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Et la ligne droite, c'est avec Pierre-Alexandre Bouclé, le président de Radio Courtoisie. Bonjour Pierre-Alexandre Bouclé. Bonjour Richard Vecèze. Alors, tout le monde connaît ou tout le monde a appris à connaître Jérémy Patrier-Lettus, pas forcément pour tout son travail législatif, mais parce qu'à un moment donné, il a présidé la commission d'enquête sur l'audiovisuel public et que ses passe-dames avec Charles Laloncle l'ont rendu célèbre.
C'est absolument cela. Et apparemment, il s'est aussi rendu assez désagréable auprès d'un certain nombre de personnes qui ont jugé bon parfois d'enregistrer ou de filmer ces interventions avec eux. Et on nous a transmis un certain nombre de documents. sonores et vidéos où on peut voir donc Jérémy Patrielletus tenir des propos tout à fait alarmants. Ce que nous avons en main, ce sont des enregistrements encore une fois où il parle par exemple d'une éventuelle trahison de l'électorat d'horizon. Par exemple, dans un enregistrement, il dit, en parlant des personnes âgées et des consommateurs, donc les consommateurs, on imagine qu'il entend les classes moyennes, cet électorat-là, c'est une partie qui vote à la présidentielle. Je vois quand même, je mesure quand même que les retraités, c'est bien le problème. Comme c'est eux qui votent encore modérés, c'est les seuls qui restent encore un peu sur nous. Alors, les auditeurs me pardonneront, mais je cite de manière la plus fidèle possible pour ne pas être accusé de tronquer ses propos, et lui-même est en train de parler, il n'est pas en train d'écrire ou de parler, donc il peut s'exprimer de manière un peu relâchée. Il poursuit, alors personne ne peut toucher. personne ne peut retoucher les retraités, alors qu'en vrai, plus je travaille sur la natalité, plus tu vois qu'il y a quand même beaucoup de choses à revoir, surtout que notre modèle social finira, et quand même repose beaucoup sur le travail. Si on ne bouge pas quand même un peu le financement du modèle social sur d'autres catégories de la population, les consommateurs, les retraités, on aura quand même du mal avec une natalité en berne. Alors là, se pose quand même la question de la confiance de l'électorat en... horizon, parce qu'en fait, Jérémy Patrier-Lettus est au parti horizon d'Edouard Philippe et il soutient la candidature d'Edouard Philippe. Et donc, qu'en sera-t-il des promesses qui seront faites à cet électorat si un jour, peut-être, Edouard Philippe était élu et que Jérémy Patrier-Lettus devenait, je ne sais pas moi, son ministre de l'économie et des finances ou disposait de je ne sais quel autre ministère.
Puisque Jérémy Patrie-Littu, c'est effectivement un député horizon, autrement dit, c'est un député qui appartient, en théorie, au camp d'Édouard Philippe. Mais justement, dans ces conversations dont nous avons eu les retranscriptions, il y a aussi un doute sur la manière dont les... Les affinités politiques, la loyauté de Jérémy Patriéletus se dirige vers tel ou tel. Je tiens à expliquer aussi maintenant, et avant de vous laisser répondre, Pierre-Alexandre Bouclet, que nous avons joint Jérémy Patriéletus, que nous lui avons dit que nous avions eu vent de ses conversations, nous lui avons donné des exemples de ses conversations, nous lui avons demandé de réagir, voilà, donc nous l'avons joint. Pour le moment, il n'a pas encore réagi. Évidemment, Jérémy Patriéletus est parfaitement... autorisé à exercer, non pas un droit de réponse, mais à faire en sorte d'avoir une véritable enquête contradictoire. Nos journalistes ont pris contact avec lui, lui ont laissé des messages, ils se sont ratés au téléphone, mais le contact est établi. Dès que Jérémy Patry-Lettius veut commenter ses retranscriptions, il est bienvenu à l'antenne de Radio Courtoisie.
