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Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau numéro du samedi politique. Évidemment, encore aujourd'hui, nous avons un programme chargé. Crise pétrolière, guerre en Ukraine, dette abyssale. Dans le chaos du monde, la France semble contrainte de subir, faute de pouvoir agir. Cette impuissance est-elle une fatalité ? Peut-on encore redresser la barre ? C'est ce que nous allons voir dans un instant. Mais avant, chers amis, n'oubliez pas que je compte sur vous. Pour le succès de cette émission, alors pensez bien sûr à cliquer sur le pouce en l'air, pensez à relayer au maximum cette vidéo. Et puis bien sûr, je vous lis dans les commentaires dès à présent. Et à mes côtés, cette semaine, François Asselineau. Bonjour monsieur.
Élise et bonjour à tous les auditeurs.
– Merci beaucoup d'être à nouveau à nos côtés. Vous êtes président de l'UPR et candidat à l'élection présidentielle. François Asselineau, nous n'allons pas mentir, nous sommes vendredi matin. Lorsque les téléspectateurs vous découvriront, vous serez à Valère pour l'université d'automne de l'UPR.
– En fait, ça commence cet après-midi, puisque nous sommes vendredi en effet. Ça s'est réservé aux bureaux politiques et au Conseil national. On va parler de stratégie. On va parler collègues de parrainage, bien sûr. Et puis demain, donc samedi, au moment où cette émission sera diffusée, on a toute la journée des tables rondes. Une table ronde le matin consacrée à un sujet qui est d'une gravité exceptionnelle, qui est celui de l'éducation, qui est un désastre absolu. Enfin, qu'est-ce qui n'est pas un désastre, d'ailleurs, avec Macron. Et puis l'après-midi, on aura une table ronde, comme on l'a souvent, géopolitique, notamment sur le basculement du pouvoir vers l'Asie. Le fait, on le voit d'ailleurs ces jours-ci avec l'entrevue de Xi Jinping et de Trump aux États-Unis, le pouvoir mondial est maintenant en train d'échapper aux États-Unis et à l'Occident plus généralement au profit de nouvelles puissances, au premier rang desquels la Chine. Donc on examinera ça avec évidemment les conflits. la Russie et l'Ukraine, et puis l'Iran, et puis plus généralement ce basculement du monde. Et puis après ça, je ferai mon grand discours de rentrée, comme à chaque université, où là on va donner le coup d'envoi de la campagne électorale que l'on a déjà commencé assez largement. On va distribuer les nouvelles affiches, etc. Mais on va vraiment mettre maintenant le paquet sur cette campagne qui s'annonce quand même plutôt bien, très mauvaise pour la France, mais plutôt bien pour nous, Vous savez que j'ai créé quand même l'UPR il y a bientôt 20 ans. On fêtera d'ailleurs le 20e anniversaire pendant la campagne présidentielle. Quand j'ai créé l'UPR il y a 20 ans pour s'appeler les Français à se rassembler au-dessus du clivage droite-gauche, c'est pas nouveau dans ma bouche, comme l'avait fait De Gaulle avec le CNR. je peux vous dire qu'il n'y avait pas grand monde qui y croyait. Même mes proches, même ma famille, on pensait même que ce n'était pas possible de sortir de l'Union européenne. Et puis maintenant, j'allais dire, c'est presque en train de devenir tendance. C'est-à-dire quand on voit les résultats du référendum en Islande, où les Islandais, qui est un pays de 394 000 habitants, et qui se classe néanmoins, selon l'indice de développement humain du PNUD, parmi les trois pays les plus développés du monde selon les Nations Unies, c'est la Suisse, la Norvège et l'Islande. C'est-à-dire les trois pays, justement, en Europe, qui ont refusé d'entrer dans l'Union européenne et dans l'euro. Et donc quand on voit que les Islandais ont rejeté l'idée même de commencer des négociations, et 60% des moins de 25 ans qu'ont voté non... Quand on voit ensuite les résultats en Allemagne, aussi bien en Sachsen-Anhalt qu'en Mecklenburg, première année occidentale, de l'AFD, on oublie, on parle de l'AFD comme un mouvement d'extrême droite, mais l'AFD c'est quand même un mouvement qui a inscrit dans son programme le Dexit, la sortie de l'Allemagne, de l'Union européenne et de l'euro. C'est quand même quelque chose, les Français, est-ce que les Français se rendent compte que si ça se trouve, l'Allemagne… Ce n'est pas encore maintenant, parce qu'il ne faut pas non plus surexagérer la victoire de l'AFD, qui est surtout très forte dans les lenders de l'Ouest, mais qui même maintenant dans les lenders de l'Ouest est le premier parti. Ce n'est peut-être pas pour demain, mais peut-être que pour après-demain, il n'est pas exclu par exemple que pendant le mandat du prochain président de la République française, l'Allemagne décide de sortir de l'Union européenne. Est-ce que les Français se rendent compte de la conséquence que ça aurait pour la France ? Surtout si, en plus de ça, on n'a pas le droit en France de débattre du Frexit pendant la campagne présidentielle. C'est pour ça qu'il y a quand même un grand mouvement de fond que l'on voit. Donc bon, là, on aura... Je ne sais pas, on va avoir 600, 700 personnes. Il y a beaucoup de gens qui nous disent qu'ils n'ont plus les moyens de traverser la France pour venir. Ça, c'est un souci. Donc il faudra peut-être revoir, je ne sais pas comment faire, dans Paris. Mais enfin, les gens ont vraiment des soucis financiers maintenant. Enfin, on attend quand même beaucoup de monde. Mais on voit aussi la mobilisation des gens qui collent des affiches, qui vont sur le terrain. Là, on a lancé une cagnotte, un peu comme vous le faites, vous, pour... Pour TV Liberté, on a lancé une cagnotte, on a déjà plus de 60 000 euros en une semaine. Donc ça marche bien pour financer cette campagne présidentielle. Donc je pense que la campagne va être intéressante et ne va pas se dérouler comme prévu. Parce qu'on voit bien que tout est verrouillé dans le système. Il faut qu'il y ait déjà des candidats qui ont été présélectionnés. On le voit au Parti socialiste où Mme Ségolène Royal est en train de vampiriser à son profit la primaire, alors que ce n'était pas prévu dans le programme. On a vu d'ailleurs la réaction des classiques du PS. On voit à droite que tout est fait pour promouvoir Édouard Philippe ou Attal, et ça ne marche pas. Ça ne marche pas, ça n'embraye pas sur l'opinion. Voilà, donc je pense que beaucoup de surprises peuvent arriver à l'occasion de cette campagne.
En tous les cas, je précise bien sûr que TV Liberté est à Valère et qu'il y aura bien sûr un sujet dans le journal de lundi. Alors, poursuivons avec l'actualité. François Asselineau, Emmanuel Macron a pris la parole jeudi soir. J'aimerais d'abord vous faire réagir à sa déclaration et à son annonce. Des soldats français vont se rendre en Arabie Saoudite pour protéger des sites pétroliers. Je vous propose tout de suite que l'on écoute le Président.
Nous allons envoyer des moyens militaires, c'est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense, pour protéger ce site. Pas nous engager dans quelques conflits, mais protéger ce site. Pas d'aviation, des rafales ? On verra l'évolution et selon les besoins. On en a dans la région.
