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La non-régulation du numérique est un terrain de jeu pour les pédocriminels et les auteurs de violences sexistes et sexuelles. Le site cocolante.info, ouvert le 17 avril. et le nouvel avatar du site Coco, cité dans plus de 23 000 procédures pénales, au cœur du procès de Mazan et du système sordide de Dominique Pellicot et modèle de l'Académie du viol découverte par CNN le mois dernier. Grâce à la mobilisation inlassable des associations de lutte contre les violences sexuelles sur les femmes et les enfants, le parquet de Paris a enfin annoncé hier soir ouvrir une enquête à son encontre. C'est une avancée, certes, mais c'est surtout le signe d'un échec collectif. Il n'aurait pas dû être possible... de rouvrir ce site. Un site sur lequel l'association, face à l'inceste, se faisant passer pour Lou, une préadolescente de 13 ans, a pu constater qu'il ne suffisait que de quelques minutes pour que des hommes adultes contactent cet enfant dans un but très explicite de commettre des infractions sexuelles. Lou, fort heureusement, n'existe pas, mais tous les autres. sont bien réelles. La non-régulation du numérique est un terrain de jeu pour les pédocriminels et les auteurs de violences sexistes et sexuelles. Ma question est donc la suivante. Allez-vous mettre en place des mesures comme le blocage immédiat que ne peut faire actuellement ni l'Arcom ni Pharos pour empêcher l'apparition de ce type de sites honteux et pour enfin identifier et poursuivre les agresseurs sexuels qui
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y sévissent ? Le site coco.fr, quand il fonctionnait, était d'accès libre, garantissait l'anonymat. Et de surcroît, n'avait absolument aucune modération. Et ce sont bien 23 051 procédures judiciaires qui ont été ouvertes concernant 480 victimes. Et ça a concerné 70 parquets sur l'ensemble du territoire national. Ce site a été fermé. Il a été fermé en juin 2024 grâce à l'action judiciaire qui a été menée par la Gendarmerie nationale, à l'action du parquet, notamment de la Junelco, avec une saisine, saisie des serveurs, saisie des avoirs criminels. Le fondateur du site a été interpellé et il a été poursuivi pour des infractions extrêmement graves. Et notamment... celle de la complicité de trafic de stupéfiants, l'association de malfaiteurs, détention d'images pédopornographiques et la corruption de mineurs. Effectivement, il y a un nouveau site qui a ouvert, qui s'appelle Cocoland, qui semble fonctionner à peu près dans les mêmes conditions, et qui a donné lieu immédiatement à des signalements. D'abord, l'Office de lutte contre la cybercriminalité, l'OFAC, veille sur les réseaux sociaux et donc a évidemment détecté cette création, mais d'autres personnes, et notamment sur Pharos, un certain nombre d'indemnités. internautes qui ont détecté ce site. Je veux aussi signaler que madame Sarah El Haïry, la haut-commissaire à l'enfance également, a fait ce signalement, de sorte que le 28 avril, hier, une enquête a été ouverte par le parquet et je ne doute pas, sans vouloir préjuger de ce que sera le travail d'investigation, qu'une suite sera donnée. Mais vous avez raison, le vrai sujet, c'est notre capacité à fermer immédiatement ces sites. Alors, on y veille, on y travaille, l'OFAC veille très sérieusement sur ce sujet, mais c'est effectivement le vrai problème, la capacité à tout de suite fermer un site. en dehors d'une procédure judiciaire