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Luc Mélenchon, candidat LFI à l'élection présidentielle, a appelé à l'abolition de Parcoursup hier soir. C'était lors d'un meeting à Clermont-Ferrand. La question de l'abolition de Parcoursup est au cœur de la question du mouvement qui s'est mis en marche dans tout le pays. Parcoursup doit être aboli. On dit alors avant il y avait le tirage au sort. Il n'y a aucune difficulté à condition de s'organiser sérieusement. Où veulent aller les jeunes si on leur demande à temps ? Alors on prend les dispositions pour trouver les locaux. Si vous voulez qu'on vous en trouve dans Paris, il y en a des milliers de mètres carrés disponibles dans certains quartiers où il y a des tours vides. Quant aux enseignants... tout dépend comment on organise le travail. Un enseignant du secondaire pourrait parfaitement avoir auprès de lui un ou deux assistants d'enseignement. Monsieur le ministre, qu'est-ce que vous répondez à Jean-Luc Mélenchon ?
D'abord, dans les universités, ce n'est pas des enseignants du secondaire, c'est des enseignants-chercheurs, donc je l'appelle déjà à essayer de comprendre comment ça fonctionne. Et puis c'est vraiment de la démagogie, mais c'est le degré zéro de la démagogie. Et tous ces démagogues de tout poil qui proposent de supprimer partout au parcours sup, mais pardon, ils essayent juste de prendre, ils prennent les lycéens pour des blaireaux, mais pardon. Excusez-moi, qui peut imaginer que demain, on va avoir un système, on n'aura pas besoin à un moment donné d'un système, vous pouvez changer ton nom si vous voulez. qui va contribuer à affecter des jeunes, à la fois sur des formations qu'ils ont envie de faire, qui correspondent aussi à leur capacité et à ce qu'ils ont fait avant, et aussi aux capacités des formations. Je veux dire, mais pardon, mais est-ce que quelqu'un s'imagine que demain, on va ouvrir 50 000 places pour que tout le monde puisse faire son droit à Paris 1 ? C'est pas vrai. Est-ce que tout le monde s'imagine que... Mais évidemment que c'est pas possible. Est-ce que quelqu'un s'imagine que demain... Tout le monde va devenir neurochirurgien parce qu'il va pouvoir s'inscrire. Non, ce n'est pas vrai. On doit la vérité aux jeunes. Et la vérité, c'est que ce n'est pas possible de faire tout, n'importe quoi, n'importe où. Maintenant, Parcoursup, je voudrais quand même juste dire deux, trois vérités qu'il faut dire. Avant Parcoursup, en septembre, il y avait 4000 jeunes, 5000 jeunes qui n'avaient aucune solution. L'an dernier, il y en avait 37. Cette année, il y en aura un tout petit peu plus. un tout petit peu plus, mais je peux vous dire que le système, il affecte les jeunes. Il y a 150 000 jeunes qui étaient boursiers, qui ont trouvé une solution dans une formation qu'ils n'auraient pas trouvé autrement. Pourquoi ? C'est grâce à Parcoursup et grâce au quota. qu'on donne aux jeunes qui sont boursiers, qui sont les plus modestes. Donc, quand j'entends des gens qui me disent que Parcoursup fait du tri social, c'est un scandale. C'est complètement faux. Quand j'entends dire que, par exemple, Parcoursup privilégie les jeunes de Paris Centre, c'est faux. Toutes les statistiques démontrent le contraire. Il n'y a jamais eu autant de jeunes de banlieue qui font leurs études au centre de Paris. 10% de progression de taux de succès en première année de licence. Pourquoi ? Parce qu'on a mieux orienté les jeunes. Donc je ne dis pas qu'il n'y a pas des choses à changer sur Parcoursup, il y en a. Il faut faire des choses plus lisibles, c'est trop compliqué. Il y a trop de formations, il y a un moment où c'est abyssal, il y a 25 000 formations devant vous, vous êtes perdus, ça peut être inquiétant. Peut-être qu'il faut donner plus de visibilité sur la manière dont chaque jury... travaille et prend ses décisions. Moins d'opécité sur les algorithmes locaux, par exemple. Mais vous savez, un algorithme local, qu'est-ce que c'est ? C'est un jury. C'est des hommes et des femmes qui sont autour d'une table. qui ont une pile de dossiers, c'est des milliers de dossiers, et derrière, quelque part, ils doivent prendre des décisions pour savoir qui ils vont mettre dans leur liste ou pas. Est-ce qu'il faut aller plus loin ou pas ? Moi, je suis ouvert sur cette question, on peut en discuter. Mais expliquer qu'en gros, le système est un système complètement opaque, etc. Pardon, mais peut-être que ça fait vendre du papier, peut-être que ça alimente le populisme, mais c'est faux. Pardon, c'est faux. En termes de transparence, c'est la seule plateforme publique... qui est écrite dans un langage de programmation, du code, qui est publique et qui est ouverte de A à Z depuis des années. Il y a des milliers de pages qui ont été faites sur Parcoursup, qui ont été faites par des organismes indépendants, présidés par des personnalités indépendantes pour voir comment ça fonctionne. Donc il faut arrêter d'alimenter les fantasmes à un moment. Encore une fois, je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas faire évoluer la plateforme. Il faut peut-être améliorer l'expérience utilisateur. Il faut peut-être ouvrir des places aussi, parce qu'il y a peut-être des moments de tension. Mais bien sûr ! Ça, c'est des vrais sujets. Mais arrêtons de tout raconter simplement que Parfois-dessus ne fonctionne pas. C'est pas vrai.
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