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qui avait cru au passage de Flambeau ? Personne.
Le fameux fête mieux de 2022. Tout le monde avait compris très vite qu'il serait à nouveau candidat.
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Il n'a pas de parole à dire à Raquel Garrido, son ancienne amie. Oui, qui a été purgée
d'ailleurs, donc il en sait quelque chose. Moi ce que j'ai trouvé intéressant dans la prestation de Jean-Luc Mélenchon hier, c'est qu'il avait les habits de respectabilité qu'on lui connaît avant une campagne. Costume bleu marine, cravate de sénateur. sourire sur le visage, ça c'est Jean-Luc Mélenchon avant les campagnes présidentielles, on a l'habitude. Mais cette fois, ce que j'ai remarqué par rapport aux autres campagnes, c'est que le vernis craque plus vite. Par exemple, à un moment, alors ça passe inaperçu, tout le monde s'en fiche, mais à Anne-Claire Coudray qui présente le JT, il dit arrêtez de pleurer. N'importe quel autre candidat à la présidentielle qui dit ça à la présentatrice du 20h de TF1, ça fait les choux gras de la presse, à juste titre. Jean-Luc Mélenchon, ça passe. Et même dans certaines de ses réponses, on a senti quand même un peu de tension, un peu d'énervement même, que je ne lui connaissais pas dans cette période-là précise avant la campagne présidentielle. Donc je pense qu'on aura un Jean-Luc Mélenchon adouci, parce que c'est sa stratégie, mais qui restera quand même encore très clivant et qui va aller encore très loin pour cliver le pays.
Sébastien Ligné, c'est ce que vous entendiez par calme, mais est donc dangereux
Bien sûr, parce que, comme le dit très bien Thomas, c'est la classique Mélenchon. C'est-à-dire que les années précédant une élection présidentielle... on pousse au maximum le curseur de l'outrance pour pousser le plus lent possible ses combats, et quand on arrive en période présidentielle, hop ! On enlève le col Mao, on enlève les vestes un peu en cuir et on redevient un candidat à la présidentielle normal. C'est ce qu'il a fait en 2017, en 2022, ça a fonctionné les deux fois. La force de Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il est persuadé, et je pense qu'il a raison, que son socle électoral ne bougera plus. C'est entre 16 et 21, 22% des voix qu'il est convaincu d'avoir pour lui quoi qu'il arrive. Et donc Jean-Luc Mélenchon ne fait que diviser pour mieux régner en permanence. Jean-Luc Mélenchon n'a pas peur de la... primaire de la gauche qui essaye de se créer à côté de lui. Parce que Jean-Luc Mélenchon est persuadé qu'au moment du vote, dans les 2-3 semaines qui pressionneront le premier tour, le vote utile fera son chemin, la candidature à gauche qui sera le mieux placée sera la sienne, il gagnera les voix de tous les autres candidats de gauche qui seront derrière lui, et il sera au second tour, c'est sa stratégie. Ça a quasi fonctionné en 2017 et en 2022, il se dit qu'avec la démographie... Il aura ce qu'il faut pour l'emporter cette fois en 2027.
Vous avez un peu empiété sur le terrain de ma question, je vous la rends, c'est pas grave du tout, vous avez le droit. Mais je vous la repose quand même parce que j'aimerais bien qu'on aille plus loin là-dessus. Est-ce que c'est une menace cette candidature de Jean-Luc Mélenchon pour la gauche non-mélenchoniste ? C'est-à-dire que
la gauche non-mélenchoniste c'est quoi ? La gauche non-mélenchoniste en 2022 ça a fait moins de 2% des voix. Il y a cette idée je trouve à gauche... que la social-démocratie pourrait revenir, que le centre-gauche pourrait revenir en force. Mais en réalité, les faits nous ont montré que ce centre-gauche-là n'existe quasiment plus. Que ce centre-gauche-là, il s'est couché avec Emmanuel Macron ou qu'il s'est rangé derrière Jean-Luc Mélenchon. La gauche, aujourd'hui, qu'on le veuille ou non, c'est Jean-Luc Mélenchon. C'est lui qui a fait près de 22% des voix. Exit
François Hollande, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann.
