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Mais d'abord, je ne comprends pas pourquoi dans ce débat, on voudrait opposer régulation et développement de l'intelligence artificielle. On peut tout à fait considérer qu'il doit y avoir des usages de l'intelligence artificielle qui sont dangereux et que donc il faut les empêcher et les interdire et pour autant avoir une politique, y compris une politique publique, de développement de l'intelligence artificielle pour pouvoir profiter de ses effets vertueux. Donc vous me posez une question pour qu'on soit concret. Quel mécanisme de régulation ? Cette semaine, là, la semaine où on se parle, au début de semaine, en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies, il y a une initiative qui a été lancée par 20 pays, Finlande, Norvège, dedans vous avez l'Allemagne, l'Espagne, l'Afrique du Sud, qui disent qu'il faut installer une agence de l'ONU pour travailler sur les questions d'intelligence artificielle et mettre en place un cadre. mondial sur le sujet. Je ne vous dis pas que c'est facile à faire, mais évidemment qu'il faut l'approuver, parce que désolé Madame Claffaut, mais vous ne voulez peut-être pas vous occuper de l'humanité, mais le problème c'est que la France, elle est dans l'humanité aussi. Ce qui se passe, moi je m'occupe des deux, vous voyez. Mais vous inquiétez pas, je m'occupe des deux. Mais vous savez, quand il y a des institutions internationales sur le climat, il vaut mieux s'en préoccuper, parce que vous savez, la France, elle fait partie du monde, et donc ce qui se passe à l'échelle planétaire, ça va nous concerner aussi. Et donc c'est vrai aussi sur les questions d'intelligence artificielle. Donc je suis favorable à une régulière. régulation internationale, premièrement, et donc je ne comprends pas pourquoi la France ne participe pas de cette initiative, elle a été lancée, c'était lundi ou mardi, donc je ne comprends pas pourquoi on n'y est pas. Et concrètement, comment on force Xi Jinping et comment
on force Donald Trump ?
Non mais on force, on construit des rapports de force pour installer des régulations internationales, je ne dis pas que c'est simple, mais sinon on fait quoi ? On ne fait rien, donc on essaye de faire ça et ensuite on se dote d'outils nationaux de régulation et ensuite on se dote... d'outils nationaux, de promotion de l'intelligence artificielle. On n'est pas obligé d'opposer l'un à l'autre. Mais même vous, regardez, Madame Knafo, vous avez dit qu'il y a des usages de l'IA qui ne sont pas éthiques. Par exemple, ne cherchez pas à polémiquer, on est en train de débattre là. Attendez, regardez, vous venez dire... Par exemple, les usages affectifs de l'IA, c'est dangereux parce que quelqu'un peut se faire passer pour quelqu'un d'autre. Bon, qu'est-ce qui nous empêche de voter une loi à l'Assemblée nationale en disant on met des principes… Ça existe déjà ? Non, pas sur ce sujet. L'interdiction des relations affectives, ça n'existe pas. Enfin, attendez, on met en place un certain nombre de règles éthiques et on dit ça, on n'accepte pas ces usages de l'IA. Et après ? Évidemment, il faut aussi une politique publique. Nous, on propose de mettre en place ce qu'on appelle une mission nationale de développement de l'intelligence artificielle avec une planification pour qu'à un moment, on ne soit pas juste sur des banalités dans la discussion, mais qu'on rentre dans le concret. Vous voulez une politique en matière de souveraineté ? Je suis d'accord, il faut une politique en matière de souveraineté. Il y a juste un problème. 90% des projets de data center aujourd'hui en France, ils sont hors Europe. Ils sont hors détenteurs et capitaux européens. Donc si vous voulez avoir une politique de développement d'une intelligence artificielle souveraine, moi j'assume de dire par exemple qu'il faut un moratoire sur le développement des data centers non souverains. pour pouvoir précisément avoir une politique de développement de data center souverain, qu'on contrôle, dans lequel on met les données publiques, et dans lequel on entraîne des modèles qui sont des modèles souverains, parce que sinon, effectivement, on n'aura aucun contrôle. Vous voyez ? Pas juste des phrases, la souveraineté, pour la prendre
dans les détails. Sur les data centers, on va donner la parole à Xavier Bertrand, puisque c'est la région, actuellement, où il y a le plus de projets d'installation de data centers.
