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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Première question, comment
allez-vous
Merci de demander. Quand on est enceinte, on est au centre de beaucoup d'attention. Après l'accouchement, tout le monde est sur le bébé et plus personne ne s'occupe de vous. Je vis cette phase que plein de femmes vivent. Merci de poser la question. Je ne vous cacherai pas que je suis exténuée, que j'ai beaucoup d'heures de sommeil. en retard et quelques kilos de grossesse qui partiront pas tout de suite. Mais je suis très contente d'être avec vous, extrêmement déterminée.
Bon, c'est votre première interview, je le disais, depuis le 18 septembre. Ce jour-là, regardez, on a refait le fil. 8h30, vous êtes face à Pauline de Malherbe sur RMC et BFM TV. A 10h30, vous êtes à l'Élysée et le soir vous donnez naissance à Léon à la maternité de Lens. C'était donc il y a moins d'un mois. Et je sais que depuis, vous avez eu droit à une avalanche de messages. Qu'est-ce que vous répondez à celles et ceux qui vous disent quoi ? Vous êtes déjà de retour moins d'un mois après la naissance.
Déjà à la maternité, l'équipe qui était super, ils me disaient mais du coup BFM ce matin, en fait, c'était pas en direct. Mais l'Élysée, du coup, c'était pas aujourd'hui. Et moi-même, je n'aurais jamais pensé à coucher ce soir-là, pour vous le dire. D'ailleurs, quand on me revoit sur les images à l'Elysée, je n'ai pas du tout l'air de quelqu'un qui avait couché le soir-même. Mais c'est comme ça, la vie. C'est la rencontre avec le président qui a tout déclenché. C'est ça. Alain, s'il voulait savoir si j'avais accouché à l'Élysée, est-ce qu'Emmanuel Macron aurait été le parent ? Et alors, oui ou non
? Comment ? Oui ou non, il aurait été le parent. Je me
rappelle que je ne sais plus qui, à la fin de la réunion, m'a dit « dis donc, vous avez failli accoucher ici ». Je leur avais dit « j'aurais été montré tout de suite au bébé sa future chambre ». Ce qui est sûr, c'est que c'était une grossesse miracle que je n'attendais pas du tout à ce moment-là précis, peut-être à laquelle j'avais cessé d'espérer, et que c'est tombé comme ça, et c'est sûr que c'est difficile de dire, je vais m'absenter 4, 5, 6 mois, peut-être certains en auraient-ils rêvé, mais non. Et puis ce que je voulais dire aussi, c'est que vous savez, quand on a une femme, on a l'habitude d'être tout le temps, tout ce que vous faites ou que vous ne faites pas est commenté, quand vous êtes en politique aussi, alors quand vous êtes une femme politique, c'est peut-être pour ça qu'il y en a si peu, c'est mot-compte double, et donc tout le monde a un avis sur ce que vous devriez faire. pas faire et donc si j'étais resté chez moi cloîtré on aurait dit c'était très mauvais pour la santé psychique et physique fallait sortir ça irait un peu dès que je sors en l'occurrence j'ai fait une marche climat la semaine après la naissance mais que marche climat que j'aurais fait dans tous les cas candidat ou pas voilà et puis c'était avec plein de copains militants à arras avec une sonne très faible et un une météo très clémente voilà et en fait ça fait du bien aussi des fois de sortir de chez soi je le conseille à toutes celles et ceux qui en ont la force et la forme donc voilà en fait ça n'ira jamais et donc moi ce que je le conseil aux femmes qui viennent d'avoir un bébé, c'est vous faites comme vous pouvez, comme vous le voulez, il n'y a pas d'injonction, il n'y a pas de pression, je ne prétends être un modèle pour personne. Et pour ceux qui disent que c'est dur d'être en campagne avec un jeune bébé ou en campagne enceinte, oui, mais c'est dur d'être enceinte avec un métier de nuit, c'est dur d'être avec un jeune bébé, profession libérale ou commerçante ou artisan ou agricultrice. Donc voilà, c'est ce que je vis en ce moment, plein de femmes le vivent et moi je veux me battre et profiter pour politiser ces sujets du postpartum.
On va en reparler tout à l'heure. On en parlera parce que c'est très politique. Il y a plein de sujets politiques autour, on en reparlera. Et comme il n'y a pas
beaucoup de femmes en politique, on n'en parle jamais. Mais je
voulais d'abord prendre de vos nouvelles justement pour démarrer cette interview. Du coup, les femmes
qui voulaient entendre parler du postpartum, rendez-vous dans 30 minutes. Bon ben voilà, on en parlera
tout à l'heure. Mais vous le lisez, certains ont peut-être voulu que vous disparaissiez pendant 5 ou 6 mois pour vous occuper de l'enfant. Non, vous êtes déjà de retour moins d'un mois après. Ce qui ne m'empêche pas
de m'occuper d'un enfant qui est dans la loge avec son papa.
Ça vous donne de l'énergie
justement pour votre campagne. Mais
vous savez, moi je viens de passer un mois à hauteur d'enfant. avec une vie et des réveils et des éveils qui tournent autour d'un enfant, et encore plus que d'habitude, parce que c'est ce qu'on fait aussi en tant qu'écologiste, vous vous dites comment on prend soin des enfants des générations futures, quelle sera leur vie dans 10, dans 20, dans 30 ans ? Et quand j'allumais la télé, ça m'est arrivé quelques fois. Et que je voyais comment le gouvernement traitait ses enfants, je voyais un petit décalage. Et donc l'actualité vous rattrape forcément tout le temps. Pas juste en tant que politique, mais en tant que citoyenne.
J'ai eu
un peu honte de comment la France traitait ses enfants. On
va en parler tout de suite, Marine Tondelier. 200 lycées encore bloquées aujourd'hui. On va regarder ces images de blocus. Aujourd'hui, 200 lycées, je le disais, avec un gouvernement qui insiste pour dire que les chiffres baissent de jour en jour. Est-ce que vous avez le sentiment que c'est la fin de ce mouvement ?