Là où je suis un peu en désaccord avec Sébastien, c'est que moi j'ai en mémoire le score de Raphaël Glucksmann aux européennes, 14% quasiment. Ça veut dire qu'il y a 14% possiblement d'électeurs de gauche, centre-gauche, sociodémocrate, on les appelle comme on veut, mais en tout cas de gauche non-mélenchoniste. Pour l'instant ils
sont au coude à coude d'ailleurs, Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon. Oui, Jean-Luc
Mélenchon a une courte annonce. Après, là où je rejoins en revanche Sébastien, c'est que le vote utile fonctionne à plein. à gauche notamment, et donc effectivement si Jean-Luc Mélenchon est le mieux placé dans les dernières semaines du scrutin, il y a de fortes chances qu'il puisse bénéficier d'un vote utile. Toute la question est de savoir, c'est 14%, peut-être un peu plus, peut-être un peu moins, vers qui vont-ils aller ? Est-ce qu'ils auront une candidature incarnée par François Hollande, Raphaël Glucksmann lui-même, pourquoi pas ? Ou est-ce qu'ils iront à nouveau vers le bloc central, avec un Gabriel Attal par exemple, qui pourrait capter une partie de cet électorat ? Donc je ne sais pas vous dire aujourd'hui qui pourrait... challenger à gauche Jean-Luc Mélenchon ce que je sais en revanche c'est qu'il a en effet un socle très solide et quand on voit aujourd'hui les sondages qui valent ce qu'ils valent à un an de la présidentielle où le seuil de qualification pour le second tour pourrait être assez bas en fait il n'y a pas besoin d'aller chercher à convaincre beaucoup plus loin que sa propre base avec 18% bien établi vous pouvez espérer être au second tour ce qui est évidemment possible pour Jean-Luc Mélenchon
C'est ça la grande différence par rapport aux deux précédentes élections présidentielles. C'est que Jean-Luc Mélenchon le sait, il n'aura pas besoin de faire 20 ou 22% comme les deux dernières fois pour être au second tour. Cette fois-ci, en effet, 16, 17, 18%, ça peut suffire. En réalité, je pense que c'est la meilleure chance pour Jean-Luc Mélenchon d'être au second tour de l'élection présidentielle. Le problème, c'est que toute sa stratégie est tellement pyromane que c'est une excellente stratégie de premier tour, mais que Jean-Luc Mélenchon et tous ses adversaires de gauche le disent n'a aucune chance de remporter. l'élection présidentielle derrière.
Ah bah alors, écoutez Jean-Hérôme Gatch, député socialiste de l'Essonne, candidat lui-même à l'élection présidentielle, qui a estimé que si l'année prochaine c'est un duel Mélenchon-RN, eh bien ce sera la victoire du Rassemblement National. Il était sur TF1 ce matin.
Hier il a eu cette phrase incidente qui m'a beaucoup heurté en disant on ne sait même pas si le RN se qualifiera au deuxième tour. Donc c'est dans cette minoration. de la menace que représente le RN, je trouve qu'il y a une faute politique. Et encore une fois, aujourd'hui, il en est le premier responsable. Et moi, je ne dis pas ça avec un plaisir immense. On me reproche en permanence de dire « il tape sur Mélenchon, il tape sur Mélenchon ». Mais aujourd'hui, si Jean-Luc Mélenchon se qualifie au deuxième tour de l'élection présidentielle, alors c'est la certitude de la victoire du RN.
'accord, pas d'accord, Thomas Bonnet ? Je ne suis
pas tout à fait d'accord. D'abord, pour une raison simple, c'est que la même personne qui est en train de vous dire ça, Jérôme Gage, dans ce cas de figure-là, votera pour Jean-Luc Mélenchon. C'est vrai. Comme l'ensemble de la gauche. Et j'ajouterais même comme une bonne partie du centre. Alors évidemment, les sondages aujourd'hui donnent une avance, parfois 70-30, Jordan Bardella ou Marine Le Pen contre Jean-Luc Mélenchon dans un second tour. Je ne crois pas du tout à cet écart. Que le RN puisse l'emporter face à Jean-Luc Mélenchon, c'est indéniablement possible. Pour autant, je pense qu'il y aurait une sorte de réflexe un peu pavlovien d'une partie du centre, une partie des élites, de ce qu'on appelait le cercle de la raison. Je n'exclus pas totalement qu'ils puissent voter, et voire appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon face au Rassemblement National.