On n'est pas non plus des perdreaux de l'année. On n'est pas à leur dire, tapis rouge pour vous, faites ce que vous voulez. Non seulement on a le droit de faire un choix, on n'est pas obligé de prendre des Américains en premier, déjà. On peut aussi prendre des Français, c'est ce qu'on fait dans la région. Je vous propose. Non, c'est pas ça, c'est que si vous les avez chez vous... pouvez leur dire que les données des entreprises nationales, elles resteront souveraines, même avec des Américains. Mais bien sûr que si, il y a une entreprise qui s'appelle Orange. Elle est quoi Orange ? Non,
attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange
? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. Elle est quoi Orange ? Non, attendez. de data centers français. On est en train, Monsieur Bertrand, de mettre au profit de capitaux étrangers, en particulier américains, au détriment de la protection de nos données, l'atout comparatif unique qu'est l'énergie nucléaire pour l'émergence de data centers américains. Et la réalité, vous savez, c'est que pour un data center, Monsieur Bertrand, 10% de la valeur, c'est l'énergie. C'est ce qui reviendra à la France. probablement quelques pourcents localement pour des emplois, et c'est tant mieux. Mais tout le reste, plus de 80%, c'est de la valeur ajoutée qui partira dans les puces importées d'Asie et dans les logiciels qui sont des services américains. Donc plus on développera des data centers comme le souhaite la Macronie, dont vous êtes le bras armé dans votre région, et plus en réalité ces data centers à capitaux étrangers freineront, oui monsieur Bertrand, l'émergence de data centers français, parce qu'ils s'attureront... l'accès à notre réseau électrique qui est garant 'énergie bas carbone, d'énergie abondante grâce au nucléaire et d'un prix compétitif. Et pardon, mais j'entends la gauche, M. Bompard comme M. Faure, évoquer le fait qu'il faille une filière nationale dans les data centers. Mais j'ai une question à vous poser. Vous dites qu'il faut un morateur sur les data centers étrangers. Pourquoi pas ? Mais en réalité, avec toutes vos associations dont vous êtes amis, vous faites moratoire sur l'ensemble des projets industriels. Dès qu'on voudra installer une usine de semi-conducteurs, vous vous mobiliserez, vous ferez une ZAD, vous ferez des recours pour bloquer l'implantation d'usines sur le sol. Français. Et en réalité, comment vous voulez faire tourner, M. Bompard ? Comment vous voulez faire tourner ? Vos data center s'ouvrent. Comment vous les faites tourner en matière énergétique, sans le nucléaire, puisque vous voulez arrêter le nucléaire ? Comment vous les faites tourner ? Répondez à cette question. Avec les éoliennes, il ne fonctionne que 20% du temps ? C'est une question quand même qu'on
peut se poser. Vous
voulez que je vous réponde ou pas ? Vous dites vous-même que vous êtes opposé. L'idée est qu'on continue à installer des data centers qui sont des data centers non souverains et vous vous en prenez à des citoyens et à des associations qui précisément mobilisent. Ce mobilisme qui bloque des projets précisément de data centers non souverains. Pardon, mais si vous étiez... Non mais, je ne sais pas, vous ne voulez pas que je réponde, je crois, parce que vous parlez en tant que moi, mais si vous vouliez être un tout petit peu cohérent, vous ne devriez pas les critiquer, vous devriez plutôt les féliciter, parce que précisément, ils essayent de faire en sorte qu'il n'y ait pas des data centers non souverains, de manière anarchique, qui se développent sur l'ensemble du territoire national. Ils essayent qu'il n'y ait
aucune usine, monsieur Bombard, sur le territoire. Si vous me permettez, j'ai un principe,
c'est que je ne parle pas sur les autres politiques, parce que ceux qui écoutent ne peuvent rien entendre. comprendre. Et maintenant que j'ai la parole, je voudrais aller jusqu'au bout. Et quand vous entendez les deux, heureusement qu'il y aura une autre voix que les deux extrêmes dans le débat présidentiel. C'est une bonne illustration.
On va jusqu'au bout du raisonnement.