J'ai croisé quelqu'un hier qui m'a dit, vous voyez, c'est terminé, avec un petit sourire, ça m'a un peu énervée, parce que, vous voyez bien, c'est toujours pareil, dans des mobilisations, il y a des grandes dates, et il y aura une grosse mobilisation samedi, vous le verrez, 17 octobre, il y aura aussi une très grosse mobilisation le 5 novembre, avec toute l'intersyndicale organisée. Vous y serez le 17 ? Évidemment. Évidemment, et entre-temps, il y a des journées de mobilisation un peu plus interstitielles pour que le mouvement tienne. C'est évident. Évidemment que pendant les vacances de la Toussaint, les mobilisations dans les lycées ne vont pas être les mêmes. D'ailleurs, le gouvernement fait ce pari. Quand Sébastien Lecornu dit « je fais une allocution en 18h », moi du coup, je m'organise pour être là au lieu de dormir à 18h en disant « le Premier ministre parle, quand même, il va annoncer des choses ». Bon, qu'est-ce qu'il annonce ? Qu'il annoncera peut-être des choses fin octobre. Ça valait la peine de prendre la parole et de faire en sorte que tout le monde, vous journalistes, nous politiques, on s'organise pour l'écouter. Le lendemain,
son ministre apporte quelques précisions. Je me suis
dit qu'il gagne du temps. Il sait qu'il y a une mobilisation demain qui sera un peu moindre que la précédente. Parce que la précédente, c'était le gros week-end avec plein de gens dans la rue. Bon, finalement, il y avait beaucoup de monde quand même le mardi dans la rue. Donc, il dépêche son ministre de l'Éducation pour annoncer des choses auxquelles on n'a pas tout compris. Si on a compris qu'il y avait 3000 profs qui attendaient, qui ne l'affectaient pas, et que tout d'un coup, en 24 heures, ils savaient le faire. Donc, on s'est demandé pourquoi ils ne savaient pas le faire avant. Moi, je suis comme plein de Français. Je me suis posé beaucoup de questions à chaque intervention. Donc, voilà, ils temporisent. Ils temporisent sur un truc qu'ils n'ont pas forcément dans une situation qui les met en difficulté parce que moi ça m'est arrivé et vous avez couvert ces événements mobilisés contre une réforme en disant vous retirez cette réforme et donc soit il la retire et c'est fini soit il ne la retire pas et ça continue on parle de parcours sup en l'espèce non non mais moi je parle des mobilisations en règle générale sur les retraites sur d'autres réformes de l'éducation nationale moi à l'époque sur la loi LRU et en fait Voilà, là, c'est pour toute l'heure, finalement, ces mobilisations. Oui, mais justement, vous,
présidente, par intender, comment on en sort ? Qu'est-ce que vous mettez sur la table pour dire aux étudiants et aux lycéens ? OK, je vous ai entendu, c'est terminé, on rentre à la maison.
C'est paradoxal comme question, parce que moi, présidente, on ne serait pas arrivé, à mon avis, à cette situation-là. Là, on est au bout de 10 ans de mandat. – Vous l'avez
vu venir, ce mouvement ? Vous sentiez que chez les lycéens, ils pouvaient… – On sentait des aspirations
dans tout le pays, et moi, ce que je pense depuis longtemps, c'est qu'il suffira, comme le dirait Johnny, d'une étincelle, et qu'en fait, ça va partir sur un sujet, et qu'il y aura une convergence des luttes immédiate, parce que beaucoup de gens n'ont ras le bol dans ce pays, ils se sont sentis méprisés, et ce n'est pas qu'un sentiment subjectif. C'est un peu comme ça. Je pense que Sébastien Lecornu l'a préparé dans son intervention. Quand il fait une allocution pour parler des lycéens et qu'en fait il parle du carburant puis des agriculteurs, c'est qu'il voit bien qu'il est obligé d'éteindre plusieurs feux en même temps. Et des personnes qui ont une raison objective, encore une fois, en fin de deux quinquennats macronistes, de se sentir méprisés, il y en a énormément. Donc je pense que là, je vous ai cité les agriculteurs, les gens qui dépendent du carburant et les lycéens, mais je peux ajouter les retraités, je peux ajouter les écologistes, je peux ajouter les féminins. Je peux ajouter des fonctionnaires, des journalistes aussi. J'ai fait des manifestations avec des journalistes qui étaient menacés par l'intelligence artificielle. Ça va faire beaucoup de monde dans la rue samedi.
Vous posez la question sur les lycéens. Alors vous nous dites, moi président, tu n'aurais pas eu ce mouvement. Ok, certes, mais si vous arrivez demain à l'Elysée, il peut y avoir un mouvement pour tout ce qui s'est passé avant, éventuellement. Oui, mais auquel on apportera des réponses immédiates. Les lycéens, ils ont 10 revendications, ça coûte 10 milliards. C'est ce qu'ils vous disent. Est-ce que vous dites, moi président, je les mets sur la table. Les 10 milliards, il faut les mettre. Déjà,
moi j'avais sorti juste à la rentrée des classes, donc début septembre, mon programme. pour l'éducation et l'ensemble de leurs revendications... étaient traités par nos solutions. Des classes moins chargées, parce qu'on a les classes la plus chargées d'Europe, des professeurs mieux rémunérés, parce qu'ils sont parmi les moins bien rémunérés d'Europe. La fin de Parcoursup, c'était dans notre programme. Et puis même, j'étais à Lens, j'ai fait la marche à Lens avant-hier, et il y a quelqu'un qui m'a dit « Mais moi, je suis à ESH, et du coup, on ne parle plus de nous, parce que là, on est sur les lycées, et les ESH, c'est dans les classes plutôt primaires. » Et je lui disais, nous, on a écrit, nous, en septembre, que vous devriez être classé catégorie B. être payé comme les professeurs, c'est-à-dire pas à l'heure. Mais vous dites que les 10 milliards,
il faut les mettre sur la table
Après, moi, je n'ai pas regardé dans le détail le chiffrage des lycéens, mais ces mesures, oui, elles coûtent de l'argent, mais c'est investir pour notre avenir. Et aujourd'hui, quand on met... L'éducation nationale, ça coûte aujourd'hui très cher. Et quand on met autant de gens en échec en payant ton argent, c'est qu'il y a un truc qui ne va pas. Donc peut-être que ça mérite de mettre un peu plus d'argent pour que ça soit vraiment efficace. Par ailleurs, l'argent, il ne vient pas que du budget de l'éducation. Moi, je le dis, j'avais présenté cet été un programme, notamment pour, vous savez, c'est ce qu'on appelle la grande transmission. C'est 9 000 milliards d'euros qui vont changer de génération avec l'héritage. Comment on taxe les héritages les plus élevés ? Donc c'est un tas de plus de 4 millions d'euros. On déploie 10 à 15 milliards d'euros par an en faisant ça. Et j'en avais affecté deux, par exemple, sur le fond vert pour la rénovation du bâtisse scolaire par an. Donc ça déjà, ces 2 milliards, moi dans mon budget, ils y étaient à cet endroit-là, pas sur le budget de l'éducation nationale, mais sur le budget du fond vert. J'étais, en tant que conseillère générale des Hauts-de-France, interpellée l'hiver dernier par des étudiants à Amiens ou à Lille qui avaient 10 degrés dans leur salle de classe, qui faisaient classe en bonnet et en moufle. Je suis désolé, j'ai honte. Et c'est des sujets qu'on n'a pas attendus cette semaine. Un
sujet qui revient régulièrement, même s'il n'est pas en tête de la pile des 10 revendications, c'est... Parcoursup, pourquoi vous le replacez
fait, avant Parcoursup, ça marchait.
Pas très bien. Pour dire la vérité, ça n'a jamais vraiment bien marché.
Là, en fait, ce qui est choquant dans Parcoursup, c'est de dire qu'en fait, c'est un algorithme qui va décider de votre avenir. Moi, je pense qu'on vit... et je le dis sur l'éducation, mais sur plein de domaines, un grand moment de perte de contrôle. Chacun, chaque Français a le sentiment de perte de contrôle, y compris sur votre orientation. On a vu plein de cas de quelqu'un qui mettait une recette de gâteau au chocolat qui était acceptée. En fait, j'en parlais avec des lycéens à Lille et ils me disaient qu'en fait, on a compris avec cet exemple qu'il fallait mieux être une recette de gâteau au chocolat qu'une personne racisée des quartiers populaires. On a fait plus de chances d'être avec une recette de gâteau au chocolat et d'être pris qu'avec une vraie lettre de motivation. Vous êtes d'accord pour qu'il y ait
une sélection quand même, non ?