Ce qui est sûr, c'est qu'en effet, le 70-30 n'arrivera absolument jamais. Et en effet, vous aurez, dans ce cas de figure, même des figures du bloc central qui appelleront à voter pour Jean-Luc Mélenchon. La grande différence, c'est que pour la première fois de l'histoire de la Ve République, la personnalité politique qui fait le plus peur aux Français, celle qui est perçue comme le plus grand danger, c'est Jean-Luc Mélenchon, c'est une personnalité de gauche et non de droite nationale. Et ça, ça change tout. Parce qu'un électorat modéré, plutôt urbain, bourgeois, aisé, ne pourra pas voter pour Jean-Luc Mélenchon. Je pense que la peur du RN est en train de disparaître de plus en plus au sein de cet électorat précis. Je pense que le RN fait beaucoup de travail aussi, notamment d'un point de vue économique, pour tenter de flatter cet électorat-là. Et ça suffira pour l'emporter. Mais en effet, ce sera beaucoup plus serré que ce que certains pensent. Et Jean-Luc Mélenchon peut faire largement plus de 40% dans un second tour face au RN.
On va parler de cette free party, cette fête, cette rêve party qui a eu lieu pendant trois jours à partir de vendredi à Bourges. Écoutez Laurent Nunez qui a promis de la fermeté. Le ministre de l'Intérieur qui a annoncé également de nouvelles sanctions contre les rêves parties. Il était sur place à Bourges hier.
Organiser une rêve partie maintenant, ce sera un délit. Un délit puni de 2 ans d'emprisonnement, de 30 000 euros d'amende. Ça veut dire que quand on identifie les organisateurs, on commence par passer par la case garde à vue. Et puis ensuite, il peut y avoir une condamnation délictuelle. Et puis surtout, ce que nous allons proposer, c'est que les participants au rêve partie, dès lors qu'ils ont été informés du caractère illégal de ce rassemblement musical. Et donc dans ce cas-là, ce sera un délit aussi pour les participants. Et nous pourrons appliquer l'amende forfaitaire délictuelle à hauteur de 300 euros.
Sébastien Ligné, je vous voyais faire non non non de la tête, expliquez-moi !
Mais parce que je trouve que cette affaire est tellement... révélatrice de l'impuissance de l'État, c'est-à-dire que l'État en est revenu à un rôle de nounou, c'est-à-dire que l'idée n'est plus d'interdire en amont ce genre de rêve-partie, mais de contrôler... Elles sont interdites,
c'était illégal. On
aurait très bien pu les déloger dès le départ, on n'a pas appris l'existence de cette rêve-partie. En plus, 20 000
personnes, c'est pas rien quand elles se déplacent et qu'elles convergent vers un endroit.
Tous les policiers vous disent, quand il y a ce genre d'événement, ils sont prévenus, ils sont au courant, quand vous avez 30 000, 40 000 parfois personnes qui arrivent en voie, voitures, en camping-car, ça se voit, ça se remarque, mais ils ont des consignes de simplement sécuriser la zone, de faire en sorte qu'il n'y ait pas trop d'accidents. Mais voilà, donc c'est un rôle de nounou, on contrôle, on contrôle la population. Un peu plus
sévère là, il dit. Oui,
mais heureusement, on parle quand même d'un champ militaire. Le problème, c'est qu'on ne parle pas assez souvent des autres rêve-parties qui se passent notamment sur des champs agricoles où les fêtards... détruisent des champs et des cultures. Les agriculteurs perdent des dizaines de milliers d'euros à cause de ces rêves parties-là. Et on ne déloge jamais ces fêtards. On est toujours dans une logique de contrôle, d'acheter la paix sociale, de surtout pas faire de débordements. Donc, on contrôle la rêve partie et en sortie, on leur met des amendes. Enfin, je vais vous dire, la moitié des amendes ne seront jamais payées.
Thomas Bonnet.
