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Bonjour, je suis désolé de ne pas être avec vous aujourd'hui. J'aurais aimé être là pour soutenir Jean-Luc Mélenchon et appeler à voter pour lui dans cette prochaine élection. Je l'ai fait aux élections précédentes, mais je veux le faire là peut-être avec encore plus de convictions, encore plus de sentiments, encore plus forts. Donc bien sûr, évidemment, pour des raisons très concrètes, on le sait tous, pour augmenter les salaires et les bas salaires et les réformes fiscales, transformer la Constitution de la France en une Constitution plus adaptée à une République d'aujourd'hui. Et bien entendu, puisqu'on est en pleine actualité, supprimer, aménager, enfin transformer cette histoire de Parcoursup, qui est une histoire qui domine tous les parents de France depuis des années. Tout ça, c'est très très bien déjà, si toutes ces musiques concrètes étaient appliquées, mais j'ai quelque chose d'un peu plus fort que ça, un sentiment un peu plus fort en ce moment, que j'avais oublié presque quasiment, et que j'ai retrouvé, c'est cette idée de transformer le monde et de changer la vie, comme disaient Rimbaud et Marx, qu'on avait associés. Et ça, j'ai eu ce sentiment-là quand j'ai vu le meeting où j'ai regretté aussi de ne pas pouvoir aller, le meeting de Saint-Denis, où j'ai vu là des sourires que moi je n'en avais plus, en fait. C'est-à-dire qu'en agrandissant l'image, puisque évidemment j'ai regardé les images à la télévision ensuite, en agrandissant, en zoomant comme ça sur des arrêts sur image, j'ai vu des sourires qui me faisaient penser, évidemment, j'allais dire, au sourire de la tradition ouvrière, au sourire de la tradition des luttes, c'est-à-dire des sourires des jeunes gens, des jeunes couples qui dansaient. dans les usines occupées du Front Populaire, évidemment, des embrassades à la Libération, quand les convois de résistants défilaient dans les rues après la Libération, ou même des applaudissements quand ce programme commun a été signé, en 1972, toutes ces époques-là de l'hier populaire, toutes ces époques où le peuple, en fait, presque se réveille, existe, et où le peuple est joyeux. C'est de voir le peuple comme ça. en joie, en sourire, dans une forme totale de bienveillance, de fraternité, de générosité, c'est une chose que j'avais plus depuis très longtemps et que je retrouve là. Donc il peut se passer quelque chose, je crois, dans cette élection, d'un peu plus important que toutes les numérations que j'ai faites un petit peu rapidement, de tous ces chiffres, de toutes ces choses qui pourraient changer. C'était un peu ça, c'était un peu de la prose, en fait, puis il peut se passer aussi quelque chose de poétique, en fait, dans cette élection, voilà. Je crois qu'on peut s'apercevoir que la politique pourrait être à nouveau... fondée sur une morale. Certaines disent qu'effectivement la politique et la morale sont deux choses qui s'opposent. Moi je crois profondément que si la politique n'est pas fondée sur la morale, elle ne m'intéresse pas du tout. Et la morale de la gauche, la morale de la France insoumise, la morale de Jean-Luc Périchon aujourd'hui, je crois qu'en un mot c'est le partage des richesses. Je continue à ne pas comprendre effectivement que sur la... terre entière, mais évidemment en France aussi, bien sûr, les richesses ne sont pas mieux partagées. Donc c'est pour moi une question politique et morale. Je vous souhaite, je nous souhaite en fait, une belle écrane de victoire l'année prochaine.
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