Parce que là, c'est
un peu la sélection.
Historiquement, il y avait les filières qui ont toujours été sélectives, les prépas, les grandes écoles, etc. Et à la fac, ce n'était pas sélectif. Tout le monde pouvait s'inscrire. Et donc, à partir du moment où on dit que tout le monde ne pourra pas aller à la fac non plus, du coup, vous devez sélectionner. Et comme on n'a pas le temps de sélectionner les dossiers, de faire des entretiens, des euros, etc., comme dans les filières très sélectives, au moins, c'est objectif, il y a des critères. Pour certains, c'est plus facile que pour d'autres quand même. Mais bon, là, maintenant, c'est un algorithme. très obscur, avec une pression absolue mise sur les lycéens, mise sur leurs parents toute l'année. Et avant, c'est un tirage
au sort.
les facs, moi, à mon époque, on pouvait s'inscrire, point.
Si vous dormiez devant la fac.
Plus
avant l'instauration de Parcoursup.
c'est ça. Mais c'est pour ça qu'en fait, moi, je propose de revenir à comme c'était à l'époque. Et je pense que c'était beaucoup plus juste. Après, en fait, les gens, ils ont le droit d'essayer. De quel titre on explique à des jeunes ? Tu as eu le bac, ça s'arrête là pour toi. Quand je vois le nombre de jeunes qui sont encore là en attente d'affectation, ou à qui tout d'un coup on dit du jour au lendemain, toi tu vas dans telle ville, dans telle fac, ils se retrouvent avec leur sac à dos. C'est n'importe quoi.
On ne met pas assez d'argent sur l'éducation, c'est ça
Oui, et puis on veut sélectionner. En fait, on barre, on met un mur, on bouche l'horizon certaines personnes qui sont quand même à peu près toujours les mêmes. Et donc il y a ceux pour qui on ne s'inquiète pas, qui auront toujours bien. C'est-à-dire les plus modestes parce qu'en fait, c'est un système de reproduction sociale, beaucoup. Alors il y a toujours des contre-exemples qui permettent de dire, mais si, regardez, lui, il avait des parents ouvriers, il a réussi une très belle, il a eu l'ENA et il est sorti dans les premiers. Ça arrive de temps en temps, mais c'est quand même pas la majorité des cas. Et puis, il ne faut pas que ces cas-là, ils fassent encore plus peser sur les épaules des gens qui échouent au fait que c
'est de leur faute. Est-ce que vous diriez que l'école est inégalitaire en France ?
Elle le devient et c'est dur parce que je sais que ce n'est pas l'objectif de la grande majorité du corps enseignant qui n'est pas là pour l'argent, qui est là pour l'amour de nos enfants, qui est là pour l'amour de la transmission, qui n'a pas les moyens de bien effectuer ses missions. Et moi, j'en vois plein, des profs, pas forcément qu'au lycée d'ailleurs, dans les classes en dessous aussi, qui donnent tellement d'amour, de temps à nos enfants, de patience, qui leur apprennent plein de choses. Ce sont des beaux métiers, mais on a... Plein de sujets, notamment le fait qu'il y a de plus en plus de sélections entre le public et le privé. Ça, c'est aussi un vrai sujet. L'argent que l'État et les collectivités, donc le public, met. Pour financer l'école privée, qui est aussi financée par les parents qui ont les moyens de financer l'école privée, donc qui allaient faire plus de moyens pour ces enfants et qui vivent les
écoles publiques. Qu'il faut plus de mixité sociale aussi dans les écoles privées ? Ça me
paraît assez évident, mais vous voyez, il y a un truc qui est à l'œuvre aujourd'hui, qui fait que plus ce phénomène existe, plus il y a de parents qui disent « Du coup, j'ai compris. Moi, dans le quartier où j'habite, s'il va à l'école publique, il n'aura aucune chance. Quand il postulera pour telle école, pour tel job, le fait même d'avoir été dans tel lycée sera un critère de discrimination. » Je n'aurais pas fait ça normalement, mais là, du coup, je suis obligée de le faire. Et donc, ce phénomène, il va en s'amplifiant. Il faut qu'on arrête ça parce qu'on va se retrouver vraiment dans un système qui va enfermer des gens dans des visites. Mais juste une chose,
on a les moyens aujourd'hui en France de dire aux étudiants et aux lycéens qui manifestent, vous avez raison, on va créer 250 000 places dans l'enseignement supérieur. Parce que c'est ça qu'ils réclament.
On a les moyens aujourd'hui ? Non, mais un, ils ont objectivement raison. Parce que là, vous citez cette demande-là, mais ils demandent aussi d'avoir du papier toilette dans les toilettes. Je pense qu'on pourrait leur dire oui. Ils demandent d'avoir assez de tables et de chaises dans leur salle de clash. Oui, mais ça, c
'est l'évidence, c'est le basique. C'est
l'évidence, mais excusez-moi, c'est pas fait. Mais je sais bien. Quand ils demandent ça, on leur envoie des tirs de LB. Mais là
où il y a débat, il n'y a pas débat sur le papier toilette. Là où il y a débat, c'est est-ce qu'il faut créer... Il n'y a pas débat sur le
papier toilette, mais en fait, ça fait 10 ans que ce problème n'est pas résolu. Ça,
je sais bien. Mais pourtant, il n'y a pas de débat politique. Personne ne va arriver sur ce plateau en disant non, je m'oppose à ce qu'on donne des tables et des chaises à tous les élèves. Moi, je suis conseillère
régionale d'une région où la dotation globale des lycées par la région a baissé de 1% entre ce mandat et celui d'avant.
Je ne suis pas sûr que Xavier Bertrand, le président de votre région, dise « En fait, je vais arrêter de donner de pas de débat. » Oui, mais c'est la conséquence très concrète des budgets qui nous font voter. En répondant ça, vous ne répondez pas sur les 250 000 places ?
Non, mais donc, il y a... Comment on offre un avenir à nos enfants ? On est dans un moment où il y a l'intelligence artificielle qui fait que pour plein d'entre eux, ils n'arrivent même pas à se projeter, mais nous non plus ici, donc c'est logique qu'ils n'y arrivent pas, sur ce sera quoi le marché du travail dans 10 ans. Et nous, on les oblige là maintenant, très tôt, dès les choix de spécialité en seconde, etc., à faire des choix qui impacteront toute leur vie.
Ça a toujours été le cas, Marine Tournelier.