En fait, on est tous d'accord sur le constat, effectivement, c'est déplorable, dans un champ militaire, c'est un acte politique aussi, d'ailleurs, de la part de ces tuffeurs, puisque c'est le mot, visiblement, qu'il faut employer. Acte politique,
d'ailleurs, parce qu'en plus, c'est les terres, on va dire, de l'orgueillise, elle était ciblée, entre guillemets. Bien sûr, et qu'il y a une proposition de loi qui
est examinée en ce moment, et qui va permettre, surtout, de durcir l'arsenal législatif. Mais une fois qu'on a dit ça, ça ne répond pas à la question de comment on peut empêcher ces rassemblements. En réalité, c'est... Plus compliqué que ce que Sébastien, à mon avis, disait. C'est-à-dire que vous avez en effet 20 000 personnes qui convergent à un endroit, mais qui se planquent. C'est des zones rurales qui, par définition, abritent des villages, qui peuvent dissimuler assez facilement les véhicules. Ils ont ensuite, visiblement, une longueur d'avance sur les services de renseignement. C'est-à-dire qu'ils arrivent à passer par des messageries cryptées, à berner les services de renseignement. Et les coordonnées GPS du lieu de rassemblement sont données au tout dernier moment. Ce que je veux dire par là, c'est que ce n'est pas si simple. d'empêcher ce rassemblement, vous ne pouvez pas en plus, mettons qu'il y a 20 000 personnes, vous ne pouvez pas dépêcher 20 000 policiers et gendarmes pour aller chercher les uns, sachant qu'ils n'ont encore commis aucun délit par définition. Donc c'est très compliqué même d'un point de vue de force de l'ordre, pour les forces de l'ordre. Ensuite en effet, la question à mon avis c'est celle plutôt de la condamnation très ferme des organisateurs, qui eux doivent être très sévèrement punis, et de la saisie du matériel, parce qu'aussi fou que cela puisse paraître. Aujourd'hui, on ne peut pas saisir le matériel, le son, par exemple, de ces festivals, de ces rêves parties, parce qu'il a été loué dans les pays de l'Est. Donc, en fait, on n'a pas de prise là-dessus. En Italie, par exemple, ils ont durci très clairement la loi. Eh bien, aujourd'hui, les tuffeurs italiens, ils viennent justement en France parce qu'ils savent qu'en France, on est plus permissif. Il y a
beaucoup d'étrangers, espagnols, italiens. Oui, toujours comme ça.
Et alors, après, il y a une question de maintien de l'ordre. En effet, j'entends tout à fait le fait qu'on ait une volonté d'encadrer. La réalité, c'est que si vous intervenez, si vous envoyez les 650 gendarmes mobiles, sur le terrain, déjà qui est un terrain miné, mais mettons même sur un champ, ça risque d'être très compliqué. On a eu des exemples malheureusement dans le passé, je pense à Nantes, Steve était tombé dans la Loire suite à une intervention de gendarmerie ou de police. Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire, je dis simplement qu'en termes de maintien de l'ordre, c'est assez compliqué d'agir. Et qu'on ne peut pas juste envoyer les forces de sécurité à l'intérieur. Le problème c'est
que ces tuffeurs, encore une fois pour reprendre le mot consacré, profitent et savent pertinemment que les forces de l'ordre n'interviendront jamais. Donc ils profitent de ça, ils profitent de ces règles extrêmement permissives. Tant que vous ne ferez pas un coup de filet, une démonstration de force, alors je ne dis pas que vous arriverez à déloger tout le camp, que ce sera merveilleux, que c'est la solution miracle. Et encore une fois, je ne pense pas que vous avez besoin de 20 000 policiers pour déloger 20 000 fêtards. Mais tant que vous ne ferez pas une action coup de poing, le message ne sera jamais envoyé. C'est aussi une question... de symboles. Ces fêtards se savent pertinemment en sécurité pendant tout un week-end. Ils savent pertinemment qu'il y a des policiers autour qui n'interviendront jamais, qu'il est possible assez facilement, honnêtement, de contourner le filet de sécurité à la sortie pour éviter d'avoir en effet une amende ou une contravention, etc. Je pense que c'est une question de symbole, cette histoire. Et qu'il y a en effet un manque d'autorité de la part du ministère et de la préfecture qui, un jour ou l'autre, devra sévir. Il suffit d'un coup de force, une fois, pour envoyer un message à tous les fêtards d'Europe.
