Chargement...
Chargement...
Salut Catherine.
Salut Pablo, salut à tous.
Petit débrief hebdomadaire dans lequel on va revenir sur la primaire social-démocrate, parce qu'il y a eu un débat qui a eu lieu sur LCI mercredi soir. On va revenir aussi sur le paquet d'aides qui a été annoncé par Roland Escol, le ministre de l'économie. Mais d'abord, on voulait commencer par l'interview qu'a donnée Emmanuel Macron à France 2 et TF1, une interview sur laquelle il est revenu à la fois sur la situation nationale et sur la situation internationale. Il est annoncé dans votre troupe, d'ailleurs, en Arabie Saoudite. Toi, Catherine, qu'est-ce que tu as retenu ? Comment tu perçois à quoi a servi cette interview d'Emmanuel Macron dans ce moment-là, alors que le pape arrivait, qu'il rentrait des États-Unis ? Éjecter
Edouard Philippe de la télé. Non, mais hier soir, il devait y avoir le débat des socialos, la primaire, et Édouard Philippe. Et l'un et l'autre ont été obligés de se décaler pour laisser passer sa majesté Emmanuel Malcom. Bon, on reste. Surtout que je ne vois pas pourquoi il fallait ce soir, jeudi soir, absolument. Ça ne pouvait pas être pendant la visite du PAD, ça je comprends bien, mais ça pouvait tout à fait attendre la semaine prochaine. Donc là, il y avait tout toujours tapé. Une urgence, ce qu'Emmanuel Macron nous livre son bilan, et en fait, il a dit pas mal de choses. Sur la politique intérieure, il a quand même dit qu'il n'y aurait pas de dissolution de l'Assemblée nationale. C'est-à-dire que le fait de ne pas voter le budget n'entraîne pas... une dissolution de l'Assemblée nationale. Pas tout à fait sans importance, parce qu'on entendait bien monter la musique du côté du RL qui s'apprête en fait à négocier avec le Premier ministre qui s'appelle Cornu, et obtenir les conditions de son abstention sur le budget. en disant qu'on ne pouvait pas rajouter du bazar au bazar. Et voilà, parce que c'est tout à fait certain que l'extrême droite n'a pas atterré à une dissolution et à ce qu'il y ait un point politique qui soit fait avant l'élection présidentielle, ce qui pourrait la févir. Mais là, de toute façon, il n'y aura pas de dissolution. Donc chacun pourra décider concernant le budget de son propre vote. Je trouve ça pas sans importance. La deuxième chose qu'il a fait sur le plan national, c'est qu'évidemment, il a été obligé de se justifier sur la dette. Et ça, je crois qu'il a eu raison de le faire parce que c'est une question qui ne va pas manquer d'être l'objet de nombreuses discussions pendant la présidentielle parce qu'il va falloir savoir qu'est-ce qu'on en fait de cette dette. On la rembourse, on la met au frigo. Qu'est-ce qu'on en fait ? Donc ça, c'est une première question. Mais il y a quand même aussi une question qui se pose avant, c'est mais pourquoi il y a cette dette ? Qu'est-ce que c'est que ce montant de dette astronomique qui a été accumulé pendant le mandat d'Emmanuel Macron ? Et j'ai trouvé que c'était quand même vraiment incroyable ce qu'il nous a raconté, le Macron. Il nous a dit que pour un tiers, c'était le quoi qu'il en coûte. Pour un tiers, c'était... En fait, au couplement des déficits sociaux, etc. Ça, je demande à voir parce qu'en fait, c'est plutôt les aides aux entreprises. C'est plutôt ça qui s'est produit. Et puis pour un tiers, c'était parce qu'il avait augmenté le budget des armées, qu'il avait doublé le budget des armées pendant ses dix ans d'exercice de président et qu'il allait encore l'augmenter. Et que donc, voilà, c'était vachement bien et que tout ça lui paraissait comme totalement incontestable. L'aide aux entreprises, le quoi qu'il en coûte, et l'aide et le développement militaire. Moi, je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas un débat sur cette question militaire. Parce que c'était articulé à autre chose, c'est qu'il nous a dit, et beaucoup dans les journaux nous disent, qu'il y a une pression croissante de la Russie contre les pays européens. Je ne le suis pas dans les secrets de la DGSE, donc je veux bien croire que ce soit possible. Mais si c'est ça, d'abord ce que je comprends, c'est que c'est une pression qui ne va pas se résoudre avec des porte-avions, des chars et des munitions. Donc je voudrais bien savoir qu'est-ce qu'on fait de cet argent ? Est-ce qu'il faut ? répondre à la désinformation, comme ils nous le disent, s'il faut répondre aux cyberattaques, et notamment extrêmement préoccupantes sur des sites stratégiques, des ministères, des hôpitaux, etc., ça c'est une vraie question, et puis des drones. Donc tout ça, est-ce que c'est véritablement sur ça qu'on a fléché des indétissements militaires ? Dans l'un des états que j'ai écrits ce matin, je rappelle que… Notre grand homme national, le général de Gaulle, a commencé sa carrière par mettre en cause des décisions des militaires. Les militaires n'ont pas forcément une vision juste de ce qu'il faut faire. De Gaulle était un homme très critique à l'égard des décisions qui ont été prises, notamment pendant la première guerre mondiale. C'est lui qui a prôné le développement des chars à l'époque. Les dirigeants de l'armée pensaient qu'il fallait faire des lignes maginaux. Donc il s'était opposé. Donc je ne comprends pas pourquoi on ne fait pas ce débat réel sur « Ok, il faut développer une défense, laquelle ? » Et le deuxième exemple que je prends, c'est Marc Glock, il se trouve que j'ai lu ça pendant mes vacances cet été. Bon, le texte de Marc Glock, cette étrange défaite, n'est pas tendre à l'égard de la direction militaire. Donc le fait qu'on fasse ces investissements, pour moi, je ne dis pas qu'il ne faut pas les faire, mais je ne dis pas qu'il faut les faire a priori, et en particulier a priori dans les secteurs où ils sont faits. Et compte tenu du proie... économique, de leur impact dans notre vie à tous. Voilà, moi, j'aimerais bien qu'on parle de ça.
