Chargement...
Chargement...
puisque vous l'évoquez, et on ne peut pas faire comme s'il ne s'était rien passé ce week-end, dans une vidéo prise vraisemblablement lors d'une réunion de campagne et révélée par le média militant Le Média. On vous entend, Raphaël Glucksmann, dire de Ségolène Royal qu'elle a fait, je cite, « la danse du ventre » pour obtenir un poste d'Emmanuel Macron. Cette vidéo, elle a été très regardée, très commentée depuis 48 heures. Ségolène Royal, vous avez répondu sur les réseaux sociaux, accusant Raphaël Glucksmann de mensonges et de s'exprimer. Que lui dites-vous ce soir ? C
'est direct alors. J'espère qu'on va vite parler des préoccupations des Français, surtout avec les lycéens qui souffrent et la crise du pouvoir d'achat. Mais puisque vous m'y invitez, je répondrai. J'ai l'habitude, vous savez, des agressions verbales pendant mes campagnes électorales. Mais venant de vous, ça m'a particulièrement choquée parce que c'est une agression en plus à connotation sexuelle. Quand vous entendez que je fais la danse du ventre pour obtenir des postes, et vous l'avez répété plusieurs fois. Vous savez, quand j'entends une agression de ce type-là, qui sous-entend qu'avec la danse du ventre, j'aurais obtenu des postes, je pense à mes enfants. Parce qu'ils en ont entendu pendant mes campagnes présidentielles. Donc je prenais sur moi et je me disais, j'espère qu'ils n'ont pas entendu. À chaque fois, je me disais, j'espère qu'ils n'ont pas entendu. Et quand je dis, ne vous en faites pas, vous savez, c'est des dérapages, etc. Mais je n'accepte pas, si vous voulez, qu'une fois de plus, on puisse dégrader. une femme, on puisse avoir des connotations sur son corps, avoir des connotations sexuelles, sous-entendu qu'elle vend son corps et qu'elle fait des danses pour obtenir des postes. Je n'ai jamais demandé de poste à Emmanuel Macron, jamais. J'ai même été viré par Emmanuel Macron quand j'ai défendu les Gilets jaunes et quand j'ai défendu les manifestants et les frappes qu'ils subissaient dans les manifestations pour les retraites. Emmanuel Macron m'a dit « Où tu te tais ? » où on te débarque de la mission ambassadrice des pôles, qui était d'ailleurs bénévole. J'ai dit, je ne peux pas me taire. C'est l'engagement de toute ma vie de lutter contre les violences faites aux manifestations et la répression sociale. Et au Conseil des ministres qui a suivi, j'ai été débarqué par une décision mise par Emmanuel Macron sur la table du Conseil des ministres pour me débarquer de ma mission pour les pôles. Et tant mieux, finalement. Parce qu'au moins, j'ai gardé la dignité pour moi-même et j'ai continué les combats. Et aujourd'hui, vous avez vu... par rapport aux violences que subissent les lycéens, j'ai repris la parole aussi. Parce que je considère que nous devrons refonder le pacte de l'ordre républicain. On parlera des
lycéens évidemment dans un instant, mais il faudrait que Raphaël Guixman vous répondre quand même. Sur la question
de la liberté de manifestation, c'est un combat de ma vie les libertés. On va en parler dans un instant, ce sera le
premier thème Ségolène Royal. Mais ce que disait Pauline, histoire de purger cette question et cette vidéo qui a beaucoup tourné, Raphaël Guixman, que répondez-vous à Ségolène Royal ce soir
vais vous répondre. Mais d'abord, de quoi parle-t-on ? On parle de deux vidéos qui étaient dans un cadre privé, qui n'avaient pas vocation à devenir publics. C'était une réunion avec une dizaine de militants dans un café. Et il y a évidemment eu une fuite et c'est sorti sur la place publique. Je n'étais pas sur un plateau de télé, je n'étais pas dans un meeting. Et je vais vous dire une chose. il n'y avait aucune connotation sexiste dans « danse du ventre ». J'ai regardé dans le dictionnaire, c'est « multiplier les gesticulations pour obtenir un poste ». Et d'ailleurs, il y a quatre jours, sur un plateau de France Télévisions, lors de notre précédent débat, Jérôme Guedt a utilisé le même terme pour qualifier l'attitude d'Olivier. Pardon,
une insulte de ce type faite à un homme et une insulte de ce type faite à une femme, ce n'est pas la même chose. Une femme qui montre son ventre et qui se rendit… Ce n'est pas la même chose. Les hommes ne font pas la danse de danse du ventre. Donc, ce n'est pas la même chose. On sait bien que les insultes faites aux femmes ne sont pas de même portée que les insultes faites aux hommes. Et me dire, parce que vous l'avez dit à un homme, ce n'était pas une insulte à connotation sexuelle me concernant, si. Et en plus, vous l'avez répété plusieurs fois, l'histoire de la danse du ventre. Dans vos réunions publiques, vous l'avez répété. Le fait que j'ai fait la danse du ventre pour obtenir des potes, vous l'avez répété plusieurs fois. Dans les émissions, dans vos réunions publiques et dans cette réunion. parce que c'était une réunion du courant politique. Je
n'ai jamais dit ça publiquement. Et puisque nous crevons l'abcès, allons jusqu'au bout. Parce qu'il y a eu deux vidéos qui sont sorties et une autre où je m'adresse dans des termes qui sont vulgaires à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Vous voulez qu'on les donne ? Non, on va les donner. Laissez-moi finir. Ces vidéos n'avaient pas vocation à être publiques. C'était une réunion interne. Ça fait réagir les Français qui
vous écoutent. Vous aurez la parole tout à l'heure. Je
précise le contexte.
