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Duel politique ce soir entre Cyrielle Chatelain, députée écologiste et présidente du groupe écolo à l'Assemblée nationale. Vous débattez ce soir avec Guilhem Carayon, vice -président de l'UDR, c'est le parti d'Éric Ciotti. On commence avec ce mouvement lycéen et cette colère qui ne retombe pas. Un mouvement qui dégénère pour partie dans la violence. On a parlé, on a vu les images, notamment ce policier roué de coup à Belfort. La gauche qui n'énonce aussi la répression, je reprends le terme du communiqué ce soir à Cergy. ce rassemblement, la répression policière du mouvement. On va s'y arrêter, mais on va commencer par cette question. La France insoumise est-elle derrière le mouvement des lycéens, comme le laisse entendre l'entourage du Premier ministre ? Non, trois fois non, répond Jean-Luc Mélenchon.
mouvement insoumis ne dirige pas les mouvements populaires. Les mouvements populaires se dirigent eux-mêmes par leur auto-organisation et leurs propres représentants. Nous, les insoumis... Nous aidons les transitions de phase. On donne le coup de main quand des gens ne savent pas par quel bout prendre les choses. Plein de gens sont contents de nous voir arriver devant les lycées. Pourquoi ? Parce qu'ils savent que tant qu'on est là avec nos écharpes ou sans écharpe, alors on ne leur tire pas dessus. Nous protégeons, nous aidons, nous conseillons. Voilà. Et après, ils décident. Nous ne décidons pas à leur place.
Nous ne décidons pas à leur place, à la place des lycéens. Guélème Caraillon, il est convaincant, Jean-Luc Mélenchon ?
Moi, je crois que la France Insoumise, et évidemment Jean-Luc Mélenchon, porte une responsabilité énorme dans ce qui est en train de se jouer dans le pays, dans le climat d'ultra-violence. Ils ne sont pas à l'origine du mouvement. Ce serait leur donner beaucoup de mérite, un poids qu'ils n'ont pas d'être à l'origine de tout ce qui se passe en France. En revanche, je pense qu'ils encouragent la violence. Ils encouragent ce climat d'hystérie, ils encouragent toutes ces dérives, ces agressions à l'égard. De policiers, même de pompiers. Je trouve ça quand même délirant de s'attaquer à les pompiers. Ces proviseurs qui ont été attaqués, je crois qu'il y a 40 proviseurs qui se sont fait agresser. Il y a du mobilier urbain qui est incendié. Tout ça, en fait, c'est les parents de ces lycéens en plus qui vont devoir le rembourser à travers leurs impôts. Donc tout ça n'a vraiment aucun sens et une force politique comme la France Insoumise. qui est extrêmement puissante dans notre pays, qui est proche d'accéder au pouvoir l'année prochaine, qu'elle encourage, qu'elle participe à ne pas stopper ce climat de violence, je pense que de fait, oui, elle porte une responsabilité dans ce qui est en train de se passer.
LFI encourage la violence. Non, absolument pas.
Et je ne suis pas étonnée de voir un représentant du groupe UDR reprendre les éléments de langage du gouvernement. Pourquoi est-ce que le gouvernement met la faute sur ce qu'il appelle la gauche radicale ou la France insoumise ? C'est parce qu'en fait, depuis des années, depuis neuf ans qu'ils sont au pouvoir, ils n'ont rien fait. Et donc ils n'ont... Plutôt que de prendre le sujet à bras le corps, de reconnaître qu'ils n'ont pas investi dans les écoles, de reconnaître que les problématiques posées par les lycéens sont légitimes, et bien en fait ils cherchent à délégitimer le mouvement. Et donc la manière, mais classique, c'est vraiment une vieille ficelle de la part du gouvernement, c'est de dire les lycéens ne pensent pas par eux-mêmes, ils sont manipulés et on va chercher quelqu'un pour faire épouvantail, c'est vraiment... de la petite politique. Moi, je pense que c'est une manière de ne pas parler du fond du sujet et des raisons des mobilisations des étudiants et des lycéens. Un coup classique,
deux comme
Le Monde.
Est-ce que vous
répondez à Siria Châtelain
Non, mais évidemment qu'il faut parler du fond des sujets. Évidemment, et nous, on est les premiers, on est dans l'opposition à ce gouvernement, ça ne vous aura pas échappé. On est les premiers à... C'est affichable,
souvent.
