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Bonjour Boris Vallaud.
Bonjour.
commence avec ce drame hier dans ce lycée d'Aubagne. Un principal et une professeure ont été blessés par balle par un lycéen de 14 ans qui n'était pas connu des services de police. Que faire pour se prémunir de cette grande violence chez les plus jeunes
ne pense pas qu'il faille faire une extrapolation de ce qui s'est passé à Aubanières, qui est absolument dramatique. Une enquête est en cours, qui déterminera les motifs. J'ai d'abord moi une pensée pour les personnels blessés, pour les élèves et leur famille. C'est un terrible drame, mais je ne sais pas de quelle manière il était... Ce
que certains disent déjà, il faut davantage sécuriser les établissements. D'autres, Edouard Philippe, je vous prends quelques propositions des peines planchées pour ceux qui s'en prennent notamment aux professeurs. Faire sauter l'excuse de minorité, ça c'est la proposition du Rassemblement national.
Je vois bien l'espèce de concours qui est en train de s'organiser. Moi j'attends le résultat de l'enquête. Si on doit se poser la question de la santé mentale, de la jeunesse, oui ça doit être... La question de la santé mentale, un sujet prioritaire. Il y a la sécurisation des établissements, vous savez, qui est un sujet depuis longtemps. Nous nous sommes préoccupés, notamment parce qu'il y avait la menace des attentats. Mais gardons-nous d'extrapolation, gardons-nous de précipitation. Pensons aux victimes et laissons l'enquête.
Cette fusillade n'a absolument aucun lien avec le mouvement des lycéens qui se poursuit aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est le cinquième acte. Certaines universités sont notamment blessées, sont notamment déjà bloquées. Je pense notamment à Assas à Paris. Les lycéens demandent 10 milliards pour les bahus. C'est comme ça qu'ils présentent les choses. Est-ce que le gouvernement doit céder, faire ce chèque alors que les caisses sont vides ?
vous savez, c'est le gouvernement lui-même qui, depuis 10 ans, a vidé les caisses. Quand il manque 50 milliards de recettes par an du fait d'un certain nombre de cadeaux fiscaux qui n'ont pas produit leurs effets, les lycéens, mais comme n'importe quel citoyen, sont en droit de se poser la question de savoir où est passé l'argent. Et où il a été mis. Il y a un sujet qui est le sujet des établissements scolaires, de leur adaptation au changement climatique. Dans ces conditions, on ne peut pas retirer, par exemple, aux régions l'année prochaine, un milliard. Un milliard qui pourrait aller dans les lycées. Région de France a été reçu par le Premier ministre. sa présidente, car les liens n'ont pas eu les réponses qu'ils attendaient de ce point de vue-là. Donc il y a des revendications qui sont légitimes de la part des lycéens, comme de la part des étudiants. Est-ce que par exemple, l
'abrogation de Parcoursup, ça vous semble légitime ? Vous dites oui ?
Je dis oui, mais je dis qu'au-delà de ça, la question qui se pose, c'est les moyens de l'enseignement supérieur. Vous savez, depuis 2017, le nombre des étudiants a augmenté. Pas les moyens de l'enseignement supérieur public, pas les moyens des universités. En revanche, l'offre privée, qui n'est pas toujours de qualité... Elle a augmenté. Je suis contre la marchandisation d'enseignement supérieur. Je suis pour qu'on donne des moyens supplémentaires à l'université.
Mais si vous abrangez Parcoursup, vous faites quoi ? C'était mieux avant ? Il y a le tirage au sort ? Faire la queue devant les facs ? Le tirage au sort, c'est
largement un mythe. C'était parfaitement marginal. La réponse, elle est dans la qualité des formations. Elle est dans l'investissement dans l'enseignement supérieur. Elle est dans la réforme des bourses pour que les plus modestes puissent aller faire des études supérieures. Ce qui est trop peu le cas. Voilà des réponses. opérationnel en plus de la rénovation des lycées comme des collèges et des écoles, comme la réduction du nombre d'élèves par classe, comme la question de la rémunération des enseignants, comme la question de la mixité. scolaire et sociale à l'école.
