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le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, mesdames et messieurs, c'est avec une profonde tristesse que nous avons appris le 19 août dernier la disparition de notre collègue François Patria, sénateur de la Côte d'Or. Ses obsèques se sont déroulés le 25 août, chez lui, oui chez lui, à ce mur en Auxois. en présence de ses proches, de nombreux d'entre nous et de citoyens de la Côte d'Or venus lui exprimer gratitude, fidélité et amitié. Nous sommes de nouveau réunis pour honorer la mémoire de notre collègue, un homme d'engagement, très investi dans son territoire, mais aussi au Sénat, où il fut élu en 2008. Mes premiers mots, héros à son épouse, à ses filles Grégory et Frédéric, à sa fille Baïc, à sa famille ainsi qu'à toutes celles et tous ceux qui l'ont accompagnée tout au long de sa vie. La peine qui est encore la vôtre est celle du Sénat tout entier. C'est aussi la mienne dont j'avais, comme beaucoup d'entre vous, noué estime et amitié pour François Batria. Lui et moi avions d'ailleurs commencé notre vie professionnelle comme vétérinaire, avant de nous engager dans nos territoires respectifs. Lui et moi partageons également un art de vivre qui nous a réunis à de nombreuses occasions, il faut bien l'avouer, l'amour de la nature authentique, mais aussi l'attachement à l'élevage, aux éleveurs. était un homme de vie et de passion. Le terroir, ses habitants, la chasse, les crues de Bourgogne. Il vivait sa vie passionnément. Et bien sûr, le vélo, jusqu'à ce jour où la route lui fut fatale. Même s'il nous a été difficile de retenir notre paix de François Patria, n'aurait certainement pas aimé entendre un discours emprunt de tristesse, lui qui fut un exemple de combativité. Celui qui siégeait ici, Victor Hugo, écrivait « Une mémoire est un rayonnement ». Alors gardons de François Patrial l'image d'un homme dont la vie fut guidée par le don de soi et par un engagement sans faille au service de la Bourgogne. de la Côte d'Or et de notre pays. Côte d'Or, né à Sommeur-en-Auxoie, comme ses parents. C'est aussi là qu'il revient à exercer en tant que vétérinaire, après les études à Maison-Alfort. Major de sa promotion, alors qu'il aurait pu exercer partout, il revient chez lui, à Pouilly-en-Auxoie. Son engagement politique est un prolongement de cet ancrage local si fort, de cet attachement intime. Il devient d'abord conseiller général de la Côte d'Or pour ce canton de Pouillet-en-Auxoix, de 1976 à 2008, puis conseiller régional de Bourgogne de 1986 à 2015. Il est également élu maire de Chailly-sur-Armanson. de 1989 à 2001. Avec une modernité d'esprit et d'action qui caractérise ces 50 années de mandat, il est parmi les tout premiers élus locaux à s'emparer de la loi de 1992 relative à l'administration territoriale de la République, en créant la même année la communauté de communes de l'Auxoie-Sud. François Patrien. Il devient président du Conseil régional de Bourgogne en 2004, fonction qu'il ne quittera qu'en 2015 à la suite de la fusion des régions Bourgogne et Franche-Comté. Son mandat est marqué par son engagement au profit de la jeunesse, du développement économique, de l'aménagement de sa région. Estimant que la fusion des deux régions ne pourra que leur permettre d'être plus efficaces, il soutient ce projet, démontrant une nouvelle fois sa force d'engagement. Lui qui a toujours fait primer les intérêts de son territoire sur ses propres intérêts. Préfigurant son travail au Sénat sur les politiques budgétaires en matière de formation professionnelle, il signe avec la région Franche-Comté un partenariat avec la Banque européenne d'investissement afin de construire, rénover, moderniser les lycées et les centres de formation. Mais François Patria n'est pas seulement un élu de proximité, conciliant ancrage rural dans son canton et vision régionale stratégique. Il est aussi un grand parlementaire. Élu