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la Présidente, Mélodie Vogel, pour le groupe Ecologie, Solidarité et Territoire.
Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Premier ministre, depuis un mois, la France a une chance immense. Sa jeunesse se lève. Et elle se lève pour la plus belle des causes. Pouvoir apprendre et préparer son avenir. Un avenir qu'elle veut juste, sans misère, sans discrimination et sans racisme. Et quelle a été votre réponse ? Le mépris d'abord. Celui des pouvoirs qui ont du mal avec la contestation. Vous les avez dit manipuler. par la France Insoumise. Certains ont dit par les frères musulmans. Les lycéens n'ont pas besoin qu'on leur souffle leur colère. Ils la vivent déjà eux-mêmes tous les jours. Dans des classes à 35, devant la chaise vide d'un professeur qui n'est jamais remplacé. Sous des plafonds qui s'effondrent dans des classes où il fait trop chaud l'été, trop froid l'hiver, avec au ventre l'angoisse de Parcoursup. Ce ne sont pas des marionnettes, ce sont des citoyennes et des citoyens qui prêent très fort le prix de vos choix politiques. Ensuite, plutôt que des réponses de fond, une répression inédite et inutile. Avec... du matériel de guerre. Du matériel de guerre contre des enfants de 15 ans. Un Etat qui tire sur ses enfants est un Etat qui a déjà perdu. En 1986, il a fallu la mort de Malik Ousekine pour dissoudre les voltigeurs. N'attendez pas un drame interdisé dès maintenant définitivement l'usage des LBD et des grenades. Je veux maintenant m'adresser directement aux lycéennes et aux lycéens. Nous sommes fiers de vous. Nous sommes fiers d'une jeunesse vivante, héritière d'une longue histoire de lutte. Que les mêmes qui vous ignorent et vous répriment saluent dès qu'elles sont loin. La marche pour l'égalité et contre le racisme. Le mouvement des cafards en Inde. Les lycées de Seine-Saint-Denis en 1990. Le mouvement de la jeunesse à l'origine de la révolution de velours. Les marches pour le climat. Euromaïdan à Kiev. Toujours on a dénigré la jeunesse. Toujours l'histoire lui a donné raison. Alors ne baissez pas les yeux. Votre voix est légitime et votre colère est juste.
vous répondre, la parole est au Premier ministre. J'aurai la nécessité de respecter le temps.
Monsieur le Président du Sénat, Mesdames et Messieurs les Sénatrices et Sénateurs, Madame la Présidente. Pas complètement certain d'avoir bien saisi votre question. J'en ai bien néanmoins compris le timbre et la tonalité. Deux minutes, plus de deux minutes, pas une seule condamnation de la violence. Deux minutes, pas une seule condamnation de la violence. 1000 policiers blessés, moins de 300 enseignants. Où est la gauche qui défendait les enseignants et les proviseurs ? Où est la gauche ? Même pas un mot pour condamner des tirs de mortier sur des salles de classe. Mais je vais venir au fond dans un instant. Le fond que vous n'avez même pas d'ailleurs ouvert dans votre question. Pas une seule proposition. Parce qu'au fond, personne n'est dupe au bout de trois semaines. On voit bien aussi une classe politique qui est en train de courir après le mouvement pour essayer de le récupérer à des fins électorales. C'est le moment de la grande clarification, madame la présidente. Oui, oui, ce mouvement au début a été instrumentalisé par vos ailliers de la France insoumise dans le Val-de-Marne. Oui. Je comprends que ça vous gêne. Est-ce que dans un 2e temps, ce mouvement s'est généralisé? La réponse est oui et sans la France insoumise. La vérité, toute la vérité. 3e temps, est-ce que des violences urbaines inacceptables se sont installées et infiltrées dans le mouvement? La réponse est oui. Est-ce que c'est à ce point difficile que de le condamner et de le reconnaître? Et dernier point, aujourd'hui, en ce moment même, nous avons 200 lycées. en France seulement 200 lycées dans lesquels... La situation est en train de s'enquister avec une violence inédite. Est-ce que ça correspond au droit de manifester, au droit de grève et à toutes les expressions que la démocratie sociale autorise par notre Constitution? La réponse est non. Lorsque les organisations syndicales étudiantes ou lycéennes déposent auprès des préfectures ou du ministère de l'Intérieur des demandes de manifestations, elles sont autorisées. Pour quelle raison? Parce que, précisément, elles sont sécurisées. Mais, mesdames, messieurs les sénateurs, ne jouez pas double jeu. Vous jouez double jeu avec vos alliés de la France insoumis sur ce sujet depuis le début. Vous soufflez sur les braises et ensuite vous faites semblant de condamner la violence. Et même là, vous avez oublié de le faire. Cette hypocrisie fait du mal. Elle fait du mal à la France, elle fait du mal au service public de l'éducation nationale. Et pardonnez-moi, puisqu'on va quand même parler du fond, puisque personne n'en a parlé dans votre question. Pardon, monsieur le président Caner, vous avez fait une question très très large et très politique. C'est votre droit. Et désormais, c'est la deuxième question très large et très politique. Vous avez une plateforme en ligne. qui permet de donner la parole aux lycéennes et aux lycéens. Elle a été accueillie avec beaucoup de mépris. 