Il a aussi annoncé, comme je disais, l'envoi de troupes en Arabie Saoudite. Pas forcément les troupes. Exactement. En fait, il est resté assez plou. D'abord, moi, ce que j'ai compris dans les formulations qu'il a utilisées, c'est que ce n'était pas sûr qu'il allait... on allait devoir défendre en fait cet endroit d'Arabie Saoudite qui est un des passages clés dans le passage des bateaux. Il
veut sécuriser. Il veut sécuriser. Sa prétention, c'est de sécuriser des approvisionnements en pétrole. Et que donc cet espace, on a tous découvert hier soir, je ne sais plus comment il s'appelle, enfin Montbrer, ce port. pétroliers en Arabie Saoudite, qui n'est plus sur le détroit d'Hormuz, mais au contraire en face et qui donne vers le canal de Suez, vers le nord, se trouve être attaquée par les Moutis. Et donc, Macron a dit « Nous avons des forces armées dans le coin, oui, du côté de Dibouti, c'est vrai. » D'ailleurs, on ne sait pas pourquoi on a des forces armées là. Mais il dit qu'on a des forces armées qu'on va pouvoir mobiliser pour défendre notre approvisionnement au pétrole. Je suis tombée de ma chaise quand j'ai entendu ce truc-là. Je trouve ça d'un scandaleux. Le mec prétend intervenir pour défendre l'approvisionnement au pétrole. Normalement, on intervient à l'extérieur quand on a un mandat pour le faire de l'ONU. Ou alors on est un belligérant, on entre en guerre. Et donc là, il décide comme ça qu'il va rentrer en guerre aux côtés de l'Arabie saoudite contre les Houthis qui sont eux-mêmes alliés à l'Iran pour défendre notre pétrole. Non, mais sérieux. Je termine la stupéfaction. Ma stupéfaction, c'est que je n'ai pas... J'ai entendu beaucoup de gens se ruler par terre en devant une telle déclaration. Je ne sais pas qui a contesté. Ce matin, j'ai entendu Clémence Guettet qui a réclamé à Réseau qu'il y ait un débat à l'Assemblée nationale. En soi, ce n'est pas acceptable. La France préside le conseil de sécurité de l'ONU en ce moment. Le mec, il arrive et il explique qu'il va défendre, que puisqu'on a des armes à Djibouti, on va aller défendre. Non, mais c'est... Enfin, il n'y a plus de principe.
C'est
hyper dangereux par ailleurs.
Alors moi, je trouve qu'effectivement, ça va au-delà de la question de principe. Il y a aussi une question de réalité. C'est-à-dire qu'il y a un autre pays qui est d'ailleurs autrement mieux armé que New, qui a une défense et d'ailleurs une attaque militaire beaucoup plus développée. C'est les États-Unis d'Amérique qui, eux, ne se bougent pas du coude quand il faut bombarder, quand ils font machin. Il n'y arrive pas, il n'arrive pas à sécuriser ses approvisionnements en pétrole, malgré tout l'ensemble de feu qu'il déploie. C'est Bertrand Baddy qui rappelle le politisme des relations internationales, qui le rappelle tout le temps, en fait, depuis maintenant des dizaines d'années. Une guerre ne se gagne plus par le feu. Il n'y a pas de guerre qui se gagne par le feu. Or, là, Emmanuel Macron, il nous fait croire dans cette interview que on va sortir des pistolets, on va envoyer des avions et puis le porte-avions. Et puis, c'est bon, on va résoudre le problème. Et en vérité, c'est la même logique qui le... le pousse dans son récit. Moi, je considère effectivement que la Russie est une menace pour la sécurité européenne. Mais la question, c'est est-ce que si on développe les arsenaux militaires des différents pays européens ? C'est le cas de la France, mais pas uniquement. Je veux dire que l'Allemagne se réarme aussi, avec des problématiques qui sont propres à l'Allemagne politique. Je veux dire, si l'AFD prend le pouvoir et qu'ils ont la plus grosse arme européenne, ça va faire tout chose. Mais au-delà de ça... Admettons qu'on a un énorme arsenal d'ici cinq ans dans les différents pays européens. Est-ce que cela va arrêter la Russie ? Est-ce que cela va empêcher la Russie de nous attaquer et d'entrer en guerre contre nous, sachant que la Russie est une puissance nucléaire et que la France l'est aussi ? Lorsqu'on voit la débauche à la fois de matériel militaire... avec les coups que ça induit et les vies humaines qui sont jetées dans la gueule du lion par les russes sur le territoire ukrainien ils savent très bien là je pense que les russes ont compris depuis quelques années que ils ne gagneront pas la guerre en Ukraine. Pour autant, ils la poursuivent. Pour autant, ils continuent en fait d'envoyer des gens crever en Ukraine. C'est-à-dire que la question, elle est parce que derrière les Ukrainiens, il y a les Etats-Unis, l'Union Européenne, etc. Même si on peut... questionner l'aide qui est apportée. On peut dire que ce n'est pas assez, etc. Enfin, ils ont ça derrière et c'est ça qu'il a parlé de résister. Et la Russie, c'est très bien qu'elle n'y arrive pas. Pourtant, elle continue. Elle continue. Ce que je veux dire, c'est qu'en fait, si on augmente les arsenaux des différents pays de chez nous, moi, je ne pense pas que ça soit susceptible si on ne cherche pas, s'il n'y a pas d'autres voies qui sont créées, notamment via la diplomatie, notamment via des réunions sur la sécurité, sur les frontières à l'intérieur de... de l'Europe avec la Russie, si on ne développe pas ces voies-là, alors nos arsenaux n'empêchent pas la guerre. Et donc ce qu'on est en train de préparer, c'est une guerre entre des pays qui ont l'arme atomique. Et ça, ce n'est pas acceptable. Enfin, je veux dire, ce n'est pas, ça fait, bon, depuis 1945, on sait que ce n'est pas possible. Une guerre entre deux puissances populaires. Or... On y va tout droit. Donc, c'est...
