Chargement...
Chargement...
La première des choses, c'est que si on est dans cette situation, pourquoi M. le Président veut envoyer des troupes dans cette zone-là ? C'est notamment pour avoir un impact sur la situation intérieure et sur les prix des carburants, puisque nous sommes totalement dépendants, enfin très grande partie dépendants, de ce qui se passe dans la zone, et du fait que Hormuz bloquait l'approvisionnement en majorité bloqué, ça a une répercussion sur les prix. La première chose, c'est qu'évidemment, nous nous le disons, il y a des solutions simples quand même qu'on pourrait mettre en action au niveau national, et notamment... le blocage des prix et des marges, parce que contrairement à ce qu'a dit le président, puisqu'il a menti, oui, les raffineurs font des marges en France, et notamment Total fait des super profits, qui sont des super profits de profiteurs de guerre et de crise. La deuxième chose, c'est que nous nous sommes exprimés hier soir pour dire que l'envoi de troupes françaises dans une zone de guerre pouvait très rapidement... faire de nous des co-belligérants, et nous ne sommes pas les seuls à le dire, et que donc, à minima, il fallait une discussion devant le Parlement. Mais pardonnez-moi, pardonnez-moi sur ce point précis. Non, non, non, je termine mon raisonnement. Le chef de l'État ne peut pas envoyer de troupes dans un conflit qui est aussi brûlant que celui qui a lieu au Proche et au Moyen-Orient en ce moment, sans qu'une discussion ait lieu devant le Parlement national. Mais ce qui n'est pas
indispensable, Clémence Guettet, tout de même, de protéger cet endroit stratégique qui convoie 5 millions de barils par jour, et surtout... permet de contourner le détroit d'Ormousse, donc qui est absolument capital pour notre approvisionnement. Mais je crois que je
vous ai répondu sur ce point. Évidemment, il y a une tension sur les prix du carburant en France. Mais
donc, il ne faudrait pas aller protéger ce lieu ?
Mais alors, le chef de l'État décide de toute façon ce qu'il veut. Depuis quelques années, on s'est habitué à ce que la représentation nationale n'ait aucune information. Ça a été une nouveauté de la semaine dernière, les chefs de parti ont enfin eu des informations. Les Français, hier soir, ont eu quelques informations. Mais nous, ce que nous disons, c'est que l'article 35 de notre Constitution permet que, normalement, les parlementaires puissent se prononcer quand on envoie des hommes, potentiellement dans des missions risquées et potentiellement dans des missions qui feraient de nous des co-belligérants dans ce conflit. Nous, nous le refusons.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.