Du bon nombre
de votants. Un coup,
on est l'extrême droite, un coup, on est les méchants fachos et un coup, on est les alliés du gouvernement. Vous
êtes l'extrême droite et les alliés du gouvernement. Ah bon ? Dans
ce cas-là, le gouvernement est l'extrême droite.
on a un gouvernement de droite qui s'appuie sur l'extrême droite. Et tout le monde peut regarder. J'invite à aller sur le site Bonpote. Il y a tous les votes. Ils verront que vous avez quand même de nombreux votes en commun pour protéger les plus riches, pour éviter justement d'investir dans les lycées, pour protéger la jeunesse. On va venir aux mendications.
Je rappelle juste que vous êtes avec Éric Ciotti, allié du Rassemblement national à l'Assemblée nationale et en tant que force politique pour 2027. Juste, pourquoi le mouvement ? Pourquoi ce mouvement se durcit ? La faute à qui ? J'aimerais comprendre, parce que les Français ne sont pas aveugles, ils les voient, ces images. On va parler ensuite, on a le temps, des revendications toutes légitimes des lycéens. Est-ce que c'est la faute aux casseurs ? Est-ce que c'est la faute aux policiers ? Est-ce que c'est la faute aux parents ? Est-ce que c'est la faute aux gouvernements ? Guélène Carré.
Vous avez l'impression que c'est la faute des policiers, s'ils sont caillassés ? Il y a des policiers qui se font incendier, on en est là. Évidemment que ce n'est pas leur faute. Les policiers font tout ce qu'ils peuvent. Avec les moyens qui sont les leurs, ils n'ont pas beaucoup de moyens. Ils ont un manque de moyens humains, un manque de moyens matériels, on manque de tout en police. Ce sont
des individus de quoi ?
De l'ultra-gauche ? Ça ne vous a pas échappé qu'à chaque mouvement social, que ce soit un mouvement de lycéens ou un mouvement qui s'opposait à la réforme des retraites il y a quelques années, c'est toujours les mêmes. C'est toujours les casseurs, c'est toujours des black blocs, c'est toujours des gens qui sont proches de l'extrême-gauche et qui causent cette série de violences. Ça me semble évident. Je pense que les Français le voient à l'œil nu quand on regarde les images des manifestations, quand on voit des gens qui sont masqués, qui ne montrent pas leur visage. Qu'est-ce que vous ferez,
vous, si vous
gouvernez
un jour, en 2017, contre ça ? Une loi anti-casseur ?
Ce ne sera pas un jour, ce sera l'année prochaine. Il ne reste plus que six mois pour les Français. Un choc d'autorité. Une révolution pénale. Il faut que les peines soient effectives. On manque de tout. Aujourd'hui, dans les tribunaux, on n'arrive pas à faire exécuter les peines. Il faut recruter des magistrats et surtout, il faut mettre fin au lactisme pénal. Il y a, et je pense, c'est le sentiment de millions de Français, des dizaines et des dizaines de jeunes lycéens, il n'y a pas que des jeunes d'ailleurs, mais qui s'attaquent à toutes les figures qui représentent l'uniforme. Parce que c'est ça qui vise. Policiers, pompiers, professeurs, qu'est-ce que ça a en commun ? C'est tous les gens qui portent l'uniforme de la République. Eh bien, ces gens-là... ne vont rien risquer. Moi, je suis avocat, je connais bien l'état de la justice.
Sur ce qui se passe, ce n'est pas la première fois qu'on voit des casseurs, qu'on voit des policiers ciblés. On a parlé de Sergi et on a parlé aussi des enquêtes du GPM qui sont menées par la police contre les tirs de LDD qui font des blessés parmi les manifestants, notamment à l'œil. Mais sur ce qui se passe, ces individus cagoulés, c'est qui ? Qu'est-ce qu'on fait ? Une loi anti-casseurs, un choc d'autorité ? Qu'est-ce que vous répondez à Guilhem Carayou ?
