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Eric Zemmour, merci en tout cas d'être avec nous ce soir. Je voulais qu'on commence par Aubagne, évidemment, un élève de 14 ans, je le disais. – Attiré, je vais donner les derniers détails qu'on a en notre possession ce soir, attiré au fusil de chasse dans son collège ce matin, arme qu'il avait visiblement cachée dans un étui de guitare. Le proviseur et une enseignante ont été blessés, pas de pronostics vital engagés, immense frayeur évidemment pour les élèves parce qu'il a eu le temps de monter au premier puis au deuxième étage, de tirer dans plusieurs classes. Ce que l'on sait, Éric Zemmour, du profil du tireur présumé, 14 ans. Il voulait, d'après les témoignages, s'en prendre à des profs. Le mobile est encore flou et il n'était pas connu pour les sujets de délinquance. Comment est-ce qu'on juge des profils comme celui-là, des profils aussi jeunes que celui-là, 14 ans
Moi, d'abord, je voulais dire que quand vous m'avez invité hier, il n'y avait pas eu encore cette histoire. Donc on va évidemment en parler, mais je tiens à dire que je n'étais pas venu pour ça au départ. Deuxièmement, vous me dites comment on juge. Moi, je pense que l'ordonnance sur la jeunesse de 45 est complètement dépassée. et que nous n'avons plus à faire du tout à la même jeunesse et que donc nous devons traiter ces jeunes comme des adultes en fonction des crimes qu'ils commettent.
L'ordonnance de 45, c'est celle qui prévoit notamment une excuse de minorité, c'est-à-dire qu'on ne juge pas un mineur comme un majeur.
Exactement. Et qui fait que l'éducation est privilégiée à la répression. Je pense que tout cela est dépassé. Et qu'il faut impérativement traiter ces jeunes, puisqu'ils tuent et qu'ils agressent comme des adultes, il faut les traiter comme des adultes. Pour vous, l'âge n'importe plus ? Je pense qu'à partir d'un certain âge, à partir de 14, 15, 16, je pense que l'âge n'importe plus. Il faut se rendre à l'évidence, nous n'avons pas la même jeunesse qu'en 1945. C'est comme ça. Nous devons faire avec. Moi, je fais avec les réalités. Par ailleurs, si vous me permettez, je me suis un peu renseigné sur Aubagne, je connais un peu, mais j'ai pris des renseignements parce que, si vous voulez, cette histoire ne tombe pas par hasard. C'est à Aubagne et ce n'est pas dans d'autres villes. Vous comprenez ce que je veux dire ? Et je me suis renseigné sur Aubagne. Je vais vous expliquer. Parce qu'il y a un climat spécial à Aubagne, comme dans beaucoup de villes. Pourquoi ? Parce que tout simplement, Aubagne n'est pas loin de Marseille. Et Aubagne, si vous y allez, vous verrez que c'est une ville largement grand remplacé, largement islamisée. C'est-à-dire que coûte que coûte, vous voulez rattacher ce sujet ? Non, pas coûte que coûte. Vous comprenez maintenant pourquoi je vous ai précisé n'est pas moi qui ai demandé à venir avant cette histoire. Et on vous
a
invité
avant cette
histoire. C'est
pour ça que j'ai précisé. Mais là, je ne voyais pas depuis ce matin le lien entre l'immigration et ce qui s'est passé aujourd'hui. Moi, je
le vois parce qu'au bagne... Ce n'est pas n'importe quelle ville. Et que cette ville, donc je vous dis, quand vous allez au centre d'Aubagne, vous n'avez plus que des commerces kebabs et autres barbershops, etc. Il y a une ambiance, parce que vous ne comprenez pas, dans une ville largement islamisée... Il y a un degré de violence supérieur aux autres villes. Je vous l'admettis. Je continue. Il y a des grands ensembles à côté. Il y a une cité, je crois, générale, qui s'appelle le Général, ou Tourtelle. Et là, il y a quoi ? Trafic de drogue au pied, donc violence, la mosquée à 5 minutes. D'ailleurs, j'ai vu sur votre... Qu'est
-ce que vous savez, Éric Zemmour ? Je ne sais rien du tout. Du profil de Zona, qu'est-ce qu'il relie ? à l'immigration. Et ça suffit pour incriminer les musulmans d
'Aubagne ? Non, ça suffit pour incriminer une ambiance et un climat. Que vous le vouliez ou non, dans toutes les cités islamisées de France, il y a un degré de violence largement supérieur. Monsieur
Zemmour, justement, vous dites... Et qu'il peut
être musulman ou pas, vous avez compris. La plupart de la population a fui cette super violence. Et ceux qui sont restés... Même s'ils ne sont pas musulmans, s'ils sont des petits blancs, ils sont complètement assimilés à la culture dominante. Vous ne connaissez rien de lui, rien de sa famille, rien de son milieu
social, rien de l'ambiance dans laquelle il a été élevé, rien de ce qu'on fait sans son père, sa mère. Vous dites ce soir, d'emblée, au bout de 3 minutes
d'interview, c'est l'islam. Non, je n'ai pas dit c'est l'islam, j'ai dit c'est la culture de la violence. Mais vous savez, quand vous discutez avec... Moi j'ai des amis algériens, marocains, tunisiens, ils le reconnaissent volontiers.
Vous ne nous laissez pas vous interroger, monsieur Zemmour. Votre première réponse, vous vous dites, il faut les juger comme des adultes.
Absolument.