pensez-vous de cette décision ? C'est une bonne idée d'envoyer nos soldats protéger les sites pour essayer de débloquer la situation avec le pétrole
pense fondamentalement que ce n'est pas nouveau que Macron prend des décisions qui engagent l'avenir de la population française et de la France sans demander l'autorisation de la représentation nationale. Là, il a la bonté de nous dire qu'il va envoyer du matériel, éventuellement des soldats sur place en Arabie Saoudite, mais il ne nous a jamais dit ce qui se passe exactement en Ukraine. où semble-t-il qu'on a envoyé du matériel, ça c'est certain, mais aussi des instructeurs et puis des soldats. Mais bon, on ne sait pas exactement ce qui s'y passe. Donc Macron a pris, depuis qu'il est à l'Élysée, l'habitude de prendre des décisions qui sont d'une extrême gravité, sans en référer à la population française. Quand il parle même de mutualiser la force nucléaire française, et même peut-être d'envoyer des vecteurs nucléaires, de prépositionner des vecteurs nucléaires. dans les Pays-Balques, mais c'est d'une extraordinaire gravité. Je trouve que c'est beaucoup plus grave d'ailleurs que de protéger un champ de pétrole en Arabie Saoudite. Donc tout ça, ça montre que nous sommes dans une république complètement dysfonctionnelle, que M. Macron s'assoie sur l'article 35 de la Constitution qui prévoit que normalement, au bout d'un certain moment d'engagement, il faut obtenir le vote régulièrement des parlementaires. Et puis il y a la lettre de la Constitution et puis il y a l'esprit. qu'on ne peut pas prendre des décisions comme il le fait, qui engagent notre avenir, qui engagent éventuellement la vie de nos enfants et de nos petits-enfants sans avoir un soutien minimum de la population, enfin le soutien maximum plus exactement, de la population française. Et en fait, il ne le fait pas. On est engagé par exemple sur l'affaire en Ukraine. Il y a une espèce de tabou incroyable, de pression colossale des grands médias sur le fait qu'il faudra à tout prix soutenir l'Ukraine alors qu'on a dépensé des dizaines de milliards d'euros. Il est assez intéressant de voir l'évolution du RN et même de LFI. Ils sont tellement intimidés que Mélenchon... D'un côté, l'ERN de l'autre, sont en train de passer sous des fourches codines et de dire finalement qu'on soutient l'Ukraine. Bon, l'ERN, ça dépend des jours. Le jour perd, ils soutiennent l'Ukraine. Le jour perd, ils disent qu'il faut arrêter. M. Louis Aïeux a dit qu'il fallait couper le robinet. M. Jacobelli est allé à Kiev soutenir l'armée ukrainienne. Je vois que là, sur une télévision anglaise, j'ai vu que Mme Le Pen a dit qu'on n'avait plus les moyens de payer. Enfin, plus les moyens de payer, c'est pas… Ce n'est pas digne de dire ça. On ne dit pas qu'on n'a plus les moyens de payer. Ça fait penser à la chanson d'Annie Cordy, la bonne du curé. « Je voudrais bien, mais je peux point ». C'est ça. Soit on soutient, soit on ne soutient pas. On ne dit pas qu'on aime bien, mais on n'a plus les moyens. Ce n'est pas bon. En France, la parole de quelqu'un qui dit que tout le narratif qu'on nous explique... est faux, c'est-à-dire que la guerre n'a pas commencé en février 2022, ça a commencé depuis bien plus longtemps, ça a commencé dès avant le Maïdan, enfin ça a commencé essentiellement avec le Maïdan, qu'il y a une volonté que, certes, la Russie a envahi l'Ukraine, mais c'est en réponse à toute une politique, une stratégie parfaitement déterminée, documentée, notamment les déclarations de Mme Victoria Nolande, la sous-secrétaire d'État américaine, qui avait expliqué que l'objectif final, c'était quand même de... de découper en morceaux la Russie, tout ça est parfaitement documenté et c'est caché. Et moi, je vois malheureusement dans la population beaucoup, beaucoup de Français qui ne sont pas au courant. Mais c'est d'une extrême gravité. On est face à un lavage de cerveau qui m'en rappelle, je ne sais pas, j'y ai été parlé, vous non plus, mais en 1914. Comment est-ce qu'on a envoyé au casse-pipe ? 1 600 000 Français en 1914, en ne tenant pas compte des avis nuancés. Enfin c'est toutes les grandes catastrophes de l'histoire de France, c'est ça. La guerre de 1870, quand on a lancé la guerre de 1870, Napoléon III s'est laissé enflammer par un petit arréopage de gens autour de lui, alors que les spécialistes disaient « Attendez, l'Allemagne était surarmée ». Depuis la bataille de Sadova, l'armée prussienne était extrêmement forte, plus puissante que nous. On y est allé quand même au Caspi. Ça a donné le désastre de Sedan. Et moi, je crains beaucoup qu'en ce moment, on prend des engagements. L'Arabie saoudite, c'est presque un détail, je trouve, par rapport à ce qui se passe en ce moment en Ukraine, où on prend des engagements, on annonce des choses, et puis on fait l'objet d'un flux d'informations délirant. J'ai quand même pas rêvé. Ces jours-ci, on a expliqué aux Français que la CIA aurait transmis des informations à la France, comme quoi les Russes allaient envoyer des drones pour aller bombarder la France depuis la mer. Et puis, si j'ai bien compris… – Emmanuel Macron a démenti. – Alors Macron lui-même a dit que c'était faux. Mais d'où ça sort ? Qui est-ce qui a donné à toutes les agences de presse, tous les médias français ont dit que les Russes allaient envoyer des drones ? Et puis de toute façon, il faudrait quand même se poser des questions. Quel serait l'intérêt de la Russie de nous attaquer ? Ils croient vraiment qu'ils ont envie de prendre un pays où ils entreraient dans un... Ça serait un désastre pour la Russie de venir mettre la main sur la France. Ils croient vraiment qu'ils ont envie de se ramasser des Sandrine Rousseau, des Marines Tondelier, des Glucksmannes sous leur coupe, avec un pays qui a 3 600 milliards d'euros de dettes et qui est complètement désindustrialisé. Ça n'a pas de sens. Ça n'a aucun sens. Déjà, ils ont suffisamment de difficultés. au passage en Ukraine, pour aller chercher ailleurs. Mais tout ce qu'on nous racontait faux, lorsqu'on nous présente l'Ukraine comme un pays agressé... Si dans le Donbass, les populations ou en Crimée ne voulaient pas de l'occupation russe, il y aurait en permanence une résistance. Il y a une résistance ? Personne n'en parle. Il n'y a aucune résistance. Ils ont été acclamés comme des libérateurs en Crimée. Moi, je suis allé en Crimée. En Crimée, dans le Donbass, ce sont des populations russophones et russophiles. Je l'ai expliqué 50 fois. Je ne suis pas le seul, d'ailleurs. Les Français peuvent se documenter. Ce sont des populations qui ont acclamé les Russes. en libérateur, parce que c'était depuis le Maïdan, justement, depuis que les États-Unis ont organisé un coup d'État pour chasser le président légitimement élu, qui avait la sagesse d'entretenir de bonnes relations. avec Moscou. Depuis ce moment-là, les populations du sud-est ont été persécutées. Mais à aucun moment, Poutine et les Russes n'ont dit qu'ils allaient mettre la main sur tout le reste de l'Ukraine, parce qu'ils savent que là, ça serait comme en Afghanistan. Là, ils auraient des problèmes, parce que là, il y aurait une véritable résistance. – En
même temps, vous ne pouvez pas nier qu'aujourd'hui, il y a des frappes russes, j'entends, qui vont jusqu'à Kiev.
