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sans la cité, c'était sur France Inter ce matin.
on va mettre en place la révolution écologique. Yannick Jadot va être chargé des 100 jours de la révolution écologique. Je n'imagine pas que les écologistes qui ont alerté pendant des décennies en prêchant dans le désert vont refuser de participer à la mise en place enfin, enfin de cette transformation radicale. Pour que les choses soient claires avec Luceman, ce que vous dites, vous appelez le parti écologiste à ne pas avoir de candidat et à soutenir votre candidature. Je veux qu'on travaille ensemble. Mais moi je m'adresse d'abord aux électrices et aux électeurs qui sont convaincus que l'écologie politique est fondamentale.
Votre avis, Mathieu Soukher, sur la candidature de Marine Tondelier, est-ce qu'elle vous semble pérenne ?
Il y a un effet d'écrasement incontestable. Ils sont pris en tenaille entre d'un côté Mélenchon qui prône la planification écologique et de l'autre Raphaël Luxemann qui prône la révolution écologique. Je parle sous le contrôle de Jean-Daniel, mais il est vrai que depuis un certain nombre de semaines, les sondages sont de ce point de vue-là calamiteux pour les écolos. Alors même qu'encore une fois, il y avait potentiellement, en tout cas théoriquement un boulevard, à la sortie d'un été caniculaire où on se disait que les sujets environnementaux manteau allait remonter à la surface. La rentrée est totalement focalisée sur le pouvoir d'achat. On a l'impression d'avoir totalement oublié le four dans lequel nous avons tous cuit collectivement pendant quelques semaines. Et effectivement, électoralement en tout cas, que ce soit Marine Tondelier ou quiconque d'ailleurs, on ne voit pas qui pourrait incarner l'écologie à gauche. En fait, je trouve
qu'il y a une petite, à mon avis, confusion. Parce que Marine Tondelier, depuis 2024, elle vend cette idée qu'elle veut être le trait d'union entre les deux gauches et que l'écologie doit exister en tant que telle. Sauf qu'en fait, l'écologie, elle peut avoir aussi une dimension idéologique. Il y a deux visions de l'écologie qui... qui s'affrontent, celle de Jean-Luc Mélenchon et celle de Raphaël Glucksmann, mais ce n'est pas qu'elle n'existe pas. Et les électeurs font leur choix.
Et
ça ne veut pas dire que les gens ne se préoccupent plus de l'écologie, c'est qu'ils ont fait un choix autre que le parti écolo. C'est tout, en réalité.
Justement, Jean-Daniel Lévy, les sympathisants écologistes, comment ils se partagent ? À quel point ils sont tentés par le vote insoumis, par exemple ?
Sur le papier, nous, on a du mal, en général, à pouvoir distinguer ce que peut être un sympathisant écologiste d'un sympathisant socialiste. Ils ont quand même énormément de traits communs en matière de type d'habitat, en matière de genre, en matière d'âge, en matière de catégorie sociale. Il s'avère que celui qui, au cours de la période récente, a le plus parlé de la thématique écologique et environnementale, c'est Jean-Luc Mélenchon. Et donc, en fait, vous avez des sympathisants écologistes qui sont... pratiquement répartis en trois tiers égaux. Un tiers qui déclare aujourd'hui je vais voter en faveur de Jean-Luc Mélenchon, un tiers qui souhaite absolument, si je peux prendre l'expression, conserver la vieille maison, donc c'est-à-dire voter en faveur de Marine Tondelier si jamais elle devait être candidate, et un tiers qui vote en faveur de Raphaël Glucksmann parce qu'il trouve qu'il n'y a pas que la matrice écologique qui peut l'emporter, mais elle montre toute une dimension sociale. Donc on est dans cette situation-là, et une situation aujourd'hui effectivement qui apparaît comme étant difficile, et en plus par rapport à un sujet qui n'a pas encore été évoqué, enfin on l'a évoqué un peu filigrame, c'est que... Être candidat écologiste, il faut avoir de l'argent. Déjà, ce n'est pas gagné, mais il faut avoir les 500 signatures. Et là, pour le coup, ça apparaît comme étant encore plus difficile à pouvoir obtenir. Rappelons que la dernière fois, c'était comme Yannick Jadot, qu'il n'avait pas la même assise électorale, que lui sortait aussi d'un score qui était assez proche de celui qu'avait obtenu Raphaël Luxman aux élections européennes, pour le coup, 5 ans plus tôt, qu'il avait réussi à avoir les signatures, mais même avec sa notoriété, avec son image, il avait fini sous les 5% en commençant plus haut. Là, aujourd'hui, Marine Tondelier commence à 3% avec un parti qui est un parti éclaté et avec des conditions de financement et de soutien qui apparaissent comme étant faibles. Un mot là-dessus, Anne-Charlène, ensuite on parle de Jean-Luc Mélenchon.
Oui, rappelez quand même que Marine Tondelier a elle-même gagné une primaire, donc c'est compliqué pour elle aussi de débrancher. Et puis, le parti ELV est lui-même en crise. Yannick Jadot en a été exclu récemment. L'assise à l'Assemblée nationale, on sait que Sandrine Rousseau était représentative pendant un moment, elle se sent plutôt en marge de ce mouvement. Et n'est pas la même non plus que de l'assise sénatoriale ou justement la question de savoir... si on incluait ou non les nouveaux LFI. Enfin, on voit bien qu'il y a finalement plein de familles écolo, même au sein du parti qui est en train d'éclater de l'intérieur.
Alors, il y avait plusieurs éléphants, c'est le cas de le dire, quand on parle du PS dans la pièce. Hier soir, j'imagine, Sandrine Cassini, on va peut-être parler de François Hollande dans un instant, mais Jean-Luc Mélenchon, il était dans tous les esprits, c'est un ancien, très très ancien éléphant, évidemment. Parce que j'ai une question qui est là-dessus. C'est Jean-Claude qui nous écrit, Damien, Glucksmann n'était pas le meilleur adversaire pour Mélenchon, celui le plus facile à... dépasser. Comment vous analysez ça ?
Effectivement, à la fois, il permet une clarté pour employer le mot de Glucksmann. Effectivement, il y a deux visions de la gauche qui sont cette fois sur la table. Il y a deux offres politiques, celle de Mélenchon et celle de Glucksmann. En plus, il a cette image de celui qui pourrait être un petit peu le nouveau Macron. Donc voilà, peut-être pour lui, c'est une bonne nouvelle. Après, s'il avait eu Olivier Faure en face de lui, il aurait eu un candidat plus faible, alors c'est un peu à double tranchant. Mais au moins, ils vont pouvoir se positionner sur deux lignes très différentes. Et faire deux offres politiques très différentes en fait.
Alors je suis un peu les questions de mes... Je ne travaille plus là. Des téléspectateurs qui sont passionnés par notre débat. Alors là ça concerne plutôt François Hollande. Kevin qui nous écrit de Grenoble. Est-ce que la victoire de Raphaël Luxemann aux primaires est une mauvaise nouvelle pour Gabriel Attal ? Idem pour François Hollande. Votre avis là-dessus Mathieu. Concentrons-nous
sur Hollande peut-être. À court terme oui puisque les deux et en particulier François Hollande misaient effectivement sur un affaiblissement aussi rapide que possible de Raphaël Luxemann. Il va falloir quand même tester en fait l'effet de la primaire. dans les enquêtes d'opinion. Il est incontestable qu'il a gagné la primaire grâce aux sondages, à voir si le fait d'avoir gagné la primaire va amplifier la tendance dans les sondages. On rappelait effectivement la performance de Raphaël Luxemann aux dernières européennes. Aux dernières européennes, il était devant la France insoumise. À ce stade, et je parle encore sous le contrôle de Jean-Daniel, Toutes les projections de premier tour pour la présidentielle ne le donne pas lui au deuxième tour. Il est derrière Jean-Luc Mélenchon. Il est effectivement crédité d'un score à deux chiffres, ce qui n'est pas rien si on compare ça à Anne Hidalgo ou à quelqu'autre. Mais il est à ce stade, en tout cas, derrière Jean-Luc Mélenchon. Donc la question de savoir quelle dynamique il enclenche dans les prochains jours ou les prochaines semaines est quand même très importante.
En général, il y a un petit élan mécanique.