Il y a quand même un sujet d'âge. Un jeune homme de 14 ans, un jeune garçon de 14 ans, qui commet des actes pareils, qui va tirer sur des professeurs avec un fusil de chasse. C'est un jeune qui ne va pas bien. Ça va changer quoi de le mettre en prison ? Parce que vous parlez tout de suite de répression, mais il a 14 ans. En 14 ans, quand on en vient à tirer sur des professeurs, c'est qu'il y a vraiment quelque chose qui ne va pas. Nous sommes d'accord,
vous en convenez. Non, c'est tout le problème. C'est tout le problème, voyez ? C'est votre problème et c'est le problème de la société française. On psychanalyse, on psychiatrise, et donc on ne voit plus la sanction. C'est le drame de notre société depuis 50 ans. Vous me dites, il va aller en prison, qu'est-ce que ça va faire ? Il n'est pas bien. Mais au moins, ça va protéger les autres. Au moins, ça va
protéger les autres. Il ne sera pas soigné, vous savez bien. Comment ? Il ne sera pas soigné en prison, vous savez bien.
Mais moi, je ne veux pas le soigner. Mais
vous créez une
bombe en retardement. Je veux le réprimer. Je veux le empêcher de nuire.
Mais José Mour, 6 mineurs sur 10 qui sont emprisonnés, récidivent dans les 5 ans.
Mais de toute façon, ils récidivent tous. Les prisonniers aussi adultes ou pas. On a un taux de récidive énorme. Au moins, pendant qu'ils sont en prison, ils ne récidivent pas.
Mais donc la prison n'est pas une solution. Miracle, du moins.
Mais moi, je ne dis pas que c'est une solution miracle. Ça protège les autres. Moi, je ne pense pas que dans la prison, on va les soigner, on va les réinsérer, on va les améliorer. Au moins, pendant qu'ils sont en prison, ils ne tuent pas les autres. Ils ne nuisent pas aux autres.
C'est tout ce que je veux. Éric Zemmour, prenons quand même le cas de ce collège-là. toute la journée, il y a des parents d'élèves qui se sont exprimés, on a entendu les professeurs. Oui, j'ai vu
d'ailleurs,
vous avez trouvé une
femme voilée
pour vous exprimer, c'était intéressant. Oui, oui, il y avait une femme voilée. Comme quoi, je n'ai pas tort. Certes, certes. Mais tout le reste... Non, non, mais je termine, moi, la question.
C'est que les beaux journalistes n'ont pas trouvé autre chose.
Non, non, non. Pas autre chose. Je veux dire, d'autres gens, dont le nom voilé, c'est peut-être mieux formulé. Et surtout, enfin, pardon, cette maman venait récupérer son gamin. En panique après ce qui s'était passé. Mais je suis d'accord. Et tout ce que vous voyez, c'est le voile de cette panique.
Je voudrais fonder et expliquer ma question. Allez-y. On a entendu toute la journée des parents d'élèves, et beaucoup de parents d'élèves d'ailleurs, qui ont dit qu'ils avaient mis leurs enfants dans un établissement qui était sans problème. Alors l'expression était « égale vaudée », je sais, mais qu'il n'y avait pas de problème particulier. Que le proviseur, qui a été d'ailleurs touché par cet événement, puisqu'il a été blessé, était très proche de ses élèves, que tout se passait bien. Il n'y avait pas de sécurité suffisante qui avait été refusée. d'ailleurs par le précédent proviseur enfin bon quand on a écouté tout ça et puis on regarde le profil de l'intéressé on se dit qu'il ya quelque chose qui cloche chez lui c'est sûr mais est ce qu'on peut conditionner comme vous le faites est ce qu'on peut conditionner l'acte de ce garçon qui relève peut-être de ce que Jérôme Fourquet, dans un livre à venir, appelle un régime psychique qui est aujourd'hui très très violent et qui pousse les individus à la violence. Est-ce qu'on ne peut pas considérer qu'il est l'otage finalement d'une génération, si vous me permettez l'expression de l'otage, plutôt que d'une infiltration, d'une influence que vous appelez islamique je vais vous dire... Parce que Aubagne, que je connais un peu, il y a des quartiers qui sont difficiles, il y en a d'autres, où c'est assez bourgeois. C'est la ville de Pagnol.
Oui, on est mort depuis longtemps. C'est mieux. 'aime beaucoup votre question. Parce que ça me permet de vous répondre, et de répondre, j'ai déjà eu cet échange avec Jérôme Fourquet lui-même, je suis en désaccord total avec lui. Et c'est exactement ce que je répondais à Madame. C'est toujours la même chose, la psychiatrisation d'une situation. Moi je vais vous dire, et d'ailleurs Fourquet a une expression que je conteste largement qui s'appelle la décivilisation. Vous savez qu'avait reprise Emmanuel Macron lui-même. ne suis pas d'accord avec ça. Norbert Elias. Voilà, c'est très simple, on a une minute pour expliquer. processus de civilisation, c'est une théorie élaborée par Norbert Elias, un immense sociologue allemand de la fin du XIXe siècle, qui explique que, d'ailleurs ça commence en France, qu'il y a eu un processus des populations françaises, puis européennes, par l'Église, puis par les rois, qui a poussé à l'autocontrôle des passions et des pulsions. avec une répression par l'Église, puis par les rois, etc. Et il dit, la France invente cela, l'apothéose c'est évidemment la cour à Versailles où tout le monde se contrôle, etc. Et ce modèle se répand d'abord dans toute la France, puisque les paysans imitent les bourgeois qui imitent les nobles, et puis toute l'Europe imite les Français. Sauf qu'il explique bien, j'ai lu son livre, que personne ne fait, il explique bien que ce processus de civilisation est limité à l'Europe. dans d'autres civilisations. On gère la violence d'une autre façon. On la gère par la répression féroce. C'est ça que je voulais vous expliquer tout à l'heure. Et madame m'a posé une question. En particulier dans les terres d'islam, que je connais bien, j'en viens. Mes parents en viennent, mes grands-parents en viennent. On a vécu 1000 ans en terre d'islam. Donc je sais de quoi je parle. En terre d'islam, on ne réprime pas la violence de la même façon qu'en Europe. Il n'y a pas de processus de civilisation. Il y a la répression féroce. D'ailleurs, vous allez voir en Algérie, au Maroc et en Tunisie, je peux vous dire que la police, c'est autre chose qu'ici. Donc... Quand vous avez... Et vous allez voir