Oui, il y a des frappes ukrainiennes qui vont jusqu'à Tomsk ou je ne sais pas où. Il y a aussi des frappes en profondeur envoyées par l'Ukraine. D'ailleurs, c'est pas l'Ukraine, en plus. Tout le monde sait bien que c'est plus l'Ukraine. Tout le monde sait bien que c'est l'OTAN qui est derrière. Donc lorsque les gens disent « Oui, l'Ukraine, regardez ce peuple courageux », etc. – Tout est documenté, on voit bien qu'ils n'arrivent plus à avoir de militaires, ils sont obligés dans les rues, vous voyez bien les voitures où vous avez une espèce d'une soldatesque de Nervy qui sortent de force des hommes pour les envoyer au front. –
Mais ça, d
'aucuns
vous dirait que c'est de la
propagande russe, justement ? – Non, non, mais ça a suffisamment été documenté. Donc en fait, si demain il n'y avait plus l'OTAN, l'Ukraine elle tombe comme un frémur en trois jours. Et d'ailleurs, on est dans une situation où qu'est-ce qui va se passer avec Trump ? Trump, on sait tellement pas ce qui va sortir. On a l'impression d'être quelqu'un qui est tellement tiré à U et à Dia, on finit par avoir le tournis. Mais si effectivement Trump décide de mettre un terme à tout ça... Je ne sais pas ce que feront les Occidentaux. Moi, je suis très inquiet parce qu'on est dirigé en Europe occidentale par des cinglés. Mais vraiment, quand je vois que Frédéric Mersch – j'en parlais tout à l'heure – il s'est ramassé des gifles électoraux, mais des trucs inouïs. Est-ce que vous vous rendez compte que dans le land de Mecklenburg-Fortpommern, la CDU qui a été créée en 1945, dès l'effondrement du régime nazi, s'est créée la CDU ? C'est la première fois depuis 1945… – C'est les chrétiens démocrates. – Les chrétiens démocrates, c'était le parti de Merkel, c'est le Minklenburg-Pomernie occidental, c'est la partie de l'Allemagne qui est frontalière de la Pologne. C'était le fief de Angela Merkel quand même. Il faisait un des trios électoraux. Dans ce land, la CEDU est tombée en dessous de 5%, c'est-à-dire n'est pas représentée. C'est la première fois depuis 1945 que ça existe. Et fait merde, ça dit, c'est un désastre, il n'y a pas à le cacher. Mais on est dans une situation en Allemagne, comme en France, et comme d'une certaine autre façon, mais un peu comparable en Angleterre, où on a des dirigeants qui sont totalement désavoués par la population. Je ne sais pas combien de personnes ont regardé Macron à la télé. Moi, j'ai lancé un petit sondage. Alors évidemment, vous allez dire qu'il y a un billet de confirmation sur notre compte Twitter. Vous l'avez regardé, vous ? Vous l'avez regardé, vous ? Je l'ai regardé ce matin pour vous faire plaisir. Ah oui, pour me faire plaisir. Moi, je n'ai même pas regardé, même pas pour vous faire plaisir. Moi, je ne peux plus supporter le simple fait de voir Macron. D'ailleurs, je ne suis pas le seul. Vous avez vu qu'à l'ONU... Il y a deux chefs d'État qui ont fait le vide. C'est Netanyahou et Macron. Il y avait peut-être une trentaine de délégations sur 190 qui m'ont écouté. C'était des sièges vides. Les gens n'ont plus envie d'écouter les vaticinations. Mais j'en reviens à Metz. Normalement, après des échecs électoraux comme ça... L'esprit de la démocratie, sinon des institutions, ça aurait été qu'ils remettent sa démission, ou s'ils ne la remettaient pas, au minimum qu'ils disent « J'ai bien compris le message, donc je réoriente complètement ». Et il faut bien comprendre qu'on parle de l'extrême droite avec Alternative für Deutschland. Enfin c'est quand même une extrême droite assez étrange, puisqu'elle ne veut pas envoyer... Elle a dit que Mme Weidel avait honte à l'idée d'envoyer des chars allemands contre la Russie. C'est le monde à l'envers. Depuis le 19ème et 20ème siècle, l'extrême droite allemande, c'était justement ceux qui voulaient aller taper du russe. Et elle, elle est celle justement qui menait pour la paix. On est dans une espèce d'inversion généralisée des valeurs, dans tout le monde occidental, où la gauche est devenue ultra guerrière, ultra belliciste. Jaurès doit se retourner dans sa tombe. La gauche, le bloc central, peut-être ? Mais là, c'est quand même à gauche. Ils sont quand même aussi à l'ESPD. Il est quand même aussi pour l'intervention en Russie. Et moi, je suis assez inquiet, parce que le discours officiel de Merz, alors même que... D'ailleurs, c'est pas pour rien qu'AFD fait des très très gros scores en ex-Allemagne de l'Est, parce qu'en ex-Allemagne de l'Est, ils ont gardé une certaine... Ce qu'ils appellent « hostalgie », c'est-à-dire la nostalgie de l'Est. Ils ont gardé, certains d'entre eux, les personnes un peu vieillissantes. ont gardé un petit peu la nostalgie de ce qu'était la RDA, qui n'avait pas que des inconvénients. C'était aussi... Il y avait une certaine douceur de vie, semble-t-il. C'est-à-dire que c'était... Vous savez, c'était le plus riche de tous les pays de la liste. Ils avaient leurs petites voitures, les Trabantes, etc. Enfin bon, bref. En tout cas, ils ont gardé des amitiés avec les Russes. Et ils sont les premiers à ne pas vouloir entrer en guerre contre la Russie. Mais Merz ! Il n'a plus que 4,9% des gens qui ont voté pour son parti. Il continue un pas vide. Il continue à la même politique. Et bien c'est exactement comme Macron. C'est exactement comme Starmer suivi par Burnham. Burnham, il a succédé à Starmer suite aux échecs. Parce qu'en Angleterre, il y a cette tradition quand il y a des échecs électoraux cinglants. La tradition, c'est du droit coutumier, le Premier ministre s'en va. Mais il a été remplacé par un clone. – Ça
ne sauve que les apparences, oui, visiblement. – Ça ne sauve que les
apparences. Donc on est dans des démocraties dans le monde occidental où l'on ne tient absolument aucun compte des élections, sauf à ce qu'il y ait, je ne sais pas, un tournant extraordinaire, et où par ailleurs les élections sont manipulées. On le voit comme c'est le cas en France, puisqu'en France, ils ne sont tolérés. dans les sondages. Moi, je n'apparais jamais dans un seul sondage, jamais à la télévision, parce que je suis LE candidat du Frexit. Et méfiez-vous des imitations, parce qu'il y en a d'autres qui prétendent faire le Frexit alors qu'ils ne le font pas du tout. On pourra peut-être en parler. Mais là, on n'a pas le droit d'en parler. En revanche, on nous présente, on fait mousser des gens comme Le Pen, Mélenchon. Aïe, aïe, aïe, on a peur. Mais Le Pen et Mélenchon... veulent pas sortir de l'UE, veulent pas sortir de l'euro, veulent pas sortir de l'OTAN, veulent pas sortir de la CEDH, soutiennent l'Ukraine contre la Russie. Et en fait, ils font la même chose que le bloc central. Voilà. Donc en fait, on est dans un monde où on a vidé de substance la profondeur des élections, le véritable choix stratégique. Et là, vraiment, j'insiste auprès de mes concitoyens, 2027 va être une élection extrêmement importante. Et la question européenne devrait être au firmament des questions. Il y a la question européenne, la question de la dette, qui d'ailleurs est liée. J'ai été reçu par… – Alors justement,
je voulais vous en parler. Vous avez été reçu le 23 septembre dernier par Philippe Juvin, qui est donc le rapporteur général de la Commission des finances à l'Assemblée nationale. Vous avez évoqué ensemble les questions de la dette et du budget qui va bientôt être voté ou pas voté, en tous les cas débattu. – Sur la question de la dette, on en a beaucoup parlé ces dernières semaines, notamment avec Jean-Luc Mélenchon qui a proposé de mettre au feu au moins la partie BCE, c'est-à-dire environ un peu moins de 20%. Vous, quelle est votre position justement sur cette fameuse dette ? Est-ce que, comme Bruno Le Maire, vous croyez qu'on peut continuer à emprunter, emprunter, emprunter et puis advienne que pourra ? Ou est-ce qu'au contraire, vous considérez que c'est une calamité qu'il va falloir traiter