Ce que j'entends à mes côtés, c'est notamment la question assumer.
Vous êtes un
homme public, disent-ils. Assumer,
mais je précise que c'était d'abord dans un cadre privé. Et ensuite, c'est sorti. D'accord. Une fois que c'est sorti, oui, j'assume. J'assume complètement ces propos. Je ne vais pas vous faire une bardella. C'était moi sur cette vidéo. C'était ma voix. C'est indéniable. Et donc, je vous le dis de manière très claire, je ne pense pas qu'il faille utiliser ce type de langage dans le débat public. Vous le regrettez ? J'en suis absolument conscient. Maintenant, ce que je disais sur le fond, ce que je disais sur le fond... C'est-à-dire qu'il ne fallait absolument pas céder à ce que Marine Le Pen était en train de faire ou Jean-Luc Mélenchon en encourageant les fièvres identitaires qu'il ne fallait pas aller sur leur terrain et qu'il ne fallait pas avoir peur d'eux. Et bien cela, je l'assume. Et oui, dans un cadre privé. Qui ici n'a pas employé des fois ce type de langage ? On va redire les propos parce qu'on me dit qu'on ne les a pas entendus. Tout le monde n'a pas vu
cette vidéo, Raphaël Glucksmann. Il y a eu deux parties en effet, l'une où vous parliez de Ségolène Royal et d'Olivier Ford d'ailleurs, et de la question de savoir s'il était vraiment à gauche ou pas. Il aura l'occasion, j'imagine, de répondre. Et une autre où vous disiez sur les questions économiques, je vous cite le script de cette vidéo, sur les questions économiques, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon étaient méga à la ramasse. J'ai vu les yeux perdus à ce débat de Jean-Luc Mélenchon. que s'est-il passé, elle, elle a ramené le voile, lui, il a remis la baïa, mais on leur pisse dessus, putain, mais on ne va pas rentrer là-dedans.
Voilà. Et donc, parce qu'on me demandait, mais s'ils reviennent avec leur discours identitaire, et là, j'ai cette réaction, et effectivement, ce n'est pas des mots qu'il faut utiliser. Mais simplement, ce que je veux dire, ce que je voulais dire, c'est qu'on doit refuser ce débat. que quand on échoue à convaincre sur la dette, sur la politique commerciale et qu'ensuite on propose quoi ? D'aller faire la chasse au foulard dans la rue. pour remettre des questions identitaires au cœur du débat, parce que là-dessus, on se sent à l'aise quand on est Marine Le Pen, eh bien, il faut savoir le refuser. Et je le disais à des jeunes militants à tabler un café pour leur dire, n'ayez pas peur, n'ayez pas peur d'eux, ne vous laissez pas imposer ces thèmes. On va porter nos thèmes pendant la campagne. Et on va en parler ce soir. On va en parler ce soir. Vous allez pouvoir
répondre. Vous avez déjà énormément d'avance.
En même temps, c'est vous qui êtes interpellé.
Si vous décomptez le temps de parole de la révolte lycéenne, de l'état de notre école... On y
arrive.
On
y arrive. On y arrive forcément. C'est sympa pour les autres.
Il
faut faire partie d'une polémique pour avoir plus de temps de parole. Vous en avez pensé
quoi de tout ça ?
