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va parler des alliances, car cette primaire sera peut-être pour votre famille politique l'occasion d'une clarification. La gauche et votre famille est traversée par une fracture entre ceux qui pensent. que l'avenir de la social-démocratie ne peut pas se faire sans alliance avec la France insoumise ou législative et les autres qui font de LFI un point de rupture. Alors pour gouverner la France, il va falloir une majorité. Avec qui gouvernez-vous ? Je regarde celui qui a un peu de retard de temps de parole, Raphaël Guzman.
je pense que nous allons avoir une majorité, que nous allons gagner l'élection. Mais là, je vais prendre ma minute. Pour expliquer pourquoi il ne peut pas y avoir d'accord avec la France insoumise. Il y a bien sûr l'argument moral que Jérôme, la dernière fois, tu as soulevé avec force. Flirté avec l'antisémitisme, joué avec tous les codes d'ailleurs de l'antisémitisme. Les principes, ça compte, c'est ce que tu avais dit, les valeurs comptent en politique. Il y a l'argument moral. Il y a aussi l'argument doctrinal. La doctrine. Jean-Luc Mélenchon, il a une doctrine. C'est pour ça qu'il est bon en politique. Il a un corpus idéologique. Et nous, nous avons aussi une doctrine. Et elles ne sont pas compatibles. Le prochain président de la République, il devra faire face à une situation de menace de guerre sur le sol européen. Il ne peut pas s'allier avec ceux qui baissent les yeux devant Poutine. Point. Le prochain président de la République, il devra faire face au tsunami chinois qui menace nos industries. Il ne peut pas s'allier avec ceux qui ont les yeux de chimène pour le parti communiste chinois. Point. Le prochain président de la République, il devra construire la défense européenne. Il ne peut pas s'allier avec ceux qui sont contre. Point. Le prochain président de la République, il devra apaiser une société fracturée. Il ne peut pas jouer. à une alliance avec ceux qui surfent sur les fièvres identitaires. Donc ce qu'il nous faut faire maintenant, c'est réaffirmer la doctrine du socialisme démocratique. C'est faire ce que Blum a fait au Congrès de Tours en 1920, quand il s'est opposé aux léninistes, quand il a marqué la rupture. Mais il y a un troisième argument. Au-delà de la doctrine, c'est l'argument électoral. Il n'est plus terre à terre et je suis sûr que tout le monde va le comprendre. L'argument électoral de l'efficacité contre l'extrême droite. Si nous sommes alliés d'une manière ou d'une autre avec la France insoumise, eh bien nous allons perdre face à l'extrême droite et nous n'avons pas le droit de perdre face à l'extrême droite. Donc les choses sont extrêmement claires. Il faut chasser l'esprit de défaite et assumer nos principes, assumer notre doctrine. et assumer de vouloir gagner. Et vous avez
pris plus qu'une minute et vous regardiez pendant ce que vous avez dit, Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti Socialiste, la réponse à Raphaël Glucksmann sur cette question. Pour refonder le socialisme, il faut dire, plus jamais d'alliance avec la France Insoumise.
'éléphant en la pièce.
A
chaque fois qu'il y a un débat entre socialistes et apparentés... Attention avec les éléphants. Oui, je me méfie. J'ai appris. Ils ont fait beaucoup de mal. Mais j'ai du mal à saisir pourquoi en permanence... J'en sais quelque chose. Voilà, donc... Moi, j'ai du mal à comprendre pourquoi dans chaque débat... Entre nous, il faudrait à chaque fois que le vainqueur par compte humasse, ce soit Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi faudrait-il qu'à chaque fois, on parle de lui ? Moi, ça ne m'intéresse pas. Je suis candidat à l'élection présidentielle. Il est candidat à l'élection présidentielle. Les choses sont claires.
La question des alliances se pose, Olivier Faure. Mais de
quelles
alliances parlez-vous ? Au législatif, puisque Raphaël Lucemann dit qu'il faut s'engager à ce qu'il n'y ait plus aucune alliance avec la France France Commise.
C'est un peu comme ceux qui posent la question de savoir. ce qu'on fera au deuxième tour, si c'est un deuxième tour, entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. D'ailleurs, je serais curieux de savoir, Jérôme Guedj a déjà dit, je voterai Jean-Luc Mélenchon. Non.