député en 1981, lui, le rocardien, dans le sillage de l'élection de François Mitterrand. Il siège au sein de la commission de la production et des échanges qui va devenir la commission des affaires économiques. fort de son expérience locale et de celle de vétérinaire rural, une profession qui lui restera chère. Au fond, il raisonnait en veto, je peux vous l'attester. Il s'illustre en tant que rapporteur de la loi d'orientation agricole de 1999, un sujet toujours majeur pour notre pays. Il remet la même année un rapport à l'origine... d'une vaste modernisation des règles d'encadrement de la chasse, animée par sa volonté de préserver ce patrimoine collectif, tout en assurant le partage des espaces naturels et la sauvegarde de la nature. J'ai le souvenir de nos débats, ici même, sur ce sujet. Il occupe ensuite plusieurs fonctions éminentes, en entrant au gouvernement, le Lionel Jospin, sous la présidence de Jacques Chirac, D'abord comme secrétaire d'Etat chargé des PME, du commerce, de l'artisanat, puis comme ministre de l'agriculture et de la pêche. Engagé pour la protection de l'artisanat, des petites entreprises et de l'agriculture, il y défend des thèmes qui sont toujours d'actualité et sur lesquels il n'a jamais cessé de faire entrer dans sa voie. Simplification des normes. Attention marqué à la préservation du patrimoine économique, accompagnement des commerçants, des entrepreneurs, des agriculteurs. Il est d'ailleurs un des tout premiers à souligner l'importance des questions de sécurité et de souveraineté alimentaire. Son élection au Sénat, il siégeait pour la présidence de groupe là, juste, derrière le Premier ministre, bien. Oui, élection en septembre 2008 marquera sa vie politique. Dès son arrivée, les sénateurs apprécient cet homme chaleureux et engagé qui siège d'abord à la commission des affaires économiques, puis à la commission des finances, au sein de laquelle il se spécialise sur les politiques budgétaires menées dans les domaines de l'emploi, de l'apprentissage et de la formation. Il poursuit les engagements qui étaient les siens à la région en se penchant sur le financement de l'apprentissage, mais aussi sur les écoles de la deuxième chance et sur les missions locales. Il avait rejoint en 2025 la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport. Lors d'une de ses dernières interventions en séance publique, il avait d'ailleurs tenu à défendre la proposition de loi relative au contrat d'édition et à la place de l'industrie du livre dans notre pays. C'est au Sénat qu'il continue également de défendre les territoires, en président notamment la mission commune d'information. sur les conséquences de la révision générale des politiques publiques pour les collectivités territoriales et les services publics locaux. Un élu qui se définissait avant tout par sa proximité et son attention à l'égard des plus modestes. Il est à l'origine de la loi du 30 décembre 2023, revalorisant, et c'est important pour l'avis de nos collègues, le métier de secrétaire de mairie. dont nous connaissons tous l'importance, notamment pour les communes rurales. Il est également impossible de parler François Patria sans évoquer sa défense du patrimoine, oui, vitivinicole bourguignon. Sans doute certains d'entre vous se rappellent ce bon mot. J'aime le Bordeaux, mais je préfère le vin. Co-président de l'Association nationale des élus de la vigne et du vin de 2014 à 2018, il s'illuste par la défense de ce secteur d'excellence et de son rôle économique et social, notamment dans sa région de Bourgogne. Les présidents de groupe se souviennent de nos déjeuners de travail et des flacons qu'ils nous apportaient pour nos déjeuners, je peux maintenant l'avouer. Parmi les premiers soutiens du candidat, puis du président de la République Emmanuel Macron, c'est tout naturellement qu'il préside le nouveau groupe politique La République En Marche en 2017, devenu le groupe