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propose que, comme il n'y a plus de place, vous allez venir ici. Bien. Je voudrais vous saluer. Vous êtes nombreux dans une petite salle. Je voudrais aussi saluer celle et celui qui sont à ma droite et à ma gauche. Peut-être pour commencer, Christine, pour la féliciter, puisqu'elle est devenue depuis quelques jours, vous le savez, la nouvelle rapporteure générale du Sénat. Elle va monter son premier budget dans quelques semaines. Ceux qui la connaissent savent qu'en réalité, ce n'est pas une débutante en la matière. Et alors, Philippe Juvin, rapporteur général à l'Assemblée nationale, qui lui est dans le chaudron, puisque après le travail en commission, le travail sur le budget va commencer dans l'hémicycle. Je crois que c'est demain. Un mot d'organisation, parce qu'on est évidemment sur des sujets qui sont techniques. On a beaucoup de chiffres. Il faut les prouver. Et j'ai vraiment souhaité à ce qu'on aille le plus dans le détail possible. Donc je vais faire mon intervention. Vous aurez aussi à l'issue de cette intervention un dossier de presse qui précisera avec un certain nombre de tableaux les points que j'aurais évoqués dans cette intervention. Et celles et ceux qui le souhaitent pourront bénéficier d'un des briefs à 14h30. Avec notre directeur des études, Julien Chartier, mon directeur de campagne, Franck Robin, pour pouvoir les questionner si vous aviez des points que vous voudriez éclaircir. Je vais vous présenter la trajectoire budgétaire à un moment donné où je considère que la France est quasiment en faillite. Certains disent quand est-ce que la crise va se déclencher ? La crise, elle s'est déjà déclenchée. Nous sommes déjà dans une première phase de la crise. Je vous donnerai les chiffres que vous connaissez par ailleurs pour dessiner les contours de ces informations qui sont très, très inquiétantes. Mais en réalité, on est assis sur plusieurs poudrières. Il y en a deux que je vais évoquer, mais il y en a d'autres. La poudrière, bien sûr, financière et budgétaire, la poudrière sociale, la poudrière institutionnelle. À l'Assemblée nationale, donc pas depuis la dissolution 2024, pas de majorité. On a plusieurs poudrières, poudrières sécuritaires aussi, on le voit bien. Mais les deux premières ont un impact direct sur l'état financier budgétaire de la France. Et je voudrais d'abord évoquer d'abord cette poudrière financière. La situation, elle est vraiment catastrophique. Après 10 ans d'emarche, plus rien ne marche. On en est là aujourd'hui. Vous connaissez les chiffres très précisément. La date a désormais dépassé les 3600 milliards d'euros. C'est absolument inédit. Pour ce qui concerne le déficit cette année, donc 5,4. Je ne crois pas un seul instant. Les prévisions du gouvernement à 5%, peut-être que les rapporteurs général pourront dire un mot, mais on sera sans doute sur un chiffre équivalent l'an prochain. Déjà, dans son avis du 1er octobre, le Conseil des finances publiques avait écrit que ce déficit était presque intégralement structurel. Voilà. Et dès l'an prochain, le seul paiement des intérêts de la dette va nous coûter 91 milliards. C'est-à-dire que le seul paiement de ces intérêts vont dévorer en réalité ce que nous percevons sur l'impôt sur le revenu. Et quand je parlais de crise tout à l'heure, on a vu tangenter les 5%. pour le taux d'intérêt pour les OAT, pour les obligations à 10 ans de l'État. Et on a vu un écart de taux avec l'Allemagne aller jusqu'à 150 points. Et désormais, cet écart de taux, il vaut pour tous les pays, y compris d'ailleurs depuis plusieurs mois avec la Grèce, mais plus récemment. Avec l'Italie, donc oui, on est dans une situation extrêmement grave, catastrophique. Et un des indices les plus préoccupants quand on parle à des financiers qui sont rompus au marché, notamment financier, c'est que progressivement. Un certain nombre d'investisseurs un peu traditionnels se retirent et prennent leur place, ce qu'on appelle des hedge funds, c'est-à-dire des fonds qui sont spéculatifs. Ils sont en train de prendre des positions pour que, possiblement, le jour venu, ils puissent attaquer la dette souveraine française. Ça, c'est un premier point. C'est une première poudrière. L'autre poudrière, c'est la poudrière sociale. C'est une poudrière qui est tout aussi, à mon avis, dangereuse, puisqu'on n'a jamais dépensé tant pour notre soi-disant modèle social. On dépense aujourd'hui 56 euros sur 100 de dépenses publiques. C'est incroyable. Ce que, simplement, je veux dire pour m'adresser aussi à nos compatriotes, c'est qu'il y a trois paradoxes. qui peuvent rendre fou tous les Français, c'est qu'on n'a jamais eu autant d'impôts, on n'a jamais eu autant d'impôts, on n'a jamais eu autant de déficit. Donc l'impôt, ce n'est pas la solution. On n'a jamais dépensé, et on dépense, on est les champions du monde occidental pour la dépense publique, et nos services publics n'ont jamais été autant fragilisés. On n'a jamais aussi dépensé autant sur la sphère sociale en matière de dépenses sociales. Et malheureusement, le taux de pauvreté des Français qui, aujourd'hui, perdent du pouvoir d'achat, cette proportion n'a jamais été aussi importante. Donc, on a un système qui est devenu profondément inégalitaire, qui nous coûte de plus en plus cher. Les retraites, il manque au moins 40 milliards, tout compris. d'euros par an pour être à l'équilibre. L'assurance maladie est désormais déficitaire. On a un assistanat qui décourage le travail et une immigration qui pèse. J'y reviendrai tout à l'heure. Oui, l'immigration aujourd'hui massive. Elle pèse sur la solidarité nationale et sans pour autant sans pour autant en être y contribuer. Eh bien, je pense qu'en matière d'injustice, un pays ou celui qui se lève. à 6 heures du matin, et qui paye pour ceux qui ne se lèvent pas, ce pays, tôt ou tard, finit par exploser. Les deux poudrières financières et sociales sont reliées, évidemment, puisque c'est la dérive sociale, très largement, qui a creusé les déficits et la dette. Et demain, si on a... Un problème avec la dette souveraine, c'est le modèle social français qui finira par exploser. Et dans ces cas-là, on l'a vu en Grèce, ce sont toujours les plus vulnérables, les plus modestes, les plus fragiles de nos compatriotes qui pourraient être concernés. Alors une certitude, ceux qui ont allumé la mèche ne peuvent pas prétendre l'éteindre. 1400 milliards de plus depuis 10 ans. On me dira, mais le Covid, oui, non, le Covid, c'est 400, 450 milliards. Il reste quasiment 1000 milliards. Donc, encore une fois, ceux qui sont co-responsables de ce bilan. ne peuvent pas avoir la moindre légitimité pour se présenter devant les Français et dire qu'ils régleront le problème. Ça, c'est faux. Et ceux qui promettent d'autres milliards d'économies, sans aucune ligne documentée d'ailleurs, vous avez pu le voir, j'espère, vous avez pu vous en apercevoir, tout en distribuant des chèques jusqu'au permis de conduire, eh bien, ça n'est pas sérieux. Et je pense qu'on ne peut pas désamorcer une poudrière, simplement, évidemment, avec des allumettes. Comme candidat, je vais m'engager sur des chiffres. Les chiffres sur lesquels je m'engage, c'est un effort, là encore, absolument inédit, près de 200 milliards, 197 milliards. C'est une trajectoire qui permettra, dès 2030, d'avoir un excédent primaire. Dès 2031, de passer en dessous du seuil de 3% et d'atterrir en 2032 sur 2,2%. J'ai voulu garder une marge parce que le monde est dangereux, il est incertain et je préfère faire en sorte qu'on puisse garder cette marge pour faire face à toute éventualité. Ce que je voudrais vous dire, c'est que j'ai entendu Christine Navarre le dire souvent et j'entends moins évidemment, mais je suis sûr que Philippe l'a dit aussi, les chiffres sont des choix. Je ne vais pas faire devant vous un exercice d'esthétique comptable simplement. Ce que je veux dessiner au-delà de ces chiffres-là, de cette trajectoire, de ces économies, c'est un choix de société. Et moi, la société que je veux bâtir, c'est une société d'abord qui sorte du social étatisme. Le social étatisme, c'est simple. C'est un système où on prend à ceux qui travaillent. Pour dépenser sans compter et pour redistribuer, y compris à ceux qui ne travaillent pas. Ça ne peut plus fonctionner comme ça. Le choix de société que je fais, c'est. de réinventer notre modèle social pour qu'il soit beaucoup plus juste. Aujourd'hui, il