Je vais jusqu'au bout du raisonnement. Aujourd'hui, regardez bien, comme il y a des critiques sur les datacenters, tous ceux qui veulent enfourcher les colères commencent à dire, comme tous les complotistes, il ne faut pas les datacenters, ou alors il faut des datacenters 100% français, ça veut dire prendre du retard. La vérité, c'est qu'il y a les diseux, il y a peut-être les faiseux. C'est-à-dire qu'on est capable aujourd'hui de dire aux entreprises, qu'elles soient américaines, qu'elles soient japonaises, qu'elles soient canadiennes et françaises, si vous venez, c'est à nos conditions. Une entreprise comme Orange est une entreprise française qui a créé une filiale française qui s'appelle Blue, qui dit notamment que ceux qui viendront exploiter les data centers le feront aux conditions de la loi française et que n'importe quelle cour fédérale américaine qui demandera avoir communication des données ne pourra pas le faire parce qu'il y a étanchéité. Que d'autre part, si les data centers sont chez nous, On va pouvoir imposer aussi que les universités, que les centres de recherche puissent avoir accès à la capacité de calcul de l'intelligence artificielle. C'est ça le véritable enjeu. C'est chez nous, on impose nos conditions. Si c'est loin de chez nous, vous pouvez faire des grands discours sur la souveraineté, ça n'existera pas. Le vrai sujet que nous avons aujourd'hui, parce qu'il faut revenir à cela, quand on parle des usages, c'est nos enfants. Est-ce que, clairement, on leur donne les clés, eux, pour maîtriser l'intelligence artificielle ? À partir de quel âge ? On donne le goût de la lecture pour montrer qu'il faut développer le sens critique. qu'il faut justement avoir des valeurs dès le départ. Comment on permet à nos enseignants, alors que l'obligation de formation en l'IA n'est pas aujourd'hui réelle dans le Code de l'éducation nationale. Ça, c'est à changer. Je décidais dans ma région de financer un diplôme universitaire pour les enseignants en termes d'IA pour aller plus vite qu'ailleurs. Et on va le déployer sur l'ensemble de la population. Un brevet IA qui permet, vous choisirez. 2 heures, 10 heures ou 20 heures pour vous approprier, pour mieux maîtriser l'IA, c'est quelque chose que nous faisons dans la Haute-France qui doit être fait dans toute la France, de la même façon pour le reste. Mais là où je ne suis pas du tout d'accord avec Olivier Faure, c'est que dans l'agriculture, quand on a mis en place les premiers tracteurs, on n'a pas taxé les premiers tracteurs et on ne les taxe toujours pas aujourd'hui. Le vrai sujet qu'on aura à un moment donné, c'est qu'il y a des inégalités, des fractures que nous ne devons pas voir s'accentuer. Il y a deux fois plus de cadres que d'ouvriers qui utilisent l'intelligence artificielle. Et demain, nous savons bien qu'il y aura des changements profonds. pour le monde du travail, mais aussi pour la société. C'est la première fois qu'une révolution, c'est important, ne va pas toucher en premier les cols bleus, mais va toucher les cols blancs et les t-shirts. Sans oublier que la responsabilité du prochain président au-delà des débats stériles, ce sera de préparer à l'IA, mais à celle d'après. Le mariage de l'IA et de la robotique. Et là encore, on a besoin justement de prendre ce temps d'avance. Et encore une fois, sur tous ces sujets, on doit avoir à la fois une vision. mais on doit être capable, au jour le jour, de comprendre les inquiétudes de nos concitoyens. et de les rassurer. C'est ça le rôle du politique. Ce n'est pas de hurler avec les loups ou de foutre la trouille à tout le monde.
Olivier Faure, pour cela, pour peser dans ce débat-là, il faut aussi que la France puisse avoir, ou l'Europe, une IA qui fasse le poids peut-être face à d'autres IA. Est-ce qu'aujourd'hui, Mistral, qui est valorisé 21 milliards d'euros, peut faire le poids face à OpenAI ? qui dépasse les mille milliards de dollars
'abord, permettez-moi de revenir sur ce qui vient d'être dit à la fois par la droite et par l'extrême droite. Le retour au Moyen Âge, ça n'est pas de la régulation, c'est l'inverse. Le Moyen Âge, c'est le plus fort qui l'emporte toujours sur le plus juste. Et c'est malheureusement ce que l'on perçoit dans ce que j'entends ici, avec une espèce de... poussée technophile, où au fond, le progrès technologique apporterait nécessairement le progrès humain. Ça n'est pas vrai. Ça n'est pas vrai. Je prends un exemple que tout le monde peut comprendre sur la question de la culture. Vous avez aujourd'hui un pillage. qui est réalisée par l'intelligence artificielle dans les œuvres de tous les créateurs, aussi bien dans le domaine musical que dans le domaine de l'écriture, dans tous les domaines. Et l'IA ne verse jamais de droit d'auteur à qui que ce soit. C'est un sujet. Qu'est-ce qu'on fait ? Il faut, il y a une proposition de loi. On régule. Sylvie Robert, l'Andarcos qui a été voté au Sénat, qui a été bloqué par les macronistes à l'Assemblée et qui permet de présumer. de ce pillage, et donc de faire en sorte qu'il y ait une rétribution pour les auteurs. Parce que la création, c'est essentiel. Et que le jour où il n'y aura plus de créateurs, alors nous serons là, retournés au Moyen-Âge. Et le Moyen-Âge, c'est quoi ? C'est aussi tout simplement de détruire les outils de la solidarité collective. Moi, je veux bien qu'on dise que ce n'est pas grave qu'on perde des emplois, que ce n'est pas grave qu'on perde des cotisations, que ce n'est pas grave d'en finir avec la sécu. Mais Olivier Faure, vous savez très bien que les révolutions aussi créent... Créer de l'emploi. Il y a une forme de naïveté choumpitérienne. Oui, mais je sais bien qu'on a tous en tête cette théorie de la destruction créatrice. Il y a des métiers qui sont détruits et puis d'autres qui naîtront. On n'en sait rien pour l'instant. On n'en sait rien. Et donc, ça suppose d'avoir une forme de prudence là aussi. Bien sûr, je souhaite que l'IA permette de créer des emplois. Mais c'est là où il faut aussi maîtriser l'IA. Faire en sorte que, par exemple, le crédit impôt recherche, il soit destiné non pas... à subventionner n'importe quelle recherche, mais la recherche sur les intelligences artificielles, notamment ce qu'on appelle les IA étroites, qui permettront de faire avancer l'humanité, de faire avancer la société, de faire en sorte que l'IA ne remplace pas le travail humain, mais le complète, l'additionne et permette aux salariés de faire davantage et mieux.