Non, c'est faux. Je parlais d'élection municipale, non. Il y aura des gens qui checkeront et qui diront. Mais tu as déjà
dit que tu voudrais Jean-Luc Mélenchon.
Non, non, mais ne noua pas le débat. Ne noua pas le débat. Olivier, réponds à la question. On sait que tu veux faire ton alliance avec la France insoumise. On sait que tu es déjà en train de te préparer. On est dans l'élection présidentielle.
On est dans l'élection présidentielle, que je sache. Mais justement, le prochain président de la République, il doit trancher. Mais pour l'instant, il y a une présidentielle. Qu'est-ce que tu fais, toi, d'une présidentielle entre Jean-Luc Mélenchon
et Marine Le
Pen ?
Tu sais ce que tu fais, là ? C'est que tu es habité par l'esprit de défaite. Déjà au premier débat, tu te projetais, mais Marine Le Pen, une fois élue... Est-ce que tu ferais l'alliance ? Mais moi, je ne veux pas de ce 2e tour. Je lutterai de toutes mes forces pour que ce 2e tour qui condamne la République n'ait pas lieu.
Mais non, parce que
moi, je veux, contrairement à toi, moi, je suis candidat pour être candidat à la présidence de la République pour gagner cette élection. Très bien, moi aussi. Pour gagner cette élection. Non, je ne crois pas. Non, je ne crois pas. Tu ne crois pas. Non, je ne crois pas. Qu'est-ce que vous sous-entendez,
Raphaël Glucksmann ?
Moi, je pense... que si on veut être au deuxième tour, il ne faut absolument pas rentrer dans ce petit jeu. Ce petit jeu de se projeter dans un deuxième tour dont nous sommes absents. Il faut se débarrasser.
Il ne faut pas se projeter dans
une situation d'échelle. On se projette sur rien,
d'accord, on ne se projette pas.
Juste pour que les gens comprennent, vous venez de poser la question hypothétique d'un second tour Mélenchon-Le Pen. Vous vous dites donc clairement Mélenchon. Ben oui, moi, ma famille... Donc Jérôme Guelch a cette question qui est posée et qui est au fond une forme de test, si j'ose dire, du rapport que doit entretenir la gauche sociale démocrate à la France insoumise.
si on est avec un deuxième tour de cette nature, Marine Le Pen aura gagné l'élection présidentielle parce que Jean-Luc Mélenchon est devenu le principal repoussoir. Et donc, toute l'énergie que je mets dans cette campagne en défendant une ligne claire de la gauche républicaine qui ne transige pas sur les valeurs, mais aussi... Je le dis sur des questions de fond parce que 'est le désaccord que nous avons, Olivier. Et moi, je ne veux pas l'éluder. Je ne veux pas l'écarter. Tu as l'air embêté quand on te dit que vous m'obligez à parler de Jean-Luc Mélenchon. Donc, moi, les gens... Olivier, je sais bien qu'à chaque fois que tu es un peu embêté, tu as la pâcheuse tendance de couper la parole des gens qui sont en train de parler. Mais tu vas prendre trois secondes pour écouter un raisonnement. Voilà. Les gens qui trient les journalistes à l'entrée des meetings, ça c'est pas la gauche, c'est pas notre histoire, c'est pas nos valeurs. Les gens qui veulent tout conflictualiser, c'est pas notre histoire, c'est pas nos valeurs. Les gens qui considèrent que l'antisémitisme est résiduel ou qui ont du mal à dire que le Hamas est terroriste ou qui soutiennent la Chine dans la velléité d'annexion de Taïwan, ce n'est pas nos valeurs. Ou qui accusent Volodymyr Zelensky d'être responsable des frappes que les Russes portent sur lui, ce n'est pas nos valeurs. Des gens qui seront prêts à remettre en cause la loi de 2004 sur la laïcité et l'interdiction des ports des signes religieux à l'école, ce n'est pas nos valeurs. Des gens qui disent que la police tue, ce n'est pas nos valeurs. Et donc... J'ai un problème avec ta position, j'ai un problème avec ta ligne, j'ai un problème avec la danse du ventre permanente que tu fais devant la France insoumise en laissant entendre qu'il pourrait y avoir des accords aux législatives avec eux. Tu as déjà fait cette erreur, cette faute, au moment des municipales. en disant qu'il n'y aura pas d'accord parce qu'ils ont fait des jeux de mots au relais antisémite et donc pas d'accord avec eux. Mais quand les accords ont lieu localement, tu regardes ailleurs dans une absence de courage totalement singulière. Mon