? – Alors, petit point de départ. Quand les Français vont mettre un bulletin dans le lien, la première chose qu'ils devraient regarder, c'est de voir quel est l'état financier des partis politiques, des représentants qui viennent. Nous, à l'UPR, j'ai créé un parti depuis que je l'ai créé, on a eu zéro euro d'emprunt bancaire, jamais, je m'y refuse. Nous avons une situation nette de plus 450 000 euros dans notre bilan, et nous n'avons aucune subvention de tic ce soir. Ceux qui fantasent sur les valises de Poutine, de Xi Jinping, de Trump ou de je sais pas qui, non, nous n'avons évidemment rien, bien sûr, mais nous n'avons pas non plus de subventions de l'État. Je regarde les autres partis politiques. Le Parti socialiste était tellement en faillite qu'ils ont été obligés de vendre leur siège au PS. Le Rassemblement national, les gens qui ne me croient pas n'ont qu'à aller voir le site de la Commission nationale des comptes de campagne. Ils verront que le Rassemblement national, qui a quelque chose comme à peu près 15 millions d'euros de subventions de l'État par an du fait du nombre de députés qu'il a... sans compter les salaires des députés qui doivent peut-être participer au pot, le RN a une situation nette négative de moins de 10 millions d'euros. Et je pourrais en dire autant ou à peu près des autres partis. Donc la première chose, si vous voulez, c'est que si vous voulez confier les rênes du pays à quelqu'un qui vous promet de lutter contre la dette, ne les confiez pas à quelqu'un dont le parti est en situation de faillite virtuelle. Et quand je parle du RN, ou quand je parle de... Je pourrais aussi parler... Quand vous citez Bruno Le Maire, c'est une plaisanterie. Qui peut faire confiance à Bruno Le Maire ? à Édouard Philippe, à Gabriel Attal ou au classique du Parti socialiste, pour redresser des comptes publics. Donc ça, c'est la première chose à faire, c'est que les Français se disent, mis à part toute question politique, quel est celui qui gère en bon père de famille ? Bon, ça, c'est le premier point. Le deuxième point que je voudrais dire, c'est vraiment important, c'est que... Beaucoup de nos compatriotes, c'est même presque l'essentiel, comme d'ailleurs la plupart des responsables politiques, comme beaucoup de journalistes, n'arrivent pas à comprendre ce que c'est qu'un État, et qu'un État, c'est pas la même chose qu'un ménage. Quand vous avez un ménage de salariés, monsieur et madame, qui sont salariés, il y en a un qui peut être fonctionnaire, l'autre travaille dans l'entreprise, monsieur et madame, par exemple, ils viennent à eux deux 4 500 € par mois. S'ils dépensent 4 800 €, ils ont un découvert de 300 €. Et au bout d'un mois, 600 € ou deux mois, au bout d'un mois ou deux, la banque téléphone en disant « ça, c'est plus possible ». Et que font M. et Mme ? Ils disent « tiens, on va supprimer une ou deux sorties au restaurant, on va plus aller en week-end chez belle-maman, on va reporter l'achat de la télévision ». Donc au lieu de dépenser 4 800, ils vont plus dépenser que 4 100. Et donc ils vont faire 400 € d'économie. Et donc ils vont pouvoir revenir dans le vert. Pourquoi ça marche ? Et là, vraiment, ce que je dis, c'est simple à comprendre, normalement. Ça marche pourquoi ? Parce que le couple gagne toujours 4 500 € par mois, tous les mois. Ils sont salariés. Leurs recettes sont égales tous les mois. Alors qu'un État, ça ne marche pas comme ça. Un État, ce n'est pas un salarié. Un État, il a des ressources fiscales, les quatre principales étant la TVA, l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur le revenu et la taxe sur les produits pétroliers. Il y a beaucoup d'autres taxes par ailleurs. Et que ces taxes-là, elles dépendent de l'activité économique. C'est vraiment fondamental à comprendre. J'ai été reçu par Philippe Juvin, qui est un homme vraiment intelligent, enfin je le connaissais, j'avais connu au conseil général des Hauts-de-Seine, qui m'a fait vraiment, lui et ses collaborateurs, vraiment un accueil très sympathique, et ça devait durer trois quarts d'heure, on est resté une heure et demie à parler. – Vous ne l'aviez pas vu pendant le Covid, non ? – Non, non, non. C'est vraiment quelqu'un que j'ai… d'abord je l'ai remercié de… Je vais remercier de recueillir mon point de vue, parce qu'on est tellement pestiféré, ce qui prouve quand même au passage qu'il y a une très grande inquiétude. Et ce que je lui ai expliqué, c'est que j'ai commencé par raconter une anecdote qui détend du temps où j'étais à l'Inspection générale des finances, où on avait tous les mois un comité directeur des inspecteurs généraux, et il y avait le directeur du Trésor, mais c'était un souvenir qui remonte à 15 ou 16 ans. qui était venu et qui nous avait parlé du problème de la dette. Je rappelle quand même que quelqu'un comme Nicolas Sarkozy a été élu en 2007 en disant qu'il y avait une dette excessive. François Fillon disait à l'époque qu'il était à la tête d'un État en faillite. C'était il y a 19 ans. Et Sarkozy avait dit qu'il allait remplacer un fonctionnaire sur deux. Et l'anecdote dont je vais vous parler, ça se situe avec le directeur du Trésor. Et qu'il était venu nous expliquer qu'à chaque fois qu'il y avait un nouveau président qui arrivait, on disait qu'on allait réduire la dette. Et que malheureusement, il y avait, je me rappelle la formule, il avait dit que la courbe du déficit était comme une coiffe d'Iroquois. C'est-à-dire que dans un premier temps, effectivement, le déficit diminue et après il rebondit. Pourquoi ? Et ça, c'est hyper important à comprendre. Si vous taillez dans les dépenses publiques, comme le fait un ménage, comme je le disais, ça paraît intuitivement, vous dites « je vais réduire le déficit », mais pas forcément. Parce que si vous taillez dans les dépenses publiques, et que ça a pour effet de faire s'effondrer la consommation des ménages, de faire s'effondrer le chiffre d'affaires des entreprises, vous allez avoir l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés, la TVA qui vont plonger, ou aussi d'ailleurs, on le voit avec la courbe de l'affaire en ce moment sur les produits pétroliers, et les recettes de l'État peuvent dégringoler plus rapidement que les économies que vous faites. C'est-à-dire que vous prétendez... réduire un déficit, et au bout du compte, vous l'aggravez. Ça, c'est les découvertes qu'avait faites John Maynard Keynes, vous savez, en 1936, avec sa théorie générale de la monnaie. Donc, lorsque je vois des personnes, je pense à par exemple Mme Knaffot qui dit qu'il faut supprimer 800 000 fonctionnaires. Bon, déjà, j'aimerais savoir où est-ce qu'elle les supprime. Bon, il y a trop de policiers, trop de gendarmes, trop de personnel enseignant. trop de personnel dans l'édition.
– Je suis d'accord, vous pouvez défendre les fonctionnaires François Asselineau. – Non, non, non. – Quand on voit par exemple l'organisation au sein des hôpitaux avec les ARS, on sait qu'il y a… – Attendez, je ne
dis pas… qu'il ne faut pas supprimer des postes de fonctionnaires. Moi, je propose de supprimer les régions. –
Paradoxalement, vous savez très bien que Sarah Knafo ne propose pas de supprimer des policiers ou des gendarmes.
– Ah oui, mais elle va supprimer qui ? Moi j'aimerais, parce que 800 000, ça me fait penser à Sarkozy. – Est-ce que vous avez lu son livre ? – Sarkozy qui avait dit qu'il allait remplacer un fonctionnaire sur deux. Il a commencé à le faire. Mais admettons même qu'on supprime 800 000 fonctionnaires. Bon, ils vont faire quoi d'ailleurs, au passage ? Ils vont aller au chôme dû. Bon, il faudrait d'ailleurs une loi de dégagement des cadres, etc. – Aussi,
retrouver du travail dans le privé. –
Oui, mais sauf qu'il y a un taux de chômage qui est quand même très élevé, il me semble. Le taux de chômage en France est l'un des plus élevés. Donc, très bien. Mais il va se passer quoi ? 800 000 fonctionnaires, ça fait peut-être 1 800 000 personnes touchées, parce que ça fait peut-être à peu près 600 000 familles. Donc ça veut dire qu'il va y avoir un effondrement de la consommation. Et comme je le disais, il n'est pas certain... Il faudrait faire des études macroéconomiques pour voir l'impact que ça représente en matière macroéconomique. Parce que le problème, et c'est ce que j'ai expliqué à Philippe Juvin, qui voulait bien m'écouter, c'est que... La première façon de résoudre un déficit, c'est d'abord et avant tout d'avoir une forte croissance économique. Ça, c'est fondamental. Il ne faut pas avoir de dépenses qui soient des dépenses dépressives. Or, qu'est-ce qu'est une dépense dépressive ? Quand vous donnez de l'argent à des fonctionnaires, même si ce sont des fonctionnaires qui se tournent les pouces, ils vont dépenser leur argent dans l'économie nationale. Sauf s'ils achètent des produits d'importation, ce qui peut arriver. Mais ils vont d'abord et avant tout faire tourner l'économie nationale. On a des dépenses. que l'on envoie à l'autre bout de la planète ou à l'autre bout de la France, enfin en Union européenne, dont d'ailleurs Mme Cnaffaut, M. Zemmour... Si Mme Le Pen en a touché un petit mot. Est-ce que vous vous rendez compte qu'on envoie déjà 13 milliards d'euros de contributions nettes chaque année ? en dehors de France et qui ne revient pas dans l'économie française.
– Ils en parlent, l'aide au développement notamment, y compris celui et celle qu'on envoie à la Chine.