est devenu profondément injuste. Profondément. Regardez l'école. On a l'école européenne, l'école française, la plus injuste, qui dépend, ou la réussite des enfants et des élèves dépend le plus du niveau social, du revenu des parents. Regardez en matière de santé, selon que vous ayez des relations ou pas. Eh bien, croyez-moi, pour prendre un rendez-vous avec le spécialiste, il vous en coûtera quelques mois, parfois même plus d'une année. Si vous avez des relations, en quelques jours, en quelques semaines, vous aurez ce rendez-vous. Donc, on a un modèle qui est injuste. Je veux donc refonder ce modèle social et surtout, le projet de société que je porte, c'est une société du travail gagnant. C'est ce qui est fondamental. Il n'y aura pas de prospérité si on ne recrée pas, si on ne réinvente pas une société du travail gagnant. Donc, c'est un point qui m'est important. Derrière ces chiffres, il y a des choix. Il y a d'abord un choix de société. Je voulais l'expliciter très rapidement devant vous aujourd'hui. Et justement, je serai le candidat d'une classe moyenne. Je l'avais appelé la classe, en tout cas la France des honnêtes gens. C'est pour eux que je veux porter ce projet. La France des honnêtes gens, c'est en réalité la majorité silencieuse. C'est la majorité nationale, au sens où l'entendait le général de Gaulle. La France des honnêtes gens, c'est ceux qui travaillent, ceux qui se lèvent tôt, ceux qui se saignent aux quatre veines souvent pour élever le mieux possible leurs enfants. Et ce sont toujours eux qui font les efforts. C'est toujours à eux qu'on demande justement de faire des efforts et la vraie rupture, la vraie rupture, justement, que je propose, c'est de rompre avec cette injustice ce modèle et ce système que j'ai appelé le système étatiste, social étatiste. Alors, face à ces deux poudrières qui nous menacent aujourd'hui gravement, je veux une réponse politique qui soit une réponse forte. Je veux aller à la fois un coup de frein et un coup d'accélérateur. Vous savez, ceux qui font des rallies savent que de temps en temps, y compris dans un virage, on peut avoir simultanément besoin du coup de frein et en même temps du coup d'accélérateur. Ça n'aurait aucun sens, aucun sens de vouloir remettre la France à l'endroit uniquement en faisant des économies. Évidemment qu'il faut faire des économies. Mais ce que je veux aujourd'hui, c'est à la fois un grand coup de frein sur la dépense publique. mais en même temps un accélérateur sur la prospérité, sur la croissance potentielle. J'y reviendrai dans quelques instants. Les deux sont fondamentaux et mon projet lit étroitement, articule les deux. Un coup de frein puissant et juste. Puissant parce que c'est une nécessité vitale. Sinon, l'État n'a plus aucune marge de manœuvre. Sinon, c'est la vassalisation par les marchés financiers et juste, bien évidemment, parce que les économies que je propose ont un but. Le but prioritaire, c'est de refonder une société du travail gagnant, revaloriser le travail. Le coup d'accélérateur, comme je voulais vous le dire, c'est simplement faire en sorte qu'on crée demain plus de prospérité, plus de niveau de vie, plus de pouvoir d'achat pour les Français. On ne le fera que par le travail. Je l'assume parfaitement. Celles et ceux qui indiquent qu'on peut rétablir les choses aussi bien en matière de finances publiques que de niveau de vie, de pouvoir d'achat trompent les Français, mentent aux Français. La prospérité par le travail, parce que si on veut demain une meilleure croissance potentielle, la croissance potentielle, tous les économistes vous diront que c'est l'offre de travail, la quantité de travail, c'est à dire le temps travaillé dans une vie. Quand on est jeune, quand on est senior, les heures travaillées dans une semaine, dans un mois, dans une année. Voilà. Et c'est la productivité, la compétitivité. Eh bien, moi, j'agirais en matière justement de prospérité sur ces deux choses. C'est fondamental pour qu'on puisse avoir plus de travail, moins d'assistance. Voilà. Et qu'on ait plus de compétitivité. Je veux faire souffler sur nos entreprises, sur la France, un grand vent de liberté, moins d'impôts et là encore beaucoup moins de normes. Il y a un impôt déguisé qui est sans doute encore supérieur d'ailleurs au prélèvement fiscal et prélèvement obligatoire. C'est l'impôt des contraintes de la bureaucratie qui est en train de mettre la France en l'air. Les maires, les associations, les entreprises. Et ça, je m'y attaquerai. Je n'en parlerai pas beaucoup. J'en ai déjà parlé. Si vous voulez, je pourrais y répondre pour les questions. Je vais vous présenter maintenant les chiffres qui est un budget, je vous le disais, pour les honnêtes gens, pour la classe moyenne. Et je vais vous le démontrer. D'abord, le premier chiffre que j'ai cité tout à l'heure, c'est une économie, et jamais cela a été fait, c'est une économie de 197 milliards d'euros jusqu'en 1932. Je veux d'abord, parce que c'est impossible de faire cet effort si on s'y prend comme certains voudraient s'y prendre. Et je veux lever un malentendu. C'est impossible de faire cet effort-là si on épargne la dépense sociale et si on ne touche pas au périmètre de l'État. C'est impossible. La Cour des comptes, chaque année, dans son rapport sur la situation des finances publiques, le rappelle. On ne redresse pas les comptes en épargnant les deux tiers de la dépense publique. Déjà, la dépense sociale, ce sera plus de 900 milliards à peu près cette année sur la totalité de la dépense publique. Et l'État fait le reste avec les collectivités. Mais vous voyez bien que si on ne s'attaque pas à la dépense sociale et aussi à la dépense de l'État, on ne parvient pas à redresser la trajectoire de la France et on va tout droit dans le mur. Donc le coup de frein que je vous propose va porter sur les trois grands secteurs, État, dépense sociale et collectivité. D'abord, pour ce qui concerne l'État, sur les 297 milliards d'euros d'économie, j'en fais 91 milliards sur l'État. Et ce que je le fais, en faisant mieux, en faisant moins, moins cher, et en étant beaucoup plus juste. D'abord, faire mieux. Le fonctionnement de l'État sera revu, ses agences pour la plupart supprimées, à hauteur d'un gain de 56 milliards d'euros. Je vous disais déjà que tout à l'heure, la dépense sociale, c'est le gros de la dépense des administrations publiques. Mais dans l'État, il y a une dépense, une des toutes premières dépenses, c'est la masse salariale. Là encore, celles et ceux qui n'assumeront pas une diminution du nombre d'agents publics ne pourront pas redresser le compte. On a choisi en France, on est à 6 millions, quasiment un peu moins de fonctionnaires sur les trois, bien sûr, fonctions publiques. On a choisi une dépense, pardon, une fonction publique nombreuse et paupérisée. La preuve avec le gel du point d'indice. Eh bien, j'assume. de faire en sorte que sur deux quinquennats, j'avais parlé de 600 000 fonctionnaires de moins. Sur le premier quinquennat, j'assume d'en faire 400 000 de moins. 400 000, comment y parvient-on ? On y parvient en étant plus efficace. Déjà, vous savez que l'écart d'efficacité entre notre système à nous et la moyenne européenne, c'est 8 à 10 %. 