du Rassemblement des démocrates progressistes et indépendants en 2020. Il devient une figure d'autorité dans notre hémicycle. Je ne peux que témoigner de la fermeté de ses convictions, tout autant que de son esprit toujours constructif. à l'écoute de ses collègues, et là je reviens encore à nos rencontres entre eux, président de Gros. Et il applaudissait toujours le gouvernement, parfois un peu seul, enfidèle qu'il était, même si je sais qu'il disait au président de la République ce qu'il pensait en vérité. J'en ai quelques témoignages. Je retiendrai notamment ces mots prononcés lors de l'examen. du projet de loi visant à rétablir la confiance dans l'action publique, et qui me semble pouvoir résonner en chacun d'entre nous, et je le dis à nos nouveaux collègues que nous avons accueillis, ces mots sont forts, je ne me pose pas en directeur de conscience, la morale est personnelle, l'éthique publique appartient à tous. François Patrias avait nous invité à réfléchir à nos propres actions. et nous rappeler qu'elle devait être guidée par la droiture et la conviction. Après 50 ans d'un parcours très engagé qui l'a conduit à exercer des fonctions locales, régionales, nationales, parmi les plus imminentes, François Patria avait pris la décision de ne pas se représenter aux élections sénatoriales. Il avait bien pris garde de préciser, souvenons-nous de cette réception dans les salons de Beaufranc, un peu, j'allais dire, particulière, chaleureuse et forte, il avait bien pris garde de préciser qu'il ne se retirait pas pour autant d'une vie politique à qui il avait tant donné. Il aurait d'ailleurs été difficile de l'imaginer autrement, tant son engagement à défendre ses convictions et une certaine idée de la façon de faire de la politique a défini son parcours. J'exprime vraiment notre sympathie à nos collègues de la Côte d'Or, aux membres du groupe du Rassemblement des démocrates progressistes et indépendants, ainsi qu'à ses proches et à tous ceux qui l'ont accompagné lors de ce parcours de vie un peu hors du commun. Vous me permettrez de partager avec vous ces mots de l'écrivain bourguignon, Henri Vincenot. Ainsi sont les âmes. Elle se mélange parfois, après avoir quitté la petite patrie, à d'autres âmes venues de partout. Mais elle garde le bouquet, la saveur et l'accent qui rappellent le terroir. François Patria restera donc dans nos mémoires. Je vais donner la parole à M. le Premier ministre.
le Président du Sénat, Mesdames et Messieurs les sénateurs, chères familles, chers amis de François Patria, ici présents dans les tribunes. La séance reprend avec un nouvel hémicycle renouvelé pour moitié et elle nous donne malheureusement déjà l'occasion de rendre hommage à une grande figure politique française qui nous a quittés au cœur de l'été. Il se trouve que lors des dernières questions au gouvernement, ici même, Avant l'interruption estivale, le président François Patria, posant le 8 juillet dernier sa dernière question de sa carrière parlementaire, a tenu à dire au revoir à cette maison, on s'en souvient, avec ces mots que je me permets ici de citer. Ensemble, dit-il, nous avons démontré qu'il était possible de faire de la politique, exercice rude s'il en est, sans colibé. ni insultes, tout en conservant un profond respect mutuel et en restant chacun fidèle à ses convictions. En retour, cher président, cher Gérard Larcher, vous lui avez adressé un message personnel d'amitié. Je le faisais de même au nom du gouvernement, mais nous étions bien loin de penser que ce moment d'au revoir était au final un moment d'adieu. avec l'immense émotion qu'a suscité sa disparition. Parce que François Patria était un grand homme politique, d'une génération où la carrière se construisait patiemment au contact des administrés, où un élu incarnait sa région, son département, son canton, sa commune. François Patria incarnait lui sa Bourgogne, la Côte d'Or et sa ville de