– D'accord, oui mais ça c'est du truc, c'est poujadiste, c'est des petits trucs, alors que je suis d'accord que c'est choquant, mais c'est pas les 13 milliards d'euros qui vont devenir 18,5 milliards d'euros avec le cadre pluriannuel de financement. La seule qui en a parlé d'ailleurs au MEDEF, où évidemment je n'étais pas invité, c'est Mme Le Pen. Il faut le lui reconnaître. Elle a été la seule à dire qu'elle était contre. Mais elle a proposé quoi sur cette affaire de dizaines de milliards d'euros qu'on envoie ? Elle a proposé que ça soit limité à 5 milliards d'euros. Mais moi, je ne suis pas d'accord même pour verser 5 milliards d'euros à une structure comme l'UE qui est en train de nous détruire par tous les bouts. Et vous savez que le niveau de vie des Français est maintenant tombé en dessous de la moyenne de l'UE. On va contribuer avec le cadre pluriannuel de financement qui est actuellement prévu par Bruxelles sur les années 2028-2034, c'est-à-dire en plein pendant la période de la prochaine élection présidentielle, du prochain président. C'est inouï que personne n'en débatte. Pendant cette période, je rappelle que la Pologne en 2004, le niveau de vie des Polonais était de 40% de celui des Français. Aujourd'hui, il est monté à plus de 80%. Il va dépasser le niveau de vie des Français en 2032, pendant la période justement en question. Et on va continuer, nous, à envoyer des dizaines de milliards alors que la Pologne recevra dans ce cadre pluriannuel 9 milliards. C'est quoi ce truc ? Donc voilà typiquement une dépense considérable. Il y en a d'autres. L'argent versé à Zelensky. Il faut reconnaître là aussi que Mme Le Pen en parle. Mais ce sont des demi-mesures. Mais les autres, qu'est-ce qu'ils disent, Zemmour ? Qu'est-ce qu'ils disent, qu'est-ce que dit Philippe, Édouard Philippe ? D'accord, mais qu'est-ce que dit François
Solineau de fait ? Eh bien je dis
que déjà, la première chose à faire... C'est qu'il faut couper les dépenses qui sont des dépenses purement récessives. Si on fait le compte entre... Il y a aussi quelque chose dont on ne parle pas, c'est les taux d'intérêt qui sont versés. On a une dette de 3 600 milliards. On peut dire qu'actuellement, vous le savez, il y a à peu près 70 milliards d'euros de frais financiers. Chaque année. Et qui augmente très très vite. En 2030, on va passer à 120. C'est pour ça que la France est dans une situation de quasi faillite. La moitié de notre dette est possédée par des étrangers. Ça veut dire que chaque année, là en ce moment, on va donner 35 milliards d'euros qui va partir à l'étranger en dehors de l'économie française. Donc 35 milliards d'euros qui partent là, 13 milliards qui vont à l'UE, c'est-à-dire qui ne reviennent pas s'investir des dizaines de milliards à Zelensky qui achète des armements américains. Ajoutons l'OTAN, on est 600 millions d'euros à l'OTAN, etc. Donc tout ça, ça représente à peu près 2 à 2,5 de PIB chaque année qui part de France. Donc ça, c'est fondamental à comprendre. La première chose, c'est d'arrêter tout ça. Arrêter les versements aziensis, sortir de l'Union européenne, récupérer notre argent, diminuer, essayer au plus possible d'avoir recours à des emprunts auprès des Français et arrêter cette stratégie débile qui a été voulue d'ailleurs depuis les années, la fin du XXe siècle, qui a été de faire financer, de se tourner vers le financement étranger. Je rappelle que De Gaulle, en 1966, je crois, il avait célébré le fait qu'il avait éteint toute dette extérieure de la France. Vous savez, le Japon a une situation financière qui n'est pas très bonne, c'est le moins qu'on puisse dire. L'endettement public au Japon, il est de 200% du PIB. C'est considérable. Mais c'est presque essentiellement auprès des Japonais eux-mêmes. Ça change tout. C'est-à-dire que si c'était des Français, par exemple, qui assuraient non pas 50% de la dette, mais 90% de la dette, Quand on paierait des intérêts, ces intérêts seraient réinjectés dans l'économie française. C'est vraiment sans compter l'indépendance politique que ça sous-entend. Donc ça, c'est la première chose à faire. La deuxième chose à faire, c'est qu'il faut relancer l'économie, relancer la croissance. On ne peut pas relancer la croissance quand vous avez la libre circulation des mouvements de capitaux qui permet à toute entreprise d'aller se délocaliser à l'extérieur pour ensuite réimporter à des tarifs... Fabriquer une chemise au Bangladesh qui va coûter 1 ou 2 euros sortie d'usine, que vous vendez 70 euros à Paris. C'est ça qui fait la fortune, c'est ce qu'on appelle le capitalisme financier, la libre circulation des capitaux. Il faut quand même que les Français comprennent qu'au cours des 30 dernières années, les 10 plus grandes fortunes françaises ont vu leurs fortunes augmenter de plus de 2300%. –
Leurs contributions aussi. – Pas
tellement, parce que justement, au contraire, ils organisent leur évasion fiscale. J'ai vu que Mme Royal se fustigeait. Elle n'est pas la seule. À gauche, ils poussent des cris d'orfraie sur le sujet. Ils ont raison. Les 80-90 milliards d'euros de fraude fiscale, enfin d'évasion fiscale. Mme Royal, comme M. Mélenchon, dénonce les 200 à 270 milliards d'euros qui sont versés à des entreprises. Il mélange un peu des choux et des carottes, parce que dedans, il y a des entreprises publiques. Mais il y en a d'autres, effectivement, où on donne de l'argent, c'est vrai, à des entreprises qui dégagent des profits et qui rémunèrent leurs actionnaires. Donc Mélenchon hurle sur cette question. Sauf que Mélenchon, il y a un truc qui ne dit pas. C'est que si l'État ne fait pas ça, les entreprises, elles, s'en vont. C'est ça, le problème. C'est que nous avons une structure qui est qu'à partir du moment où vous avez la libre circulation des capitaux... Le tarif extérieur commun, les droits de douane, c'est quasiment zéro. Et c'est pas nous qui le dirigeons. C'est l'UE. À partir du moment où nous avons l'euro, qui est trop cher pour l'économie française – c'est d'ailleurs pas pour rien que les Polonais dont je parlais tout à l'heure – Ils sont entrés en 2004. Ils viennent d'annoncer qu'ils ne veulent toujours pas entrer dans l'euro. Ils ne sont toujours pas entrés dans l'euro en 2034. Le Premier ministre Donald Tusk, le gouverneur de la Banque centrale de Pologne, a dit qu'il était hors de question qu'ils entrent dans l'euro, alors que normalement, ils sont contraints par leur ratification des traités européens, au motif que s'ils entraient dans l'euro, ça serait un désastre pour l'économie polonaise. Donc nous avons une monnaie trop chère. On ne peut pas penser qu'on va avoir une croissance extraordinaire grâce à la compétitivité, à l'IA, etc., parce qu'on est en arrière de la main. Aujourd'hui, les Chinois doivent sortir bon en mal en du système scolaire quelque chose comme 3 à 4 millions d'ingénieurs ou de diplômés en mathématiques, etc. Nous, on est à 100 000. Bon, et encore, en comptant généreusement. Donc on est dans une équation surdéterminée, comme disent les mathématiciens. La seule possible, la seule variable d'ajustement qui nous reste, c'est l'appauvrissement des Français. Et comme cet appauvrissement des Français... — C'est en cours. Comment ? — C'est en cours. — C'est en cours, mais il est atténué par toute une série de dispositifs, comme les aides aux entreprises, pour que les entreprises s'en aillent pas, parce que leur rationalité, ça serait de s'en aller. Et c'est pas parce qu'elles donnent de l'argent aux actionnaires que... Parce que si on commence à leur retirer l'argent, elles s'en iront. C'est ça que ne comprend pas Mélenchon ou Mme Royal. Ils ne comprennent pas ça. Et ils ne comprennent pas non plus ceux qui, dans le sens inverse, disent qu'il faut rester dans l'Union européenne. Dans la mesure où nous sommes dans ce cadre, nous sommes tendanciellement... Il n'y a aucune raison au monde pour laquelle les Français, progressivement, ne rejoindraient pas le niveau de vie des Bulgares, qui font partie du marché européen, que nous subventionnons. Et le SMIC en Bulgarie est de 300 €. Quand chez nous, il est de l'ordre de 1 500 € net. Voilà. Et quand je dis les Bulgares, c'est pour pas dire à terme le Bangladesh. À partir du moment où vous supprimez tout ça, ce qu'il faut donc, c'est faire... Excusez-moi, c'est ce que fait Trump. Mais lui, il a les moyens de le faire. On s'est gaussé de Trump. Il a quand même recréé des droits de douane à l'importation. Et il a abouti à un début de réindustrialisation. Tout le monde voit bien que pour faire baisser la dette, redonner du niveau de vie aux Français, il faut lutter contre la désindustrialisation. Quand j'étais à HEC en 1978, on nous expliquait que l'industrie représentait 28% du PIB français. Aujourd'hui, on est tombé à 9%. Mais ça va continuer. Et donc on est face à un phénomène d'appauvrissement général. L'économie française, on continuera à rester une destination touristique, par exemple. à condition qu'on entretienne nos monuments, etc. On est déjà la première destination touristique mondiale, mais dans un cadre où on va se transformer progressivement dans l'île Maurice, ou bien je ne sais pas quoi, ou les Maldives, c'est-à-dire une société tournée vers le tourisme, mais avec des emplois de services de moins en moins bien rémunérés. Est-ce que c'est vraiment ça qu'on veut ?