les Tunisiens, les Marocains, quand vous allez leur dire que le processus de
civilisation
n'est pas passé par chez eux, vous allez voir
comment ils vont recevoir. Mais le processus de civilisation n'est pas passé par chez eux, ils le savent. En tout cas, ce processus décrit par Norbert. Vous dites qu'ils le savent. Mais oui, ils le savent, parce que moi, je discute avec eux. Et ils trouvent la police française et l'État français d'un laxisme scandaleux. Vous voulez vous rapprocher de leur système ? En tout cas, je vais vous dire, continue. Parce que c'est très important ce que je crois, c'est très important ce que j'explique. Si vous voulez, cette population, quand elle vient ici, il y a un choc civilisationnel, un choc culturel. Nous n'avons pas subi le même processus de civilisation. Et donc, ces gens-là ont besoin d'une répression féroce. Il ne bouge pas une oreille. Il faut qu'on avance. Le jeune n'est peut
-être pas musulman. C
'est pour ça que j'ai précisé... C 'est très important ce que j'ai dit. Vous ne m'écoutez pas. J'ai précisé que la plupart des Français, des immigrés européens et même asiatiques, fuient ces quartiers islamisés, en particulier à cause de la violence excessive. Et ceux qui restent... ne peuvent pas faire autrement, leurs enfants s'assimilent. à ce milieu social, on le voit dans leur langage, c'est ce que j'appelle la génération voilà. Encore une fois, vous
généralisez, vous
ne connaissez rien
de ce jeu
d'homme. Si on ne généralise pas, cher ami, on ne pense pas. Si on s'arrête aux individus, c'est le drame de notre époque. Il faut forcément revenir à un individu quand
un individu commet un magas. On reste sur le drame aujourd
'hui dans un milieu scolaire. Il n'y a strictement rien dans les faits divers d'aujourd'hui d'Auban qui relie à l'islam. Rien. Et dans les trois précédents, pour parler des précédents, dans les trois précédents de cet ordre, c'est-à-dire d'élèves qui reviennent dans un lycée, soit avec une carabine, 2017 à Grasse, c'est déjà arrivé une fois, il a blessé des proviseurs, c'est un mineur, il avait 16 ans. Il a été condamné à 5 ans de prison. Il n'y a pas de réponse psychiatrique. Dans le cas de Nogent, l'année dernière, un élève est venu avec un couteau. Il s'en est pris à une agent d'accueil. Elle est décédée. Il a été condamné à 18 ans de prison.
Et dans le
cas, le troisième, après je finis avec les cas factuels, c'est pour ça qu'il n'y a pas de psychiatrisation. Dans le troisième cas factuel, on l'a appelé Tom dans les journaux, qui a tué, vous vous souvenez, Agnès Lassalle, sa professeure d'espagnol, à Saint-Jean-de-Luz, il a été condamné. à 15 ans de détention. C'est dans les cas d'avant. Vous avez 10 ans de retard, monsieur Zemmour. C'est dans les cas d'avant où, là, en Caen, en 2022, effectivement, il y a un élève qui arrive avec un couteau, il y a un débat psychiatrique. D'ailleurs, dans tous ces cas, il y a eu des débats psychiatriques devant les juges d'instruction et au tribunal qui se sont soldés, non pas comme c'était le cas à Caen par une irresponsabilité pénale, qui se sont soldés pour des mineurs. Je vous laisse répondre, Alex Zemmour, mais ensuite, il faut qu'on parle du mouvement des lycéens. C'est des grosses peines de prison, ça.
Oui, on va parler de l'école, effectivement, mais répondre à Laurent va liguer là-dessus. C
'est pas une vue de l'esprit,
la psychiatrisation. Cher ami, je vais vous dire quelque chose. Tout le problème de notre discussion, c'est qu'on ne parle pas de la même chose. Vous parlez de cas individuels, il y a toujours eu des cas individuels. Laissez-moi, je vous ai laissé. y a toujours eu des cas individuels. Il y a toujours des gens violents dans toutes les sociétés, dans toutes les époques. Il y a toujours des gens méchants, il y a toujours des gens fous, il y a toujours des voleurs, il y a toujours des tueurs, dans toutes les sociétés, dans toutes les époques. Je ne dis absolument pas le contraire. Après, il y a des contextes historiques, j'ai essayé de vous expliquer, et sociologiques, et ethniques, et religieux, et culturels, parce que la religion, c'est, vous savez, Malraux disait... Une civilisation, c'est tout ce qui s'agrège à une religion. Donc ce n'est pas rien une religion. C'est le fondement de toutes les civilisations. Et donc chaque civilisation a son génie propre. Je ne juge pas. Vous comprenez quand je vous disais qu'ils n'ont pas connu ce processus de civilisation. Je ne dis pas qu'ils ne sont pas civilisés. Je reprenais l'expression de Norbert Elias. Je dis que ce n'est pas la même civilisation et que le choc de civilisation sur notre territoire est absolument mortel. Il faut
qu'on parle des lycées. Demain, nouvelle grande journée de mobilisation des lycéens, des étudiants. Je disais journée décisive tout à l'heure. Est-ce qu'ils vont réussir à maintenir ce mouvement en vie ? On va parler des revendications. On va parler de l'école dans un instant, vraiment, et de ce que vous voulez pour l'école, les lycées, les facs en France. Mais d'abord, regardez ces images parce que les blocus se poursuivent. On a encore 130 lycées qui étaient fermés aujourd'hui dans 27 départements. C'est moins que la semaine dernière, mais quand même, c'est toujours là. Vous, président, qu'est-ce que vous faites face aux blocus ?