Je me mets à la place de ces panélistes qui sont venus pour nous interroger. sur des sujets qui leur importent. Je me mets à la place aussi des téléspectateurs. Ils ne sont pas tous sympathisants socialistes, mais ils sont quand même intéressés par les débats démocratiques. Je ne suis pas sûr que tout ça les passionne. Moi, en revanche, vous parlez de brutalité. J'aimerais qu'on parle de la brutalité d'un président de la République qui s'adresse à un chômeur en lui disant... Si tu veux trouver du travail, tu n'as qu'à traverser la rue. Je voudrais qu'on parle de la brutalité des ordonnances Macron qui ont supprimé les comités d'hygiène et de sécurité dans les entreprises. Et on a vécu durement ça pendant les canicules. Je voudrais qu'on parle de la brutalité du budget, le corps nu. où on gèle les APL, on gèle le point d'indice pour les fonctionnaires, on s'attaque même aux familles monoparentales. C'est cette brutalité, moi, qui me révolte. Ou celle, par exemple, d'un gilet jaune qui se fait éborgner, alors que ça a été un mouvement très important pour la France et les Français. La brutalité du pouvoir qui prend tous les cahiers de doléances, qui les met à la poubelle. Donc moi, je veux bien qu'on parle de brutalité, mais concentrons-nous sur l'essentiel. On est là quand même. On est là quand même parce qu'on a la passion de notre pays. On veut aider les Françaises et les Français à s'en sortir. On pense que ce pays, il doit être réparé parce qu'il y a énormément de tensions, il y a énormément de fractures et notamment entre les territoires. Ce sont tous les sujets
et l'un des enjeux de ce soir, évidemment. Vous voyez bien que le problème, c'est commencer l'émission
là-dessus et laisser à penser que finalement, les divergences entre nous, c'est parce qu'il y a des noms d'oiseaux, des expressions maladroites ou qu'on est obsédé par une seule personne. En l'occurrence, je ne dirai même pas son nom, mais un leader d'un autre parti de gauche. Non, nous, on se positionne par rapport à nous-mêmes. Emmanuel Morel, vous n'aurez entendu
que cette clarification, ces clarifications sur le leader dont vous parlez en l'école, Jean-Luc Mélenchon, et la vidéo... Vous savez, c'est comme dans les pièces de Fedot. C
'est comme dans les pièces de Fedot. Ça y est, on a purgé bébé. Passons aux choses sérieuses.
Jérôme Gage. Vous avez entendu, j'ai souhaité placer cette soirée sous le signe de la dignité. Parce que je considère que la politique, c'est la dispute apaisée par laquelle on se frotte sur les idées, entre nous, parce que dans la famille de gauche, nous avons des divergences. Et donc, cette dispute apaisée n'interdit pas d'exprimer les désaccords qui existent. Et donc, je ne voudrais pas que nous ayons des pudeurs de gazelle à évoquer. Une question stratégique. J'espère que l'expression « cludeur de gazelle » est entendable par tout le monde. Elle veut dire qu'il ne faut pas s'interdire. parler des sujets qui sont au cœur de cette primaire. Et je l'ai dit, j'ai un désaccord stratégique avec la position défendue par Olivier Faure qui laisse possible un accord avec la France insoumise, mais pas uniquement pour des questions de valeur, précisément sur la nature et la qualité des réponses que nous pouvons apporter aux besoins de dignité de nos concitoyens. Et je le dis, ce sujet dont nous reparlerons peut-être n'est pas tabou. Et Jean-Luc Mélenchon n'est pas Voldemort. Nous pouvons nommer qu'à gauche aujourd'hui, il est un boulet sur la perspective de victoire face au Rassemblement national. Et laisser entendre, comme cela a été fait d'interview en interview, c'est ta stratégie, Olivier, elle est respectable, mais elle est délétère. De laisser entendre que nous aurions des passerelles possibles, je le dis et je le redis, c'est tous nous fragiliser. Parce que laisser entendre cela... Eh bien, ça donne un bon de sortie pour ceux des électeurs qui pourraient être tentés par la crédibilité et la dignité de nos propositions, mais qui se disent, puisque le premier secrétaire du Parti Socialiste, qui a déjà fait des accords électoraux avec la France Insoumise, laisse entendre qu'il pourrait en refaire demain aux élections législatives, eh bien alors, allons directement voter pour la France Insoumise. Et c'est la raison pour laquelle, je le redis, un des enjeux centraux de ce vote, un des enjeux... Je sais que ça te désespère, Olivier, mais parce que ça met le doigt... sur la fragilité première qui est celle de ta position, qui consiste à dire j'essaye d'être gentil avec tout le monde, y compris avec ceux qui nous insultent matin, midi et soir. On ne gagne que dans la cohérence, dans la constance, dans la fidélité aux valeurs et dans l'exigence d'efficacité. Ce que tu ne fais pas, et c'est la raison pour laquelle je le redis, le vote du 9 et 10 octobre, c'est de trancher ce débat stratégique. qui jusqu'à présent n'a pas été tranchée par un premier secrétaire qui ne souhaite pas le faire, mais que tous les sympathisants de gauche peuvent faire aujourd'hui pour remouvrir une gauche crédible.
Bon, d'abord, simplement pour clore le chapitre sur les vidéos, etc., je le dis à Raphaël, le plus simple, c'est de s'excuser. Parce que la réalité, c'est qu'en fait, cette vidéo, elle n'était ni faite ni à faire. Ça n'était pas un cadre privé, c'était une réunion militante. Et par ailleurs, si on commence à dire que le cadre privé ne compte pas, alors dans ces cas-là, j'imagine que demain, Jordan Bradela nous dira que les messages qui ont été captés par Mediapart étaient des messages d'ordre privé et qu'ils n'avaient pas à être placés sur la place publique. Moi, je crois que quand on est un homme ou une femme publique, quel que soit le lieu, on doit se tenir. à une certaine forme de rigueur parce que c'est ce qui est exigé de nous. Voilà, bon, maintenant tu fais, tu t'excuses, tu t'excuses pas, ça ne me regarde pas.
Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.