Alors je pense que le marché du travail là va évoluer bien plus vite que ce que vous et nous nous avons connu. Vous
dites en fait que la pression mise dès la seconde en fait pour être clair. Il faut faire des choix
de plus en plus tôt. Moi je fais partie des gens
qui en
seconde ne savaient pas ce qu'ils allaient faire. Mais en première non plus, en terminale non plus. C'est pour ça que j'ai fait une prépa, une belle en disant je vais continuer à faire toutes les matières. Et puis j'ai voulu faire Sciences Po parce que je ne voulais pas choisir une matière et continuer à travailler sur tout. Et je peux vous dire qu'en dernière année de Sciences Po, à un moment je me suis dessinée à être directrice d'hôpital et puis quand j'ai vu les euros j'ai dit... « Non, mais ce n'est surtout pas ça qu'il faut que je fasse parce que j'avais un idéal derrière ce métier qui n'était pas la réalité concrète. » Et même en sortant de Sciences Po, je ne savais toujours pas ce que je voulais faire. Donc après, j'ai travaillé dans la santé publique, etc. Mais vous voyez, on vit dans un monde où c'est difficile de savoir très jeune absolument ce qu'on veut faire et de se mettre dans une voie qui nous enfermera. Il faut trouver une solution pour tous ceux qui ont envie. d'étudier puisse le faire et dans de bonnes conditions.
On a les chiffres ce soir, Marine Thondoni, les derniers chiffres des interpellations. Je vous les donne dans une seconde. Mais avant ça, j'ai deux images... Je m'étais
arrêtée à 6 000, mais je crains le pire du coup.
On est beaucoup plus qu'à 6 000 ce soir. Avant ça, j'ai deux images à vous montrer. La première, c'était ce matin, lycée HL, on est en Seine-et-Marne, tir de mortier d'artifice à l'intérieur du lycée. Vous entendez la panique chez les élèves. J'ai une deuxième image à vous montrer au Sénat tout à l'heure. Écoutez ce que dit le Premier ministre. Ce que vous dit le Premier ministre, il demande où est passée la gauche face à ces violences.
est la gauche qui défendait les enseignants et les proviseurs ? Où est la gauche ? Même pas un mot pour condamner des tirs de mortiers sur des salles de classe. On voit bien aussi une classe politique qui est en train de courir après le mouvement pour essayer de le récupérer à des fins électorales. C'est le moment de la grande clarification, madame la présidente. Oui, oui, ce mouvement au début a été instrumentalisé par vos ailliers de la France insoumise dans le Val-de-Marne.
il s'adresse en répondant à la patronne des sénateurs écologistes. Qu'est-ce que vous répondez ce soir, je vais dire officiellement à Sébastien Lecornu, qui vous dit où est passée la gauche
Alors premièrement, moi j'ai toujours condamné toute forme de violence contre des êtres humains, que ce soit contre des lycéens, contre des policiers, contre des professeurs, contre des proviseurs. On a toujours été extrêmement clairs là-dessus. Donc je ne laisserai pas sous-entendre l'inverse. J'aurais bien aimé entendre des mots d'empathie et de compassion de sa part quand des lycéens, quand des enfants ont été mutilés à vie dans cette mobilisation. Moi, j'ai beaucoup échangé avec des lycéens. Certains me disaient « la gauche s'occupe des lycéens et la droite s'occupe des poubelles ». On a l'impression qu'il y en a qui ont plus d'empathie quand une boubelle brûle que quand un gamin a la main arrachée ou perd un œil. Vous diriez que c'était le Premier ministre J'espère pas, mais j'ai entendu des propos extrêmement choquants sur le plateau télé et lu des horreurs sur les réseaux sociaux. Et moi, j'ai beaucoup relu les mots très émouvantes de François Sureau, qui explique à quel point beaucoup se sont habitués aux pertes de liberté, comme si c'était normal. Et je rappelle que la force publique, elle est faite pour... Elle n'est pas faite pour protéger le pouvoir en place, elle est faite pour protéger les citoyens. Pour assurer la liberté. Y compris quand ils ont envie de contester le pouvoir en place, ce qui est une liberté. Vous avez raison, monsieur Teilhard. Et donc, à un moment, c'est ces questions-là qu'on doit se poser. C'est-à-dire qu'on va pouvoir se dire, il perd une main, mais qu'est-ce qu'il avait fait avant ? Il n'y a rien. qui justifie qu'un gamin de 15 ans perd une main à Lens. Moi, c'est là où j'ai été au lycée. J'ai été extrêmement choquée de cette information. Et c'est ce qui a fait qu'à un moment, je me suis dit, je suis à 10 minutes de là, je ne vais pas rester chez moi cloîtrée. Évidemment que j'y suis allée discuter avec eux. Je précise
que sa famille a porté plainte et a porté une précision aujourd'hui, c'est qu'il avait perdu une main et que sa deuxième main avait été largement emplutée aussi. Oui, la rectrice me l'avait dit, qu'il avait perdu l'âge de plusieurs doigts. On
va revenir dans quelques instants sur les violences. et les accusations de violences policières. Juste sur cette image, dans ce collège de tir de mortier, encore une fois, est-ce que pour vous, vous qualifiez d'un moment d'un peu de bascule ? Est-ce que j'entends que vous les condamnez, mais encore une fois, on est à l'intérieur. Bien
sûr que c'est un échec, bien sûr que c'est terrifiant, bien sûr que ça pose question à tous les politiques, à tous les journalistes que nous sommes, à tous les parents qui regardent ces images et qui ont peur pour les enfants. Qu'est-ce qui est devenu notre école ?
Qu
'est-ce qui est devenu notre école ? Je n'ai aucun problème à dire. Et notre
école est devenue quoi, quand vous voyez ça ? Encore une fois, qui n'est pas généralisée, ça ne se passe pas dans chaque établissement. Et
quand les profs 149 personnels de l'éducation nationale ont été blessés, 149 personnels, plus de 200 élèves ?
Oui, et beaucoup de lycéens également. Mais vous voyez, vous avez commencé par me dire que ce mouvement a été instrumentalisé et compagnie. – Non, c'est le Premier ministre qui le dit. – Non, mais ça a été dit aussi sur beaucoup de plateaux, etc. – Oui, mais nous, on ne vous l'a pas
dit ce soir.
Excusez-moi, mais j'étais à Douai, où je rencontre des lycéens, et alors, dans la Réunion, je vois très peu de gens qui sont engagés politiquement, très peu de gens qui sont syndiqués, donc je dis, mais comment vous avez fait pour bloquer un lycée ? Moi, au lycée, on m'aurait dit « tu bloques ton lycée », je ne savais pas comment ça marchait. Et bien, ils me disent « on a regardé dans le chat de GPD comment bloquer son lycée ». En fait, ce mouvement, il est parti, il a été très spontané, et on est à une ère moderne où on peut, sans avoir forcément tout structuré partout, avoir des mouvements comme ça, où ça commence en bon lieu, et puis les jeunes regardent en disant « moi, je ne suis pas en bon lieu, je suis solidaire de ce qu'ils disent, donc je vais faire pareil, et puis de toute façon, ça ne peut plus durer ». Et donc, ce mouvement, il a été un peu spontané. Il n'y a pas que de la spontanéité non plus. Les accusations d'instrumentalisation des communistes. Ce qui a joué beaucoup plus que l'AFI, c'est les réseaux sociaux, où on a une ère, où ce qui se passe dans un lycée, et le fait qu'il y ait un blocage réussi qui rend fier, peut être calqué à l'autre bout du pays parce qu'on voit ces images, ou que quelqu'un qui perd sa main à l'ence, les lycéens à l'autre bout du pays vont être solidaires de ces faits-là. Madame Tordelier, comment
vous expliquez quand même, parce que je rejoins ce que disait Marie, c'est quand même... C'est une scène incroyable dans un établissement scolaire. Comment vous expliquez cette violence qui habite, je ne dis pas les jeunes, Je dis certains jeunes. Et sans faire de lien d'ailleurs, il y a aussi cette affaire qui malheureusement a eu lieu à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. Où j'ai vu beaucoup
de politiques parler à tort et à travers. Non mais
là, on va en rester là. Comme si c'était
la France insoumise qui était liée. On en
reste au fait que c'est un jeune qui arrive et qui sort un fusil et qui tire sur des gens qui se présentent devant lui, des adultes apparemment. Comment vous expliquez ça ? C'est des choses qu'on ne semblait pas pouvoir rencontrer il y a quelques années. Et aujourd'hui, on voit aussi à travers les manifestations, même si vous pouvez avoir votre opinion sur l'attitude de la police, quand même. des violences qui sont assez vives de la part des jeunes manifestants.
