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Bonsoir Eric Ciotti. Merci d'être avec nous. Vous êtes le président de l'UDR et maire de Nice. Merci de votre présence ce soir. Dominique Rizé, je le remercie et est resté avec nous parce que nous commentons en direct ces images. Vous voyez à la fois ces jets de gaz lacrymogènes, ces groupuscules qui sont restés. On a évoqué tout à l'heure aussi des groupes violents, des casseurs professionnels qui ont attaqué les forces de l'ordre avec des bouts de cheminée, avec des jardinières, avec des chaises. Je salue également la présence d'Arthur Berda.
Bonsoir Sonia.
La chère Arthur est des journalistes politiques à BFM TV et le Figaro. Première question, que vous inspirent ces images ? Il y a eu des mobilisations et des rassemblements dans différentes villes de France, mais il y a ce qui se passe en ce moment dans la capitale.
que cela m'inspire, c'est un sentiment de colère. On voit ces images, elles sont insupportables. Ce ne sont pas des lycéens, des étudiants qui manifestent. Ce sont des casseurs qui expriment une violence urbaine, des violences urbaines. qui sont là pour en découdre avec les forces de l'ordre et qui sont très clairement à la genèse de ce mouvement. Ce mouvement, on peut l'entendre, il y a des explications, on les reçoit ou on ne les reçoit pas, sur l'inquiétude d'une génération qui doute de son avenir parce qu'elle ne voit pas vraiment son avenir. Donc il peut y avoir des questions légitimes des lycéens, mais ce mouvement... Il a été allumé par la France insoumise, il est entretenu par la France insoumise. Et aujourd'hui, les casseurs viennent de cette ultra-gauche radicale qui n'est pas là pour soutenir les lycéens, mais qui est là pour se servir comme quelque part un peu de chair à canon de ces lycéens pour faire leur révolution et pour préparer ce chaos. Ils ont installé le chaos politique à l'Assemblée nationale, ils veulent installer le chaos dans la rue. – Là c'est une analyse politique où
vous vous basez Eric Ciotti sur des preuves extrêmement concrètes et tangibles. – On
voit bien au départ ce mouvement, tous les services de renseignement l'avaient détecté d'ailleurs, c'était les mêmes tracts à Nice ou à Saint-Denis, c'était les mêmes slogans sur les réseaux sociaux et on voit bien qui sont ceux qui ont allumé ces allumettes. L'essence elle est sans doute macroniste de cette colère, mais l'allumette elle est LFI.
macronistes et allumettes, vous mettez dans le même baril de poudre, si je puis dire, le gouvernement et la France incendiaire. Aujourd'hui, on
est au bout d'un système éducatif qui s'effondre. Les classements PISA, on voit bien qu'il y a une interrogation sur ces générations. Je partage ce que disait Dominique Rizet, je l'écoutais sur Parcoursup. Moi, j'ai porté une proposition de loi il y a un an pour supprimer Parcoursup. Parce que Parcoursup, ça soumet l'avenir d'enfants, de générations à des années. Donc il y a des revendications légitimes. Je suis pour la sélection. Mais un enfant qui veut suivre une filière, il ne doit pas se retrouver du fait du calcul improbable d'un algorithme dans une autre. Et ça, quelqu'un qui veut être médecin, qui veut être avocat, il doit pouvoir poursuivre ses études. Et les écoles qui doivent les admettre doivent installer des systèmes de sélection. On ne peut pas jouer le destin d'une jeunesse au hasard. – On entend, mais le gouvernement
ne va pas aller vers ni la brogation, peut-être à la marge, en tous les cas, touchée à parcours sud. – Je comprends
cette inquiétude là-dessus.
– Les cortèges fournis dans différentes villes pour l'acte 4 du mouvement lycéen, rejoints par des facultés, Eric Ciotti, et beaucoup de monde, on l'a vu tout à l'heure, place la Bastille à Paris, avec parfois des chants anti-police et anti-RN scandés. Le slogan, la jeunesse emmerde le Front National, je vous propose de l'écouter. Tout le monde a le droit d'avoir des opinions politiques, mais de quoi c'est le symbole selon vous ?
