Chargement...
Chargement...
Il y a dans une campagne électorale et dans une action publique des sujets politiques ou économiques qui peuvent être des sujets qui divisent ou donnent lieu à débat. Celui que j'ai décidé d'aborder aujourd'hui et dont j'entends faire une priorité de mon quinquennat fait partie de ces causes qui devraient nous réunir, j'allais dire qui nous obligent moralement à nous réunir pour trouver des solutions. Cette cause est celle de la protection de l'enfance. C'est un sujet essentiel, essentiel parce qu'il concerne des enfants tout d'abord, mais de surcroît des enfants en grande difficulté, en grande précarité, ces enfants martyrs à qui la vie a dénié le droit à l'insouciance qu'elle a livré à l'insécurité matérielle ou affective et parfois au rejet, à la violence et à la peur. Essentiel parce qu'il mobilise des sommes et des énergies considérables. Familles, familles d'accueil, magistrats, éducateurs, travailleurs sociaux, dont je veux saluer le dévouement et le travail si exigeant et même usant. Je veux leur témoigner mon estime et ma reconnaissance. Ces enfants sont 400 000 à être concernés, soit l'équivalent de la ville de Nice. Il faut bien mesurer que ce chiffre a augmenté de moitié en 20 ans. Ce ne sont pas des dossiers. Mais des êtres vulnérables, ce ne sont pas des statistiques, mais nos enfants, ce n'est pas pour nous une option, c'est une ardente obligation. Il est inadmissible de faire le constat que 12% des enfants placés obtiennent le baccalauréat, que leur espérance de vie est inférieure de 20 ans à celle de la population générale, qu'un quart des personnes vivant dans la grande précarité sont passées par l'ASE. Ces situations humainement insupportables dont personne ne veut vraiment parler, je ne veux plus que nous les acceptions ou même que nous tournions la tête. Je veux que cela devienne, dans toutes les sphères de la société, avec la lutte intraitable contre la pédophilie ou les atteintes à l'intégrité physique des mineurs, une grande cause nationale. Il est temps de prendre à bras le corps ces enjeux car l'État n'a pas le droit d'être un parent défaillant. La protection de ces dizaines de milliers d'enfants relève d'une ardente obligation, je le disais, c'est la raison pour laquelle je veux que la protection de l'enfance soit une grande cause nationale, servie par un ministère de plein exercice. Ce ministère fixera le cap, les règles de prise en charge, les critères d'évaluation et de placement. Les normes d'accueil seront enfin nationales et identiques sur tout le territoire. Il est en effet inacceptable qu'un enfant en danger soit repéré plus ou moins tôt, pris en charge plus ou moins vite, confié à une famille d'accueil ou placé en établissement selon le département où il est né. Cette inégalité entre les enfants est contraire au principe fondamental d'égalité devant la loi. Nous ne pouvons plus accepter que la protection de l'enfance soit aléatoire, parfois inefficace et hors contrôle. L'aide sociale à l'enfance deviendra donc l'aide sociale à la famille. Sa priorité sera d'aider les parents avant de les séparer de leurs enfants, de privilégier le placement auprès des proches de l'enfant quand cette mesure est nécessaire et de toujours préférer une famille à une institution. Marine Damelet, notre députée du Tarn-et-Garonne et également secrétaire de l'Assemblée nationale qui suit attentivement la question de la protection de l'enfance et notamment l'ASE, va vous détailler de manière précise les grandes orientations que je vous présente. Elle sera ma porte-parole présidentielle sur ce sujet. La protection de l'enfance doit devenir une priorité parce que ces enfants en souffrance qui se trouvent normalement sous la protection de la République voient leur calvaire parfois se prolonger, voire s'aggraver parce que nos systèmes sont insuffisants, et parfois même, il faut oser le dire, coupables. Il y a les décisions de placement peu compréhensibles qui les arrachent à des familles certes imparfaites, mais que l'on pourrait peut-être davantage envisager d'accompagner plutôt que de les accabler. Il y a les changements incessants de foyers ou de familles, d'éducateurs ou d'écoles qui perturbent l'équilibre affectif et les repères de vie des enfants déjà traumatisés. Il y a à 18 ans l'arrêt brutal et parfois dommageable