problème n'est pas de sauver la circonscription d'Olivier Faure dans le 77. Mon problème est de rester sur les valeurs de la gauche et de la gauche. Ça n'a rien d'honteux de mettre les sujets qui fâchent et sur lesquels nous avons rompu, toi et moi. Nous avons rompu, toi et moi, sur un principe, sur la trahison d'un principe et de valeurs qui doivent être identitaires à gauche, qui consiste à dire, il y a des principes républicains, il y a la laïcité, il y a la lutte contre l'antisémitisme, et il y a surtout l'inefficacité, la stérilité et le danger que représente toute accointance avec la France insoumise. Et quand tu envoies des messages subliminaux en disant aux uns aux autres, ah oui, on verra peut-être, et bien tu sais quoi, tu nous mets tous dans la panade. Tu mets toute la gauche qui est autour de cette table en se disant, mais est-ce qu'ils vont vraiment être sincères ? Est-ce qu'ils vont vraiment le faire ? Et moi, je n'ai pas peur de le dire avec véhémence, avec passion, parce que c'est la ligne rouge qui doit nous séparer. Alors,
si vous permettez, juste Jérôme Guet, avant de donner la parole à Ségolène Royal et à Emmanuel Morel. Oui, oui, juste, la question qui vous est posée, Mélenchon Le Pen au second tour. Eh bien, je fais tout
pour que ça n'arrive pas. Mais non, mais sinon, c'est de la prophétie autoréalisatrice. Si je vous réponds, ça veut dire que lui, il répond Mélenchon, ça veut dire que de toute façon, il accepte déjà le principe de l'hégémonie culturelle et politique de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche. Moi, je ne m'y résise pas. Et j'interpelle les gens sincèrement en leur disant ne commettez pas cette erreur. C'est un vote stérile et dangereux.
Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen dans le cadre d'un second tour. Est-ce que vous, la réponse, elle est claire ?
Je me refuse, moi, d'imaginer ce scénario. En force de parler de Mélenchon, de LFI, on les remet au centre du jeu. C'est extravagant,
cette histoire. Vous avez entendu ce qu'a dit Raphaël Glucksmann ?
Pas d'alliance, jamais. Il remet une nouvelle fois LFI au centre du jeu. L'objectif, c'est de parler des Français, c'est de savoir si on va redresser le pays. C'est pas de savoir, c'est pas de remettre les filles. C'est pas de remettre... Mais Jérôme
Gatch dit, Jérôme Gatch dit, c'est des valeurs. C'est la question des valeurs, là. C'est pas seulement de la politique politicienne.
Personne n'a le monopole des valeurs, je vais vous dire. Moi, je suis socialiste mitterrandienne. C'est-à-dire, j'ai appris des leçons de l'histoire. Ce que je veux, c'est que l'histoire du parti socialiste continue, déjà. Et que par conséquent, une candidature socialiste sorte de cette primaire. Premier point.
candidature sociale, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que place publique... C'est
normal, je vais quand même souhaiter plus qu'il y a... Vous avez le droit de
vouloir gagner la primaire. J'ai le droit quand même.
Merci. Et donc, par conséquent, ensuite, il faut faire alliance avec les partis de gauche, nos partenaires. les écologistes et le PC. Donc c'est important de savoir si le candidat qui sera issu des primaires ou la candidate qui sera issue des primaires sera capable de faire rapidement cette alliance. Je pense que je suis capable de faire cette alliance rapidement. Ensuite, l'idée, c'est de déclencher un mouvement politique. Ça va être difficile parce qu'on part tard. L'organisation des primaires, tout ça, les tribulations, ça a quand même pris du temps. Nous y sommes, nous sommes devant vous, mais pendant ce temps-là, les autres sont en campagne, ça ne vous a pas échappé. Donc, on n'a pas beaucoup de temps. Et c'est vrai que le rassemblement, il va falloir le faire rapidement. Ensuite, il est hors de question de se mettre derrière Jean-Luc Mélenchon. Sinon, on n'aurait même pas fait de primaire. Donc il est hors de question de se mettre derrière Jean-Luc Mélenchon. En revanche, la dynamique, c'est de faire... Pour passer 51% des voix, si par exemple nous avons un duel des femmes au second tour, si je veux, ben oui. Avec Marie-Laupel. C'est quand même l'objectif. Votre
objectif. Oui, c'est ça.