Je ne pense pas qu'en une phrase, je vous explique tous ces phénomènes, mais on voit bien qu'il y a un rôle des réseaux sociaux, on voit bien qu'il y a un gros problème de santé mentale des jeunes aussi dans ce pays. Et moi, je le dis, ça fait des années qu'on explique le nombre de lits en santé mentale par rapport au nombre de personnes qui en auraient besoin. Et donc, grosso modo, il y a une redistribution fiscale inversée selon le territoire où vous habitez. Déjà, il n'y a pas assez de lits nulle part, mais en plus, vous payez tous. les mêmes cotisations à la sécurité sociale, sauf que selon le département où vous habitez, vos enfants auront accès ou pas à des lits d'hospitalisation en santé, en psychiatrie pour enfants et ados, etc., ou pas. Donc ça, c'est un autre sujet, et on voit bien que... Et derrière beaucoup de ces actes, il y a du masculinisme, il y a des théories d'extrême droite, parfois ça existe aussi. On a l'impression que c'est l'ultra-gauche qui menace la France, c'est pas vrai. Les gens entendent n'importe quoi à longueur de semaine sur les réseaux sociaux, sur certaines chaînes de télé, ça percole et ça donne des drames à la fin. Donc ça c'est un vrai sujet. Moi je pense vraiment qu'il y a un sujet de santé mentale, de réseaux sociaux et d'état du débat public en réalité. Et des parents aussi, de
responsabilité parentale aussi dans tout ça ?
Oui, mais après, les parents, il faut les aider aussi. J'avais vraiment détesté les moments de leçons de morale de Gabriel Attal, notamment sur si ça continue, les parents défaillants, plus d'allocations familiales, etc. Il était ministre de l'Éducation à l'époque et il est devenu Premier ministre juste après. Et je me rappelle, il nous a reçu et je lui avais dit, vous savez, M. Attal, vous êtes maintenant Premier ministre et donc vous représentez l'État, vous avez à la charge tous les enfants de l'ASE. Et c'est vous qui égressez leur autorité parentale. Vous n
'êtes pas pour « tu casses, tu payes ».
En fait, je trouve que dire que c'est la faute des parents, c'est un peu facile, parce qu'élever des enfants dans certains territoires, ce n'est pas pareil qu'élever des enfants dans d'autres territoires, si vous voyez ce que je veux dire. Et selon vos moyens, vos revenus, ce n'est pas la même chose non plus. Donc ça, c'est très facile. Quand vous êtes bien né, vous avez fait les meilleures écoles, vous êtes à Matignon et vous dites, qu'est-ce que vous faites avec vos enfants, occupez-vous-en. Et je rappelais à M. Attal qu'il avait l'autorité parentale sur les enfants de l'ASEU et que je ne trouvais pas qu'il faisait de l'excellent travail, nous tous ceux qui l'avaient précédé. Par ailleurs, Moi, j'avais beaucoup discuté avec Amine Kessassi, vous savez, qui se bat contre le narcotrafic et qui l'a payé très très lourdement dans sa vie familiale. La maman d'Amine Kessassi, qui d'ailleurs appelle la police pour dire « moi mon fils, il est dealer, il est à tel endroit, allez le chercher ». La police dit « ben non, on ne peut pas faire ça ». « Si, si, vous allez chercher mon fils, moi je ne veux pas qu'il tombe là-dedans, allez le chercher ». La police n'y va jamais, vous savez comment ça se termine. Eh bien Amine, typiquement, si sa mère avait perdu les allocations familiales... Amine, il ne pourrait pas se procher dans un boulot d'avocat. Sa sœur, elle n'aurait pas pu bosser dans la main de l'air son troisième frère, qui malheureusement est décédé entre-temps, lui aussi victime de narcotrafic. Il n'aurait pas pu dire « moi je veux être gardien de la paix » puisque c'est ça qu'il voulait faire comme métier. Parce qu'une fois que les allocations familiales sont supprimées pour un enfant de la fratrie qui dérape, ça... punit tous les frères et sœurs.
Il faut qu'on avance, Marine Tondelier. Je vous donne le chiffre des gardes à vue. On est à 7 950 gardes à vue. Je l'ai vu sur le bandeau. 7 950 gardes à vue. Vous nous disiez tout à l'heure que vous croyez à la convergence des luttes, que vous serez...
Je dis que les Gilets jaunes,
sur
un an, ça a été 10 000. Donc là, je veux bien qu'il y ait des débordements dans certains endroits, mais qu'est-ce qui justifie qu'on mette 7 000 jeunes en garde à vue ? Et moi, vous voyez, j'étais par exemple à Lille. On m'expliquait au lycée Baggio, qui n'est pas forcément un lycée, qui est habitué des blocages, des luttes, qui est très politisé. C'est là que ça a commencé à Lille. Et d'ailleurs, tous les autres ont dit « Oulala, pourquoi Baggio, c'est nous d'habitude ? » Donc ils ont rattrapé un peu les choses ensuite. Et à Baggio, il n'y avait jamais eu d'arrestation. Et le jour où j'y étais, le matin même, il y avait une arrestation. Ils disent « C'est la seule noire quasiment du blocage qui a été embarquée. » Et donc vraiment, ils s'interrogeaient en disant, c'est pas comment vous le dire, on est tous ensemble. Je
vous
fais part de ces lycéens que je reçois. Si
vous le mettez sur la table ce soir, c'est ce que vous voulez dire.