C'est le symbole de ce que je soutenais il y a quelques instants. C'est une manipulation politique. Derrière, nous connaissons les organisateurs. Ces slogans, ils sont là pour participer au chaos. À la fin de la manifestation, il y a les habituels casseurs, ceux qui pillent et ceux qui commettent des dégâts. Quand on brûle un véhicule de pompier, quand on essaie d'assassiner des policiers, quand on blesse des représentants des forces de l'ordre, ce n'est pas une manifestation classique. C'est les revendications, les expressions de l'ultra-gauche. qui est dangereuse et qui aujourd'hui menace la République, je le
redis. Et vous condamnez avec une toute aussi forte virulence et authenticité quand il y a des blessures sur les lycéens aussi. En tout cas, il y a des enquêtes IGPN qui sont ouvertes. Je
ne mets pas sur le même plan ceux qui sèment la violence et ceux qui défendent l'ordre. On a là, heureusement. Et c'est pour ça que notre démocratie,
pour
que notre démocratie tient encore, on a des forces de l'ordre qui ont été, il y a eu plusieurs centaines de policiers blessés. D'ailleurs, les Français ne se trompent pas. On a eu aujourd'hui deux enquêtes d'opinion, une qui est dans les colonnes du Figaro, une, je crois, chez vous, qui démontre que les deux tiers des Français soutiennent la police. Il y a même un quart des Français qui disent qu'on ne soutient pas suffisamment la police. Moi, je considère que ceux qui cassent, ceux qui manifestent de façon violente, il faut qu'en face, il y ait l'expression de l'autorité républicaine. Le droit de manifester est un droit constitutionnel. J'y suis viscéralement attaché. Un lycéen, un étudiant peut manifester, c'est son droit. Mais ce qu'il ne peut pas, c'est piller, c'est casser, c'est utiliser des gaz pour brûler un enseignant, c'est asperger... Vous pensez
que ce sont les lycéens qui cassent, qui pillent, qui brûlent ou ce sont des groupes qui s'agrègent ?
Ce sont vraisemblablement... des groupes qui s'agrègent, mais les forces de l'ordre, elles sont là pour empêcher ces violences. Et moi, je leur dis ce soir mon total soutien.
Dans l'étude que vous citiez, vous avez raison, il y a une étude Elab pour BFMTV, une étude Odoxa pour Le Figaro. Dans celle que vous citiez, les Français, vous avez raison, ils épargnent plutôt les forces de l'ordre, et plutôt très clairement. En revanche, ils tiennent pour responsables du mouvement et de ces violences. 1. Le gouvernement, 2. Les lycéens, 3. La France insoumise. La France insoumise, vous en venez d'en parler. Vous avez demandé cette semaine la révocation de votre homologue, Bali Bagayoko, maire de Saint-Denis. Quelques jours avant vous, ou en même temps que vous, Bruno Retailleau a demandé, lui, à poser en tout cas la question de l'interdiction. de la France Insoumise. Est-ce que vous croyez qu'à l'issue de cette crise, l'exécutif, ceux qui sont en capacité de le faire, vont prendre le chemin de ces deux demandes que vous formulez, Bruno Retailleau et vous ? Est-ce que vous partagez la demande de Bruno Retailleau ?
Je ne crois pas que l'exécutif va prendre ce chemin, parce que l'exécutif est lâche. Et l'exécutif est quand même ceux qui ont armé le bras de ceux qui soutiennent la violence aujourd'hui. Rappelons-nous quand même qu'en 2024, M. Attal, Premier ministre de M. Macron... Appelez à voter insoumis. Rappelez-vous les désistements réciproques. Si on a ces députés insoumis à l'Assemblée nationale, c'est grâce à qui ? C'est grâce au désistement des candidats de M. Macron. Donc il faut toujours avoir cette mémoire à l'esprit. La révocation d'un maire est possible par la loi. Parce qu'un maire est un représentant de l'État. Il est élu, mais c'est aussi un représentant de l'État. Et un officier de police judiciaire, vous avez raison. Et quand on a un maire qui appelle à la violence, qui légitime la violence, qui manifeste devant des cortèges violents avec une écharpe tricolore... il y a un problème. Et donc cette révocation, elle est possible. Interdire un mouvement politique qui a 70 parlementaires à l'Assemblée nationale, ça ce n'est pas possible. – Éric, ceci quand même, pardonnez-moi, même la
révocation de votre part, elle est étonnante. Est-ce que ce n'est pas le combat politique qui doit primer plutôt que tenter de révoquer un maire qui malgré tout a été porté dans une mairie par des électeurs ? – Oui, il a été
élu comme les députés de la française. C'est pour ça que je mets une nuance, un maire, il y a… Il y a des dispositions législatives qui permettent, en Conseil des ministres, sur... des dossiers préparés par des préfets de révoquer des maires. C'est des cas très rares, mais ça se produit une ou deux fois par an quand un maire trahit sa fonction, sa charge. On peut le faire. Interdire un parti politique, c'est en Union soviétique que ça se passe. Moi, je combats la France insoumise par les urnes. Monsieur Rotaillot, c'est un orateur de l'Union soviétique. Je dis à Bruno Rotaillot, et ce n'est pas lui qui est en cause. Au demeurant, ce n'est pas lui qui est en cause, mais quand même, qu'on regarde les accords électoraux qu'il y a eu en 2024 et que ce qui s'est passé en 2024 nous serve de leçon pour la suite. Par qui s'est désisté dans certaines circonscriptions ? Des désistements réciproques entre le nouveau Front populaire, le Modem, Renaissance, Horizon et même Honte. J'ai été président de LR, et je l'étais à l'époque, avec certains candidats LR où il y a eu des désistements réciproques.
