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J'ai toujours du mal à aborder les sujets de logement, surtout en ce moment où on est au terme des deux quinquennats d'Emmanuel Macron, sans quand même dire en préalable, même si, M. le ministre, pas plus que d'ailleurs que Valéry l'État, vous y êtes pour grand-chose, mais enfin que si... On devait délivrer un palmarès de tous les grands échecs de ce double quinquennat d'Emmanuel Macron. Je pense que le logement aurait une bonne place sur le podium des échecs et les chiffres sont là malheureusement pour le corroborer. C'est devenu la principale dépense des ménages et la principale facteur de dégradation du pouvoir d'achat. Il n'y a jamais eu autant de demandeurs de logement et on n'a jamais aussi peu construit. aussi peu construit depuis 40 ans dans notre pays, il faut remonter à la gare du Golfe pour trouver un niveau de production aussi bas. Donc c'est un échec sur toute la ligne. Et donc je suis obligé de constater que la proposition que vous nous faites aujourd'hui n'est pas du tout une proposition, d'ailleurs vous ne le présentez pas comme ça, comme une loi qui permettrait de renverser la vapeur de ces 10 années qui ont été funèses où on a voulu... où le Nouveau Monde a voulu bazarder un modèle français du logement, qui était plus que centenaire, qu'il fallait sans doute améliorer, perfectionner, mais consolider, qui reposait sur une économie mixte entre le logement, le secteur privé, le secteur socialisé. Et on a eu des gens extrêmement dogmatiques, notamment à l'Élysée et à Bercy sur le sujet, et ça ne nous a pas aidés. Alors, sur le texte lui-même, nous, on apprécie l'ANRU3. Avec toutes les limites, on aura beaucoup d'amendements, mais on juge positivement le principe. J'ajoute quand même que sur les quartiers, pour en connaître un certain nombre chez moi en Seine-Saint-Denis, il faut rénover les quartiers, mais il faut aussi que derrière, la République soit au rendez-vous de ses missions. Il faut que l'école soit là, que les profs soient remplacés, que les médecins soient là, que les associations soient aidées. Autrement, on ne fait que la moitié du chemin. Après, bon, ça a été dit, je vais être très bref. Sur le Jean Brun, moi, je voudrais vous poser deux questions, monsieur le ministre. Mais le Jean Brun a quelques mois d'existence. Vous voulez déjà l'élargir, mais sur quelle évaluation vous vous basez pour se justifier cela ? cet élargissement, on fasse revenir le Pinel par la fenêtre après l'avoir retiré par la porte, et quid de l'avis de la Cour des comptes qui avait quand même été très sévère sur le Pinel, et moi je dis, je redis, s'agissant de la propriété, je vais même vous faire grâce de tout ce que j'ai à dire sur le logement social, je le ferai dans le débat plus tard, mais je préfère qu'on mette de l'argent public pour aider... ceux qui veulent devenir propriétaires à l'être plutôt que d'aider ceux qui sont propriétaires à l'être davantage. Et donc je ne comprends pas cette logique et cette fuite en avant.
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