Chahilly-sur-Armanson. Ces très nombreux administrés de toutes conditions, de tous âges, qui sont venus lui témoigner un dernier hommage lors de ses obsèques, nous l'ont confirmé s'il en était besoin. Et je crois que le plus juste aujourd'hui serait de parler comme lui parlait, simplement, chaleureusement, avec le cœur. Car François Patria n'a jamais fait de discours qui ne parte pas du terrain. Il n'a jamais dit un mot qu'il ne pensait pas. François était un homme enraciné. Il connaissait sa région comme peu de gens la connaissent. Il l'avait parcourue dans tous ses recoins, d'abord les bottes aux pieds et la main tendue, comme vétérinaire, vous l'avez dit, monsieur le Président. Pendant toutes ces années, où chaque matin, de ferme en ferme, il soignait les bêtes et écoutait les femmes et les hommes de cette terre si française. Et l'après-midi, il continuait de parcourir cette même campagne, mais cette fois-ci comme militant, puis comme élu local. fut comme élu national. Le vétérinaire de campagne, et vous le savez mieux que quiconque, M. le Président, est un personnage singulier. Il entre dans les écuries et dans les familles. Il sait la vie et la mort. Il sait ce que coûte une mauvaise année et ce qu'en rapporte une bonne. François Patria n'a jamais oublié ces leçons-là. Elles sont restées ancrées en lui pendant toutes ses années au Parlement. 17 années à l'Assemblée nationale, 18 au Sénat. C'était sa manière de faire de la politique. La Bourgogne, il l'avait parcourue aussi à vélo. Sa grande passion, on le sait, c'était tout à la fois sa prière et sa méditation. Et c'est au guidon de son vélo, sur une route de Pouilly-en-Auxois, que la vie l'a abandonnée. Le long du canal de Bourgogne, dans les vignes de la côte, sur les plateaux du Morvan, dans les valles de Lyon et les plaines de la Saône, il connaissait chaque côte, chaque virage, chaque effort. François Patria avait en effet le goût de l'effort et celui des défis. Et quel combattant ! Il est allé à la conquête de tous ses mandats, celui de conseiller général dans un canton qu'il a repris à la droite, qu'il aura assumé pendant 32 années, celui de maire pendant 11 ans, celui de député aussi, qu'il a conquis seul en dissidence de son propre parti. Et les bourguignons qui le connaissaient si bien lui ont donné à chaque fois raison. Puis il a conquis la présidence du conseil régional de Bourgogne et menait cette région avec l'énergie et la fidélité d'un chef d'orchestre qui connaît chaque musicien par son prénom. Parce qu'au palais du Luxembourg, comme dans chaque ferme de son canton, il s'adressait à chacun par leur prénom, il connaissait les soucis des uns et les projets des autres. Il savait donner une table dans le dos quand ça n'allait pas, et trinquer avec un bon verre de Bourgogne quand ça allait mieux. Il aimait profondément la vie, parce qu'il aimait profondément les gens. Il a mis cet amour au service des agriculteurs, vous l'avez rappelé, quand le Premier ministre Lionel Jospin en a fait en 2002 son ministre de l'Agriculture et de la Pêche après qu'il lui était en charge des PME. Là encore, il n'a pas quitté le terrain. Comme ministre, il a eu à cœur de parler pour celles et ceux que l'on n'entend pas, l'éleveur qui se lève à 4 heures, le vigneron qui taille sous la puits, le céréalier qui travaille au rythme du soleil des intempéries, mais aussi les chasseurs. auquel, en effet, il n'a jamais manqué. Il a défendu l'agriculture française, plus largement la ruralité, non comme un dossier, mais comme une cause, parce qu'il la connaissait de l'intérieur, parce qu'il avait tenu la main des paysans, et parce qu'au fond, il savait qu'il n'y a pas de pays sans paysans. Mesdames et Messieurs les sénateurs, au Sénat, François Patria était une figure que tout le monde connaissait, non pas seulement par ses fonctions, président du groupe RDPI, Pendant neuf années, mais pour sa bonhomie. Cette générosité, ce