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Vous êtes presque devenu un mème, c'est-à-dire que je ne sais pas si ça vous fera élire, mais ce qui est sûr c'est qu'au moins ça vous a fait... connaître. Et ce hashtag, il se passe quelque chose qui devient presque une blague désormais. Mais j'imagine que vous vous en satisfaisiez, vous en êtes satisfait, puisque évidemment, ça nourrit votre notoriété. On va y revenir dans un instant, à votre candidature. Mais d'abord, les lycéens, vous le voyez d'ailleurs sur les images côté BFM TV, les lycéens qui sont à nouveau dans la rue et qui promettent une mobilisation massive aujourd'hui. Il y a des blocages en cours à Paris, à Strasbourg, plus de 200 lycées bloqués d'après le ministre. ministère de l'éducation nationale, il y en a-t-il chez vous à Cannes ?
Alors on n'en a pas eu ce matin, depuis 8 jours, depuis que les lycées ont rouvert, puisqu'ils avaient été tous fermés, tous les lycées publics en tout cas avaient été fermés sur ma commune, on avait vu des mouvements violents en début du mouvement précisément, tout de suite la police municipale, je tiens à le dire parce que c'est pas normalement notre job, a interpellé les fauteurs de troubles, on a interpellé plus de 25 qui ont été remis au procureur de la République par la police municipale, et dès que les lycées ont rouvert, On a essayé d'apaiser sur place la situation, c'est -à-dire d'interpeller immédiatement ceux qui apportent de la violence et pas simplement de la revendication ou de l'expression, qui eux, elles, sont tout à fait légitimes, et de permettre aux lycéens qui veulent s'exprimer, de manifester, de manifester s'ils le souhaitent, mais tous ceux qui veulent étudier, d'étudier. Donc on met des couloirs. Des couloirs, c
'est-à-dire quoi ? Des policiers municipaux devant
le portail, notamment des deux lycées les plus concernés. Il y a huit lycées en tout à Canin. Pour l'instant, ça marche. Donc je suis très prudent parce qu'on ne sait jamais comment un mouvement peut évoluer. Mais je pense qu'il faudra quand même en tirer des conclusions que j'avais déjà évoquées lors de précédents mouvements sociaux sur la doctrine d'emploi de la police nationale. On a peu de police nationale chez nous. C'est des bons policiers, ils font très bien le boulot. Mais comme ils sont peu nombreux, quand ils interviennent, c'est vraiment lorsqu'il y a déjà le problème. Donc c'est une intervention qui vient a posteriori, très souvent avec des bombes lacrymaux, etc. Or c'est comme sur le front des incendies, c'est comme sur toute crise majeure qu'il y a un sujet. qui me passionne aussi, plus on intervient vite auprès des éléments qui sont à la source du problème, moins on permet à l'événement de se propager. Donc je pense qu'il faudra qu'on analyse tout ça à postérieure. Qu
'on analyse tout ça à postérieure, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous estimez qu'il y a eu quand même un problème dans le maintien de l'ordre, il y a eu un problème dans le comportement des policiers vis-à-vis de ce mouvement lycéen. Il y a 20 enquêtes IGPN, un peu plus même. Je ne voulais pas
aller sur ce sujet, mais je vais répondre très précisément. Ce n'est pas ça, parce que ce sont des... un port de force. Par exemple, à Paris, il y a énormément de police nationale. Il y a des policiers qui sont très habitués au maintien de l'ordre. Il y a un très bon préfet de police. Et ils sont face à eux des casseurs. Donc on ne peut pas incriminer les policiers ou les gendarmes. Je rappelle qu'il y a plusieurs centaines de policiers de gendarmes qui sont blessés. Je rappelle que lorsqu'un policier envoie une bombe lacrymo ou intervient avec un tonfin ou quoi que ce soit, c'est parce qu'avant, il y a eu un mouvement de violence. C'est jamais le policier qui spontanément engage le mouvement de violence. Et c'était le cas, eh bien, à l'IGPN, la police des polices fait son travail. Je parle vraiment de la doctrine, c'est-à-dire de la théorie. Dans des situations comme c'est le cas dans beaucoup de villes moyennes, même de grandes villes parfois, et a fortiori de petites villes, où on a peu d'effectifs de police nationale, où on n'a pas forcément des effectifs qui sont formés au maintien de l'ordre, qui sont des équipages de police secours, qui sont des équipages de bac. Et donc là, mais c'est facile à dire sur le terrain, c'est toujours plus compliqué. Quand on arrive, moi j'ai la chance, c'est aussi un travail, on est une police... municipale très importante. Lorsqu'on arrive à être présent sur place, j'allais dire quasiment en même temps que les fauteurs de troubles, dès que vous... C'est comme au début d'un incendie. C'est exactement la théorie des pompiers. Il faut être présent le plus vite possible et intervenir de façon très massive tout de suite. Et c'est comme cela que vous arrivez à établir l'ordre en évitant les trop de dégâts humains. Vous dites qu'il y a eu
25 fauteurs de troubles qui ont été arrêtés à Cannes. 25
par la police municipale.