Mais s'il y a ce chaos
à l'Assemblée nationale, c'est parce qu'il y a eu cet accord électoral en 2024. On est loin de ce qui se passe dans la rue, mais quand même, il faut avoir un peu de mémoire.
Vous permettez qu'on écoute juste Bali Bagayoko ?
On peut l'écouter.
Et vous réagissez juste après, parce qu'il a pris la parole, et vous allez réagir à ce qu'il dit.
'est-ce que ces jeunes ont fait de mal ? Revendiquer leur droit réel ? Dans un des états qui se carriérisent de la cinquième, sixième puissance économique et qui est en incapacité de comprendre ce message assez simple de celles et ceux qui sont les enfants de France, mais malheureusement ils ont une particularité, c'est qu'ils sont issus d'origines différentes et ils représentent la diversité de la France. Et malheureusement dans les actes qui ont été posés, le président de la République et ainsi que son gouvernement disent directement. qui n'ont absolument rien d'être français.
Rien d'être français. C'est-à-dire qu'il y a une discrimination à l'égard en particulier de la jeunesse issue de la diversité. Cette jeunesse représente
la diversité de la France. ... Moi, je vois une jeunesse de France qui doit être justement unie par ce qui fait la force de la République. La République, elle n'est pas là pour établir des distinctions sur une base d'une pseudo-diversité. Elle est là pour donner aux citoyens français l'amour d'une nation, l'amour d'un drapeau. J'ai voulu le faire dans les écoles de Nice.
Qui s'y est opposé
? Le ministre de l'Éducation nationale. Quand on en est là, c'est le symbole des mots qui gangrènent notre nation. Et le gouvernement actuel a une immense responsabilité dans ce qui se passe parce qu'il a laissé s'effondrer le système éducatif. On est dans un pays qui consacre le plus de moyens en Europe pour l'éducation. 200 milliards d'euros pour l'éducation. 100 milliards quasiment de l'État, 50 milliards des collectivités. Le reste, c'est des financements privés, les financements des parents. Mais ça veut dire qu'il y a un engagement extrêmement... important pour notre éducation. Et pourtant, on a un système éducatif qui s'effondre, et ce qui est d'ailleurs la pire menace pour notre nation. Parce que quand on n'a plus de scientifiques, quand le niveau en maths s'effondre, quand on rentre au collège qu'un tiers des élèves ne sait pas lire, ça veut dire qu'on n'est plus un grand pays. Les grands pays aujourd'hui, la Corée, les pays qui regardent l'avenir, ont un système éducatif.
Tout un système qu'il faut le reconnaître là depuis des années.
En tout cas déjà il faut changer ceux qui sont les artisans de ce déclin.
Ça c'est les Français qui en décident. C'est une réponse
électorale, elle va approcher, je souhaite qu'elle approche.
D'ailleurs vous nous direz, est-ce que ce qui est en train de se passer, ça m'inspire une question, ce n'est pas un galop d'essai de ce qui pourrait advenir si Marine Le Pen venait au pouvoir ?
Marine Le Pen ou peut-être un autre. On voit bien qu'aujourd'hui, l'ultra-gauche est dans une radicalisation. Je crois au contraire que l'élection de Marine Le Pen réinstallera de l'ordre. Parce qu'il faut de l'ordre, il faut de l'autorité, il faut de l'écoute. Avec de la désobéissance civile. Il faut des résultats. Mais on ne peut pas laisser prospérer le désordre sur fond de la puissance.