Pas forcément. L'élan a lieu lorsqu'il y a une forme de surprise ou une forme de découverte d'un responsable politique. le cas avec François Fillon, ça avait pour partie été le cas avec Valérie Pécresse, ça avait été le cas évidemment avec Benoît Hamon, donc on oublie qu'au sortir de la primaire de 2017, il était crédité de 16 à 17% d'intention de vote et à l'époque, Jean-Luc Mélenchon, 9%. On sait que la suite n'a pas été exactement celle-là au moment du scrutin. Là, les déclarations de candidature, on a regardé, on a vu qu'il n'y avait pas eu d'effet, notamment de la part de ceux qui étaient attendus. On va regarder ce qui se passe, dans quelle mesure la primaire peut jouer. Pas forcément la primaire en tant que telle, c'est est-ce qu'il y a tout de suite un ou deux actes forts qui sont portés et qui permettent de se dire je comprends mieux un peu Raphaël Glucksmann et ça modifie ce que peut être un peu le type de... Est-ce qu'au-delà de l'international,
pardon, on vous interrompt, les Français, les électeurs, au-delà même des sympathisants sociaux, ils ont identifié un élément fort du programme de Glucksmann ? Aujourd'hui pas vraiment,
on sait qu'il a, enfin sur l'international absolument, on sait qu'il a posé et que ça a été un des seuls à prendre en compte la notion par exemple d'héritage ou de très grands héritages, mais qu'il n'a pas tellement rappelé. au cours des trois débats, on va voir, et en tout cas ça peut être un aspect qui d'un point de vue d'opinion peut être porteur, est-ce que ça se traduit par la suite en termes d'intention de vote, ça on verra. Et puis il y a aussi un aspect complémentaire, c'est qu'on parle des éléphants, et on a parlé notamment de Jean-Luc Mélenchon, mais François Hollande a été absent de la primaire. On aurait pu s'attendre à ce qu'il puisse y avoir un débat sur la présidence de 2012-2017. Il n'en a... quasiment pas été question. On n'a eu aucune personne qui a vraiment défendu le bilan de François Hollande. Il n'y a aucune personne quasiment qui s'est positionnée par rapport à ce qui a été fait, qui est quand même la dernière expérience de la gauche au pouvoir au niveau national 2012-2017. Et donc tout s'est passé comme si cette période-là n'avait pas existé. Et peut-être qu'une des raisons de la victoire de Raphaël Luxemann, c'est qu'il n'est pas associé à cette période-là. Et qu'à aucun moment, il peut être considéré comme étant comptable à son corps défendant du bilan, qui est le bilan... assez critique portée par la gauche au cours de la période 2012-2017.
Il nous reste quelques minutes, un peu plus de 5 minutes. Je voudrais qu'on parle quand même d'Olivier Faure battu. Je crois qu'on a vu s'afficher les chiffres, mais vous les connaissez sans doute. Les 66% pour Raphaël Glucksmann, Olivier Faure est à 14,46, Ségolène Royal à 7,62, Emmanuel Morel à près de 6 et Jérôme Guedj à 5,83. Olivier Faure, premier secrétaire, qui hier soir, ce dimanche soir, tentait malgré tout d'imaginer une gauche réunie. On l'écoute.
gagnerons cette élection présidentielle par la gauche unie, la gauche socialiste, écologiste, communiste, la gauche syndicale, la gauche associative, celle des élus locaux. Sans cette galaxie que j'ai souhaité incarner dans cette primaire, aucune transformation sociale et écologique n'est imaginable. Comme premier secrétaire, je continuerai d'y contribuer. Dès mardi, je serai aux côtés des lycéennes et des lycéens et des étudiantes et des étudiants et au combat sur le budget. Voilà, nous avons désormais un candidat. A nous toutes et tous de forger ensemble cet esprit de victoire. Merci.
y a des moments difficiles en politique, ça en fait partie, Sandrine Cassini. À quel point Olivier Faure peut être fragilisé par cette primaire, pour son avenir au sein du PS ? À court
terme, il va rester au PS, il va rester premier secrétaire. D'ailleurs, il l'a rappelé, c'était intéressant d'entendre dire « je suis premier secrétaire ». prochain congrès, c'est après la présidentielle, c'est en 2028. Il n'y a pas de volonté de demander sa démission. De déboulonner Olivier Faure. Ni de la part de Glucksmann, ni de la part des autres. Parce qu'un congrès, c'est... C'est de l'argent, c'est du temps. Aujourd'hui, il est temps de faire campagne, en réalité, donc c'est un peu contre-productif. En revanche, il est minoritaire dans les instances. Il vient d'être assez désavoué lors de ce concours. Ça va l'affaiblir en interne sur sa prise de décision, puisque c'est quand même un parti démocratique. Donc, en fait, les courants, ça compte, les votes, ça compte. Et donc, il va être quand même, peut-être pas caporalisé, mais... un petit peu quand même être obligé de faire ce qu'on lui dit.
Il y a aussi un petit enjeu législatif, on n'en parle pas beaucoup, mais c'est quand même le parti qui va désigner les candidats aux législatives, donc on ne connaît pas encore les contours, etc. Mais on se rappelle que quand François Hollande avait été désigné candidat pour le Parti Socialiste, c'était Martine Ouvry qui était restée à la tête du Parti Socialiste. et qu'elle s'était occupée assez nettement des investitures, et qu'à l'époque, François Hollande avait regretté de ne pas avoir été plus incisif, parce qu'il s'était retrouvé avec, entre guillemets, des frondeurs, qui étaient plutôt issus du courant, entre guillemets, de Martine Aubry. Donc le fait d'être premier secrétaire, ou le fait d'avoir un poids sur la désignation des candidats aux élections législatives, aura une incidence. forte sur la suite de la manière dont ça va se passer entre Raphaël Glucksmann et le Parti Socialiste.
François Hollande qui prenait la parole en cette fin d'après-midi dans les représentants de l'UNCAS et du National des Centres Communaux d'Action Sociales, on a essayé de suivre ça. Il a refusé de répondre à une question spécifique sur cette primaire et sur le Parti Socialiste. Il prend son temps, évidemment, François Hollande. Anne-Charlène Bézina.
Oui, moi, il me semble qu'Olivier Fort sort certes affaibli, mais au fond, ça vaut aussi pour François Hollande. Il y a quand même d'autres voix à gauche qui vont se faire entendre en même temps que Raphaël Glucksmann. Il a parlé... Olivier Faure dans son discours du budget. Donc ça veut dire en réalité que le Parti Socialiste continue à exister en parallèle de lui. Et moi, c'est cette question que je me pose. On a parlé de l'échec à la suite des Européennes. Comment Raphaël Glucksmann va garder son titre de leader alors que des voix autour de lui continueront à se faire entendre ? C'est ça le deal.
Mathieu Soukher, peut-être aussi je reprends la question sur Olivier Faure parce que c'est quand même intéressant pour les prochains mois.
La primaire s'est bien passée incontestablement. Elle a été correctement organisée. un vainqueur incontestable à la sortie de ça. Mais quand même, ce que cette primaire a révélé, en réalité, c'est l'affaiblissement terrible de la gauche du gouvernement général et du Parti socialiste en particulier, y compris à travers la capacité de mobilisation. 140 000 électeurs, c'est pas mal, mais c'est vraiment rien comparativement à ce que le PS a pu connaître. Je faisais référence à la primaire de 2006-2007, y compris en termes de casting, c'est terrible, mais à l'époque, quand même, on alignait Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal. Et là, pardon pour les uns et les autres, mais on a vu quand même des joueurs plutôt de deuxième division. Donc, on observe qu'Olivier Faure, à la tête du Parti Socialiste depuis déjà un certain nombre d'années, n'a pas réussi à faire le renouveau des personnes, ni le renouveau programmatique. J'ai quand même le sentiment qu'on n'a pas entendu grand-chose sur le fond au cours des trois débats. Et donc, de ce point de vue-là, c'est assez terrible. Alors, Olivier Faure n'est pas le seul responsable de cela. Il est incontestable que la gauche de gouvernement paye, ce que Jean-Daniel a évoqué tout à l'heure, c'est-à-dire le bilan de... de François Hollande, 2012-2017. Rappelons que François Hollande a été formidable, c'est-à-dire qu'il a réussi à mettre la gauche en 2012 à son plus haut niveau historique, mais rappelons qu'il l'a laissée en 2017 à son plus bas niveau historique. Et que 10 ans après, après 10 ans d'opposition, le PS n'est absolument pas reconstitué, ni dans ses têtes, ni dans ses idées.