Donc, si on veut passer à avoir plus de 50% des voix... J'ai une petite expérience. Je sais qu'il faut plus de 50% des voix, vous êtes d'accord, pour gagner une élection. Jusque-là, je pense que vos camarades aussi.
Donc
ça veut dire qu'il faut quand même ramener vers nous. ramener vers nous les abstentionnistes, les anciens socialistes qui sont partis, ceux qui ont été déçus de la gauche, les jeunes. Et donc ça, ça se fait dans la dynamique de campagne. Et tant qu'on n'a pas conduit cette dynamique de campagne à partir d'idées claires, à partir de la capacité de resoulever une espérance et que les gens se disent, bon, la France qu'on a connue, on va pouvoir la retrouver et que ce déclin n'est pas inéluctable, ce déclin n'est pas une fatalité. Ce basculement des nouvelles générations, on est capable de les remonter et leur donner envie de remonter la pente et de recréer à nouveau de la production, des emplois, notamment dans le secteur de la transition énergétique et écologique. Si on est capable de remonter cela, nous serons... On passe à Emmanuel Morel sur cette même
question qui est posée, qui crée du débat entre vous. Un second tour, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen.
C'est un débat qui m'avait déjà chagriné la dernière fois, qui me chagrine encore. Pourquoi ? Parce que... Raphaël, je crois que tous ici, nous avons des principes. En tout cas, moi, je ne pense pas être dépourvu de principes. Et c'est les principes du socialisme démocratique, le partage des pouvoirs, des savoirs, des richesses. Je me reconnais dans l'histoire glorieuse du mouvement ouvrier. Et oui, du discours de Léon Blum quand il reste à la vieille maison pendant que d'autres partent avec les lélinistes. Mais il y a quand même quelque chose que je ne comprends pas dans votre raisonnement. Vraiment, je le dis très sincèrement. Donc moi, je suis d'accord, y compris, je suis d'accord avec ce que vient de dire Jérôme sur les filles, ces dérapages, les tensions. Manuellement, ce n'est
pas des
dérapages, c'est une stratégie. Alors, peut-être que c'est une stratégie et peut-être que je suis trop naïf de ce point de vue-là, mais c'est vrai que c'est douloureux pour moi. Peut-être aussi pour toi, d'ailleurs, de voir que Jean-Luc Mélenchon, que nous avons connu, est capable de faire rire une salle en faisant des jeux de mots sur des noms concernant lui. Oui, ça, pour moi, c'est douloureux. Ça m'écœure, ça me dégoûte, mais c'est d'abord douloureux. Mais il y a un truc que je ne comprends pas dans votre raisonnement. Il y a toujours un « mais » après avoir dit ça à Emmanuel Séan. Non, non, non, c'est le « mais », c'est par rapport à ce que disait Raphaël. Raphaël dit « je suis le seul ici à croire qu'on peut gagner ». D'abord, je te rassure, on est tous ici parce qu'on croit qu'on peut gagner. Mais cher Raphaël, si nous avons gagné, si nous gagnons la présidentielle, la question de M. Mélenchon ne se pose pas trop. D'abord, c'est sa dernière campagne et ce problème est derrière nous. Et la question des législatives, c'est nous qui fixons le cap, c'est nous qui décidons. Donc en fait... C'est un peu une attitude de loser que de considérer qu'il faut encore parler de Mélenchon législatif alors qu'on n'a même pas franchi le premier tour de la présidentielle. Et donc moi, je finis juste mon raisonnement. Je finis juste mon raisonnement. Je crois qu'on peut gagner ta raison. Je crois qu'on peut rassembler très largement, y compris d'ailleurs, parce qu'ils vont finir par être vexés. Ça serait bien qu'on parle. des communistes, avec qui on a des choses à dire, des écologistes, vous l'avez dit, Ségolène Royal, mais on pourrait aller au loin, les radicaux de gauche, les anciens chevets de Mantis, et puis tous les orphelins de gauche qui nous ont fait confiance et qui ont été un peu déçus et qui sont partis. – Qui ont été déçus par notre attitude ambiguë, souvent. – Oui, enfin, qui ont surtout été déçus par la politique qu'on amenait lors du dernier quinquennat. Mais enfin, bon, ça, c'est peut-être un... Je ne pensais pas que c'était un désaccord entre nous. – Non, non,
je te parle de ceux qui sont partis plus récemment.