On a compris votre propos en deux mots, comment on conforte. La seule IA qui ne soit pas américaine ou chinoise, en gros, qui soit parmi les leaders, comment les Européens, les Français font ? C'est une question qui se pose maintenant.
Oui, c'est une question qui se pose maintenant. C'est aussi une
question de souveraineté.
Oui, bien sûr, il faut mobiliser le crédit. Mais là, je rejoins ce qui a été dit précédemment. On parle beaucoup des data centers. Il n'y a plus de crédit, M. Ford. Je peux vous parler du lien. On a, à quelques kilomètres de chez moi, à Fujiu, un data center qui va à l'un des plus grands d'Europe. 11 unités.
50 milliards d'investissements.
50 milliards d'investissements. 90 hectares, puisque nous, on a un stade, c'est 125 stades de foot. Les terres agricoles qui vont être là, annihilées. On va avoir, en fait, en consommation électrique, l'équivalent de Flamanville. On va consommer, tenez-vous bien, 250 000 m3 d'eau. pendant 12 ans pour la construction de ce data center, avec un conflit énorme d'usage avec le monde agricole qui, lui, subit la sécheresse, subit ce que nous avons connu cet été, la canicule. 15 tonnes de polluants éternels par an rejetés dans les sols et dans l'eau. Et avec une chaleur fatale qui va être impossible à traiter puisque, en réalité, on ne demande même pas à ces fonds qui vont venir, je vais venir aux fonds qui, justement, investissent dans ce data center, qui ne veulent même pas être ceux qui organisent l'acheminement de cette chaleur fatale vers des équipements. Il y a un
recours. Chez nous, c'est une obligation. Chez nous, c'est une obligation.
Alors, Olivier Faure, vous n'avez pas entendu sur
la question de Mistral ?
Je finis sur le fait que quels sont les fonds qui s'investissent là-dedans ? Essentiellement, des fonds émiratis. Et Nvidia, américain. Mistral, résiduellement. La banque d'investissement, pareil, résiduellement. Et donc, moi, je vous pose une question simple. Construire un immense data center qui va consommer nos sols, notre eau, notre électricité, mais qui n'est même pas un data center souverain. Quel est l'intérêt de le faire ainsi ? Et donc, nous avons besoin là, effectivement, de parler de souveraineté, mais la souveraineté, c'est aussi... d'accepter ou de ne pas accepter, de dire ça parfois non quand le projet ne correspond pas. Il nous faut investir
peut-être dans l'IA pour pouvoir peser face à Anthropik et OpenAI et Elon Musk.