Vous distinguez les revendications... des lycéens de ces fauteurs de troubles ? Est-ce que vous estimez que les revendications des lycéens sont légitimes ?
Il y a certaines aspirations des lycéens, comme tout le temps, qui sont légitimes. Par exemple, moi je suis père d'un lycéen. Les problèmes d'agenda. C'est vrai que depuis la réforme du lycée, on a parfois des trous de 3 à 4 heures. Donc ce n'est pas très rationnel. Ce n'est pas non plus la fin du monde. Ça ne justifie pas de balancer une poubelle enflammée ou un mortier sur un policier. Il faut remettre les choses dans le bon sens là aussi. Parcoursup, j'avais écrit des papiers quand j'écrivais dans l'opinion il y a quelques années, en disant que... L'ancien système n'allait pas parce que tous ceux qui sont les nostalgiques de l'ancien système oublient quand même comment ça a dysfonctionné. Mais Parcoursup, si vous voulez, on a remplacé une gestion humaine chaotique par une gestion algorithmique qui est anonyme, qui enlève de l'humanité au truc. Est-ce
qu'il faut supprimer Parcoursup
? Je pense qu'avant de supprimer... Vous, président, vous supprimez Parcoursup ? En tout cas, je mettrai en place un autre système qui sera un système national de suivi des vocations. des gamins, l'orientation n'est pas bonne. Elle n'est pas assez développée. Ça commence là. Ensuite, Parcoursup, c'est le symptôme algorithmique et froid de la massification du bac. Donc, il fait qu'on n'arrive plus à gérer quantitativement le nombre de lycéens qui veulent aller sur des études. Et puis, c'est cette hypocrisie qui fait qu'on continue de développer des filières qui ne savent pas grand-chose, si vous voulez. Donc, il est évident qu'il faut rétablir un bac qui soit un vrai bac.
C'est par quoi un vrai bac ? C'est-à-dire qu'on met fin au bac blanquer avec plein de spécialités ? On revient aux trois grandes filières du bac ? On est
plus exigeants ? Je pense que le plus important, c'est l'intérêt de nos enfants. Nos enfants, il faut les aguerrir. Il faut les aimer, ça c'est le problème des parents. Mais le reste, on n'est pas là pour faire des bisounours et de la niaiserie. On est dans un monde où il faut s'aguerrir. Les défis de notre époque, les défis économiques, le défi géopolitique, le défi du numérique, de l'intelligence artificielle, il faut développer, inciter nos enfants à faire des efforts et pas... à être paresseux. Donc il ne faut pas cautionner l'éloge de la paresse et l'appel à la paresse. Quand j'entends certains représentants lycéens, j'ai l'impression de voir déjà des vieux syndicalistes. Je suis dans une tristesse à mourir. Donc pour parler clair, il faut qu'il y ait des épreuves, qu'on les apprenne à affronter une échéance. La vie, ce sont des échéances. Vous avez eu peut-être un entretien d'embauche, ça se joue en quelques minutes.
Ça veut dire que la sélection, apprendre la sélection, l'assumer...
Ça veut dire que plutôt que de nourrir un algorithme avec des contrôles continus, il faut... partie de contrôle continu, mais il faut revaloriser l'épreuve et l'examen. Il faut évidemment revoir tout le système de l'éducation. Moi j'ai fait beaucoup de propositions, j'en ferai d'autres. Je voulais les faire la deux semaines et puis j'ai remporté en raison du mouvement lycéen. Mais notre système éducatif est à bout de souffle. L'histoire des 3000 professeurs. Elle est quand même... Les 3000
professeurs qui finalement vont pouvoir rejoindre... Tout d'un coup, on donne raison
finalement à des casseurs, puisque tout d'un coup, on se rend compte qu'effectivement, contrairement à ce qu'avait dit le président de la République, qui une fois de plus avait pris un engagement qu'il n'a pas tenu, c'était engagé à ce qu'il y ait un professeur devant chaque classe. C'est comme quand il avait dit qu'il fallait 100% d'exécution des OQTF. Enfin, tout le monde disait, que raconte-t-il ? Bien évidemment, ça ne s'est pas passé comme ça. Et tout d'un coup, on se rend compte que dans un pays sur-endetté, la France est sur-fiscalisé. On a le record du monde des prélèvements obligatoires. On a 3000 professeurs qui sont chez eux. qui sont des gens certainement très bien payés et qui ne travaillent pas du tout. Alors il vous
explique que c'est compliqué parce qu'ils sont à un point A, que le besoin de profs c'est à 100 km, qu'ils ne sont pas dans la bonne matière.
