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Monsieur le Premier ministre, j'ai deux bonnes nouvelles. La première, c'est que pour la première fois de l'histoire du Sénat, un groupe Rassemblement National et UDR a vu le jour. L'autre excellente nouvelle, c'est que la présidence d'Emmanuel Macron prend fin dans 200 jours. Après... Après 3400 jours d'exercice du pouvoir, il est clair que la partition des Mozart de la finance ressemble moins à un hymne triomphal qu'à un requiem. Mais votre bilan, c'est aussi. Des lycéens avec moins de professeurs, des agriculteurs avec moins de champs, des ouvriers avec moins d'usines, des travailleurs et des retraités avec moins de pouvoir d'achat, des forces de l'ordre avec moins d'ordre, des soignants avec moins de moyens, des familles avec moins d'enfants. Monsieur le Premier ministre, ma question est la suivante. Est-ce que vous avez au moins une bonne nouvelle à annoncer aux Français ?
Alors est-ce qu'il y a une bonne nouvelle ? Je ne la vois pas bien de prime abord. Peut-être si. Vous avez enfin un contre-budget. avec des chiffres. Bon, on ne sort de l'ambiguïté qu'à son propre détriment. J'imagine donc que le contre-budget que vous avez préparé va se traduire en amendement de votre groupe. J'imagine donc que, par exemple, sur la lutte contre la fraude, pour l'année prochaine, 6 milliards d'euros. Ce n'est plus une cale pour la porte. Là, c'est quand même assez important. Je rappelle que dans le PLF, pour nous, le gouvernement, c'est 1 milliard. Et que d'ailleurs, même le milliard, il faut le documenter devant la Cour des comptes et le Conseil des finances publiques, parce qu'à chaque fois, on dit la fraude, c'est bien 6 milliards. Mais enfin, c'est juste pour 2027, parce qu'ensuite, c'est 12 milliards en 28, 19 milliards en 29, 27 milliards en 30, 32 milliards en 31. À la bonne heure. Il y a une ligne aussi qui est intéressante, c'est collectivité locale. Alors, je crois pouvoir dire que les personnes qui ne sont pas démagogues dans cette émission sachent tous qu'il faut faire quelque chose d'intelligent en effort budgétaire sur les collectivités. Je pense que le Sénat a le redémontré. Après, on n'est jamais complètement d'accord sur comment il faut faire et sur le quantum final. Les gens qui aiment bien les finances publiques, qui ne sont pas dans le déni de ce qui se passe, savent qu'il faut faire un effort. Vous, c'est autre chose. L'année prochaine, 8 milliards d'euros sur les collectivités locales. 2028, 12 milliards. 2029, 14,5 milliards. 2030, 16,9 milliards. Et 2031, 18,4 milliards. J'espère que vous l'avez dit aux grands électeurs de la Gironde avant la fin du mois de septembre. Le vrai courage. C'est d'aller quand même faire l'Assemblée générale des maires de Gironde, d'aller voir les conseillers départementaux, les présents d'Interco et leur dire quand même en 2031, on finira avec 18 milliards d'euros de moins sur les collectivités locales. Donc en fait, c'est toujours pareil, même la présidente. On raconte bien ce qu'on veut des 10 ans d'Emmanuel Macron. C'est le rétroviseur. Quand on regarde dans le pare-brise en face et qu'on voit les propositions qui arrivent, j'ai bien peur quand même du cauchemar. Il est temps de se réveiller.
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