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Vous publiez un livre aux éditions de l'Observatoire, un livre programme, dans lequel vous adressez 18 lettres aux Français. Si je vous résume bien, Bruno Retailleau, vous dites « je n'ai pas changé, je ne suis pas réac et je n'ai rien à voir avec le Rassemblement national ». Est-ce que c'est bien ça ?
n'est pas un livre programme. Je n'ai pas voulu ennuyer les Françaises, les Français, avec plein de propositions. Les propositions, j'en fais chaque semaine. Simplement, j'ai voulu, en m'adressant à eux, de façon très personnelle, comme si j'écrivais sur tel et tel sujet. avec, si j'ose dire, un peu de dévoilement sur ce que je suis. Pas trop, un petit peu, mais pas trop. Vous le dites d'ailleurs dans le livre. Oui, je pense en réalité qu'un projet présidentiel, ce sont des mesures, une vision, mais aussi un candidat, une incarnation. J'ai voulu qu'à travers ces lettres-là, les Français sachent ce que je pense, mais surtout ce que je suis, et je pense qu'il y aura quelques surprises.
Vous dites par exemple que vous ne vouliez pas en dévoiler trop sur votre famille notamment. Vous pensez qu'une campagne présidentielle n'a pas besoin de mettre votre famille au centre du jeu ? Je
ne suis pas pour la pipolisation. C'est une élection présidentielle, ça doit se faire avec des belles photos sur le papier glacé. Vous savez, on vit un drame. Il y a tellement de nos compatriotes qui sont en situation très difficile. La France est au bord d'une crise très grave. Je pense qu'on doit à nos compatriotes un peu plus de sérieux.
Alors précisément, il y a cette crise des lycées, des lycéens, des lycéens qui demandent toujours 10 milliards d'euros et notamment la fin de Parcoursup. Vous leur répondez quoi, notamment sur cette question de Parcoursup qui suscite beaucoup de colère dans la rue ? On
a pris un certain nombre de positions. Je pense qu'il faut une nouvelle plateforme. Parcoursup, c'est une boîte noire. On n'y comprend rien. Ça stresse les familles, ça stresse les jeunes. Et surtout, ça n'est pas une plateforme qui sélectionne au mérite. que je proposerai ce sera uniquement le mérite je veux une école méritocratique et je veux aussi une sélection à l'université aujourd'hui on a une bien sûr une sélection mais elle est cachée c'est à dire que il ya à peu près un élève sur deux qui rentrent après le bac à l'université qui n'aura pas de titre universitaire après cinq ans et ça je veux casser ça parce que c'est l'échec donc la sélection il faut l'assumer
Toujours au propos de cette crise des scènes, on apprend dans le canard enchaîné que Sébastien Lecornu aurait souhaité poursuivre Jean-Luc Mélenchon en justice pour incitation à la rébellion. Vous l'auriez fait, vous, si vous étiez encore au gouvernement ? Je l'aurais fait.
J'étais celui d'ailleurs qui a dissous, vous vous souvenez, la jeune garde. Or, la jeune garde a été créée par Raphaël Arnaud, qui est un député des Insoumis. Et je me souviens, lorsque je l'ai d'ailleurs dissous, cette jeune date. Monsieur Mélenchon avait dit « Allez-y, continuez, allez-y, bravo ». Vous vous rendez compte ?
Donc vous l'auriez fait et vous continuez à défendre l'idée d'une interdiction de la France insoumise ? J
'ai mis cette idée sur la table. Je pense qu'il faut secouer, si j'ose dire les choses. On ne peut plus fermer les yeux sur le comportement antirépublicain des insoumis.
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