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Près de 9 millions de Français ont regardé hier Emmanuel Macron sur France 2 et sur TF1, l'occasion pour le Président de la République de rappeler les enjeux de la situation internationale et les conséquences notamment sur les prix du carburant. Il assume aussi le Président de la République le quoi qu'il en coûte pendant le Covid et il est également revenu sur la dissolution de 2024 tout en écartant une deuxième.
J'ai remis le pouvoir aux Français. Je leur ai dit, cette situation me paraît trop fragile, elle n'est pas souhaitable. Vous m'avez donné les clés il y a deux ans. Je vous redemande de voter pour un Parlement. Je pense que ce serait mauvais aujourd'hui de faire une dissolution. Parce qu'aujourd'hui, nous sommes à 8 mois d'une présidentielle. Et donc, si on faisait une dissolution aujourd'hui, on ajouterait à la guerre, au problème de pouvoir d'achat. Et un budget a passé l'instabilité politique.
Cette dissolution, vous l'abordez dès le prologue de votre livre passionnant, enquête sur le crépuscule des princes aux éditions du Rocher. Cette dissolution de juin 2024, Emmanuel Macron l'a de nouveau assumée hier soir. Pas de début de mea culpa alors que le 31 décembre 2024, il l'avait un peu esquissée, Pauline Télévignon ?
Oui, vous avez tout à fait raison. C'est un peu comme sur la laïcité, on l'a vu fluctuer. Sur la dissolution, pareil, il a... d'abord campé ferme sur sur ses positions tout au long de l'été 2024 et jusqu'à jusqu'à ce moment où il fait un premier mea culpa quand même très attendu notamment par son camp et puis là hier soir surprise il refait un retour en arrière où il se retrouve à nouveau ferme sur sa position pour expliquer que sa décision à l'époque était tout à fait rationnelle et justifiée
mais au fond de lui il pense quoi il regrette de l'avoir fait ou pas on en vient en
douter il ya un moment où il a clairement regretté l'un de ses très proches amis nous confie dans le livre que pendant longtemps il s'est accroché à des explications rationnelles sur cette dissolution et qu'à un moment donné à l'automne de ville 24 quand il ya une cohabitation qui est bien plus dur qu'il ne le pensait avec michel barnier là il se rend compte de ce qu'il a perdu et peut-être même que il accélère la fin de son quinquennat et peut-être même que finalement son quinquennat est déjà terminé. Et il a un vrai coup de mou, un vrai coup de fatigue. Et là, il prend conscience quand même du désastre. C'est comme s'il avait programmé
son effacement finalement. Vous parlez
même de chemin de croix. En tout cas, ce sont les proches qui tiennent ses propos.
À cette époque-là, il cherche un moyen de rebondir par tous les moyens. Il y a l'élection de Donald Trump qui est concomitante en novembre 2024. Et là, il se dit... Ça ne vient pas tout de suite, mais il dit qu'il a peut-être un chemin. Parce que de tous les chefs d'État étrangers, si on est à un... qui connaît donald trump qu'il a déjà manoeuvré c'est lui à ce moment là il faut se remettre dans le contexte en grande bretagne il ya un changement aussi de de premier ministre qui restera meurt qui vient d'arriver il ya le chancelier mert il ya un peu que des nouveaux sur la scène internationale et lui il peut prendre celui de là il connaît donald trump il sait le manoeuvrer easy allez c'est peut-être une opportunité pour moi de rebondir
jean castec le dit dans le livre il a une capacité toujours à rebondir mais pauline t'es venu il ya un élément qui le fragilisant cas qui l'agace profondément c'est qu'il ne peut pas se représenter en 2027
et ça il le théorise il en parle Très, très tôt, extrêmement tôt, dès l'hiver 2018. Ça fait à peine un an qu'il est élu de son premier quinquennat. Et déjà, il dit dans un dîner dans le Puy-de-Dôme avec des élus locaux, mais c'est quand même un comble. Je suis le seul élu à ne pas pouvoir me représenter pour un troisième mandat. Et il anticipe déjà que ça va être un problème. Et c'est son ancien conseiller spécial, Philippe Grandjon, qui le dit aussi. Même si mettons la dissolution à part, un second quinquennat, quand vous ne pouvez pas vous représenter, c'est un quinquennat où chaque jour... C'est-à-dire que le
lendemain de la deuxième élection, tout le monde pense à la suite. D'ailleurs, vous le développez après avec tous vos princes qui se percipitent. C'est-à-dire qu'en gros, on finit. Donc il y a une
obsession de la présidentielle qui revient tout de suite. Oui, c'est le sous-titre du livre, Nathalie. Ces dauphins veulent le trône, mais pas son héritage. Donc on occulte totalement Emmanuel Macron. Ces personnes qui occulent vraiment Emmanuel Macron, on peut citer deux noms, c'est Edouard Philippe et Gabriel Attal, Jérémy Marot ?