Merci beaucoup à tous, à toutes d'avoir participé à ce débat. Sandrine Cassigny, on vous lit évidemment dans les colonnes du Monde. Mathieu Soukir, votre livre, Apparaître ce vendredi, Casser la vague. Et si l'on s'y prenait autrement pour faire reculer l'extrême droite, c'est aux éditions de l'Aube. Je vous dis à bientôt sur Public Sénat. C'est l'heure du second débat de ce sens public. Comme chaque semaine jusqu'aux élections de mi-mandat aux Etats-Unis, zoom sur cette campagne cruciale. On s'intéresse aujourd'hui aux héritiers potentiels de Donald Trump, avec tout en haut de la liste son vice-président, Gilles Evans, et son secrétaire d'État, Marco Rubio Clément-Guillonneau. Dans les rangs des Républicains,
ce sont les deux favoris pour succéder à Donald Trump en 2028. Le premier s'appelle G.D. Vance, il est vice-président du pays. Issu de l'Amérique ouvrière modeste de l'Ohio, il a longtemps été anti-Trump, allant même jusqu'à se demander dans un post Facebook en 2016 si le président ne serait pas le Hitler de l'Amérique. Très conservateur, il finit par rallier le camp Maga. En 2022, il devient sénateur à 38 ans avant de devenir vice-président deux ans plus tard.
Ce soir, monsieur le président, je me tiens ici avec humilité et je suis submergé par la gratitude de dire que j'accepte officiellement votre nomination au poste de vice-président des Etats-Unis d'Amérique.
Lui est le secrétaire d'Etat de Donald Trump. Marco Rubio est le fils d'immigrés cubains et vient lui aussi d'un milieu modeste. En 2016, il se fait battre aux primaires républicaines par Donald Trump, qui le surnommera à ce moment-là Petit Marco. Finalement, il deviendra quelques années plus tard l'un de ses ministres les plus loyaux.
« C'est un grand honneur que le président m'accorde en me faisant confiance pour un poste d'une telle importance. C'est aussi une énorme responsabilité. » Des profils donc très similaires, difficiles à
différencier pour cet expert.
« On est face à de très forts conservateurs, notamment sur la question de l'avortement. » sur la question du mariage pour tous ou encore sur les questions de genre. On a du mal à les distinguer, même si J.D. Vance a une position beaucoup plus en retrait en ce qui se concerne les interventions militaires à l'extérieur.
Si J.D. Vance est en avance dans différents sondages, le chemin est encore long et il n'est pas sûr que cela soit un réel indiqué. pour 2028.
Ils sont liés l'un et l'autre à la cote de popularité du président et il leur est très difficile de s'en détacher.
Pour Donald Trump, les républicains seraient imbattables si, plutôt que de s'affronter en duel, ces deux bras droits se présentaient en binôme.
est à trois semaines des élections de mi-mandat et pourtant la guerre des successeurs de Donald Trump a déjà commencé. On en débat tout de suite avec Maud Kessar. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes directrice du domaine Espace Transatlantique Russie à l'IRSEM, spécialiste des politiques étrangères des États-Unis. Vous publiez La puissance sans principe. C'est aux éditions du Seuil. Romuald Sera, bonsoir. Bienvenue à vous aussi, essayiste franco-américain, directeur de l'Observatoire politique. et géostratégique des États-Unis de l'IRIS. Votre livre « Lettre ouverte à Trump d'un Américain de papier » aux éditions Point Nemo. Ketevan Gorgestani, bonsoir. – Bonsoir. – Bienvenue, vous êtes journaliste franco-américaine, spécialiste des affaires internationales à France 24, ancienne correspondante à Washington dans les années 2019-2023, c'est ça ? – Absolument. – Bon, j'ai deux citoyens américains et citoyennes sur le plateau quand même, Marianne Charlène Bézina, qui est restée à mes côtés évidemment. – Toujours française. – Toujours française, constitutionnaliste et littoraliste pour sens public. Bon, allez. Pour ouvrir ce débat, on s'offre une scène quand même qui prouve que Donald Trump lui-même joue avec cette question de sa succession. On est à l'occasion d'un dîner organisé à la Maison-Blanche, en l'honneur des forces de l'ordre. C'était au mois de mai dernier. Et le président, il demande aux invités d'applaudir successivement. Gide Evans ou Marco Rubio. Choisissez qui est votre préféré pour 2028. Regardez.
ne sais pas. Qui est-ce que ce sera ? Est-ce que ce sera J.D.? Est-ce que ce sera quelqu'un d'autre ? Je n'en sais rien. Est-ce que quelqu'un le sait ? Bon, allez, on y va. Vous êtes prêts ? Qui aime J.D. Vance ? aime Marco Rubio bien, ça ressemble à un bon ticket électoral. J.D. est parfait. C'est un ticket parfait. D'ailleurs, je pense vraiment que c'est une équipe de rêve, mais ce ne sont que des détails. Ça ne veut absolument pas dire que je vous apporte mon soutien, quelles que soient les circonstances. A-t-il une
préférence, Maud Kessa, Donald Trump, entre ces deux prétendants
Alors je ne sais pas s'il a une préférence, mais en tous les cas, il aime jouer à la succession de qui sera le successeur de son empire, c'est une certitude. Et moi, je ne suis pas persuadée ce soit le ticket parfait au regard de ce qui s'est passé entre le moment de ce petit jeu à la Maison Blanche et octobre 2026. notamment parce qu'il y a des divergences majeures entre ces deux candidats, qui sont certes tous les deux très conservateurs, mais qui ne sont pas sur la même ligne sur les questions religieuses. Et je pense que c'est une ligne de partage très importante chez les magas aujourd'hui, qui est aussi une ligne qui alimente les divergences sur les questions de politique étrangère. Donc Vence et Rubio, clairement... Ça ne forme pas
un ticket pour vous. Ça
forme un ticket qui, certes, sur le papier pourrait rassembler les voix, mais s'il ne partage pas mêmes orientations sur des grands dossiers comme celui du Moyen-Orient, comme celui du rapport aux valeurs chrétiennes en Europe, puisque donc Vence défile pape alors qu'on est fidèle à sa ligne. Donc pour moi, il y a des lignes de partage dont on voit les craquelements, voire les fissures. depuis plus de 6 mois.
Est-ce qu'il joue souvent avec les nerfs de son vice-président et de son secrétaire d'Etat, son ministre des Affaires étrangères ? Cette scène à laquelle on vient d'assister, Amal Sura, est-ce que c'est un classique de Donald Trump ? Il fait de la télé, il fait du show aussi, il ne faut jamais
l'oublier. Oui, ça c'est bon enfant, cette scène est même sympathique, ce n'est pas bien méchant. Ça l'amuse, évidemment. C'est quand même, ne l'oublions pas, le patron du show, Zy Apprentice, vous êtes viré. Mais je suis d'accord avec Maud, Ce ne sera pas un ticket, ce ticket ne va pas exister. Il y a trop de différences entre les deux hommes, trop de rivalités. C'est dans l'esprit de Donald Trump et je ne pense même pas que lui-même espère ce genre de ticket.
On est à trois semaines des élections de mi-mandat, des militaires qu'est Evan Gorgé-Stanier. Est-ce qu'elles peuvent favoriser l'un ou l'autre ? En fonction des résultats, J.D. Evans ou Marco Rubio ?
Alors, favoriser, je ne sais pas, mais en tout cas, il y a un scénario qui pourrait être très problématique si on part du principe que Donald Trump parle beaucoup de J.D. Evans, c'est le vice-président. Souvent, les vice-présidents essayent, en tout cas, d'être le successeur. Si on se retrouve dans la situation qui est... totalement possible, d'un Sénat à 50-50. C'est J.D. Vance qui va être le vote décisif pendant deux ans. Ça veut dire deux ans où il va devoir s'exprimer, il va devoir mettre un vote pour déterminer et assurer la politique de Donald Trump qu'il devra ensuite défendre pendant une campagne en 2028 s'il veut se présenter à la présidence et notamment, par exemple, défendre des choses comme la guerre en Iran, des choses sur lesquelles lui, il n'est pas... totalement sur la même ligne que Donald Trump, mais pour l'instant, il est un peu silencieux parce qu'il essaye justement d'éviter de se mettre en porte-à-faux avec son côté pas de nouvelle guerre, pas de guerre au Moyen-Orient, America first, tout ça. Donc, je pense que si les démocrates prennent le Sénat et la Chambre... Ça ne jouera pas forcément ni en faveur ni en défaveur de l'un ou l'autre. Mais dans le scénario du 50-50, je pense que ça peut être vraiment très compliqué pour J.D. Vierne.