sourire qui arrivait à chaque fois avant la parole, cette façon de vous prendre le bras en discutant comme s'il vous connaissait depuis toujours. Il était tout simplement une figure aussi chaleureuse que combative. Il était même bien souvent, effectivement, le seul ou presque à applaudir les membres du gouvernement. Ce qui, au Sénat, ne passait pas tout à fait inaperçu. Cela pouvait étonner. Lui pourtant n'en variait pas. Sa fidélité n'avait jamais eu besoin d'être majoritaire pour se manifester. Depuis neuf ans, les premiers ministres s'étaient succédés devant lui. Le hasard des places dans l'hémicycle avait installé juste derrière eux. assez prêts pour leur murmurer quelques mots à l'oreille. Dans les moments les plus difficiles, lorsque le banc du gouvernement devient un endroit singulièrement solitaire, il y avait toujours cette voix, toujours cette chaleur. On pouvait se retourner, François était là, et chacun de celles et ceux qui ont occupé cette place savent aujourd'hui ce que cette présence avait de précieux. François Patria était un fidèle qui n'abandonne jamais le combat. Et je veux le dire ici, sa fidélité au président de la République, il la portait sans jamais faillir. Même dans les tempêtes, quand le combat se faisait plus rude, il y a des hommes qui comptent les soutiens avant de parler. François parlait d'abord et les soutiens suivaient ou ne suivaient pas. Mais de cela, il s'en moquait. Cette loyauté à toute épreuve, cette constance dans l'engagement, c'était sa signature personnelle. Et c'est aussi, je le dis, un exemple pour notre temps, où le compagnonnage, la fidélité, la loyauté s'effilogent trop souvent au gré des circonstances. François était de ceux pour qui faire de la politique, c'était prendre sa part d'un combat collectif et l'assumer jusqu'au bout. Les soirs de victoire, mais aussi les soirs de défaite. Il était au fond le contraire de cet individualisme qui ronge malheureusement aujourd'hui la vie politique, où certains ne se réclament d'une aventure commune que tant qu'elle sert la leur. François Patria n'en était pas moins un esprit ouvert. L'homme était fidèle et l'homme savait écouter. Le dialogue pour lui n'était pas une faiblesse, c'était une méthode. Les sénateurs RDPI peuvent en témoigner. Le compromis n'était pas une défaite, c'était un art pour lui. L'art difficile de faire vivre ensemble celles et ceux qui, parfois, ne pensaient pas toujours la même chose. Combien de fois l'a-t-on vu arranger un compromis dans les couloirs de cette maison ou devant ses bancs à la dernière minute ? Il savait que la politique, c'est l'art de l'addition, jamais de la soustraction. Et il le faisait parce qu'il avait en lui la noblesse des grands serviteurs de l'État qui placent le pays, le territoire, les gens avant eux-mêmes, mais aussi avant les partis politiques. Il aimait sa Bourgogne, oui, et c'est pourquoi il aimait tant la France. Alors mesdames et messieurs les sénateurs, que reste-t-il de François Patria ? Un rire d'abord, dont on se souviendra encore longtemps dans les salles des fêtes de Côte d'Or et sous les lambris du Luxembourg. Une leçon ensuite, celle qu'on peut rester fidèle à ses engagements sans jamais renoncer au dialogue. Que le compromis n'est pas une compromission, que lorsque l'on sait d'où l'on vient, on sait d'où l'on va. Devant sa famille et ses proches qui nous écoutent depuis les tribunes de cet hémicycle, à qui nous redisons amitié et soutien, fraternité même, je veux, au nom du gouvernement de la République, lui rendre cet hommage et lui dire là où il est, merci.
Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, mesdames et messieurs, je vous invite maintenant à partager un moment de recueillement à la mémoire de François Patria. Conformément à notre tradition en site d'hommage, à François Patria, nous allons suspendre nos travaux.
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