Désindustrialisation de la France, pour renverser la vapeur, aujourd'hui il faut de l'énergie à bas coût
Qui le dites-vous ? D'ailleurs il y a à bas coût, la capitale de l'Azerbaïdjan, il y a justement de l'énergie. Sans blague, mais bien sûr ! Mais là aussi, il faut sortir de l'Union Européenne. La première chose à faire, c'est d'arrêter les sanctions contre la Russie. – Quand on voit
par exemple, et j'aimerais qu'on revienne sur la question internationale, quand on voit la crise aujourd'hui, aux Moyennes et au Proche-Orient, avec la guerre en Iran qui a été déclenchée par Donald Trump et Benjamin Netanyahou, la fermeture d'Hormuz, puis maintenant la fermeture de Bab el-Mandeb, on voit bien que la France pèse. pas grand-chose. Emmanuel Macron peut toujours envoyer ses soldats en Arabie Saoudite mais concrètement les deux des trois pour le moment restent fermés. Accessoirement quand quelques tankers pourront passer ils ne seront certainement pas pour la France. Donald Trump a annoncé qu'il allait sans doute réduire ses exportations en gasoil pour les conserver pour les Américains parce que là-bas aussi le prix de l'essence augmente. Aujourd'hui on est dans une situation où la France n'est plus productrice suffisamment d'énergie parce que le nucléaire a été considérablement affaibli. Les énergies alternatives ne donnent pas satisfaction, il y a moins de raffinerie. C'est très compliqué de réindustrialiser la France dans ces conditions.
Parce que nous payons le prix de 30 à 40 années de décisions plus délirantes les unes que les autres. – Très bien, François Asselineau est dans
une élection présidentielle, vous n'allez pas vous contenter de dire, ben oui mais bon… – Mais pas du
tout, mais moi j'ai des solutions, elles sont interdites d'être présentées. – Eh ben vous avez le cas… – Je l'ai dit, on sort d'abord, la première chose, on sort de l'Union Européenne. – Ça ne
ramène pas de l'essence ça, pardon. – Mais on
rétablit de très bonnes relations avec la Russie. C'est tout. Et M. Glucksmann, M. CIA, M. Xi, M. Sa, M. Philippe, tous, ils auront beau tous dire que c'est scandaleux le génocide, etc., en Ukraine, ils ne voient d'ailleurs de génocide qu'en Ukraine ou bien chez les Ouïghours en Chine, des gens comme Glucksmann, ils n'en voient pas ailleurs, si vous voyez ce que je veux dire. Donc on a en fait en France le problème, c'est qu'on a une classe politique nulle. Ce sont des gens qui sont des lavettes, qui sont des gens qui sont à quatre pattes devant le poids des médias, médias qui ont été achetés par qui, d'ailleurs. Pourquoi je ne passe pas dans CNews, moi, alors que, par exemple, Dupont-Aignan, il y passe ? Pourquoi ? Parce que Dupont-Aignan ne veut pas faire le Frexit, contrairement à ce qu'il dit lui. Jamais il ne dit qu'il faut rétablir le contrôle des mouvements de capitaux. C'est ça qui a fait la fortune de Bolloré. C'est ça qui a fait la fortune de Xavier Niel, de François Pinault, de Bernard Arnault. Les multimilliardaires, ils ont bénéficié à plein de ce système imposé par l'Union européenne qui fait que, comme je le disais, leur fortune n'a pas arrêté d'augmenter. Et ils ont fait quoi pour solidifier le système à leur profit ? Comme les oligarques de tous les pays du monde – d'ailleurs, c'est contre l'oligarchie aussi que Trump est obligé de se battre – en Russie et en Chine, ils ont des moyens plus expéditifs de limiter les oligarques. – Il n'y a peut-être pas de quoi s'en féliciter. – Non, ce n'est pas forcément de quoi s'en féliciter, mais en France, on est à quatre pattes. Et donc on est à quatre pattes devant des gens qui ont acheté des… Bolloré, il a acheté Grasset pour publier des livres des gens qui le favorisent. Il a acheté les relais H pour les distribuer. Il a acheté Europe 1, CNews et JDD pour en dire du bien. Et puis il a acheté le CSA, l'Institut de sondage, pour dire que c'est formidable. Voilà. C'est une intégration d'un mois en aval. Donc en fait, nous avons des oligarques qui ont mis la main sur l'élection présidentielle en France. C'est comme ça que ça se passe. Voilà. Et que donc... Et Mme Le Pen, ou même Mélenchon... D'ailleurs, Attal lui-même l'a dit. Vous vous rappelez ? Il a dit à Tal, il y a quelques, je dirais, 15 jours, 3 semaines, pour l'élection présidentielle, on ne peut pas se passer de passer dans les médias Bolloré. Mais moi, je m'en passe. Moi, je m'intéresse directement aux Français. Il faut que les Français comprennent que les grands médias, qu'ils soient détenus par l'État, c'est-à-dire sous la coupe de Macron, qui lui-même est sous la coupe des oligarques, mais les grands médias d'État, comme les grands médias privés, sont là pour promouvoir un système qui favorise qui ? Les oligarques. C'est quand même pas très compliqué à comprendre. Donc la réalité des choses... J'en reviens à mon système, à ce que disait le directeur du Trésor, que les Français m'éditent. Ça fait 30 ans qu'on dit qu'il faut diminuer la dette. Pourquoi est-ce qu'on n'y arrive pas ? On n'y arrive pas parce que tout simplement, on est dans un système qui ne peut mener... et qui mène d'ailleurs en effet à l'appauvrissement tendanciel des Français, et que pendant des années, on a une classe dirigeante qui est lâche, qui est faible avec les puissants, et impitoyable avec les petits, alors que ce qu'attend le peuple français, c'est l'inverse. C'est un chef d'État qui est fort pour défendre l'intérêt des Français contre les puissants, et qui en revanche s'occupe. du citoyen, et notamment des plus pauvres d'entre eux, pour défendre leurs intérêts. Donc, comme c'est très difficile de faire accepter à une population son appauvrissement, c'est pourtant ce qui est en train de se passer, on a des amortisseurs sociaux, avec des prestations sociales, avec du chômage caché, avec des dons aux entreprises. Et tout ça est financé, on préempte les générations futures. Et là, on arrive au bout. Parce que là, on est sur le mur. Là, on arrive au bout. On va directement à la faillite. Il faut dire les choses telles qu'elles sont. Là, vous avez vu qu'on a été encore déclassé dans les agences de notation. On était à A+, on est passé, je crois, à A-, quelque chose comme ça. On est dans une situation très grave, avec un effet de ciseau dramatique sur les taux d'intérêt, puisque les taux d'intérêt augmentent à toute allure. D'ailleurs, je voudrais dire aussi quelque chose qui est important. Vous le permettez. Lorsqu'il y a eu le vote en Sachs-Anhalt ou en Mecklenburg-Poméranie, il y a quelque chose que j'ai déjà personne à remarquer. Moi, j'aime bien regarder. On a donc le parti du Dexit en Allemagne qui a fait un score énorme. Normalement, normalement. Moi, je m'attendais à ce que sur les marchés financiers, il y ait d'un seul coup les taux d'intérêt demandés par les marchés financiers sur la dette allemande explosent. Parce que c'est comme ça que réagissent les marchés financiers. Ils anticipent, ils disent, oh là là, si l'Allemagne sort de l'euro, c'est la catastrophe, etc., donc ils demandent beaucoup plus de taux d'intérêt. Ça n'a pas été le cas. Il y a un pays dont le taux d'intérêt ne cesse d'augmenter. Alors tous les pays augmentent, tous les pays du monde occidental, le taux d'intérêt augmente. Mais un pays dont le taux d'intérêt augmente, réclamé par les marchés financiers, qu'on comprenne bien mon propos, C'est pas l'État qui en décide. Ce sont les marchés financiers qui disent ce qu'ils veulent en échange du fait d'acheter de l'OAT, de l'OB du Trésor français à 10 ans, par exemple. C'est la France. Nous augmentons beaucoup plus vite. Maintenant, le « spread », comme disent les financiers, c'est-à-dire la différence entre l'Allemagne et la France, est de 1 %, 1 point. Nous, à 10 ans, on est à 4,5. L'Allemagne est à 3,5. Il faut que les Français comprennent ce que ça veut dire. Ça veut dire que cette