Très intéressant, ça. Ça l'obligerait à s'exposer. D'ailleurs,
je n'avais pas pensé à ça, mais c'est très intéressant. C'est-à-dire qu'il y aura une contestation des résultats de la part de l'administration. Trump a déjà commencé à contester les résultats depuis son discours au Mont-Rochement où il nous parlait d'un complot communiste. Appel à la nation ensuite en parlant des méchants chinois qui truquent nos élections. L'objectif est de délégitimer à la... avance le résultat 3 novembre. Mais on peut imaginer effectivement que si c'est 50-50, quel pouvoir entre les mains du vice-président ? Je ne suis pas certain à ce moment-là que Gene Evans ira contester avec la même puissance qu'il ne l'aurait fait s'il n'était pas celui qui détenait les clés du Sénat. Ça offrirait au vice-président un pouvoir très rare dans la République américaine, du moins dans la compétition qu'il peut avoir avec Marco Rubio, et aussi une clé sur la présidence.
C'est un cas de figure plausible, 50-50 au Sénat ? Ça va être très serré, c'est ce qu'on se dit.
Moi, je pense que ce n'est pas véritablement le nombre qui va... Bien sûr, institutionnellement, ça l'est. Mais on le sait tous, c'est une administration qui aime à contourner les contre-pouvoirs. Là, ce qui compte, c'est le sujet que vous posez ce soir, c'est-à-dire comment on gère la com' pour arriver à 2028. Et comme le rappelait Ketevan, je pense que J.D. Vance n'est pas très à l'aide sur certains sujets qui sont très embarrassants pour lui et qui risqueraient d'être embarrassants jusqu'à la présidentielle. Donc je pense que l'enjeu, il est plutôt là. Et après, il ne faut pas oublier le fonctionnement aussi de Washington et des institutions. Il y a beaucoup de tractations. Il n'y a pas eu une série qui s'appelle... House of Cards pour rien. Et si vous ne vous en rappelez pas, je vous invite à la re-regarder. Car tout se négocie, notamment pour ces fameuses élections de mi-mandat. Et aujourd'hui, les enjeux, c'est les enjeux énergétiques, économiques. Et c'est ça qui va se négocier d'abord en coulisses et qui fera sans doute le soutien au prochain candidat héritier de Trump.
Il peut même y avoir un élu démocrate qui éventuellement rallie le camp républicain au Sénat.
C'est une possibilité, c'est un peu ce qu'il essaye de jouer. Ça dépendra effectivement si les démocrates remportent le Sénat dans l'hypothèse la plus large. Son ralliement ou non aux Républicains ne jouera pas trop. S'ils sont très serrés, il pourra lui-même jouer de ça pour dire « attention, si vous ne faites pas ce que je veux, j'irai chez les Républicains ». Mais je pense que ce n'est pas vraiment là que se joue la chose.
– Alors peut-être que nos téléspectateurs et téléspectatrices sont en train de se dire « ils vont vite en besogne, on est à mi-mandat et on se pose déjà la question de la situation ». Est-ce qu'ils sont officiellement candidats l'un et l'autre ? Est-ce que c'est déjà dans les tuyaux ? Non ? – Non,
pas encore. À partir de janvier, on va véritablement… – Ou au lendemain de débit. Au lendemain du mi-term. Mais à partir de janvier, il y a cette période, je ne sais plus comment on appelle ça la prospection, où la plupart des candidats potentiels commencent à se manifester, déclarer leur intention d'éventuellement se présenter. En fait, ils sondent un petit peu les différents soutiens financiers qu'ils pourraient avoir. À partir du printemps, les choses s'accélèrent et dès le mois de juin prochain, donc c'est demain, nous aurons les premiers débats pour les candidats aux primaires républicaines et démocrates. Et à partir de septembre 27, comment sera vraiment... la campagne et les élections des primaires à partir de janvier. Donc ça va aller très vite. Anne-Charlene ?
Oui, un petit mot système institutionnel. C'est vrai qu'on a plusieurs fois parlé de J.D. Vence au sein du Sénat. C'est parce que c'est le rôle premier du vice-président aux Etats-Unis qui, pour le reste, est quand même assez secondarisé. Et c'est vraiment dans la tradition américaine de ne pas trop entendre parler de ce vice-président, notamment dans le 22e amendement. Si ce vice-président était amené à gouverner et à suppléer le président, il aurait interdiction de se présenter. Donc attention à la position de J.D. Vence qui, pour le coup, est assez délicate. étant donné qu'il est candidat en même temps que donc une position assez particulière au sénat et puis un autre point institutionnel c'est important de le rappeler la campagne présidentielle aux états unis il faudrait vraiment pas qu'on ait une impression de remake de ce qu'on vit en france aujourd'hui puisque c'est une campagne de très longue haleine il y a les primaries et donc au sein du parti vous avez une vingtaine de candidats chacun représentant finalement son état fédéré donc il faut vraiment avoir en tête ça ils se lanceront tôt parce que c'est pas du tout la même campagne
effectivement qui a le plus d'influence auprès de Donald Trump. Je ne sais pas si on peut répondre à cette question. Avant de vous la poser, je vous propose de revoir une séquence de venue historique. Évidemment, 28 février 2025, on est dans le bureau Oval. Et Gideven, c'est lui qui attaque frontalement Volodymyr Zelensky. Regardez.
De quel type de diplomatie, Gideven, parlez-vous ? Qu'entendez-vous par là ?
parle du genre de diplomatie qui va mettre fin à la destruction de votre pays. Monsieur le Président, avec tout le respect que je vous dois, je pense qu'il est irrespectueux de venir dans le bureau Oval et d'essayer de plaider cette affaire devant les médias américains. Vous êtes en train de forcer les conscrits à rejoindre les lignes de front parce que vous avez des problèmes d'effectifs. Vous devriez remercier le Président Trump d'essayer de mettre fin à ce conflit.
'est vrai que sur les affaires internationales, Maud Kessar, Donald Trump prend souvent tout le monde de court. Mais est-ce qu'il est influencé notamment par G. Davins ou plus par Marco Rubio qui est en charge du secrétariat d'État, donc du ministère des Affaires étrangères ?
Influencer, il faut quand même...
'ai mis plein de guillemets. Surtout la
scène que vous venez de montrer. Je ne sais pas si vous vous rappelez de la posture de Marco Rubio qui s'écroule dans le canapé et qui semble disparaître pour se confondre un petit peu avec la tapisserie. Donc là, on n'est pas dans l'influence. Ce qui compte, pour utiliser une expression anglo-saxonne, c'est behind the scenes, qui tire les ficelles et qui... L'influence, c'est des personnes qu'on ne voit pas dans cette scène-là. C'est ceux qui murmurent tous les soirs à l'oreille de Trump, à commencer par Paula White. Qui est Paula White ? Un pilier religieux et des conservateurs religieux très importants avec un agenda de politique étrangère très marqué. Celui qui parle dans cette scène-là que l'on vient de voir par le truchement de G.D. Vance... C'est aussi tout le mouvement qui est finalement peut-être plutôt pro-russe aux Etats-Unis et anti-Zelensky et qui éclaire les derniers développements de ces derniers jours. Puisque là, vous repassez cette scène-là, il semblerait qu'on l'ait oublié ces trois derniers jours quand Trump nous dit qu'il va lever les sanctions sur la Russie. Donc il ne s'agit pas d'une influence de Rubio ou de Vence et en l'occurrence, Rubio était quand même très pâle sur
ce
sujet.