Écoutez, moi, d'abord, je l'ai fait lever. Comment ? Par la force, par la police, ça sert à ça.
s'il résiste
Comment ?
Et s'il résiste ?
On ne résiste pas à la police. Excusez-moi. Ça peut mal tourner aussi. À la castagne, avec des morts. Soit on fait régner l'ordre, soit on cède devant le désordre. Il n'y a pas 10 000 solutions. Moi, j'ai choisi l'ordre. Alors oui, il y a des risques, mais le risque du désordre est pour moi le plus grand. Surtout depuis 50 ans où nous n'avons fait que ça. Je connais le syndrome Malik-Oussekin. Je m'en souviens très bien. Et je sais que c'est ce qui... Mais parce que Chirac a cédé. Parce que Chirac a cédé. Il n'était pas obligé de céder. Et
parce qu'il y avait une immense émotion après une affaire qui était particulièrement dégueulasse.
Non, mais peu importe. Non, c'était triste pour ce jeune homme, mais ce n'était pas dégueulasse. Il faisait régner l'ordre. Il y avait un désordre énorme. Et il y avait la police. Vous savez, il n'y a pas de... Les circonstances de la mort de Malik Osekin. Non, c'est une bavure policière.
Malik Osekin, c'est une bavure policière pure. Il n'est pas du tout manifestant. Il ne manifestait pas du tout. La police leur est donnée d'évacuer la Sorbonne et d'arrêter des casseurs. Malik Osekin, il sortait d'une boîte de jazz. Il n'occupait pas la Sorbonne. Il n'était pour rien. Et il y a deux policiers avec leur bidule qui l'ont poursuivi dans une casse. d'immeubles et qui l'ont tué. Alors c'est vrai que ça a fait un énorme scandale à l'époque. Ça a changé
le maintien de l'ordre.
À juste
titre. Moi je ne pense pas.
Ça veut dire que tout le débat qu'on a pu avoir encore la semaine dernière et encore aujourd'hui sur la disproportion éventuelle des interventions policières face à des jeunes manifestants, on revient à la jeunesse aussi, pour vous ce débat il
n'a pas lieu d'être ? Non. Vous savez moi je pense qu'il n'y a pas de violence policière. C'est un oxymore. C'est-à-dire que la police a le monopole de la violence, il ne faut pas l'oublier. Si la police n'a plus le monopole de la violence, on est dans l'anarchie.
Ça veut dire que la violence de la part de la police est toujours légitime, selon vous
La police a le monopole de la violence. Sinon, c'est la guerre de tous contre tous. C'est ce que disait Hobbes il y a quatre siècles. Ça veut dire qu'il ne peut pas y avoir de bavure ? Il y a des bavures, ce n'est pas la même chose. Mais ce n'est pas la même chose. C'est important de préciser. C'est des erreurs, c'est des fautes, il faut qu'ils soient sanctionnés. Mais vous comprenez, c'est très important la sémantique. Donc ça, c'est une première chose. Mais l'Ikoséquine est une vraie bavure. Absolument. Parce qu'il n'avait rien à voir avec ça. Exactement. Mais vous savez, ça arrive dans le maintien de l'ordre. C'est très difficile ce que font les policiers. J'ai été très scandalisé par le mot d'Emmanuel Macron.
Qui dit qu'il faut demander d'empathie.
La police n'a pas à avoir d'empathie. Elle est là pour faire respecter l'ordre. Et s'il n'y a pas de police... Monsieur Macron, je me souviens, pendant les Gilets jaunes, il a eu très peur, il y avait un hélicoptère qui tournait autour de l'Elysée pour l'évacuer. Là, il était bien content d'avoir la police sans empathie. Mais même face à des lycéens, même face à des lycéens qui peuvent avoir 15, 16 ans, il n'y a pas une mesure supplémentaire à avoir ? Quand il y a de la violence... lycéens, moi j'ai été lycéen, j'ai des enfants, mais, excusez-moi, mais s'il y a de la violence, policiers ont le droit de faire respecter l'ordre.
Est-ce que c'est une violence instrumentalisée ? Est-ce que c'est une violence qui est poussée, encouragée, influencée par un courant politique, par l'extrême gauche comme on le voit souvent ? Non mais alors, il y a l'extrême gauche et les filles, il y a les deux. L'extrême-gauche qu'on a toujours connu, et il y a LFI, la France Insoumise, qu'on a vu régulièrement scindre leur écharpe, d'ailleurs, sur les lieux. moi je dirais
LFI et l'extrême-gauche font ce que la gauche fait depuis plus de deux siècles. Depuis la Révolution française, la gauche instrumentalise, oriente, dirige, éduque et tous les mouvements de violence. C'est son boulot depuis plus de deux siècles, elle fait ça. Mais pour vous, là, on est face à un mouvement de violence. Bien sûr. Souvenez-vous comment l'histoire... C'est-à-dire que
sur le fond, il y a... Ah,
on va parler. Vous ne m'interrogez pas sur la politique de l'école.
Moi, je vous réponds. On va parler de la politique de l'école. Mais là, vous dites qu'on est face à un mouvement... Il peut y avoir des violences. Il y en a encore eu ce matin. Pardonnez-moi.