8 à 10 %, vous voyez, vous mettez ce chiffre-là sur les 6 millions, 8 sur 6 millions, vous obtenez déjà un premier ratio. Deuxième, donc plus d'efficacité, une meilleure organisation. Deuxième chose, l'IA. L'intelligence artificielle va être là encore quelque chose de fondamental qui va tout vous verser et elle va nous permettre... de transformer notre fonction publique comme on n'a pas pu le faire ou pas su le faire depuis des décennies. Je vais vous donner plusieurs exemples. Les Anglais ont fait une expérience intéressante sur un échantillon de plus de 20 000 agents publics, c'était il y a deux ans, et ils ont montré que grâce à l'IA, on pouvait notamment sur des tâches répétitives économiser à peu près 26 minutes, près d'une demi-heure par jour. près d'une demi-heure par jour. Et ça, là encore, si vous prenez ce ratio et vous l'appliquez à notre fonction publique, ça vous fait 350, 370 000 de moins. Donc vous avez cette intelligence artificielle qui nous permettra d'ailleurs de remettre, parce que ces tâches-là sont des tâches qui sont des tâches répétitives, qui sont des tâches très administratives, et ça nous permettra de remettre aussi sur le terrain, par l'intelligence artificielle, 150 000 fonctionnaires. Donc si je supprime des postes, J'en mets, j'en remets aussi sur le terrain. C'est fondamental. Donc, meilleure efficacité, l'intelligence artificielle. J'assume aussi, j'assume aussi d'aligner, là encore, le temps de travail du public sur le privé. Et ce sera 16 heures de plus par an. Ça n'a jamais tué personne. C'est à dire que le, comment dirais-je, le cap en termes de quantité de travail pour la fonction publique, ce sera. par an 1623 heures au lieu de 1607. Vous savez parfaitement qu'aujourd'hui, vous avez dans un certain nombre de collectivités, y compris d'ailleurs de fonctions publiques de l'État, un certain nombre de fonctionnaires qui ne sont pas, qui ne sont pas aux 1607 heures par an. Voilà pour ce qui concerne les 400 000 postes de moins, mais sans cela, on n'arrivera pas à reprendre en main la trajectoire financière, notamment de l'État. J'irai plus loin avec deux autres dérives qui ont rendu l'État non seulement dépensier, mais surtout impuissant. Mieux que moi, celle qui est à ma droite, à votre gauche. Je le dirai puisque Christine est à l'origine d'un excellent rapport qu'avait fait le Sénat, je crois que c'était en 2005. On a mis 153 agences. Pourquoi je dis que ça a rendu impuissant l'État ? Tout simplement parce que ces agences ont démembré l'État. Elles ont leur vie, leur cap et elles échappent pour une partie d'entre elles au contrôle de l'État. Ça, ça n'est pas possible. Et en plus, elles ont créé une fonction publique là encore extrêmement, comment dirais-je, nombreuse. Donc moi, je supprimerai. On en gardera certaines, mais la suppression sera la règle. Et, comment dirais-je, la prolongation d'activité sera l'exception. À chaque fois, il y aura une revue dans le détail, unité par unité. Et si on doit préserver telle ou telle agence ou tel ou tel opérateur, bien entendu, ils devront le justifier. Juste pour dire, dans les 500 000... équivalent en plein dans ces agences 500 000 500 000 vous en avez 20% qui sont des fonctions support donc si on absorbe dans l'état Ou si on revoit les choses, vous voyez déjà sur les 500 000, ça vous fait 100 000. Autre façon de justifier, d'ajouter aux 400 000 postes dont je vous ai parlé tout à l'heure. Et puis, l'autre point, je construis systématiquement des budgets sur ce que l'on appelle la méthode base zéro. Ça consiste tout simplement à faire en sorte qu'on ne reconduit pas par principe les dépenses d'une année sur l'autre. On revoit systématiquement chaque dépense. Et je présenterai d'ailleurs prochainement pour approfondir l'ensemble. de ces mesures dans quelques semaines. Donc, premier levier sur l'État. Premier levier, faire moins, mais surtout être plus efficace. Deuxième levier, faire moins, c'est-à-dire que le périmètre de l'État sera revu. Des politiques publiques refondues et des dispositifs qui sont coûteux et surtout qui sont sans bénéfice seront supprimés pour 32 milliards. Si je vais un peu plus dans le détail, Il s'agira de confier au privé ce qu'il fait mieux que l'État parce que c'est son métier. C'est son métier. Quand j'étais président de région, c'était des entreprises la plupart du temps privées d'autocaristes qui transportaient les élèves, les collégiens, les lycéens du point de domicile à leur collège ou bien à leur lycée. Et ça n'effraie personne. Ce serait le cas pour l'État, pour l'immobilier, pour les achats, pour les systèmes d'information. Vous savez, si on est... La deuxième nation, le deuxième pays le plus piraté sur le plan numérique au monde, c'est tout simplement parce qu'on est souvent à l'âge de pierre sur nos systèmes numériques, parce qu'on n'a pas su faire. Il y a eu un gâchis énorme. On ne peut plus compter le nombre de logiciels qui ont été payés à grand renfort d'argent public, d'argent des Français et qui fonctionnent mal. Je me souviens d'un logiciel. qui était celui des policiers en matière de police judiciaire, où il vous fallait 17 clics pour annexer une pièce à la procédure. Vous avez par exemple une scène de crime. 17 clics, vous vous rendez compte ? Donc ce que l'État ne sait pas faire, il vaut mieux à ce moment-là que ce soit le privé et en plus. Par la commande publique, on peut renforcer un certain nombre de nos acteurs privés parce qu'on est dans une bataille. Je pense à Mistral et d'autres, notamment en matière d'intelligence artificielle. Ça, c'est pour 5 milliards confiés aux privés et revoir le périmètre de l'État. Rendre aussi le pouvoir au terrain de décider. Ce sera à la fois une déconcentration, une décentralisation. Des concentrations parce que je vais prendre par exemple, puisque on est sur le souci de l'école et notamment des lycées. Vous savez qu'on a l'école la plus centralisée du monde. 11% seulement des décisions sont prises au niveau de nos écoles, des collèges, des lycées, au niveau sur place, sur le terrain. 11% contre plus de 60% sur la moyenne, notamment européenne et au CDE. Donc, on gagnera d'efficacité. La déconcentration. Je parlais de décentralisation. Je confierai aux régions la totalité de l'enseignement professionnel parce que je veux en faire une filière d'excellence et qu'elle n'a jamais été très bien considérée par l'éducation nationale. Et là encore, on arrivera à être beaucoup plus efficace. Et puis, je passerai plusieurs politiques publiques au TAMI, pour 13 milliards d'euros. C'est le cas de la formation. Les chiffres d'Attares, on est quasiment à 57 milliards. J'économiserai 6 milliards. Priorité à la qualification et à l'insertion, bien sûr. Compte personnel de formation réservé à des formations vraiment qualifiantes, comme le suggérait le rapport du contrôle du Sénat qui est de juillet 2026. Formation des demandeurs d'emploi jugés au retour à l'emploi et suppression du plan d'investissement des compétences de FIC. Quand j'étais encore à la région, je m'étais aperçu que les formations les plus courtes de 400 heures étaient celles qui étaient les moins chères et celles qui donnaient les meilleurs résultats en matière d'insertion professionnelle. Donc là encore, il ne faut pas avoir peur quand le bénéfice n'est pas démontré. Et en plus, c'est pour ceux qui recherchent de l'emploi à faire des tailles. L'énergie, 4 milliards d'euros, j'en ai déjà parlé. quand j'ai présenté mon projet notamment sur l'électricité on honore nos contrats sur les énergies renouvelables on revient pas sur ce qui est passé l'état a une parole il l'honneur en revanche pour l'avenir on ne subventionne plus des énergies qui un sont désormais à maturité en matière d'efficacité, etc. Et deux, on ne subventionne plus une électricité dont on n'a plus besoin. Il faut savoir qu'au premier semestre, on a exporté 51 milliards de TWh. C'est à peu près le quart de notre production et on l'exporte en plus à un coût inférieur. à ce qu'elle nous coûte, au prix de revient. Donc on essaie de raisonner, de remettre les pieds sur terre. Il ne s'agit pas de mettre un moratoire sur les énergies renouvelables, il s'agit d'arrêter le subventionnement. Il y en a pour 4 milliards d'euros. Un mot sur l'immigration. Je serai dans quelques jours amené à faire un point précis sur la politique migratoire que je veux engager. qui sera une vraie révolution. Et c'est pour ça qu'on ne peut pas le faire sans un changement profond dans la Constitution de la Ve République. Mais aujourd'hui, l'immigration coûte une quarantaine de milliards d'euros à la nation. Eh bien, j'en économiserai une dizaine de millions d'euros, que ce soit sur l'aide médicale d'État, sur l'hébergement d'urgence, sur la délivrance de titres, mais plus largement sur le fait que j'assumerai, là encore, une politique migratoire drastiquement... inférieure à ce qu'elle peut être politique migratoire non il n'y a pas de politique migratoire en france j'aurai l'occasion de le dire on reprendra le contrôle tout simplement au bénéfice des français et puis je supprimerai aussi un certain nombre de dispositifs qui gaspillent l'argent public sans résultat démontré pour 14 milliards d'euros par exemple en matière de coopération pourquoi est-ce qu'on coopère avec par exemple des pays qui refusent de nous donner des laissés-passés consulaires ou qui ne sont pas coopératifs. Je propose, moi, qu'on ait une seule ligne, c'est l'intérêt national. Ça devrait être d'ailleurs la ligne de la politique internationale, de la politique étrangère française. Eh bien, sur les 13 milliards aujourd'hui, on peut en économiser un