année, l'État va être obligé d'emprunter 300 milliards d'euros sur les marchés financiers. C'est absolument énorme, ce qui d'ailleurs assèche en partie les disponibilités financières des marchés financiers pour finalement rien. dit 300 milliards d'euros. Si l'Allemagne empruntait 300 milliards d'euros, comme nous on a un point de plus, on doit payer 3 milliards d'euros d'intérêts de plus que ce que paierait l'Allemagne. milliards d'euros, c'est-à-dire 60 canadaires par an, bien sûr. Et ça, ça ne fait qu'augmenter. Et donc qu'est-ce que je veux dire par là ? Ce que je veux dire, c'est que les marchés financiers... sont beaucoup moins inquiets par le fait que l'exil puisse se produire, puisqu'ils n'ont pas réagi, par le fait de voir en France une classe politique complètement à côté de la plaque. Lorsque Mélenchon dit par exemple qu'il va faire un trait sur les 20 % de la dette française qui a été rachetée par la BCE, c'est les facilités de Raghi. C'est d'ailleurs contraire à l'esprit des traités. Mais enfin, c'est de la dette sur le marché secondaire. Mais enfin, lorsqu'il dit qu'il va faire ça, les marchés financiers se disent que c'est un peuple de dingue. D'abord parce que ça ne dépend pas de Mélenchon. Même Mélenchon serait au pouvoir, c'est pas lui qui déciderait de toute façon. C'est la réopage des gouverneurs de la Banque centrale européenne qui dira évidemment non. Donc en fait, il fait croire à ses troupes qu'il pourrait faire quelque chose qu'il ne le fera pas. Mais ce genre de déclaration fait monter les taux d'intérêt demandés. Lorsqu'il voit que toute la classe politique française communie dans le fait qu'il faut continuer la guerre, continuer la guerre, qu'il faut donner des dizaines de milliards d'euros, et qu'en fait, il voit bien qu'on n'a plus de solution. On est coincé, en fait. On ne peut pas faire autrement. que de se retourner à terme vers la Russie pour avoir les ressources de la Russie. Ou alors on pourrait se tourner un peu vers l'Alger, mais on est également en mauvais terme avec l'Alger. En fait, on est en mauvais terme avec tout le monde. Grâce à Macron, c'est formidable. Donc il faut avoir une politique qui vise à long terme, à 20-30 ans. Vous savez ce qu'on dit, un homme d'État, c'est quelqu'un qui pense à la prochaine génération, alors qu'un homme politique, c'est quelqu'un qui pense à la prochaine élection. On a affaire à des responsables politiques qui ne sont pas courageux, qui sont des lâches et qui... qui devrait dire aux Français ce que je dis. C'est-à-dire, si nous restons dans l'Union européenne, ça fait quand même 20 ans, je suis désolé, il me semble que je fais preuve de persévérance, et les événements ne cessent que de me donner raison. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle, maintenant, on vient me consulter quand même. Vous avez vraiment envie de confier vos économies à l'auteur de livres Pordeaux, à Bruno Le Maire ?
Ben ça déjà été fait, c'était pas une réussite.
Enfin c'est incroyable. Dans tout pays au monde, des gens comme Bruno Le Maire, comme Édouard Philippe, comme Gabriel Attal, ne devraient même pas pouvoir se présenter à l'élection présidentielle. Il faut que les Français comprennent aussi quelque chose. C'est qu'il faut sortir de la désolation. Il faut de la déploration. Il faut sortir des incantations dans l'élection présidentielle. Parce qu'il y en a, c'est « je veux, je veux, je veux ». Alors à TAL, c'est tous les jours. « Je veux que la France soit une des plus grandes puissances » en se disant « Je veux si, je veux ça ». Mais c'est pas ça, un responsable politique. Il faut pas que les Français se disent « Tiens, on n'a pas essayé Le Pen, tiens, il faut lui donner sa chance ». J'entends ça. « Tiens, on va donner sa chance à Glucksmann, on va donner sa chance ». Mais on donne pas sa chance. C'est quoi, ça ? C'est à Asselineau donner la chance. Parce que c'est pas donner la chance, en réalité. Il faut aller au fond des choses. Qui est-ce qui a, depuis 20 ans, fait le bon diagnostic et propose les bonnes solutions ? C'est-à-dire que si les Français... Il faut que les Français essayent de faire un retour en arrière. Pourquoi est-ce qu'on a eu Macron ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé en 2007-2017 ? Il faut que les Français s'interrogent. Si les Français ont élu Macron en 2017, c'est parce qu'il y a eu un coup d'État médiatique et sondagier organisé par les oligarques dont je parle. Moi, je me rappelle lorsqu'il y avait eu un débat avec Mme... Comment s'appelait-elle ? Il y avait eu Rutel Kriyev et Laurence Ferrari, je crois. On était les 11. Bon, il y avait... C'est là où j'avais dit... Je vais rembarrer Macron. Ça avait fait rigoler les gens. — Toujours d'accord avec tout le monde. — Toujours d'accord avec tout le monde. Parce que j'avais dit qu'en fait, Daesh avait les armements financés. Puis c'était venant par l'Occident les armes américaines. Il avait dit, oui, je suis d'accord avec vous, c'est là où je l'avais rembarré. D'ailleurs, depuis là, on s'est aperçu, vous avez vu, qu'il était à la tête de la Syrie maintenant. Bon. Donc c'était, encore une fois, j'avais raison. J'étais pas le seul, mais enfin, c'était les complotistes, paraît-il. Lorsqu'on était sortis de ce truc, J'étais assez satisfait de ce que j'avais fait, parce que c'était la première fois. Je trouve que j'en étais pas mal. Mais comme j'essaie d'être toujours lucide, je trouvais personnellement que celui, toute politique mise à part, que celui qui avait été le meilleur, ça avait été Mélenchon. J'avais trouvé qu'il avait... Je me disais, je vous regardais, j'avais un chapeau à l'article, il avait une maîtrise. J'avais trouvé que Poutou... C'est pas ma tasse de thé, mais Poutou avait pas été mauvais quand il avait parlé d'immunité ouvrière, vous savez. Il avait été pas mauvais. Mais moi, j'avais trouvé que j'avais été peut-être troisième ou quatrième. Bon. Et j'avais trouvé que Macron avait été très, très insignifiant, définitivement. On était à peine sortis de l'émission. On commençait à rendre nos micros. Mais un seul convoi apparaître sur les écrans de CNews et BFM, le vainqueur de l'émission est... Emmanuel Macron. – Il
y avait encore CNews, je crois, à l'époque.
– Oui, enfin, c'était ITV ou je sais pas quoi. Le vainqueur de l'émission est Emmanuel Macron. Là, ce jour-là, j'ai compris. C'est faux. Les sondages qui sont actuellement donnés sont des sondages faux. Tiens, au sujet du Frexit, selon l'IFOP, il y a 25% des Français qui voudraient le Frexit. Selon la Fondation Baudouin, qui est une fondation belge pro-européenne... qui a mené son enquête en France, 54% des Français seraient favorables au Frexit. Alors excusez-moi, mais entre 25% et 54%, il y a quand même une sacrée marge de manœuvre. Bon, ça veut dire qu'il y en a un des deux sondages, ou peut-être même les deux, qui sont faux. Bon. Quoi qu'il en soit, mettons une cote mal taillée entre les deux, 54 plus 25, ça fait quoi ? Ça fait 79, ça fait à peu près du 39,5%. Mettons qu'il y a 40% des Français qui soient en faveur du Frexit. Cette idée n'a absolument pas sa place dans les médias. Ou alors avec des farfelus comme Francis Lalanne, etc., pour ridiculiser. Francis Lalanne, il a eu droit à l'AFP, à tous les médias. Là, vous avez la gentillesse de dire que notre rentrée qui se trouve à Valais... TV Liberté fait son travail. Je crois qu'on aura un journal local. Et puis c'est tout. C'est-à-dire que tous les grands médias ont l'interdiction de couvrir l'UPR. C'est très important à comprendre. Il faut que les Français comprennent. Tout ce que je dis, je crois, est vraiment… C'est basé… Vous voyez, moi, je suis un petit peu, si je peux le dire, comme Ségolène Royal. Ségolène Royal, pourquoi en ce moment, elle est en train de faire un tabac ? C'est parce que… On a été quelquefois
ministre.