Les débats sur le budget commencent à l'Assemblée nationale. Les députés socialistes vont déposer et vont voter aujourd'hui une motion de réjet préalable contre le budget. Vous dites que c'est une sommation. Donc en clair, ça veut dire que c'est une forme de chantage, c'est la censure, si le gouvernement ne répond pas à vos lignes rouges
d'abord, quel en est le motif ? Vous savez, on n'a pas de leçon de responsabilité, nous le groupe socialiste et apparenté, à recevoir. Nous avons par deux fois accepté le principe de la négociation, de la discussion, de la recherche très imparfaite, d'un compromis lui-même très imparfait. Mais il faut être deux. Et là, dans ce que le Premier ministre a posé sur la table, dans la façon dont se sont déroulées en commission les premières discussions, notamment avec le Bloc central, qui est censé être le soutien de ce gouvernement, ne nous laisse pas voir de main tendue, d'évolution favorable. C'est un mauvais budget. C'est un mauvais budget sur le plan social, c'est un mauvais budget sur le plan économique. Il est récessif, il va tirer la croissance vers le bas. Nous n'en arriverons pas. à réduire le déficit parce que nous ne créerons pas de richesses. C'est ça, en réalité, ce mauvais budget. Mais Marine Le Pen, elle dit qu'il
vaut mieux aujourd'hui un mauvais budget que pas de budget du tout. Elle apparaît carrément plus responsable que les socialistes. Mais il y aura
d'une manière ou d'une autre un budget. Par ailleurs, s'il ne s'engage pas à l'Assemblée nationale, il s'engagera au Sénat ce budget. Par ailleurs, ce mauvais budget n'est pas une fatalité. Il peut être moins mauvais s'il y a plus de justice sociale, s'il y a plus de justice fiscale. Il y avait une mesure que vous
attendez. Pour ne pas censurer, ce serait laquelle ?
La question est dans son ensemble. On a besoin de mesures de justice fiscale sur la taxation des grandes transmissions. Cette grande transmission qui va arriver. On a besoin de taxer les milliardaires. Moi, je ne veux pas, je l'ai dit mille fois, que mon boulanger paye plus d'impôts qu'une multinationale. Je ne veux pas que les gens qui habitent mon village à Montanx, ayant un effort fiscal qui soit supérieur à monsieur Bernard Arnault. Voilà des choses simples, mais que ce budget vient une fois de plus. Vous savez, nous sommes préoccupés par la situation de la France et nous n'en sommes pas responsables parce que nous avons alerté régulièrement le gouvernement des choix qu'il faisait, des conséquences que cela importait. Nous avons fait des propositions pour le pouvoir d'achat des Français. Et des
économies aussi ?
Bien sûr, nous avons proposé plusieurs milliards d'économies extrêmement documentées. Le problème, c'est le peu d'écoute du bloc central qui est en campagne. au fond, est aussi le défenseur d'un bilan apocalyptique du macronisme. Et c'est malheureusement la situation… dans laquelle nous nous trouvons.
Hier, Raphaël Guzman a plaidé pour que les socialistes ne censurent pas ce budget, a priori, et laissent le débat budgétaire avoir lieu. Alors, à peine désigné, déjà pas entendu, ça commence quand même mal pour le candidat du pôle socialiste à la présidentielle. Tout cela a été
évidemment discuté, construit avec Raphaël Guzman. Il ne s'agit pas d'une motion de censure, vous l'aurez relevé. Oui, mais
lui, il disait, laissons déjà les débats budgétaires se faire. Oui,
le débat budgétaire, il va démarrer au Sénat. Il va démarrer au Sénat où nous avons des parlementaires socialistes. Il y a la nécessité. aussi de dire nous ne sommes pas d'accord avec ce budget, que nous ne pouvons pas être les supplétifs, que nous ne pouvons pas tout accepter, que nous ne paierons pas une facture d'une politique que nous avons combattue pendant dix ans. Et Raphaël Luxman est parfaitement d'accord avec ça. Il a formulé avec nous dans le débat budgétaire des propositions, je le dis, sur le pouvoir d'achat, la baisse et la progressivité de la CSG, la taxation des multinationales pour en finir avec l'héritocratie. Voilà comment on redressera le pays.
Raphaël Glucksmann qui a promis de rassembler. Alors on sent que du côté des écologistes, c'est quand même mal parti, si on croit Marine Tondelier, qui dit déjà que Raphaël Glucksmann, c'est le choix du repli. Ce sera sans doute et sûrement sans les communistes, puisque Fabien Roussel va aller jusqu'au bout. Donc la gauche Glucksmann se recompose autour de qui ?
Du centre-gauche,
de Gabriel Attal ?
Marine Tondelier, dire que c'est le choix du repli. Mais cette simple formule est une manifestation du repli. Autour de Raphaël Glucksmann, il y a déjà des écologistes. Il y a celui qui a été le candidat d'Europe Écologie des Verts en 2022. Il y en a d'autres qui soutiennent Raphaël Glucksmann. Il y a des socialistes aujourd'hui. Tous les socialistes le soutiennent. Il y a Emmanuel Morel, Marine Noël Lindemann, qui siège au groupe communiste aujourd'hui. Au fond, celui qui a déjà commencé ce rassemblement. C'est Raphaël Glucksmann. Et ce que nous voulons dans cette campagne, c'est parler de l'adaptation au changement climatique, de cette révolution écologique qu'il faut faire en acte. Est-ce que ce rassemblement, il
peut se faire jusqu'à Gabriel Attal ?