Ça a commencé comme ça. Il ne faut pas oublier que tout a commencé à Créteil, puis dans toute la Seine-Saint-Denis. Et ça a commencé par des violences, par des professeurs tabassés, molestés, par des lycées qui ont brûlé. Je vous le rappelle aimablement. Ça a commencé comme ça. Pas que, Eric Zemmour. Ensuite, il y a eu dans les lycées de centre-ville une solidarité. On voit bien l'influence de la gauche, etc. Et qui a effectivement universalisé les revendications et désethnicisé, si j'ose dire, ces revendications. On arrive au fond. Toute
petite question, dans les manifestations, pardon je vous interromps, mais dans les manifestants et dans les lieux d'enseignement qui se sont joints au mouvement, il y a eu notamment à Paris, la Cato, Assas, qui ne sont pas des lieux, c'est plutôt quand même des facs qui sont... J'ai dit. Mais
il y a effectivement des jeunes des centres-villes qui, par militantisme de gauche et d'extrême-gauche, ont bloqué ces lieux. Moi, je connais beaucoup d'étudiants qui voulaient travailler et qui ont été empêchés de travailler. Mais c'est le classique d'un mouvement, soit de grève... C
'est assez inédit quand même que ces lieux d'enseignement se mobilisent dans le cadre d'un... Mais ils
ne se mobilisent pas. Il y a quelques militants qui bloquent. Ça ne veut pas dire que tous les étudiants se mobilisent. Il y en a qui veulent travailler. Le rôle
de Sciences Po dans cette mobilisation, pour vous ?
Vous savez, Sciences Po, depuis des années, n'est plus Sciences Po. Sciences Po est une officine woke, depuis que M. Descoings, paie à son âme, a détruit cette école, que j'ai fréquentée il y a longtemps. Oui, c'est une officine woke. Elle a perdu sa réputation de bonne école ? Bien sûr, pour moi, oui. Donc vous êtes issus d'ailleurs. Donc vous êtes issus. Absolument. Mais moi c'est vieux. On revient aux revendications.
Il n'y a pas un peu de condescendance à considérer que tous les jeunes qui se sont retrouvés dans la rue, on a eu jusqu'à 250 000 personnes d'après le ministère de l'Intérieur dans les rues il y a 10 jours, étaient tous comme un seul homme manipulés par la gauche. Est-ce que j
'ai dit ça ?
Je vous pose la question.
Pas du tout. J'ai répondu au contraire à Yves Tréard que ce n'était pas la gauche et LFI. qui avait lancé ce mouvement, qu'il était parti à Créteil dans des actes, et ça tout de suite était des actes de violence, et qu'ensuite, la gauche fait ce qu'elle fait depuis deux siècles, c'est-à-dire qu'elle récupère, qu'elle instrumentalise, etc. Je n'ai jamais dit que c'est la gauche qui avait inventé
ce mouvement. Non, mais ma question porte là-dessus. Est-ce qu'au moment où on se retrouve au pic, ce qui a peut-être été le pic du mouvement, c'est-à-dire avec 250 000 personnes dans la rue, il y a dix jours, là, de considérer qu'ils sont tous manipulés, est-ce que ce n'est pas un peu facile ? Je n'ai pas dit ça.
Vous savez, je m'amuse beaucoup de voir certains partis et certains candidats, M. Retailleau, M. Attal, etc., faire de M. Mélenchon leur cible favorite. Ça m'amuse beaucoup parce que moi, j'ai affronté M. Mélenchon quand ce n'était pas la mode. Et j'ai eu le plaisir d'arbitrer ce débat entre vous. Exactement. Qui figure au premier rang des audiences de BFMTV. Donc vous voyez, à l'époque, personne ne voulait affronter M. Mélenchon. Et même Mme Le Pen, en 2017 comme en 2022, l'appelait à l'aider au second tour contre, ouvrez les guillemets, le banquier Macron. Et je rappellerai que M. Attal a appelé LFI au secours en 2024 pour les élections législatives et que les députés LR, je voudrais rappeler à M. Retailleau, la plupart des députés LR ont été élus grâce aux voix de LFI comme les députés socialistes. Mais je vous dirais que c'est un classique des politiciens. J'ai retrouvé, si ça vous intéresse, un très beau et très vieux discours d'André Malraux en 1965. On est dans la campagne présidentielle de 1965. Et évidemment, le grand écrivain et ministre du général de Gaulle défend le général de Gaulle, qu'il appelle l'homme de l'histoire, contre les politiciens. Et il a cette phrase absolument magnifique qui est... à laquelle j'ai pensé en voyant ce combat contre M. Mélenchon. Il dit que le génie des politiciens, c'est de contourner l'obstacle. Et pour mieux contourner l'obstacle, ils inventent un monde imaginaire obstacles réels sont transformés en un adversaire, un seul adversaire politique. Transformer en diable. Parce que ça leur simplifie la vie. Exactement. Parce que le problème réel, c'est ce que je vous ai dit pour Aubagne et c'est ce que je vais vous dire maintenant. Il faut qu'on parle
des revendications. Si vous êtes en ligne ou pas avec ce que disent ceux qui manifestent. Eux dénoncent le manque d'enseignants. Un problème de moyens. Est-ce que vous, président, vous avez plus de profs dans les lycées et plus de place dans les universités ?