On a du mal à les désigner comme des héritiers ou des successeurs, tant eux-mêmes cherchent à se prendre leur distance finalement avec Emmanuel Macron. On se rappelle tous des appels à la démission, un moment qui a d'ailleurs été assez dur pour Emmanuel Macron, il l'a vécu assez durement ce moment-là, à l'automne 2025. Et c'est eux en tout cas qui ont repris le flambeau du macronisme. Alors voilà, ils veulent le trône. mais pas l'héritage. C'est quand même une ligne de crête assez difficile à suivre.
Et aujourd'hui, est-ce qu'on peut parler de guerre froide entre les deux, entre Edouard Philippe et Gabriel Attal ? Dans le livre, Edouard Philippe évoque même une course. Le premier qui s'arrête a perdu, le dernier qui ne s'arrête pas, freine et mort. Gabriel Attal, Edouard Philippe, il en parle comme un gamin immature dans la vie privée ?
Alors ? Ce qu'il dit, Edouard Philippe, c'est qu'il faut se replacer dans le contexte du printemps dernier, où Gabriel Attal et ses équipes installent l'idée que le match Philippe-Attal, en fait ce serait le match Balladur-Chirac, vous avez bien compris, Balladur, ce serait Edouard Philippe, et lui serait Jacques Chirac, le challenger, bien plus finalement séduisant, bien plus homme de terrain qui au final l'emporte contre toute attente. Edouard Philippe, il n'a pas du tout aimé la comparaison. Ça s'accompagne d'un moment où Gabriel Attal dit « je suis meilleur en campagne que lui ». Et donc, il y répond dans notre livre en disant qu'effectivement, ce comportement est très immature. Et puisqu'on va sur ce terrain-là, il égrène les campagnes que lui a remportées en disant que finalement, Gabriel Attal, il n'en a pas remporté tant que ça.
Hier soir, lors de son intervention à la télévision, Emmanuel Macron a refusé de répondre à la question qui choisiriez-vous. Est-ce que ça l'inquiète cet embouteillage de candidature ou pas du tout
il dit et ça fait assez longtemps qu'il dit il va bien falloir qu'il trouve un moyen de se parler mais lui-même finalement assez peu de prise sur cette élection déjà on peut se demander quel serait son poids quel serait le gain pour un candidat d'être endossé d'être soutenu par emmanuel macron dans sa popularité basse et finalement il a toujours un socle il a un socle effectivement mais néanmoins les candidats l'on voit ne court pas après ce soutien là et au contraire
dans le livre on sait clairement quand même
une claire différence c'est qu'avec gabriel attal la rupture est totale il
aurait même dit c'est ma plus mauvaise décision de mon quinquennat
la dissolution c'est à noter c'est à dire que c'est dire ce qu'il en ce qu'il en pense bah oui parce que à la différence d'édouard philippe gabriel attal déjà ça c'est pas bien passé, même très mal passé, tout de suite à Matignon. C'était antérieur à la dissolution. Et puis Gabriel Attal, il lui a pris son parti. Et ce que n'a pas fait Edouard Philippe. Edouard Philippe, il y a eu des froids, ils ont eu des maux. Edouard Philippe, il a appelé à sa démission. C'était un moment, on le disait, très dur. Mais il ne s'est pas mis dans ses chaussons. Et puis, il y a peut-être quelque
chose de particulier aussi chez Emmanuel Macron. C'est la façon dont il va se projeter après. Je ne sais pas si vous vous souvenez, il y a un peu plus d'un an, lors d'une rencontre des jeunes avec Macron, le président faisait une apparition surprise. J'aimerais qu'on réécoute ses mots.