Mais bien sûr, il confirme ce que je dis depuis longtemps, c'est que le système hyper centralisé, hyper bureaucratisé, vous m'avez déjà reçu, vous savez que mon combat ne fonctionne pas. Est-ce qu'on garde un ministère de l
'éducation nationale ? C'est-à-dire que vous, vous en faites sauter quand même un certain nombre. Vous estimez qu'il y a beaucoup de choses dont la politique ne doit pas s'occuper. Je suis un
réaliste affiché. Est-ce qu'on
libéralise l'éducation ?
Bien sûr. D'abord, pourquoi d'autres pays ont un nettement meilleur ratio de dépenses et d'efficacité ? Vous pensez à quel pays et comment ça marche ? Finlande, Suisse, Allemagne, alors qu'Allemagne était derrière nous en éducation, Pays-Bas, je regarde beaucoup ce qui se passe au Pays-Bas. Mais il y a un socle commun en France, qui est aussi le savoir,
le fait qu'on ait un programme commun ? S'il vous
plaît, je suis pour un programme commun, ça fait un peu... Oui, mais enfin c'est un programme commun aux élèves, je dirais. Je suis pour un tronc commun d'éducation et rétablir... un tronc commun d'éducation, notamment exigeant sur les mathématiques, sur le français, sur la grammaire. Et je voudrais établir la philosophie dès le plus jeune âge, parce qu'au XXIe siècle, on a besoin d'apprendre la raison critique. C'est ce qui va nous permettre de maîtriser l'époque du numérique. Je pense qu'il faut que, et ça, ça doit être le matin, il faut que l'après-midi, ce soit ce qu'on appelle les compétences douces, l'éducation artistique et culturelle. Que chaque enfant de France, quel que soit le statut de son établissement, apprenne l'amour et la compréhension des grandes œuvres de l'esprit français, littéraire, architectural. On va recréer du sentiment. d'unité nationale en revanche ça c'est le tronc commun pour le reste pourquoi avoir encore il n'y a pas de DRH il y a une direction des ressources humaines mais aujourd'hui ça veut dire que vous voulez individualiser
davantage l'organisation des lycées des collèges
on va mettre autour de ce tronc commun très exigeant autour du rétablissement d'épreuves notamment aussi d'une évaluation sérieuse pour le passage en sixième on va libérer les chefs d'établissement qui vont vraiment être qui vont pouvoir commander dans leur établissement, recruter, gérer les carrières. Ça changera tout. La proximité est bien plus efficace. Est-ce que vous voulez plus d'écoles
privées ou moins d'écoles privées ? Je vais vous répondre aussi.
Je veux libérer le choix des parents. C'est-à-dire que les parents, aujourd'hui, de sortir de la sectorisation. Moi, je le vois très bien sur le terrain, partout en France et dans ma commune. On a créé au nom de l'égalité... Oui, mais vous n'avez pas beaucoup
de problèmes de mixité sociale.
Vous plaisantez ou quoi ?