Ah bah évidemment, oui, l'objectif précisément ce n'est pas d'attaquer gratuitement quelqu'un, c'est vraiment parce que nous avons ces enregistrements qui nous semblent importants pour la campagne qui s'annonce, de les exposer et d'en parler. Et également d'en parler avec lui, c'est-à-dire qu'il a parfaitement le droit de dire qu'il conteste l'authenticité, on lui a posé la question, est-ce que par exemple il considère que ses propos sont tirés de leur contexte, est-ce qu'il considère que... ce n'est plus ce qu'il pense aujourd'hui, entre le moment où il s'est exprimé et le moment où on en parle. Donc l'idée, c'est vraiment de lui proposer ce contradictoire, qui est la base un peu de la déontologie journalistique, pour prendre des grands mots, et pour l'instant, nous attendons encore sa réponse, mais sincèrement, s'il est disposé à venir en débattre, dès lundi, on lui ouvre les portes du studio, on le confronte aux enregistrements, et il nous dit, ça, Voilà ce que je pense pour de vrai, et il est parfaitement libre de venir en parler. Alors, ce qui est important, c'est qu'on parlait d'Horizon et d'Edouard Philippe, donc il y a déjà un problème de confiance envers les électeurs qu'ils pourraient avoir envie de trahir, puisque en fait c'est quand même un peu ça l'esprit, ou en tout cas il n'est pas d'accord avec le discours officiel d'Horizon, puisqu'il explique que les retraités posent un vrai problème. Mais apparemment, Édouard Philippe lui pose aussi un problème. Et là, ça commence à devenir gênant, puisque dans un enregistrement, on entend dire, non mais en vrai, si on est totalement cynique, soit EP, on peut légitimement considérer qu'il s'agit d'Édouard Philippe, que EP gagne, soit EP gagne, et là c'est fait. Si je projette, ça veut dire la victoire est acquise et j'ai une place dans un dispositif. Soit il perd, et là il y a un grand chamboulement. Tout d'un coup, l'union des droites me séduit, Eric Ciotti me convainc, on n'est sûr de rien mais tout est ouvert. Là c'est quand même un cynisme politicien, si tout cela est juste, si ça n'était pas une blague, bref, qui est quand même assez grave. Et une dame, qui est son interlocutrice, lui dit « Si tu voulais t'ouvrir à Ciotti, je pense qu'il préférerait conserver des députés en place. » Et autrement dit, avoir des gens déjà élus comme Jérémy Patrier-Lettus. Et il répond « Ah ben, ils en auront besoin, c'est sûr, ils ont besoin d'élargir, il faudra 3-4 horizons, 3 ou 5 LR. » Alors là, c'est quand même assez cocasse, assez croquignolé, comme dirait Emmanuel Macron. Et parce que ça pose quand même une vraie question d'ordre politique, est-ce que, et c'est là où on doit s'adresser donc non seulement aux auditeurs de la radio-controsi, mais aussi aux électeurs potentiels d'Edouard Philippe, qui nous écoute sûrement nombreux, Est-ce qu'ils peuvent légitimement voter pour quelqu'un qui est en mesure d'être planté par certains de ses plus fidèles collaborateurs ? Et est-ce que cela peut remettre en question la campagne si jamais un des plus fidèles partisans d'Edouard Philippe se détourne d'un seul coup pour passer, ou pour essayer de passer en tout cas, à l'UDR d'Éric Ciotti ? Il faudra qu'on pose la question d'ailleurs à Éric Ciotti ou à Charles Aloncle. Est-ce qu'il serait prêt à ouvrir les bras à Jérémy Patry et Lettus ? Ça aussi, c'est une question qui mérite d'être posée d'ailleurs. On n'est pas certains du résultat. Mais en tout cas, ce qu'on peut dire là, c'est qu'il y a quand même un problème sur l'équipe d'Edouard Philippe et sur la fiabilité de l'équipe d'Edouard Philippe et au sein même de ses plus fidèles troupes. Donc ça pose aussi la question de la légitimité d'Edouard Philippe à se présenter à la présidentielle. Et en tout cas, j'espère pour lui que sa campagne décollera, sinon il risque d'avoir des petits problèmes. Voilà, donc on a aussi d'autres choses. Oui,
parce que, je le disais en introduction, Jérémy Patriolitus est devenu très connu du grand public. Il avait déjà fait des propositions plus ou moins vaseuses, comme toutes les propositions qui viennent d'horizon. Mais il est devenu très connu à cause de cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Et quand il parle d'audiovisuel public, on est
