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Avec Elisabeth Martichoux, nous accueillons le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez. Bonjour. Bonjour,
Laurent Nunez. Vous
permettrez d'ajouter ministre de l'Intérieur et des cultes aujourd'hui en cette visite. Mais la toute première question concerne la sécurité autour de cette visite du souverain pontife. Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin combien de membres de force de l'ordre au total sont mobilisés ?
au total, ça dépendra des jours en fait. Mais aujourd'hui, c'est 14 000 forces de sécurité intérieure. Demain, ce sera 12 000. Et puis sur la séquence à Lourdes, 7 000. Et puis 5 000 à Metz ensuite. Sur les 4 jours, ça fait donc un volume de forces de sécurité intérieure qui est tout à fait considérable et réparti sur tous les sites. Parce que vous doutez bien qu'avant même que le Saint-Père n'arrive à Lourdes ou à Metz, il y a déjà un dispositif qui est en place, qui est les mesures préparatoires, préliminaires, comme on dit, qui sont en cours de... cours de confection et de préparation
c'est un événement considérable à l'enjeu sécuritaire on l'a compris est très important vous dites il n'y a pas de menaces caractérisées je reprends votre mot c'est dire qu'il n'y a pas de menaces tout court
Non, ça veut dire qu'il n'y a pas de menace ciblée. Les services de renseignement n'ont pas identifié de menace ciblée contre le Saint-Père ou contre l'événement d'une manière générale. Mais ça ne veut pas dire qu'on est toujours dans un contexte de menaces terroristes extrêmement élevées. Ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas y avoir de mouvements revendicatifs qui s'expriment à un moment ou à un autre. Ce dont je parle, c'est la menace caractérisée contre le Saint-Père ou contre l'événement lui-même. Il n'y a pas de menace identifiée. Mais dans le contexte qui est le nôtre actuellement, d'une menace terroriste extrêmement élevée, La vigilance des forces de sécurité intérieure est maximale, évidemment.
Combien de personnes sont interdites d'accès au site ? Parce que vous surveillez depuis des semaines certains individus, précisément en amont de la visite du pape. Combien de personnes sont interdites ?
Oui, enfin, je ne pense pas qu'on donne le chiffre, c'est quelques dizaines de personnes. Ce qu'il faut que vos téléspectateurs comprennent, c'est que tout ça se passe dans un cadre légal. Il y a un dispositif juridique qui avait déjà été mis en place pour les Jeux, au travers des mesures individuelles administratives de surveillance, les fameuses MICAS, qui avaient déjà été mises en place à l'époque des Jeux olympiques. Et puis depuis la loi, une loi du... de l'année nous avons aussi la possibilité de prendre des arrêtés que prend le ministre de l'intérieur des interdictions de paraître pour des individus dont on pense qu'ils sont susceptibles de constituer une menace pour l'ordre public et qu'on peut interdire de paraître sur le secteur des grands événements manifestement là nous sommes dans cette situation donc effectivement quelques dizaines de mesures ont été prises pour des individus est ce que et dont on considère qu'il est préférable qu'il n'accède pas au périmètre de cette vie on
s'entend bien mais ce que vous confirmez une information d'europe 1 selon laquelle lesquels plusieurs imams et figures islamistes, justement, sont visés, ciblés par cette interdiction.
– Non, je ne confirme pas cette information. Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a quelques dizaines de personnes qui peuvent être connues à divers titres, dont celui de l'islamisme radical. Oui, effectivement, mais il y a aussi d'autres thématiques qui peuvent être concernées, comme celle de l'ultra-gauche ou l'ultra-droite. Voilà, c'est tout ce que je peux vous dire. Ce sont des mesures qui sont évidemment extrêmement confidentielles, qui sont prises sur proposition des services de renseignement. par le ministre de l'Intérieur.