Ce n'est pas ça, la question, fondamentalement ? Vous plaisantez ou quoi ? Est-ce que ce n'est pas ça, fondamentalement, la question ? Non, mais bien sûr, c
'est la question. C'est fondamentalement la question. C'est-à-dire que si vous dites aux parents... C'est
quand même le problème où tout est parti de Seine-Saint-Denis. Et en Seine-Saint-Denis, qu'est-ce qu'ils disent au Collège Paul-Éluard ? Ils disent nous n'avons pas les mêmes dotations qu'ailleurs. Et si vous ne faites pas la sectorisation, est-ce que vous n'allez pas vous retrouver avec des gens qui vont choisir où est-ce qu'ils vont ? Écoutez
-moi, ils ont raison de dénoncer ce manque de mixité sociale. En revanche, ils ont tort puisqu'ils veulent amplifier les mêmes causes qui ont produit les mêmes effets. Alors comment est-ce qu'on les fait doter ? J'ai dans mes politiques, quartiers politiques de la ville de ma ville de Cannes, qui a un taux de pauvreté très élevé et qui est une ville diminue. Migration pauvre, Cannes. Il y a beaucoup plus de pauvreté à Cannes qu'à Paris. Je suis obligé à chaque fois de démystifier, puisque vu de Paris, on croit que Cannes, c'est un tapis rouge avec des stars mondiales. Mais ces stars, elles sont précisément mondiales. Elles ne sont pas cannoises. Je ferme la parenthèse. Donc, ce qu'il faut comprendre, c'est que c'est la sectorisation, la planification qui a ghettoisé l'école. Au nom de l'égalité, on a fait de l'injustice. Donc, ce qu'il faut, c'est appliquer ce qui s'est fait ailleurs aussi, y compris dans les États baltes. Tiens, vous nous demandez des exemples. C'est-à-dire que mieux informer les parents. Aujourd'hui, Tous ceux qui sont pour la sectorisation, dans le débat politique, ne respectent pas la carte scolaire. Regardez, ils mettent tous leurs gamins dans des établissements qui sont des établissements privés, etc. Et ils ont raison d'un point de vue rationnel pour leurs enfants. Donc moi, le but, ce n'est pas le statut. Ce qui compte, c'est que les parents puissent choisir... Ce que je dis est contraintif, c'est pourtant... extrêmement pertinent, je crois. Puis choisir l'établissement où ils mettront leurs enfants. Liberté de choix des parents. Que le financement public suive le choix des parents. Que les professeurs ne soient pas enfoncés dans le statut. Qu'ils puissent être aussi contractuels. Qu'ils peuvent avoir des contrats de droit privé. Et donc, qu'en réalité, on crée de l'émulation. On crée de la compétition. On permette aux enfants des milieux modestes. notamment des milieux pauvres, immigrés, d'accéder aux meilleures écoles. On est en train de gâcher des centaines de milliers de gosses. C'est un scandale. Donc il faut évidemment libérer localement l'éducation nationale. Il faut qu'il y ait un seul ministère pour l'éducation, enfin l'instruction d'ailleurs, c'est l'instruction. L'éducation, c'est avant tous les parents. Donc pour l'instruction publique, la recherche scientifique, l'enseignement supérieur, la culture. Et là, croyez-moi, on va gagner en efficacité et que le reste, on libère. les énergies locales. Une question encore sur la révolte des lycéens
et notamment l'aspect violence. C'est l'hyper-bureaucratisation,
c'est l'hyper-collectivisme, c'est l'hyper-centralisation qui sont en train de flinguer nos enfants.
David Lissnard, j'ai encore pas mal de questions à vous poser. Je voudrais une dernière sur ces questions-là. Sur les violences notamment, qui doit payer ? Quand vous entendez Valérie Pécresse qui dit « je vais envoyer la facture, je vais supprimer les aides de la région pour les familles dont les enfants ont cassé », est-ce que vous êtes pour ?
Il y a un principe de base qui permet à une société d'être apaisée et performante. prospère, c'est à la fois moral et utilitaire, c'est la responsabilité individuelle. On a dilué toutes les responsabilités individuelles. J'ai des enfants, lorsqu'ils sont mineurs, je dois les assumer. Alors soit on revoit... Donc
les parents doivent assumer et payer.
Soit on revoit l'excuse de minorité comme nous le proposons avec Alexandra Martin depuis 5 ans. Tous ceux qui balayaient ça d'un revers de main le reprennent aujourd'hui dans leur programme. J'ai entendu Gabriel Attal et tout. Tant mieux, il faut gagner la bataille des idées. Et ces gamins sont responsables de leurs actes. Donc on fait comme je fais à Cannes. On leur fait faire des travaux d'intérêt général. On les met avec des tenues municipales devant leurs copains. Ils nettoient et ils réparent. J'arrive à faire ça. On l'a déjà fait plusieurs reprises. On va le faire à nouveau. Ils ne sont pas responsables et ce sont leurs parents qui doivent assumer. Quand les parents sont solvables, ils payent. Quand ils ne sont pas solvables, on déduit des aides de la société. La société n'a plus à être masochiste et à sponsoriser ceux qui détruisent la société. On n'a pas à subventionner la casse. Aujourd'hui, on subventionne la casse.