des aides vécues évidemment comme un nouvel abandon. Le plus tragique, c'est que les moyens qui sont consacrés à ces actions sont considérables, 12 milliards, mais quelquefois perdus dans une gestion qu'il faut revoir à tous les niveaux et parfois dans certains secteurs ou départements qu'il faut revoir de fond en comble. Il convient d'abord de clarifier les sujets et les compétences. Tout d'abord, Je sépare la question des mineurs non accompagnés, communément appelés MNA, de la question de la protection de l'enfance. La gestion de ce lourd et problématique fardeau migratoire a brouillé les compétences et les objectifs, les actions publiques et les bénéficiaires. Elle a surtout contribué à ruiner les capacités d'action sociale départementales, au plus grand détriment des problématiques de protection de l'enfance en détresse sociale ou familiale. Il convient de rappeler ici qu'en 2023, année record, c'est près de 20 000 jeunes étrangers qui ont été confiés par la justice au département alors même que les moyens de vérification de la minorité sont extrêmement limités. Désormais, l'évaluation de cette minorité sera conduite par les services de l'État selon des règles identiques sur tout le territoire. Lorsqu'un jeune ne pourra pas approuver sa minorité, l'examen osseux sera systématique et celui qui ne pourra établir ni son âge ni son isolement sera présumé majeur. Les MNA relèvent de la politique migratoire et donc de l'État, et la politique migratoire que je souhaite mener va considérablement faire baisser leur nombre. Ensuite, il faut reconnaître qu'on s'est trompé. En matière de protection de l'enfance, la décentralisation est un échec. Comme je le propose depuis plusieurs années, je considère que l'État doit reprendre intégralement la main sur cette politique. Mais la crise de l'aide sociale à l'enfance n'est pas le seul fait désermant politique et en réalité idéologique. Il tient à l'inertie politique et administrative qui atteint un tel niveau qu'il ne serait pas illégitime de qualifier cette inertie de sociale, certains diraient même systémique. La réalité est toujours la même, presque inexorable. Dès qu'un problème est mis à jour, les enquêtes, les rapports, les alertes se succèdent sans que rien de significatif ne soit entrepris. On prend acte, on se désole, on communique, on minimise, on relativise et surtout, on fait semblant de faire. Jamais un responsable, jamais une mesure correctrice, jamais la marque d'une volonté affirmée de l'État. Avec moi, l'État ne sera pas seulement administrateur, il sera protecteur. Pas seulement gestionnaire, mais proactif. Pas seulement spectateur, mais acteur. Nous instaurerons une obligation de transparence et de responsabilité, une logique de contrôle et d'intervention non pas rapide mais immédiate, avec pour objectif pour les intervenants une obligation de résultat. Aucun enfant ne sera invisible aux yeux de la République. Aucun drame ne sera considéré comme un échec inévitable, un aléa statistique. Aucun dommage tragique ne sera mis sous le tapis administratif. On ne peut pas se contenter d'un constat lorsqu'une part significative de jeunes filles mineures placées compte aujourd'hui un risque important de finir dans un réseau de prostitution ou lorsqu'un pourcentage plus élevé que la normale d'enfants de l'ASE finit systématiquement dans la plus grande précarité, voire dans la délinquance. Un certain nombre de départements ont montré des défaillances inacceptables sans qu'aucune mesure correctrice ne suive, sans qu'aucun compte ne soit demandé. Je le dis ici, la République ne peut en aucun cas accepter qu'un enfant placé sous sa garde, sous sa protection, sous sa responsabilité, tombe entre les mains de ceux qui veulent l'avilir, l'exploiter ou le détruire. Sans compter les éventuelles poursuites disciplinaires ou pénales qui sont systématiquement diligentées, les dysfonctionnements répétés donneront lieu à une substitution des pouvoirs défaillants par l'autorité préfectorale. En clair, la tolérance zéro sera la norme et ceux qui ne sont pas capables de l'appliquer au bénéfice des enfants maltraités dont ils ont la charge seront remplacés. Plusieurs principes d'action dicteront la conduite publique. Une attention toute particulière sera apportée à l'accélération et à l'application diligente des décisions