Je les reçois ce matin-là en disant alors, quelles sont les nouvelles du front, comment ça se passe, c'est quoi vos impressions. Ils disent, on veut commencer par un truc, on est très choqués. Parce que ce matin sur le blocage, on était tous ensemble, il n'y avait pas un qui faisait plus, moins, etc. Et c'est la première fois qu'ils embarquaient quelqu'un depuis tous les blocages. Et ça s'est... Ça s'est retrouvé sur cette jeune fille, on ne sait pas comment vous décrire, c'est la seule personne noire qui était sur le blocage, on est extrêmement choqués, il y a une mobilisation soutien, est-ce que vous pouvez venir, etc. Donc moi, je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, mais vous voyez, la perception par ces jeunes, elle compte. Là, j'en avais une autre à Douai, qui me dit, je me fais plaquer au sol, et lacrymo dans les yeux, pendant 15 secondes, c'est très long, 15 secondes. Et j'avais rien fait, et quand je dis au policier, mais pourquoi vous me faites ça, il me répond, il ne fallait pas être là. Bon, c'est quand même assez choquant. Et les
policiers vous expliquent qu'il y a 900 blessés de leur côté et qu'ils ont été face à une violence qu'ils n'avaient aussi jamais vue. Il n'y a rien qui
justifie d'être violent contre d'autres êtres humains. Donc voilà. Mais vous voyez bien comment ça s'en rase. Et moi, j'ai aussi vu sur les réseaux sociaux d'autres exemples des gendarmes qui semblent avoir les bonnes méthodes, d'un policier qui demande à tous ses collègues d'enlever leur casque pour apaiser les tensions et ça se passe très bien. J'ai vu aussi des scènes où ça se passe très bien. se passait très bien. Donc, je le dis, forcément, il y a une sorte de... Enfin...
Il n'y a pas de violence systémique. Non, mais moi, les
lycéens me disaient aussi, on a fait plein de bocages où ça s'est très bien passé, personne n'en a jamais parlé. Et les moments où on en parle, c'est parce qu'il y a une demi-poubelle qui brûle, comme si c'était ça qu'on voulait donner à voir aux gens. Et ils disent, en fait, quand il n'y a rien qui brûle et que tout se passe bien, on ne parle pas de nous et pas de nos revues en éducation. Donc, ils ont aussi peiné de ça et je veux transmettre ce message. Vous disiez
en début d'interview, Convergence des luttes. Vous serez dans la rue samedi. Évidemment. Avec une pancarte,
touche pas à mes gosses. Parce que je pense que comme beaucoup de parents... Mais avec qui,
Marine Tondelier ? Parce qu'on a du mal à comprendre. Alors on voit que la CGT... Avec
les lycéens.
Les lycéens, les organisations intelligentes sont là aussi. Et après, il y a l'espèce de débuleuse avec le mythe des gilets jaunes qui plane un peu. Est-ce que vous savez avec qui vous allez manifester ce week-end ? Écoutez, qui veut vient.
Moi, je ne suis pas. C'est pas une boîte de nuit. On dit, t'as des baskets, tu rentres pas. Et on trie à l'entrée de la manif. Ceux qui veulent être solidaires de ce mouvement-là, ceux qui estiment qu'ils ont été méprisés pendant 10 ans, et ça fait beaucoup de monde, et qui veulent légitimement venir dire, écoutez, M. Macron, pour toute votre œuvre, je manifeste aujourd'hui, on en a ras-le-bol, on veut des réponses. Mais c'est quoi les réponses que
vous attendez ? Parce qu'entre les agriculteurs, les fonctionnaires, les lycéens, les étudiants, tout le monde n'attend pas la même chose. C'est pour ça que je vous
dis que ce mouvement est particulier. Par exemple, pour les retraites, c'était... réforme, n'aille pas au bout. C'était clair. Ils savaient ce qu'ils avaient à faire, ils ne l'ont quand même pas fait. Oui, j'entends bien.
Mais alors là, c'est encore plus compliqué.
C'est pour toute leur œuvre.
'est une
manifestation anti-Emmanuel
Macron.
C'est les résultats de 10 ans de mépris. Et je pense que la première demande, c'est du respect, c'est de la justice sociale, c'est que ce soit juste, en fait.
Avec des consignes qui doivent être passées par vous, responsable politique, vous n'êtes pas la seule à dire que vous serez dans la rue samedi, d'appel un peu à l'apaisement et que ça ne vire pas. Vous
savez, les écologistes ont été à l'initiative du mouvement Daron Daron, parce que moi j'ai entendu, notamment à Lens, plein de parents qui disent, moi je vous le dis, Madame Tondelier, je dis à mes parents, à mes enfants, vous ne sortez plus. Ils avaient peur pour leur enfant, très légitimement, après ce qui s'était passé au lycée Béal avec cette main arrachée. Et moi, je leur disais, je comprends, mais ce que vous pouvez faire aussi, c'est dire, moi, je vais manifester avec mes enfants. Et cette manifestation, elle a eu lieu, c'était il y a deux jours, et il y avait des parents d'élèves, des profs, il y avait même deux mamies qui m'ont dit, nous, on est les mamies avec les lycéens, nos petits-enfants sont là-bas, et les lycéens. Et ça s'est très bien passé, parce que, je vous le dis, l'attitude des Françaises, elle n'est pas la même non plus. Donc il y a un truc d'agressivité collective qui redescend. Mais vous voulez installer un bras de fer, c'est ça ? Mais nous, on était avec des casques blancs dans la rue à l'initiative du député écolo Pourria Amir Chahi, la fois dernière, en première ligne. Et oui, ça participe à faire baisser la tension. Donc s'il faut recommencer, on recommencera. Marine Tordelier,
il est tout frais de ce soir. Dernier sondage IFOP fiducial pour Sud Radio. Absolument. Marine Le Pen, toujours en tête, entre 32 et 36% ce soir, selon les scénarios. Je regardais, vous êtes à 2%. Il
était temps que je revienne en campagne. Est-ce que
vous irez vraiment jusqu'au bout, Marine Tordelier ?
Non, mais il était temps que je revienne en campagne. Est-ce que vous irez jusqu
'au bout ?
Vous allez me poser cette question-là tout le jour si vous voulez. Vous savez quel est notre calendrier, nos militants, ainsi que moi-même. On fera un choix, je crois que c'est le 12 ou le 13 décembre. On l'a toujours dit, parce que c'est un vote qui va être sur plusieurs jours. Donc vous aurez les résultats le 13 et il y aura quelques jours de vote. Mais vous,
votre
volonté, c'est quoi ? Mais vous savez, ce qui compte, c'est ni ma volonté, ni le sondage. C'est un petit peu quand même. Non, moi je ne fonctionne pas comme ça. On peut être candidate contre sa volonté. Non, mais je ne suis pas quelqu'un qui, depuis qu'elle a 4 ans et demi, rêve d'avoir des affiches à mon nom dans toute la France. Ce n'est pas pour ça que je fais de la politique. Moi, je fais de la politique pour changer la vie des gens. Et j'ai un peu honte de ce moment où, vous savez, on fait miroiter aux gens, on parlait de plein de revendications des lycéens, etc. On est dans le moment où on reçoit les catalogues de Noël dans les boîtes aux lettres. Ça commence déjà. Moi, je ne veux pas que nos programmes, ce soit les catalogues de Noël, où nos électeurs feuillettent en disant « Oh, ça fait envie, ils ont des étoiles plein dans les yeux, comme vos enfants, peut-être devant les galeries Lafayette, qui vont regarder les vitrines en disant « Oh, peut-être que j'aurai ça, peut- et ça, puis à la fin, ils n'auront peut-être rien du tout, parce qu'on n'aura pas l'argent pour leur payer, ou pas les bonnes personnes à l'Élysée. Et donc moi, je ne veux pas qu'on fasse miroiter à nos électeurs que tout ça c'est possible, qu'on va changer leur vie, alors qu'on ne s'organise pas pour pouvoir gagner. Moi, ce qui m'intéresse, il y a une seule chose qui m'intéresse, c'est le chemin de victoire pour notre camp politique. Donc notre mouvement, il a trois objectifs, la place de l'écologie dans cette campagne et à l'arrivée, la victoire possible de notre camp, et que l'extrême droite ne prenne pas le pouvoir en France.