Si vous me permettez, je ferai tout le contraire. Je pense que le problème de l'école française depuis 40 ans, qui devrait hanter les élèves, leurs parents... et surtout les responsables politiques, c'est l'effondrement, je dis bien l'effondrement, du niveau scolaire. Je vous donne deux, trois exemples très vite. 50% des élèves qui passent en sixième ne savent pas lire correctement. Il y a une autre étude qui s'appelle LEC. Vous savez, les classements PISA, on est nullissime. On perd des places après des places, on est derrière l'Albanie, on est derrière la Turquie, c'est une honte. Il y a une étude qui s'appelle LEC, lire, écrire, compter, et qui depuis 1987 donne une dictée de 10 lignes, relativement simple, des enfants de CM2. En 1987, ceux qui faisaient plus de 15 fautes dans cette dictée étaient 35% des classes. Vous savez aujourd'hui à combien on est ? 95%. Tout est comme ça. Même les bons élèves sont touchés. C'est-à-dire que, vous savez, les 10% les meilleurs élèves de 1987, ce qu'ils faisaient, ce qu'ils arrivaient à faire, aujourd'hui, on le donne aux élèves d'aujourd'hui, il n'y a plus qu'un seul pourcent qui arrive à le faire. Mais vous vous dites qu'on enlève des profs. Attendez. Vous m'avez dit plus de place dans les universités. Je répondais à ça. Mais Eric Zemmour, pourquoi ce résultat ? Pourquoi ? simple. Depuis 40 ans, nous avons abandonné les méthodes traditionnelles qui avaient fait la gloire de l'école française, qui en avait fait la meilleure du monde. Par cœur, dictée tous les jours, récitation, calcul mental, etc. Vous connaissez. Ces méthodes-là, qui ont été d'ailleurs reprises par les pays pauvres d'Asie, d'Angapour et compagnie, et même... le Maroc, qui a des résultats tout à fait remarquables. Pourquoi ? Parce qu'il a eu l'intelligence, au contraire de l'Algérie, ses dirigeants ont eu l'intelligence, au contraire de l'Algérie, de garder les méthodes de l'école française que la France lui avait léguées. Et donc, du coup, on a une cohorte de petits Marocains qui sont excellents en maths. J'en connais quelques-uns qui sont même à Polytechnique. Vous voyez qui sont remarquables. Et nous qui avons inventé ces méthodes, je veux dire, l'école de la République, vous voyez pour une fois, je vais vous dire, l'école publique de la fin du 19e siècle est un modèle indépassable. Donc il faut revenir à ça pour vous ? Bien sûr qu'il faut revenir à ça. Évidemment, il faut revenir à la sélection, il faut revenir au travail. Il faut supprimer la deuxième catastrophe, ce fut le collège unique. Le collège unique par M. Abhi, ministre de Valéry Giscard d'Estaing, en 1975, qui a mis des élèves de niveaux différents dans les mêmes classes. C'est le faux soyeur de l'école française. On ne peut pas enseigner, on ne peut pas enseigner, tous les profs vous le diront, on ne peut pas enseigner dans des classes hétérogènes. On fait de la garde. – Éric Zemmour, vous êtes
le seul, je crois, avec Marine Le Pen, candidat à l'élection présidentielle, à proposer la fin du collège unique. Je ne sais pas ce qu'elle pense, elle. Mais en tout cas,
si je le proposais déjà en 2022... Il faut supprimer le collège junior. Mais bien sûr, c'est une évidence. Et il faut remettre des classes de niveau. Pardon, je finis, parce que c'est important. Il faut remettre un examen à chaque niveau, c'est-à-dire pour l'entrée en sixième, pour l'entrée en seconde et pour le bac. Il faut rétablir un véritable bac, c'est-à-dire pochette surprise qu'on connaît aujourd'hui. Et donc, ça veut dire que... La moitié des bacheliers d'aujourd'hui ne l'auraient plus. Mais de toute façon, il faut aussi rétablir une sélection à partir de la quatrième qui oriente les enfants vers l'enseignement professionnel. Parce que, en fait, beaucoup n'ont pas leur place dans l'enseignement général. Et n'ont pas leur place à l'université. Vous avez le
même programme que le Rassemblement national.
Ou le Rassemblement National a le même programme que moi.
Parcoursup, qu'est-ce que vous faites ? Ça fait partie des revendications. Supprimez Parcoursup.
Parcoursup n'a pas spécialement mon admiration. Mais Parcoursup est la conséquence de ce que je viens de dire. À partir du moment où vous donnez le bac à tout le monde et que vous ne faites pas la sélection... à l'entrée de l'université, que le bac est le premier grade universitaire. Mais vous comprenez, ça c'était, encore une fois, sous la Troisième République, quand il y avait 3% de gens qui avaient le bac. Donc si vous gardez cela, il faut bien orienter les gens. On ne va pas mettre tous les élèves dans une seule université. Donc a été inventé Parcoursup. Mais moi, je critique Parcoursup. Je critique Parcoursup parce qu'on a mis le contrôle continu. Aussi important dans les critères que les notes finales, presque. ? Je suis surprise que
ça ne vous convienne pas.
Ah ben si, ça ne me convient pas. Parce que je vais vous dire, un 14 à Bobigny, c'est un 4 à Henri IV. Et donc, pourtant, c'est considéré de la même façon. C'est un scandale. Le principe du contre-continu est quand même vertueux. Il n'est pas du tout vertueux. Il n'est pas du tout vertueux quand vous avez des différences pareilles. rigolez. Et puis les profs surnotent les élèves. Et donc dans les classes où les profs gardent... Surnotent tout ça ? Oui, surnotent. Dans les classes où les profs... Vous dites à Bobigny,
c'est ça ? Dans certains lycées... Dans
énormément de lycées. Et dans les écoles où ils restent rigoureux et où ils notent à l'ancienne, les élèves sont défavorisés. Pourquoi
ils surnotent ? Parce qu'ils sont nuls.
On ne va pas mettre zéro à tout le monde. On ne va pas mettre zéro à tout le monde. De mon temps, à cinq fautes d'orthographe, on avait zéro. Vous faites ça aujourd'hui. Personne n'a au-dessus de zéro. Les professeurs
français sont plus exigeants.