de justice, notamment en cas de violence contre les enfants. Cela fera partie des premières circulaires du garde des Sceaux. La solution de la famille d'accueil. et avant tout chez des proches lorsque c'est possible, et bien sûr, hors d'un contexte de prise en charge spécifique, sera privilégié par rapport au recours à l'établissement. Parce qu'il en va de décisions particulièrement sensibles et potentiellement traumatisantes, le droit des familles sera renforcé dans le cadre de procédures plus volontiers contradictoires, y compris en écoutant la parole de l'enfant. On ne retire pas un enfant à sa mère sans qu'elle puisse faire vraiment valoir ses arguments. On ne change pas un enfant d'une famille d'accueil pour une autre sans l'entendre également. Des enquêtes de moralité seront renforcées pour les personnes et l'entourage accueillant des enfants. Le proxénétisme sur les mineurs de 15 ans sera criminalisé et les sanctions fortement alourdies. Le viol des mineurs ne pourra plus faire l'objet d'une correctionnalisation comme j'ai pu moi-même en être le témoin lorsque j'étais avocat. La société doit prendre acte du niveau de transgression morale de ses actes. Quand on connaît le sujet, et Marine Hamelet ne me démentira pas, on sent la souffrance dans toute la chaîne de traitement de l'enfance en détresse. Le journal Le Monde relatait il y a peu le parcours de cette magistrate chargée de l'enfance qui prenait la décision de renoncer. Il faut savoir entendre ce malaise qui, s'il ne s'exprime pas bruyamment, est lancinant et poignant. Je l'entends et croyez bien que j'y répondrai avec toute mon énergie et toute la détermination dont je suis capable. Un enfant doit être protégé sans avoir à le réclamer. Il doit être soigné, éduqué, accompagné sans avoir à le demander. La protection de l'enfance ne doit plus être strictement administrative ou budgétaire, mais humaine et réactive. La prévention, la stabilité. L'écoute des jeunes placés, des frères et sœurs est toujours, toujours l'intérêt de l'enfant. La société doit pouvoir s'enorgueillir de l'avoir élevé, c'est-à-dire lui avoir donné les armes pour surmonter ses handicaps de vie, pour dépasser sa condition initiale, pour monter les marches de la promotion sociale légitime. L'objectif premier de toute action publique est qu'il prenne toute sa place dans notre communauté nationale, qui est avant tout pour moi une communauté humaine. L'indifférence, l'incompétence, le laisser-aller n'y ont pas leur place. Les réseaux qui y sévissent de manière incompréhensible et en tout état de cause intolérable seront éradiqués avec la plus grande énergie et avec eux les complicités, les connivences et les complaisances qui les ont laissés s'installer ou perdurer. La réponse pénale pour tous les responsables, initiateurs ou complices, pour ceux qui ont laissé faire ou fermé les yeux, sera à la hauteur de l'enjeu moral. Aucun responsable de ces dérives criminelles ne pourra se croire à l'abri du glaive de la loi républicaine. Dès les premiers jours du mandat, nous engagerons une concertation et un audit précis dans le secteur. Très vite, suivrons les réformes nécessaires pour systématiser les audits, réadapter les règles nationales. accélérer les aides aux familles, renforcer les contrôles, développer un accueil familial de grande qualité et élargir au-delà de 18 ans les possibilités d'accompagnement. Le gouvernement rendra des comptes chaque année devant la représentation nationale. Comme présidente de la République, je veillerai à ce que cette priorité nationale ne soit pas occultée par l'urgence du moment, par la routine ou par le fatalisme ambiant. Le projet présidentiel que je porte, vous l'avez compris, et ce sujet le démontre par l'exemple, s'inscrit dans une triple ambition, celle de l'homme qui doit pouvoir se construire, s'épanouir et s'élever, celle d'un État qui le protège et l'accompagne, celle d'une nation qui l'accueille et le conduit en vue de son épanouissement personnel. C'est cette vision profondément nationale et humaniste que je fais mienne dans le cadre d'un magnifique projet collectif qui a choisi de se placer sous le signe éclatant et l'autorité exigeante de la Renaissance. Je vous remercie et je passe la parole à Marine Hamelet. Nous répondrons bien entendu à vos questions à l'issue de son intervention.