Mais votre
camp, c'est quoi ? Mon camp, c'est la gauche et les écologistes.
Oui, mais il y a trois gauches, je dirais.
Donc j'ai bien compris. Il y a une partie de la gauche qui a décidé de tuer l'autre moitié de la gauche et qui somme les écologistes de les aider à appuyer sur la détente. Et ça vaut pour les deux parties. Et moi, ce n'est pas mon but dans la vie. Je ne suis pas là pour aider un tel à être droit du cimetière contre l'autre ou vice-versa. Mais vous savez que l'issue de cela... C'est une très possible défaite. Évidemment que c'est la chronique d'une défaite annoncée, ça fait deux ans que je l'explique. C'est pour ça qu'on voulait faire une primaire très très large. Certains nous ont dit « Ah non, c'est une petite primaire, on ne veut pas y participer ». Donc ils ont fait une encore plus petite primaire. Comme ça, c'est plus facile de la gagner. Et puis après, ils disent « Les écologistes, c'est bon, on a terminé notre primaire, vous pouvez venir ». Ça ne marche pas comme ça, ce n'est pas aussi simple la vie. Vous arrivez à prononcer le nom
de Raphaël Guxman ou pas ?
Mais mon but n'est pas parce que si je prononce celui-là, il faut que j'en prononce un autre et puis il faut que je les prononce tous. Et je sais comment va se transformer le débat. Moi, je suis Vous savez comment on va transformer le
débat, c'est-à-dire ? Comment il va se transformer ?
Voilà, c'est les écologistes, vous devez aider l'un ou l'autre à appuyer sur la vie de compte, et donc vous choisissez quoi ? Moi, mon critère de choix, 'est qui peut gagner la présidentielle à gauche ?
Et
aujourd'hui, personne n'est capable de l'emporter seul. Alors vous pouvez dire que moi, j'en suis pas capable, mais les autres non plus, seul, ça marchera pas. Donc ma question, c'est est-ce qu'on est capable de se dépasser tous ? de se transcender pour quelque chose qui nous dépasse. Mais vous savez qu'aujourd'hui, ce n'est
pas le cas. Vous n'êtes pas capable.
C'est exactement pour ça que je vais continuer à me battre. Je mène une double campagne pour l'écologie et pour l'union. C'est des tracts qu'on distribue en ce moment en France pour l'écologie et pour l'union. Donc nous avons, au mois d'août, écrit à tous nos partenaires. dont Raphaël Luxemann, dont Olivier Faure, mais du coup je dois tous les dire, dont Jean-Luc Mélenchon, mais aussi Clément Tinotin et François Ruffin. Vous ne l'avez pas cité dans votre communiqué de
dimanche soir quand il a gagné la primaire, vous ne l'avez même pas félicité. Je félicite tous les candidats, je
suis très contente qu'on soit plein, mais maintenant il va falloir qu'on se parle. C'est celui qui faisait
le choix du repli,
voilà comment vous avez qualifié Raphaël Luxemann. On avait préparé pendant un an une primaire et son critère pour y participer, c'était que je ne puisse pas y participer ainsi que François Ruffin. Donc oui, j'appelle ça du repli. Après, moi, je ne veux pas passer la campagne à faire ni le jeu des sept différences entre les candidats, ni à passer mon temps à être commentatrice sportive, à mettre des baffes un l'un à l'autre, etc. Mais il y a une forme de main tendue de sa part après. Oui, après, oui. Le soir de l'élection. Donc moi, je leur ai tendu la main. Mi-août, j'ai écrit un courrier à tout le monde, donc je n'ai pas cité les régionalistes bretons, que je vais citer aussi, ainsi que Nouvelle Donne, comme ça j'aurais cité tout le monde. Je leur ai tous écrit pour leur dire parlons-nous. Et moi ce qui m'intéresse c'est qu'on écrive ce chemin de victoire. Donc on va rencontrer tout le monde avec quatre sujets, nos programmes respectifs, ce qui converge ou pas, et comment on fait que ce qui ne converge pas encore converge. L'accord de gouvernement qui pourrait nous faire travailler ensemble, l'accord législatif évidemment, parce qu'être d'accord sur ce qu'on va faire, mais pas sur comment on a majorité pour le faire, ça ne marche pas. Et d'ailleurs, c'est mon sujet avec Raphaël Glucksmann, c'est que vous additionnez le sondage actuel de Raphaël Glucksmann et celui des écologistes, ça ne fait pas 50%. Ça ne fait même pas une qualification au deuxième tour. Et donc s'il dit que jamais de sa vie, il ne travaillera avec un seul insoumis en France... Ça veut dire qu'il va travailler avec celles et ceux qui ont méprisé l'écologie et dans les gouvernements successifs d'Hollande et dans les gouvernements successifs de Macron. Mais vous craignez qu'ils
se tournent vers le camp Macron ? C'est pour ça que je vous dis que quand je
vais rencontrer les gens, on va discuter des programmes, on va discuter de l'accord de gouvernement, des législatives et voilà. et aussi du dispositif de campagne. Moi, ce qui m'intéresse, quand j'aurais discuté de tout ça, c'est quel chemin de victoire ? C'est-à-dire que si c'est pour aller avec quelqu'un où, ensemble, il n'y a aucune perspective de victoire, en fait, pourquoi on fait ça ? Ce qui m'intéresse, c'est de trouver... Et il est mince, ce chemin de victoire, parce que vous avez raison de dire, il y a la chronique d'une défaite annoncée. Et là, on voit les images dans la rue, il y en a qui me disent « Ah, ça y est, la mobilisation part, c'est sûr, on va gagner. » Il y a un métier mai 68. Attendez, je rappelle quand même qu'après mai 68, la gauche, elle a gagné, mais 13 ans après. Donc, ce n'est pas parce qu'il y a une mobilisation sociale en ce moment que Et après mai 68, c'est
le général de Gaulle d'ailleurs qui a gagné. C'est l'ordre qui gagne.
Largement.
Mais l'ordre juste
a perdu la primaire socialiste.
Quand vous dites nous, vous êtes extrêmement divisé à l'intérieur de votre camp écologiste.