Je ne voudrais pas trop embêter M. Olivier Faure, mais vous aurez remarqué que quand la gauche n'a pas préparé une question, ce qu'elle répond tout de suite, c'est qu'il faut mobiliser le crédit. Comme si l'État français, c'était Crésus, qu'on roulait sur l'or et qu'on allait dépenser en tous sens, mobiliser le crédit. Bon, moi, je ne vais pas du tout répondre en ce sens. Vous avez posé une question précise. Comment est-ce qu'on fait en France sur le domaine de l'intelligence artificielle contre les géants qui se sont déjà créés aux États-Unis et en Chine ? Trois choses. On libère le temps des entrepreneurs. On libère leur argent et on libère la croissance. Comment est-ce qu'on libère leur temps ? Déjà par leur relation à l'administration, qu'il va falloir simplifier. Et ça tombe bien, la révolution de l'IA nous le permet. Je vous donne un exemple sur les permis de construire. Vous avez déjà de nombreuses communes de France qui le font et il faut leur rendre hommage, qui ont automatisé le permis de construire. C'est-à-dire que pour le permis de construire, ce qu'il y a de positif, c'est que vous devez comparer. Une demande qui est faite a plusieurs critères qui sont objectifs et donc une machine peut le faire. Le recours, évidemment, doit rester humain, notamment pour les recours quand la décision est défavorable, mais vous avez une simplification drastique alors que les délais pour obtenir le permis de construire se sont allongés partout. Si je vous prends l'exemple de la ville de Paris, vous avez 400 personnes à la direction de l'urbanisme et on peut dire qu'ils prennent tout leur temps. pour répondre aux entrepreneurs qui ont besoin d'obtenir des permis de construire. Donc on libère leur temps en simplifiant les démarches, en simplifiant les procédures. Il y a par ailleurs une règle qui ne s'est jamais démentie. Plus vous mettez de fonctionnaires quelque part, plus il y a de complexité, que ce soit dans la commune ou dans le pays, plus vous avez de procédures, parce qu'ils doivent bien justifier le fait de travailler, donc ils vont créer des formulaires, des procédures, des serfas, etc. Moins vous avez de fonctionnaires, moins vous avez de complexité. Je propose la suppression de 800 000 postes de fonctionnaires. Sans lettre de licenciement, je le précise, simplement en ne remplaçant pas ceux qui arrivent à la retraite. Tout cela libère du temps pour les entrepreneurs. Ensuite, il faut libérer leur argent. Pour cela, ce que je propose, c'est que l'État dépense moins pour pouvoir taxer moins. Très concrètement, je propose une baisse de dépense de 140 milliards d'euros par an. La liste, je l'ai publiée, vous pouvez la retrouver sur saracnafo.fr. Vous avez toutes les sources, tous les chiffres, tout est sourcé. Ces 140 milliards, on arrête immédiatement de les prendre aux Français, avec comme perspective un budget à l'équilibre à la fin du quinquennat. Et dans l'intervalle, on baisse immédiatement les impôts. Premier élément, on supprime la CSG d'activité. Tout à l'heure, la gauche disait qu'il fallait... taxer la machine parce que la machine n'était pas taxée par rapport au salarié qui, lui, l'est. Moi, ce que je dis, c'est que j'ai une solution. Il vaut mieux baisser les taxes qui pèsent et les charges qui pèsent sur le salaire plutôt que s'imaginer qu'on va taxer la machine. Donc, supprimer la CSG d'activité pour permettre de rendre et de donner du pouvoir d'achat aux Français, ça fait plus 10% de hausse de salaire pour tous les salariés, pour les fonctionnaires, pour les indépendants, pour les artisans. C'est tout simplement la plus grosse hausse. de salaire collectif de toute la Vème République. Et ça ne fait pas peser un seul euro sur la rentabilité de l'entrepreneur et des patrons puisque c'est l'État qui accepte enfin de faire un effort au lieu de demander aux Français de se sacrifier en permanence en baissant ses propres dépenses pour baisser ses impôts. J'ajoute également la suppression des droits de succession et nous sommes les seuls à le proposer. Enfin, la baisse de l'axis sur le carburant qui est très actuelle aujourd'hui. Le prix de l'essence soit 1,80. Ce n'est pas consacré à l'IA. Là, on est hors débat. Il faut libérer de l'argent et libérer la croissance. Libérer la croissance, ça passe par l'énergie. Avoir enfin un juste prix qui ne soit pas déformé par les règles du marché européen de l'électricité. Un juste prix pour les data centers. J'en finis par là. J'avais donné trois points. Libérer le temps, libérer l'argent, libérer la croissance. Et enfin, par l'école. Un seul mot sur l'école. Je précise qu'à mes yeux, il ne faut pas apprendre aux enfants à prompter comme on l'apprend parfois. Il faut au contraire revenir aux savoirs fondamentaux parce que cette révolution technologique rend paradoxalement le savoir classique plus légitime que jamais. On a besoin de logique, on a besoin de parler correctement la langue française. J'en termine par là. On a besoin de logique et donc des mathématiques et on a la chance en France d'avoir un niveau de mathématiques excellent et on a besoin d'une culture classique, philosophique et historique pour avoir le discernement face à la machine. J'en ai terminé. Manuel Bompard.