Madame Le Pen, en 2022, dans votre livret programmatique dédié à la protection de l'enfance, Vous écriviez que l'un des problèmes majeurs était la très forte réticence des autorités à les retirer à leurs parents, bourreaux, pour les placer dans des foyers ou des familles d'accueil. Vous vous ajoutiez, vouloir lutter contre l'idée selon laquelle la pire des familles serait toujours préférable à l'absence de famille. Aujourd'hui, vous annoncez que la protection de l'enfant sera intégrée à un ministère plus large, celui de la famille. Vous parlez d'aide. social à la famille et non plus d'être social à l'enfance. Et vous ajoutez que le placement en famille sera toujours préférable à un placement dans une institution. J'ai plusieurs questions. Comment est-ce que vous expliquez ce changement de ton ? Au-delà de l'évolution sémantique, est-ce qu'il n'y a pas risque d'invisibilisation de la personne, de l'enfant derrière l'entité familiale ? Et n'est-ce pas occulter le fait que souvent, les violences subies par les enfants sont des violences intrafamiliales
? Oui, merci. Ça ne nous a pas échappé. qu'il existe de nombreuses violences qui sont des violences intrafamiliales. C'est d'ailleurs tout à fait le rôle de la protection de l'enfance. Même là, en général, où elle intervient, figurez-vous. Hélas, ce que je disais il y a cinq ans n'est pas contradictoire avec ce que je dis aujourd'hui. Il se complète. Ça veut dire qu'on se retrouve dans une situation où on retire des enfants à leur famille uniquement pour des considérations budgétaires. Bien souvent, c'est-à-dire qu'un logement trop petit, des moyens qui, de manière transitoire, sont insuffisants. Et l'enfant fait l'objet d'une décision de retrait, alors que précisément la solidarité nationale devrait pouvoir apporter à ses familles la possibilité de conserver leurs enfants, car il n'y a pas de maltraitance dans ces cas-là. Et à l'autre bout de la chaîne, il y a l'autre énorme erreur qui consiste à laisser des enfants dans leur famille alors même qu'ils font l'objet de violences, de maltraitances. Et je n'aurai pas la cruauté de vous rappeler un certain nombre de faits divers où des enfants ont perdu la vie ou ont été victimes de très graves maltraitances parce qu'ils avaient été laissés. dans leur famille. Alors je conçois que la situation soit un peu compliquée, mais je crois que la méthode que nous entendons un peu compliquée, parce qu'évidemment on est confronté à ces deux, j'allais dire, deux erreurs majeures, deux drames, deux catastrophes, et dans les deux cas, il y a des erreurs qui sont des erreurs de dossier, d'analyse, de jugement. Donc je crois que la méthode que nous comptons mettre en œuvre et qui consiste précisément à démultiplier les moyens de permettre à des éducateurs spécialisés de venir dans la famille pour voir comment les choses se passent, pas seulement une fois ou deux fois pour décider de retirer un enfant, mais plusieurs jours de suite permettra évidemment de faire la différence entre les familles. où il est absolument nécessaire de retirer l'enfant, et les familles où il n'est absolument pas nécessaire de retirer l'enfant parce qu'elles vivent uniquement des difficultés qui sont des difficultés soit transitoires, soit matérielles, soit de logement. J'en ai encore eu un témoignage cet après-midi, enfin plusieurs d'ailleurs témoignages cet après-midi, de ces... Je ne sais pas si on peut appeler ça placement abusif, mais en tout cas, de ces placements qui ne devraient pas être et qui pourtant sont. De la même manière, il est assez étonnant de voir que jamais la famille n'est mise à contribution. La famille élargie, les grands-parents, les frères et sœurs, lorsque l'enfant est en difficulté dans sa famille, L'ASE semble réticente à confier l'enfant à des personnes qui ont un lien familial avec lui. On pourrait démultiplier les difficultés