Si Marine Le Pen est élue, vous pourriez être ministre de l'Intérieur. Comment vous régleriez ce problème-là ? Des manifestations qui tournent mal, alors je ne parle pas des lycéens, les casseurs après les manifestations, quelles consignes donneriez-vous, ministre de l'Intérieur, à vos policiers ? Vous leur diriez proportionnalité dans la réaction ? Il faut
que la force reste à la loi. Donc ceux qui violent la loi doivent être interpellés, déférés, lourdement condamnés. Il y a un travail d'anticipation. Mais ce ne serait pas vous, c'est la justice qui déciderait s'ils sont condamnés lourdement. Vous, ce serait la doctrine. Il y a une politique pénale qui doit venir du garde des Sceaux. Il y a des directives de politique pénale qui doivent être... pour que la sanction, moi je crois en l'exemplarité de la sanction, et je fais la différence entre les casseurs et les manifestants qui manifestent de façon sincère et de façon modérée, je veux dire, sans faire usage de la violence. Donc face à la violence, il faut que la loi de la République soit plus forte. Et là, il faut que cet usage de la force soit fait pour aller... taper au cœur de ces réseaux d'ultra-gauche et ces réseaux de violence.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Lunès, parle de proportionnalité, mais le président Emmanuel Macron a fait savoir qu'il y avait une forme de manque d'empathie. Est-ce que vous estimez, de votre point de vue, que le président s'est désolidarisé des forces de l'ordre ?
Ce mot, il est le symbole de... je dirais, de la catastrophe macroniste depuis dix ans, c'est-à-dire l'impuissance, c'est-à-dire la lâcheté, c'est-à-dire l'absence de courage. On ne tient pas ce discours alors qu'on a des centaines de policiers blessés. On doit être, quand on est chef de l'État, le garant de l'autorité républicaine. On ne peut pas s'attaquer aux policiers. On est aussi le père de la nation quand il y a des
lycéens blessés. On essaye non de peser le pour ou le contre. Mais
je crois que ce double discours, on a vu là où ça nous a conduit. Ça nous a conduit au plan économique à être le cancre de l'Europe en matière de résultats. Ça nous a conduit en matière d'immigration. à être la passoire migratoire de l'Europe, là où on accueille le plus d'étrangers sur notre territoire. Ça nous a conduit à l'explosion de la violence. Le nombre de coups et blessures a doublé dans notre pays. depuis l'élection de M. Macron en 2017. Donc ce bilan, on l'a devant nous. Et chaque fois qu'il y a une crise, la réponse est toujours la même. Dominique Rizé a
dit que si Marine Le Pen arrive au pouvoir, sans doute serez-vous évidemment dans ce gouvernement et peut-être ministre de l'Intérieur. Est-ce que vous ne reconnaissez pas qu'il peut y avoir une forme de hantise de tout gouvernement, de tout gouvernement, quand il y a un mouvement de lycéens avec une partie de la jeunesse dans la rue, de se dire qu'il peut y avoir un drame définitif ? C'est le fameux syndrome Malik Ousekine. Est-ce que tout gouvernement... Une hantise de cela. Je suppose que vous n'êtes pas exempté de cette peur-là. Mais on ne peut
pas démissionner en permanence face à la violence. Bien sûr que toute personne qui est blessée est une personne de trop. Mais dans ceux qui commettent les violences, il y a ceux qui... cherchent la violence. Et donc ils trouvent ce qu'ils ont semé. Ils récoltent ce qu'ils ont semé. Et les policiers, aujourd'hui, sont les premières victimes. Et n'oublions pas qu'ils sont les garants de la démocratie. Parce que si nous laissions les amis... Qu'ils l'oublient souvent dans les commentaires. Mais si nous laissions les amis de M. Mélenchon arriver au pouvoir... par la violence, par le chaos. Serions-nous encore en démocratie ? Vous pensez que M. Mélenchon,
c'est l'insurrection et pas l'élection ?
M. Mélenchon, s'il est élu, c'est la dictature immédiate. C'est la répression. C'est un gouvernement autoritaire. Mais on voit bien... Quels sont les amis internationaux de M. Mélenchon ? Quelles sont les références ? Moi, certains manifestants sont venus samedi dernier devant la mairie de Nice, manifester sur un autre sujet contre Jordan Bardella, auquel je veux redire mon soutien. Ils avaient le drapeau de l'Union soviétique, mais c'est leur modèle. C'est leur modèle. – Jean-Luc Mélenchon
ne cache pas ses
références révolutionnaires. – Bien sûr, la reprise de
la Bastille aujourd'hui. Vous y voyez une référence révolutionnaire.