Oui, notre programme sort le 7 novembre en librairie, il y a 800 mesures, je ne vais pas vous les infliger toutes, je vais rester sur le sujet de l'intelligence artificielle. Tout à l'heure, je disais qu'on pouvait avoir à la fois des politiques de régulation et à la fois des politiques de développement. Donc la question que je veux poser maintenant, puisque tout à l'heure on a parlé de la régulation, c'est qu'est-ce qu'on fait pour promouvoir le développement de l'intelligence artificielle ? en France, et de manière plus générale du numérique, et comment on le fait de manière souveraine. Et pour ça, il faut quand même libérer des financements. Donc comment on libère ces financements ? D'abord, oui, moi j'assume, madame Knafo. Un point de désaccord. Non, je ne sais pas ce que j'allais dire. Vous allez le dire juste après. Non, pas du tout. Alors là, je pense que vous avez un petit problème. Je vous ai enlevé une mesure. Non, ce n'est pas ça. C'est que vous êtes venu avec des idées préconçues. Mais laisser le débat, discuter, discutons. Voilà, on essaye de débattre pour avancer sur ce sujet. Il faut un plan d'investissement public massif. Il faut un plan d'investissement public massif. Ça coûte des dizaines de milliards d'euros qu'il faut investir. Et moi, oui, je crois à l'investissement public. C'est clair. Deuxièmement, il faut réutiliser les outils d'accès au crédit. Il y a une banque publique d'investissement aujourd'hui qui fait des choix, qui sont quand même des choix parfois très contestables. Donc je suis pour réunifier tout ça dans ce qu'on pourrait appeler un pôle public bancaire dans lequel on va faciliter l'accès au crédit. Et troisièmement, attendez, attendez, Madame Knafou, ne dites pas n'importe quoi. L'argent
public, c'est pas leur argent ?
Non mais Madame, l'Allemagne, vous aimez bien l'Allemagne d'habitude, vous dites qu'elle est une manière de gérer ses comptes très bien. Les Allemands viennent de décider d'un plan d'investissement de plus de 500 milliards d'euros. Donc si vous ne voulez pas qu'on fasse des plans d'investissement et qu'on prenne du retard, laissez-moi terminer. À la fin, dans 10 ans, on se débattra peut-être ici au stade Vélodrome et vous direz, oh là là, on est en retard. Donc moi, je vous propose des choses pour qu'on ne soit pas en retard. Ensuite, troisième élément, on a besoin de capitaux privés aussi. Et donc, il faut flécher l'épargne qui existe aujourd'hui en France pour favoriser les investissements, qui sont les investissements nationaux. Une mesure très concrète pour le faire. Aujourd'hui, sur l'assurance-vie, vous avez un avantage fiscal. Et bien, on fait en sorte que cet avantage fiscal, il soit réservé pour les investissements qui sont les investissements nationaux. Vous fléchez l'épargne qui existe aujourd'hui pour permettre aux investisseurs et aux entreprises françaises d'avoir des capitaux privés qui sont... disponibles. Et vous avez une politique et une politique de planification publique. Notre point de désaccord, Madame Knafo, et je vous le dis, c'est en polémique, c'est que vous, vous considérez que c'est le marché qui va arbitrer tout ça. Et bien la vérité, c'est que c'est ce qu'on a fait depuis des années et des années et ça produit un développement absolument anarchique. Ça se passe comment chez vos copains au Venezuela, en Corée du Nord ? Ça se passe comment l'investissement ? C'est vos amis le Venezuela. On est arrivé, vous avez une boîte à meux là. Non mais
vous comparez l'Allemagne, alors moi je vous
parle de vos copains. Madame Knafo, s'il vous plaît. Madame Knafo, on a tous parlé. du fait qu'il y avait des gens qui étaient en avance sur ce sujet. Alors moi, vous savez, j'ai plein de choses à reprocher à la Chine, par exemple. Mais dire qu'on ne met que des projets d'investissement qui sont des projets d'investissement souverains... Pardonnez-moi, c'est exactement ce que fait la Chine. En organisant une concurrence féroce entre des entreprises
privées. On peut parler du modèle chinois si vous voulez. Ne
me coupez pas la parole, sinon je pense que les gens qui nous écoutent ne vont rien comprendre. Je vous propose juste quelques mesures concrètes qui permettent de flécher de l'investissement. Ensuite, qu'est-ce qu'on fait des modèles ? C'est la question que vous avez posée. Est-ce que notre objectif, c'est d'être absolument concurrentiel sur les très grands modèles ? C'est une discussion qu'on peut avoir. Mistral est en train de se concentrer plutôt sur des modèles applicatifs. plus sobres et qui ont des usages qui sont des usages immédiats. Et ensuite, je termine, à mon avis, ce qu'on devrait faire nous, c'est plutôt investir dans les sauts technologiques. Donc oui, il faut avoir une politique de développement de la recherche fondamentale. Oui, favoriser la recherche appliquée. Moi, vous savez, je suis docteur en mathématiques appliquées. Mes premiers engagements professionnels, c'était il y a 10 ans, dans une startup qui travaillait déjà sur des méthodes d'intelligence artificielle. On a une école de ça en France. On est forts. En termes de recherche sur ce sujet, on a besoin de développer ces projets-là. Donc, il faut investir dans les sauts technologiques pour être en avance. Et notamment, à mon avis, sur la question du quantique, je pense que la question du quantique, c'est le sujet sur lequel la France doit mettre le paquet. Parce que si on est les premiers à pouvoir industrialiser et développer ces technologies, là, on aura une avance sur la scène internationale. Voilà, moi, comme je vois les choses, je ne voyais pas des polémiques, des choses concrètes.