La première chose, je veux dire, c'est absolument inacceptable. Les images qu'on a vues, il y aura plusieurs, cagoulées, en train de frapper un nomataire. Ce n'est pas acceptable. Aller s'en prendre aux pompiers incendier des camions de pompiers, ce n'est pas acceptable, ce n'est pas un moyen de mobilisation de la lutte pour le progrès. Un choc d'autorité, un arsenal énorme ? C'est bien de le dire, parce que les télécharges de la France Insoumise n'ont pas le courage de dire ça. Il me semble que mon collègue de la France Insoumise qui était là a commencé son propos il y a une heure là-dessus. C'est pas du tout le sens du propos de Jean-Luc Mélenchon. J'avais un collègue de la France Insoumise qui l'a dit, ce n'est pas acceptable, on ne fera pas un homme à terre. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, ça a été dit aussi dans le plateau d'avant, c'est que sur les mobilisations sociales, depuis longtemps, il y a effectivement des groupes minoritaires qui ont des utilisations. Je ne sais pas, il faudrait demander effectivement à la police, aux enquêtes. Moi, ce que je constate... Les renseignements
généraux parlent de l'ultra-gauche cité par l'entourage du Premier ministre.
alors je sais, c'est ce qui a permis au Premier ministre d'aller dire ultra-gauche, ultra-gauche, France insoumise. Quand je vois les organisations qui sont citées, pour un certain nombre d'entre elles, ne sont pas masquées ou cagoulées. Je pense que pour beaucoup, c'est des personnes sans organisation. Mais après, voilà, moi je ne fais pas partie des renseignements généraux, etc. Ce que je dis, c'est pas acceptable. Deuxièmement,
qu'est-ce
qu'on fait ? Le choc
d'autorité, ça fait depuis Sarkozy ? qu'on nous le promet. Le choc d'autorité, des peines de plus en plus fortes. – Oui, mais justement, il
a été souvent promis, il n'a jamais été effectué. – Non, excuse-moi, je sais, je vous ai entendu, vous êtes avocat, etc. – Je vous parie Nicolas Sarkozy, moi je viens
de LR. – Donc vous êtes en partie comptable du bilan, c'est très bien. Est-ce que je peux finir, s'il vous plaît ? – Non, non, au contraire, moi j'ai quitté, je ne suis pas comptable du bilan. – Vous m'avez entendu vos propositions. – LR était au pouvoir quand j'avais 8 ans. – Est-ce que je peux développer, si
vous êtes venu en 2017, la répression, la réponse pénale, le choc d'autorité, qu'est-ce que vous faites ?
– C'est
ça, nationale, ça ne réglera pas. Vous voulez faire un monologue
ce soir ? Non, non, non, je vous écoute. Voilà, merci. Donc, ce que j'ai dit, depuis Nicolas Sarkozy, on ne nous promet que ça. Et d'ailleurs, la durée des peines pour les mineurs a augmenté. Contrairement, mais si, c'est statistique, vous êtes avocat, j'imagine que vous ne vouliez pas tous les cas de France. Les durées des peines pour les mineurs ont augmenté. Donc en fait, le choc de sécurité, cette espèce de logique sécuritaire, elle est appliquée, elle ne donne pas de résultat. elle ne donne pas de résultats. C'est très clair, ça fait maintenant des années qu'on est dans cette logique-là, ça ne fonctionne pas. Donc qu'il faut, par exemple, c'est revoir notre doctrine de maintien de l'ordre. Aujourd'hui, moi je suis très étonnée. que dans tous les pays autour de nous, on arrive à gérer des manifestations, des contestations, y compris des contestations de jeunesse, sans que ça dégénère à ce point-là. Et je pense que la manière dont on forme les policiers, ce que l'on leur demande, les met aujourd'hui, eux, en danger et met les jeunes en danger. Et je pense qu'il faut revoir la doctrine des forces de l'ordre, il faut revoir la formation des policiers, parce qu'aujourd'hui, la manière dont on gère les manifestations, ce n'est plus d'apaiser et d'assurer la sécurité et d'être... proportionné par rapport aux mobilisations. C'est-à-dire que quand vous avez un blocage pacifiste où ça ne crame pas, etc., on n'envoie pas des flics avec des flashballs dire à des lycéennes, parce que par exemple, c'est ce qui s'est passé à Grenoble, où on a des policiers qui disent à des lycéennes « si tu te fais violer, je ne viendrai pas ». C'est comme ça, à Grenoble, que ça a commencé. Donc oui, la question de la formation et de la manière dont on regère les forces de l'ordre en termes de maintien de l'ordre, c'est un vrai sujet. Guilhem Carayon ?
