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Et nous allons l'écouter.
'est un déplacement extrêmement important en soutien d'abord à notre allié espagnol Vox, puisque le peuple espagnol aura à s'exprimer dans le cadre d'élections anticipées dans quelques semaines. Notre allié peut naturellement arriver au gouvernement. Et donc à la fois sur les sujets économiques, sur la lutte contre l'immigration irrégulière, on partage des défis communs entre nos deux pays. Et donc c'était essentiel, y compris à quelques mois de la présidentielle française, de pouvoir montrer que nous souhaitons un fonctionnement différent de l'Union européenne et que nous entendons le faire avec des alliés.
La jeunesse, par là, juste sur les mobilisations qu'il y a en ce moment en France, la jeunesse continue de descendre dans l'âme. Est-ce que, sur le fond, vous comprenez vos indications ? Qu'est-ce que vous dites aux jeunes ?
Rien ne justifiera jamais qu'on brûle des lycées, qu'on asperge d'essence des enseignants ou qu'on prenne la partie des fonctionnaires de police. Les revendications sur le délabrement spectaculaire de l'éducation nationale et de l'école est une chose, c'est un sujet majeur qui entrave la prospérité du pays et qui sera traité par l'ensemble des partis dans le cadre de l'élection présidentielle. Mais ces violences doivent maintenant cesser, elles sont inacceptables. Il y a 780 policiers qui ont été blessés depuis le début de ces mobilisations avec des appels à l'insurrection et à la violence de la part de Jean-Luc Mélenchon et de la France Insoumise qui sont condamnables et qui ne sont pas. Donc exprimer un regard, une opinion et une urgence sur la situation de l'école est une chose. Casser en est une autre. Et vous savez que nous souhaitons notamment un tournant sécuritaire et pénal y compris à l'école et aux abords des établissements scolaires et mettre en place le principe du casseur-payeur. Il y a déjà des dizaines de millions d'euros de casse et de dégâts qui sont imputables à ces violences. Et naturellement, ceux qui cassent devront payer.
Dans les manifestations aujourd'hui, il y a Vélissin, mais il y a aussi le personnel de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur qui se joint à ces mobilisations. Qu'est-ce que vous et Marine Le Pen leur proposer à ses profs dans le programme de Marine Le Pen ?
Nous allons leur proposer. Le redressement de l'école. Le redressement de l'école à la fois sur le fond. L'école doit être recentrée sur les savoirs fondamentaux. Lire, écrire, compter. On a trop de collégiens qui arrivent aujourd'hui en 6e et qui ne maîtrisent pas les fondamentaux de la langue française. Nous proposons, en s'inspirant de la méthode Singapour, de remettre le paquet sur les mathématiques aussi et d'améliorer l'organisation du temps scolaire. Les réformes à la fois des mathématiques et du bac qui ont été menées par Emmanuel Macron ont totalement désorganisé l'école. Ça a des conséquences naturellement sur les rites. scolaire avec des trous parfois de 5 heures ou 6 heures dans les journées de classe, mais aussi naturellement sur les conditions d'apprentissage. Et puis il faut soutenir nos enseignants. Je n'accepte pas que des enseignants puissent aller travailler la peur au ventre. Et donc il faut naturellement que la hiérarchie soit systématiquement du côté des enseignants, qu'on mette fin à la culture du pas de vague et qu'on revalorise aussi le salaire des enseignants. Et nous proposons notamment un effort extrêmement ambitieux avec Marine Le Pen de 4% par an sur 3 ans. pour revaloriser le salaire des enseignants de notre pays, qui sont en moyenne payés 20% de moins que dans des pays partenaires de la France comme l'Allemagne. Donc l'ordre, la discipline doit revenir à l'école, nous devons remettre de l'ordre dans l'organisation des temps scolaires, mais il faut aussi que l'État cesse d'être ambigu sur le soutien à ses enseignants et soit délibérément du côté de ses enseignants, à la fois dans les moyens, dans le salaire et dans la protection qu'on leur doit. La
revalorisation c'est une annonce, c'est acté dans le programme de Marine Le Pen, vous allez l'annoncer.
