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Avant de discuter de ce budget, de ce choix politique et de quelle manière Sébastien Lecornu peut-il aujourd'hui naviguer politiquement dans ce maringo du budget, on va aller rejoindre à l'Élysée Christelle Méral, car justement à propos de budget, sur ce sujet, Emmanuel Macron réunit à déjeuner Sébastien Lecornu, Yael Broun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, ainsi que Gérard Larcher, président du Sénat. Et on va découvrir avec vous Christelle ce qu'ils vont se dire.
ce rendez-vous s'inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre les quatre principaux personnages de l'État. Un déjeuner à l'invitation d'Emmanuel Macron prévu il y a plusieurs semaines. Pas d'ordre du jour officiel, mais il sera bien sûr question du budget. L'équation s'annonce très compliquée parce qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Selon un proche du chef de l'État, l'adoption de ce budget, c'est un enjeu majeur pour Emmanuel Macron. peut terminer son second mandat avec un budget pour la France. De son côté, le président du Sénat, Gérard Larcher, alerte sur l'état dégradé des finances et s'inquiète des impôts supplémentaires. Quel outil sera utilisé pour ce budget ? Le 49-3 ou bien les ordonnances, c'est-à-dire l'adoption du budget sans vote ? Pour l'heure, rien n'est tranché. Lors de ce déjeuner, il devrait aussi être question de la mobilisation des lycéens et de la manifestation samedi contre la vie chère.
Merci Christelle. Alors forcément, Arnaud Bénédetti, la question qui se pose maintenant à chaque Premier ministre d'Emmanuel Macron dès que l'automne arrive, c'est est-ce que celui-ci, Sébastien Lecornu, peut passer l'automne quand on voit aujourd'hui la situation politique du
C'est une question qui se pose surtout depuis 2024, en l'occurrence, parce qu'on est dans une situation tout à fait exceptionnelle sous la Ve République, puisque nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée nationale, ce qui rend évidemment l'exercice pour un Premier ministre extrêmement difficile lorsqu'il veut faire voter un budget. La situation n'a pas changé. fondamentalement sur le plan des rapports de force par rapport à l'année dernière, clairement. Ce qui peut-être fait changer quand même un peu, j'allais dire, la tectonique à l'Assemblée nationale, c'est la perspective des présidentielles. Je crois que là, on a un élément qui va déterminer beaucoup le positionnement des uns et des autres, avec des arrières-pensées évidemment politiques et électorales. Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, c'est que finalement, peut-être la situation de M. Lecornu cette année, malgré toutes les difficultés qui sont les siennes, c'est-à-dire boucler un budget, rassurer les marchés si tant est que ce soit possible, etc. Peut-être que finalement, sa position... est peut-être plus favorable qu'elle ne l'était l'année dernière. Parce que, pour une raison, j'allais dire, n'engage évidemment que moi en termes d'analyse, mais c'est que ceux qui tiennent finalement le sort de ce budget, encore une fois, c'est le Rassemblement national. Quelle va être la position du Rassemblement national sur ce budget ? Et les signaux qu'ils envoient depuis quelques jours, alors ça peut changer parce que ça va dépendre évidemment de ce qu'il y a dans la corbeille de mariée. Si on peut parler de corbeille de mariée concernant ce budget, c'est plutôt des signaux qui semblent dire qu'ils ne s'associeraient pas, en tout cas on peut les interpréter comme tels, à une éventuelle motion de censure. Et là, évidemment, clairement, dans cette hypothèse-là, le budget pourrait être adopté en difficulté, certes, mais il pourrait l'être. Et pourtant,
Manjid, hier vous avez suivi pour France Info ces débats à l'Assemblée nationale sur l'ouverture de ces discussions autour du budget. On a senti au départ... Sébastien Lecornu a essayé de nous faire comme l'année dernière, c'est-à-dire aller voir non pas le RN mais le Parti Socialiste, parce que, souvenons-nous, l'année dernière, Sébastien Lecornu avait réussi à faire passer ce budget, même à 49,3, mais au départ à avoir l'accord des socialistes puisqu'il avait suspendu la réforme des retraites. Là, il leur a écrit une lettre pour dire trois priorités. Aujourd'hui, c'était à savoir la lutte contre les violences faites aux femmes, l'agriculture et également la jeunesse et l'avenir de nos écoles. Là, ça n'a pas suffi.