écoutez, il n'est pas question d'avoir un rassemblement avec ceux que nous avons combattus, que Raphaël Glucksmann a combattus depuis 10 ans. S'il avait dû être dans la compromission avec ce gouvernement, chacun en aurait été les témoins. Il l'a combattu, il l'a combattu au Parlement européen. Et je mets bien nos défis au Parlement européen de... critiquer les choix de Raphaël Guxman sur la taxation des multinationales, sur le combat qu'il a eu contre la fast fashion, sur la loyauté du commerce mondial, des engagements qui sont des engagements de gauche, dans le cadre du Parti Socialiste Européen. Donc il n'y aura pas de dérive
vers le macronisme comme le redoute Ségolène Royal, elle l'a encore redit hier.
Madame, il n'en est pas question depuis dix ans. Et il n'en est pas plus question aujourd'hui.
Ségolène Royal, encore elle, disait juste avant l'élection que si Raphaël Guzman remportait la primaire, ce serait la disparition du parti socialiste. Alors de fait, c'est la première fois qu'il n'y a pas de socialiste encarté à la présidentielle.
Qu'est-ce que ça
dit du parti ? Est-ce que ça veut dire que c'est un chandrier ? C'est
faux. En 1965, François Mitterrand, candidat à l'élection présidentielle, n'était pas membre de la SFIO. fond, c'était plutôt un bon choix pour l'avenir. Par ailleurs, Raphaël Guxman était par deux fois notre candidat aux élections européennes. Il est membre du Parti Socialiste européen à ce titre. Il est socialiste, comme Ségolène Royaume. Mais qu'est-ce que ça dit du
Parti Socialiste qui n'est pas capable de faire émerger un candidat, un champion ?
Moi, il n'est pas l'heure de s'en désoler. Nous avons aujourd'hui un candidat, un bon candidat, un candidat socialiste, un candidat déterminé, un candidat qui veut faire une campagne de terrain. Et il sera sur le terrain, dans les usines, dans les exploitations agricoles, dans cette France des sous-préfectures, dans les quartiers qui sont trop souvent loin des yeux du pouvoir.
Un mot aussi quand même du patron du Parti Socialiste, Olivier Faure, seulement 18 000 voix, c'est un coup qui est rude. Est-ce qu'il peut vraiment rester patron du Parti avec une telle défiance
? Il est le premier secrétaire du Parti Socialiste. Il le reste. Il a, dans les premiers mots qu'il a prononcés, apporté son soutien sans réserve à Raphaël Guzman. Et je sais, parce qu'il ne connaît l'adversaire, l'ennemi mortel de la démocratie qui est le Rassemblement National, je sais qu'il sera au poste de combat comme tous les militants socialistes et comme tous les sympathisants qui se sont portés dans cette primaire.
Deux dernières questions. Le score de Raphaël Guzman, ce sont 6%, est-ce que ça ferme définitivement la porte à François Hollande, qui se vit et se voit comme un éventuel recours en décembre ?
S'il avait envie d'être candidat véritablement, il aurait participé à cette primaire. Je note que ce n'est pas le cas. Nous avons un candidat largement désigné. C'est une bonne nouvelle pour tout le monde dans cette famille socialiste. C'est une bonne nouvelle pour l'ensemble de la gauche socialiste, écologiste, démocratique. peut remporter cette élection présidentielle autour de Raphaël Glucksmann.
Et est-ce que c'est aussi la stratégie d'alliance ou de non-alliance, enfin d'alliance avec LFI qui a été sanctionnée à travers ce vote ? Est-ce que vous dites ce matin, il n'y aura plus d'alliance avec la France insoumise, y compris aux prochaines législatives ? Est-ce que vous pouvez prendre cet engagement ? Les choses ont
été tranchées. Vous avez par ailleurs noté que ça a été assez régulièrement au cœur des débats. Ne demandez pas de faire un quatrième débat. Donc aux législatives, on pourra ressortir
cette interview ?
Nous avons une campagne présidentielle à gagner contre l'extrême droite. Et le meilleur candidat pour cela, c'est Raphaël Glucksmann. Voilà. Ancrée dans la vie quotidienne. Je parle du pouvoir d'achat. Comment on vit dignement de son travail ? Comment, par l'école, au cœur de cette crise, on peut s'inventer un avenir, quelle que soit sa naissance ? Voilà les défis qui nous font face avec celui du changement climatique.
Boris Vallaud, bonne journée à vous.
Merci.
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