Est-ce qu'il a dû avaler, Marco Rubio, donc je rappelle secrétaire d'État, beaucoup de couleuvres en la matière
Il a soit avalé des couleuvres, soit il a complètement changé de position par rapport au temps où il était sénateur, où il était le faucon des faucons contre la Russie de Poutine, soutien de l'alliance transatlantique, c'était le républicain traditionnel. Il a compris que, de toute façon, l'influence, elle n'est pas vraiment là. Et il a gardé probablement le seul endroit qui lui, vraiment, lui tient à cœur, c'est l'Amérique centrale et l'Amérique latine. Il s'est dit, bon, de toute façon, tout ce qui est Europe, Ukraine, Moyen-Orient, c'est perdu, je ne peux rien y faire. Je vais me focaliser sur ce qui m'importe. Il faut savoir qu'il est d'origine cubaine, qu'il a aussi été très... conservateur sur ces questions-là. Et donc, il semblerait, en tout cas, de tout ce qu'on a lu dans les reportages sur le behind the scenes, que sur ces sujets-là, sur le Venezuela, sur Cuba, sur toutes ces questions-là, il a eu un peu d'influence sur Donald Trump, sur le reste, pas du tout.
Une question qui nous vient de Rennes. Eric qui pose la question du secrétaire à la Défense, Pitexet. Pourrait-il aussi être un candidat ? Je crois qu'il est pire que les deux autres, ça c'est son avis. Si c'est possible, un mot là-dessus. On va parler de religion, on va y revenir, parce que je trouve que c'est un thème intéressant.
Oui, mais je n'y crois pas. Mais je me permets juste de rebondir sur le thème précédent. Marco Rubio est un petit peu un outsider dans cette administration, et ça. Et d'ailleurs, c'est quelque chose qui le sert. N'oublions pas que Marco Rubio, que l'on voyait comme un radical, il y a une dizaine d'années, un radical de droite, et aujourd'hui c'est le doux centriste, on le prendrait un peu pour le François Bayrou américain, Marco Rubio est un néo-conservateur. donc un interventionniste, alors que des gens comme G.D.Vance sont à l'opposé. C'est le seul membre de cette administration, du moins l'un des seuls, qui ait soutenu la guerre en Iran, à laquelle était opposée de vice-président Susie Wills, la chef de cabinet de Donald Trump. C'est quelqu'un qui est un peu à part, qui mange beaucoup de couloirs, mais il attend son heure avec Cuba.
Alors, on va parler de religion, effectivement, vous l'avez évoqué tout à l'heure. Je vous propose d'écouter G. Davins, qui joue cette carte du nationalisme religieux et qui fait la leçon au pape lui-même. Regardez.
le pape dit que Dieu n'est jamais du côté de ceux qui brandissent l'épée, il y a une tradition de plus de 1000 ans de théorie de la guerre juste. D'accord ? Bien entendu, nous pouvons avoir des désaccords sur le fait de savoir si tel ou tel conflit est juste. Mais je pense qu'il est important, de la même façon qu'il est important pour le vice-président des Etats-Unis de faire attention quand je parle de sujets de politique publique, je pense qu'il est très, très important pour le pape de faire attention quand il parle de sujets de théologie.
'il fait comme ça souvent la leçon au pape ? J.D. Evans.
Alors oui, n'oublions pas que J.D. Evans est un chrétien de longue date converti en 2019, donc chez les Dominicains, c'est bien ça. Il a surtout lu Saint-Augustin, et d'ailleurs c'est la leçon qu'il fait au pape, et de manière très intéressante, il utilise aussi la référence à Lordo Amoris, qui lui permet de justifier la politique migratoire des États-Unis. C'est-à-dire qu'en clair, nous, on pourrait le traduire en faisant un parallèle ou culturel croisé qui serait l'idée de la préférence nationale. Donc il utilise certains textes de référence pour les présenter dans la ligne de ce qu'une autre figure, dont on n'a pas encore parlé ici, pourrait mettre en avant, à savoir Stéphane Miller. qui est très influent dans l'administration Trump. Qui est, pardon, pour ceux qui
ne savent pas ? Qui est
le grand ordonnateur de la politique migratoire de Trump. Il a une petite quarantaine d'années. Ce n'est pas une figure qui va être amenée à disparaître. Et il me paraît, non pas pour utiliser un terme qui serait un petit peu méprisant vis-à-vis de Rubio, mais moins fallot que Marco Rubio. plus influent behind the scenes que marco rubio également donc la question la question religieuse qui pourrait être il pourrait légitimer en fait une politique idéologique qui est plus proche des nativistes est instrumentalisée par vence et elle est un elle est en s'appuyant sur un certain nombre donc de de mentors qui l'on trouve dans des certaines universités catholiques américaines et dont Vence se réclame. Il ne se réclame pas que d'eux. pas que de ces catholiques conservateurs, il se réclame aussi 'un certain nombre des tech-bro qui pourraient là trouver un point de convergence ou de divergence, mais ça on peut en discuter parce qu'il y a beaucoup de choses à dire.
Aux Etats-Unis, les présidents prêtent serment sur la Bible, Romuald Seurat, mais jusqu'où un G. Davens pourrait pousser le curseur de la place de la religion dans son administration, sa façon de gérer le pays, s'il devenait président ?
Très loin, juste pour Marco Rubio, Maud n'est pas méchant en disant qu'il n'est pas fallot. Il a quand même le charisme d'une huître, il faut quand même dire ça. Voilà, ça s'est dit,
ok.
J.D. Vence est appuyé par des mouvements religieux radicaux. Nous sommes quand même dans un pays, regardez la Bible Belt, où on enseigne parfois le créationnisme au détriment du darwinisme. On en est quand même là aux Etats-Unis. Et donc J.D. Vence est un pur conservateur de chez conservateurs. Nous aurions avec J.D. Vence la première présidence religieuse. Alors n'oublions pas... quand même que c'est un démocrate qui a amené la religion à la Maison-Blanche. Jimmy Carter, élu en 1976, évangélique, qui a emmené, introduit pour la première fois le religieux à la Maison-Blanche, mais évidemment pas à ce niveau. Non, avec Gil Vance, nous aurions une présidence religieuse. – Alors,
beaucoup de thèmes à aborder encore, je vous donne la parole tout de suite. On va parler de l'hypothèse quand même d'un Donald Trump qui se succédera à lui-même, a priori c'est interdit, mais vous allez venir là-dessus. Et puis aussi, puisqu'on parle des héritiers, il y a les vrais héritiers, il y a la famille Trump et l'idée du... dynastie voilà deux thèmes passionnants à venir vous vouliez prendre la parole non
je voulais juste rebondir sur la question de la religion de ce que ça peut être sous jadey vence il faut voir ce que quelle est la place de la religion sous quelqu'un donald trump qui n'est pas du tout religieux j'ai dire la place que la religion a pris juste il ya une semaine je crois peter accepte le secrétaire à la défense qui a fait son grand speech et qui a annoncé la création d'un département des affaires religieuses au sein du département de la défense c'est quand même complète hallucinant et qui cite la bible pendant son discours et qui derrière dit oui mais les iraniens ce sont des fanatiques religieux 'est donc il ya déjà la place de la religion et de du christianisme nationalisme aussi déjà dans cette administration là qui n'est pas dirigé par quelqu'un qui s'intéresse beaucoup à la religion
alors évidemment il y a un bureau de la
foi juste à côté de la maison blanche ça c'est une nouveauté il y avait un bureau de la foi au sein du département d'athèse la première administration Trump. Là, ça veut dire que le bureau de la foi, il monte à l'exécutif. On a un conseil national de sécurité qui ne siège plus avec le nombre de membres habituels, mais par contre, on a un bureau de la foi. Donc, quand on parle d
'influence... C'est quoi un bureau de la foi ? Il y a des religieux qui sont présents ? Pour influencer l'administration, oui. Il
y a cette photo où ils sont tous avec leurs mains sur les épaules de Donald Trump. C'est un conseil religieux. C'est un
conseil religieux qui peut se substituer aux... fonctionnement institutionnel en matière de conseil et de prise de décision politique. Et ça, ça nous intéresse parce que c'est de l'agenda intérieur et de l'agenda international. Et le premier à soutenir ça, c'est Mike Pence, the Speaker of the House au Congrès.