auxquelles nous avons été confrontés par les témoignages que Marine a recueillis depuis des mois, qui font l'objet d'ailleurs de manière récurrente de... d'enquêtes auprès de l'Assemblée nationale ou du Sénat, de ces enfants qui sont... trimballés de famille d'accueil en famille d'accueil sans qu'on sache pourquoi on les retire d'une famille d'accueil où les choses se passent très bien pour aller les mettre dans une autre famille d'accueil. On ne sait pas pourquoi, la famille d'accueil elle-même ne sait pas pourquoi, sans que la parole de l'enfant ait été recueillie ou des enfants qui sont trimballés d'institution en institution sans qu'on sache non plus pourquoi on les change. Il y a une forme d'opacité générale qui fait que beaucoup d'erreurs sont commises. Je crois que c'est la conclusion qu'il faut avoir. Beaucoup d'erreurs sont commises, des enfants sont laissés auprès de familles qui sont des familles maltraitantes et des enfants sont retirés de familles qui ne le sont pas mais qui sont en difficulté transitoire. Il faut donc tenter d'améliorer cette situation. Alors moi je crois profondément que la décision consistant à faire un ministère de plein exercice... est nécessaire. Je crois à la nécessité de renationaliser la protection de l'enfance. Je pense que l'éclatement entre divers départements qui, de surcroît, croulent budgétairement en réalité sous une prise en charge qui est de plus en plus lourde et de plus en plus prenante, est une des raisons de l'échec de la politique qui est menée depuis des années.
poisson pour France 3, Occitanie. Est-ce que vous comptez, est-ce que vous avez évalué du coup le budget ? Est-ce que vous êtes toujours sur 12 milliards si vous retrouvez la main ? de cette compétence-là, le budget de cette reprise en main par l'État, puisque c'est le département, et ensuite, tous les gens qui prennent le personnel de l'action sociale à l'enfance, qu'est-ce qu'ils deviennent ? Ils deviennent aussi fonctionnaires de la fonction publique d'État. Qu'est-ce qu'on fait de ces personnes en termes de statut ?
En termes
de budget et de statut ?
D'abord, Marine vous l'a dit, un placement en famille en famille d'accueil est beaucoup moins cher qu'un placement en institution. C'est moitié moins cher. Donc vous voyez que si la philosophie politique consiste à plutôt placer des enfants dans des familles d'accueil plutôt que de les placer dans des institutions, par définition, on va avoir à budget constant les moyens de faire plus avec déjà autant. Et s'il est nécessaire de dégager plus, on dégagera plus. Nous avons les marges de manœuvre pour pouvoir le faire tel que dans le budget, tel que nous l'avons présenté, tel que nous avons présenté la trajectoire budgétaire, on vous l'a dit. Il y a des moyens qui ont été mis de côté pour pouvoir répondre à des obligations. Deuxièmement, il y a la problématique des mineurs isolés. Je crois que les mineurs isolés... bien souvent, hélas, ne sont pas mineurs, ne doivent pas faire l'objet, ne doivent pas être relevés en réalité de l'aide sociale à l'enfance. Je pense que ça doit relever de la politique migratoire et accessoirement d'ailleurs d'une vraie réflexion à avoir avec les pays dont ils sont originaires pour qu'ils prennent en charge financièrement des jeunes. Parce que s'ils ne sont pas des mineurs, ils sont évidemment des jeunes, quoi qu'il arrive, des jeunes qui en réalité dépendent du fait de leur nationalité, de la prise en charge de leur pays d'origine. Et ça c'est un débat diplomatique, si je puis me permettre, et une discussion qui doit être engagée avec les pays dont ils sont originaires. Déjà, si vous retirez les haut bas mots 50 000 mineurs non isolés qui pèsent sur le budget de l'aide sociale à l'enfance et qui devraient relever du budget immigration, ça va libérer également beaucoup de moyens. Concernant le... Je t'en prie.