On ne va pas tout droit.
Là,
on se met sur ce chemin.
On se met sur ce chemin. Oui, si tu veux. Il y a encore des...
J'espère qu'on ne va pas y aller quand même, tu vois, parce que là, bon, il y aura une bonne heure de chaud. Le baltomique, enfin, mon rôle. Je veux dire qu'on n'y est pas encore.
Deuxième sujet qu'on voulait aborder, c'est ces annonces qui ont été faites par Roland Lesquieu au ministre de l'économie et puis cinq autres ministres à Bercy pour répondre à la question de la crise des prix du carburant qui leur fait très, très peur parce qu'ils ont peur d'une... gilégionisation de la société, d'un retour d'un mouvement social d'ampleur, etc. Donc, ils prennent le taureau par les cornes en annonçant des petits chèques. Donc, ils ont annoncé un élargissement de l'assiette des grands rouleurs. Donc, ça sera plus de 3 millions, mais 5,5 millions de gens qui seront touchés, qui pourront demander ces aînes, sachant que, entre parenthèses... Ils ont mis en place, c'était pour 3 millions de gens qui pouvaient les demander ces aides. Il n'y en a que 1,5 millions qui les ont demandées. Donc, en fait, les gens ne sont pas trop au courant qu'ils peuvent en bénéficier. Ils ont aussi... C'est compliqué et c'est multicrypte. Exactement. Et il faut des justificatifs, des machins. Donc, c'est assez complexe. La deuxième chose, c'est qu'ils ont aidé. Ils ont aussi fait des aides pour des gens en particulier, notamment les pêcheurs et les agriculteurs. Et ils ont supprimé les aides aux taxis et aux transporteurs routiers, qui sont particulièrement en colère. Je trouve ça assez étonnant de la part du gouvernement. Alors ils ont dit, vous pourrez impacter ça dans le prix, dans les factures que vous faites. D'accord, mais...
D'abord, ce n'est pas vu les taxis, ce n'est pas vu les transporteurs qui transportent des personnes.
Exactement.
Je ne vais pas augmenter le prix du ticket en bus parce que le carburant a augmenté, je suis désolé, mais ce n'est pas pour ça.
C'est un peu ridicule. Et pour le transport de marchandises ? C
'est comme si le mec, il arrive et il dit « Ah ben, excusez-moi, le prix, il a augmenté. » Et l'acheteur, il dit « Oui, bien sûr, mais tu as raison, je vais te le payer plus. » Aussi, le rapport de force n'était pas totalement déséquilibré entre les transporteurs et puis Carrefour ou je ne sais pas quoi, ou Monoprix. D'Arty qui utilisent leurs services. Le transport routier, c'est des petites entreprises. Ils sont dans un rapport de force totalement déséquilibre. Et
je voulais juste rappeler que près de 90% de transport de marchandises en France, c'est du transport routier. Le transport fluvial et par train, je ne sais pas quoi, c'est peanuts. Et donc, si on commence à ne plus pouvoir rouler parce que ça coûte trop cher, c'est toute notre économie qui va s'en prouver bloquée. Donc, ils ont annoncé ces aides. que je trouve totalement, enfin, pas du tout prendre la mesure du problème des Français. C'est comme le ministre de l'économie qui parle. Et il ne comprend pas, en fait, que le problème, c'est un problème de salaire. C'est un problème du prix du logement. C'est un problème, en fait, qui a trait à, genre, comment est-ce que les gens font pour vivre ? J'ai eu un débat sur un plateau télé et j'ai rappelé que... Parce qu'il y avait des gens qui me disaient, mais ils n'ont pas le choix. Les caisses sont vides, déjà. Donc, ils ne peuvent pas faire autre chose que ces aides ciblées. Les caisses de l'État. Les caisses de l'État. Tu fais les caisses des gens aussi. Oui, exactement. Donc, il n'a pas trop le choix. C'est la seule chose qu'il pouvait faire. Et de toutes les façons, et ça c'est le grand argument de Roland Lesture, du gouvernement et aussi de gens sur les plateaux télé, c'est « Ah bah oui, vous comprenez bien, les bons messieurs et les bonnes dames, c'est la géopolitique, genre le détroit de Dormuz est bloqué, donc qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? » On n'y peut rien.
On peut distribuer 450 millions, c'est ça qu'ils ont, c'est ma plus que les aides. En
plus, ça fait 1,2 milliards.