Non, moi je crois au contraire. que le vrai sujet, c'est que la violence juvénile, elle touche des jeunes de plus en plus jeunes. Et que l'arsenal pénal qu'on a sur la violence des mineurs aujourd'hui, il n'est plus du tout adapté. Vous avez des jeunes, là on parle de lycéens, ils ont entre 16 et 18 ans. Entre 16 et 18 ans, vous avez une excuse de minorité qui permet à ces jeunes... Ce n
'est pas une excuse de minorité. L'excuse de minorité, justement ? Non, ce n'est pas une excuse de minorité. Effectivement, l'excuse de minorité, c'est les mots de l'extrême droite. C'est qu'effectivement, on considère qu'un enfant... C'est ce qui existe dans le droit
français. Non,
non, le mot d'excuse, c'est le vôtre.
est à 18 ans oui mais là
le mot d'excuse c'est le vôtre ce que je vous explique c'est que oui mais la majorité pénale elle est
à 18 ans si
vous me laissiez finir c'est à dire qu'effectivement on considère qu'un enfant n'est pas jugé comme un adulte parce que le niveau de responsabilité on va pas ouvrir un débat sur la réponse pénale des militaires 2e chose sur la violence ils sont capables d'incendier les proviseurs ils sont capables d'incendier les clics alors elles n'ont pas incendié des proviseurs et deuxièmement nous ne savons pas ces hommes sont c'est pour majoritairement sont des hommes, sont cagoulés. Nous ne connaissons pas leur âge, nous ne savons pas. Vous avez des informations. Des informations sur le profil des interpellations. Moi, je vois des jeunes qui manifestent
avec
des
pancartes de manière pacifique. C'est eux que je veux soutenir. On va parler des revendications, mais juste d'un mot. Les parents, dans tout ça, il faut les responsabiliser ou pas. Vous avez vu Valérie Pécresse qui dit le montant de la facture, c'est 7 millions. 7 millions d'euros en Ile-de-France, c'est elle qui gère les lycées. Et vous avez Gérald Darbanin qui dit, il faut qu'ils payent les parents.
Oui, non. Évidemment qu'il faut qu'il paye. Et non seulement il faut qu'ils payent pour responsabiliser, ça évitera peut-être à ces jeunes qui penseront à leurs parents de ne pas les sanctionner en foutant le bazar, en foutant le désordre. Et deuxièmement, les peines sont individuelles.
Non mais vu que c'était votre méthode de débattre, maintenant je rebondis. Ah non, moi j'essaie juste de parler. Non seulement
ils doivent payer. Mais nous, ce qu'on propose à l'UDR et au Rassemblement national, c'est que les parents qui disposent d'allocations familiales et qui disposent d'un logement social, eh bien, ils doivent l'abandonner à partir du moment où leur enfant a été mineur, a été mêlé à des émeutes de ce niveau-là. On supprime les allocations familiales et on supprime les logements sociaux.
On profite de la solidarité nationale quand on viole ce principe-là. Ça va à l'encontre de la logique du droit, c'est que la peine, elle est individuelle. Donc vous proposerez déjà un... Nous ne savons pas si c'est des mineurs, nous ne savons pas si ce sont les jeunes qui commettent ce type d'accords. Non, non, les parents sont responsables de leurs enfants. Il me semblait qu'on avait convenu qu'on ne se coupait pas. Donc il faut savoir. Soit je peux vous couper. Les parents sont
responsables de leurs enfants. C'est un artiste du code pénal. Non, mais oui, ils sont responsables
de leurs enfants, mais les peines sont individuelles. On est d'accord. Les peines, non, mais les peines. Est-ce que vous pouvez me laisser finir, s'il vous plaît ? Non, attendez, je te disais, l'individualisation de la peine, c'est un principe de droit. Vous êtes législatrice, vous ne connaissez pas le droit. Non mais en fait, l'individualisation de la peine, le fait que, pour un mineur, non mais est-ce que vous pouvez me laisser finir ? Puisque vous, ce que vous proposez, c'est d'expulser des gens de leur logement. En fait, c'est pas de la, enfin justement,
mais en fait c'est un
logement. Alors déjà, le logement social, il est payé par les locataires très majoritairement. Deuxièmement, effectivement, ce que vous proposez là, ce n'est plus l'individualisation de la peine. C'est que si jamais, déjà, ce n'est pas dit que ce sont ces jeunes lycéens qui... commettre ses actes, premièrement. Deuxièmement, si jamais c'était un jeune lycéen, vous proposez que parce que lui, il a fait à un moment, il a brûlé par exemple une poubelle, l'ensemble de sa famille soit expulsé. Ses frères, ses soeurs, ses parents. En fait, non, on ne fait pas de condamnation collective. Et j'aimerais revenir parce qu'en fait, non, non, on a un sujet, c'est que... Non, non, on va en dire un mot, mais en fait, moi j'aime bien les gens qui viennent sur les plateaux dire c'est inadmissible, il faut que tout le monde paye. Mais en fait, quand c'est dans votre propre... Non, je ne veux pas que tout le monde paye, moi. Quand c'est dans votre propre... Quand c'est Marine Le Pen qui va voler de l'argent aux Français, est-ce qu'on considère que tous les élus de l'extrême droite... Mais non, elle a été condamnée deux fois, bien plus que les jeunes que vous voyez sur ces photos. Et donc est-ce que vous considérez que tous les élus d'extrême droite arrêtaient de se présenter à une élection parce qu'elle a piqué dans la caisse ? Non. C'est pour ça qu'il y a une individualisation des peines, monsieur. C'est pour ça que j'avais raison. C'est qu'en fait, on ne punit pas les autres pour des actes qu'ils n'ont pas connu.