– Donc, à partir du moment... Ou on gagne. Mélenchon, de toute façon, c'est sa dernière campagne. C'est derrière nous. On fixe la ligne pour les législatives. Moi, la seule chose que j'ai dit la dernière fois, et je le maintiens, je le maintiens, c'est que si par malheur, je dis bien si par malheur, on ne parvient pas à notre objectif. Et que Marine Le Pen, elle devient présidente de la République. Alors je vous le dis, et je vous prends tous à témoin, nous ferons non seulement l'union de la gauche, mais on fera même le front républicain. Parce que de toute façon, on ne voudra pas donner en plus la majorité à l'Assemblée nationale. On ne voudra pas avoir d'un côté Mme Le Pen et de l'autre Mme Maréchal Le Pen à Matignon. Mais tu sais très bien qu'il ne marchera pas le front républicain. Donc de toute façon, c'est tout ce que je dis. C'est ce que je dis, c'est tout. On va donner la parole pour
conclure à Olivier Faure. Vous êtes presque à 20 minutes. Tu sais très bien qu'il ne faut pas envoyer au deuxième tour un insoumis face à un candidat du Rassemblement national, parce que ça fera la majorité à l'Assemblée nationale pour l'ERN. Mais
on est d'accord que Jean-Luc Mélenchon est un très mauvais
candidat au deuxième tour. Non, mais même les insoumis candidats au deuxième tour feront moins bien que tous les autres contre l'ERN. Olivier Faure, pour conclure, vous êtes à peu près à 20 minutes de temps de parole, s'il vous plaît. Olivier Faure,
merci Emmanuel Morel.
Pourquoi vous me dites ça ? Je ne suis pas... C
'est
Olivier Faure.
fait 8 ans que je suis premier secrétaire et j'ai ramassé ce parti quand il était dans la poussière. quand il n'y avait plus rien, quand tout le monde était parti, quand les éléphants avaient déserté, quand nous étions insultés dans les manifestations. Je l'ai fait et j'ai réancré ce parti à gauche. Je l'ai fait parce que je crois à cette famille politique qui, depuis Jean Jaurès, a fait la démonstration qu'elle était la seule famille qui permettait, une fois arrivée au pouvoir, de changer la vie des gens. Tous les grands progrès sociaux l'ont été grâce aux socialistes. alliés aux communistes, alliés aux écologistes. Et c'est la raison pour laquelle je me bats pour ce bloc. Ce bloc qui va, je disais, de Ruffin à Glucksmann. Je pourrais y ajouter Pondelier et puis tous les autres, les chevets de Mantiste, les radicaux de gauche, toutes celles et ceux qui, même au-delà des partis politiques, je pense là au monde syndical, au monde associatif, à ces intellectuels qui veulent que la gauche revienne. Il y a aujourd'hui une galaxie de la gauche. mais chacun dans son stylo. Chacun pense qu'il y a raison tout seul. Alors qu'il faut rassembler, réunir, fédérer. Et c'est ainsi que nous pouvons gagner, si nous ne le faisons pas. Alors effectivement, ce sera la droite contre l'extrême droite. Et nous aurons là encore raté le chemin qui mène à la victoire. Et c'est la raison pour laquelle je me bats. Parce que je sais aussi que je suis celui qui peut rassembler l'ensemble de ses forces. Parce que depuis 8 ans, j'ai montré ma fiabilité. J'ai montré que j'étais le partenaire qui permettait à chacun de s'y retrouver.
Et on aura constaté ce soir, Olivier Faure, les différences très nettes sur cette question des alliances. On n'a pas parlé d
'alliances, donc ça va bien.
Le temps est venu, d'autres en ont parlé à votre place.
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