Et je suis là pour vous dire, j'ai encore besoin de vous et je compte sur vous. Pour les deux ans qui viennent, chaque jour, pour dans deux ans... Mais j'ai aussi besoin de vous pour dans deux ans, pour dans cinq ans, pour dans dix ans. Parce que vous serez là et parce que comptez sur moi, je serai là avec vous.
dans cinq ans, dans dix ans, qu'est-ce qu'il cherche à dire exactement ? Il veut revenir en 2032 ?
Alors, il y a deux choses qui sont machiavéliques dans cet extrait-là. C'est que, un, ce moment-là, en fait, ça devait être un moment de campagne pour Gabriel Attal, pour se lancer devant les jeunes avec Macron, qui étaient rebaptisés à ce moment-là. Vous racontez
qu'au dernier moment, Gabriel Attal ne sait pas si Emmanuel Macron est bien. Il s'est organisé dans le dos de Gabriel Attal. Mais il ne se parle pas entre eux. Ils donnent toute leur
vacherie par derrière.
Ni avant, ni
après.
Et puis, c'est un moment où, effectivement, Emmanuel Macron, en fait, se fait un peu emporter par son élan. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas connu une telle ferme. militante lui qui a assez peu entretenu en plus son réseau militant
et hélas
voilà il alors on l'avait un peu incité à prendre date mais lui même se lance et voilà cinq ans dix ans oui peut-être 2032 c'est l'idée qu'il introduit qu'il introduit souvent en privé devant son cabinet où il dit ça c'est pour quand on reviendra un peu sur le ton mi blagueur mais on sait pas trop à quoi s'en tenir et là il le dit publiquement c'est ça qu'un verre
il a laissé la porte ouverte aussi dans dans une table accordé à un média américain Variety, il y a quelques jours à Saint-Paul-de-Vence, à l'occasion d'un congrès sur la création audiovisuelle. Votre livre, il est captivant. Il est bourré d'informations, de détails, d'anecdotes croustillantes. Il y a une information qui est très importante que vous délivrez. C'est l'hypothèse d'une candidature de Jean Castex pour 2027. On l'entendait comme une potentielle rumeur. Non, là, vous dites, l'entourage d'Emmanuel Macron, des proches d'Emmanuel Macron, veulent vraiment pousser cette hypothèse. Et là... Vous nous parlez aussi de Medvedev, de Dimitri Medvedev en part en Rocher. Est-ce que vous pouvez nous expliquer
Oui, alors c'est l'idée. Tout part quand même de la remise de décoration de Jean Castex par Emmanuel Macron. C'était en décembre 2022, donc c'est quand même très tôt. Et là, Emmanuel Macron fait un discours dithyrambique. historiques de la Macronie, de très proches du président Richard Ferrand et Julien Denormandie, qui se disent, entre eux, sur les bancs du public, alors là, c'est l'adoubement. Et à partir de là, se tricote effectivement cette histoire, avec bien évidemment, comme Marie a repensé, l'idée qu'il serait plus facile pour Emmanuel Macron de revenir au pouvoir si c'était un Jean Castex qui était élu président, que si c'était Gabriel Attal ou Edouard Philippe qui se sont évidemment émancipés. Donc il y a ce fantasme-là, mais on a interrogé... Ça a été son
préféré, en fait, de Premier ministre. De tous. Et est-ce que vous savez en un mot, Jérémy Marot, Pauline Thévinieux, ce que va faire Emmanuel Macron après 2027 ?
C'est la grande question. Lui, il joue le mystérieux. Il sème des petits cailloux. Il joue beaucoup avec cette idée-là, avec l'idée de tenir tout le monde en haleine. Ceux qui le connaissent très bien, et on fait parler à un de ses proches amis, quelqu'un qui le connaît depuis ses études, qui est Aurélien Lechevalier, directeur de cabinet de Jean-Noël Barrault, et qui maintenant est nommé ambassadeur. washington un ami d'études d'emmanuel macron et lui il dit n'y voyez pas un scoop mais je le vois aller à l'international parce qu'on voit c'est tout ce qu'ils tissent depuis des années alors est ce que ce sera un rôle européen en tout cas ce qu'on sait ce que disent tous ceux qui le connaissent c'est que il aime être dans l'action un rôle exécutif ce sera pas pour être parlementaire par exemple ce sera pour agir et plutôt à l'international
Merci à vous Pauline Théveniot, merci à vous Jérémy Marot. Le crépuscule des princes est à retrouver aux éditions du Rocher. Vous restez avec nous, on a d'autres sujets d'actualité à évoquer avec vous.
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