Et donc, il concerne plusieurs dizaines de personnes. Vous ne donnez pas le chiffre. Premier grand rendez-vous public en termes d'enjeux sécuritaires, c'est cette déambulation sur deux kilomètres et demi à Paris, entre Notre-Dame et Saint-Michel. Là, on peut y accéder sans s'être inscrit préalablement. Quel conseil vous donnez aux Français parisiens qui se réveilleraient ce matin, qui se diraient « Tiens, je vais voir passer le pape ».
'est surtout de se prêter aux mesures de contrôle qui durera, parce qu'il n'y a pas de préinscription pour là. pour voir le pape déambuler dans la papa mobile. Il n'y a pas de mesures de préinscription, mais il y a quand même un périmètre de sécurité avec des fouilles, des palpations, des mesures de sécurité, un barriérage. Donc le conseil que je donne comme ministre de l'Intérieur, c'est évidemment de se prêter de bonnes grâces. Et de venir en avance, parce que justement, il y a ces fouilles qui vont... Bien sûr, bien sûr. Combien
de temps ? Je ne sais pas. Je crois que les
fidèles le viendront en avance. Il y a une déambulation en véhicule de 2,5 km. La préfecture de police a communiqué sur le parcours. J'invite les téléspectateurs d'ailleurs. sur le site de la préfecture de police où il y a toutes les informations utiles.
Alors, il y a beaucoup d'événements, c'est considérable. Il y a la veille à Saint-Denis, demain, 600 000 personnes sur les Champs-Elysées. Il y aura les gendarmes du Vatican et aussi les gardes suisses. Ils vont arriver avec leurs costumes bariolés, réyeux, ou pas les gardes suisses ? Ils
seront présents pour les missions de protection autour du Saint-Père, mais en lien très étroit avec les fonctionnaires de la préfecture de police ou les fonctionnaires de police de protection des personnalités. Voilà, tout ce travail. Mais ils seront
dans leur tenue qu'on connaît bien avec, vous savez, l'albarde au Vatican. Non, ils seront en costume comme vous. Ils se fonderont dans la foule.
Le but, c'est de constituer une bulle autour du Saint-Père pour éviter qu'il ne soit attenté à son intégrité physique.
Nous voyons au moment où vous exprimez les images de l'avion du pape qui est sur le point de décoller de Rome pour ensuite se diriger vers Orly où il sera accueilli par le président de la République. Décollage. Dans quelques minutes, donc, pour le pape, direction Paris.
Encore une question avant d'en venir à la menace russe. À Metz, vous accueillez le pape. C'est lundi. Il y aura des chefs d'État. Combien de chefs d'État viendront à Metz ?
Je n'ai pas le... Vous n'avez pas ? Est-ce que... Ont été invités les chefs d'État et le gouvernement de l'Union européenne ? Voilà, moi, je n'ai pas encore le retour. Vous n'avez pas ? Est-ce
que Volodymyr Zelensky sera là ?
Non, je ne crois pas. Vous ne croyez pas ? C'était une rumeur. Je me réfère à la communication de l'Élysée qui a procédé aux invitations. Ce sont les chefs d'État et le gouvernement de l'Union européenne, à ma connaissance.
Monsieur Nunez, Emmanuel Macron a confirmé hier soir sur TF1 la menace russe qui s'ajoute aux attaques cyber qui étaient déjà opérées par Moscou sur notre territoire. Une attaque possible d'un drone russe sur un avion ? La question lui a été posée par Gilles Boulot. Il a dit oui, c'est possible. Vous confirmez ?
Mais bien sûr, je confirme. Il fait déjà quelques temps que cette menace est évoquée. Menace de guerre hybride que nous mène la Russie. Vous l'avez cité, il y a les attaques cyber, mais pas que. Il y a les ingérences informationnelles, aussi cette manipulation d'informations permanentes à laquelle se livrent en réalité les services russes par l'intermédiaire de sites, de proxys et qui visent à nous diviser, à diffuser de mauvaises informations. Et puis, plus récemment, il y a eu l'attaque à l'exemple. qui inquiète beaucoup, un drone chargé d'un explosif pour détruire un aéronef. Et donc, évidemment, il n'y a aucune raison que nous ne soyons pas sur nos gardes, aussi sur le territoire national.