Et pour mémoire, Total a fait 5 milliards sur un trimestre et 11 milliards depuis le début. Enfin, sur les deux premiers trimestres, 11 milliards de bénéfices. À ce bénéfice-là, on ne peut pas toucher. S'ils n'arrêtent pas de nous suriner que le bénéfice n'est pas fait en France. D'accord ? Donc Total en France, c'est juste parce qu'il est magnanique, qu'il raffine et vende l'essence. Donc non, on ne touchera pas à ça. Et en effet, comme tu dis, c'est qu'en fait, on refuse de voir l'ampleur du problème des petits salaires. qui fait que quand l'essence augmente de 40 centimes, ça met à plat des familles et des entreprises.
Et c'est d'autant plus marquant que, moi, je trouve, quand on regarde les autres exemples, par exemple, au sein de l'Union européenne, en fait, tous les pays ne sont pas confrontés de la même manière à cette crise des hydrocarbures. Or, lorsque vous êtes espagnol, vous avez tout autant besoin de votre bagnole pour aller bosser que lorsque vous êtes français. Et eux, en fait, il n'y a pas de crise sociale aussi aiguë que chez nous. Je ne dis pas qu'il n'y en a pas du tout et qu'il n'y a pas un problème là-bas aussi. Mais je dis juste que ça ne prend pas le même caractère aigu. Parce que Pedro Sanchez, depuis maintenant des années, a une politique d'augmentation des salaires. Et donc les Espagnols ont vu augmenter ces dernières années, notamment les classes populaires ont vu augmenter leur niveau de vie. Peut-être pas suffisamment, peut-être pas tout ce que vous voulez, mais en fait, et donc du coup, ils peuvent amortir le choc de la fermeture des Trois d'Hormuz et des circulations d'hydrocarbures. Un peu mieux que les Français qui, eux, sont à l'os. Et à ça, on peut rajouter la crise du logement, qui ne fait qu'augmenter. Enfin, je veux dire, les prix du logement, ils n'ont pas baissé miraculeusement depuis ces dernières années. Ça pèse toujours autant dans le portefeuille des ménages. Exactement. Le
coût du logement augmente deux fois plus que les ressources, que les revenus depuis dix ans.
Et donc, si vous cumulez, en fait, ces différentes crises, évidemment, une augmentation de 10 centimes. Là, on a même... plus de 10 centimes, enfin de 50 centimes ou de 1 euro le prix au lit, c'est absolument monstrueux et les gens ne peuvent plus se déplacer. Bien sûr, et surtout qu'en France, on a vraiment
poussé des Français à acheter des voitures au gazoil, des diesels. Ça a été vraiment une politique d'État de pousser vers le diesel. Et aujourd'hui, le diesel est absolument un coup prohibitif. Donc c'est vraiment... Enfin, on voit tout. Je ne sais pas comment dire, ce niveau d'amateurisme dans les politiques, moi, me sidère. parles de tes rencontres de la semaine. Moi, j'ai rencontré une infirmière, une représentante des... d'une association, d'une coordination des infirmières ou je ne sais pas quoi, qui disait, mais nous ne voulons pas d'aide, nous ne demandons pas d'aide, nous demandons une revalorisation de nos actes. C'est-à-dire à la fois l'acte médical d'infirmière ou l'indemnisation que nous avons quand nous nous déplaçons chez un malade. Et elle disait, cet acte, qui est donc combien ils touchent quand ils vont chez un malade, c'est... 2,75 euros.
Brut.
Et ça n'a pas été augmenté depuis 2009. Donc, je veux dire, un infirmier qui se déplace, en fait, ne peut que perdre de l'argent. Ça lui prend du temps et ça l'écoute. plus qu'il n'est remboursé par la Sécurité sociale. Et à l'ajouter, c'est à l'errant, ces trucs. Parce qu'en fait, il y a des malades que nous allons visiter pour leur faire leur quicure, etc., pour leur faire leur soin quotidien. Si nous ne pouvons plus y aller, il va falloir les faire venir à l'hôpital. Il va falloir qu'ils entrent à l'hôpital et ça coûte beaucoup plus cher à la collectivité. Mais non. on continue de fragiliser cette profession d'infirmière. Il y a quelque chose d'une façon d'appréhender la dynamique économique qui est dingue, au point que Jean Tirole, qui est l'équivalent d'un Nobel de l'économie, plutôt libéral, sur France Info cette semaine, a dit « Mais la France a un problème. Il faut augmenter les salaires. Les salaires sont trop bas. » Et c'est d'autant plus vrai que la France est un pays qui est basé sur la consommation des ménages à consommation intérieure, plus que sur l'exportation, comme par exemple, c'est le cas pour l'Allemagne ou pour l'Italie. Et donc, s'il y a une contraction des salaires, il y a une économie qui s'asphyxie. Et d'ailleurs, on le voit dans les résultats, on est au bord de la récession de l'économie française. Donc, il y a un truc. Je repense aux éclats de rire à l'université d'été du MEDEF quand Mélenchon avait dit qu'il fallait augmenter les salaires. Les patrons, ça les aient mort de rire. Écoutez, les gars, vous ferez bien de réfléchir deux minutes parce qu'en fait, s'il n'y a pas de salaire, c'est vos entreprises qui ne vont plus pouvoir
fonctionner. Il n'y a pas de consommation.