Argument contre argument, c'est très clair. Un tout petit mot quand même parce que c'est... Ces revendications, elles sont totalement légitimes. Je pense que vous êtes totalement d'accord. Vous avez été lycéen. Vous savez ce que c'est qu'une classe surchargée. Vous avez vu qu'il y a beaucoup de profs absents, notamment au lycée, qu'il y a de la vétuité du bâti. Ce soir, Edouard Jeffrey, il a fait une forme d'aveu d'échec et en même temps de transparence, d'une forme de franchise. Il ne pourra pas tout changer. a un énorme sujet de déficit. Qu'est-ce que vous dites à ceux qui nous regardent ? Ils doivent encore attendre le rendez-vous présidentiel ? Pour avoir des réponses à la hauteur de leurs demandes ? Parler des
revendications des lycéens, parce qu'effectivement, il y a la dégradation du bâti, qui demande un plan de financement pluriannuel extrêmement important, qui engage bien au-delà des quelques mois qui restent le gouvernement. Il y a des demandes aussi très simples. Par exemple, avoir du papier de toilette. Vous savez que dans les collèges, dans les lycées aujourd'hui, il n'y a plus de papier de toilette. C'est un truc, c'est trivial, mais c'est quand même la base de la dignité. de pouvoir aller aux toilettes avec du papier toilette. Il me semble qu'on peut le faire et respecter les élèves sans mettre le déficit en danger. Non, ce n'est pas que la responsabilité des régions. C'est-à-dire que là, à un moment, c'est partout en France. On a un problème, on méprise les jeunes. On pense qu'ils peuvent vivre dans des conditions que personne... qu'aucun d'entre nous n'accepterait, qu'aucun adulte n'accepterait. Et donc je pense que oui, il y a les réponses de long terme, et on peut revenir sur les moyens de financer ces réponses, mais il y a des réponses immédiates, qui ne coûtent pas cher, qui est de reconnaître qu'on ne peut pas demander aux élèves d'être dans des situations qui sont inacceptable.
Sur ce plan-là, évidemment. Les mesures d'urgence. Moi, ce que je pense surtout, c'est que la question centrale, c'est l'utilisation de l'argent public. Le budget de l'éducation nationale, depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, il a augmenté de 25%, sauf que rien n'a changé. Dans les écoles, rien n'a changé. Les profs sont toujours sous-payés, 30% de revenus en moins par rapport aux profs allemands. Donc il y a un système éducatif à revoir du sol au plafond. simplement ce qui se pose comme sujet. Pour ça, c'est la
présidentielle et les Français qui se positionneront sur un projet sur l'éducation nationale en France.
Une des raisons pour lesquelles les gens ont plus confiance dans ce gouvernement et dans les gouvernements successifs qu'on a eu depuis des années, c'est la question de l'utilisation de l'argent public. On a un niveau de charge d'impôt qui est hyper élevé et pourtant une qualité de service public et ça s'illustre parfaitement dans l'éducation nationale qui se dégrade. Et vous seriez
favorable à rééquilibrer entre le public et le privé ? Parce qu'on a quand même un sujet sur... Par exemple, l'éducation privée d'un certain nombre de montants d'argent public, mais finalement sans contrepartie en termes de mixité sociale. Ça, ça fait partie de nos propositions. C'est-à-dire que le privé qui reçoit de l'argent public, doivent le recevoir sous condition de respecter ses contrats. Le privé respecte
un cahier des charges. Justement,
aujourd'hui, il ne le respecte pas. On l'a bien vu avec les différentes histoires qui ont émaillé. C'est-à-dire que généralement, il n'y a pas de vérification sur le cahier des charges. Ils n'ont pas d'obligation de mixité sociale. C'est peut-être un sujet, mais honnêtement, je ne crois pas que ce soit la
raison pour laquelle il y a des... Non, mais vous parliez... Non,
je remontsais, vous me parliez de l'argent public. Et d'ailleurs, ils ne sont pas non plus là, à mon avis,
pour le manque de... Non, mais l
'éducation... Vous me parlez d'utilisation d'argent public. Si le Parti de Richeuti est amené aux
affaires à gouverner avec Marine Le Pen, restera sanctuarisé le budget de l'éducation nationale
Il
augmentera ?