peu plus de 3 milliards. Sur les médias, je demanderai à l'audiovisuel public, là encore, un effort conséquent. On n'a pas besoin d'autant de chaînes et il faut que le service public, je ne privatiserai pas, mais je souhaite le recentrer sur des missions très spécifiques. Là encore, j'aurai l'occasion de le dire. En matière de transition, fin de ma prime Redove, mal conçue dès l'origine, génératrice de fraude, d'aller-retour permanent, un yo-yo. Je ne sais pas d'ailleurs si Christine connaît bien cette politique là, s'il y a déjà eu des politiques publiques dans notre histoire où il y a eu autant d'aller et retour. Donc ça, c'est 2 milliards d'euros. Et en matière d'emploi, des contrats aidés, un service public, un service civique recentré, pas supprimé, mais recentré. Et en revanche, un service national universel supprimé pour un milliard d'euros. Le troisième levier sur l'État. La justice, être juste, c'est-à-dire les fraudes et les abus. Sur la fraude fiscale et la fraude aux aides publiques, 5 milliards d'euros, la Cour des comptes a montré en décembre 2005 que le recouvrement des redressements fiscaux a reculé en 10 ans. C'est incroyable. On faisait plus de recouvrement alors qu'on a des outils numériques, alors qu'on a une meilleure connaissance. La Cour elle-même a démontré qu'on avait eu un retrait en matière de recouvrement, pas de détection, parce qu'il y a... Une fraude, les fraudes, il y a trois maillons. Il y a la prévention dans les dispositifs qu'on vote, qu'on prévoit ou qu'on installe. Il y a ensuite la détection. Puis après, il y a le recouvrement. Le recouvrement, en réalité, s'est effondré. Il a reculé en 10 ans. Nous attaquerons grand montage. Nous ciblerons les contrôles par l'agence artificielle et nous ferons payer les fraudeurs. C'est une question de justice. Les abus des associations. Est-ce que l'État, puisque l'Inspection générale des finances a recensé il y a peu de temps, un peu plus d'un an, en mai 2023, 23 milliards d'euros de flux publics vers les associations ? Et cette IGF a documenté aussi 3 milliards d'euros d'économies qu'on peut faire. Donc, je les mettrai en œuvre, voilà, y compris dans des associations qui contestent la politique de l'État. J'avais créé, quand j'étais ministre de l'Intérieur, une polémique quand j'avais indiqué et pointé du doigt des associations, très largement pour plusieurs milliards d'euros, financées par l'État dans les CRAS, dans les centres de rétention administrative. qui déploie un activisme incroyable pour contregarer la politique de l'État. Alors que l'État ne soit pas schizophrène. Voilà, on met les choses. On remet l'Église au milieu du village. Donc ça, c'est l'État pour 91 milliards d'euros. Et j'ai distingué ces trois leviers que j'ai détaillés. Et vous aurez dans le dossier de presse des tableaux qui vous permettront d'aller au-delà du détail que j'ai pu même vous donner. Le deuxième bloc, c'est la sphère sociale. C'est une sphère qui est très importante pour 91 milliards d'euros. Pardon, l'État, c'est 94. J'ai parlé de 96. J'ai parlé de 91. Non, c'est 96 pour l'État, 96 pour l'État et 91. Je devrais me tenir à mon texte et 91 pour la dépense sociale en économie cumulée jusqu'en 2032. Je vous disais tout à l'heure, c'est à peu près 10% de ce que représente la dépense sociale, qui représente un peu plus de 900 milliards d'euros par an. Et là, là encore, il faut aller dans chaque grand chapitre. Le premier de tous les chapitres, c'est évidemment les retraites. Tout à l'heure, quand j'ai parlé de la fonction publique, fonction publique, c'est à peu près un tiers de la dépense de l'État, la masse salariale. Mais les retraites, c'est un quart de la totalité de la dépense publique. Tout confondu, État, dépense sociale et collectivité. Un quart. Vous comprendrez facilement que celles et ceux qui veulent abaisser l'âge de la retraite à 60 et 62 ans, c'est du pipeau. La réforme de la retraite. doit être plus juste je considère que le système actuel a des injustices mais surtout sans cette réforme c'est impossible de pouvoir là encore reprendre le contrôle sur la dérive financière budgétaire de l'état les retraites je n'y reviens pas j'avais déjà présenté deux âges un 63 ans 65 ans à partir de 63 ans vous êtes libre de partir mais ça vous coûte 7% par an Si vous partez effectivement à 63 ans, vous percevez que 86% de la retraite, 64 ans que 93% et 100% à 65 ans. 65 ans au lieu de 67 ans parce que la majeure, la plus grande injustice en matière. des retraites, c'est notamment les mères de famille qui ont interrompu bien souvent leur parcours professionnel, qui ont eu des carrières hachées, qui doivent attendre souvent 67 ans, qui est aujourd'hui l'âge de la retraite à taux plein. Vous avez un flux de 60 000 personnes qui en bénéficient. Plus des deux tiers, ce sont des femmes. C'est parfaitement raisonnable en termes de chiffres. Et donc, je fais ces 67 à 65 ans. Par contre, la réforme des retraites, ce sera la dernière. Ce sera la dernière réforme, puisque une fois pour toutes, je réactive quelque chose qui est déjà d'ailleurs dans nos normes, c'est le lien entre l'âge de départ, 65 ans, et l'espérance vie. pour qu'on s'évite tous les 5 ou 10 ans des psychodrames politiques et qu'on ait, comme en Suède ou dans certains pays scandinaves, une évolution. Quand on gagne une année d'espérance vie, on rallonge de quelques mois l'âge de départ à la retraite. C'est fondamental et surtout une capitalisation. Donc, je consolide le régime par répartition. Je fais un pilier de capitalisation pour que les jeunes qui entrent sur le marché du travail aujourd'hui puissent avoir environ 25 à 30 % lorsqu'ils prendront leur retraite, 25 à 30 % de leur retraite précisément payée par un régime de capitalisation. Sinon, ce sera des retraites de misère et ce sera en plus des fonds propres pour une ressource financière pour nos entreprises. Les retraites. Un mot sur la santé qui est un poste très important. Là encore, Philippe Juvin, professeur de médecine, pourrait en dire. De façon détaillée plus que ce que je vais vous en dire. En réalité, il y a beaucoup d'économies. Il y a des gaspillages. Mais j'ai tenu une hypothèse très conservatrice sur ce point là, parce que je considère que. Les économies, les gaspillages qu'on pourrait éviter. pourrait être absorbé par deux choses. Par le choc démographique du vieillissement. Le choc démographique du vieillissement. Plus on vieillit, évidemment, plus on est malade. Et aussi par des traitements innovants, des molécules qui coûteront plus cher pour bien soigner les gens. Et moi, je veux que les Français, tous les Français. quel que soit leur niveau de vie, je veux que tous les Français puissent avoir accès à ce qui se fait de mieux. Donc, sur ce plan-là, oui, nous ferons des économies, mais là encore, j'ai une hypothèse très prudente parce que je pense qu'on pourrait avoir un certain nombre de mauvaises surprises sur le coup des deux effets dont je viens de vous en parler. En revanche, il y a un point, parce que ça, ce n'est pas de la justice, c'est même de l'injustice sur lequel il faut être intraitable. C'est les dernières maladies. 4 milliards d'euros. On peut faire cette économie. 