Ce sont des révolutionnaires, mais ce sont... Demain, je le dis, si M. Mélenchon, auquel on devrait envoyer les factures d'ailleurs, des dommages causés, des lycées brûlés, des camions de pompiers brûlés, si M. Mélenchon est au pouvoir, on bascule intégralement, immédiatement, dans une dictature. Il faut envoyer la
facture aussi au gouvernement et à une partie de la droite, dans ce cas-là.
Ceux qui cassent aujourd'hui... Ce sont les amis de M. Mélenchon. Qu
'est-ce que vous pensez de la réponse ?
Votre adversaire, c'est Jean-Luc Mélenchon, si on vous écoute. Ce n'est pas le code central aujourd'hui. Celui vis-à-vis de qui vous vous projetez dans un affrontement en 2017, c'est clairement Jean-Luc Mélenchon.
de la démocratie, l'adversaire de la République, la menace contre la démocratie et la République, c'est M. Mélenchon. Mais là où je suis stupéfait, on l'a encore vécu aujourd'hui à l'Assemblée nationale, c'est que les Insoumis ont voté toute la journée contre les propositions de loi portées par le Rassemblement national, donc une qui visait à assurer l'accès à l'eau dans les Outre-mer. Qui a voté avec les amis de M. Mélenchon ? Eh bien, M. Attal, son groupe. Ils n'ont vraiment rien compris. Ils sont toujours dans cette alliance. Et vous verrez, l'année prochaine,
ils seront à nouveau alliés. Qu'est-ce que vous pensez de la réponse judiciaire dans les manifestations ? 6000 interpellés, 4500 gardes à vue, puis même de la réponse judiciaire d'une façon plus générale en France.
Moi, j'attends une réponse très ferme sur ce type d'événement. Elle n'est pas ferme pour l'instant ? Il y a eu beaucoup d'interpellations, nous le devons aux policiers. Il y a eu, alors c'est aussi, et je ne mets pas en cause forcément, le pouvoir judiciaire. Il y a des textes extrêmement laxistes sur la délinquance des mineurs. Donc là, il y a des mineurs. On a des rappels à la loi, on a des convocations. Il y a eu quelques comparutions immédiates. Combien de personnes sont incarcérées aujourd'hui ? La réalité, c'est quelques dizaines par rapport à plusieurs milieux d'interprétation. Il y a eu un
communiqué du syndicat de la magistrature qui a condamné les violences policières. Qu'en pensez-vous
? Est-ce que
c'est de la liberté syndicale ? Vous m
'avez posé une question sur l'existence de partis politiques représentés à l'Assemblée nationale. Je ne pense pas qu'on puisse les interdire. En revanche, je crois qu'on doit... interdire la syndicalisation dans la magistrature. J'avais porté une proposition de loi constitutionnelle, je crois que c'était en ce sens, je crois que c'était en 2012. Quand on est juge, qu'on doit être au-dessus de toutes les influences, on ne peut pas prendre des décisions qui peuvent être privatives de liberté alors qu'on est guidé par des considérations idéologiques. Je pense qu'on aurait une... confiance nécessaire, indispensable dans notre justice, et c'est le cas de la plupart des magistrats, s'il n'y avait pas ce soupçon de partialité qui pèse aujourd'hui. Sur l'indépendance de la magistrature, c'est insupportable. Vous visez le syndicat de la magistrature ? Le syndicat de la magistrature qui participe à des meetings politiques, qui prend position dans des élections, ce n'est pas le gage de ce qu'on attend d'une justice indépendante, sereine et au-dessus des influences politiques.
Nous avons vu des images depuis tout à l'heure de ce qui s'est passé, de la dispersion tendue place de la Bastille, place de la Nation en Paris. Je vous propose de regarder des images. Il y a eu d'abord, il faut le dire, des cortèges un petit peu partout en France. différentes villes qui se sont bien passées. Il y a eu des moments de tension également et davantage comme ce qui s'est passé à Lyon avec des mortiers directement lancés dans un établissement. Regardez et écoutez si je puis dire la charge, la puissance de la détonation. Autre image, cette fois dans la banlieue bordelaise, c'est un établissement qui a été en partie ou quasiment entièrement saccagé. Malheureusement, c'est une vingtaine d'individus qui ont tout cassé et en partie brûlé l'établissement. Et puis là, c'est un poste de police, un commissariat également dans la région bordelaise. Même méthode, si je puis dire, toujours les mêmes, vêtus de noir, cagoulés, masqués, etc. Est-ce qu'il y a une forme de fatalité ? ou d'impuissance ?
