la tête de notre roi, mais on passe notre temps depuis avec des présidents à essayer de le remplacer. En tout cas, il y a une sorte de calque. présidentialisme, c'est ça. Et pour moi, pour une personne comme Emmanuel Macron, c'est un exercice d'ego. Et quand ça gêne, on passe à autre chose.
Parlons justement du voyage du pape en France. C'est un pape américain qui a connu l'Amérique du Sud, qui nommait les évêques dans le monde pendant le pontificat de François. Autrement dit, lui, il a une stature internationale, il a une éducation internationale, une véritable. Ce n'était pas juste le Touquet et Paris, c'était un peu plus large. Il va aller en France pour... notamment s'incliner devant la tombe des martyrs de la Révolution, au couvent des Carmes. Il va aller à la maison Paquita, où des migrantes gagnent leur vie en étant couturières. Il va aller à Metz. Autrement dit, on sent qu'il a une vision de la France qui est à la fois pleine du passé douloureux de la France dans son rapport avec la religion catholique, mais aussi une vision de la France comme étant... une terre où on peut travailler, on peut accueillir. Il n'a pas la vision de la vieille Europe desséchée et inféconde qu'avait le pape François. On a l'impression que pour le pape Léon XIV, la France n'est pas du tout un territoire à écarter.
C'est très intéressant. Ce que vous venez de rappeler montre que les choix opérés par le Vatican pour cette visite sont extrêmement précis, extrêmement chargés de symboles. Cette histoire des 115 prêtres, je crois, qui avaient été assassinés pendant la Révolution française à Paris, c'est un épisode qui est peu connu. Et le fait de mettre l'accent dessus, effectivement, ça fait réflexion. Tout ce que vous avez décrit, tous ces passages auxquels le pape... Ces endroits dans lesquels le pape va passer vont faire appel à une réflexion et c'est le but d'un voyage comme ça. Par rapport à François, effectivement, sur la question des migrants, il y a le geste catholique de tendre la main aux plus pauvres. Mais il y a aussi chez ce pape... des déclarations comme quoi les états ont un rôle à jouer ont un territoire à défendre, c'est pas du tout ouvrer les vannes, accueiller les migrants coûte que coûte, qui était le discours de François juste avant. Vous avez noté aussi son caractère américain, c'est-à-dire que, on va dire, quand il s'exprime, Donald Trump le comprend, c'est important, parce que les présidents américains, bien souvent, ne parlent aucune autre langue, et on parfois, comme le disait avec un certain humour, George Bush, à qui on demandait, mais monsieur le président, le président, pourquoi vous ne parlez aucune autre langue ? Il disait, vous savez, j'ai déjà du mal à parler anglais. Enfin, si je ne m'abuse, George Bush Jr. parlait espagnol, lui. Non, non, il parlait très mal espagnol. Moi, je me souviens de cet épisode que je vous raconte. J'y ai assisté. Et quand il disait « I'm already having a hard time speaking English », j'ai déjà du mal à parler anglais parce qu'il était connu pour fabriquer des mots et s'exprimer maladroitement. Pour l'américain de base, c'était du velours. Il parle comme nous, en fait. Donc, ces imperfections-là sont chéries par les Américains. Et avec Donald Trump, c'est ce langage voilà on va dire outrancier ce verbe très fort et cette personnalité qui plaît là il est avec françois et françois il parle américain par le voilà et il est capable de tenir la dragée haute à donald trump il a montré Plusieurs reprises, c'est pas le divorce, ils font partie de la même communauté, mais en même temps, ce pape, vous l'avez noté aussi, a eu un passage en Amérique du Sud. Ça a été pour lui terre d'évangélisation pendant longtemps. très fort, on va dire, une très forte inclinaison à l'international, mais c'est un pape moins, on va dire, moins influencé par la gauche que François, qui lui, en Argentin, voilà, c'était quand même quelqu'un qui, à un moment ou à un autre, avait été, on va dire, imprégné de théories de la libération et de christianisme. marxisé voilà là on est face à quelqu'un qui est fort dans les valeurs qui est très à cheval sur les principes et qui je vous dis sur la question migratoire a quand même des vues très différentes de son prédécesseur
Oui, on a l'impression, notamment dans les différents discours qu'il a tenus, y compris pendant la journée internationale du migrant, etc., qui, pour lui, bien sûr, il faut accueillir, mais que le véritable accueil n'est pas d'accueillir dans les pires conditions qui soient, comme en France en ce moment, où on accueille et puis après les gens se retrouvent à la rue, sans parler des désagréments pour les personnes qui sont forcées d'accueillir et qui accueillent des gens qui n'ont aucune envie de s'intégrer, au contraire on sent que chez Léon XIV il a l'idée d'un développement international où malgré tout le meilleur endroit pour chacun c'est de rester chez lui on a l'impression que pour lui les nations existent en fait. Il l
'a redit lors d'un voyage au pied d'un avion de l'avion et vraiment c'est une rupture pour moi assez nette avec la vision de son prédécesseur. Après, tout n'est pas parfait, mais en tout cas, pour moi, c'est un pape qui est en train de démonter. Alors, c'est peut-être un peu trop tôt encore pour juger, mais en tout cas, il est très intéressant et très en rupture par rapport à son prédécesseur.