Les profs, d'abord, la nouvelle génération de profs est le produit de cette école qui s'est effondrée. Et deuxièmement, si les profs veulent être sévères, par exemple au bac, Mais on prend leur copie et on les donne à d'autres profs qui remontent les notes. Excusez-moi, ça veut dire découvrir la lune. C'est
-tu connu comme... Non, attendez, attendez. Je vous invite simplement parce qu'il y a une phrase... Non, non, attendez, attendez. y a une phrase. Quand vous dites « ils sont tous nuls », de toute façon, c'est terminé. Ils sont tous nuls. Je vous invite vraiment demain soir. Forum sur BFM TV. On aura, je pense, une vingtaine de lycéens et d'étudiants. On en a eu une vingtaine la semaine dernière. Honnêtement, d'où qu'ils viennent, ils m'ont sidéré. Ils m'ont sidéré de... Je ne dis pas que tout est parfait et qu'il n'y a pas de problème de niveau, etc. Mais de dire qu'ils sont tous nuls, bah non.
Quand je dis qu'ils sont nuls, ils le savent très bien. Ils savent qu'ils n'ont rien appris. Ils le disent. Et c'est un drame. Moi, je suis désespéré. Vous savez, j'ai eu des enfants. J'ai vu ce qu'on leur apprenait. J'ai vu ce que j'étais obligé de faire. Vous ne
pouvez pas dézinguer toute une génération. Je ne dézingue pas toute une génération.
C'est une génération sacrifiée par notre médiocrité, par le scandale des politiques qui, depuis 40 ans, n'ont pas eu le courage de faire ce que je vous dis qu'il faut faire. C'est une génération sacrifiée. C'est triste pour eux. Mais ils le savent très bien qu'ils ne savent rien. D'ailleurs, ils sont avides de savoir. Moi, je les vois quand je les rencontre. Le plateau passe à vous ce soir. Avec plaisir.
Moi, j'aimais beaucoup Michel Serres, qui s'il était là, il est décédé. Malheureusement, le tiers instruit, il pense à peu près l'inverse de tout ce que vous dites. Oui, je sais. Quand vous allez le voir, vous savez, il vous posait une seule question. Quel est l'événement le plus important du XXe siècle ? Moi, ce que je vous dirais ? La guerre de 1914. Bon, ça définit toute la... Ok, lui, il pensait l'inverse. Lui, il disait que l'événement le plus important du XXe siècle, c'est qu'avant la guerre de 1914, c'est-à-dire à l'époque où il y avait ces hussards de la République qui formaient les petits Français et lire, écrire, compter, avant la guerre de 1914, il y avait 75% paysans. Et à la fin du siècle, il y en avait 2%. Et donc il expliquait que tout avait changé. Et tout avait changé dans des proportions énormes. Puisque tout a changé, on ne
doit plus apprendre aux gosses à écrire, à lire et à raconter. Mais l'école rêvée
dont vous parlez, bien entendu, l'école Léussard Noir de la République... Elle n'est pas
rêvée, c'est une réalité, monsieur. Mais cette école-là... Il faut arrêter de dire que c'est rêvée, ça a
existé. Oui, mais cette école-là, c'est l'école d'un monde qui n'existe plus. C'est le monde d'aujourd'hui qu'il faut réinventer. C'est pas le monde hier auquel il faut... Je connais cette théorie. On a
même connu 90%. Cher monsieur, vous croyez qu'à Singapour, ils sont 90% de paysans Est-ce que vous croyez qu'à Singapour, ils sont 90% de paysans ? Est-ce que vous croyez qu
'au Japon, dire que les enfants d'aujourd'hui sont des incapables sous prétexte qu'ils font des fautes ? Est-ce que j'ai dit qu'ils étaient des incapables ? J'ai dit
qu'ils sont ignorants et que ce n'est pas de leur faute parce qu'on ne leur a rien appris et qu'ils le savent. Votre argument de passéisme ne marche pas. Je dis que le monde a changé. Le monde a changé, mais j'entends. Il faut qu'on avance. L'école, c
'est une promesse, l'école. Comment ? C'est une promesse de réussite, l'école. Aujourd'hui ? Oui, ça devrait.
Ça devrait. L'école devrait être le centre de l'apprentissage, de la transmission des savoirs, de la culture française, de la civilisation française. Ce qu'elle n'est plus. Ce qu'elle n'est plus du tout. Donc c'est en cela, je répète que je n'accable pas du tout ces gamins. Je vous dis, moi j'ai des enfants de tout âge. Donc je sais exactement que c'est une catastrophe. Je leur dis, et ils le savent. Donc moi, j'essaye de les aider, mais tous les parents ne peuvent pas les aider. C'est un drame pour eux, et c'est un drame pour la France. D'autant plus... J'ai ouvert ma rentrée sur ce discours-là. Avec l'intelligence artificielle. Exactement. Donc en plus avec l'intelligence artificielle. Cher monsieur, le monde qui change, c'est ça qui est intéressant, c'est que ce monde qui change, l'hyper-modernité, tous les spécialistes de l'IA vous le disent, va nous ramener justement. 'est dommage aux enseignements traditionnels. Il n'y aura que les humanités, que la culture classique qui pourra former les jeunes générations à discuter, à converser avec l
'IA. – Éric Zemmour, on a parlé du fond avec l'école, donc on parle un peu de politique quand même ce soir. Et de votre positionnement. Moi, ça me passionne. Mais nous aussi. Et c'est pour ça qu'on en a parlé longuement ce soir. On a quand même quelques minutes sur la politique avec ce dernier sondage. Ce soir, sondage Toluna-Haris Interactive pour MCCRTL. Marine Le Pen, au premier tour, est toujours largement en tête, 35-36%. Suivi généralement de Jean-Luc Mélenchon, autour de 18%. Et derrière, Edouard Philippe, autour de 17%. Quand on regarde vos sondages, vous êtes entre 4 et 5% dans ce que dit Harris Interactive. Ça me fait penser à la remarque tout à l'heure d'Yves Tréhard en disant mais là-dessus vous proposez la même chose que le Rassemblement national et sur un certain nombre de sujets vous proposez la même chose que le Rassemblement national. Quelle est la plus-value Zemmour aujourd'hui ? Est-ce que c'est ça qui expliquerait ? que vous n'êtes pas au-delà des 4 à 5% aujourd'hui.