Oui, mais… Elle a atteint un âge où, maintenant, elle n'a plus peur de rien. Elle ne se laisse plus intimider, elle dit les choses. Tentée
qu'elle ait peur de quelque chose. Voilà.
Bon, c'est pas non plus. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle a dit et tout ce qu'elle a fait. Je me rappelle qu'elle avait dit qu'elle était contre le fait de demander aux Français ce qu'ils voulaient sortir de l'Union européenne. Donc je ne sais pas non plus ma tasse de thé. Mais voilà quelqu'un qui est en train de mettre les pieds dans le plat. Les Français, ils ont besoin que quelqu'un mette des pieds dans le plat. C'est fini, la lâcheté, les trucs. Et qu'est-ce que va dire un tel et un tel ? Et je vais avoir les gros yeux d'Apolline de Malherbe ou de Pujada. C'est fini tout ça. Il faut que les Français comprennent l'extrême gravité de la situation. Et il faut que les Français comprennent qu'à partir du moment où ils voient un candidat qui est poussé par les médias et poussé par les grands médias mainstream et par les instituts de sondage, c'est qui sert les intérêts d'une oligarchie qui sont les intérêts contraires à ceux de la population française.
C'est la fin de cette émission, François Asselineau, en quelques secondes, votre sentiment à l'arrivée du pape en France, vous allez suivre la visite du pape en France, vous seriez allé à l'une de ses messes, alors qu'Emmanuel Macron a dit qu'il n'y assisterait pas
Alors… Moi, je serais sans doute allé, pas à toutes, c'est quand même, oui, je pense que je serais allé à l'une des mèches, je l'aurais reçu comme un chef d'État également, c'est-à-dire un chef religieux, un chef d'État. Mais je ne suis pas sûr que ce soit Macron qui ait décidé de ne pas aller à sa messe. Je crois qu'il y a quand même, même si les médias essaient d'adoucir le truc, il y a quand même une animosité profonde entre le pape et Macron. qui remonte à loin. Enfin je veux dire, je pense qu'au Vatican, on n'a pas dû particulièrement apprécier la présentation des Jeux Olympiques de 2024, avec ce spectacle absolument scandaleux de la scène de Léonard de Vinci, absolument, comment dirais-je, blasphématoire. Quel était le rapport avec l'ouverture des Jeux Olympiques ? Je rappelle que sur les 195 pays du monde, il y a 130 pays qui ont refusé de retransmettre tous les pays catholiques d'Amérique, les pays musulmans, également, parce qu'ils... considère que le Christ doit être respecté parce que c'est un prophète, etc. Donc ça, c'est un point. Toutes les affaires de pédophilie, de satanisme, etc., tout ce truc qui rôde, l'affaire Epstein qu'on essaie d'enterrer, tout ça, c'est pas bien. Et puis n'oublions pas aussi la loi sur l'euthanasie. La loi sur l'euthanasie qui a été promue, poussée, clairement, mais devant la France entière par le Grand Orient de France, qui l'a réclamée, qui a dit « c'est nous qui sommes intervenus ». Donc il est évident qu'il ne s'est pas mis de la meilleure façon possible avec le Vatican, je pense. Sans compter la rénovation de Notre-Dame, avec les vitraux de Viollet-le-Duc qui ont été retirés pour qu'on en mette de nouveau, alors que c'est contraire aux engagements internationaux de la France dans le cadre de la Convention de Venise, où quand on restait à un monument, on doit le restaurer à l'identique. Alors qu'en plus de ça, les vitraux de Viollet-le-Duc n'avaient pas été touchés. Donc ça fait beaucoup. Et à mon avis, il y a donc un très grand conflit. C'est pour ça que le pape Léon XIV, Il a refusé le dîner d'État, refusé grand croix de la Légion d'honneur, refusé... Et je pense que Macron a dû comprendre qu'il était personnellement grata. Voilà. Donc si le pape venait et que j'étais président de la République, les choses ne se seraient pas passées de la même façon. Parce qu'en plus de ça, vous savez que moi, dans mon projet, je prévois de garder, d'introduire dans la Constitution, je prévois de demander aux Français par référendum. qui sont d'accord avec l'idée que la Constitution française soit modifiée en disant que la France est une République laïque, parce que je crois que les Français sont très attentifs à ça, de traditions chrétiennes. Et pourquoi je dis ça ? Pour permettre ensuite de donner aux tribunaux administratifs, aux conseils d'État, matière à juridiction pour éviter que dans 5 ans, il y ait des constructions de mosquées comme à Alger en ce moment, une des plus grandes mosquées du monde. construite par les Chinois d'ailleurs, ou bien qu'il y ait des demandes reconventionnelles pour avoir des fêtes non-chrétiennes qui deviendraient des fêtes carrionnées, des fêtes fériées, comme actuellement. Pourquoi est-ce qu'on fête Pâques, la Pentecôte, Noël, l'Assomption en France ? Parce que c'est une tradition chrétienne, voilà, c'est tout. Et donc c'est aussi simple que ça, je pense qu'il faut les deux à la fois. Je pense que c'est quelque chose qui est bien. J'ai vu que M. Retailleau, d'ailleurs, m'a plagié, lui aussi, sauf qu'il a fait un mauvais plagiat, parce que lui, il a dit... Non, mais c'était... Moi, ça fait deux ans que je le dis. D'un seul coup, Retailleau a dit... Tiens, moi, il voudrait mettre dans la Constitution française que la République... La France est une République de tradition judéo-chrétienne. Alors déjà, il enlève le mot laïc. Je suis pas du tout d'accord, parce qu'il faut... C'est très important, la laïcité. Ça veut dire qu'il faut que... Tout le monde peut avoir sa religion, y compris ceux qui n'en ont pas. Et par ailleurs, judéo-chrétien, je ne vois pas pourquoi mettre judéo d'ailleurs. Parce que d'abord, ce n'est pas vrai, ce n'est pas une tradition judéo-chrétienne. La France, les juifs ont été massacrés, pestiférés tout au long du Moyen-Âge et même encore à l'époque classique, etc. Et puis deuxièmement, à partir du moment où on met judéo-chrétienne, ça voudrait dire quoi ? Ça voudrait dire qu'il faut reconnaître le shabbat, le soukhot, etc., Yom Kippour comme des jours fériés nationaux. Mais à ce moment-là, évidemment, les musulmans vont dire « et nous ? » Ils vont dire, il y a 10 millions de musulmans en France contre 500 000 juifs, donc ils vont dire, et nous ? Donc il va falloir aussi reconnaître que la France est une république de tradition judéo-chrétiano-musulmane, que c'est ce truc. Donc la tradition, c'est en fait les fêtes chrétiennes, on respecte aussi la monogamie, il faut que les gens soient monogames. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, ça veut dire qu'on ne respecte pas la femme illégale de l'homme, etc. Tout ça, ce sont des traditions qui ne sont pas en fait des traditions républicaines, contrairement à ce qu'on nous dit. Il y a des gens qui disent des traditions républicaines. Non, mais il y a des républiques islamiques, républiques islamiques de Mauritanie, républiques islaminiens. Nous, on propose ça. Je pense que ça, ça serait quelque chose qui serait apprécié par l'Église. Et encore une fois, il ne s'agit pas du tout d'avoir une religion. puisqu'on reste la laïcité, il s'agit de faire preuve de bon sens. – Et on va conclure
François Asselineau.
Eh bien voilà, c'est conclu.
– C'est merveilleux. Félicitations pour cette belle conclusion. Je vous remercie beaucoup François Asselineau pour votre venue dans le samedi politique. Ce sera en cours mais je vous souhaite une bonne université d'automne. Chers amis, j'espère que cette émission vous a plu. N'oubliez pas de la relayer bien sûr, d'écrire vos petits commentaires juste en dessous, à bientôt.
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