On n'a pas d'argent.
Je vous ai proposé, Madame, attendez, on n'a pas d'argent. Excusez-moi, je viens de vous proposer précisément au moins trois propositions qui permettent de développer des financements.
Comment on conforte notre seule IA européenne et singulièrement française ? Par quels moyens, vous, dans votre mouvement, vous comptez la confort? Il faut
bien avoir conscience que les États-Unis et la Chine représentent respectivement 75. et 15% de la puissance de calcul mondiale. L'Europe seulement 5%. M.
Bertrand disait qu 'on peut
viser la troisième place. Arrêtons, pour une fois, arrêtons de penser régulation. Je crois que le temps est venu de penser production et innovation. Mais à ce titre, je l'ai dit tout à l'heure, il faut organiser, maîtriser la filière dans l'objectif de maîtriser un maximum de maillons de la chaîne de valeur industrielle. et technologique. Pour cela, je l'ai dit, on a des entreprises qui sont une véritable richesse pour notre pays, mais elles ont besoin d'un cap, une stratégie. Quelle IA voulons-nous en France ? Eh bien, j'ose dire, il faut une IA, comme je l'ai dit, la plus indépendante possible, qui permette à la fois de maîtriser l'essentiel des usages courants. du quotidien des entreprises et des Français, mais aussi qui se spécialise dans quelques domaines de pointe, tels que l'IA embarquée ou décentralisée, la robotique, en particulier humanoïde, et je pourrais donner de nombreux autres exemples. Nos entreprises attendent un cap, nous leur proposerons avec Marine Le Pen cette stratégie pluriannuelle. Elles attendent, je crois, une méthode, parce que la puissance publique n'a pas à décider à leur place ce qui est bon pour... les initiatives privées. Nous croyons dans la méthode des comités de filière pour que, comme à l'époque... de partenariats publics privés pour réussir sur les innovations de rupture et les grands projets. Combien vous consacrez à l'IA ? Et enfin, et je réponds à votre question, nos entreprises attendent donc des politiques publiques vertueuses. Ça passe par de nombreux éléments que j'ai pu dire tout à l'heure. Augmenter la formation, le nombre d'ingénieurs formés, l'Allemagne en forme deux fois plus que nous, libérer l'innovation notamment par la fin du principe de précaution dans notre pays et la dérèglementation. Elles ont besoin, nos entreprises, de financement. Et pour répondre à votre question, est-ce que vous savez combien de capitaux français, de milliards d'euros de capitaux français, financent l'économie américaine et notamment leur tech ? 80 milliards dans la tech américaine, au total près de 400 milliards d'euros de capitaux français aux États-Unis. C'est dramatique, c'est un avantage comparatif à la France et qui ne profite pas à l'économie, à la croissance française. Par conséquent, nous voulons créer un fonds souverain français qui permettra aux Français qui le veulent, sur la base du volontariat, je le précise, de flécher leur épargne vers l'économie réelle et l'innovation, parce qu'en réalité, il n'y a plus d'argent public. Et donc, comme en 1958 avec le général de Gaulle et le plan Piner-Rueff, Il faut redresser les comptes publics d'un côté, mobiliser les capitaux privés pour, dans le cadre de partenariats publics privés, relancer les grands projets, les innovations de rupture. Et c'est important, il faut structurer la demande, je l'ai dit. Nous avons la commande publique en France qui peut acheter des solutions françaises. Il nous reste moins de 5 minutes pour ce débat,
alors on va essayer de faire un dernier tour de table. Je voudrais vous entendre, Xavier Bertrand, et vous faire réagir au pape aussi qui vient de s'exprimer, puisqu'il est à part. et il a mis en garde contre l'avènement des machines.