David Lissnard, cette nuit, le FMI a abaissé la perspective de croissance de la France. Tous les autres pays de l'Union européenne ont vu leur perspective de croissance revue à la hausse, notamment l'Allemagne. c'est l'inverse, à la baisse 0,4%. Que faire pour sauver la France ?
me rendre grâce d'avoir dit il y a un an sur ce plateau, il y a deux ans sur ce plateau, que ça allait se passer comme cela. Parce que là, le problème, c'est qu
'avec cette perspective de croissance et avec la dette que l'on a, c
'est un
cercle
vicieux. Pourquoi n'y a-t-il pas de croissance ? Il n'y a pas de croissance parce qu'il n'y a pas de stabilité et de prévisibilité depuis notamment la dissolution incompréhensible du président de la République. Deuxièmement, surtout parce qu'on a Bercy, une bercycratie dont la seule obsession... Une bercycratie ? Bien sûr. L'état profond en France, c'est Bercy. Et avec des gens très bien formés, mais qui sont tous dans leur couloir. Donc il y a ceux qui s'occupent des dépenses, ceux qui s'occupent des recettes, ils se font des notes, je ne sais pas où elles vont. Comment ça se passe ? C'est-à-dire que quand ils font un budget, ils croient que c'est un gâteau et un stock. Donc ils disent, on va rétablir les comptes, donc on va augmenter les prélèvements. Sur les entreprises, sur les ménages, sur les collectivités. Et ils ne savent pas la base de la théorie économique, c'est-à-dire que l'économie, ce sont des flux. Pourquoi on est les plus mauvais élèves de l'Union européenne depuis 10 ans ? En réalité, depuis 10 ans, même quand on allait mieux, ça allait moins vite que chez les autres. Et quand ça va mal, ça va plus vite que chez les autres. Pourquoi ? Parce qu'on a le record du monde des prélèvements obligatoires impôts et charges et de la dépense publique qui font qu'on augmente le poids sur le moteur de la croissance, on bride la croissance et on prend de plus en plus sur ceux qui créent de la richesse. Donc ce système est dingue. Mais sur des exemples... Un exemple,
parce que j'ai encore des questions aussi. Je sais qu'Edouard Philippe vous a envoyé un mail. J'aimerais bien savoir ce que vous lui avez dit. — Non, mais
je n'ai pas encore répondu. Mais je vais vous répondre. Non, mais je l'ai reçue hier. Attends, pardon. — Il l'a envoyé vendredi. — Je l'ai reçue hier. Voilà, je l'ai reçue hier. Si je l'avais reçue vendredi, je vous dirais que je l'ai reçue vendredi. Puis j'ai autre chose à faire dans la vie que de me jeter sur les mails d'Edouard Philippe ou des autres. Mais je vais y répondre. Mais parce que je suis bien élevé. Donc regardez, il y a eu une taxe sur les transports aériens. 90% des gens. Très bien, on taxe les transports aériens. On s'en fout. On ne voit pas l'avion. Qu'est-ce qui s'est passé ? L'État en attendait 850 millions d'euros. En réalité... Ça a déporté le transport vers les compagnies étrangères, vers les aéroports étrangers. On a perdu 1,6 milliard d'euros. En théorie économique, ça appelle la courbe de l'affaire. Trop d'impôt tue l'impôt. Et j'allais dire trop d'impôt tue le contribuable. Donc il faut absolument redonner confiance à ceux qui bossent, à ceux qui créent de la richesse. Et le projet que je propose, il va rendre par la baisse des dépenses, on va rendre 60% des baisses des dépenses de l'État que j'ai sourcées, documentées, au pouvoir d'achat des Français et notamment des plus modestes. C'est un projet de... libération du pouvoir d'achat, donc du pouvoir de produire, au profit des travailleurs les plus modestes, de ceux qui méritent, de ceux qui veulent s'en sortir. On va tout renverser.