En fait, on réfléchit. Ça ne va pas exploser ? En fait, les Verts, ça n'a jamais été une caserne. Ce n'est pas non plus un libre-service où chacun peut faire ce qu'il veut, mais ce n'est pas une caserne. Et moi, je suis fière d'être à la tête d'un mouvement où les gens ont le droit de réfléchir, ils ont le droit de se poser des questions extrêmement légitimes que se posent à peu près tous électeurs de gauche et écologistes en ce moment, c'est-à-dire comment on fait. Et ils ont bien compris, alors il y en a qui sont emplis de certitudes, il faut absolument faire ci, il faut absolument faire ça, on a compris, mais la majorité des militants écolos, ils observent, ils se font un avis, ils sont très fiers de la démarche qu'on a lancée de discuter avec tout le monde parce qu'ils voient bien que, évidemment, ce n'est pas facile. Ce qui est humain en politique, c'est de dire, moi, je vais jusqu'au bout, je m'en fous, c'est moi tout seul et moi absolument, chacun dans son couleur de natation et on dit du mal des autres. Nous, on dit, on n'est ni socialiste, ni insoumis, ni communiste, on est écologiste, mais on ne peut pas se résoudre, avoir notre camp enfoncé dans le mur pour la troisième fois et pas du tout au deuxième tour. Donc, encore une fois, on est là pour discuter avec chacun de quel chemin de victoire est possible. Et vous avez appelé, juste
Raphaël Glucksmann, est-ce que vous l'avez
appelé ? Est-ce qu'il vous a appelé ? Non, mais là, j'ai appelé personne, je n'ai même pas réinstallé WhatsApp.
de l'interview. Vous voulez savoir quand je vais installer WhatsApp
pour appeler Raphaël. Mais on rencontrera tout le monde. Vraiment, ça je vous dis, c'est l'engagement que j'ai pris. Mais après, si c'est pour écrire une histoire qui va nulle part, ça sert à rien. Une petite question. Non, non, mais non. Si vous pourriez aller jusqu'au bout, c'est tout. C'est les militants qui décideront. J'ai posé la question tout
à l'heure deux fois, mais je n'ai pas eu de réponse.
Si, si, si. Tout est sur la table. Mon travail et que toutes les options soient possibles. Et on décidera ensemble en décembre. Et on prendra la bonne décision parce qu'on la prendra ensemble. On le lisait tout à l'heure, c'est
votre premier. interview depuis la naissance de votre deuxième enfant, naissance le 18 septembre dernier. Vous nous avez raconté les injonctions contradictoires faites aux femmes qui viennent d'accoucher et vous nous avez dit aussi qu'il y a des sujets qui sont pourtant très politiques dont on ne parle jamais. Par exemple, le postpartum, la dépression postpartum. Une
femme sur trois, deux mois après la naissance. J'ai commencé cette interview en vous
demandant comment vous alliez. Pour vous, il faut aussi que ces sujets-là dont on ne parle jamais dans une présidentielle s'invitent dans la... ou plus que s'invitent, déboulent dans la campagne ?
Alors... Je suis la seule femme chef de parti dans ce pays.
Et
on est deux femmes à être candidates à la présidentielle. Et l'autre, c'est Marine Le Pen. Et j'ai bien compris que les droits des femmes, ce n'était pas sa première lutte dans la vie. Et c'est sûrement... Pour ces raisons aussi que les sujets féministes ou les sujets de la vie quotidienne des femmes ne sont pas beaucoup portés en politique. Quand j'ai dû annoncer ma grossesse, j'ai expliqué mon parcours pour que les gens comprennent pourquoi je faisais un bébé en plein milieu de la présidentielle, qui était un bébé miracle, mais aussi un bébé surprise après trois ans de parcours infertilité. Bon, c'est un couple sur cinq qui est concerné. L'endométriose, c'est une femme sur dix. Une femme sur trois vivra une fausse couche, une interruption spontanée de grossesse, parce qu'on dit fausse couche, mais ça n'a rien de faux. C'est très vrai quand ça vous arrive. Et moi, ça m'est arrivé. d'en parler pour dire à toutes les femmes à qui ça arrive vous n'êtes pas seul et une femme sur trois vous le dites deux mois après son accouchement est en souffrance psychique dû à son accouchement et au postpartum et en fait On est entouré d'amour, de soins, d'attention pendant sa grossesse. Et une fois que le bébé est né, c'est terminé. Y compris, on a des très bons suivis de grossesse en France. Tous les mois, des rendez-vous, prise en charge à 100%. Et tout d'un coup, vous vous retrouvez livré à vous-même avec ce bébé. Moi, c'est le deuxième, donc il y a des choses qu'on maîtrise peut-être un peu mieux. Mais c'est violent. Vous dites que l'après
n'est pas du
tout.
Mais qu'est-ce que vous sous-entendez par là ? On sait que quand vous avez un... choisissez d'allaiter après un accouchement, vous avez un congé allaitement qui peut finalement allonger votre congé maternité avant de reprendre votre travail. C'est ma demande, ce n'est pas le cas. Oui, mais est-ce que vous pourriez par exemple demander ou inscrire dans votre programme un congé, je ne sais pas comment vous l'appelleriez, mais qui permettrait d'intégrer dans votre congé une éventuelle dépression d'après-naissance ? Moi,
je le dis déjà, l'allaitement, chaque femme fait ce qu'elle veut. Parce qu'on connaît aussi, vous allaitez, ça ne va pas. Vous avez toujours des critiques sur tout. L'OMS dit, si vous allaitez, la durée conseillée, c'est six mois. Donc l'allaitement, le début, c'est très dur. Les nuits, le jour aussi, la mise en place, vous avez toujours l'impression de ne pas bien. C'est vraiment difficile, les trois premières semaines. Et puis une fois que ça se met en place, vous devez reprendre le travail. Et on vous dit c'est bien d'allaiter six mois, là on vous donne un tirelet, on vous dit il y a une salle de pause là-bas, en fait c'est quand même très compliqué. Moi je pense que pour mon premier, comme pour plein de femmes, ça s'arrête mécaniquement parce que votre bébé finit par vous pousser en disant non merci, on pourrait faire le biberon, c'est plus simple. Et donc c'est hyper dur. Donc pour les femmes qui veulent continuer d'allaiter, on doit pouvoir trouver des solutions. Il y a des pays où il y a des congés d'allaitement, par exemple. En France, ce qu'on vous dit, c'est que votre médecin peut vous mettre en congé, pathologie, etc. Et sur le postpartum, c'est très bien de se retrouver tout seul avec un bébé qu'on ne peut pas poser. Il y a des bébés qui ne supportent pas d'être posés, d'être seuls. Il y a des femmes qui n'arrivent plus, même se doucher avant midi, des fois ça relève de l'exploit. Et donc voilà, c'est par exemple le portage de repas à domicile. On le fait pour des personnes âgées, pour plein de gens. Pourquoi on ne le fait pas pour les femmes enceintes qui n'ont pas d'aide autour d'elles et qui n'y arrivent pas ? Pourquoi on ne prend pas plus soin de la santé mentale des femmes service public, d'aide à domicile des femmes, y compris pour les nuits par exemple, parce qu'il y a des drames aussi qui arrivent, parce que des femmes ne s'en sortent pas et sont sombres. Et donc je vous le dis, vous n'êtes pas seules, voilà, et on va penser à vous et parler de vous dans cette campagne, des femmes et de toutes les femmes, des femmes qui sont malades, qui ont des maladies sur lesquelles il y a moins de recherche que c'est des maladies féminines, des femmes qui ont des ménopause précoces, des pubertés précoces, on va parler de tout ça dans cette campagne. je ne vais pas lâcher l'affaire.
Merci beaucoup Marine Tondélé d'avoir été avec nous ce soir pour votre première interview de retour. Je ne sais pas comment j'allais en
arrivant, mais je vais mieux.
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