Oui, c'est une annonce, un engagement que nous prenons parce qu'il est indispensable. Le métier d'enseignant aujourd'hui connaît des difficultés. D'abord parce que les enseignants n'arrivent plus à faire la classe dans des conditions de sécurité, d'ordre et de discipline qui sont des conditions essentielles pour apprendre et parce que le métier n'est pas suffisamment valorisé. Et donc cet effort budgétaire de 4% par an pendant 3 ans, il est indispensable pour monter. montrer la reconnaissance de la République française à l'égard de ceux qui ont parmi l'une des plus belles professions, qui est de transmettre le savoir.
Combien ça coûterait, vous, cette effort budgétaire ? Est-ce que vous l'avez chiffré et pourquoi vous annoncez, entre guillemets, que maintenant, cette mesure n'est pas dès les premiers jours de mobilisation ?
Alors, nous avons eu l'occasion il y a quelques jours de présenter le contre-budget et la trajectoire budgétaire que nous allons mettre en place pour redresser les finances publiques. Et vous savez que nous avons évoqué une enveloppe supplémentaire de 15 milliards d'euros, une poche, une réserve de 15 milliards d'euros supplémentaires, dont le détail sera présenté tout au long de la campagne, précisément pour apporter des mesures de soutien à la France du travail, dont participent aussi nos enseignants.
Ce matin, il y a encore un étudiant qui a été blessé par des jeux de projectiles. Est-ce que les forces de l'ordre ont assez de moyens pour rétablir l'ordre et comment arrêter ces violences à répétition ?
Quand on est l'Etat et quand on est le gouvernement de la République française, on soutient par principe ceux qui la servent. Donc on soutient les enseignants qui sont en première ligne, on soutient le personnel éducatif et on soutient les policiers et les gendarmes qui font face à des tirs de mortiers et à des jets d'essence de la part de perturbateurs mais aussi de la part de militants d'extrême gauche qui, avec la bénédiction de la France insoumise, se sont greffés à ces manifestations et à ces violences. Je ne crois pas que le désarmement de la police... et que le fait de lâcher en race campagne les forces de l'ordre, comme le fait le gouvernement et comme l'a fait le président de la République ces derniers jours, soit de nature à ne pas encourager la violence en réalité.
Et dernière question sur Richard, le président du Conseil constitutionnel, qui déclore que vous voulez changer la Constitution, l'article 11, qu'est-ce que vous lui répondez
D'abord, M. Ferrand, n'est pas le décideur. Il est l'une des voix du Conseil constitutionnel. Je l'appelle à respecter la Constitution française et à respecter son devoir de réserve. Quand on est le président de l'une des cours les plus importantes de notre pays et de l'état de droit, on ne se comporte pas en petit militant du parti socialiste qui fait campagne contre un mouvement politique. Donc le peuple français a le droit d'être consulté par référendum. Le président de la République, par l'article 5 de la Constitution, est le garant de la bonne exécution des institutions françaises. Si les Français nous accordent leur confiance... les Français seront consultés par référendum. Parce que ce sujet est l'un des plus importants qui se posent à la société française pour aujourd'hui et pour demain. Et M. Ferrand ne pourra pas empêcher cette consultation sur ses seules convictions socialistes. Il y a un état droit en France, il faut le respecter. Et c'est une mauvaise manie macroniste qui consiste à utiliser les institutions au détriment de ses adversaires pour faire de la politique. Je ne pense pas que ce soit digne de l'esprit des institutions. Est-ce que vous regrettez d'avoir permis son élection à travers le vote de vos députés à l'Assemblée ? On n'a pas permis son élection et je tiens là à rétablir une contre-vérité. Entre M. Dupond-Moretti et M. Ferrand, nous avons estimé que ni l'un ni l'autre... n'était la bonne personne pour conduire cette fonction. Maintenant, encore une fois, lorsqu'on est à la tête du Conseil constitutionnel, on n'est pas un chef de clan socialiste. On représente les institutions françaises. Et donc on doit être capable aussi de respecter le verdict des urnes et d'entendre qu'un président de la République nouvellement élu désire consulter les Français par référendum sur la question de l'immigration. Sauf à considérer que l'intégralité des présidents de la République élus au suffrage universel à deux tours depuis le général de Gaulle sont caduques. Merci. Merci à vous.