Juste par ailleurs, tout à l'heure, je vous ai dit qu'il y avait environ 100 000 enfants qui étaient placés alors qu'ils ne devraient pas l'être. Et quand on parle de l'assistance éducative, ce que je vous ai parlé tout à l'heure, c'est-à-dire pour éviter ces placements professionnels qui viennent, là finalement, ça revient à 500 euros par mois. Donc vous voyez, si ces enfants étaient placés à 6 000 euros par mois dans des foyers et qu'on arrive, grâce à l'AEMO, à les garder dans leur famille, on fait une sacrée économie. Donc en fait, ces 12 milliards, ils devraient suffire, parce que c'est quand même une somme énorme, 12 milliards, ils devraient suffire, en réorganisant le fonctionnement, à déjà arriver à... ce qui est plus important finalement, à faire en sorte que les enfants soient bien accueillis, qu'ils puissent s'épanouir, qu'ils puissent ensuite avoir une vie à l'âge adulte normale, puisque, on le sait, parmi les SDF, on trouve énormément d'enfants issus de la ZEU dans tous les domaines. Donc, pour donner des chances à ces enfants et s'en occuper correctement, on estime quand même que ces 12 milliards devraient être suffisants. Non, effectivement, si c'est impératif, eh bien, mais... Avec les économies qu'on vous a proposées, dans certains domaines, on devrait pouvoir arriver à rester dans les 12 milliards.
touchée par une arme à feu, une enseignante a été blessée. Quelle est votre réaction par rapport à cette actualité ? Quelle doit être la réponse de l'Etat face aux violences ?
Ma réaction est évidemment une réaction d'indignation. Il semblerait que le tireur ait 14 ans. Donc c'est évidemment la loi qui va s'appliquer. Mais il y a une difficulté, et nous le savons depuis des années. c'est qu'il y a la nécessité absolue de ce que j'ai appelé, et vous le savez parce que vous avez suivi mes différentes campagnes, la resacralisation nécessaire de l'intégrité physique. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la vie, dans l'esprit d'un certain nombre de jeunes et d'adultes, d'ailleurs, n'a plus de valeur. C'est-à-dire qu'on peut attenter à l'intégrité physique de quelqu'un de manière gratuite, avec une violence de plus en plus grave. Et cette situation ne peut pas durer. Il va donc falloir, ce que j'ai appelé, resacraliser le respect de l'intégrité physique. Et ça passera évidemment par une aggravation des conditions, des condamnations qui pourraient être délivrées. à la suite de ces attentes à l'intégrité physique. C'est vrai qu'il y a un certain nombre de professeurs, vous le savez, évidemment les drames que nous avons tous en mémoire, qui ont été assassinés, mais il y a là depuis quelques jours, même si je ne fais pas de lien avec ce qui s'est passé à Aubagne, mais il y a depuis quelques jours des atteintes à l'intégrité physique de professeurs extrêmement nombreux, de proviseurs qui ont été blessés de force de l'ordre. Et tout ceci crée une ambiance terriblement angoissante parce qu'elle semble révéler que des jeunes, de plus en plus jeunes, n'ont plus aucun complexe à venir blesser, frapper, lancer des pierres, viser avec des mortiers et aujourd'hui viser avec une arme de chasse. des gens qui devraient normalement faire l'objet du plus grand dérespect, les pompiers, les policiers, les professeurs. Donc il faut rétablir cela parce que sinon nous allons vers des temps qui vont être des temps terribles.
question sur le carburant, Madame Le Pen, le Prédégeur de TotalEnergie, Patrick Pouyannès, s'est engagé. aujourd'hui a baissé de 8 à 12 centimes le plus du litre de gazole pour les particuliers, de 20 centimes celui du litre de gazole non-renti, quelle est votre réaction ?