Tous les fêtards d'Europe. Oui, Thomas Bonnet.
En fait, là où je ne suis pas tout à fait d'accord, c'est que même les ministres de l'intérieur les plus allants sur cette question-là, je pense à Nicolas Sarkozy au début des années 2000, je pense à Bruno Retailleau encore récemment, même eux n'ont pas réussi à endiguer le phénomène, il ne s'agit pas simplement de volonté politique. C
'est ce que j'ai à dire, c'est quand même un phénomène qui est en hausse, parce qu'on pourrait dire, bon, c'est une fête de temps en temps, pour trois jours. Bruno Retailleau a été confronté, lui, en tant que ministre de l'intérieur,
à des phénomènes de rêve-parti. S'il y avait une formule magique, ça se saurait. Je pense qu'il faut se focaliser sur les organisateurs, passer quelques jours ou quelques mois, voire quelques années derrière les barreaux. Mais en tout cas, sur les participants, ça me semble plus compliqué d'aller verbaliser tout le monde avant même qu'ils aient rejoint le lieu de la fête.
en vient évidemment au prix à la pompe. Vous saviez que les distributeurs de carburant sont convoqués à Bercy. Aujourd'hui, il est question bien sûr des prix, il est question d'une pénurie ou pas d'ailleurs, enfin en tout cas de l'état des stocks de carburant, ce qui nous intéresse. A l'origine de cette crise pétrolière, il y a bien sûr... Le blocage du détroit d'Hormuz. Et écoutez déjà Emmanuel Macron qui a réagi à l'escorte annoncée par les Etats-Unis. Il prenait la parole depuis l'Arménie où il est en déplacement ce matin.
Si les Etats-Unis sont prêts à rouvrir Hormuz, c'est très bien. C'est ce qu'on demande depuis le début. Mais nous, on ne va pas participer à quelque opération de vive force que ce soit dans un cadre, pour ma part, qui ne me semble pas clair. Donc nous, nous avons bâti une mission ad hoc sur laquelle nous travaillons. La planification militaire s'est faite à Londres. Mais nous souhaitons qu'il y ait surtout une réouverture concertée entre l'Iran et les Etats-Unis. C'est la seule solution qui permet durablement de rouvrir le détroit d'Hormuz, de permettre la libre navigation et de le faire sans restrictions et sans péage.
Alors on est tous d'accord qu'une réouverture concertée serait meilleure pour tout le monde, mais la concertation elle ne semble pas du côté américain et iranien.
Je pense qu'on peut même en appeler à la paix entre les peuples dans le monde entier, ça serait un vœu pieux. Réouverture concertée c'est quand même une formule très intéressante, qui ne veut pas dire grand chose, concertée avec qui, c'est-à-dire qu'on met sur le même plan le régime d'Emola en Iran et l'administration Trump aux Etats-Unis. J'ai du mal à... concevoir réellement où veut en venir le chef de l'État. Après oui, on espère tous que le détroit d'Hormuz soit un jour débloqué. Comment ça pourra se passer ? Seul Trump le sait, je crois, aujourd'hui, ou peut-être les Iraniens dans le cadre de négociations. Mais moi, je suis toujours assez effaré de voir... que nous sommes encore dans le rôle de commentateur. On le dit à chaque fois, mais Emmanuel Macron, il en est réduit depuis l'Arménie à dire « on espère qu'il y aura une réouverture concertée ». Voilà aujourd'hui la voix de la France, c'est déplorable. Alors pas que la France, l'ensemble de l'Europe, à grands traits, est à peu près dans la même situation.