assez surpris. Absolument, oui. Alors là, en fait, ce qui est très étonnant, c'est qu'il a quand même incarné ou joué, ou surjoué peut-être, la rivalité, la conflictualité avec le rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur le service public, qui était Charles Aloncle, et on s'en souvient, on se souvient peut-être aussi des engueulades au micro, littéralement, où ils s'interpellaient l'un l'autre. Et là... on voit que dans un autre enregistrement, là, il explique que, je cite pareil, tu vois Arte, tu vois France 5, France 3, en fait, ça déconne. En vrai, ça déconne trop souvent et ça coûte trop cher. C'est-à-dire qu'ils, donc là, ils parlent des Français, ils ont un souci, comme tout le monde, ils ont un souci parfois avec la ligne éditoriale de France Inter, avec les conneries de France Info, etc. Mais dans l'ensemble, les Français restent assez attachés. C'est-à-dire qu'ils considèrent que France 2, France 3, France Bleu, c'est quand même des émissions. Et c'est pour ça que la ligne s'est compliquée, à la fin d'ailleurs. Et en fait, à l'oncle, il se fait assez plaisir en mettant en avant des trucs qui ont choqué tout le monde, et moi le premier. Et là, c'est quand même important, parce que pourquoi ne l'a-t-il pas dit pendant cette commission d'enquête ? Pourquoi n'a-t-on pas su qu'en réalité... il était d'accord avec son rapporteur, et qu'il était lui-même choqué par les éléments que son rapporteur pointait, et qu'effectivement il y avait des problèmes de ligne avec France Info, France Inter, avec les médias du service public. Donc là on est quand même... Il y a encore un problème de sincérité qui est grave, parce que ça n'est pas anodin de dire ou d'agir de manière inverse à ce que l'on pense. Parce que là, encore une fois, on parle de l'intérêt public. Monsieur Patriel Etus est député, il est élu de la nation, et il est président d'une commission d'enquête qui doit avoir des répercussions importantes sur la vie médiatique publique. Et il se permet... manifestement, de dire le contraire de ce qu'il pense, tout comme il soutient un candidat à la présidentielle et on se dit qu'il est capable, peut-être, de le lâcher en pleine campagne pour rallier le parti adverse, c'est quand même des choses étonnantes. Et après, il y a également des points importants sur la vie de député, finalement, parce qu'encore une fois, il est très sensible à son statut de député. Et il a raison, parce que c'est important d'être un élu de la nation, sauf qu'il semble avoir oublié un élément important, c'est qu'un élu de la nation, un député, ce n'est pas seulement quelqu'un qui vient à l'Assemblée nationale, c'est aussi quelqu'un qui est responsable d'une circonscription physique incarnée, ancrée dans un territoire, les territoires comme on dit quand on est à horizon, ou macroniste. Et ça, ça n'a pas l'air de lui plaire énormément. Donc je crois que vous avez également vu passer, Richard, les éléments. Mais ça nous pose aussi là une vraie question politique, c'est-à-dire par exemple la fin du cumul des mandats. Et moi, quand on entend M. Patriel Etus parler des élus locaux ou de la vie en circonscription... Eh bien, on se dit, en fait, le cumul des mandats devrait quasiment être obligatoire parce qu'il faudrait que chaque député puisse être vraiment au contact de la vraie vie des gens. Et donc, député-maire, par exemple, ça avait quelque chose de vraiment sain pour rester en phase avec la vraie vie parce que là, dans les enregistrements que nous avons, on voit que M. Patrier-Lettus en fait est, comment dirais-je, enivré par la vie parisienne. Et il évoque une élite. Une élite à laquelle il se sent appartenir ? Ah ben, grandement, oui, oui, oui, tout à fait. Et donc il dit, je vois tous les gens à Paris, dans ce monde un peu plus d'élite, il y a quand même quelque chose de très très lourd au quotidien, de travailler avec des élus locaux comme Leclerc. Alors Leclerc, c'est un de ses élus locaux. Le plus dur dans ce mandat de député, c'est le nivellement par le bas que tu vis. Donc il explique aussi qu'il se sent comme un assistant social, à force de rencontrer des... des gens médiocres. C'est les gens comme Leclerc, si tu veux, ça te déprime. C'est quand tu vois, quand tu reviens en circonscription, est-ce que t'as vu Nathalie Porte ? Elle est gentille, mais enfin tu vois, c'est l'enfer au quotidien. Et pareil pour Robé, je vais te dire. C'est des gens qui n'ont aucune colonne vertébrale, aucune conviction, qui gèrent leur ville et leur agglomération à la petite semaine. Ensuite il parle d'un ordre, il dit, non mais lui il est con, excuse-moi, je suis avec la communauté. Pardonnez
-moi Pierre-Alexandre Bouclé, on est arrivé au bout du temps qui vous est imparti, mais évidemment, tout ce qui est dit est à la fois drôle, mais navrant, mais cruel. On espère que Jérémy Patriolitus pourra répondre à notre journaliste et répondre à notre invitation et venir à cette antenne pour expliquer la manière dont il voit son parcours politique et sa vie politique. Merci beaucoup. Bienvenue. Et donc, évidemment, nous continuons à suivre l'affaire.
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