Nous, je vous le redis, évidemment qu'on pense qu'il faut plus de moyens dans l'école, mais il faut des moyens qui soient bien utilisés. Typiquement, une mesure qui est quand même assez simple, revaloriser les salaires des enseignants. Comme c
'est l'actu du jour, on n'aura pas le temps d'évoquer Jordan Bardella, mais on fera avec nos chroniqueurs juste après. Ce n'est pas grave, c'était l'actualité. Je voulais vous entendre en longueur sur ce thème. Qu'est-ce que vous dites aux lycéens qui seraient tentés de rejoindre le mouvement mardi ? Vous avez vu que la CGT y sera. Je leur dis que nous y
serons, nous y serons à leur côté. Nous y serons justement dans un objectif pacifiste pour effectivement être là pour les soutenir, pour pouvoir être dans un esprit de désescalade si jamais on venait à voir les violences. malheureusement être assez forte. Je pense qu'il faut être là, qu'il faut être nombreux. À un moment, dans une mobilisation, c'est le nombre qui protège. Vous comprenez, Guylaine
Carayon, les lycéens, vous en serez de ce cortège mardi ?
Moi, je ne suis plus lycéen, mais je pense surtout... J
'ai dit que vous les compreniez, puisque vous nous avez expliqué qu'effectivement, leur rendication était légitime. Est-ce que cette manifestation doit se tenir ? Est-ce que vous considérez au contraire que c'est dangereux, vu ce qui s'est passé jusqu'à présent ?
Moi, à titre personnel, je considère qu'un lycéen ne paye pas d'impôts et donc le droit de grève pour des lycéens ne devrait pas exister. C'est contraire à la
Convention internationale des droits des enfants, c'est contraire à la Convention des droits de l'homme. C'est pour ça que je vous dis que c'est une
position personnelle, mais je considère qu'un lycéen... C'est le fait de payer des enfants qui fait
de vous un citoyen ? Qui fait de vous que vous avez le droit d'avoir une conscience, le droit de revendiquer pour ses droits ? Non, ce n'est pas
ça qui fait de vous un citoyen, mais c'est ça qui fait de vous quelqu'un qui est capable de faire grève. On fait grève quand on paye des impôts. Donc vous dites qu'on peut les envoyer en prison. Attendez, c'est intéressant. On peut les envoyer en prison,
on peut les juger comme des adultes, mais ils n'ont pas le droit de faire grève
?
Vous nous parlez de renforcer, de solutions pénales, d'arrêter avec ce que vous appelez la soi-disant excuse des minorités. Quand on
a 16 ans, on va étudier. Mais on peut être traité comme un adulte ? Il y a une incohérence dans votre raisonnement. Honnêtement, là où vous vous trompez, c'est qu'il y a des centaines de milliers de lycéens. qui, eux, sont chez eux, qui ne peuvent pas étudier, et qui en ont juste marre qu'il y ait des voyous, qu'ils soient dans la rue... Non, mais des centaines de millions d'eux, bien sûr. Vous
ne leur demandez pas de défiler mardi, c'est une évidence. Moi, j'aimerais
bien qu'ils puissent aller étudier, et aller juste à l'école. Moi, j'aimerais utiliser les conditions
et les moyens de pouvoir étudier, et effectivement, c'est ce qu'on propose avec la gauche et les écologistes, c'est de donner les moyens d'étudier de manière digne, et justement, d'être dans un projet d'émancipation de la jeunesse, parce qu'on pense qu'il faut plus écouter la jeunesse, et pas leur demander de rester chez eux, comme vous le faites. Merci. Non, non, d'aller au lycée. Je ne suis pas d'accord,
à part les revendications légitimes de ces lycéens, même si vous dites qu'ils n'ont pas le droit. Vous l'avez plus dit que lui. 'est bien clair. Je vous laisse juger. Nos téléspectateurs joueront les arbitres. Merci beaucoup. Merci Guilhem Carillon. Et merci à vous, Cyrielle Châtelain.
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