4 milliards d'euros. Les arrêts maladie ont augmenté de 40% en simplement six ans. Voilà. C'est ce que la Cour des comptes a démontré il y a deux ans. Notamment les arrêts longs et les prescriptions atypiques. C'est ces deux points qui concentrent ce dérapage, cette dérive. Parmi les mesures, là aussi, que vous pourrez voir dans le dossier de presse, j'en cite trois. Un réexamen obligatoire à trois et à six mois. un réexamen obligatoire. On ne peut pas ouvrir des droits sur des mois et sur des mois. La fin des arrêts de complaisance en visioconférence, on a des professionnels qui consistent très peu, mais qui concentrent quand même en termes statistiques un niveau de prescription préoccupant et un jour de carence que personne ne pourra racheter. C'est ce qu'on appelle un jour de carence d'ordre public. Aujourd'hui, à peu près 60% sont rachetés, notamment par les entreprises. Et en créant un jour de carence d'ordre public, ils s'imposeront à tous. Enfin, des cas d'efficience du CIEM de santé. qui reviendront à la santé, bien entendu, parce que là aussi, il y a de très, très, il y a 230 caisses, etc. Il y a un effort de rationalisation, d'efficacité, mais ces efforts reviendront à la santé, comme je viens de le dire, quand d'autres promettent 20 milliards d'euros d'économie sur la santé. Vous vous rendez compte ? En affirmant plus sans aucune perte de droit. Évidemment, personne n'y croit. Ma proposition, elle, est crédible. Le chômage. Donc, j'ai parlé de retraite. On est sur la dépense sociale, la retraite, la santé. Maintenant, le chômage et la solidarité. Et ça, c'est un point important, parce que la justice, pour moi, c'est vraiment de vivre dignement de son travail. Et quand je parle de la classe moyenne, quand je parle de la France des honnêtes gens, les Françaises, les Français n'en peuvent plus, justement, de travailler, eux, pour pas grand-chose, alors que le voisin ne travaille pas, n'a pas à faire le plein des sens, n'a pas à faire garder les enfants. C'est ce modèle social que je veux réinventer, parce qu'il n'est juge que s'il récompense celui qui... travaille et que s'il combat, celui qui abuse. C'est absolument fondamental. Je corrigerai ce modèle. C'est 30 milliards d'euros avec d'abord le chômage, une assurance chômage qui sera alignée sur les standards européens en termes d'ligibilité, en termes d'indemnisation. C'est 14 milliards d'euros. Évidemment, on activera la clause de ceux qui refusent des offres raisonnables, de ceux qui organisent sciemment des allers et retours. On travaille un peu, on recharge des droits pour pouvoir repartir en vacances. Évidemment, il y aura aussi les ruptures conventionnelles. Il y a des milliards là encore à gagner. Et je précise que l'UNEDIC, comme le Conseil d'analyse économique, en avril dernier, donc c'est tout récent. ont chiffré chacun de ces paramètres. Vous les retrouverez aussi dans le dossier de presse. Un autre point qui est fondamental. Je veux rémunérer beaucoup, beaucoup mieux le travail. Beaucoup, beaucoup mieux pour pouvoir mettre quasiment deux mois de plus sur la fiche de paye à la fin d'une année. Mais je veux taper les abus et faire en sorte qu'il ne soit pas plus avantageux de vivre des prestations sociales que de son travail. C'est la proposition de plafonner à 70% du SMIC la totalité, les aides non contributives, donc qui seront plafonnées et plafonnées à 70% du SMIC, comme je l'ai déjà dit. J'ai mis sur la table des dispositifs qui vont être revus pour encourager la prise d'emploi. Ce sera pour 6 milliards d'euros. Par exemple, le revenu d'incitation à l'activité. Je l'ai présenté dans ma première conférence de presse sur le travail gagnant. Il s'agit de fusionner. Un certain nombre, notamment la prime d'activité, l'ASS et puis là encore le RSA pour faire en sorte qu'il soit toujours, y compris à temps partiel, beaucoup, beaucoup plus avantageux de reprendre le travail plutôt que de renoncer à ses aides. C'est vraiment ce modèle social que je veux justement redessiner. pour plus de justice. La fraude sociale, là aussi. Je parlais tout à l'heure de fraude sociale en matière de fraude en matière fiscale. 4 milliards d'euros, là encore, en accroissant la détection, surtout le recouvrement. Fraude aux prestations pour 2,7 milliards. Travail dissimulé et fraude aux cotisations pour 1,6 milliard d'euros. Là encore, le Haut conseil du financement de la protection sociale évalue la fraude sociale à 13 milliards d'euros par an. Et moins d'un milliard sur ces 13 milliards aujourd'hui, moins d'un milliard sur ces 13 milliards seulement est recouvré chaque année. Donc, il y a de la marge. Cette marge, je l'évalue justement à 4 milliards d'euros. Et enfin, j'en parlais tout à l'heure, les coûts de gestion de la sécurité sociale à 4 milliards d'euros, puisque les efforts que je demande aux collectivités, comme là encore à l'État, je le demanderai aux organismes sociaux de s'aligner sur les standards européens. Les frais de gestion en France. Pour les organismes sociaux, c'est 1,1% du PIB. Et dans l'Union européenne, c'est 0,8%. Et là encore, à l'heure de l'intelligence artificielle, rien ne saurait justifier cette différence. J'ai parlé de l'État. Je viens de parler de la dépense sociale. Un mot du 3e bloc sur les collectivités territoriales, 10 milliards d'euros d'économies en 2032. Je veux leur demander un effort qui soit un juste effort. Parce que les collectivités territoriales ne sont pas responsables de la dépense. Elles sont responsables pour 9% de l'endettement de l'État. Et elles ont, comme vous le savez, une règle d'or, puisqu'elles ne peuvent pas emprunter pour financer des rémunérations du fonctionnement. La règle d'or, c'est donc pour financer par leurs emprunts de l'investissement. Ce que moi, je veux, c'est leur demander des efforts, mais à condition que l'État en fasse aussi. Aujourd'hui, quand vous voyez des maires, quand vous voyez des prix dans le département de région, ils croulent sous les contraintes et sous les normes. Et donc, ce que je veux pour qu'ils puissent eux-mêmes faire des économies, c'est leur imposer beaucoup moins de normes, beaucoup moins de contraintes. La liberté que je revendique pour les entreprises, je la revendique aussi pour les collectivités. Et c'est comme cela qu'on pourra, à mon avis, là encore, rendre un système beaucoup plus juste. Je ne présenterai pas aujourd'hui, je présenterai le paysage territorial tel que je voudrais qu'on puisse le dessiner dans quelques semaines. Mais je pense que sur les collectivités, c'est important de même qu'il y a un certain nombre de collectivités qui dérapent complètement. Une collectivité dont les salariés, dont les fonctionnaires territoriaux ne sont pas à 1 607 heures, zéro subvention, zéro concours de l'État. Je veux dire que pour moi, c'est fondamental parce que c'est là encore de la justice par rapport aux autres collectivités qui font ce qu'elles peuvent pour bien gérer. Je vous ai parlé en disant que les chiffres, ce sont des choix et qu'on ne pouvait pas avoir une approche uniquement comptable, uniquement par des économies. On sentira que si à la fois il y a un gros coup de frein, évidemment, mais que si aussi on arrive à créer plus de prospérité, c'est-à-dire un coup d'accélérateur. Remarquez bien que le coup de frein est en lui-même un coup d'accélérateur. Puisqu'il y a ce qu'on appelle, ce que l'économiste appelle souvent un effet d'éviction. Plus la sphère publique s'élargit, plus elle étrange, plus elle étouffe le secteur privé. Donc faire des économies sur la sphère publique. C'est déjà dégagé des marges de manœuvre pour la sphère privée. Mais je veux aller plus loin avec un coup d'accélérateur pour retrouver notre souveraineté et surtout pour recréer une prospérité et du niveau de vie en France. Vous savez que désormais, le niveau de vie des Françaises et des Français est inférieur. à la moyenne du niveau de vie européen. Donc cet appauvrissement, ils le savent. L'INSEE, d'ailleurs, dans une note il y a quelques semaines, très, très officielle, a démontré qu'en deux ans, c'est par foyer 1200 euros de pouvoir d'achat qui se sont envolés. Donc ce coût d'accélérateur, il est fondamental. Sur les 197 milliards d'euros d'économie que nous atteindrons en fin de mandat en 2032, je sépare strictement deux usages. Un usage qui sera pour réduire le déficit en tant que tel à hauteur de 146 milliards. Et un autre usage qui sera pour créer de la prospérité pour ce coût d'accélérateur qui sera donc de 51 milliards rendu aux entreprises et puis aux ménages. D'abord, pourquoi remettre le déficit d'équerre ? Je n'y reviens pas. Il faut rester souverain. Aujourd'hui, la dette française à quasiment 57% est détenue par des mains étrangères. Aujourd'hui, nous ne sommes plus souverains et nous sommes à portée de main justement de ces hedge funds ou du marché financier. C'est devenu absolument intolérable. J'ai parlé tout à l'heure de ma trajectoire. Le déficit a plutôt un excédent primaire dès 2030. On part sous la barre des 3 % en 2031 et 2,2 % en 2032. Le deuxième objectif sur lequel je veux revenir quelques instants, 51 milliards que je rends en réalité à la sphère privée, c'est-à-dire aux ménages, aux Françaises, aux Français et puis à nos entreprises. Tout simplement pour sortir du système socialitatiste qui a plombé la France. depuis des décennies. Et j'en ai déjà parlé tout à l'heure. Je rends 21 milliards d'euros au ménage. C'est notamment avec le seuil cotisation zéro, c'est-à-dire que celles et ceux qui accepteront de travailler un peu plus, de 30 minutes par jour supplémentaires, zéro cotisation. Zéro cotisation, c'est-à-dire qu'en dessous de ce seuil, je considère qu'on paye son dû à la société. Et au-dessus, au-delà de ce seuil, c'est tout bénéfice. Et ça, c'est quasiment deux mois de salaire net sur un an. C'est très concret. C'est aussi deux mois d'économiser sur la facture d'électricité. À travers les propositions que j'ai fait pour revenir à du raisonnable, pour exploiter au mieux notre parc nucléaire, pour ne pas dépenser l'argent d'un point de vue idéologique. Ça fait 15 ans que l'amateurisme ajouté à l'idéologie a été catastrophique. Et depuis 2009, la facture d'électricité des Français, elle a doublé. Voilà, donc on peut. Et je l'ai montré, économiser dans le mandat prochain, dans le quinquennat prochain, l'équivalent de moins d'électricité, y compris d'ailleurs sur le logement. On a créé un goulet d'étranglement. Il n'y a jamais aussi peu de logements sur le marché. Et c'est ce qui coûte cher. C'est ce qui est en train de cannibaliser d'ailleurs le pouvoir d'achat des Français. Là aussi, j'ai présenté mes propositions. Donc, c'est 21 milliards rendus aux Français très directement. y compris avec ses loyers moins chers, si, justement, il y a beaucoup plus de logements. 