Mike Johnson. sondage publié au mois de juillet dernier, question posée aux électeurs déclarant vouloir participer à la primaire républicaine. Encore une fois, on prend de l'avance, ce n'est pas tout de suite. Qui soutiendriez-vous pour obtenir l'investiture républicaine en 2028 ? On a un J.D. Evans et un Marco Rubio, voilà, au coude à coude. Et puis ensuite, très loin derrière, Ron De Santis, Donald Trump Jr. On va y venir, la famille Trump et Ted Cruz. Est-ce qu'il y a des, je ne sais pas comment dire ça, des Républicains classiques qui existent encore
Il faut bien les chercher. Malheureusement, je dirais Marco Rubio qui est le... Tant est qu'on puisse dire qu'un néocon, un néoconservateur, est un républicain classique. Mais malheureusement, non, il n'y a pas de candidat sérieux potentiel issu de... Il y avait Nikki Haley, la dernière fois, vaguement encore issue des courants qui ont quand même donné aux Etats-Unis de grands présidents républicains. Je pense à George Bush père, qui, au niveau des relations internationales, a été sans doute le dernier bon président américain. Richard Nixon aussi, dans son genre, au-delà du Watergate. Non, malheureusement, ces républicains ne sont plus, je dirais... vivant, en tout cas au sein du Parti
républicain. – Allez, on s'intéresse, comme promis, avec vous Anne-Charlene, sur cette dystopie. Imaginons que Donald Trump se succède à lui-même, Trump the third.
Oui, le retour. – Le retour du retour. – Déjà, je voudrais vous rappeler qu'au préalable, juridiquement, c'est totalement impossible, aucune discussion, 22e amendement très clair, je vous le cite, nul ne pourra être élu à la présidence plus de deux fois depuis une réforme de la Constitution de 1951. Mais… L'hypothèse de Trump 3 nous propose une autre manière de voir. On endosse ses lunettes où tout ce qui est impossible juridiquement n'interdit pas au président d'imaginer quand même quelque chose. Et
donc ça devient sérieux.
Et donc ça devient sérieux puisque Donald Trump affirme le 30 mars 2025 sur NBC qu'il y a des méthodes pour briguer un troisième mandat. Alors une élection fantoche de J.D. Vence avec Trump comme vice-président qui reprendrait le pouvoir sur empêchement de J.D. Vence. Il dit que c'est une hypothèse. Pourquoi pas ? Donc là encore, juridiquement, c'est impossible. Nul ne peut être vice-président alors qu'il est inéligible. 12e amendement de la Constitution, très clair. Mais pour Donald Trump, il suffit de faire planer la menace de la possibilité pour qu'elle devienne une réalité. Il a réussi à faire émerger chez les constitutionnalistes une petite interrogation sur les interstices de ce 12e amendement. Vos collègues américains en
discutent. C'est vous dire
la puissance. La Constitution française nous dit clairement que le président ne peut pas briguer plus de mandat. consécutif. Donc une voie est ouverte et on sait qu'Emmanuel Macron peut caresser l'espoir de 2032. Vladimir Poutine a pu mettre Medvedev en considérant finalement qu'il pourrait reprendre le pouvoir. Sauf que Donald Trump n'est ni président de la Vème République, ni véritablement suffisamment autocrate pour se réclamer de Vladimir Poutine. Il est enferré dans la Constitution. Vous l'avez rappelé, le serment sur la Bible, mais le serment qui dit quand même en substance, je vous le cite pour une partie, je sauvegarderai, protégerai. Et défendrait la constitution des Etats-Unis. Alors
est-ce que pour avoir un Trump 3, il faudrait quelle hypothèse ? Il faudrait qu'il s'y attaque à cette constitution ? Moi je n'en vois
qu'une institutionnellement, c'est la réforme de la constitution. Deux tiers du Congrès, trois quarts des Etats fédérés, c'est-à-dire 38 Etats. Bref, un vaste projet. Mais au fond, ce qui est certain aux Etats-Unis, et je pense que c'est important de conclure là-dessus, c'est que le droit n'a plus véritablement voix au chapitre dans le discours trumpiste. Trump concède quand même que la Constitution lui paraît claire et qu'il n'aura pas la possibilité de se représenter. Mais ce qui est important, c'est cette idée de pouvoir transformer une interdiction constitutionnelle en un sujet de négociation. Et c'est vraiment ce qu'il faut retenir, c'est que c'est le premier représentant des populismes politiques et juridiques qui consiste à utiliser l'élection comme l'onction suprême, le plaçant au-delà de la règle et au-delà de toute limite formelle. Donc l'alternance entre menace et démenti. produit l'effet symbolique attendu, c'est-à-dire qu'au moment de la succession, rien n'est certain quand on parle de Donald Trump.
– Effectivement, merci beaucoup Anne-Charlène Ketevan, Gorgestani. Il y a l'âge du capitaine quand même, il aura 82 ans en 2028. Est-ce que c'est une question au sein des Républicains, un tabou ? Qu'est-ce qu'on peut en dire de ça ?
pense que parmi les républicains à part vraiment la base un peu les illuminés qui qui le suivent et qui pensent que potentiellement il ya un troisième mandat ou les élus qui ne disent rien parce qu'ils se disent de toute façon c'est pas possible donc on va juste le laisser parler c'est pas très grave mais effectivement il a il a son âge mais je pense que ce qui est intéressant et C'est là où je pense qu'il parle de ce troisième mandat pour ça aussi, et c'est un problème pour J.D. Vance ou pour celui qui viendra derrière, c'est qu'à partir du moment il dit « c'est mon dauphin », où il dit « je endorse le futur candidat », c'est fini. Donald Trump, c'est fini, la page se tourne. Et Donald Trump, on sait tous qu'il aime être celui de qui on parle. Et le jour où il n'est plus ça, et donc cette idée de troisième mandat, c'est aussi une façon de rester dans la discussion. Parce que vraiment, le jour où il décide, où J.D. Vance se présente et que la campagne commence vraiment et qu'il doit prendre et donner son avis, il est lame duck et c'est fini. Donc canard boiteux, c'est ça ? Et la page Donald Trump, en tout cas, page Donald Trump président, va se tourner. Ce ne sera plus lui qui sera au centre de l'attention.
À quel point, Maud Kessar, il s'assoit déjà sur la Constitution, dans sa pratique du pouvoir aujourd'hui, Donald Trump ?
C'était certainement le point très intéressant que vous avez soulevé, c'est-à-dire... Qu'en est-il de l'usage du droit aujourd'hui aux Etats-Unis et de l'ensemble du droit qui est piétiné et totalement inversatoire ? C'est-à-dire que de la même manière qu'on parlait de révisionnisme religieux, il y a un révisionnisme juridique qui opère, tout simplement, je dirais, en exerçant un certain nombre de purges dans plusieurs administrations de l'État américain. C'est-à-dire qu'il y a une transformation de l'appareil d'État qui vise à supprimer certains jurés. pour les remplacer par d'autres. De la même manière qu'on a des loyaux en politique, on peut avoir des loyaux... Mais ça, ça n'a pas toujours
été le système américain ? On parle de spoil system, c'est ça ?
Alors, c'est un petit peu différent. Je pourrais laisser Anne-Charlène Bézina développer sur cette question. Moi, je pense davantage aux juristes qui... pour les affaires militaires par exemple, on l'a vu sur le Venezuela ou sur l'Iran, ce qu'on appelle les Judge Advocate Generals, donc les JAG, qui ont été pour certains mis de côté ou remplacés, ce qui permet en fait de substituer à des juristes de métier qui peuvent rendre légitime par le droit une action militaire extérieure par les juristes de Donald Trump. Parce qu'il y a beaucoup de droits autour de Donald Trump en fait, puisque tout est judiciaire. d'une certaine manière et qu'il essaie de légitimer l'ensemble de ses actions, que ce soit la révolution civilisationnelle et culturelle ou bien des questions électorales. Le gerrymandering, aujourd'hui, le redécoupage électoral, se fait avec des armées de juristes. Donc Trump n'utilise pas... Il n'a pas juste une parole qui transformerait le droit. Il utilise aussi des juristes pour le transformer de l'intérieur et c'est là qu'il est bon. Parce que s'il a été réélu, ce n'est pas simplement parce que c'est un communicant populiste. C'est aussi quelqu'un qui a une armée de juristes derrière lui. Et dans tous les organes de l'appareil d'État.
Et pourtant, vous nous l'avez dit, Romuald Siora, tout à l'heure, il le fait déjà. Donc potentiellement, il y aura une contestation du résultat de ces élections de mi-mandat. On doit déjà s'y préparer.