Ça ne suffit pas. Et nous, quand on échange avec les députés socialistes à l'Assemblée nationale hier, preuve en est, ils ont déposé une motion de rejet sur la copie du gouvernement. Cette année, il semble quand même... Peu probable qu'il y ait un compromis avec les socialistes. Il faut quand même le dire, même Raphaël Glucksmann, qui est le candidat à l'élection présidentielle de la gauche, ce qu'ils appellent républicaine, même lui dit que ce budget n'est pas possible. Et en même temps, il n'appelle pas à censurer. Il n'appelle pas à censurer, mais attention, sur le Rassemblement national, juste pour rebondir à ce que vous disiez, moi je suis parti au quotidien, j'étais du côté du Touquet pour la rentrée parlementaire, et c'est vrai qu'il y avait un signal fort, ça a été... Marine Le Pen qui l'a dit à ses députés, à ses parlementaires, mieux vaut un budget imparfait que pas de budget. Parce que le Rassemblement National, on le voit à une volonté, en tout cas lorsqu'on échange avec les cadres du parti, une volonté de crédibilisation en vue de l'élection présidentielle. Ils nous ont présenté un contre-budget. On peut en parler du
budget qui est aujourd'hui sous le feu des critiques.
Ils nous ont aussi hier présenté un contre-budget. par rapport au budget de Sébastien Lecornu, par rapport à cette copie du gouvernement. Et ce qu'on comprend, c'est quand même qu'il y a des lignes rouges. C'est pour ça que je ne suis pas totalement d'accord avec vous. C'est que sur les retraités, ils disent « attention, on ne touche pas aux retraités ». Et donc la question de la sous-intextation d'une partie des retraites et la question de l'abattement de 10% se posent aussi. René, est-ce qu'on le voit
aujourd'hui ? C'est finalement ce que disait Arnaud Benedetti aussi. Est-ce qu'aujourd'hui, ce budget doit être vu forcément à l'aune de la présidentielle ? Est-ce que toutes les attitudes de chacun sont analysées par rapport au scrutin ?
Oui, évidemment, et par ailleurs, on peut partir du principe que, quelle que soit l'issue de la présidentielle, ce sera au fond un budget pour six mois, et qu'ensuite, le président ou la présidente qui sera élu avec sa majorité, le cas échéant, viendra déposer ce qu'on appelle un budget rectificatif. C'est d'ailleurs souvent le cas après les élections présidentielles, et là, ce sera sans doute nécessaire. Mais juste, je reviens sur ce qui a été dit, pour apporter peut-être un point de vue un tout petit peu différent. Je suis d'accord sur le fait qu'il n'y a pas 40 solutions pour faire passer ce budget, il y en a deux. Il y a évidemment l'accord tacite avec le Rassemblement national, qui est une option. Je souligne quand même qu'elle a échoué lorsque le Premier ministre Barnier a essayé de tenter cette option fin 2024, puisqu'il a été censuré, alors même qu'il avait fait des concessions au parti d'extrême droite. L'autre option... qui reste quand même de mon point de vue la plus crédible, c'est d'avoir un accord explicite ou tacite entre le gouvernement et le Parti Socialiste. C'est quand même, je le rappelle, ce qui a été fait début 2025 et début 2026. Alors la grande différence entre aujourd'hui et début 2026, c'est qu'à l'époque, le Premier ministre Lecornu avait lâché la réforme des retraites. Aujourd'hui, la question c'est qu'est-ce qui a encore à lâcher ? Je pense, pour terminer là-dessus... C'est ce qu'on propose
aujourd'hui, l'agriculture, l'école, etc. Il faut être très clair.
Le projet actuel, le projet initial, sans doute inacceptable pour les socialistes. En tout cas, c'est comme ça qu'ils le disent. Je ne trouve pas que ce soit surprenant comme position. Néanmoins, il y a un débat. Et donc, à mon avis, mais je le dis en étant observateur du sujet, je pense quand même que s'il y avait une volonté de part et d'autre, il y aurait un chemin. Je vous donne deux exemples. La question du budget de l'éducation nationale. puisque c'est au cœur des revendications parfaitement légitimes qui sont exprimées aujourd'hui par la jeunesse. On voit bien que le budget 2027 n'y répond pas totalement. Et enfin, la question de la fiscalité, notamment sur les grandes fortunes.
Avant de rejoindre notre député Modem, que nous allons rejoindre, Nicolas Turcoy, un mot, Arnaud Benetti ?
Non, la question de la temporalité en politique est toujours extrêmement importante. Si vous voulez, 2026 n'est pas 2025 et n'est pas 2024. C'est-à-dire qu'autant en 2024 et en 2025, le Rassemblement national pouvait faire preuve d'intransigeance, autant aujourd'hui, dans la perspective éventuelle d'une élection aux présidentielles, ils ont intérêt, vous l'avez justement rappelé, à montrer qu'ils sont responsables et que, de toute façon, s'ils arrivent aux affaires, il faudra quand même qu'ils gèrent la situation de la France. Donc un mauvais budget plutôt que pas budget du tout, ou en tout cas un budget équivalent à celui de l'année dernière, pour eux, en l'occurrence, c'est quelque chose qui est plutôt profitable. Après, sur les socialistes, le problème des socialistes, c'est qu'ils sont en concurrence à gauche aujourd'hui avec une autre force politique, qui est la France insoumise. Et donc ça, en effet, ça les amène à avoir une attitude qui est une attitude beaucoup plus dure, vraisemblablement, que celle de l'année dernière.