En tout cas, c'est ça qu'on raconte aux Français depuis des années. C'est ça que les journalistes racontent aux Français, c'est ça que le Rassemblement National raconte aux Français. C'est pour ça que je me suis permis de vous reprendre quand vous avez dit que vous dites comme le Rassemblement National. Ça, c'est le grand récit du Rassemblement National. Sur
ce point des examens à chaque niveau scolaire.
J'ai bien compris. C'est pour ça que je vous ai répondu. C'est peut-être eux qui me copient. Mais peu importe. Mais exactement. En fait, quand bien même. Quand bien même. Vous avez tout à fait raison. Ce que je veux dire, c'est que nous avons des points communs et nous avons d'énormes différences. Nous avons un point commun fondamental, c'est que nous voulons arriver des verts à horizon, aux LFI, aux centristes, qui veulent plus d'immigration. Et ce n'est pas pour ça qu'ils sont pareils. Vous êtes d'accord avec moi ? Maintenant, nous avons des désaccords de fond. D'abord, évidemment, sur l'économie. Évidemment. Madame Le Pen est de gauche. Elle n'est pas de droite. Elle est socialiste. Elle a des solutions socialistes. Et même quand elle fait semblant d'avoir des solutions plus libérales, on voit bien que c'est un désordre tel que finalement, on est dans une espèce de nouveau en même temps qui est contradictoire et qui part dans tous les sens. Parce qu'en fait, le fond... de sa philosophie politique, ce que je respecte tout à fait, c'est socialiste. Pareilleux, pareilleux. Il n'y a pas que sur l'économie que j'ai des désaccords de fond avec Mme Le Pen. Il y a, par exemple, je pense, elle, et nous avons d'ailleurs de grandes querelles, à distance malheureusement parce qu'elle refuse toujours les débats, mais en tout cas, moi je pense que nous vivons, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, une guerre de civilisation, à la fois sur notre sol et dans le monde. Elle, elle ne pense pas. Moi, je pense, elle pense que l'islam est compatible avec la République. Elle pense que l'islam est différent de l'islamisme, que l'islamisme est une espèce d'idéologie politique. Moi, je ne pense pas ça. Vous êtes plus nationaliste. Vous me posez la question. Je vous dis, voilà les différences. Vous êtes plus nationaliste qu
'elle.
Je ne suis pas plus nationaliste. Ce n'est pas un nationalisme. Non, non. Moi, je défends l'identité et la civilisation française. Elle, elle défend... La souveraineté française. Elle a tout à fait raison. Mais je pense que c'est aujourd'hui insuffisant. Et qu'aujourd'hui, il faut défendre l'identité et la civilisation française, ce qu'elle ne fait pas. Mais quand
on regarde les images qui nous arrivent aujourd'hui dans l'actualité, on a par exemple Jordan Bardella qui était à Ceuta aujourd'hui. Donc sur le thème de l'immigration, encore une fois. Je vous ai dit. Je vous ai dit. Nous sommes deux partis
qui voulaient arrêter l'immigration. Mais si vous voulez, avec... Il y a des inflexions, des différences. Je vous répète, il y a des partis qui sont pour l'immigration et qui sont différents. Vous n'allez pas mettre dans le même sac les Verts et le parti d'Edouard Philippe. Et pourtant, ils sont tous les deux pour plus d'immigration. Vous n'y croyez plus. – Vous dites qu'il ne sera pas le Premier ministre de Marine Le Pen. – Je n'y crois pas, je n'y ai jamais cru. – À cause des accusations d'anticivitisme ? – Non, non, non. – Pourquoi vous n'y croyez pas ? – Écoutez, je vais vous expliquer, c'est très simple. Je pense depuis le début, mais encore une fois, je dis ça depuis des années, mais les journalistes ne me croient pas. Jordan Bardella a été un instrument entre les mains de Marine Le Pen pour justement faire croire… aux électeurs de droite que le RN était un parti de droite et qu'elle était de droite. C'était très habile parce que ça lui a permis de coaguler des électorats différents. 'ai toujours dit que le jour où M. Bardella voudrait s'émanciper et défendre sa ligne à son propre compte, il aurait des ennuis. C'est ce qui est en train d'arriver. Vous le dites, venez chez moi ? Non, je ne dis rien. Vous savez, moi, je ne suis pas un politicien professionnel. Donc, j'ai fait des erreurs et j'ai appris. Et j'ai appris que les types qui trahissaient finissaient toujours par me trahir. En parlant d'une Le Pen. Bravo. Donc, ce que je veux dire... C'était Marion Maréchal-Le Pen. Si vous voulez la citer, voilà. Qui a trahi, trahira. Donc moi je ne demande pas de ralliement. Je dis simplement, vous avez compris, qu'il faut que les électeurs de droite, je dis bien les électeurs de droite, qui se sentent de droite, c'est-à-dire qui veulent une économie libérale, une baisse des impôts, une baisse massive des dépenses publiques, qui pensent que l'islam n'est pas compatible avec la République, comprennent que Mme Le Pen n'est pas le bon vote pour eux.
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