Oui, c'est qu'on est dans une situation de tension sociale de dingue. Là, on est à la question salariale. À travers cette histoire de la crise du coût de l'essence, à mon avis, elle a été remise à l'agenda devant et tout le monde comprend que c'est ça le problème. Le problème, ce n'est pas le prix de l'essence, ce n'est pas le prix. des nourritures, comme on l'avait dit il y a 2-3 ans. Le problème, c'est que les Français sont trop peu payés. Je ne veux pas refaire la litanie que les professeurs des écoles et les enseignants sont les plus mal payés d'Europe, etc. Les fonctionnaires qui n'ont pas vu l'indice qui sert à calculer leur traitement augmenter depuis 5 ans. Ce sont les 5 ans qui sont gelés. les indices de fonctionnaires. Et le prochain budget promet de leur donner encore une année en moins, et puis de geler les APL, et puis de taper sur les riches retraités, c'est-à-dire ceux qui ont plus de 2035 euros par mois, très très riches. Voilà, cette économie-là. Mais par contre, on ne touche pas aux niches fiscales, on ne touche pas aux bénéfices, on ne touche pas aux héritages, aux méga-héritages. Et aux aides
aux entreprises.
Voilà. Ça, par contre, c'est sacré, parce que c'est ça qui va nous sauver. Mais enfin, ça fait depuis... Hollande, c'était en 2015 qu'il a commencé à dire qu'il faut aider les entreprises à renforcer leurs marges. On va faire autrement, on va aider les entreprises. En 2015, on va être en 2027, ça fait 12 ans. Ça fait 12 ans que ça va de plus en plus mal. Et il continue comme des brutasses à dire que c'est ça et seulement ça qui est la solution. Je ne dis pas qu'il faut supprimer toutes les aides aux entreprises. Mais enfin, ce n'est pas possible d'avoir comme seule idée que ce qu'il faut, c'est... aider les entreprises. Toi, on a parlé la semaine dernière, ce que tu disais sur Sanofi. Sanofi qui distribue 5 milliards en un trimestre.
C'est la plus grosse distribution de dividendes à des actionnaires le dernier trimestre. C'est Sanofi, c'est 5 milliards. Et j'avoue que quand j'ai appris, quand j'ai lu ça dans les échos, parfois j'ai lu les échos, j'étais sur le cul, je me dis bien, des gens qui vendent des vaccins et des médicaments qui réussissent à se faire une telle marge, alors même que c'est pour la santé des gens, alors même que tout ça, en plus, c'est majoritairement la sécurité sociale qui leur donne la possibilité d'avoir de telles marges. J'avoue que c'est absolument dramatique. Et ce qui est génial, c'est à la titre des échos. Mais d'ailleurs, comme ça a été partagé dans la photo télé, les gens disaient « Ah ben ça montre quand même qu'il y a des entreprises qui vont bien, ça le fila bien. » Ah ben t'es là genre « Eh ben de rien ça nous vit, merci notre sécurité sociale. » Non mais c'est... Ce côté
« choose France », le camarade Macron qui est toujours hyper content parce qu'il y a la France et le pays dans lequel les investisseurs étrangers viennent le plus. Oui, mais c'est le pays qui distribue le plus de dividendes après les États-Unis. La France n'est pas la deuxième économie mondiale, mais quand même, c'est nous qui distribuons le plus de dividendes. C'est-à-dire qu'en fait, il y a réellement... Bon, je vous passe la litanie sur l'augmentation des inégalités incroyables et de revenus et de patrimoine. Voilà, ça fait 12 ans que c'est ça. Et Macron, il est content. Edouard Philippe veut nous promettre de continuer comme ça.
Dernier sujet qu'on voulait aborder, la question de la primaire des sociodémocrates. Ils ont fait leur premier débat sur SCI mercredi au lieu de jeudi, parce que mal qu'on parlait. Qu'est-ce que tu en as pensé de la prestation de Olivier Faure, Raphaël Douxman, Jérôme Gage, Emmanuel Morel et Séguine Royal
J'ai trouvé que ce n'était pas... Comment dire ? C'était pas très au point sur la première partie, c'est-à-dire celle où ils répondaient aux questions économico-sociales. C'était pas très au point au sens où c'était pas mal, il y avait deux, trois idées, mais personne n'a développé véritablement un discours, presque celui qu'on vient d'avoir là. C'est une vraie vision sur, au fond, qu'est-ce que c'est qu'une vision intégrée du social. et d'économique et de la politique, c'est-à-dire de la constitution de notre pays. J'ai trouvé ça, voilà, j'ai trouvé que je me suis dit le seul qui a dit quelque chose qui m'a un petit peu accroché, c'est Emmanuel Morel quand il leur a dit gentiment, parce qu'il n'était pas du tout sur un mode agressif. Voilà, toute la réintroduction de l'ISF, le... qui va rapporter 4 milliards selon Ségolène Royal et puis Glucksmann qui dit qu'il va falloir taxer les héritages de plus de 100 millions, etc. Donc ils vont rapporter 15 milliards et que ces 15 milliards, ça va permettre d encore des charges sociales pour que les salaires nets, bruts, machin. Voilà. Il leur a dit non mais attendez. Si on peut faire ce qu'on a à faire en termes d'investissement. notamment pour la question écologique. On n'est pas du tout dans la bonne échelle. Il a proposé qu'il y ait un emprunt national qui soit lancé pour rassembler des centaines de milliards qui doivent être mis sur la table sur les 10-15 prochaines années pour faire la transition qui s'impose pour les services publics. Je ne vais pas développer à sa place la proposition, mais en tout cas... Voilà, moi, je me suis dit tiens, il y a Emmanuel Morel. J'avais entendu Villepin le dire également dans une émission sur France Info. Je ne sais plus si c'était un emprunt national. Puis il y en a deux, trois qui disent que c'est ça l'ordre de grandeur et que c'est pas, on ne peut pas rester dans du symbolique. de socialisme qui ait davantage de justice et de rééquilibrer un peu par la taxe humaine ou par les impôts sur les transactions, enfin sur les héritages. Toute chose avec laquelle je suis totalement d'accord, mais ce n'est pas ça les sujets de fond. Voilà, donc ça c'est pour la première partie de l'émission. Je
suis assez d'accord avec toi sur cette première partie. J'ai trouvé que là pour le coup, nonobstant effectivement les nuances que tu as notées d'Emmanuel Morel, il y avait quand même une relative harmonie en fait dans les propositions et dans les débats et on sentait vraiment rien de contradictoire.