Alors on va rejoindre Nicolas Turcoua. Bonjour à vous. Vous êtes député Modem de... De la Vienne. Aujourd'hui, votre parti soutient ce qu'on appelle le bloc central, ce bloc gouvernemental. Aujourd'hui, comment vous envisagez vous-même en tant que député cet examen du budget ? Certains disent déjà que ça va être un chemin de croix pour le gouvernement. Est-ce que vous l'envisagez comme ça
Oui, bonjour. Oui, c'est une forme de chemin de croix et surtout que je pense que dans notre groupe, la plupart, on avait rejoint François Bayrou en 2007 quand il parlait de la dette, vous voyez où on en est rendu. Ce qu'on consacre à rembourser des intérêts, c'est autant de moins qui est utilisé pour des professeurs, qui pour des hôpitaux, qui pour je ne sais pas quelle cause qui serait utile, par exemple la transition écologique. Le budget tel qu'il nous est présenté ne nous satisfait pas pour l'instant. On ne dégage aucune marge de manœuvre pour aider des sujets qui seraient très importants. Moi, je pense que c'est l'agriculteur qui vous parle, puisque je suis toujours agriculteur, de la situation dramatique de nos agriculteurs cette année, avec la canicule et les conséquences du blocage d'hormouze, notamment pour l'approvisionnement en engrais. Et donc, voilà. Nous allons porter dans ce débat des éléments de responsabilité parce qu'on en est très loin pour l'instant.
Vous êtes très loin, mais c'est-à-dire aujourd'hui, est-ce qu'il y a un groupe qui soutient finalement le gouvernement ? On a l'impression que tout le monde est contre le gouvernement sur le budget. Est-ce que c'est classique ou est-ce que ça veut dire que ce gouvernement-là lui-même n'arrive pas à faire un budget correct ?
C'est extrêmement difficile, on ne peut pas le nier pour le gouvernement d'essayer de trouver des équilibres. Mais l'an passé, à l'issue du vote du budget qu'on avait acté, on avait dit que ce budget ne nous laisse aucune marge de manœuvre face à une crise climatique ou face à une crise géopolitique. On a eu les deux cette année. La stratégie qui avait été portée l'année dernière d'ouvrir au Parti socialiste moyennant l'abandon ou la suspension de la réforme de retraite, elle nous mène dans une forme d'impasse budgétaire. Là, on voit la dérive totale, les marchés ont plus confiance et je pense que certains acteurs étrangers ont tout intérêt en plus à amplifier cette... cette panique sur les marchés, il nous faut absolument faire valoir la voie de la responsabilité budgétaire. Et donc si on ne le dit pas maintenant, j'entends qu'on peut avoir une forme de dissonance avec le gouvernement, mais si on ne le dit pas maintenant, on est sûr de ne pas y arriver pendant les débats budgétaires. Donc il faut absolument dire quelle est la priorité. La priorité, c'est d'avoir une stratégie budgétaire crédible.
Oui,
Majid,
juste pour l'expliquer bien aux téléspectateurs, est-ce que c'est normal que, même en dehors de la présidentielle, au début du budget, est-ce que chacun essaie de montrer ses forces comme ça ? Chacun essaie de pousser finalement ? C'est
un rapport de force, le budget et le débat parlementaire. Bien évidemment, chaque parti, chaque... Groupe politique à l'Assemblée nationale va vouloir faire passer ces mesures. Moi, j'aime bien regarder les débats en commission. Parce que quand on passe beaucoup de temps à l'Assemblée nationale, on peut voir... C'est là où ça se fait, véritablement. En fait, en commission, c'est les rapports de force avant l'hémicycle. Et donc, ce qui est voté en commission, finalement, c'est souvent ce qui est à nouveau voté dans l'hémicycle. Et quand on regarde le projet de loi de finances qui a été voté en commission, c'est que le budget du gouvernement, il a été largement modifié. Il a été rejeté, en fait. Il a été rejeté, mais le texte avant même d'arriver au vote... largement modifié sur la contribution des retraités l'abattement de 10% qui avait fait débat il faut savoir que la gauche a voté contre, l'extrême droite, le Rassemblement national a voté contre, et même Horizon, des députés Horizon ont voté contre cette mesure. Évoire Philippe, pourquoi ? Parce que quand on échange avec certains députés Horizon, ils nous disent, nous les retraités, on ne peut pas les lâcher dans notre circonscription, les retraités, ils nous parlent de leurs problématiques. Donc en fait, il y a des problématiques à l'échelle des députés, de leurs circonscriptions, il y a aussi des problématiques à l'échelle du groupe et des groupes politiques.