30 milliards rendus aux entreprises pour qu'elles retrouvent leur compétitivité, c'est 15 milliards d'euros sur les cotisations patronales, en moins, et 15 milliards d'euros d'impôts de production supprimés, c'est-à-dire la CVAE, la C3S, c'est-à-dire le forfait social, forfait social qui taxe, vous savez, quand une entreprise... veut distribuer les fruits de sa croissance sur l'intéressement, sur la participation, la part extra-légale, sur l'épargne de retraite, et on en a besoin pour la capitalisation, l'État vient prendre 20%. Ce sera zéro. On restitue aux entreprises l'équivalent de 15 milliards en cotisations patronales et 15 milliards d'impôts de production, sans compter les 10 milliards d'euros que je restitue grâce à la suppression des cotisations patronales. sur les heures supplémentaires, au-delà des 36 heures. Si j'ajoute ces 10 milliards parce qu'ils s'autofinancent, ça fait 15 et 15 pour l'entreprise, plus 10, c'est 40. Voilà, je voudrais conclure sur cette trajectoire budgétaire. J'ai vraiment deux objectifs. Je veux vraiment que l'État redevienne un État efficace. Je veux surtout que les services publics, que l'hôpital, que l'école, que la justice retrouvent des moyens d'agir. Que l'État retrouve une capacité d'agir, mais aussi un certain nombre de marges de manœuvre. Et je veux baisser les prélèvements obligatoires. Tout ce que je vous ai indiqué, toute mon hypothèse repose sur des hypothèses extrêmement prudentes. Une croissance à 1%. Je ne vais pas chercher les fruits de la croissance, mais si la croissance, grâce au choc que je propose, est supérieure, alors les fruits de cette croissance iront aux Français. Je vous la restituerai intégralement aux Français, aux ménages et aux entreprises. Et les efforts que nous obtenons se font sans augmentation de l'impôt. Le calendrier, ce sera un choc de pouvoir d'achat très rapide, dès le début du mandat. Choc de pouvoir d'achat pour que le travail paye plus. moins d'assistanat. Ensuite, je résitue aux entreprises des cotisations sociales et des impôts plus de liberté. Et enfin, comme je le disais, chaque point de croissance gagné au-delà de la trajectoire sera intégralement rendu aux Français. Un dernier point, la règle d'or, oui. J'ai même proposé, il y a quelques semaines, au président de la République, lui qui voulait absolument faire, juste raison d'ailleurs, mais qui cherche depuis des années à faire un référendum. Eh bien, si on voulait calmer les marchés financiers, il y a un référendum qu'on aurait pu faire avant la fin de l'année. C'est le référendum sur la règle d'or. Parce que la règle d'or, elle a été votée par l'Assemblée nationale et par le Sénat, je crois que c'était en 2011. Il suffirait simplement de convoquer les Françaises et les Français pour qu'on puisse acter dans la loi fondamentale constitutionnelle de la France cette règle d'or. Bon, quoi qu'il en soit, je la ferai voter, évidemment, dès que je suis élu, si Emmanuel Macron ne s'en saisit pas aujourd'hui et rapidement. Voilà, je termine pour dire que ces efforts sont répartis. Il s'agit encore une fois de créer un modèle, un modèle social. Notre modèle n'a plus rien de social aujourd'hui. C'est ce qu'il faut dire aujourd'hui aux Français. C'est un modèle social qui fonctionne pour ceux qui ont les moyens de faire autre chose, de s'assurer par ailleurs, etc., mais certainement pas pour la classe moyenne. Certainement pas. Donc, nous allons remettre d'aplomb un modèle qui sera... un modèle qui s'inspirera d'une meilleure justice sociale, et nous allons surtout bâtir une France du travail gagnant, pas de l'assistanat, une France du travail gagnant, et une France où on va pouvoir relancer la prospérité. Merci de votre attention. Je suis prêt à prendre quelques questions. Absolument. Bien sûr, bien sûr. Est ce qu'il y a une autre? Sinon, je réponds. Je réponds. Je réponds à votre question sur les retraites. Bonne question sur les retraites. J'ai donc deux piliers. Je consolide la répartition et j'amorce puissamment pour avoir un fonds à peu près à 10, 15 ans de 1000 milliards. de retraite par capitalisation. Sur les 63 ans, vous avez la liberté. J'ai par ailleurs indiqué que je garde un dispositif de carrière longue que je transfère. Il y en a pour 4 milliards à peu près. Ces 4 milliards, je les mets à disposition des partenaires sociaux qui discuteront concrètement. Je considère que ce sont les partenaires sociaux qui sont les mieux à même de pouvoir définir les critères. Beaucoup plus que l'État. 4 milliards. Donc, c'est une subsidiarité. Et évidemment, sur la pénibilité, on y reviendra simplement. Là encore, ce sont les partenaires sociaux qui devront définir un certain nombre de critères. Donc oui, quelqu'un qui est cassé avant 63 ans, on ne va pas le pousser. D'ailleurs, ça coûterait plus cher en termes d'arrêt maladie et autres. Et ce serait inhumain en plus. Donc ça, c'est un point qui est absolument fondamental. Mais dans la réforme des retraites que je veux faire, ce point n'est quand même pas subsidiaire, puisque précisément, ces 4 milliards, je les remets, ces décisions, je les remets aux partenaires sociaux. Ensuite, oui, je sors des 35 heures. Je sors des 35 heures. Absolument. Je sors des 35 heures. Pour le privé, ce sera une discussion entreprise par entreprise, y compris sur le mode du référendum dans une entreprise ou sur des branches. Et pour ce qui concerne en revanche la fonction publique, c'est 16 heures de plus. C'est 16 heures de plus. C'est 1623 heures par an. Je considère qu'on ne pourra pas créer de prospérité sans qu'on travaille un peu plus. Franchement, je n'ai pas fait le calcul de 16 heures. 16 heures par an divisé par le nombre d'années de jours travaillés dans une journée. Ça doit être apporté des uns et des autres. Mais. C'est ce qui me permet aussi de conforter l'hypothèse des 400 000 postes de moins à terme dans la fonction publique, avec l'intelligence artificielle, avec une meilleure productivité, compétitivité, etc. Oui. Oui. Non, non, non. Voilà comment je procède. L'objectif est bien en net de 400 000 en économie. Mais avec l'IA, les trois grandes inspections générales ont indiqué qu'on avait en France 1 310 000 postes de la fonction publique qui sont très, très exposés à l'IA. Là-dessus, j'ai compté moi 300 000. 150 000 que je remets sur le terrain parce qu'ils n'auront pas affaire à des tâches administratives et 150 000 en suppression. Il y a plusieurs études qui sont parues. J'ai donné l'étude anglaise sur les 26 minutes sur un échantillon important de 20 000 fonctionnaires assez exposés à des tâches répétitives, etc. Et si vous faites le calcul à proportion, on obtient par ce moyen-là 300, 370 000. Donc les chiffres de 400 000, avec tout ce que je propose en réorganisation, avec l'IA, avec une augmentation du temps de travail, etc., c'est parfaitement atteignable. Ah oui, oui, bien sûr. Il y a beaucoup trop de ministères d'une part. Mais non, ce sont des tâches dans les ministères. Quand je parle, par exemple, de l'immobilier, quand je parle des services d'information, donc du digital, quand je parle des achats, il y a beaucoup, beaucoup de tâches qui seraient, à mon avis, faites de façon plus efficace par le privé que par le public. Oui. pas présenter, pas se présenter.