Edouard Philippe vous a envoyé un mail à vous et à tous les responsables de la droite et du centre. Il dit qu'il faut entamer un dialogue dans la première quinzaine de novembre, c'est-à-dire là, à partir de dans deux semaines, en vue de la présidentielle et des législatives. Moi,
je dialogue avec tout le monde. Dans la vie, il faut dialoguer. Il faut essayer de ne pas être trop stupide, de ne pas trop être étroit et borné. Donc, j'ai toujours dialogué. Ce que je propose à Edouard Philippe depuis un an et demi, c'est que comme je ne crois pas à la possibilité d'Edouard Philippe de bien diriger le pays, je ne pense pas que ceux qui ont gouverné et qui ont mené le pays à l'échec et qui ont fait monter les extrêmes vont être la solution. Je pense qu'ils sont le problème. Je pense qu'Edouard Philippe fait partie du problème. Donc ce que je propose, c'est de l'affronter. Mais comme on a une division des voix dites de droite et du centre, moi je n'appartiens pas au bloc central. Je ne reconnais pas... cette notion de bloc central. Et je ne suis pas ORL. Mais alors du coup, qui voterait dans
cet
affrontement ? Donc, voterait qui veut et se présenterait qui veut à cette primaire. Une
primaire complètement ouverte.
Mais oui, pour éviter la division qui fait perdre. Et il a raison, Edouard Philippe, là-dessus. Je ne cesse de le dire. Et pour éviter aussi la compromission des arrangements entre notables. Parce que, quel serait le critère ? On discute et puis on dit, on va derrière toi. Pourquoi ? Parce que tu as fait l'ENA ? Ah oui, mais moi, je n'ai pas fait l'ENA. Et pourtant, je vais être président de la République. Et je crois que c'est plutôt bien que je n'ai pas fait l'ENA pour être président de la République. Ça a pas l'air d'être son critère. C'est plutôt la dynamique dans les sondages. Oui, oui. Donc c'est bien. On va voter Edouard Balladur. Qui, à ce niveau de la compétition, était effectivement plutôt mieux placé que Jacques Chirac. Mais nous ne faisons plus d'élections même. Après tout, faisons le parcours sup. par consul de désigner le président de la République. J'ai bien compris que pour l'instant, en tout cas... Je ne veux pas d'arrangement notable. Je ne veux pas de ça. J'ai un projet que je crois différent de celui de tous les autres, qui repose sur la liberté, sur la propriété privée, sur l'émancipation, qui n'est pas celui des technocrates qui nous gouvernent depuis des décennies. Merci David Lysna.
Je précise qu'on a commencé un peu en retard. Vous n'êtes pas du matin.
C'est la deuxième fois que vous me faites le coup. On
va préciser les choses. Une fois, je me souviens très bien, vous aviez 5 minutes de retard. C'était il y a 2-3 ans, la première fois que je vous ai reçue à 8h30. Vous étiez arrivé en courant dans le studio. Et là, ce matin, 2 minutes avant, tout d'un coup, on a dû décaler à 31. Est-ce qu'il ne faut pas être du matin pour présider la France ?
D'abord, je suis du matin, de la nuit. C'est parce qu'en fait, il faut se faire désirer dans la vie.
Ah, ça doit être ça.
En plus, je suivais la rentrée. Je ne voulais pas arriver ici. Je suis un maniaque des choses. Pardonnez-moi. Non,
mais ce n'est pas grave. Ça n'aurait été qu'une fois. Mais il se trouve que c'est la deuxième fois que vous me faites le coup. Je me dis
qu
'aux
Etats-Unis, on parle du 2 o'clock wake-up call. C'est-à-dire que pour être président,
il faut être capable à tout moment de répondre à ce fameux coup de fil de 2 heures du matin.
C'est ce que je fais. Et c'est pour ça que si je n'avais pas répondu à ce coup de fil de 2 heures du matin, celui de 4 heures du matin, celui de 5 heures du matin, si je n'avais pas été en contact ce matin avec toutes les équipes sur le terrain, notamment avec les policiers municipaux, les équipes du NET. qui sont présentes parce qu'on débarrasse tout de suite les dégâts des manifestations. — C'était votre dernier rond du carrosse, semble-t-il, David Lissnard. — Non, mais il faut... — Mais vous savez que sur RMC, on se dit tout, sur RMC, BFMCB, donc voilà. — Et puis vous savez... — Vous serez à l'heure la prochaine fois ? — Je suis à Bloch. — Est-ce que je pourrais
oser vous réinviter et vous serez à l'heure ? — Oui,
et vous verrez qu'encore plus, il se passe quelque chose. —
Merci beaucoup. — Merci à vous. — David Lissnard, candidat donc à l'élection présidentielle. 8h51. Bah oui, je suis en retard. Et sur BFM TV, je vous accompagne évidemment ce matin. On sera présents sur le terrain. Vous l'avez vu, il y a déjà des blocages ce matin. Des blocages notamment à Paris, à Strasbourg. Vous voyez sur ces images.
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