C'est la fameuse théorie d'Emmanuel Macron de l'ambiguïté stratégique, c'est-à-dire qu'on dit beaucoup de mots pour ne pas dire grand-chose au final. On pourrait faire exactement la même réflexion sur la dissuasion avancée proposée par le chef de l'État à propos du parapet. plus nucléaire. Personne n'a réellement compris ce que voulait dire cette dissuasion avancée. Donc c'est très facile, en réalité, d'être dans la position d'Emmanuel Macron. Le problème, c'est qu'en effet, encore une fois, comme dans tant de sujets, il y a un sentiment d'impuissance qui se dégage, qu'en effet, la France ne peut pas faire grand-chose, que la France ne peut plus faire grand-chose, en réalité, dans cette histoire-là, hormis appeler à la paix mondiale et à se mettre dans la roue de Donald Trump. Mais d'un point de vue énergétique, on s'est nous-mêmes mis dans l'embarras, même avec un détroit d'hormousse bloqué, si on ne s'était pas privé unilitariellement des sources d'appréhension. Si on n'avait pas développé des partenariats plus mondiaux, peut-être qu'on serait moins aujourd'hui impacté par le blocus du Détroit-Dormuz.
-ce qu'on peut faire quelque chose pour aider les Français ? Puisque je le disais, les distributeurs de carburant sont convoqués à Bercy aujourd'hui. Il va être question de l'état des stocks et bien sûr des prix et des aides. Alors le Premier ministre Sébastien Lecornu qui est tenu finalement entre les finances publiques d'un côté, les Français de l'autre. Il encourage Total Energy à un plafonnement. généreux des prix à la pompe, Thomas Bonnet.
Là encore c'est une formule incroyable, plafonnement généreux. J'aimerais être dans cette réunion à Matignon où ils ont trouvé cette formule incroyable. Après avoir dit d'ailleurs qu'il faudra peut-être taxer les surprofits de Total. Donc maintenant on veut les taxer, en fait il faudrait quand même qu'ils bénéficient encore et qu'ils puissent faire bénéficier les Français de ce plafonnement généreux. C'est formidable parce qu'au bout de 9 ans de Macronie, on est encore surpris par le sens de la formule des macronistes qui quand même découvrent un an avant de partir que les finances publiques c'est important, que la dette c'est un sujet, qu'on ne peut plus tout dépenser, qu'il n'y a plus d'argent magique et que tout ça nous a coûté un pognon de dingue. J'entendais encore ce matin le gouverneur de la Banque de France qui est sur le départ dire, on lui demandait pourquoi les autres pays européens font des baisses de taxes et pourquoi pas la France. Tout simplement parce qu'on ne peut pas. Et donc en fait au-delà même du sujet des carburants qui va être... un sparadrap pour le gouvernement jusqu'à ce que la situation s'améliore, et on ne sait pas quand ça va arriver. Mais en fait, la réalité, c'est que nous sommes désormais très fragiles, très faibles, à cause de nos finances publiques, et donc à cause de la politique économique menée par Emmanuel Macron depuis 9 ans. Pas que lui, ça avait commencé avant, mais depuis 9 ans, 1300 milliards d'euros de dettes supplémentaires. Et bien aujourd'hui, on le paye, et on le paye très lourdement. Alors, on le paye, ce sont les Français les plus modestes surtout qui le payent.
Sébastien Ligné.
Moi, ce qui me rend
absolument dingue, c'est le manque d'inventivité et de créativité du gouvernement. C'est-à-dire qu'encore une fois, on pense ce qu'on veut de la proposition du RN de baisser la TVA à 5,5 sur les carburants. On pense ce qu'on veut des propositions de la gauche ou de la France Insommée sur le sujet. Mais au moins, on peut leur reconnaître qu'il y a une proposition sur la table. Ce qui me rend dingue, c'est qu'il n'y a aucune proposition nouvelle de la part du gouvernement. Des aides ciblées,
prolongées.
On en vient à implorer une entreprise privée de limiter et de plafonner le prix de l'essence. Généreusement. Généreusement, encore une fois, impuissance totale de l'État qui a besoin de se mettre à genoux devant un pétrolier en disant « s'il vous plaît, ne montez pas trop vos prix ». On en vient à reprendre des idées totalement socialisantes sur des taxes, sur les super profits. Mais voilà, il n'y a plus d'idées, il n'y a plus rien dans le carburant du gouvernement d'une certaine manière. C'est-à-dire qu'en effet, vu que la baisse de la dépense publique ne rentre pas dans leur logique, il est impossible... baisser les taxes donc ils ne peuvent rien faire.