Je vais vous
répondre. D'abord, c'est équivalent. C'est 91, 91 d'un côté. 96 de l'autre, État, dépense sociale, je les mets à contribution de façon équivalente. J'aurais pu, en réalité, c'est un arbitrage que j'ai fait, puisqu'on m'avait proposé des économies aussi pas mal sur le système de santé. Comme je vous l'ai dit, j'ai préféré être très prudent, notamment avec le vieillissement et puis avec le coût des molécules. Et c'est la raison pour laquelle on est passé, si j'ose dire, en dessous de l'état pour être très précis et répondre à votre question. Non, je veux les niches. Je n'ai pas demandé à ce que j'ai simplement un point. C'est pas d'impôt nouveau, pas d'impôt nouveau, pas d'impôt nouveau, pas d'impôt nouveau. Oui, bien sûr, je vise les... Bien sûr, je pense que les deux anciens premiers ministres et Emmanuel Macron sont co-responsables, oui, bien sûr. Bien sûr. Bien sûr. Bien sûr. L'un pour aux alentours de 200 et quelques millions par jour, l'autre à raison de 400 millions, je crois. Voilà. Attendez, je ne conteste pas le fait qu'il se présente. Simplement, je vais parler de légitimité. La légitimité à être crédible sur le fait de reprendre en main la trajectoire financière, budgétaire. C'est tout. En gros, je ferai demain ce que je n'ai pas fait hier. C'est tout. Évidemment qu'ils sont légitimes à se présenter à l'élection présidentielle. Évidemment. Justement, moi, je suis attaché au modèle social français. Mais aujourd'hui, le modèle social n'en est plus un. Le modèle social républicain, c'était l'ascenseur social par l'école républicaine. Ça n'est plus le cas. C'est l'inverse aujourd'hui. On a un modèle qui, une école qui fonctionne tellement mal. Regardez les résultats de PISA. Ça veut dire que les enfants qui ont un niveau culturel, parce qu'ils baignent justement dans une atmosphère culturelle, etc., chez eux, sont avantagés. Et puis, sinon, ils peuvent bénéficier de cours particuliers, de rattrapage, etc. Donc, l'école, voilà. Pour ce qui concerne l'hôpital, heureusement, on a des personnels soignants qui sont incroyablement professionnels et qui se dévouent. Mais je parlais des prises de rendez-vous. Et sur les retraites, pardon. Les jeunes aujourd'hui savent parfaitement, et c'est ce qui est en train de creuser la fracture intergénérationnelle. Les jeunes aujourd'hui savent que si nous ne faisons rien, ils auront des retraites de misère. Ils payent aujourd'hui des retraites que eux demain n'auront pas. C'est le plus grand scandale. En termes de modèle social qu'on n'ait jamais eu encore depuis des décennies et des décennies. Donc non, mon modèle, moi, permet justement d'être juste et notamment sur le travail, de ne pas ponctionner toujours en permanence des gens qui bossent, qui gagnent peu d'argent au profit de gens qui profitent du système. Donc vraiment, cette affaire de justice sociale, j'y tombe et les troubles. Non, quand je parlais de trouble, simplement, je fais allusion aux déclarations d'un certain nombre d'élus et pas des moindres, des insoumis, pour indiquer qu'ils refuseraient le verdict démocratique des urnes si Marine Le Pen est élue. C'est autre chose. C'est encore autre chose. Qu'il y ait un certain nombre, comment dirais-je, de manifestations, personne, la manifestation, c'est un droit constitutionnel. Mais je prendrai les Français à témoin. Voilà, je les prendrai à témoin. Et encore une fois, il faut impérativement assumer ces réformes. De toute façon, ce sera soit ou soit la Grèce. La Grèce, c'est entre 20 et 30, 40 % de retraite de moins. C'est en équivalent, pour les pensionnés en France, 400 à 500 euros. Parce que cette hypothèse, c'est une hypothèse aujourd'hui qui n'est plus du tout une hypothèse d'école. Donc voilà. Et puis, vous y aviez autre chose ? Ah ben le problème, attendez, écoutez, vous verrez les tableaux pour celles et ceux qui veulent aller. Dans le détail, vraiment appeler les collaborateurs, poser leur les questions. Toutes les questions seront les bienvenues à 14h30 et vous ferez la comparaison. Vous ferez la comparaison de tableaux qui sont documentés, y compris parfois et souvent avec, comme je l'ai fait, mais j'aurais pu le faire encore plus, avec tel rapport de l'Assemblée, du Sénat, de la Cour, des comptes ou d'autres organismes qui attestent de nos chiffres. Regardez sur la retraite. Vous me questionniez sur la retraite. C'est fabuleux. Elle dit, je vais baisser l'âge de la retraite, 60, 62 ans. Et en même temps, elle dit, ça coûtera 1,9 milliard. Tous les instituts l'ont chiffré entre 20 et 30 milliards. Et elle dit après, mais on va quand même réparer le système. Ça pourrait procurer 15 ou 20 milliards, je crois, d'économie. Ça ne tient pas debout. Ça ne tient pas debout. Ce que je mets sur la table, on peut le contester parce qu'on peut dire sur ceci, vos choix ne sont pas des choix que j'aurais fait. Peut-être. Mais c'est documenté. C'est un travail sérieux. Merci, vous êtes constante dans vos questions. Je ferai bientôt un point particulier sur l'outre-mer. Donc je ne répondrai pas aujourd'hui très précisément. Par exemple, sur l'énergie et notamment sur l'énergie renouvelable, je pense qu'on ne peut pas traiter l'outre-mer. Comme on traite l'hexagone, tout simplement parce que les réacteurs, les centrales sont sur l'hexagone et que l'outre-mer, en revanche, a besoin notamment de ces énergies renouvelables. Donc, que ce soit sur l'octroi de mer, que ce soit sur l'énergie, que ce soit sur la politique fiscale et autres, je ferai les propositions. Simplement, je ne tromperai pas nos compatriotes ultramarins. Aujourd'hui, on est au bord d'une crise et il n'y a plus de sous dans les caisses. Donc, il faut regarder point par point ce qui peut être juste. Voilà ce qui est injuste et faire en sorte d'avoir une politique ultramarine qui soit ambitieuse. Voilà pour moi, c'est fondamental. L'Outre-mer, c'est l'identité de la France. Jamais le soleil ne se couche sur la France. Les Outre-mer, c'est les trois océans. Et en plus, les Outre-mer, il faut comprendre que la dimension universelle qui nous est propre. en réalité, est aussi attaché à cette dimension planétaire et mondiale. Mais vous... Pardon ? Non, mais je me propose, moi, de faire un point, pour l'instant, qui est un point précis. Et les candidats qui promettent toujours plus de chèques sont des candidats qui manquent, qui manquent, évidemment. Comment voulez-vous qu'aujourd'hui, avec toujours plus de chèques, on puisse faire face à la crise financière qui arrive ? Parce que s'il y a une crise financière, croyez-moi, encore une fois, tout le monde écopera de cette crise financière. Moi, je ne le veux pas. Donc, je ferai une politique pour les Outre-mer que j'annoncerai prochainement. c'est net. Encore une fois, ça recoupe la question. C'est du net. C'était simplement pour dire que... Les 100 000
les
Oui, oui. Parce que quand vous avez des fonctions support, quand vous avez un certain nombre, par exemple, comme l'ADEME ou d'autres agences que je veux supprimer, certaines pour apatrier dans l'État... Ou, par exemple, pour moi, l'ARCEP n'a plus de raison d'être. On rapatrie les fonctions, par exemple, de l'ARCEP. L'ARCEP, ça me vient à l'idée, à l'esprit. C'est le gendarme des télécommunications. Bon, ça avait du sens en 97. Ça n'a plus de sens aujourd'hui. Une régulation ex-santé sectorielle. Bon, peu importe. C'est des choses que j'ai étudiées quand j'étais sénateur. Quand vous rapatriez. Les effectifs, les fonctions de support, vous l'avez dans le ministère, vous l'avez dans votre administration. Il n'y a plus besoin de les avoir. il faut le meilleur budget possible. Alors, ce budget, il est un peu paradoxal, puisqu'on sait que c'est un budget réversible, un budget qui ne sera sans doute jamais appliqué. Je prends l'engagement, d'ailleurs, de faire voter un collectif budgétaire dès la fin du printemps, l'été 2027. Donc, d'un côté, on sait qu'il ne sera pas appliqué, mais pour autant. Si on veut éviter une crise, en tout cas le paroxysme d'une crise rapidement, il faut qu'il soit sérieux. Aujourd'hui, il ne l'est pas. Écoutez, par exemple, l'hypothèse de 1%. Est-ce que quelqu'un dans cette salle croit encore dans une hypothèse de 1% ? Bien sûr que non, personne. Le consensus des économistes n'est pas là-dessus. C'est un budget qui fait une fois de plus la part belle aux impôts plutôt qu'à les dépenses. Mais je vais peut-être demander à Philippe de dire un mot.
beaucoup. Ce budget, je vous rappelle, c'est 47 milliards de prélèvements supplémentaires en plus, 17 milliards de mesures nouvelles et 30 milliards d'augmentation liée à ce qu'on appelle le tendanciel. Moi, personnellement, j'ai voté contre la première partie qui avait été adoptée en commission des finances. Et votre question, elle est un peu subtile. Vous dites, est-ce qu'il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget ? En réalité, tout dépend du caractère mauvais. Là, j'ai voté contre. J'ai voté contre la première partie. Pourquoi ? Parce que nous avions, par exemple, creusé le déficit. Notre priorité, en fait, il faut avoir les idées simples. Nos idées simples sont les suivantes. Premièrement, la priorité, c'est de baisser l'endettement parce qu'il mange nos marges de manœuvre. Pour baisser l'endettement, il faut baisser le déficit. Et pour baisser le déficit, nous pensons que les marges de manœuvre sont plutôt sur la dépense que sur la recette. Et donc, c'est pour ça que je peux résumer mon propos en disant dépenser moins, dépenser mieux, travailler plus, simplifier. C'est ça, nos quatre points. Et en commission, en séance qui commence dans trois jours, par exemple, je vais déposer en tant que rapporteur général, mais aussi en tant que député républicain, une disposition qui va... revenir sur l'annulation de la réforme des retraites de l'année dernière, qui était un non-sens économique. Et donc, marcher sur ces deux jambes, c'est très important. Dépenser moins, dépenser mieux, travailler plus, simplifier.
savez,
la subtilité est la suivante. On sait que si vous n'avez pas de budget, les marchés vous sanctionnent très sévèrement. ça, évidemment, nous ne voulons pas, nous ne jouons pas contre notre pays. Mais en même temps, si vous vous mettez dans une hypothèse absolument folle, où, par exemple, M. Mélenchon aurait fait passer par ses troupes l'annulation de la dette, l'attaque Zuckmann et je ne sais pas quoi d'étrangeté supplémentaire, dont ils ne sont pas avares. Oui, là, dans ces cas-là, il ne serait pas possible de voter pour le budget. Très clairement, ça va de soi. Donc, vous voyez, la question, c'est qu'il faut le juger à la fin de la discussion. En tout cas, à la fin de la P1, en commission, le vote de votre serviteur, mais aussi des LR, ça a été de dire nous n'en voulons pas parce que la copie était très mauvaise.