va revenir à Emmanuel Macron. Quelque chose me frappe dans la manière dont il refuse finalement d'assister aux messes qui vont être célébrées par le pape Léon XIV, en expliquant que c'est la laïcité qui l'oblige. On a vu en d'autres occasions que la laïcité ne l'obligeait à rien, vis-à-vis de la religion catholique comme d'autres religions. C'est ce que vous disiez, il n'a pas pu privatiser l'événement. quelqu'un qui n'est pas gentil et que ce n'est pas normal. Voilà un président qui a constitutionalisé l'avortement, voilà un président qui a voté l'euthanasie, voilà un président qui piétine les catholiques comme très tranquillement, avec un exercice quotidien de la chose, et qui s'étonne que le chef des catholiques n'ait pas violemment envie de l'embrasser et de trouver qu'Emmanuel est un type sympa. Et on a l'impression que la position qu'il a vis-à-vis de Léon XIV, c'est-à-dire d'être totalement inconscient de la manière dont il a traité le peuple de Léon XIV, est la manière qu'il a de traiter tout monde. C'est-à-dire, il parle, il dit n'importe quoi, il froisse les Africains, il ne comprend pas que les Africains ne lui soient pas reconnaissants, il froisse les Algériens, il ne comprend pas que les Algériens ne lui soient pas reconnaissants. En fait, à chaque fois, il met les pieds dans le plat, il a l'air de considérer que c'est pas grave, c'est lui, c'est Emmanuel Macron, il faut être sympa avec
lui. Il y avait des choses même dans cette mise en scène permanente d'Emmanuel Macron, c'est quand même là le problème principal. Souvenez-vous de la précédente campagne électorale, de sa réélection, à l'époque il avait décidé de ne pas faire de campagne parce qu'on était en guerre, même si la France n'était pas en guerre contre la Russie, elle ne l'est toujours pas d'ailleurs. Parfois on peut se poser la question, mais enfin bon, officiellement non. Il avait donc mis en scène sa... son pilotage des événements depuis l'Elysée, refusant de faire des meetings face à Marine Le Pen. Et donc il était simplement, il avait à l'époque, son cabinet avait décidé de rendre public, souvenez-vous, des conversations qu'il avait eues avec Vladimir Poutine au téléphone pendant ses clips. Les Russes découvrant ça, on dit, c'est bon, on arrête tout contact, parce que si le président Poutine et le président Macron se parlent au téléphone, ce sont des conversations confidentielles, c'est pas pour être réutilisé dans un clip de campagne. C'est ça qu'avait fait Emmanuel Macron, et ça caractérise tout à fait ce que vous venez de dire, c'est-à-dire que peu importe le sujet, peu importe la personne, Ça doit servir sa personne à lui, en fait. Et donc, il a provoqué, on va dire, une crise diplomatique avec la Russie pour des raisons simplement de base politique électorale pour assurer sa réélection grâce à des clips de campagne et pour montrer finalement qu'il est dans le secret des dieux. C'est toujours cette façon de faire. Regardez, il prend prétexte d'une carte. de Donald Trump qui inclut Saint-Pierre-et-Miquelon et les Antilles dans la future Amérique avec le drapeau américain, il se rend à Saint-Pierre-et-Miquelon, il y a le Premier ministre canadien qui est là, et en fait, oui, ok, c'est la France, mais en fait c'est surtout lui qui prend prétexte d'un événement pour se montrer. Quand je disais privatiser l'événement, c'est totalement ça. C'est pas un chef d'état qui va faire ça en disant c'est pour les intérêts de la France. Là on sent bien