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Toute la vérité. Troisième temps, est-ce que des violences urbaines inacceptables se sont installées et infiltrées dans le mouvement ? La réponse est oui. Est-ce que c'est à ce point difficile que de le condamner et de le reconnaître ? Et dernier point, aujourd'hui, en ce moment même, nous avons 200 lycées en France, seulement si j'ose dire, mais c'est déjà trop, 200 lycées dans lesquels... La situation est en train de s'enquister avec une violence inédite. Est-ce que ça, ça correspond au droit de manifester, au droit de grève et à toutes les expressions que la démocratie sociale autorise par notre Constitution ? La réponse est non. Lorsque les organisations syndicales étudiantes ou lycéennes déposent auprès des préfectures, auprès du ministère de l'Intérieur des demandes de manifestation, elles sont autorisées. Et pour quelle raison ? Parce que précisément, elles sont sécurisées. Mais, mesdames, messieurs les sénateurs, ne jouez pas double jeu. Vous jouez double jeu avec vos alliés de la France insoumise sur ce sujet depuis le début. Vous soufflez sur les braises et ensuite vous faites semblant de condamner la violence. Et même là, vous avez oublié de le faire. Cette hypocrisie fait du mal. Elle fait du mal à la France, elle fait du mal au service public de l'éducation nationale. Et pardonnez-moi, puisqu'on va quand même parler du fond, puisque personne n'en a parlé dans votre question. Pardon, monsieur le président Cannaire, vous avez fait une question très large et très politique. C'est votre droit. Et désormais, c'est la deuxième question très large et très politique. Vous avez une plateforme en ligne. qui permet de donner la parole aux lycéennes et aux lycéens. Elle a été accueillie avec beaucoup de mépris. 100 000 contributions. Monsieur Gontard, je pense que 100 000 lycéennes et lycéens méritent notre respect. Ils ont pris le temps de déposer justement des contributions. Qu'est-ce que nous apprenne justement la plateforme ? Parce qu'un peu de transparence, je pense, pourra peut-être aussi montrer que la classe politique parfois met des mots dans la presse qui ne correspondent pas à ce que la jeunesse vient nous dire par ailleurs. souffrant d'humilité. 79,9% des remontées de cette plateforme concernent l'organisation du temps scolaire et des emplois du temps avec une différence en fonction des lycées qui est absolument incroyable. Je suis en train de vous dire que la situation est différente d'un lycée à l'autre. Ça ne semble pas vous intéresser. Revenons à de la politique politicienne. Vous aurez bientôt des campagnes pour le faire. Ne vous inquiétez pas. Oui, je la regarde en face, justement, c'est ce que je suis en train de vous dire. Deuxième des choses, 51,5% des remontées concernent les problèmes bâtimentaires. Mais vous représentez les collectivités locales. Vous n'allez pas quand même jeter l'opprobre sur les élus régionaux, madame la présidente, vous êtes sénatrice. Il faut savoir. Et pareil, puisqu'on se dit la vérité. Les chiffres démontreront que la réalité est très différente d'un conseil régional à l'autre, tout simplement parce que toutes les gestions ne se valent pas, madame la présidente. Et je sais de quoi je parle, j'ai repris une collectivité à la gauche qui a négligé le bâtimentaire collège pendant des années. Donc, vous voulez la transparence et le débat. Moi, je la propose, puisque... Depuis 15 jours, je vois l'extraordinaire politisation. Je ne suis pas surpris, mais je pense qu'au bout d'un moment, rien ne résistera à la transparence. Et on peut continuer sur l'ensemble des contributions. 28,4% sur les remplacements. Mais on aura le débat dans cet hémicycle. Pardon, mais la question de la démographie, je le disais pour les sujets budgétaires, pour le ministre président Cannaire, pour les lycées. Vous aurez pratiquement 1,7 million d'élèves en moins d'ici 2035. 1,7 million. C'est un défi absolument incroyable. Et vous voyez bien les deux scénarios qui existent. Le premier, irréaliste et brutal, qui consiste à prendre tout le dévident démographique et à l'appliquer budgétairement à l'aveugle en diminuant considérablement le nombre d'enseignants. Certains le proposent. ou le mouvement complètement irréaliste et démagogue, qui consiste à dire on se moque de la démographie, on ne change rien. Pardon, il y a un chemin entre les deux de sagesse, un chemin de planification. Qu'est-ce que fait Edouard Jeffrey depuis six mois avec l'expérimentation dans les 18 départements ? Là aussi, quand on fait des visites ministérielles, on ne peut pas avoir des gens qui nous disent sur le terrain, votre truc est vachement bien, puis quand on se retrouve ici, le taper politiquement avec beaucoup de cynisme. Le double discours, ça suffit. Donc on le voit bien, la planification, comme on l'a fait dans les années 60-70, en se posant les bonnes questions, peut pas avoir un Sénat qui parfois, à l'automne, nous explique à nous, gouvernement, qu'on supprime pas assez de postes, et parfois les mêmes groupes qui font des questions au gouvernement en avril en disant « il y a des classes qui ferment ». Stop au double discours aussi. Donc, je le dis, ce gouvernement n'a pas d'échéance. Ce gouvernement... n'a pas d'échéance électorale, ce qui lui donne une très grande liberté pour regarder, dès le mois de novembre et dès le mois de décembre, dans la plus grande clarté, dans la plus grande transparence, dans cet hémicycle, les modifications qui pourront être faites sur le budget de l'éducation nationale. Et là, on sera loin des grands discours, pour le coup, on sera dans le concret, amendement, contre-amendement, et pour le coup même, la présidente, j'ai été piqué au vif sur l'absence de condamnation de violence tout à l'heure, mais loyalement, les ministres et votre serviteur nous seront à la disposition de tous les présidents de groupe ici. quels qu'ils soient, pour travailler pour améliorer le budget de l'éducation nationale, mais sans démagogie.
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