Mais alors ce qui est intéressant, c'est qu'on va voir tout au long de ce débat parlementaire, les lignes bouger à la faveur de ce qui se passe dans le pays. Parce que vous avez raison, le budget est connecté à la présidentielle, c'est une année qui est particulière, mais il se trouve qu'il se passe aujourd'hui dans le pays, au-delà même du mouvement lycéen, il y a des mouvements d'opinion qui sont en train de se poser la question de savoir finalement où va l'argent public et est-ce que l'argent public est alloué au bon endroit. Hier, Bercy, et je pense que c'est une très bonne initiative de transparence, a publié, c'est la première fois que ça a été regroupé dans un document, l'ensemble des contributions des ministères au financement du système de retraite. Et ça répond à une question simple. C'est que tous les Français qui nous regardent se demandent sans doute pourquoi nos services publics se dégradent alors qu'on paye plus d'impôts. La réponse, c'est que ça vient financer le système de retraite. Et hier, ce qu'on a vu, si je donne juste un chiffre, c'est qu'à chaque fois qu'on met 100 euros dans le budget de l'éducation nationale, 32 euros financent les retraites. À la faveur de ce point-là et de la prise de conscience qui est en train d'infuser progressivement dans l'opinion avec les mouvements de jeunesse, avec aussi ce ressenti de déclassement de la part de la France qui travaille, il n'est pas exclure complètement que dans le budget... Il y a une réflexion, y compris de la gauche démocrate, y compris de la droite républicaine, évidemment du Bloc central, pour se dire, est-ce qu'il ne faut pas équilibrer ce budget, être sérieux bien sûr avec les comptes, mais équilibrer ce budget, demander une contribution au retraité pour investir dans l'avenir ? Ça me semble un peu compliqué par rapport à cette
proposition. Le côté un peu plus libéral ne correspond pas tellement aux revendications des plus jeunes aujourd'hui, qui sont au contraire sur plus de protection, on le voit, et sur quelque chose plus à gauche.
Ils demandent plus de moyens pour l'éducation. que ce soit l'éducation nationale ou les universités, il demande 10 milliards d'euros, il est peu probable qu'il y ait 10 milliards d'euros. Mais si vous voulez aller chercher des ressources supplémentaires, la réponse est simple, c'est dans le budget des retraites. Aujourd'hui, dans ce budget, dans ce budget 2027, vous avez une augmentation de 8 milliards d'euros du budget des retraites et en parallèle 1 milliard d'euros du budget de l'éducation. Donc vous voyez bien que je pense que ce débat va se politiser au fur et à mesure des discussions sur cette question de l'équilibre entre générations.
Alors sur les retraités, je suis d'accord. Il y a quand même un point important, c'est que les retraités sont des gens qui votent. Et qui votent de manière massive, en l'occurrence. Donc il est évident, je rejoins ce que vous venez de dire, c'est que beaucoup de ces députés qui pensent... à l'après-présidentiel, c'est-à-dire à leur circonscription, sont confrontés, dès qu'ils redescendent dans leur circonscription, à rencontrer les retraités sur les marchés, dans les réunions associatives, etc. Et donc pour eux, c'est quand même un élément important. Et c'est très intéressant de voir d'ailleurs que, oui, lors de l'examen en commission des finances, majoritairement, la plupart des parlementaires ont voté contre la fin de l'abattement fiscal. Ensuite, l'autre aspect, et là je vous rejoins, c'est qu'en effet, il y a quelque chose, à mon avis, d'important. en train d'affuser dans le pays, la question de la dette publique apparaissait lointaine jusqu'à maintenant. D'ailleurs, en 2022, vous vous rendez compte, finalement, très peu de candidats mettent la question de la maîtrise des dépenses publiques sur la table, à l'exception peut-être de Mme Pécresse, avec le succès que l'on sait électoral. Là, on a quelque chose qui est en train, malgré tout, d'émerger, c'est-à-dire que la question de l'efficacité des politiques publiques... est en train de se poser, alors ça se pose évidemment de manière très inégale en fonction de toutes les catégories socio-professionnelles, mais on voit quand même une inquiétude monter progressivement. De plus en plus, quant à cette question-là, alors est-ce que ça va infuser jusqu'aux parlementaires pour qu'il y ait un accord entre les députés du Bloc Central et le Parti Socialiste ? Je n'en sais strictement rien parce que le problème c'est que la société est par essence contradictoire et que finalement les intérêts des uns ne sont pas forcément les intérêts des autres. Donc ça c'est une alchimie que M. Lecornu devra trouver avec ses...
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