Je ne sais pas, je n'ai pas vu le contexte, est-ce que c'est à la suite de la libération des stocks ? Merci mon bon maître de cette gentillesse qui consiste à répercuter en réalité sur la baisse des prix compte tenu de la libération des stocks nationaux qui ont été annoncés par le Premier ministre. C'est la moindre des choses, me semble-t-il, non ? Je viens, mais je ne vais pas quand même remercier... Enfin, je veux dire, je trouve que tout le monde devrait faire ça. À partir du moment où il y a une libération des stocks et où il y a, par définition, une baisse du prix des carburants en circulation au niveau national, manquerait plus en plus, compte tenu de ce qui se passe actuellement et des prix qu'on atteint, qu'un certain nombre en profite pour s'embromber des marches.
le sujet du jour. Deux petites questions. Vous parlez de 100 000 enfants placés alors qu'ils ne devraient pas l'être. On parle de 100 000 enfants placés en famille d'accueil ou famille d'accueil et structure institutionnelle. Ça, c'est ma première question. La deuxième, pour Mme Le Pen. C'est quoi la question
? C'est quoi la première question ? Juste
confirmer que c'est bien. Est-ce que c'est 100 000 enfants uniquement au niveau des structures institutionnelles ou institutionnelles et familles d'accueil
lui dit 400 000 enfants pris en charge par la zone, 200 000 enfants placés en famille d'accueil, en foyer, en lieu de vie, et sur ces 200 000, il y a environ 100 000 enfants, on le fait schématiquement, c'est peut-être 400, 4 enfants, on le fait schématiquement, sur ces 200 000 enfants placés, il y en a environ 100 000 qui ne devraient pas l'être.
Et Madame Le Pen, vous faites de la protection de l'enfance, je cite, une grande cause nationale. Il y a eu plusieurs scandales au cours des dernières années en la matière où vos élus, voire vos dirigeants, dont vous, sont apparus discrets, voire silencieux. Je pense notamment à l'affaire Betaran et à une autre affaire qui est celle de la combination définitive de l'animateur. Jean-Marc Morandini, pour corruption de moyens. Je croyais que vous alliez
me parler du périscolaire parisien, tiens, c'est bizarre. De
pédocriminalité,
condamnation
définitive qui n'avait pas empêché vos paroles de se rendre sur son plateau pendant plusieurs jours, contrairement à la consigne et à la promesse qui avait été émise. Comment est-ce que vous expliquez ce silence ? Donc deux affaires majeures. Il n'y a pas de
silence. Il y a une condamnation qui est intervenue. Elle était définitive. Voilà, point. Donc un, il n'y a pas... Votre porte-parole, qui, monsieur
? Monsieur Vallée, par exemple. Qui continue à aller sur le plateau ? Monsieur Vallée ?
Et qui d'autre ? Vot ? Parce que vous avez dit « Vot ». Il faut être précis quand on est accusateur.
Au moins un.
Ah, c'est bien. C'est un peu comme Mediapart qu'au fur et à mesure ça redescend. Il est important pour le Rassemblement national. Monsieur Vallée, en l'occurrence, fait ce qu'il veut parce qu'il est majeur et il veut signer. Ce qui est sûr, monsieur, c'est que pour le pays scolaire, moi j'ai appelé pourtant... Rachida Dati n'est pas de ma paroisse, vous l'admettrez quand même avec moi. Et malgré cela, j'ai demandé à ce que ceux qui pouvaient me faire confiance à Paris votent contre M. Grégoire, précisément parce que je le considérais, lui et ses équipes, comme responsable de l'affaire du périscolaire parisien. Vous voyez, là, on peut quand même admettre que j'ai pris une position tout à fait... publique, voire même, dirais-je, courageuse, parce que ça revenait presque à appeler à voter pour Rachida Natti. Dernière question. Pour revenir sur le sujet
du jour à Aubagne, Maxime Le Vieux, journaliste pour CNews, sur cette ultra-violence des jeunes, est-ce que vous estimez qu'il faut non plus revoir une véritable révolution s'agissant de l'excuse de minorité ? Par ailleurs, Bruno Rotaillot sur ce sujet. à Aubagne, pointe du doigt, un climat de violence instauré par la France Insoumise. Est-ce que vous partagez ce constat ?