Chacun
avait un dispositif un peu différent du voisin à proposer, mais globalement, on était vraiment dans le champ de ce que le Parti socialiste peut et sait proposer depuis longtemps. Pour le coup, c'est vrai que ça résonne. C'est mieux que ce que fait Macron, on va dire. Oui, c'est exactement ça. Mais moi, je le comparais plutôt à d'autres à gauche. Et c'est vrai qu'on entend beaucoup ceux qui, eux, ont un candidat, c'est-à-dire Jean-Luc Mélenchon, faire des propositions sur ces sujets-là. Et c'est vrai que ça paraît... Autrement, le projet paraît autrement plus avancé et profond sur exactement les mêmes questions. J'ai encore en tête les discours de Jean-Luc Pélanchon, les différents qu'il a fait depuis la fin de l'été. Il fait des propositions. Lui, c'est vrai qu'il se met à la hauteur. Il parle des 9000 milliards qui vont être donnés en patrimoine dans les 20 prochaines années, de comment est-ce qu'on peut les mobiliser. Il ne parle pas d'emprunt national. Et j'ai toujours quelques petites questions. sur genre comment est-ce qu'il compte nationaliser, tout ce qu'il veut nationaliser, parce que ça va avoir un coût. Je me dis genre, oui, tu vas te refuser tout cet argent pour nationaliser Total, le médicament, le machin. Mais bon, faire des pôles publics. Faire des pôles publics partout, tu vois, il met ça un coût vers des pôles publics. De l'énergie,
du devant-père.
Et effectivement, c'est pas l'ISF qui va permettre, ou la taxe du Kman, tu vois, qui va permettre de racheter tout ça. Mais bon, donc j'ai trouvé... Tu
vois, je te dis ce que moi, j'ai pensé, c'est qu'en fait... Ils n'étaient pas très prêts. En fait, sur tous ces sujets, ils avaient bien deux, trois mesures. Mais en fait… Ce qu'ils vont proposer, c'est après que ça va venir. Là, ils sont sur le départage entre eux, qui va être candidat. Et donc, le départage, il ne va pas se faire. Ils le savent très bien, celui qui vote pour la Sécurité sociale intégrale de Gage ou pour la taxe sur les 100 millions de véritables. C'est pas sur ça que ça va se jouer. 'était gentil, bien social-démocrate, rien qui fasse peur. Mais toi, ce n'était pas ça l'enjeu.
Exactement. Et j'ai dû dire, l'enjeu n'était même pas dans la deuxième partie du débat où il y a eu des accrochages entre les différents candidats. et candidate sur la question internationale et notamment sur la question de Gaza. Parce que ça a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux. Et là, il y a des divergences, en fait, notamment entre Olivier Faure et Ségolène Royal, qui parle de génocide à Gaza, et Raphaël Duchesne, qui ne peut pas. Oui, mais je t'en parle parce que ça a beaucoup tourné, en fait, sur les réseaux. Mais on
en fait grand cas. Franchement, là, je commence à en avoir un peu ras la casquette, quoi. Parce que... Je ne suis pas d'accord avec Glucksmann sur le fait qu'il n'emploie pas le terme, mais je ne fais pas de Glucksmann quelqu'un qui serait contre les Palestiniens, qui soutiendrait d'une manière ou d'une autre la politique génocidaire d'Israël. Non, je ne trouve ça pas possible. Je ne trouve ça pas possible que finalement, cette question de « tu dis ou tu ne dis pas l'homogénocide » devienne une ligne de partage à gauche en France, etc. hyperbolisée à l'extrême la question palestinienne d'une manière que je trouve vraiment il faudra comprendre ce qui s'est passé. On s'en reparlait cette semaine en sang de la table mais enfin il y a 15 ans Quand François Mitterrand était président de la République, c'était en France que le siège de l'OLP pour l'Europe était installé. La politique française sur le sujet était du côté des Palestiniens et la population française était en soutien avec le droit des Palestiniens. Pas contre les Israéliens, mais pour que les Palestiniens aient... un état viable. Qu'est-ce qui s'est passé pour qu'on en soit à ce niveau de division ? Et moi, l'idée qu'on réintroduise à tout moment, auprès de tous, ça, c'est pour moi incompréhensible et je trouve inacceptable. Je n'aime pas le procès qui est fait à Raphaël Glucksmann sur le sujet. Je trouve qu'il a tort de ne pas dire génocide, d'autant qu'il sait. qu'en fait, Ford lui a dit « mais tu le dis bien à propos des Ouïghours ». Donc il a fort eu raison de lui dire qu'il y a quelque chose qui n'est pas cohérent dans ton truc. Et surtout qu'il sait que c'est hypersensible dans la jeunesse. Donc pourquoi il s'arqueboute comme ça ? J'avoue que je ne comprends pas complètement. Mais en tout cas, je ne franchirai pas le pas d'aller, comme c'est fait sur les réseaux sociaux, de lui cracher au visage, en le traitant quasiment de soutien au génocidaire. Pour moi, c'est de la manipulation de réseaux sociaux qui est abjecte.