Non, je ne crois pas. Et la réponse, elle doit être extrêmement ferme. Et on s'opposera à ça. Vous savez, un incendie, c'est un acte criminel qui est passible de la cour d'assises. On met, vous disiez tout à l'heure, il y a toujours un risque qu'un manifestant soit blessé, bien sûr, et il faut le prendre en compte. Mais là, on met en péril des vies humaines. J'ai vu des incendies où il y avait... des élèves et des enseignants dans des établissements. Pour l'instant, on a évité des drames. Mais les drames, ils ne sont pas provoqués ou ils ne sont pas de la responsabilité des forces de l'ordre. Les drames que l'on a évité, et sans doute par chance, parce qu'on est passé à côté de catastrophes terrifiantes, ils sont de la part de ces criminels. Et ces criminels, ils doivent être poursuivis, déférés. jugés et
condamnés. Vous regrettez l'individualisation des peines, là où les responsabilités individuelles sont difficiles à établir, ou en tout cas avec certitude, est-ce que vous regrettez cette logique de l'individualisation des peines
y a ce principe, c'est un principe fondamental du droit, mais il y a eu des textes, notamment sur les attroupements, qui permettaient de condamner sur des groupes. On avait porté des textes dans ce sens, sous la présidence de Nicolas Sarkozy d'ailleurs.
regardez toujours ces images en direct. Si vous nous rejoignez à l'instant, je rappelle que cela fait des heures que les forces de l'ordre tentent place de la nation de faire évacuer la place, de désengorger la place. Il y a eu différentes sommations et ce sont vraiment de ce que nous disent nos envoyés spéciaux, nos journalistes, des groupuscules, des groupes très dispersés mais très organisés, très mobiles, Dominique Rizet, qui restent sur la place.
Qu'on connaît bien, on les voit partout. Là, ils sont ici sur les manifestations lycéennes. C'est eux qui étaient sur les manifestations. contre la réforme des retraites, c'est eux qui étaient dans les manifestations contre les gilets jaunes, ce sont les zadistes qui ont aspergé, les gendarmes qui ont caillassé les gendarmes dans les ZAD et toutes les manifestations qu'on a vues. Ce sont des gens qui circulent, qui tournent, qui se réunissent, qui s'envoient des messages et qui disent tiens à tel endroit on peut se retrouver. Ce sont des casseurs qui n'ont rien à voir avec les lycéens effectivement et qui sont pour la plupart d'entre eux connus des services de police, du renseignement territorial. qui surveille l'extrême gauche, qui surveille l'extrême droite, mais là c'est de l'extrême gauche qu'on parle bien. Moi je voulais vous demander quelque chose sur ces gens qui, au syndicat de la magistrature, on nous dit, la présidente du syndicat de la magistrature, c'est son argument, elle dit, ce sont des enfants. Parce que ceux qui sont interpellés, il y a des casseurs, mais il y a beaucoup de lycéens aussi. Ce sont des enfants. Qu'est-ce que vous en pensez de ça ? Les mineurs, pas de comparution directe. Est-ce que vous le feriez, vous ? Est-ce que vous le feriez, comparer des mineurs en comparution directe ? L'excuse de minorité, bien, pas bien, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'à 16 ans... On est encore un enfant, même si on est mineur.
Quand on incendie un lycée, quand on a 17 ans et 11 mois, on est un criminel. Donc non à cette excuse de minorité, en tout cas jusqu'à 16 ans. De 16 à 18 ans. De 16 à 18 ans. Et il faut arrêter aussi cette excuse de minorité permanente. Elle n'est pas acceptable. On doit juger. les faits en fonction de leur gravité. Mais vous savez, on a donné des exemples de laxisme, de recul. Un des premiers, c'était tout au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron, ça a été le recul, porté par Édouard Philippe d'ailleurs, sur Notre-Dame-des-Landes, qui était occupé par des zadistes. Il a fallu des escadrons de gendarmerie mobile qui sont restés sur site pendant des mois et des années pour tenter de... de maintenir l'ordre républicain, puis on a dit, finalement, vous avez raison. Ce signal, il a été délétère. C'est le premier signal qui a été donné à l'ultra-gauche, aux casseurs, en disant la violence, l'ultra-violence. peut nous permettre d'obtenir gain de cause. Eh bien, lorsqu'on continue et on récidive, je dirais, à envoyer ces messages de laxisme, on en recueille malheureusement les fruits pervers, les fruits empoisonnés. C'est ce qui se passe aujourd'hui.