Du paradis des machines. Est-ce que
vous pouvez réagir aussi à ça ? Il n'y a
pas de paradis des machines. Le vrai sujet, c'est comment est-ce que la dimension humaine reste effectivement la plus déterminante ? Et on peut prendre ça dans tous les sens. La question clé, c'est de se former, de s'approprier et que chacun ait une forme de maîtrise de l'intelligence artificielle. Et ça, ça s'appelle l'IA pour tous. Ce n'est pas un slogan ? C'est d'ailleurs le même message qu'on a adopté, nous, dans la région des Hauts-de-France. C'est aussi un message que porte le Canada du Premier ministre McCarnay. C'est lié à pour tous. Ça veut dire pour tous, quelle que soit, par exemple, la taille de votre entreprise, pas réservée aux plus grandes. Et donc, comment on aide les petites entreprises à pouvoir accéder aux bons outils en leur donnant aussi les bonnes informations. Et après, ce sont les entreprises qui choisissent. C'est aussi lié à pour tous, quelles que soient les catégories sociales, ce que j'ai évoqué tout à l'heure. Ça, ça doit être une priorité politique. Parce que derrière, c'est ce qui permet, je l'ai dit tout à l'heure, les infrastructures, c'est bien, ce sont les usages qui font et qui feront la différence. L'autre aspect, vous avez parlé de la dimension européenne. Déjà, on ne met pas tous ces œufs dans le même panier. Et on ne met pas tous nos œufs dans le panier américain. on joue très clairement, il y a la concurrence entre les deux, on se donne la possibilité de choisir en même temps que l'on développe une offre européenne. Et vous avez raison de le souligner, heureusement que nous avons Mistral, mais il faut aller sur des usages spécifiques de l'intelligence artificielle. Vous aviez hier AmiLabs, Mistral, là on est capable de faire notre différence, et dans ces domaines-là, qui ne seront pas les modèles dominants, mais si dans ces domaines-là, on est les plus forts, les autres seront obligés de composer avec nous et nous pourrons mettre en place un certain nombre d'intérêts qui nous sont propres. Et puis il y a la question de la commande publique. Regardez ce qu'on a fait pendant des années et des années sur le cloud. On a fait n'importe quoi. On a été chez les Américains sans avoir la moindre garantie. Et ceux qui nous disent ça aujourd'hui pour les data centers ne se sont pas beaucoup élevés. Reprenez chez moi, j'ai OVH qui est dans la région des Hauts-de-France. La région a aussitôt été cliente d'OVH pour l'hébergement. Pour l'État, il a fallu quoi ? Ça, c'est une priorité politique. C'est vrai au niveau national, c'est vrai au niveau européen. Et ça, ce n'est pas une question d'argent. C'est juste une question d'état d'esprit, voire même de réflexe. Mais si l'on fait ça, je suis intimement convaincu que plutôt que de pleurer, plutôt que d'essayer d'enfourcher toutes les colères, plutôt que de mettre en marche le trouillomètre pour faire peur à tout le monde, on va être capable de voir que nous sommes une nation qui non seulement sait gérer. les inquiétudes de nos concitoyens rassurés, mais qui est capable aussi de porter une vision. Les deux, la commande publique nationale et la commande publique européenne. Et si on veut aussi porter un message au niveau européen, il faut commencer par balayer devant notre porte et être exemplaire au niveau national. C'est possible, dans la région, il faut le faire au niveau d'une nation tout entière.
Sur la question précise de comment on conforte notre IA nationale et européenne, sur la question de la commande publique, Sarah Knafo, en un mot. Comment on fait ? Puisqu'on voit bien qu'on va encore rater le wagon.
Sur la commande publique, j'ai été rapporteur au Parlement européen sur le sujet de la souveraineté technologique. J'ai fait beaucoup de propositions pour dire qu'il fallait en finir avec la logique des subventions pour passer à une logique de commande publique. Mais j'aimerais juste conclure mon propos, puisque c'est bientôt fini, par une note d'espoir en vous parlant d'une entreprise française qui s'appelle Wondercraft. Cette entreprise a été fondée par deux personnes, dont l'un a un fils qui avait une maladie neurodégénérative qui l'empêchait de marcher. Il a créé un exosquelette, l'a mis sur son fils. Cet exosquelette permet de faire 30 000 calculs par seconde et son fils a marché. En direct d'ailleurs sur BFM. Son fils s'est levé et a marché. Un enfant qui ne pouvait pas marcher, la technologie lui a rendu la marche. C'est un sujet qui me touche particulièrement, je ne vais pas vous raconter ma vie, mais je trouve que c'est magnifique. Et que même si, on en a beaucoup parlé, il y a évidemment des menaces, il y a évidemment des risques en matière pénale, regardez ce que peut faire la technologie. Regardez ce dont est capable le cerveau humain. Soyons fiers de l'être humain, fiers de ce qu'il a réussi à créer, de rendre la marche à un enfant qui ne marche pas. Imaginez que nous aurons tous peut-être la chance de vivre dans un monde qui réussira à vaincre le monde. cancer c'est ça aussi la technologie et voilà la seule et unique raison pour laquelle je vous dis non ne mettons pas des freins au développement mais posons des limites sur l'usage malveillant qui peut en être fait à l'égard des individus mais regardez ce que peut faire le développement voilà ce que j'avais à vous dire
Merci, merci à tous parce que ce débat touche à sa fin. Merci à vous tous d'y avoir participé et merci d'être venus jusqu'ici, jusqu'à Marseille au Stade Vélodrome pour le débat de l'intelligence artificielle. Merci beaucoup.
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