Monsieur Milley. Je suis français, je ne suis pas argentin. Quand il a pris d'ailleurs le pouvoir, l'inflation doit être à plus de 100%. Par contre, je veux passer au bulldozer. Et même pas la tronçonneuse, un certain nombre de normes. Vous savez qu'aujourd'hui, la bureaucratie, ça tue. Je vais prendre un exemple. Je profite de la proximité du professeur Fibur. Comment expliquons-nous que pour mettre une molécule innovante sur le marché qui va soigner des malades français, grièvement atteints, il va falloir cinq fois plus de temps en France qu'en Allemagne. Comment est-ce qu'on peut expliquer que quand une molécule est reconnue positivement ? En Europe, elle ne soit pas par une sorte de reconnaissance mutuelle autorisée aussi en France. On en crève partout, que ce soit encore une fois les maires, les présidents d'associations. Pourquoi c'est difficile aujourd'hui ? On trouve des bénévoles encore. Pourquoi est-ce que peu de bénévoles veulent devenir des responsables associatifs ? Parce que c'est plus possible. Le temps que les médecins passent aujourd'hui dans l'administration, C'est l'équivalent, c'est comme si on prélevait plus de 30 000 médecins. C'est plus de 7 heures par jour. Donc oui, ça, j'accepte et j'ai fait des propositions. Un, dans la Constitution et dans l'achat de l'environnement, je supprimerai le principe de précaution. Deux, par une loi organique, j'interdirai les surtranspositions européennes. Déjà, l'Europe réglemente beaucoup et nous, on en rajoute une couche. Et trois, une fois que je serai à l'Élysée, je prendrai dans les toutes premières semaines des ordonnances pour supprimer ces règles, ces contraintes les plus bêtes. Voilà. Pourquoi est-ce qu'en entreprise, la quasi-totalité des boîtes font moins de 50 salariés parce qu'il y a des seuils et que si vous embauchez un salarié de plus, patatra, des contraintes supplémentaires, des coûts supplémentaires vous tombent sur la tête. On a un chômage qui est en train d'augmenter. Donc oui, ça, je l'assume parfaitement. J'assume cette partie là. Elle sera. C'est une partie pour moi fondamentale au même titre que les impôts. C'est ce que disait Philippe, d'ailleurs, sur son 3 ou 4e pilier il y a quelques instants. Simplement, moi, je parle plus de simplification. Parce que j'ai un peu de bouteille comme parlementaire. Je ne me souviens pas avoir entendu un seul gouvernement de droite ou de gauche ou du centre ou d'ailleurs qui n'ait pas prononcé le mot simplification. C'est du flanc. C'est du flanc. On ne simplifie pas une règle. On l'abroge. Donc, j'assume de ne pas simplifier, mais de déréguler. On en est là aujourd'hui. On a une bureaucratie. C'est quoi la définition de la bureaucratie ? La définition de la bureaucratie, c'est quand la procédure devient plus importante que la recherche du résultat. C'est ça la bureaucratie. Donc il faut remettre les choses à l'endroit et c'est ce que je vais faire. Sur les C2E, je ferai des crédits d'impôt. Sur les C2E, grosso modo, vous avez sur les 12 milliards à peu près, 4 milliards qui sont... Alors ça a été très critiqué. Je crois que ça a été critiqué 3 à 4 fois depuis qu'ils existent par la Cour. C'est confus, c'est pas voté, etc. Et vous avez à peu près 4 milliards uniquement pour des frais de gestion qui ne vont pas aux Français. Donc, ce que je compte, ce n'est pas les 8 milliards, puisque c'est une ressource, c'est un mécanisme débudgétisé. En revanche, je considère que les 4 milliards, les Français n'auront pas à les payer, évidemment, non plus. Oui. Ah, les professeurs, oui, non, mais les professeurs, les policiers, non, les infirmières, le personnel soignant, non. J'ai dit d'ailleurs, c'est pour ça que quand j'expliquais l'impact de l'IA sur la fonction publique, je pense qu'on pourra justement préserver dans beaucoup de fonctions publiques du temps utile, du temps, par exemple, où les gendarmes et les policiers seront sur la voie publique. plutôt que de taper avec deux index, vous voyez ce que je veux dire, des prises de dépositions. L'intelligence artificielle peut faire tout ça. Donc, non, non, il y a des points qu'il faut renforcer. Par contre, on va perdre en 2035 1 300 et quelques mille élèves. Il y aura besoin de moins de professeurs, bien sûr, dans les propos, les propositions, les projets que j'ai faits pour. Une école là aussi totalement refondée. Je crois que là encore, il faudra à la fois gager sur des économies des rémunérations plus élevées pour un certain nombre de professeurs, mais avec des contreparties. Je ne fais pas 20% de plus pour tout le monde. D'abord, ça aboutit à 6 ou 7 milliards de plus que la trajectoire démographique ne me permet pas d'avoir. Moi, la proposition que je fais, c'est un peu plus de 2 milliards et qui est bien en dessous de la projection démographique, de ce que la trajectoire démographique avec moins d'élèves permettra d'avoir en matière d'économie.
Absolument. Je vais vous
dire, on a un. on sait, vous savez qu'on sait faire en fait. On a, je vais vous dire, vous savez pourquoi on sait faire? Ce qui me permet de le dire. Est ce que vous avez vu? Évidemment, vous avez jamais vu pirater notre notre système nucléaire? Évidemment que non. Donc, un certain nombre de nos fonctionnaires ont développé ce genre de compétences. Pas tous. Je pense, moi, que dans beaucoup de ministères, il vaut beaucoup mieux faire appel à la commande publique, c'est-à-dire au privé, plutôt que développer une connaissance qu'on n'a pas du tout. Mais évidemment qu'il faut se servir de l'intelligence artificielle. Oui, pardon, vous avez levé la main. sur le service public, je présenterai, quand je présenterai mon projet sur la culture, sur l'audiovisuel, je présenterai d'un seul coup l'ensemble, parce que ça ne sert à rien de dire, voilà, il y a sur les différentes chaînes, sur le bouquet du service public, je vais supprimer cette chaîne-là plutôt que l'autre. Et voilà l'effort que je demande. Non, non, il n'y a pas du tout de, il n'y a pas du tout d'opposition. D'ailleurs, il y a un dispositif qui est quasi constitutionnel, qui demande à l'État, lorsqu'il y a un transfert de compétences, de transférer des moyens d'État. Mais je fais le pari que les régions, parce qu'elles sont sur le terrain, parce que j'associerai non seulement les régions, mais les branches professionnelles seront beaucoup, beaucoup plus efficaces, beaucoup, beaucoup plus efficaces. Et moi, ce que je veux, c'est pas tellement pour cette formation professionnelle, bien que ça compte des économies. Je veux qu'on arrête. de considérer que les métiers manuels, que la formation professionnelle, c'est une sous-formation. Moi, j'en ai marre qu'on ait passé des décennies à dévaluer, à dévaloriser des jeunes qui avaient l'intelligence de la main, qui étaient plus, dans le concret, moins habiles dans l'abstrait. Et je veux qu'on ait en termes un système dual, une filière générale, et une filière d'excellence professionnelle. Et je considère que pour qu'elle devienne une excellence, ça ne passe pas par l'éducation nationale, qui a toujours considéré, en réalité, l'éducation, enfin, la formation professionnelle comme quelque chose d'un côté. Voilà, écoutez, merci en tout cas d'être venus nombreux. Donc, on a dû, non, on va vous le donner, si on vous l'a donné ou pas, vous l'avez, oui.
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