Donc, de toute façon, le sujet principal, comme je vous le disais, ce n'était pas avançable.
Ce n'était pas ça. C 'est montant en épingle dans les réseaux sociaux, mais ce n'est pas ça qui est différent. Tous les socialistes sont d'accord pour que les Palestiniens aient un État.
vrai sujet de clivage et la ligne de partage, c'était sur la question de la gauche et du rapport. À la gauche ou d'ailleurs au reste de l'échiquier politique. Et là, c'est vrai qu'on a vu plusieurs espaces se découper. C'est d'un côté, Jérôme Gage et Raphaël Glucksmann qui disaient la France insoumise, jamais, on ne veut pas leur parler. Raphaël Glucksmann allait même jusqu'à dire qu'il n'y aurait pas d'alliance ou d'une partie socialiste aux législatives. Ségolène Royal lui a répondu, c'est un vote dessiné safra. Je veux dire, on peut faire un vote, effectivement. pensez à vos partis socialistes de le décider, pas à vous, vous n'êtes pas aux partis socialistes. C'est
une personne qu'elle a envoyé pendant toute l'émission. Elle a tutoyé tous les autres, mais elle a bien remarqué sa distance avec Raphaël Jusman. « Toi, tu ne fais pas partie de la famille.
» Elle est
très attachée à la famille, c'est Colène.
Ah oui, ben ça, c'est une grande question. Tu as parlé de patriotiste de partis dans ta newsletter.
Oui, mais elle fait appel au patriotisme de partis. Mais quand je parlais de la famille, je pensais plutôt au fait qu'elle se voyait comme la maman. La
maman des Français. Et donc, d'un côté, il y avait ces deux-là. Et de l'autre côté, il y avait Emmanuel Morel, Olivier Faure et Ségolette Royal qui continuent de considérer que la France insoumise fait partie, comme mon parti socialiste, de la gauche. Et que ce sont deux forces avec lesquelles, enfin voilà, ces deux jambes, ou deux parmi plusieurs autres jambes encore, de la gauche. Et que du coup, il fallait discuter, il fallait voir. Je trouve que la façon dont ces trois-là envisagent leur rapport avec la France insouïse est très floue. C'est-à-dire que je ne sais pas très bien où est-ce qu'ils veulent en venir. Séguène Royal, au bout d'un moment, elle a avancé, elle a dit « bon, ben voilà, moi, si je suis choisi… » En fait, elle a commencé à dire que peut-être qu'elle allait négocier avec eux. Elle allait négocier parce qu'il n'y avait pas de raison qu'elle ne négocie pas avec eux. Elle dit, toi, Raphaël, tu vas aller voir le centre, c'est-à-dire la droite. Voilà, c'est ça ton projet. Moi, je vais voir la France insouïste parce que c'est la gauche. Et là, j'avoue que j'étais là, j'ai un pays. Ça tend un poids, en fait. Et je pense que beaucoup de gens, y compris de ceux qui vont voter dans cette primaire, comment ils envisagent... de voter pour un candidat qui peut gagner cette primaire, plutôt que ce soit Moraine, qui est le moins probable, mais Olivier Faure ou Séguène Royal. qu'ils remportent la primaire et qu'ils disent « je vais aller parler avec la présence ministre ». Qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce qui peut se passer ?
Alors, moi, ça, je ne suis pas tout à fait d'accord, parce que je pire reproche à Jean-Luc Mélenchon de ne pas vouloir parler avec les autres. En fait, parler avec nous, ça n'a pas seulement comme vocation d'obtenir leur soutien et leur ralliement. D'abord, tu peux penser que tu peux à la fois défendre tes propositions, mais préparer ta victoire et donc essayer d'avancer sur un projet de gouvernement, un accord de législation, des idées de constitution du gouvernement, etc. Il n'y a rien à se dire entre maintenant et le 2 mai, le deuxième tour de l'élection présidentielle. Je pense que si on veut réussir à faire baisser la tension à l'intérieur de la gauche et stopper cette espèce de mur qui se construit partout, entre les gauches et à l'intérieur des partis, je pense que l'idée... de se parler me paraît une bonne idée. En revanche, c'est vrai qu'il n'y a aucune chance que Ségolène Royal obtienne que Jean-Luc Mélenchon se rallie à sa candidature. Ça, je pensais qu'il n'y avait aucune chance. Mais l'idée qu'on se parle, éventuellement qu'on se parle pour dire les différences ou les d'accords, moi, je trouverais ça bien et je ne trouve pas très bien. De la même manière, je n'aime pas beaucoup, je n'ai pas du tout aimé. ce que Ségolène Royal a fait à l'égard de Glucksmann, on va croire que je soutiens Glucksmann. Je ne soutiens pas du tout Glucksmann pour des raisons très profondes, qui sont mon désaccord sur sa vision du monde. Déjà, les socialistes, socialisants, socialistes démocrates, ça fait un désaccord, mais le désaccord le plus profond que j'ai avec Glucksmann, c'est, je pense qu'il a une vision du monde qui fait... qui ne tient pas compte des dangers qu'il porte et qui est menaçant pour notre pays et pour notre monde. C'est-à-dire, je le crois trop pour aller dire les choses battent en guerre. Donc j'ai vraiment des désaccords avec Glucksmann. En revanche, je n'accepte pas, je trouve ça intolérable quand elle l'a traité de stagiaire. C'est intolérable. C'est-à-dire qu'elle le dévalorise, qu'elle lui colle une étiquette qui va traîner pendant toute la campagne s'il est désigné comme lauréat. Je trouve ça pas possible. Et je trouve que les gens de gauche doivent pouvoir se parler, être en désaccord, ce que je viens de dire, ce que l'on peut dire à Glucksmann sur le fait qu'il mésestime complètement les... forces politiques qui font tension à l'intérieur de l'Europe et que ce n'est pas juste Vladimir Poutine qui craint un problème pour le projet européen et qu'il n'a pas de proposition à faire sur la relance du projet européen. Ça ne veut pas dire qu'on est d'accord, c'est-à-dire qu'on n'est pas d'accord, mais que je le reconnais comme faisant partie de la gauche. Vous pouvez y aller, les Insoumis, me hurler dessus dans vos commentaires. Elle a dit que plus de la gauche. Oui, pour moi, les socialistes font partie de la gauche et Raphaël Buxman est un candidat de la primaire social-démocrate.