La contestation a déjà commencé, comme je le disais tout à l'heure. Le 3 juillet dernier, devant le Mont Rochemort, à la veille du 250e anniversaire des États-Unis, le président nous a fait un discours où il nous expliquait que les communistes représentaient un danger intérieur. à nos portes à l'extérieur et que nous devions nous préparer à lutter contre ce complot. Quelques jours après, il fait un appel à la Nation. Il nous explique que les méchants chinois truquent nos élections depuis des années essentiellement pour le faire perdre en oubliant un petit peu vite qu'il a été élu quand même en 2024. Donc où étaient les méchants chinois ? Mais ça, c'est autre chose. Tout cela a pour objectif de délégitimer les résultats du 3 novembre. Donc oui, contestation, il y aura. Maintenant, la question, c'est jusqu'où ira cette contestation ? Il y a deux scénarios. possible scénario un donald trump et gd events décide de s'asseoir sur cette défaite ils contestent pour la forme évidemment c'est un congrès illégitime ils attendent fin janvier le nouveau congrès et là nous aurons une crise sans doute surtout si le sénat est démocrate sans précédent entre le législatif et l 'exécutif et je parierai mais demain qu'il y a un risque de tension qui pourrait conduire à terme à nouveau 6 janvier 2021 n'oublions quand même pas une chose ou d'États sérieux dans l'histoire des États-Unis. Scénario 2, le plus probable selon moi, on saura dans quelques semaines si j'ai tort ou raison, si vous me réinvitez ou pas. Trump conteste très fortement ses résultats. Il juge le nouveau congrès illégitime. Plusieurs gouverneurs républicains ont déjà dit qu'ils suivraient le président. Ce sont eux qui ont une vue sur le processus électoral. Ils déclarent fraude. Qu'est-ce qui se passe ? N'oublions pas qu'aux États-Unis, c'est le congrès lui-même qui peut juger de la légitimité des États-Unis. élections. Donc on a quand même un congrès à majorité républicaine, crise institutionnelle. Est-ce que l'actuel congrès juge que les élections ont été frauduleuses ? Si oui, on va vers la Cour suprême. Et là, la grande question, si la Cour suprême résiste à Trump, jusqu'où le président sera-t-il prêt à aller ?
– Oui, ça nous donne effectivement… Vous aurez l'occasion
de revenir sur ce plateau. – Le plus fou quand même, c'est qu'on parle des
États-Unis. –
Oui, c'est ça. – On aurait
dit il y a 10 ans qu'on aurait
eu
cette conversation ce soir sur
un plateau de télévision
ici. – Je me souviens d'un débat il y a quoi ? Il y a peut-être deux ans où on se posait la question de la fragilité de la démocratie américaine. On était moins pessimistes que ce que… Ce qui est en train de se passer quand même.
Depuis un an et demi, on parle de l'Insurrection Act qui est brandi par Trump comme une menace et du déploiement de la garde nationale. On ne l'a pas oublié, ça c'était quand même l'été 2025. Donc des velléités de contrôler par la force un état insurrectionnel aux Etats-Unis, ce serait... Je ne trouve pas que ce soit un scénario si dystopique que ça. Surtout que la
plupart des généraux ont été virés et remplacés par des yes men.
Absolument. Et puis surtout parce qu'on a bien vu que l'emploi de la garde nationale, on parlait de droit tout à l'heure, complètement dévoyé.
C'est important de parler de cette brigade notamment sur l'immigration qui
est très bordeur. Mais simplement les prérogatives qui sont données par le droit à cette fameuse garde nationale sont complètement détournées et dévoyées par les exécutifs. Les missions sont remplacées par d'autres. Et dans le cadre de ces élections,
on
verra jusqu'où l'emploi de la force ira.
Allez, on parle de la famille de Donald Trump. Question de Lorraine qui nous écrit de Paris. Est-ce que le mouvement MAGA pourrait avoir comme héritier quelqu'un de la famille de Trump ? Il a déjà quelques enfants en politique. C'est le thème justement de la chronique de Steve Jourdain. Tout de suite. On s'intéresse donc aux héritiers politiques de Donald Trump au sein de sa propre famille. Steve, il y a un certain nombre de prétendants. Oui, Donald Trump, c'est trois
mariages, cinq enfants et une belle-fille très ambitieuse. Dans la famille, il y a un certain nombre. à s'imaginer reprendre le flambeau, à commencer par le fils aîné du président, Donald Trump Jr. Il a 48 ans, c'est celui qui parle peut-être le plus comme son père, même goût pour la provoque, même discours anti-élite. Il est comme un poisson dans l'eau dans l'univers MAGA. On raconte notamment que c'est lui qui a poussé G.D. Vence à la vice-présidente, c'est quand on lui demande s'il se présente un jour lui-même à la Maison Blanche. Écoutez sa réponse.
Je ne sais pas, peut-être qu'un jour cet appel de la Maison-Blanche me viendra. Je pense que mon père a véritablement changé le parti républicain. Je pense que c'est un peu devenu le parti MAGA, celui de l'Amérique d'abord.
– Allez, on passe à un autre fils, Eric. –
Eric Trump, 42 ans, c'est un peu l'homme des affaires de famille. Il est vice-président de la Trump Organization, l'empire de Donald Trump. Il fait campagne quand il faut faire campagne, il défend son père dans les médias, mais il n'a pas encore affiché d'ambition présidentielle, contrairement à sa femme, Lara Trump, qui est-elle devenue une vraie figure du mouvement MAGA ? Elle a été co-présidente du parti républicain pendant la présidentielle de 2024. Elle a, pendant un temps, été présidentielle. est sentie comme sénatrice avant de se rétracter. Elle a sa propre émission de télévision. Devinez où, Thomas ? – Sur Fox News, c'était pas très
difficile comme question. Et quand même, on n'est pas en train d'oublier Ivanka qui était quand même au cœur des spéculations, la favorite d'une époque. –
C'était la petite favorite, elle a quasiment disparu aujourd'hui du paysage politique. On se souvient, pendant le premier mandat, elle était un peu partout, elle était aux côtés de son père à la Maison Blanche, elle était dans les sommets internationaux, elle était parfois présentée comme la vraie héritière de son père, mais elle a finalement décidé de se retirer de la vie politique d'émue. En 2022, elle a déclaré qu'elle n'avait pas l'intention de s'engager en politique, même si j'aimerais et soutiendrais toujours mon père. À l'avenir, je le ferai en dehors de la reine politique. Allez, on termine avec le plus jeune, Baron Le Benjamin, qui commence quand même à faire parler de lui. Oui, le fils de Mélania. Il a 20 ans, Baron. Il appartient à une toute autre génération. Pendant la campagne de 2024, c'est lui qui a conseillé son père sur les podcasts et les influenceurs a fréquenté pour toucher un maximum de jeunes. qui a contribué à faire entrer Trump dans l'univers des youtubeurs et des streamers. Pour l'instant, on ne sait pas si Baron a l'ambition de faire de la politique, mais une chose est sûre, on entendra encore parler de la famille, même après 2028 et le départ, ou pas du coup, de Donald
Trump de la Maison Blanche. Merci beaucoup Steve pour ce portrait de famille, on peut dire ça comme ça. Ketevan Kargestani, vous y croyez-vous ? Parce que l'Amérique aime bien les dynasties quand même, il faut s'en souvenir.
Oui, mais... En tout cas, pour 2028, non. Peut-être après un changement et qu'il y en a un qui va revenir à un moment, c'est possible. Là, je vois mal... Même Trump ne parle pas de ses enfants comme ça. Je n'y crois pas.