Oui, alors moi je vais essayer qu'il existe un climat de violence, et on l'a vu depuis un certain nombre de jours, autour des manifestations. lycéenne, c'est incontestable. On a vu les lycées brûler, les forces de l'ordre attaquées, les camions de pompée brûlés, les dames dans la rue brûlées au visage, les proviseurs aspergés d'essence ou violentés, je crois plus de 800, près de 850 forces de l'ordre blessées. Oui, ce climat de violence, il existe, il n'est pas admissible et il est très évidemment encouragée par la France Insoumise. Je me permettrai d'être prudente sur la situation d'Aubagne, car je ne connais pas les circonstances de... de ce qui aurait pu être un drame. Parce que quand on tire évidemment au fusil de chasse sur quelqu'un, ça peut très vite extraordinairement mal tourner. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il faut revoir, encore une fois, il faut mettre en place, comme je l'ai dit, une sacralisation des atteintes à l'intégrité physique. Ça passe aussi par le refus de... de l'aménagement d'un certain nombre de peines lorsqu'elles sont supérieures à six mois fermes et qui pourraient être prononcées dans le cadre des violences, c'est-à-dire dans le cadre des atteintes à l'intégrité physique. Quel avenir
pour les associations de la sauvegarde de l'enfance demain, dans 24 heures, la sauvegarde de l'enfance auto-occitanie à rendez-vous au tribunal, 2300 enfants pris en charge, 270 salariés, ces associations qui sont en difficulté financière. Que vont-elles devenir si vous arrivez en fonction ?
Écoutez, de toute façon, il va bien falloir qu'il y ait des gens qui soient des spécialistes et qui s'occupent des sujets de l'enfance. Moi, ce que je veux vous dire, c'est qu'il y a pas mal d'associations que j'ai rencontrées qui ne veulent pas être subventionnées, figurez-vous. Parce qu'elles considèrent que quand elles sont subventionnées, elles subissent la pression d'un certain nombre de collectivités. ou alors d'un certain nombre de structures, et que compte tenu du rôle qu'elles se donnent, c'est-à-dire du rôle de protection des enfants, elles préfèrent ne pas être financées, c'est-à-dire subventionnées par les collectivités ou par les institutions. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut une professionnalisation de tout cela. Il faut un contrôle de ceux qui interviennent auprès des enfants. Il faut un fichier, et notamment un fichier qui puisse également contenir les... Comment dire ? Ce qui s'est passé, d'ailleurs, ce qui a manqué dans l'affaire du périscolaire parisien, lorsqu'il y a une accusation qui est formulée, il faut que cette accusation puisse être contenue dans un fichier parce que sinon, en réalité, les animateurs qui étaient soupçonnés d'attouchement sur les enfants étaient juste mutés. Ça, c'est pas possible. Donc il faut très sérieusement considérer cela. Il n'est pas naturel, il n'est pas normal que les gens qui interviennent au contact des enfants soient moins contrôlés lorsque l'embauche, au moment de leur embauche et d'ailleurs tout au long de leur vie professionnelle, que ne le sont ceux qui gardent les banques. C'est aussi simple que cela. Je préfère qu'il y ait un plus haut niveau de contrôle pour ceux qui sont au contact des enfants ou qui s'occupent des enfants plutôt que ceux qui gardent les banques. Les associations ont un rôle à jouer, il n'y a aucune difficulté avec cela. Nous n'avons jamais considéré qu'il fallait la disparition des associations, mais il faut qu'elles interviennent auprès. de l'État auprès des services préfectoraux de manière cadrée, de manière contrôlée, de manière réfléchie. Et pour l'instant, si vous voulez, on a l'impression que ça part un peu dans tous les sens.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.