que non, c'est pour les intérêts d'Emmanuel Macron, en tout cas sa gloire, sa façon de se percevoir finalement. Et je pense qu'il y a des choses auxquelles il n'est pas conscient que finalement il est aujourd'hui devenu complètement à côté de la plaque aux Etats-Unis quand un président ne peut plus agir comme ça. ça, lame duck, c'est-à-dire un canard boiteux. Ça, c'est ce qui arrivera peut-être à Donald Trump s'il perd les mid-term. En France, on a un canard boiteux à l'Elysée depuis longtemps. Il n'y a plus d'emprise, il n'y a plus de... À part s'agiter, sur Hormuz, la fameuse coalition des volontaires, etc. Et finalement, contribuer à continuer à alimenter la guerre ad vitam et à envoyer des milliards à l'Ukraine et si peu à nos agriculteurs.
Tout à fait, il nous reste 1 minute 55. Est-ce qu'il y a eu un événement hier dans l'actualité internationale dont vous auriez préféré parler plutôt que de parler de Macron ?
Je ne sais pas, c'est un non-événement mais en même temps c'est assez fascinant Emmanuel Macron. Moi ce qui m'aurait intéressé, et on pourra en reparler je pense, c'est pas fini, c'est ce qui est en train de se passer entre l'Iran et les Etats-Unis. Comment en fait pendant une grosse partie de ce conflit... C'était les Etats-Unis qui dictaient le tempo et qui disaient, voilà, si vous faites ça, on fera ça et il y aura négociation. Aujourd'hui, c'est l'inverse, c'est-à-dire que l'Iran a largement pris le dessus avec le potentiel blocage de Bab al-Mandab en parallèle à celui d'Hormuz. fait, on va dire, double les enchères, double la mise, et fait peser sur l'économie mondiale une menace qui fait qu'aujourd'hui, les Américains sont bien acceptés, sont bien obligés d'accepter vraiment de se mettre à table avec les Iraniens. Ça n'empêche pas Donald Trump de menacer l'Iran d'anéantissement. Ça, comme d'habitude, ça doit faire au moins la 18ème ou la 19ème fois qu'il annonce... Les comptes du pétrole n
'ont quasiment pas bougé, d'ailleurs.
Ils n'ont pas bougé et d'ailleurs... C'est ce que
l'on dit, ils parlent et tout le monde s'en fout.
Oui, alors, sauf que là, il y a quand même un mot, pour terminer, qui est de plus en plus critique et qui, à mon avis, va nous occuper pendant les jours prochains, c'est le mot diesel. C'est ce problème-là qui est, en plus du problème global des hydrocarbures, avec Volodymyr Zelensky qui continue à frapper les raffineries russes, les russes raffinent énormément de diesel, donc il y a de moins en moins de diesel sur Terre, d'où les prix augmentent, et quand on dit à Zelensky, comme Trump lui a... il a dit arrête de taper les raffinés russes, Zelensky dit le sang ukrainien vaut plus que le cours du pétrole. Donc là on est dans une impasse, ce qui est très intéressant parce que également les Etats-Unis, énormes producteurs de diesel, pourraient... couper le diesel et le garder pour eux, ce qui ferait encore augmenter les prix. L'Arabie Saoudite, énorme producteur de diesel aussi, qui n'arrive plus à acheminer à cause des outils et des milices irakiennes qui torpillent ces pipelines. On est dans une situation extrêmement critique et n'oublions pas que le diesel, c'est l'essence du pauvre, l'essence de l'ouvrier, de celui qui fait marcher l'économie, du camionneur, etc. Donc c'est une situation extrêmement périlleuse pour... l'ensemble de la planète.
Eh bien, à la semaine prochaine pour parler diesel. Merci beaucoup, Régis
Le Sommier.
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