J'ai une dernière question pour toi. Est-ce que tu penses que cette... ligne de partage, tu vois, cette façon de dire, il y a ceux qui sont pour l'alliance avec la France insoumise, tu as pour la discussion avec la France insoumise, et ceux qui ne le sont pas, est-ce que c'est ça qui va, genre... D'éterminer le vote ? D'éterminer le vote.
Moi, je pense que ça sera très, très important dans le vote des socialistes. Et je pense que l'argument d'Olivier Faure et de Ségolène Royal qui disent à Raphaël Ruxman « Si tu ne veux pas te tourner vers les insommés, vers qui vas-tu te tourner ? » Je pense que c'est un argument très fort. C'est-à-dire qu'en effet, on ne peut pas imaginer le total de la gauche, c'est 35% en ce moment. Ça va un petit peu mieux, la gauche se refait un peu la cerise. Mais enfin, si on veut gagner l'élection présidentielle, on ne peut pas commencer par dire qu'on ne se parle pas. On ne peut pas commencer par dire quand on est insoumis que Glucksmann, s'il est le candidat des sociodémocrates, ne fait pas partie de la gauche. Parce que là, vous n'êtes pas prédégat de gagner l'élection présidentielle. Mais quand on est Raphaël Houston, on ne peut pas dire que ceux qui s'apprêtent à voter pour Jean-Luc Mélenchon ne font pas partie de la gauche. Nous sommes la gauche, tous ensemble, avec de vraies différences. de vraies divergences dont on peut parler. Donc on n'est pas obligé, on n'est pas obligé de s'exculiner quand on a ces divergences. Mais par contre, le fait qu'il y en ait qui disent on ne parlera pas à la France insoumise, ça crée un vrai trouble. Et comme dirait Martine, quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup. C'est qu'il y a un loup. Et oui, voilà. Alors la réponse de Glucksmann, c'est nous allons créer une dynamique et que si on a le boulet Mélenchon, on ne pourra pas faire cette dynamique. Crois celui qui veut croire. Parce que si tu t'imagines, mon gars, que tu vas réussir à faire une dynamique majoritaire sur tes petits bras en laissant de côté tous ceux qui se reconnaissent dans la puissance, la radicalité et la cohérence du discours de Jean-Luc Mélenchon, je pense que tu t'illusionnes. Donc je pense qu'il y a une vraie faiblesse dans l'argumentation de Raphaël Luxman et qu'elle est problématique.
On va voir. Qui l'a voté déjà ? Parce que j'ai vu qu'il y avait 90 000 personnes. C'est Patrick Minucci qui s'occupe de cette primaire. Il a dit qu'il y avait 90 000 personnes. C'est-à-dire qu'en fait, il additionne à la fois ceux qui se sont inscrits juste pour cette primaire, qui ont payé 15 euros, et les adhérents des différents partis, notamment du Parti Socialiste, où ils sont en un peu moins de 30 000. Mais j'étais là, genre 90 000. Enfin, en fait, ça commence à faire. Et j'ai parlé avec des socialistes qui m'ont dit qu'on ne sait pas très bien qui c'est. On ne sait pas très bien qui s'est inscrit. En gros, dans les 50 000 qui sont en dehors des partis, on ne sait pas trop qui c'est ces gens. Il y a une interrogation sur quelle dynamique ça crée ces discours, ces campades, parce qu'on en parle beaucoup quand même. On vient
d'avoir le premier débat du Parti Socialiste, des candidats socialistes, ils en ont deux autres. Il va falloir qu'ils trouvent de quoi ils vont parler.
Oui, je suis d'accord. Ils ne peuvent pas tomber toujours autour de Jean-Luc Mélenchon.
Ils n'ont pas parlé que de Jean-Luc Mélenchon, mais la première... On a dit qu'elle n'était pas la plus créatrice. Il y a des sujets dont ils n'ont pas du tout parlé. L'écologie, par exemple, a été assez absente de leur première discussion. Mais c'était comme ça que c'était organisé avec Jadas. Je pense que sur France 2, il en sera davantage question. Peut-être qu'il sera question de la question militaire et de l'Europe, qui a été assez peu présente aussi. J'imagine qu'ils ont voulu répartir les sujets sur les trois débats. Mais comme c'est en effet la question des alliances et finalement, on est candidats de quel espace ? C'est ça que ça veut dire. J'espère qu'ils vont progresser un peu dans leur argumentaire.
On va les suivre puisque nous, c'est notre travail, donc on les regarde tous ces débats. Et on vous en parle. Exactement. Sur ce, on vous dit à la semaine prochaine. Ciao, ciao. A plus tard.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.