Il y a quelques jours, là nos journalistes Place de la Nation nous disent vraiment qu'il y a un rajeunissement, ce sont vraiment des très très jeunes qui sont à la manœuvre semble-t-il. Il y a quelques jours sur BFM TV, Dominique de Villepin, Eric Ciotti par exemple, a appelé en quelque sorte à lever le pied au niveau des forces de l'ordre. En somme, ça c'est moi, c'est ma question, mais j'essaie de traduire ce qu'il a dit, il vaut mieux des vitrines brisées, des poubelles incendiées qu'un drame définitif. Vous l'entendez, vous vous dites non, nous c'est la fermeté jusqu'au bout, quoi qu'il arrive et quoi qu'il en coûte, même humainement. C'est quand même un discours qui est plus facile à tenir quand on est opposant que quand on est au pouvoir. Est-ce que vous le reconnaissez ?
ne sais plus où est M. De Villepin. Il
était quand même dans votre famille, dans votre galaxie. Il y a très
longtemps, il a une dérive. qui s'assimile plutôt à un naufrage. Je le vois bras dessus, bras dessous avec M. Ruffin. Je le vois partager les mêmes combats que M. Mélenchon. Non, l'ordre doit être maintenu. On ne peut pas négocier avec la loi. Parce qu'autrement, c'est la violence qui gagne. Donc vous, les grenades assourdissantes restent. On laisse brûler des centaines de lycées. On laisse piller des magasins. Mais jusqu'où allons-nous ? Merci aux policiers d'être là. Merci aux gendarmes d'être là. Parce que s'ils ne sont pas là, ce sont les barbares qui prennent le pouvoir. C'est tout. Oui, ceux qui n'ont aucune règle, si ce n'est la règle du plus fort et de la violence. Une société démocratique, c'est une société qui est régie par la loi. Et pour faire respecter la loi, il faut des sanctions contre ceux qui violent les lois. C'est assez simple, vous savez, la vie en société. Autrement, c'est la force qui domine, c'est la violence et on est dans une tyrannie.
Vous avez par ailleurs dénoncé des messages à caractère islamiste, avez-vous dit, via des cours par visio. Des messages dont on ne sait pas d'ailleurs, ils sont proférés par des... Par des élèves ou d'autres personnes qui seraient intervenues au cours de ces visios. Une enquête a été ouverte, pouvez-vous nous dire ce que vous savez à ce stade de ces messages ?
Oui, lorsque les lycées ont été fermés et qu'on a transféré les cours en visioconférence, sur les réseaux sociaux se sont propagés les codes de ces visios, donc tout le monde pouvait y rentrer. Dans un lycée de Nice, il y a eu une réaction très solide du proviseur de ce lycée, du préfet des Alpes-Maritimes qui a immédiatement saisi la justice, qui a ouvert une enquête. Il y a eu des pseudo-terroristes, des noms qui empruntaient les noms de terroristes, dont celui du 14 juillet qui a commis l'attentat de Nice. Donc on a aussi, c'était d'ailleurs dans les notes des services de renseignement. On voit bien qu'il y a des réseaux islamistes qui aussi s'insèrent dans ce mouvement.
s'en servent dans ce moment pour quoi ? Pour récupérer, pour diffuser leur idéologie, pour déstabiliser la France ? Pour déstabiliser, pour déstabiliser. On voit bien d
'ailleurs l'utilisation des images par l'Iran. Voilà, donc tout ça, c'est
un peu la même nébuleuse. Ce sont des jeunes qui reprennent les termes d'une chanson de rap comportant des termes susceptibles de caractériser l'infraction d'apologie publique, d'actes. de terrorisme et qui en plus se diffuse sur des réseaux sociaux. Donc une enquête a été ouverte.
Ce rapport, j'ai porté plainte contre lui parce qu'il m'avait insulté en début d'année et j'ai saisi d'ailleurs le parquet sa situation. Je sais qu'il va être jugé dans quelques jours, ce qui est d'ailleurs...