100 000 contributions. Monsieur Gontard, je pense que 100 000 lycéennes et lycéens méritent notre respect. Ils ont pris le temps de déposer justement des contributions. Qu'est-ce que nous apprenne justement la plateforme ? Parce qu'un peu de transparence, je pense, pourra peut-être aussi montrer que la classe politique parfois met des mots dans la presse qui ne correspondent pas à ce que la jeunesse vient nous dire par ailleurs. Souffrant d'humilité. 79,9% des remontées de cette plateforme concernent l'organisation du temps scolaire et des emplois du temps avec une différence en fonction des lycées qui est absolument incroyable. Je suis en train de vous dire que la situation est différente d'un lycée à l'autre. Ça ne semble pas vous intéresser. Revenons de la politique politicienne. Vous aurez bientôt des campagnes pour le faire. Ne vous inquiétez pas. Oui, je la regarde en face justement, c'est ce que je suis en train de vous dire. Deuxième des choses, 51,5% des remontées concernent les problèmes bâtimentaires. Mais vous représentez les collectivités locales. Vous n'allez pas quand même jeter l'opprobre sur les élus régionaux, Madame la Présidente, vous êtes sénatrice. Il faut savoir. Et pareil, puisqu'on se dit la vérité. Les chiffres démontreront que la réalité est très différente d'un conseil régional à l'autre. Tout simplement parce que toutes les gestions ne se valent pas, madame la présidente. Je sais de quoi je parle, j'ai repris une collectivité à la gauche qui a négligé le bâtimentaire collège pendant des années. Vous voulez la transparence et le débat. Moi, je la propose. Depuis 15 jours, je vois l'extraordinaire politisation. Je ne suis pas surpris, mais je pense qu'au bout d'un moment, rien ne résistera à la transparence. Et on peut continuer sur l'ensemble des contributions. 28,4% sur les remplacements. Mais on aura le débat dans cet hémicycle. Pardon, mais la question de la démographie, je le disais pour les sujets budgétaires, pour le ministre président Cannaire, pour les lycées. Vous aurez pratiquement 1,7 million d'élèves en moins d'ici 2035. 1,7 million. C'est un défi absolument incroyable. Vous voyez bien les deux scénarios qui existent. Le premier, irréaliste et brutal, qui consiste à prendre tout le dévident démographique et à l'appliquer budgétairement à l'aveugle en diminuant considérablement le nombre d'enseignants. Certains le proposent. ou le mouvement complètement irréaliste et démagogue qui consiste à dire on se moque de la démographie, on ne change rien. Pardon, il y a un chemin entre les deux de sagesse, un chemin de planification. Qu'est-ce que fait Edouard Jeffrey depuis six mois avec l'expérimentation dans les 18 départements ? Là aussi, quand on fait des visites ministérielles, on ne peut pas avoir des gens qui nous disent sur le terrain votre truc est vachement bien, puis quand on se retrouve ici, le taper politiquement avec beaucoup de cynisme. Le double discours, ça suffit. Donc on le voit bien, la planification, comme on l'a fait dans les années 60-70, en se posant les bonnes questions, peut pas avoir un Sénat qui parfois, à l'automne, nous explique à nous, gouvernement, qu'on supprime pas assez de postes, et parfois les mêmes groupes qui font des questions au gouvernement en avril en disant « il y a des classes qui ferment ». Stop au double discours aussi. Donc, je le dis, ce gouvernement n'a pas d'échéance. Ce gouvernement... n'a pas d'échéance électorale, ce qui lui donne une très grande liberté pour regarder, dès le mois de novembre et dès le mois de décembre, dans la plus grande clarté et dans la plus grande transparence dans cet hémicycle, les modifications qui pourront être faites sur le budget de l'éducation nationale. Là, on sera loin des grands discours. Pour le coup, on sera dans le concret. Amendement contre amendement. Pour le coup, madame la présidente, j'ai été piqué au vif sur l'absence de condamnation de violence tout à l'heure, mais loyalement, les ministres et votre serviteur nous seront à la disposition de tous les présidents de groupe ici. quel qu'il soit, pour travailler, pour améliorer le budget de l'éducation nationale, mais sans démagogie.
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