Est-ce qu'il ambitionne de former une dynastie politique ? Il
aimerait bien, mais je ne suis pas certain que ce soit son rêve le plus fou. Son rêve le plus fou serait peut-être d'être le dernier président américain ou de s'y maintenir. Je reviens justement sur ce qu'on disait tout à l'heure. Je ne pense pas que Trump se représentera sauf si l'esprit suit le corps, s'il ne se rend pas compte qu'il commence à être peut-être trop âgé, voire diminué intellectuellement. Mais n'oublions pas qu'aux États-Unis, La tradition au départ était deux mandats pendant une quarantaine d'années, parce que Washington avait fait deux mandats. À partir des années 1840, la tradition était un mandat. Quand Lincoln a voulu se présenter pour un second mandat, on a crié à la dictature. Ensuite, il y a eu Roosevelt quatre fois élu, et ce dont nous étions en train de parler tout à l'heure. Et effectivement, Trump aujourd'hui est en train de jouer sur la faille du 22e amendement, qui pour certains est jugé inconstitutionnel. Et d'ailleurs, dans un pays où on met la liberté tout en haut, on pourrait se demander, je ne suis pas pour la révolte, de cet amendement, mais on pourrait se dire, après tout, pourquoi les Américains ne pourraient pas élire Admitam Eternam, le même candidat. Donc, pour répondre clairement à votre question, Trump pense peut-être à une dynastie, mais je pense qu'il pourrait être jaloux de ses héritiers dynastiques. Il y a une forme de concurrence, et on l'a vu quand même plusieurs fois, humilier, entre guillemets, rien de comparable avec Trudeau ou le président français, mais humilier quand même ses fils, en tout cas les remettre à leur place. Donc, oui, peut-être, mais je ne crois pas qu'ils seraient fiers... Pourquoi ? Parce que ce serait
minimiser sa propre grandeur. Je
ne suis pas certain qu'il serait fier, comme George Bush père, de voir l'un de ses fils élu. Et on voit d'ailleurs comment il se comporte avec eux à la direction de ses propres compagnies. Ce sont pour lui des remplaçants et non les nouveaux manias de l'entreprise Trump. Anne Chardin ? Sinon,
il peut aussi faire les deux. L'exemple, c'est Napoléon. En France, où nous, on avait justement le consulat, puis l'Empire, et aussi le fait de placer à peu près dans toutes les administrations ou les royaumes attenants, la famille. Donc on n'est pas loin, à mon avis, que ce soit possible, au moins dans les brigades un peu financières et autres administrations. Alors justement... Je pense que cette influence d'être... Mais sous son contrôle, justement. Sous son contrôle, pas d'héritier qui le remplace. Exactement. On garde toujours le
sceau. C'est du
féodalisme. Exactement. Je pense qu'on est complètement là-dedans. Dans ce portrait de famille, il y a... Un personnage aussi qui est particulièrement intéressant, c'est le gendre, Jared Keuchner, qui quand même contribue plutôt à ce qu'on pourrait appeler peut-être une mafia, encore plus qu'une dynastie. Une
captation financière, je ne sais pas quel terme employer. Une captation financière,
certainement. On parlait tout à l'heure de Cuba, on a évoqué rapidement le Moyen-Orient. Les intérêts importants de la famille Trump et de ses avatars dans ces régions-là sont fort importants. n'y est pas particulièrement étranger, surtout dans la région qu'on évoquait, à savoir Cuba, puisque aujourd'hui, Cuba, c'est la nouvelle rivière de la dynastie Trump, où on se partage des hôtels de luxe qui permettront de mettre en place des resorts. Donc peut-être que cette famine ne durera pas sur le plan politique, mais en tout cas sur le plan financier, tant qu'elle ne sera pas rattrapée par la justice américaine pour collusion d'intérêts, entre autres. Eh bien là, on peut dire que les tentacules s'étendent.
Mais justement, Ketevarine Gorgestani, cet enrichissement familial, est-ce que c'est un thème de campagne dans ces élections de mes mandats ou pas du tout ? Vu d'ici, on trouve ça particulièrement choquant, mais est-ce que les Américains en parlent ?
Alors, c'est un sujet qui est absolument... parce que quand on regarde les montants qui sont en jeu entre Donald Trump lui-même et sa famille, c'est assez vertigineux. La façon dont les démocrates ont réussi à l'intégrer dans leur campagne, c'est en jouant sur la carte du pouvoir d'achat. en disant, vous, vous n'arrivez pas à faire votre plein d'essence ou à acheter ce dont vous avez besoin. Regardez ce qu'eux font pendant ce temps-là. C'est comme ça qu'ils le jouent. Parce qu'ils ont compris que de parler du droit, de la bienséance politique, du fait qu'on ne fait pas du business quand on est la présidence, tout ça, ça ne marche pas aussi bien que de dire, vous, vous n'arrivez pas à manger à votre faim pendant qu'eux se remplissent les poches. Ça, ils ont l'impression... que ça marche. Et c'est comme ça qu'ils en parlent le plus.
On parlait d'éventuelles procédures judiciaires. Pour que ce soit possible, est-ce que c'est lié au résultat de ces élections ? C'est-à-dire si les démocrates remportent les deux chambres, qu'est-ce qui peut se passer en termes de commission d'enquête ou d'action en justice
? Les Républicains conservent le Congrès. Non, évidemment. Si l'État, il y a encore moins, bien évidemment. Par contre, effectivement, si on a un Congrès et surtout un Sénat démocrate, il y aura... des tentatives d'impeachment qui n'aboutiront pas. Il y aura des commissions d'enquête. Écoutez, de toute façon, on est quand même dans un mélange des genres qui vont jusqu'à les crypto-monnaies, le trafic d'influence dans les pays du Golfe, mais sans parler des produits dérivés. Parce que vous savez que le président touche de l'argent sur des produits dérivés à son image, qui vont de chaussons, de t-shirts, à des sous-vêtements féminins, et le président se fait de l'argent dessus. C'est anticonstitutionnel. Un président américain... ne peut pas tirer de profit de sa fonction tant qu'il est en fonction. Pour répondre clairement à votre question, il y aura des enquêtes et probablement de potentielles condamnations. Malversation, il y a.
Très vite, Maud Kessar, parce que le débat est terminé normalement. Je vais me faire tuer les oreilles.
Il faudrait qu'il y ait à la tête de ces enquêtes des gens qui ne soient pas déloyaux, puisque Trump les a remplacés. Qui mènera ces enquêtes ? C'est la grande question. C
'est une vraie question. Merci à toutes et à tous d'avoir participé à ce débat. On vous suit, Ketevan, chez nos confrères. J'y arrive de France 24. Votre livre, Maud Kessar, La puissance sans principe, c'est au seuil. Romuald sera lettre ouverte à Trump d'un Américain de papier aux éditions Point des mots. Et puis un challenge, j'ai pas oublié votre livre, parce qu'il vient de sortir quand même, Retrouver le peuple pour un nouveau contrat social, c'est comment sortir de la crise, notre crise institutionnelle, voilà. Oui, on va pas trop la ramener quand même. C'est aux presses universitaires de France. Merci encore à toutes et à tous d'avoir participé à ce débat. Je vous dis à demain, 18h-22h. D'ici là, vous pourrez trouver nos thèmes, nos débats sur publicsana.fr, c'est notre plateforme, ou en podcast. Demain, l'invité Dorian Mancini dans la matinale, c'est Pierre. Alors, Rosan Vallon, l'historien. Belle soirée.
Sens public avec la Banque postale. La banque pour avoir un temps d'avance sur le développement de votre territoire. La Banque postale citoyenne.
j'étais à Marie-Claire, on dénonçait beaucoup les injustices, c'était un peu le rôle de ce journal engagé. J'avais un peu de frustration parce que je voyais passer des sujets sur les clubs d'honneur, des horreurs, ce qui se passe en ce moment en Afghanistan. Et puis zapper de ça à la mode. J'étais dans deux mondes en même temps et c'est un peu schizophrène en fait. Donc il y a eu un moment où j'ai vraiment eu envie de m'engager.
Elle a déplacé des montagnes pour donner une instruction aux petites filles défavorisées du Cambodge. Après le journalisme, après la télé, après Froufrou et Marie-Claire, elle a tout quitté pour monter une ONG. L'association, c'est tout à l'école. Son campus s'appelle Apichandara, il a 20 ans. Tina Kieffer est notre invitée dans Un Monde, Un Regard.
Je crois que Mussolini, c'était un bon policier. C'est-à-dire que tout ce qu'il a fait, il l'a fait pour l'Italie.
Elle est jeune, elle est pop et elle pense avoir une grande marge de manœuvre.
Je ne pense
pas que Giorgia Meloni veuille devenir Mussolini. Mais son histoire, l'histoire de son parti, de ceux qui lui ont enseigné la politique, est une histoire qui démarre là-bas et qu'ils veulent réhabiliter.
S'il
y a des mesures de sécurité en Italie,
on
doit se demander si celle-ci ne prépare pas le...
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