Alors, il vous a chargé d'une mission, il nous l'a dit hier soir sur TF1.
Bien sûr, bien sûr.
Il vous a chargé personnellement d'une mission, plus de vigilance région par région, sur les sites sensibles. Ça se traduit par quoi, cette mission ? Concrètement, vous faites quoi ?
Très concrètement, ça se traduit par le... J'ai réuni les préfets de zone, mais sur un travail qui est mené depuis déjà... plusieurs mois, voire plusieurs années sur ce travail qui est mené et qui vise à décliner dans chaque zone, grande zone, il y a les préfets de zone qui visent à décliner les mesures de protection. La mesure de protection c'est quoi ? C'est d'abord sensibiliser sur la menace, que nos compatriotes comprennent bien la réalité de cette menace et puis ensuite c'est identifier les sites sensibles, je pense évidemment à nos industries de défense, nos grandes infrastructures et prendre des mesures de protection en renseignement, des mesures de protection physique et d'être en capacité de réagir.
Tout ça, nous sommes visés parce que nous sommes les alliés de l'Ukraine. Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, a affirmé à Politico, nous n'avons plus les moyens d'aider. l'ukraine ça effectivement réduirait la menace si c'était le cas
c'est pas le sujet se pose pas en ces termes là voilà il ya une action diplomatique de la france qui a lancé qui est un acteur majeur de la coordination la coalition des volontaires pardon et donc voilà on n'a pas on n'a pas ce genre de questions à se poser ce qu'il faut c'est que il ya une action diplomatique menée par la france et puis il ya évidemment nous sommes ciblés de ce point de vue mais ça n'est encore une fois ça n'est pas nouveau le président de la république a rappelé l'année dernière a rappelé hier soir, pardon, qu'en 2017, il a aussi été victime d'une attaque cyber. Il l'a dit, mais qu'est-ce que vous lui dites ce matin ? Je dis aux responsables politiques, Caroni, d'ailleurs, le président de la République, ce qu'il leur a dit, c'est-à-dire que la menace, c'est une réalité, il ne faut pas la négliger. Tous les services de renseignement de tous les pays de l'Union européenne convergent pour avoir caractérisé cette menace. Dans certains de nos pays voisins, parfois, vous avez... Encore. Ça s'est produit il y a dix jours encore. Enfin, le week-end dernier, pardon, le week-end dernier, sur un grand aéroport européen, vous avez des drones qui sont venus perturber le fonctionnement du service de trafic. Donc ça n'est pas
à la hauteur de la menace, ce que dit Marine Le Pen.
Il faut être responsable, surtout quand on aspire à diriger un grand pays, une grande nation comme la France, il faut être responsable. On ne peut pas négliger la menace russe. Elle existe, c'est une réalité. Il faut savoir la nommer et évidemment prendre toutes les mesures de précaution.
rappelle que vous nous annoncez ce matin que 14 000... de forces de l'ordre seront mobilisés aujourd'hui ce sera le pic en termes de mobilisation 12000 demain et puis ensuite un petit peu moins mais pour des raisons sans doute évidentes aussi au total au total on mobilise 37000 personnes 37000 personnes
sont mobilisées pour les primes oui
non ils auront des primes
de non enfin non ça n'est pas prévu il n'y a pas de primes ça avait été fait à l'époque mais il y a une mobilisation importante des forces de sécurité intérieure que je veux remercier d'ailleurs comme je remercie les trois préfets le préfet de police, le préfet de Moselle et la préfète des Hautes-Pyrénées qui ont fait un travail depuis plusieurs mois pour préparer ces visites importantes.
Merci Laurent Nunez. Je rappelle que l'avion du Pape est sur le point de décoller à Rome et de s'envoler pour la France. Voilà cette image de l'avion sur le tarmac qui décollera d'ici à quelques minutes à destination d'Orly. Un décollage qui semble se préciser même à l'instant où nous l'évoquons.
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