Dans votre affaire, dans votre... De façon globale
parce qu'il avait... Vous avez entendu par la justice votre plainte ? J'ai saisi, non, à ce stade, non, mais je pense que la plainte a été reçue puisque aujourd'hui... Il va être cité
devant le tribunal judiciaire. C'est le parquet d'Orléans qui avait été saisi par un député RN, en l'occurrence Mathieu Vallée, parce qu'un chant a été entonné, ou plutôt un titre, d'un rappeur, Borough 700, je ne connais pas.
C'est celui qui m'avait mis en cause avec d'autres élus. C'est explicitement
Mohamed Merah, le Bataclan, Salah Abdeslam. La scène a été filmée et diffusée, vous confirmez, sur les réseaux sociaux. Et vous, vous aviez signalé à l'époque la diffusion de ce titre, et on a appris là, effectivement, que trois mineurs ont
été placés
en garde à vue pour apologie de terrorisme.
Deux de 16 ans et un de 14 ans, donc c'est quand même des très très jeunes, placés en garde à vue par les gendarmes de Beaujancy, ça se passe dans le 45, et donc pour deux adolescents âgés de 16 ans, et le prononcer d'une mesure éducative judiciaire. Les autres sont en cours de présentation devant le juge des enfants.
Mais vous pouvez attester, au-delà de ça, de cette infiltration islamiste, Eric Ciotti, parce que certains affirment avoir vu des messages, d'autres affirment qu'un simple drapeau palestinien suffit à tirer des conclusions. Il suffit d
'écouter certains slogans aussi, qu'on a entendus dans les manifestations. Il suffit de regarder, vous le soulignez, certains drapeaux. Les services spécialisés ont
pu
identifier ceux qui sont les artificiers habituels de la déstabilisation de la nation. Donc tout mouvement, tout prétexte est utilisé, ce qui appelle de notre part à la plus grande... Vigilance et à la plus grande intransigeance.
On va conclure parce que va arriver la facture et elle est sacrément salée. Il y a la loi casser-payeur qui va arriver fin octobre au Sénat, là où désormais vous avez un groupe avec votre partenaire le RN. Que dit la loi aux familles de payer quitte à prendre sur les allocations familiales, les APL ? Et je crois qu'il y a une limite de paiement à 10 000 euros.
Donc nous, ce
texte,
nous le voterons. Je le dis, il va dans la bonne direction. Va-t-il suffisamment loin ? Je ne le crois pas. J'ai déposé pour ma part à l'Assemblée nationale un texte qui ne pose pas de limite à la réparation, qui permet... C'est-à-dire, ça peut aller
à des millions d'euros ?
Là, pourquoi 10 000 euros ? Si un lycée brûle, pourquoi... Dans ce cas-là, une facture d'un million d'euros ? Qui appelle la responsabilité. Oui, mais il faut savoir ce qu'on veut. Moi, j'appelle aujourd'hui au calme. Mais le calme, il... Il tient aussi dans les mains des parents. Quand un gamin de 14 ans est dans la rue, c'est qu'il y a un problème d'autorité parentale. Il y a un problème d'autorité parentale. Donc quand il y a une responsabilité, vous savez... On ne rétablira pas la cohésion sociale, la cohésion nationale, si on n'appelle pas la responsabilité. Je ne crois pas à la société d'irresponsabilité permanente. Le macronisme, c'est la société d'irresponsabilité. Eh bien, il faut reposer des règles. Le
Premier ministre vous a semblé irresponsable hier, en appelant à la fois au calme et quand même à une forme de retour à l'ordre.
On est toujours dans les slogans. Voilà, le Premier ministre... C'est l'artisan de cette cohabitation molle, sans colonne vertébrale, où on parle, où on ne connaît pas les ministres. Là, on découvre le ministre de l'Éducation nationale. Il y a eu, je crois, sept ministres de l'Éducation nationale au cours des cinq dernières années, où c'est l'inverse. En tout cas, voilà quelle autorité. On se rappelle, il y a eu des débats dans notre pays. Il y a eu des différences. Il y avait des ministres qui avaient de l'autorité parce qu'ils pouvaient agir. Aujourd'hui, ce gouvernement, c'est le gouvernement de l'impuissance. Donc il faut qu'il
parte.
Il
faut qu'il parte. Attendez, il faut qu'il parte maintenant ?
faut qu'il parte le 2 mai prochain.
On va poser la question à Maude Bréjean sur l'impuissance. Macron dit ce porte-parole du gouvernement. Elle sera dans quelques instants notre invitée.
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