Jordan Bardella, la question de Pauline Trevzer, qui était quasiment la dernière question, c'est très très important. C'est même peut-être l'essentiel de ce qu'a dit Jordan Bardella. C'était ce matin votre éditorial. C'est insupportable. Toutes les institutions ne veulent pas que le peuple, évidemment, puisse se déterminer. Et M. Ferrand, il est encore sorti de son rôle, tant est qu'il en est un d'ailleurs.
Ce week-end, dans une interview qui est passée relativement inaperçue, en clair, pour vous la faire courte, il dit que le Rassemblement national ne pourra pas utiliser l'article 11 de la Constitution pour réviser la Constitution et organiser un référendum sur la priorité nationale et sur l'immigration. Il pose déjà un peu le match à distance auquel vient de répondre d'ailleurs Jordan Bardella, mais en clair, il se vit et on le ressent tout au long de cette interview comme... Le garant de l'état de droit qui va être le bouclier contre les attaques contre l'état de droit. Il parle aussi de Bruno Retailleau d'ailleurs qui veut lui donner d'un mot au peuple français sur certaines décisions. Bref, on a bien compris le rôle que Richard Ferrand veut s'octroyer dans cette campagne. Et ça va être l'état
profond si tant est que Marine Le Pen soit présidente de la République. Mais tout l'état profond dans un premier temps parce qu'après les gens se rallient. Vous savez, la nature humaine est ainsi faite que M. Ferrand, il tournera vite sa veste s'il faut la tourner. Il sera comme les autres. L'histoire le montre quoi qu'il arrive. Et puis il oubliera bien qu'il l'a fait roi. Parce que c'est comme ça. C'est la nature humaine de beaucoup. Et surtout de ces gens-là, pour tout vous dire. Mais il n'empêche que dans un premier temps, sans doute, si Marine Le Pen est élue, ils feront tout. pour mettre des bâtons dans les roues. Vous n'estimez
pas quand même les manœuvres d'Emmanuel Macron ces derniers mois, qui a placé dans de très nombreuses institutions ? Je vous assure, tous ces gens peuvent
se retourner aussi vite, aussi vite. Ils se vivent en mission, tu le savais. Oui, je rappelle quand même qu'aucun fonctionnaire n'a quitté Vichy. Entre 40 et 44, et puis en 45, ils ont servi la France. Les mêmes qui avaient condamné le général de Gaulle sont allés travailler pour lui. C 'est ce
qui s'est
passé. –
Moi, je crois que M. Ferrand se trompe sur le fond. Il a beau être président du Conseil constitutionnel, le fait de dire « ils ne pourront pas utiliser l'article 11 », ça n'est pas possible. Et rappelons que le général de Gaulle l'avait utilisé. – Il n
'est pas De Gaulle qui veut. – Oui, mais il n'est pas Roger Frey non plus qui veut. C'est le premier président du Conseil constitutionnel. M. Ferrand, franchement. Monsieur Ferrand, président du Conseil constitutionnel, c'est vrai que ça peut faire un sourire, il y a beaucoup de gens dans ce Conseil constitutionnel. Bon, il y a Madame Gouraud, c'est ça ? Jacqueline Gouraud, elle est sympathique. Comment, mais elle est sûrement très sympathique, je ne sais même pas si elle a un doc de droit.
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