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on est avec Prisca Thévenot. Bonjour Prisca Thévenot. Vous êtes députée Renaissance des Hauts-de-Seine, soutien de Gabriel Attal à la présidentielle. On voit ces images dans la rue. Est-ce que le mouvement lycéen est condamné finalement à ce que ces revendications soient éclipsées par ces images ?
Il y a deux choses. C'est qu'effectivement, on voit beaucoup d'images de violence, de dégâts, de choses qui sont cassées. Mais derrière tout ça, il ne faut pas l'oublier, c'est qu'effectivement, il y a des revendications, des revendications légitimes et souvent de jeunes qui ne défilent pas parce qu'eux sont peut-être d'ailleurs en cours. Ce n'est pas parce qu'ils ne défilent pas qu'il ne faut pas les entendre et leur apporter des réponses. Quand des jeunes réclament des professeurs devant eux pour des matières extrêmement importantes, que sont par exemple le français, les sciences, les maths, on doit pouvoir y répondre. Quand ils réclament des bâtiments correctement mis en place, rénovés, on doit pouvoir leur répondre. Ce n'est pas simplement leur dire, là c'est les régions, là c'est l'État, là vous allez voir, ça va arriver, ou on lance une plateforme en ligne. Je pense que l'urgence pour le gouvernement là, c'est d'apporter des...
C'est accessoire cette plateforme ?
En fait, ce n'est pas que ça... Mais je pense que c'est une main tendue pour ouvrir le pas vers le dialogue. Mais les revendications, on les connaît.
Donc concrètement, qu'est-ce que le gouvernement doit mettre sur la table ? On sait que les syndicats lycéens disent qu'il faut 10 milliards. Qu'est-ce que le gouvernement doit annoncer ? La première
des choses, c'est de regarder concrètement ce qui va se passer dans le cadre du budget qui a commencé son chemin parlementaire ici à l'Assemblée nationale. Dans le projet de loi... initiales présentées par le gouvernement, il y a des suppressions de postes prévues à l'éducation nationale. Nous, avec mon groupe parlementaire, avec Gabriel Attal, nous allons nous opposer à cette suppression de postes, parce qu'on le dit assez simplement, c'est pas parce qu'il y a moins d'élèves qu'on doit avoir moins de proches. C'est une baisse de la démographie,
et donc du nombre d'élèves, notamment en primaire.
Cette justification ne tient pas. On ne peut pas passer notre temps à investir pour colmater et faire des dépenses de fonctionnement et refuser du coup d'investir pour l'avenir. Nos jeunes sont notre avenir et nous devons nous donner les moyens de faire en sorte qu'ils comprennent qu'ils sont notre avenir. Et donc oui, il y aura moins d'élèves et c'est écrit par rapport à la déprise démographique mais ça doit être une opportunité pour nous pour dire que s'il y a moins d'élèves alors il y aura toujours autant de professeurs voire plus et donc moins d'élèves.
Je le précise, vous pouvez voir sur ces images, les échauffourés du côté des invalides, avec ces cortèges, ces manifestations. Proche
de
l'Assemblée nationale. Justement, il va y avoir le budget qui va être débattu. Vous parliez du budget de l'éducation nationale. Plus 1,1 milliard. J'ai entendu des forces politiques à gauche dire, mais en fait, ça ne prend même pas en compte l'inflation. Est-ce que c'est suffisant, cette augmentation du budget de l'éducation nationale ?
Alors, je ne vois pas les images, donc je réponds simplement à votre question. Mais pour être assez clair, je pense qu'on a... pas de leçons à recevoir de forces politiques qui vont dès ce soir présenter une motion de rejet sur les premières parties du texte budgétaire. Les socialistes. Oui, comment voulez-vous, je le dis assez simplement, comment voulez-vous qu'on travaille à améliorer ce texte, notamment sur la suppression des postes dans l'éducation nationale, si d'entrée de jeu on dit pas de débat, circuler, il n'y a rien à voir. Enfin, il faut qu'on entende ces revendications. Et ces revendications, elles ne servent pas simplement à venir instrumentaliser les jeunes de la part de la France Insoumise ou les essentialiser de la part du Rassemblement National. Elles servent à être entendues et qu'on y apporte des réponses. Et c'est tout ce qu'on essaie de faire avec Gabriel Attal. C'est d'ailleurs ce qu'on a rappelé au meeting qui a eu lieu à Lyon ce week-end, en proposant un certain nombre de réponses très concrètes sur ce qui existe, sur ce qu'on peut faire, et sur les fake news aussi qui peuvent circuler sur un certain nombre de sujets.
Qui doit apporter des réponses, Prisca Tefno ? Est-ce que le Premier ministre se trompe en disant « on va... » attendre que le budget de l'éducation nationale soit discuté ici ? Est-ce qu'il faut des réponses tout de suite ?
On peut donner des pistes de réponses. Et après, charge effectivement au Parlement de se saisir ou pas de ces enjeux. Et on le verra avec la motion de rejet tout à l'heure. Mais on ne peut pas simplement dire à des jeunes qui ont des revendications légitimes, et j'insiste sur les jeunes qui ont des revendications, pas les casseurs, attendez. On va voir patienter. Ce n'est pas possible, ce n'est pas entendable. On parle des jeunes qui demandent simplement une chose, pouvoir apprendre dans de bonnes conditions et qui revendiquent aussi, pas simplement pour eux, mais pour leurs professeurs, pour leurs enseignants.
Merci Prisca Thévenot, députée Ensemble pour la République. Et pour le budget, Martin, ce sera à partir de 21h30. Voilà, à partir de 21h30.
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